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Les Druides T.7 : Les Disparus De Cornouaille Noter : -----

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Les Druides

Tome 7 : Les Disparus de Cornouaille
Scénario : Jean-Luc Istin
Dessin : Jacques Lamontagne
Editeur : Soleil
Collection : Soleil Celtic
Date de parution : octobre 2012

Résumé :
Un forgeron est retrouvé mort en Cornouaille, éventré, les entrailles dévorées. Le druide Corann fait appeler Gwenc'hlan et Taran, nos héros, pour qu'ils enquêtent sur ce meurtre et la mystérieuse disparition de sa famille. De plus, il semble que cette disparition ne soit pas un cas isolé, d'autres se sont produites dans la région…

J'ai déjà dit tout le bien que je pensais de cette série dans une chronique (Re)découverte qui parcourait le contenu du premier cycle de 6 tomes.
Avec ce septième, c'est le début d'un nouveau cycle qui commence et une nouvelle enquête du druide Gwenc'hlan accompagné de son apprenti Taran.
L'amorce de cette nouvelle histoire ressemble d'ailleurs beaucoup à la précédente, avec ses allures de polar médiéval et ses crimes en série. Toutefois, pour l'instant du moins, le contexte politico-religieux complexe developpé précédemment est absent, et l'album se focalise essentiellement sur une affaire qui se présente déjà comme bien sinistre, barbare même, et au moins aussi troublante.
Moins que son intrigue - encore assez nébuleuse - c'est surtout l'atmosphère régnant dans ce coin sauvage de Cornouaille qui frappe l'esprit. Alors que le cycle précédent nous amenait bien vite à cotoyer l'épique et le mythologique, nous sommes ici davantage dans un registre que l'on pourrait qualifier d'épouvante. Le modus operandi du ou des tueur(s) ainsi que les questions sur sa (leur) nature exacte participent aussi à ce climat oppressant et fantastique qui se nourrit des superstitions, dont le point névralgique semble se situer au sein d'une forêt sombre et peu fréquentée, néanmoins manifestement "hantée" par des créatures qui échappent à la description, et sur laquelle plane les vestiges de rituels peut-être immémoriaux.

C'est dans ce climat lourd, propice au surnaturel et à la peur qu'elle engendre, que doit à nouveau s'appliquer la rationnalité méthodique du druide-enquêteur Gwenc'hlan, alors que son protégé est, de son côté, encore hanté par sa rencontre traumatisante avec la sorcière Keben (voir tome 4) à laquelle une nouvelle figure féminine, la belle Liel, fait ici office de pendant positif et qui devrait jouer un rôle important dans la vie du jeune homme et dans les albums à venir.
Les Saxons eux-mêmes, toujours présents en Bretagne et ne faisant pas oublier leur rôle d'envahisseurs, n'échappent pas aux horribles meurtres et disparitions perpétrés par une menace qui semble ne pas faire de distinction entre les peuples, tous considérés également comme ses proies.
Cette entrée en matière, encore une fois parfaitement orchestrée par Istin, nous plonge très vite dans le vif du sujet et les questions se bousculent une nouvelle fois au portique et ne peuvent que donner envie d'en savoir plus.
Surtout, c'est encore une fois ce climat délétère qui fait toute la saveur de ce début de nouveau cycle vénéneux. Villages abandonnés, forêt crépusculaire qui semble repousser toute visite, plages où s'entassent les carcasses des victimes ou encore ce château gagné par la mélancolie d'un roi dont la compagne a également disparu : autant d'étapes de l'enquête de Gwenc'hlan et Taran qui ne livre encore aucun indice, juste des ombres entrapercues.
Reste à savoir où tout ceci les emmenera, vers quels développements Istin entraînera t-il le lecteur et en combien de tomes... Il me semble bien que nous sommes, pour l'instant en tout cas, bien loin de l'épopée du précédent cycle et de ses intrigues politico-religieuses annexes mais sait-on jamais ?
Il faudra s'armer d'une bonne dose de patience pour avoir une petite idée de la teneur et des enjeux de ce second cycle.

En attendant, pris tel quel, Les disparus de Cornouaille se révèle un excellent album d'introduction, principalement par son atmosphère sombre et tendue, que le graphisme méticuleux de Lamontagne restitue avec un talent qui n'est plus à démontrer.
A l'image de son éloquente couverture et à l'instar de l'homme à la cape rouge, le lecteur n'a pas encore passé la massive porte de pierre menant vers l'Inconnu.

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