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La Sélection Du Deuxième Semestre 2019

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poseidon2 
- 18-12-19 11:38 - 0 commentaires


Salut à tous !!

Ca y est c'est l'hiver ! Sisi je vous assure ! bon ok il fait 16° et les gens se baladent en T-shirt.....Mais Noel est déjà la !. La neige apparu est en train de disparaître et on nous annonce un noël.... pluvieux :( Mais qu'à ne cela tienne ! Cela laisse plus de temps pour lire des BDs. Et si vous ne savez pas encore quoi lire, nous sommes (comme d'habitude :P) la pour vous aiguiller.

Voici donc la traditionnelle sélection du deuxième semestre ! Avec cette année une sélection très diverses. C'est surement du au grand nombre de sorties intéressantes du mois de septembre !.

Je vous souhaite donc de bonnes fêtes de fin d'année accompagnées de bonnes lectures et vous dit à l'année prochaine pour une année de lecture avec 1001bd !

Poseidon2, pour toute l'équipe de www.1001bd.com


La sélection du deuxième semestre 2019 des membres et chroniqueurs


Selection deuxième semestre 2019


Selection deuxième semestre 2019


Selection deuxième semestre 2019

Cette fin d'année pas de gagnant ! Il y a un peu de tout et surtout pas un seul album n'a eu plus de deux vites. et c'est plutôt pas mal pour la diversité du 9ieme art. On vous donne tous rendez vous l'année prochaine pour toujours autant de critiques et un départ sur les chapeaux de roues avec la grande messe de la bd : Angoulème.
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La Bdtheque De 1001Bd : Travis Cycle 1

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poseidon2 
- 02-04-20 12:36 - 1 commentaires




Travis, Cycle 1 - Tome 1 à 5
Auteurs: Quet & Duval
Editeur: Delcourt - Série B

Résumé du tome 1
Travis, le pilote d'une navette d'approvisionnement, est en route vers une station scientifique orbitale. Il est loin de se douter que des terroristes sont à bord ! A peine débarqués, ceux-ci investissent la station et réclament une forte rançon.


Et voila, je viens de terminer ces derniers jours la relecture des 5 premiers tomes de la série Travis, et je reste sur mon excellente impression du départ: C'est du bon. C'est du lourd, c'est de la SF d'action prospective.

Je ne vais pas revenir en détail sur les points forts des séries du scénariste (rigueur, cohérence, logique, monde détaillé et univers légèrement futuriste, etc), je remets les liens des divers sujets plus bas. Mais ils sont bien tous présents dans ce premier cycle.

A partir du 4ème on voit clairement un changement d'orientation scénaristique, les évènements s'emballent et les personnages évoluent largement, jusqu'à la révélation finale bien surprenante au vue du T1 et du T2 ( a tel point qu'on ne sais plus très bien qui fait quoi et dans quel but en refermant le tome 5, tant il pose de questions). smile.gif

Ce 1er cycle des aventures de Travis me semble un point au dessus le 1er cycle de Carmen (c'est comme ça, mais c'est logique, il bénéficie de l'expérience de l'auteur sur les autres séries, et donc le hasard n'y a quasiment plus sa place (à part un passage dans le tome 2 peut-être, dans la jungle au début).

Il comporte aussi de franches séquences de poilades (mais discrètes, le ton est plus léger que dans Carmen en fait). La mutation du directeur du pénitencier par exemple par l'assistante de Fulci (2 personnages qu'on retrouvera dans le 3ème cycle de Carmen), et dans un certains nombres d'autres situations. L'humour de ces séquences doit beaucoup au dessin d'ailleurs, qui tout en restant sérieux tout au long des albums, sur ces quelques cases semblent se lâcher largement. smile.gif

Côté techniques rien à redire non plus si ce n'est des compliments, les scènes d'actions sont magnifiques et les scènes sous la tour Eifel seront logiquement accrochées en mémoire visuelle définitivement de tous les lecteurs connaissant cet endroit. smile.gif

Ma note:

Liens des discussions vers d'autres sujets en relation (il y en a d'autres vous pouvez tenter la fonction recherche pour les retrouver tous):
Travis - Carmen Mc Callum - Météors - Code Mc callum T2, T4 - Karmatronic

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RR, toujours enchanté de ses relectures intelligentes de SF pendant l'été
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La Bdtheque De 1001Bd : Le Troisième Testament

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poseidon2 
- 01-04-20 11:26 - 2 commentaires


Parution 1997 -> 2003
T1 : Marc ou le reveil du Lion
T2 : Matthieu ou le visage de l'ange
T3 : Luc ou le souffle du taureau
T4 : Jean ou le jour du Corbeau

Série: Le Troisième Testament
Dessinateur: Alice
Scénariste: Dorison
Genre: Aventures Historiques
Editeur: GLENAT
Acheter la série sur BDfugue
Résumé :Dieu apparut un jour à Julius de Samarie et lui confia un coffre. Il dit : Ce coffre représente tout ce qu'un homme doit connaître. Je te le confie. Quitte ta terre et les tiens pour chercher l'endroit le plus secret du monde. Là, sans jamais l'avoir ouvert, tu déposeras le coffre. Telle est Ma Volonté. Alors Julius quitta sa terre et les siens. Il trouva l'endroit le plus secret du monde et y déposa le coffre. Mais, au moment de partir, il ne put s'empêcher d'ouvrir le couvercle. Ce que le coffre contenait, Julius ne le vit jamais car Dieu ouvrit la Terre sous ses pieds et Julius fut englouti pour l'éternité.

Telle est l'histoire de Julius de Samarie telle qu'elle fut retranscrite dans plusieurs codex. Mais ce qui ne fut jamais écrit c'est que Julius a tenu un carnet de voyage. Ce qui ne fut jamais dit c'est que ce carnet a été trouvé par l'Eglise et placé en lieu sûr. Ce que Conrad de Marbourg sait, c'est qu'il a été volé. mais ce que personne ne sait, c'est par qui.


En réfléchissant à un nouvel incontournable, je me suis replongé dans mes premières BD. Non pas les premières BD lues, celles de ma jeunesse, mais surtout les premières BD achetées. Celles qui font de nous non plus des lecteurs de bibliothèque mais des acheteurs/collectionneurs effréné en quête de la moindre nouveauté intéressante.

En faisant cette liste, je me suis souvenu de mon premier émerveillement en BD.... Le troisième testament ! Bizarrement ce n'est peut être pas LA BD que tout le monde citerait en tant que incontournable de la BD. On citerait facilement Les passagers du vent comme je l'ai déjà fait, ou encore Tintin et Black et Mortimer. Mais le troisième Testament ne devrait pas être oublié c'est pourquoi je le "re présente" ici.

C'est tout d'abord l'avènement de deux grands noms de la BD. Dorison au scénario et Alex Alice au dessin. C'est la BD qui les a fait connaitre du grand publique et du milieu de la BD. On ne citera pas depuis les réussites des deux, tellement il y en a. Niveau Scénario, cette BD est un exemple de gestion du suspens. Dorison arrive à nous faire découvrir les mystères au même rythme de Conrad de Marbourg. Le fait d'introduire la narration comme la lecture d'un ouvrage d'une personne ayant participé à l'aventure, un peu comme dans "Le nom de la rose", est une vraie merveille. Chaque tome à son lot de surprise et rien ne pourrait être deviné longtemps à l'avance !

Coté dessin c'est encore mieux. Avec un style basé entre le dessin animé et le dessin de BD classique, Alex Alice nous livre un dessin super détaillé avec une représentation des visages mais aussi du mouvement bluffante. Le jeu des couleurs et des ombres nous fait vraiment nous sentir avec les personnages et non pas juste un simple lecteur.

Il n'y à quasiment aucune défaut à ces quatre tomes! Je dis quasiment car certains ergoteront sur la fin des l'histoire. Surement parce que le dernier tome a été trop attendu ou trop souhaité. Reste qu'il est clairement dans la lignée des trois premiers.

Enfin rien que d'en parler j'ai envie de les relire ! J'y retourne !

Poseidon2, grand inquisiteur de la BD
Ma Note: Image IPB
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Le Destin De Fausto

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LaVieDansLesPlis 
- 01-04-20 10:59 - 4 commentaires

Le Destin de Fausto/Une fable en images





Scénario : Olivier Jeffers
Dessin : Olivier Jeffers
Genre : Livre illustré pour enfants : de 7 à 10 ans
Edition : Kaléidoscope de l’Ecole des Loisirs
L'acheter sur le site de l'éditeur



Résumé
:Il était une fois un homme qui croyait que tout lui appartenait. Un jour, il décida d’aller faire l’inventaire de ce qui était à lui. Une fleur, un mouton, un lac, une montagne… Fausto ira toujours plus loin, verra toujours plus grand, croyant ainsi posséder toujours plus. Se fourvoyant ainsi sur le sens des choses et sur celui de la vie, jusqu’à perdre la sienne. Bêtement car par orgueil et vanité.



Mon avis : Le Destin de Fausto est une fable minimaliste qui nous apprend que la possession n’est rien ou, plus radicalement, qu’elle n’existe pas et que celui qui croit posséder se trompe lourdement. Que la vie n’est pas là et que pour se sentir vivant, il faut peut-être trouver une autre voie. C’est un beau clin d’œil à l’œuvre de Saint Exupéry, car, au contraire de notre Petit Prince, Fausto, homme d’âge mur, décrètera posséder une fleur simplement en la coupant pour la mettre dans son veston, et un mouton en peignant son initial sur la toison de celui-ci, une montagne en se mettant en colère… Et, comme le roi de l’astéroïde 325 du Petit Prince qui règne sur tout et donc sur rien, Fausto se méprend. « C’est qui le patron ? » dit-il souvent, montrant là la vanité de l’orgueil. Et c’est l’orgueil qui noiera Fausto, resté seul et oublié de tous/tout.

Certaines pages laissent respirer le texte, toujours très bref, deux mots seulement remplissent parfois la page. D’autres sont blanches. D’autres fois, ce sont les illustrations qui prennent la place. De très belles illustrations où l’on admire la qualité, l’originalité et la fraîcheur du coloriage. La couverture veloutée de l’album donne d’ailleurs le juste ton et indique parfaitement ce que le lecteur trouve à l’intérieur.

Le texte est simple, la « morale », implicite, ne l’est pas et nos jeunes lecteurs poseront probablement quelques questions. Mais ils liront facilement sur le visage de Fausto, l’arrogance et la colère du personnage. Fausto agace et c’est très bien.

« – […] Vouloir, c’est prendre possession de quelque chose, de quelqu’un. C’est chercher chez les autres ce qui peut remplir nos besoins personnels d’affection, de compagnie… Vouloir, c’est chercher à faire nôtre ce qui ne nous appartient pas, c’est s’approprier ou désirer quelque chose pour nous combler, parce qu’à un moment donné, quelque chose nous manque. », dit très justement le Petit Prince. Et ça, Fausto ne l’a pas compris.

Et si la fable D’Olivier Jeffers pousse moins loin la réflexion, que l’œuvre de St Exupéry, elle reste néanmoins une jolie entrée en matière philosophique…


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La Bdtheque De 1001Bd : L'histoire Des 3 Adolf

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poseidon2 
- 31-03-20 08:41 - 0 commentaires



Série: Histoire des 3 Adolf
Scénariste : Osamu Tezuka
Dessinateur : Osamu Tezuka
Genre : Polar Historique
Editeur : Tonkam
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Résumé : "Soheï Togué, journaliste sportif couvre les J.O. de Berlin en 1936 quand il découvre que son jeune frère, étudiant à Berlin, a été enlevé par la police spéciale et tué. Ce dernier avait mis la main sur la fiche d’état civil d’Adolf Hitler, un document prouvant que ce dernier avait une généalogie inattendue. À la recherche des meurtriers de son frère, Soheï croisera le chemin de deux enfants allemands se prénommant Adolf. Meilleurs amis du monde, il deviendront malgré eux des ennemis mortels !"

L'atout majeur de cette série est cette faculté à mêler Histoire et fiction. Cela peut paraitre simple, mais lorsque cela est habilement mené, le sentiment d'avoir passé un très bon moment en refermant le dernier volume est réel. Démarrant avec le début de la seconde guerre mondiale, le rythme est tout trouvé avec la destinée des 3 Adolf, l'un est mi-allemand mi-japonais, le second est juif mais japonais et le troisième sera ni plus ni moins que le führer. A travers ces 4 tomes, c'est plusieurs facettes de la guerre qui sont retranscrites. La principale étant de jouer sur les protagonistes et leurs convictions religieuses et patriotiques. A vrai dire, si les indications historiques ne manquent pas, il ne faut pas aborder la série comme un récit documentaire des plus détaillés, mais plutôt comme d'un bond dans le temps, tel un témoin face à des personnes dépassées, subissant les événements. C'est pour nous, entre autre, la découverte d'un mode de vie, d'une époque qui a connu le grand tremblement de terre et les confrontations pleines d'idéologie avec la Chine. Les férus d'Histoire resteront certainement un peu sur leur faim ; car rentrer dans les détails de contextes géopolitiques et sociaux seraient trop longs et complexes à décrire dans un manga. Et pis, il y a toujours des gros et beaux bouquins pour ca.

La guerre et ses dommages n'en restent pas moins longuement évoqués par le biais de personnages charismatiques. Du nazi revanchard, au père juif engagé à la Yakuza rangée, ils évoluent tous au même rythme que la guerre progresse. Regard parfois intéressant, même s'il tend à rester neutre : celui d'un auteur japonais sur ces évènements, peu courant pour nous occidentaux. Par ailleurs, dans cette période charnière où le drame est omniprésent, la gente féminine a aussi ses représentantes. L'idée pourrait sembler un tantinet sentimental - ca l'est -, mais elle permet d'apporter son lot de romance et de dédramatiser, du moins d'entrecouper certains moments forts. A travers Adolf Kaufmann (germano-japonais) ou encore le journaliste Soheï Togué, Tesuka use de la personnalité de chacun d'eux (respectueusement influencé et imperturbable) pour les placer dans des situations délicates mais représentatives de ce conflit. Chasse à l'homme entre Allemagne et Japon, espionnage, manipulation, humiliation, torture, tout y passe ou presque sans tomber pour autant dans une lecture difficile à digérer, style graphique aidant.

La série datant du début des années 80, le dessin de Tesuka possède un style quasi-simpliste avec ces rondeurs et une touche de naïveté dans certaines expressions. On y note même des touches d’humour qui viennent décontracter l’atmosphère qui peut s’avérer tendu à tout instant. Il n’en reste pas moins réaliste, les décors étant souvent détaillés et les proportions mesurées, le tout dans une ambiance "old-school". La maitrise de la mise en planche est évidente, sachant jouer sur la mise en scène et les cadrages toujours dynamiques et justes, certes loin des effets graphiques actuels mais toujours prenant. Un mélange des genres réussi entre le style de dessin et le sujet, associé à une narration efficace. On sera d'ailleurs surpris par le contexte tout aussi fort de sens, dans lequel l'histoire vient prendre sa conclusion. Même si l'accroche peut mettre un peu de temps à venir, surtout persévérez et vous verrez que le manga ne se cantonne pas seulement à de gros biscotos ou de jeune demoiselle en mal d'amour. A savoir qu'il est sorti courant 2008 une réédition dite "De luxe" cartonnée.

Image IPB

Sujet d'origine : http://www.1001bd.co...re-des-3-adolf/
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Des Sujets Pas Encore Traités En Bd (Ou Si Peu) ?

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Phileas 
- 30-03-20 20:34 - 10 commentaires

On pourrait croire que, vu le nombre pléthorique de parutions (enfin... nettement moins de ces temps-ci vous me direz), quasiment tous les sujets ont sûrement été traités en bande dessinée.
Hé bien... c'est pas sûr. Ou alors incomparablement peu traités par rapport à tant d'autres. Ou encore mal traités.
Et j'en ai pris conscience tout dernièrement en voyant un documentaire (c'est ma marotte ces temps-ci) sur Gilles de Rais.

En bon bédéphile, je me dis donc "tiens, je vais aller voir sur BDgest s'il existe des BD sur cette sinistre figure de l'Histoire".
Ben... pas vraiment.
Il existe juste un tome (le 17) de la série Jhen de Jacques Martin.
Une série considérée "jeunesse" qui doit donc donner une vision très "light" (je n'ose dire "aseptisée Image IPB) du plus grand monstre, sans doute, de l'histoire de France.
Et d'ailleurs, l'album en question ne s'intéresse qu'au procès :

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et, dans la même collection (décidément...), il y a aussi ceci :

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C'est tout.
Pas de biopic véritable et surtout mature, dans le genre de ce que l'on peut trouver avec Les Reines de Sang par exemple.

On notera en passant que c'est très étrange que les deux seules parutions (à ma connaissance) sur le chevalier-psychopathe-pédophile-sataniste-tueur en série, condamné (notamment) pour avoir abusé (de) et assassiné 140 enfants (!) soient... des BD pour la jeunesse Image IPB
Bien sûr, on peut y voir le fait que Gilles de Rais ait inspiré Charles Perrault pour son Barbe Bleue mais... la vérité historique est quand loin du conte (sans jeu de mots)
Enfin soit...

Ce cas particulier m'a en tout cas fait penser à une question plus générale, qui est celle du titre de ce sujet.
Ca m'a semblé intéressant de s'y pencher et, en plus, pourrait faire office de petit jeu qui mettrait à l'épreuve notre culture bédéphilique Image IPB

Alors ?
Des idées sur des sujets généraux et/ou personnages connus de l'Histoire qui n'ont pas encore (ou très très peu) connus les faveurs du 9iè Art ?
(et... oui : certains peuvent être à la fois des personnalités connues ET des généraux : De Gaule par exemple, déjà traité celui-là par contre...)
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La Bdtheque De 1001Bd : Fables

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poseidon2 
- 30-03-20 16:51 - 5 commentaires

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Fables
Scénario : Bill Willingham
Dessin : Lan Medina, Mark Buckingham, Bryan Talbot, Linda Medley, Craig Hamilton, P.Craig Russel, Tony Akins, David Hahn, Jim Fern, Shawn MCManus, Gene Ha, etc... etc...
Editeur : Urban Comics
Collection : Vertigo

Série de 25 tomes (en version softcover) et 23 tomes (en version hardcover)

Date de parution du tome 1 (en français, chez Semic) : 2004
Date de parution du dernier tome (en français) : janvier 2016

Good bye, farewell, good bye farewell...
Le titre original du dernier tome de Fables ("Farewell", isn't it ?) a pour moi les accents de cette chanson de marins bien connue. Avec cette sensation de tristesse qui se mêle à celle d'un aboutissement que l'on espère à la hauteur de treize années d'aventures.
Ce n'est en tout cas pas sans une émotion certaine que j'ai refermé le vingt-cinquième et dernier tome de cette série au long cours, créée et scénarisée par Bill Willingham qui, en plus d'être doté d'un talent de conteur hors-normes, a réussi à garder un niveau d'excellence tout au long de cette relecture originale et inspirée des contes classiques, comptines et autres mythes.
Et de gratifier le lecteur d'une conclusion (de l'histoire principale) inattendue qui le prend à contre-pied. Une fois encore. Car le scénariste, cocasse et iconoclaste, ne s'est jamais privé de surprendre et de faire prendre des directions imprévues dans ses arcs narratifs. Une de ses nombreuses qualités qui permet de tenir le lecteur en haleine.

Serait-ce trop exagéré d'affirmer aujourd'hui, à l'aune de la saga maintenant complète, que Fables restera une référence incontournable du monde des comics et déjà un classique ?
Le panégyrique est toujours forcément subjectif mais la série ne m'a de toute façon pas attendu pour récolter succès critique et public. Et de fait, je dois dire qu'il y avait longtemps qu'une BD n'avait pas suscité chez moi un tel engouement, d'autant que je n'ai jamais été très attiré par la BD anglo-saxonne à part de très rares exceptions (Courtney Crumrin, Locke & Key, Y le dernier homme). Mais comment rester de marbre devant un tel feu d'artifice d'inventivité, d'audaces, de qualité d'écriture, de densité psychologique, de suspense, d'émerveillement autant que de violence et de cruauté ? A partir d'un matériau brut qui plonge dans l'imaginaire collectif et même la culture universelle, Willingham a patiemment ouvragé et poli ces petits bijoux - certes plaisants mais limités - se perpétuant de générations en générations et qui n'offraient théoriquement plus guère de surprises en une saga véritablement littéraire où Blanche Neige, Pinocchio, Rose Rouge ou Barbe-Bleue ne sont plus de simples silhouettes réduites à une fonction souvent édifiante mais des êtres (presque) humains vivant, agissant, aimant, complotant, empêtrés dans leurs contradictions, leurs dilemmes moraux, leurs actes de gloire ou leurs erreurs (voir leur monstruosité).
Tel est le premier aspect remarquable de Fables : celui d'avoir donné du relief à des figures archétypales sans consistance. On se surprend, du coup, à suivre les aventures de ces dizaines de personnages dont les destins se croisent ou s'activent en parallèle en oubliant presque leurs origines enfantines. C'est que Willingham s'est tellement bien emparé d'eux et permis d'énormes libertés (que ce soit dans leur comportement ou leur "pedigree") que l'on a l'impression d'avoir affaire à des personnages complètement originaux. Ce qui n'est pas tout à fait faux, vu le traitement en profondeur qu'il fait subir à certains. Exit la Blanche Neige, éternelle victime faisant le ménage en chantant dans la chaumière des sept nains avant de croquer la pomme : bonjour Mlle Blanche, femme de tête, survivante, gestionnaire impeccable et superviseuse implacable en temps de guerre. Pour ne donner qu'un exemple de la manière dont le scénariste détache ces personnages de leur contexte féérique un brin neu-neu pour les rendre plus pragmatiques et en phase avec un monde complexe où sévit rarement un rassurant manichéisme. Ce qui n'empêche nullement le merveilleux la fantaisie et surtout la magie (très présente à un certain stade de la série) de garder leurs prérogatives.

Car l'auteur ne démolit pas les mythes et légendes pour en faire une sorte de soap au Perrault : avec un art consommé de la référence (parfois très pointue) et du clin d'oeil, il se les réapproprient, les modernisent, les triturent, les fait entrer dans des genres a priori fort éloignés des contes tel que le policier, l'espionnage ou encore l'univers des super-héros, pour en parsemer sa vaste (re)création flamboyante et en faire l'un des univers les plus riches et denses que j'ai pu rencontrer en bande dessinée.
Evidemment, la matière première étant elle-même quasi illimitée, on ne s'en étonnera pas et Fables aurait tout aussi bien pu continuer jusqu'au tome 250.
Encore faut-il être capable de puiser dans ce riche vivier à histoires et personnages hauts en couleur sans tomber dans la confusion, la répétitivité, l'incohérence, voir le n'importe quoi. La série n'est pas exempte de défauts pour autant. On peut ainsi reprocher au scénariste certaines facilités : utilisation d'événements, de personnages ou du fameux Deus Ex Machina venant débloquer une situation sans que l'auteur n'en explique vraiment la raison et/ou la cause. Comme si le fait que ses histoires se déroulent dans un monde féerique et gorgé de magie (bref un monde où tout est possible ou presque) le dispensait d'explications. Ou encore certains personnages aux destinées trop vite expédiés (conséquence fatale lorsque l'on jongle avec plus d'une centaine de protagonistes). Le besoin de surprendre à tout prix, peut-être aussi. Mais Willingham parvient toujours à rester clair et cohérent avec l'essentiel, malgré une structure souvent très éclatée où l'on passe souvent d'une histoire à une autre le temps d'une page ou deux, avant d'y revenir... Loin de donner une lecture saccadée, ce rapide passage d'un lieu à l'autre, d'un personnage à l'autre, crée une dynamique qui empêche tout ennui sans risquer de rompre pour autant le(s) fil(s) narratif(s).

Devant l'impossibilité évidente de rendre compte, même superficiellement, du contenu de vingt cinq tomes de plus de cent pages chacun (sans compter les spin-offs de la série-mère comme Jack of Fables ou Fairest), j'en suis donc réduit ici à simplement dégager ces généralités, notamment sur la réappropriation inspirée et décalée du vaste corpus de l'imaginaire enfantin à la sauce ado-adulte, le développement des principaux protagonistes et une narration fragmentée mais néanmoins fluide.
Amateurs de contes ou non, je ne peux que conseiller l'acquisition d'une série dont la longueur pourrait en rebuter plus d'un. Car, contrairement à tant d'autres séries contemporaines qui s'éternisent inutilement, Fables offre dans chacun de ses volumes (évidemment avec des hauts et des bas) de quoi contenter le lecteur, que ce soit en terme d'intrigues ou de révélations venant enrichir toujours davantage le background. Un mot en ce qui concerne les récits courts, intercalés ou placés en fin des tomes : ceux-ci ont généralement pour fonction d'approfondir l'histoire personnelle de certains personnages plus secondaires tandis que d'autres ressemblent plus à de simples récréations un brin anecdotiques et inégalement appréciables, surtout en ce qui concerne les dessinateurs différents qui s'y succèdent.

Voilà qui me permet d'en venir au travail graphique effectué sur la série, celui-ci étant bien souvent le critère principal d'adhésion ou non à une bande... dessinée.
Qu'on se le dise : davantage habitué à la BD franco-belge/européenne, j'apprécie généralement peu les styles et parti-pris graphiques des comics, notamment en ce qui concerne l'encrage et surtout la colorisation (souvent trop "flashy"). Comme d'autres séries made in US/UK, Fables n'échappe pas à la règle (cela dit, ça reste subjectif, bien sûr).
La colorisation, surtout, reste toujours trop criarde à mes yeux et donne ainsi la (fausse) impression de lire une BD ciblée jeunesse. C'est d'autant plus frappant si on établi la comparaison avec les couvertures de James Jean. Mais ce contraste est, on le sait, assez fréquent dans les comics. Toutefois, outre le fait que cela colle bien à l'univers, j'ai fini par m'y habituer et le savoir-faire du scénariste m'a permis d'aller au-delà de mes préférences/a-priori esthétiques. De même, le dessin de Mark Buckingham (qui, heureusement, officie sur la plus grande partie de la série) reste assez agréable et colle bien à l'univers, bien qu'assez basique. Idem pour un découpage classique cherchant avant tout la plus grande lisibilité tout en s'autorisant quelques audaces (les fameuses frises en bordure de planches, certains découpages plus osés, des splash pages ou double-pages, etc...) Les autres dessinateurs qui prennent parfois le relais le temps d'un chapitre n'ont pas son talent. Attendez-vous ainsi sur certains chapitres à un résultat parfois franchement médiocre, voir carrément... laid (tout simplement) ou très convenu. On se dit que certains tâcherons n'ont apparemment été convoqués que lorsque le dessinateur attitré était indisponible. Plus gênant est lorsque l'un de ces "seconds de cordée" trahit carrément la physionomie d'un personnage en accord avec son caractère (établis sans doute conjointement par Willingham et Buckingham : je pense notamment à Pinocchio ou Bigby). Soit... L'essentiel étant dû au pinceau de Mark Buckingham et en considérant un nombre de pages plus conséquent et/ou un rythme de parution plus soutenu, on s'en contentera. On notera que sur le dernier tome, le travail des 20 dessinateurs conviés pour illustrer les mini-récits de la seconde partie de l'ouvrage est nettement supérieur à leurs prédécesseurs, parmi lesquels on trouve il est vrai quelques pointures comme Gene Ha, Neal Adams ou encore Terry Dodson. Histoire de fêter le baisser de rideau en grande pompe.

Au final, Fables aura réussi le pari de proposer une série grand public (mais pas tout public, comme le mentionne les couvertures) se dégageant des histoires de super-héros et de ses codes/contraintes de continuité souvent obscurs pour le néophyte autant que des comics à la limite de l'underground pour un public très ciblé.
Accessible tout en étant audacieuse, dotée d'une narration (et d'un découpage) classique mais solide, maniant un sens du décalage par rapport à son matériau de base qui amuse autant qu'il surprend tout en exploitant au maximum les possibilités, Fables est une série dont le succès, la notoriété et le statut de classique s'expliquent assez aisément.

Post par Phileas, le 8 février 2016

Note générale : Image IPB
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La Bdtheque De 1001Bd : Emma T1 A 5

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poseidon2 
- 28-03-20 10:39 - 0 commentaires



Série : Emma
Scenario : Kaoru Mori
Dessin :Kaoru Mori
my 2 cents Le top du romantisme
Edition : Ki-oon
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Résumé : En Angleterre à l'époque victorienne, Emma est femme de chambre pour une préceptrice à la retraite. Douce, calme et réservée, la domestique cache un passé douloureux. Lorsque le riche William Jones rend visite à son ancienne gouvernante, il remarque la jeune fille et, petit à petit, des liens profonds se tissent entre eux. De Hakim, prince débarqué des Indes, à Eleanor, demoiselle de bonne famille promise à William, Kaoru Mori dresse des portraits étonnamment réalistes, parfois au vitriol, de divers personnages de la société britannique de l'époque, et dépeint avec délicatesse, sans mièvrerie, une histoire d'amour qui défie les conventions. Trait fin et élégant, profusion des détails : la première série d'une auteure couronnée à Angoulême pour Bride Stories.

C'est marrant comme en refermant ce dernier tome d'Emma je me suis fait la réflexion suivante : C'est fou comme le smartphone et l’instantanéité de la vie actuelle à tuer la romance. Oui oui je dis bien tuer. Maintenant on attend tout de suite. Une réponse à une notification tinder dans l'instant, un rendez-vous des plus rapides, coucher le plus rapidement possible.... le romantisme est en berne et la romance elle-même a disparu. Par romance je vous parle d'histoire d'amour qui prend son temps. Une histoire ou les sentiments se construise petit à petit, ou les deux amoureux prennent le temps, ou les non-dits en disent autant que les longs discours....

Comme dirais les jeunes de nos jours : ça n'est que dans les films ce que tu racontes. C’est plus comme ça dans 'la vraie vie'.

Et bien pour tous les romantiques en herbes, ceux qui ont espéré un jour rencontrer une princesse de dessins animés, qui aiment apprendre à connaitre les gens, qui aiment les petits gestes de tous les jours qui changent une relation, Emma est pour vous. Emma c'est la beauté de l'amour vraie. L'amour vraie qui déplace des montagnes sans forcément avoir à en faire des tonnes. Un amour superbement retranscrit par Kaoru Mori. Ce qu'il y a de plus à faire dans une histoire d'amour, c'est de réussir à retranscrire ces petits riens et petites émotions qui parlent d'elle même sans avoir à en rajouter des tonnes. Beaucoup de dessinateurs de s'y risquent même pas ou alors force le trait pour cacher la difficulté du trait juste. Et Kaoru Mori a un tel point que l'on se sent faire partie de cette famille. C'est tellement bien fait que ce manga a fait l'unanimité chez moi. Que ce soit ma femme (qui ne lit PAS de manga) ou ma fille de 11 ans ou moi, nous sommes tous fan d'Emma et relisons avec plaisir cette romance.... d'un autre temps ;)

A lire et à relire et à re-relire pour tous les romantiques et ceux qui se cachent de l’être.

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Shinobi Iri - Tome 1

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The_PoP 
- 27-03-20 16:11 - 9 commentaires

Shinobi Iri - Tome 1



Série : Shinobi Iri

Scénario : Leen
Dessin : Leen
Couleurs : Noir et blanc
Genre : Manga à la française
Edition : Auto éditée - Tengu Edition
L'acheter sur le site de l'auteure

Résumé :« Shinobi Iri s'inspire de faits réels qui se sont déroulés au XVIe siècle, dans l'archipel nippon, précédant le soulèvement des habitants de la province d'Iga, berceau des shinobi experts en ninjutsu.
La jeune et intrépide protagoniste, Tomoe, est une kunoichi (femme ninja) désirant faire ses preuves dans un monde d'hommes. Difficile pour elle de trouver sa place! Son père, le chef du village Ueno, est de plus très protecteur avec elle. C'est ainsi que, accompagnée de son frère Genzô, elle se lancera tête baissée dans une mission qui scellera l'avenir de son clan...
Vous découvrirez ainsi l'histoire du clan Hattori, dont le destin bascula lorsque le seigneur de guerre Oda Nobunaga se lança à l'assaut de la vallée d'Iga pour éliminer les guerriers ninja, dernier obstacle qui l'empêchait de régner sans partage sur le Japon. »


Mon avis : Ceux qui me connaissent bien le savent, les mangas et moi ça fait deux. Bon c'est sûr que comme beaucoup j'ai eu ma période GTO, Albator, City Hunter, Kenshin et j'en passe. Mais je crois que depuis l'avènement de Naruto et One Piece, j'ai décroché. Vous allez me dire que c'est parce que je n'en lis pas de vraiment bons. C'est possible. Je crois plutôt que j'ai du mal avec la vision du monde globalement de mise dans le manga, que lorsque je suis un peu ronchon, il m'arrive, à tord, de qualifier de naïve.

Bref, pourquoi je vous dis tout cela ? Parce qu'une fois n'est pas coutume je vais vous parler d'une série de manga, destinée aux ados et aux adultes plus ou moins jeunes, réalisés par une dessinatrice que je connais et qui travaille en indépendante. Elle est donc en auto-édition.
Cette série de Shinobi Iri est constituée de 3 tomes à ce jour, mais ce premier tome vous met directement au coeur de l'action, pas trop de place pour la pose du décor, ici cela démarre fort avec une héroïne très vite en bute avec les brimades machistes et l'attitude parfois surprotectrice de sa famille. Elle va y opposer, sa fougue, mais aussi souvent sa naïveté, ce qui dans ce Japon Médiéval va entraîner pas mal de complications évidemment.
Il faut tout de suite prévenir les lecteurs que les personnages sont ici des animaux anthropomorphes. Le dessin est soigné et assez stylé, même si l'on ne s'éloigne pas trop des carcans du manga classique. Le sens de lecture est à la française pour un ouvrage d'environ 180 pages.

Je trouve que ce premier tome est assez réussi, car même si le ronchon que je suis continue de râler sur la naïveté des personnages, il faut reconnaitre que cela fonctionne relativement bien. Et puis, l'action s'enchaîne bien et les complots se mettent gentiment en place. L'héroïne est plutôt sympathique même si sa révolte et ses combats trouveront surement plus d'écho chez une lectrice que chez un lecteur. Ce Shinobi Iri reste frais malgré un thème déjà souvent exploité et une approche des problématiques parfois un peu naïve à mon sens.

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The_PoP, qui le conseille aux amateurs de Manga.
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C'était Mieux Avant ?

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The_PoP 
- 27-03-20 12:48 - 2 commentaires

C'était mieux avant ?






Scenario : Hervé EPARVIER & Soledad BRAVI
Dessin : Soledad BRAVI
Genre : Nostalgie quand tu nous tiens
Edition : Rue de Sèvres


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Résumé :Flash-back dans les années 60 à 80... Vous vous souvenez quand il fallait se lever pour aller répondre à l'unique téléphone fixe de la famille qui se trouvait généralement dans le couloir ? Des speakrines qui annonçaient le programme du soir juste après le jingle publicitaire d'Antenne 2 avec la pomme, celui qui faisait... A 222222 ou encore quand papa écoutait sur l'autoradio de la Renault 12, le dernier Sardou sur cassette doubles faces ? « Ah là là quel panard ! » Hervé Éparvier et Soledad Bravi reprennent et croquent toujours avec humour, des scènes de la vie quotidienne, des expressions, des modes que, nous, nos parents ou nos grands-parents avons connu. Au-delà du constat que les temps ont bien changé, c'est surtout l'occasion de sourire, se remémorer, partager avec les anciennes et nouvelles générations des souvenirs personnels, des instants oubliés. Alors, comme le disait Patrick Sabatier, Stop ou Encore ?!


Mon avis : Voilà clairement un petit ouvrage qui procurera j'imagine beaucoup de plaisir à feuilleter pour une personne née dans les années 70 ou avant. Pour ceux qui sont nés après comme moi, ce sera plus comme une petite découverte ou re-découverte de choses qu'on oublie vite.
Le soucis c'est que le potentiel de relecture de ce livre est quasi nul à mon avis, et qu'il est lu très très rapidement. Le propos reste léger, absolument pas polémiste pour un sou, et sans grande profondeur, le but visé étant ici plutôt la petite madeleine de proust.
Le trait de Soledad Bravi reste toujours aussi minimaliste et personnellement j'ai beaucoup de mal avec son style, ce qui ne m'aide du coup pas beaucoup.

Bref, je suis un peu passé à côté de l'intérêt de l'ouvrage, sans pour autant ne pas avoir apprécié ces dix quinze minutes de lecture. A voir peut être aussi pour lire avec ses enfants ou petits-enfants pour les quadra-quinqua et plus ?

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The_PoP, qui est né dans les années 80... Ceci expliquant peut être cela...
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Doggybags Tome 15 : Mad In America

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alx23 
- 27-03-20 08:25 - 0 commentaires



Doggybags
Tome 15 : Mad in america
Scénario : Peter Klobcar & Run
Dessin : Peter Klobcar, Ludo Chesnot & Gasparutto
Couleur : Ludo Chesnot & Gasparutto
Genre : Suspense, Frissons & Horreur
Edition : Ankama
Date de parution : Dispo
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Résumé :
Conspi-racism
Au Texas, un policier excédé par les fake news annoncées par un présentateur conspirationniste vedette décide de kidnapper ce dernier et de l’emmener sur les lieux d’un attentat qui vient de se produire, afin de lui faire ouvrir les yeux sur la réalité qu’il dissimule à ses auditeurs. Mais le plan ne se déroule pas comme prévu…

Manhunt
Sydney, la vingtaine, se retrouve traqué et lynché par une famille de fachos du sud des États-Unis du fait de sa couleur de peau et des sentiments qu’il éprouve envers leur cousine. La scène se déroule dans une violence extrême quand soudain une bête terrifiante surgit des profondeurs du bayou. Les protagonistes n’auront alors d’autre choix que de s’entraider afin d’avoir une chance d’échapper à ce monstre qui les a pris en chasse…

Héritage
En Géorgie, aux États-Unis, la vengeance d’une petite fille qui a vu son père mourir sous ses yeux, tué par les membres du Ku Klux Klan, avec l’aide d’une confrérie mystique qui détourne les mêmes codes qu’eux.


La couverture annonce la couleur des histoires que l’on va retrouver dans cet épisode de DoggyBags, avec le membre du KKK au centre. Manhunt, la première histoire est certainement la plus intéressante de ce recueil avec le côté fantastique qui dédramatise l’ambiance tendue et les agissements des KKK. Peter Klobcar réalise intégralement l’histoire et gère toute la partie graphique en noir et blanc. Le récit correspond bien au registre des DoggyBags.
La seconde histoire est scénarisée par Run qui s’inspire des fusillades de masse qui sont nombreuses aux Etats-Unis, avec la possibilité de posséder des armes à feu. Le scénariste ajoute d’autres faits réels pour faire la relation avec les partis extrémistes ou racistes. Les dessins de Ludo Chesnot sont parfaits avec des personnes aux têtes déformées par leur expressions exagérées.
La dernière histoire est scénarisée encore par Run qui cette fois s’inspire encore de faits réels atroces qui sont commis par le KKK. Les dessins de Gasparutto sauvent l’histoire, avec la puissance du trait de l’auteur.
Une nouvelle de deux ou trois pages est écrit par Tanguy Mandias pour un peu de lecture sans bulles.

Cet épisode se penche de trop sur la réalité et les agissements d’extrémistes pour ma part. La seule histoire intéressante est la première avec le côté fantastique.

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Alx23
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Comment Occuper Son Temps En Cette Période De Confinement ?

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poseidon2 
- 25-03-20 12:09 - 12 commentaires

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Salut salut les fan de bds.

Comme tout le monde vous êtes actuellement bloqués chez vous et comme beaucoup vous êtes peut être en arrêt de travail/chômage partiel/ vacances et donc.... ben vous vous faites ch*** il faut le dire !

Et bien voici quelques pistes pur vous changer un peu de votre quotidien :


  • Un petit quizz organiser par Bdfugue : https://www.bdfugue....rs/le-casanier/
  • Izneo qui ouvre plus de 6000 livres gratuitement pendant 1 mois : https://www.izneo.com/
  • Les differents éditeurs qui mette des premiers tomes en lecture gratuite sur leur site
  • Image comics qui met quasiment l'ensemble des premiers fascicules de son catalogue en acces gratuit(bon en Anglais mais c'est sympa pour se faire une idée) https://imagecomics....


Je suis sur qu'il y a d'autre offre sympa un peu partout donc faites en profitez les petits copains.

Et bonne lecture à tous !

Courage !!


Poseidon2, pour le site www.1001bd.com
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Magic The Gathering - Chandra

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The_PoP 
- 24-03-20 10:37 - 0 commentaires

Magic The Gathering - Chandra



Série : Magic The Gathering - Chandra
Scénario : Vita Ayala
Dessin : Harvey Tolibao
Couleurs : Joana Lafuente
Genre : Comics Fantasy dans l'univers Magic
Edition : Hi Comics
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Résumé : L'univers éclatant de Magic : The Gathering (Magic : L'Assemblée) prend vie en couleurs dans un palpitant comics. Retrouvez-y la célèbre et ardente Planeswalker Chandra Nalaàr. Déterminée à protéger et défendre le Multivers, et à aider les plus faibles, Chandra Nalaàr part à l'aventure. Mais une menace surgie de son passé plane au-dessus d'elle. Elle devra faire face à des démons, réels et intérieurs, et il lui faudra bien davantage que quelques boules de feu pour en venir à bout.Magic: The Gathering Chandra franchit les frontières établies entre le jeu et la fiction et mène les lecteurs dans l'univers de Ravnica.

Mon avis : Ce comics parut aux éditions HiComics, par Vita Ayala, la scénariste de Supergirl, Submerged et The Wilds, et Harvey Tolibao, dessinateur sur X-Men et Green Arrow est à mon avais avant tout destiné aux fidèles et habitués de l'Univers Magic. Pour les autres, l'entrée en matière par cette histoire risque d'être un peu raide. Ceci dit, avec quelques notions de l'univers de base, on n'est pas franchement déboussolé. L'histoire suit la remise en question de l'héroine Planeswalker Chandra après une cuisante défaite. Les auteurs vont ainsi interroger la culpabilité, les remords, l'oubli et les devoirs du héros. Pour les amateurs des univers Marvel ou DC, rien de bien surprenant ou novateur, même si cela est plutôt bien fait et bien amené.
Graphiquement le travail de Harvey Tolibao est propre, sans trop de fioritures. C'est clairement un trait dans l'air du temps des comics actuels, qui manque un peu de détails pour moi, mais qui reste très adapté à une histoire de Fantasy sans prétention. Les scènes d'actions très nombreuses sont globalement assez lisibles et rende cette lecture assez dynamique.

Par contre, à mon sens c'est un peu court en terme de nombre de pages, même si le prix est inférieur de 2€ au prix du tome 2 de Coyotes par exemple chez le même éditeur.

En conclusion, je ne peux le conseiller qu'aux amateurs de Magic qui seraient ravis de prolonger un peu plus l'expérience d'un de leur monde préféré.

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The_PoP, qui a trouvé le tout un peu léger.
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Mort D'albert Uderzo, Le Deuxième Papa D'asterix Et Obelix

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poseidon2 
- 24-03-20 10:28 - 1 commentaires

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Albert Uderzo est mort cette nuit dans son sommeil, d'une crise cardiaque.
Asterix et Obelix sont désormais orphelin :(

Toutes nos condoléances à sa famille.
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La Bdtheque De 1001Bd : American Vampire T1 À 3

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poseidon2 
- 23-03-20 15:32 - 1 commentaires



Série : American Vampire
Scenario : Stephen King / Scott Snyder
Dessin : Rafael Albuquerque
my 2 cents Le top
Edition : Urban Comics
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Résumé :Amérique, fin du XIXe siècle. Le bandit Skinner Sweet est freiné dans sa tentative d'évasion par un vampire venu du d'Europe. Laissé pour mort, il revient à la vie et découvre qu'en plus d'être l'un d'entre eux, il est aussi la plus puissante, la plus rapide et la plus redoutable des créatures de la nuit. Plus d'un siècle plus tard, à Los Angeles, il contamine à son tour la jeune Pearl Jones afin d'en faire le second vampire d'une nouvelle espèce sur le continent, capable de marcher sous le soleil.

Pour ne pas faire de jaloux dès le début, après une série de BD, voici un comic. Et pas n'importe quel comic, un comic résolument pour adulte qui me tient à cœur : American Vampire. Le principe de ce comic se résume bien par l'introduction de monsieur Stephen King lui-même : "Tais-toi, et suce !" Cette introduction représente vraiment le cœur de la série. Stephen King y décrit la dérive des vampires dans l’imaginaire commun. En effet suivant les modes d'Entretien avec un Vampire ou encore de Twilight, le vampire est devenu un personnage presque aimable ou sur lequel on s’apitoie. Mais un vampire (et ce n'est pas monsieur Carpenter qui nous dira le contraire :) ) c'est avant tout un monstre assoiffée de sang !

Et American Vampire, via un premier tome aux mains du maître Stephen King lui-même, nous remet dans le droit chemin en nous montrant des Vampire plus méchant que nature. Des vampires qui considère les humains comme de la nourriture et règnent sur le monde. Mais des vampires tellement sur de leurs forces qu'ils ne se méfient pas d'une nouvelle race de vampire.

Vous l'aurez compris ici pas de chichis. Porté par les sublimes dessins de Rafael Albuquerque, ce premier cycle (formé par les 3 premiers tomes) est un incontournable du comic fantastique. Incontournable niveau dessin. Incontournable car c'est l'un des rares comic originaux de Stephen King. Incontournable par ses personnages et surtout notre Vampire American qu'est Skinner Sweet qui passe à travers les âges pour devenir le croquemitaine des vampire d’Amérique.

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  • Phileas - Ca a l'air Intéressant ça : https://www.bdgest.c...re-d-hiram.html
  • Phileas - Tu sais... "un grand pouvoir implique de grandes..." Oh, et puis vérole : t'as raison :)
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  • poseidon2 - je te renvoie
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  • redfoxone - bah rien reçu :(
  • poseidon2 - Sinon pour les oncontournables je vais en mettre une par jour.... j'ai retrouver ds vieux post de goffer :P
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  • poseidon2 - ben je t'en ai envoyé deux. Sur le devis de Jeannne...

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