1001 BD.com: Edmond - 1001 BD.com

Aller au contenu

Page 1 sur 1
  • Vous ne pouvez pas commencer un sujet
  • Vous ne pouvez pas répondre à ce sujet

Edmond Noter : -----

#1 L'utilisateur est hors-ligne   The_PoP 

  • Monstre du donjon
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • Groupe : Les gardiens du post
  • Messages : 1 841
  • Inscrit(e) : 19-avril 06

Posté 17 octobre 2018 - 09:11

Edmond



Scénario et Dessin : Léonard CHEMINEAU
D'après la pièce de théâtre de : Alexis MICHALIK
Genre : Littérature
Edition : Rue de Sèvres
L'acheter sur BDFugue


Résumé :"Paris, décembre 1897, Edmond Rostand n’a pas encore trente ans mais déjà deux enfants et beaucoup d’angoisses. Après l’échec de La princesse lointaine, avec Sarah Bernhardt, ruiné, endetté, Edmond tente de convaincre le grand acteur en vogue, Constant Coquelin de jouer dans sa future pièce, une comédie héroïque, en vers. Seul souci : elle n’est pas encore écrite. Faisant fi des caprices des actrices, des exigences de ses producteurs corses, de la jalousie de sa femme, des histoires de coeur de son meilleur ami et du manque d’enthousiasme de l’ensemble de son entourage, Edmond se met à écrire cette pièce à laquelle personne ne croit mais qui deviendra la pièce préférée des français, la plus jouée du répertoire jusqu’à ce jour."


Mon avis : C'est tout simplement l'une de mes BD préférées de la rentrée littéraire. Et de loin. Bon il faut dire aussi que :
1/ Je suis fan de Cyrano.
2/ Je ne connaissais pas la pièce Edmond qui a pourtant reçu 5 Molières.

Et bien quelle réussite dans cette adaptation. C'est simple, j'ai juste envie d'aller voir la pièce maintenant.

Graphiquement d'abord, les traits tout en finesse et en délicatesse de Léonard Chemineau sont remarquablement adaptés à la transposition de cette oeuvre en BD. Ils font à merveille ressortir l'humour évidemment mais aussi la tendresse des personnages.
ceux-ci sont d'ailleurs admirablement travaillés et forts reconnaissables durant toute la BD quand bien même il y ai de multiples seconds rôles. L'ambiance de ce Paris du Moulin Rouge des années 1890 est très immersive.
Et puis on sent bien que la collaboration entre les deux auteurs nous a permis de conserver, le rythme et la fluidité nécessaire à une bonne bande dessinée. Les textes sont évidemment merveilleux et la poésie et l'humour qui se dégage de cet ouvrage m'a laissé tout ému. On se rapproche là d'un de mes classiques : la série "De cape et de crocs". Ainsi durant toute la lecture de cette BD j'ai eu l'impression de retrouver l'ombre bienveillante et rassurante de Cyrano veillant sur nos épaules sans pour autant nous encombrer.

Evidemment, cette BD me semblera un peu plus accessibles aux personnes ayant un goût pour les beaux textes et pour Cyrano, mais je pense qu'elle est aussi un bon moyen de faire découvrir la pièce de théâtre d'origine aux néophytes. La où l'on aurait pu craindre des textes trop présents, ici on atteint le juste équilibre entre ce qui est transmis par la plume et ce qui est transmis par le crayon.


Bref, j'ai adoré. Le théâtre et la BD me semble définitivement faits pour s'entendre quand les adaptations sont de cette qualité.

Ma Note :Image IPB

The_PoP, subjugué

#2 L'utilisateur est hors-ligne   Phileas 

  • Grand vizir
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • Groupe : Membres
  • Messages : 3 261
  • Inscrit(e) : 04-juillet 10

Posté 17 octobre 2018 - 19:37

Mordious ! Voilà un album dans lequel je ne vais pas tarder à y mettre le nez !
Je suis aussi un grand fan de Cyrano, au point de connaître par coeur certaines parties du texte de Rostand, dont je possède plusieurs éditions d'ailleurs.
Au-delà de la verve "pétulante" bien connue, ce sont pourtant les passages tristes qui m'ont le plus marqué dans cette oeuvre.
"On ne se bat pas dans l'espoir du succès ; c'est bien plus beau lorsque c'est inutile"
"Mais ce n'est que justice et j'applaudis du seuil de mon tombeau ; Molière a du génie et Christian était beau"
Etc...
et cet aveu simple qui me noue la gorge à chaque fois :
"Mon ami, j'ai de mauvaises heures ! De me sentir si laid, parfois, tout seul..."
Beau à pleurer. Image IPB

Sinon, pour revenir à la représentation de la pièce : dans une de mes éditions (Presses Pocket), il y avait la reproduction d'un article qui rendait compte du climat de la première.
Il s'agit de "La triomphale première de Cyrano de Bergerac" écrit par Max Favalelli.
Rostand était tellement stressé qu'il s'était persuadé que sa pièce ne valait rien et qu'elle allait être un four. Il n'arrêtait pas de s'excuser auprès de Coquelin de l'avoir embarqué dans cette galère ("Pardonnez-moi, Coquelin, de vous avoir donné une pièce aussi inepte") alors que celui-ci lui rétorquait qu'il se trompait. Et Sarah Bernadt, qui était en train de jouer dans une autre pièce le même soir, avait demandé à une de ses femmes de compagnie de lui rendre compte de la représentation, acte après acte.
Et chacun des actes se terminait dans un enthousiasme toujours plus croissant, jusqu'à la fin, triomphale. Et Sarah Bernadt avait alors rejoint Coquelin dans les coulisses en lui déclarant un truc du genre "oh Coquelin ! mon grand Coq !"

Pour ceux que ça intéresse, j'ai trouvé le texte intégral (4 pages) sur le net (à lire à partir de la page 3) : http://www.memoire.c...23fc292fb7f.pdf

J'avais trouvé ça formidable Image IPB

#3 L'utilisateur est hors-ligne   The_PoP 

  • Monstre du donjon
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • Groupe : Les gardiens du post
  • Messages : 1 841
  • Inscrit(e) : 19-avril 06

Posté 18 octobre 2018 - 09:17

Bah tu peux te jeter sur celui-ci alors. Un peu moins de tristesse que dans Cyrano, mais l'atmosphère de la première et ces anecdotes m'ont semblé très bien rendues... J'ai vraiment beaucoup aimé.

Partager ce sujet :


Page 1 sur 1
  • Vous ne pouvez pas commencer un sujet
  • Vous ne pouvez pas répondre à ce sujet


Depuis 6/2000
Visites

© 2000/2099 - 1001 BD.com