1001 BD.com: Hughes Dayez Et Star Wars : L'Art De Traiter Les Fans Comme Des Coprophages Heureux - 1001 BD.com

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Hughes Dayez Et Star Wars : L'Art De Traiter Les Fans Comme Des Coprophages Heureux tout est dans le titre... Noter : -----

#1 L'utilisateur est hors-ligne   Phileas 

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Posté 01 janvier 2018 - 23:30

On a coutume de dire, à propos de l'épisode 8, que les critiques sont très divisées, très tranchées : il y a ceux qui ont adoré et ceux qui ont détesté.
On oublie qu'il existe aussi une autre catégorie : celle regroupant des critiques qui ne sont ni pour ni contre parce que Star Wars ne leur fait ni chaud ni froid mais qui, surtout, semblent considérer les fans de ces sagas (et de toute saga du même genre ) comme un public de décérébrés incapables de sens critique et sans aucune exigence artistique.
Parce qu'il sont fans, qui, rappelons-le, est la contraction de fanatique ! CQFD. Bon sang mais c'est bien sûr !

C'est particulièrement le cas d'un critique professionnel belge, spécialisé dans le cinéma (mais aussi dans la BD franco-belge classique : il est connu pour ses éditions commentées chez l'éditeur Niffles ): Hughes Dayez.

Image IPB

Dayez est surtout amateur d'un cinéma d'auteur dans le plein sens du terme (celui que l'on a l'habitude d'étiqueter "chiant" mais qui ne l'est pas toujours).
Autant dire qu'il n'est jamais très tendre avec le cinéma de l'entertainment et, je l'ai remarqué, plutôt hermétique aux genres du fantastique, de la SF ou de la fantasy. Autant dire aussi qu'il avait déjà traité avec dérision le cas du Seigneur des Anneaux. Et je ne parle pas des films de super-héros ou de Star Trek.
(Cela dit, il a été plutôt élogieux sur Blade Runner 2049, probablement à cause de son style "auteurisant" justement, qui plaît tant à une certaine intelligentsia)

Voici deux exemples révélateurs de la manière dont ce genre de critique pro aborde des films comme Star Wars : la critique de l'épisode 7 et celle du récent épisode 8.

On remarquera surtout deux choses : la similitude entre les deux articles, la pauvreté des arguments, la perplexité affichée (et toujours exprimée) envers ce "machin" qu'est Star Wars et, enfin (last but not least), la condescendance (implicite) envers ce public qui ne regrouperaient que des imbéciles heureux pour peu qu'on leur serve la même tambouille formatée.
Car le fan, semble dire Mr Dayez, serait dénué de tout sens critique. Puisqu'il suppose que "les fans seront sans doute très contents" (voir sa seconde critique, plus bas)
Symptomatique d'une certaine presse intello francophone ? Sans doute.

Mais je me pose surtout une question depuis longtemps : le critique professionnel est-il obligé d'aller voir même les films dont il se fiche éperdument ou a t-il le choix ?
Dans le premier cas, on pourrait à la limite comprendre la teneur des critiques de Dayez. Pourtant, après recherches, je n'ai pas trouvé de critiques de sa part concernant d'autres produits de l'entertainment (comme les films de super-héros par exemple).
Dans le second cas, qu'est-ce qui peut pousser un critique comme Dayez de visionner les films d'une saga dont il avoue ne pas comprendre l'engouement qui l'entoure, si ce n'est pour le plaisir malsain de toujours ressortir le même discours ?
That's the question !

Quoiqu'il en soit, on ne pourra plus dire que je suis élitiste après avoir lu ces deux critiques. Image IPB

J'ai mis en gras les passages les plus significatifs (autant que redondants ^^)


Publié le mercredi 16 décembre 2015 à 00h01

"Star Wars, le réveil de la force"… et du tiroir-caisse

L'action de ce nouvel épisode se déroule trente ans après l'épisode 6, soit "Le retour du Jedi". Luke Skywalker a disparu des écrans radars. Grosse déprime ? Maladie ? Le mystère subsiste ; il est devenu un mythe vivant. Pendant ce temps, une nouvelle dictature impose sa loi et la résistance s'organise, vaille que vaille. Rey, une baroudeuse solitaire, fait la rencontre de Finn, un soldat "stormtrooper" repenti. Sur leur route, ils croisent ce bon vieux Han Solo, son copain poilu Chewbakka, et même la princesse Leia (qui a un peu changé de coiffure : elle a troqué ses nids d'hirondelles pour des tresses de serveuse d'Oktoberfest). Avec leur aide, Rey et Finn vont tenter de retrouver Luke Skywalker pour relancer le règne du Jedi…

Kennedy et Abrams sont des malins. Comme la trilogie sur l'enfance de Darth Vader, réalisée par Lucas au début des années 2000, a déçu tous les fans, les repreneurs de "Star Wars" ont décidé de retrouver les bonnes vieilles ficelles de la trilogie initiée en 1977. A savoir : alterner savamment les scènes de blablas et les scènes de castagne, et réengager les stars historiques de la saga, Harrison Ford et Carrie Fisher – de quoi ravir les nostalgiques. Mais ils n'ont pas oublié les nouvelles générations de spectateurs, avec le duo tout frais Rey/ Finn. De ce côté-là, c'est hélas un peu loupé : Daisy Ridley et John Boyega souffrent d'un désolant déficit de charisme… Mais Mark Hamill n'en avait guère plus, en fait.

L'intrigue, qui se résume à un éternel combat du Bien contre le Mal, n'offre rien de neuf sous le soleil de la galaxie, mais les fans de "Star Wars" ne veulent pas tant de la nouveauté que retrouver l'univers qui les berce depuis tant d'annéesDe ce côté-là, mission accomplie, sans doute. Quant aux non-fans de "Star Wars", qui n'ont jamais compris l'engouement que pouvait susciter cette saga intergalactique puérile et pompeuse, ce n'est pas ce "Réveil de la force" qui va les réconcilier avec le phénomène.



Publié le mercredi 13 décembre 2017 à 11h19

Les critiques d'Hugues Dayez avec "Star Wars, the last Jedi", le retour de Luke Skywalker

Résumer l'intrigue d'un épisode de "Star Wars" est une démarche vaine. Soit on est fan de la saga, et on veut en savoir le moins possible avant de découvrir le nouvel opus, soit on n'est pas fan, et on se moque éperdument des avatars de cet univers créé par George Lucas il y a quarante ans. On peut se contenter de pointer deux lignes de force de "The Last Jedi". Primo, le retour de Luke Skywalker, héros de l'épisode originel en 1977, toujours incarné par Mark Hamill. Vieux, fatigué, le Jedi vit désormais en ermite sur une île rocheuse où Rey, jeune rebelle, va le retrouver pour le convaincre de reprendre du service… Secundo, la montée en puissance d'un nouveau "méchant" : Kylo Ren (Adam Driver), déjà présent dans l'épisode précédent, s'affirme de plus en plus comme le successeur de Darth Vader.

Scénariste et réalisateur de ce huitième épisode, Rian Johnson remplit le cahier des charges : comme son prédécesseur J.J. Abrams, il orchestre la rencontre entre les anciens personnages mythiques (Skywalker, la princesse Leia) avec la nouvelle génération des personnages qui vont prendre la relève (Rey – Daisy Ridley, Finn – John Boyega…). Il dose savamment les scènes de palabres et les scènes d'action, il invente de nouvelles bestioles amusantes. Mission accomplie : les fans seront sans doute très contents… Et les autres ? Ils continueront sans doute de se gratter le crâne en se demandant comment cette saga quadragénaire qui n'invente plus rien sur le plan cinématographique depuis des lustres et qui exploite inlassablement le même canevas continue de susciter un tel engouement. C'est sans doute ça, le plus grand mystère de "Star Wars" aujourd'hui.

Hé bien, non, Mr Dayez : les fans ne sont pas forcément "très contents" et, à voir l'avalanche de critiques négatives de ces mêmes fans, on en est même très loin !
Et certainement pas parce que Disney leur offre le cocktail bien connu et bien calibré de "50% palabres, 50% action", avec des bestioles amusantes en plus.
Au fond, ce que l'on peut constater de la part de ces critiques très "Cahiers du Cinéma", c'est la méconnaissance totale de ce dont ils parlent et du public (fan ou simplement intéressé) qui plébiscitent ces oeuvres (oups, pardon Mr Dayez : ces "produits" si vous préférez).

#2 L'utilisateur est hors-ligne   redfoxone 

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Posté 21 janvier 2018 - 20:53

ah ah.

Le copier/coller de la même chronique entre 2015 et 2017 mais loupé.
Cependant j'adhère tellement à son avis de 2015 et à ce que tu dis.
:)

J'ai du mal à comprendre la déferlante des chritiques ultra positives de partout à la sortie du film de la part des pro, si ce n'est que ça montre une méconnaissance totale du sujet en effet, ou plus grave, une dépendance totale soit à ce que le lectorat attend par hypthèse, soit pire, à ce que voulait lire le producteur.

#3 L'utilisateur est hors-ligne   Phileas 

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Posté 22 janvier 2018 - 21:48

Hé oui. D'ailleurs, j'ai pris pour cible Hughes Dayez parce que ses critiques m'agacent souvent quand il parle de films de ce genre-là car ses arguments (si on peut appeler ça ainsi) sont toujours les mêmes.
Ca me rappelle l'époque où, pour un lectorat sérieux et littéraire, la SF n'était qu'un genre infantile "avec des martiens et des fusées".

Ceci dit, il est loin d'être le seul à avoir cette attitude et ça vaut donc aussi pour tous les autres.
Mais le plus pénible, c'est cet amalgame facile (et faux) qui est coeur du problème (et du titre du topic), le fait de dire : "si vous êtes fan, vous aimerez forcément [la merde qu'on vous sers]" alors que, paradoxalement, c'est souvent les fans les plus sévères.
On a pu d'ailleurs le constater avec SW 8.

#4 L'utilisateur est hors-ligne   ArnLeRouge 

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Posté 29 janvier 2018 - 13:27

bof étant belge et auditeur des radio nationales, j’entends souvent Hugues Dayez... et autant j'aimais bien ses chroniques il y a 10 ans, peut-être plus, maintenant, il me soule...
Avant j'appréciais qu'il donne son avis honnêtement, en toute neutralité, maintenant son côté élitiste me gave complètement !
On peut aimer les films qui ont quelque chose à raconter, et aimer de temps en temps une soirée pop corn sans se casser la tete...

#5 L'utilisateur est hors-ligne   Phileas 

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Posté 30 janvier 2018 - 22:31

Voir le messageArnLeRouge, le 29 janvier 2018 - 13:27, dit :

et autant j'aimais bien ses chroniques il y a 10 ans, peut-être plus, maintenant, il me soule...
Avant j'appréciais qu'il donne son avis honnêtement, en toute neutralité, maintenant son côté élitiste me gave complètement !

Exactement. J'ai la même impression. A une époque, je trouvais ses avis, ses analyses et arguments souvent pertinents. Je lui faisais même souvent confiance (tout en me faisant mon propre avis quand même).
Mais son attitude envers un certain type de cinéma - celui de l'entertainement pour ne pas le nommer - a fini par beaucoup m'agacer.

Citation

On peut aimer les films qui ont quelque chose à raconter, et aimer de temps en temps une soirée pop corn sans se casser la tete...

Encore exact. Et je crois que, finalement, le noeud du problème est là : les gens comme Hughes Dayez sont incapables de se laisser simplement porter par un simple divertissement.
C'est peut-être une conséquence d'être un critique professionnel : de se mettre à tout considérer avec la même exigence, la même sévérité, les mêmes critères, que ce soit envers un film d'auteur très pointu autant sur le fond que sur la forme ou un film pop-corn.
Quand il dit, par exemple, que SW "n'invente plus rien sur le plan cinématographique depuis des lustres", ça m'énerve.
Déjà, SW n'a jamais eu pour intention d'innover sur le plan cinématographique (contrairement à THX 1138 par exemple), pas plus que les autres blockbusters.
L'innovation, elle se trouve du côté des David Lynch, les Frères Coen, Alejandro Innaritu, Lars Von Trier, Darren Aronofsky, Aki Kaurismäki (que Dayez apprécie beaucoup) et d'autres du même genre.
Mais il semble juger des films comme SW avec les mêmes critères qu'un film de Kaurismaki et c'est ça qui m'embête !
Pour Dayez, il est clair qu'il n'existe pas plusieurs cinémas mais un seul cinéma : le sien.

C'est comme si, en BD, on mettait dans le même panier des séries grands publics comme Thorgal, avec Le Rapport de Brodeck ou Astérios Polyp Image IPB
Et, personnellement, je peux aussi apprécier les deux. Mais pas de la même façon.


#6 L'utilisateur est hors-ligne   ArnLeRouge 

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Posté 03 février 2018 - 23:56

je pense qu'il doit être blasé à force...
ça doit le rendre un peu caustique !
;-)

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