1001 BD.com: 20 Ans De Cinéma : 2003 - 1001 BD.com

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20 Ans De Cinéma : 2003 Noter : -----

#1 L'utilisateur est hors-ligne   Phileas 

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Posté 15 mai 2020 - 17:19

C'est un peu pénible mais j'ai de plus en plus de difficulté à trouver quoi dire en introduction (Laviliers et Bachelet me manquent vraiment sur ce coup).
Manque d'inspiration.

Sachez tout de même que le 5 juillet 2003, Hadrien Poujol remporte la 74e édition de la course camargaise dans les arènes d'Arles, que le 30 mars la golfeuse Patricia Meunier-Lebouc remporte le Kraft Nabisco Championship devant Annika Sörenstam, que le 17 mai la joueuse de handball Krim Ljubljana (Slovénie) remporte la Ligue des champions féminine en s'imposant en finale contre Mar Valencia (Espagne), que Stéphano Cotugno (pas confondre avec Toto) remporta le championnat de pêche à la mouche pour l'Italie et que le 16 novembre, lors de la finale de la coupe Grey de football canadien, les Eskimos d'Edmonton ont plumé les Alouettes de Montréal 34 à 22. Voilà.
Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise : le sport, c'est ma passion Image IPB
Ah et puis aussi qu'à Vilnius (un bled dont personne n'avait jamais entendu parler avant) un certain chanteur de rock connu à rouer de coups jusqu'à ce que mort s'ensuive une actrice français connue mais là, on ne peut pas vraiment parler de sport et le sujet serait un peu déplacé dans ce taupic.
Ceci étant dit (j'ai quand même mon intro, c'est le principal), venons-en au vif du sujet, c'est à dire "tout ce que Phileas vit au cinéma cette année-là" (je place cette fois l'habituel post-srciptum dans l'introduction : on innove, on innove...)
Moteur... action !


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Quand Martin Scorcese ne réalise pas des films sur la Mafia contemporaine (Les Affranchis, Casino, The Irishman), il réalise... un film de "mafia" (ou plutôt de gangs, nous sommes d'accord) se déroulant dans le New-York du XIXiè siècle.
Il faudra un jour se pencher sur ce que Scorcese doit à la Mafia pour sa carrière et peut-être aussi, inversement, ce que la vraie Mafia doit à Scorcese (car je me suis laissé dire que les mafieux eux-mêmes avaient tendance, en voyant les films de Scorcese, à se comporter comme les mafieux des films de Scorcese qui pourtant, eux-mêmes, sont censé être inspirés des comportements des vrais mafieux : ourobouros ! Image IPB ^^).
Gangs of New-York ne parle pas à proprement parler de "mafia" - terme qui serait anachronique - mais tout de même de crime organisé (plus ou moins) et de l'époque où des gangs rivaux s'entretuaient joyeusement pour un territoire et... bah vous savez : le respect, cette notion apparemment fondamentale dans ce milieu (avec le pognon quand même) où pour l'obtenir, la méthode la plus efficace est de l'enlever aux autres. Mouais... j'ai toujours eu du mal avec les paradoxes propres à la criminalité organisée, moi. Soit.
Martin Scorcese se donne les (grands) moyens d'une reconstitution du New-York mal famé des années 1840-1860 (97 millions de dollars exactement) avec une grande fresque où, comme à son habitude et avec son talent coutumier, il nous livre un portrait à la fois lyrique et crapuleux du crime, hyper violent et exempt de toute moralité (remplacée par le respect, faut pas confondre) avec une belle grosse vengeance à la clef. En 1846 à New York, lors d'un affrontement entre un groupe d'Américains de souche anglaise et un groupe d'immigrés irlandais, Williams Cutting, dit Bill le Boucher (Daniel Day-Lewis), chef des Natifs, gang américain, tue le Prêtre (Liam Neeson), chef des Lapins-Morts, gang irlandais. Amsterdam Vallon, fils du Prêtre, se promet alors de venger son père.
Le fils, c'est Léonardo Di Caprio, dont c'est ici la première collaboration avec Scorcese et qui sera le début d'une longue et fructueuse amitié artistique quasiment comparable à celle de Tim Burton avec Johnny Depp.
Quant à Daniel Day-lewis - dont on sait l'implication qu'il met dans chacun de ses rôles - il incarne un grand manitou de gang extrêmement convaincant.
Sans être au niveau des Affranchis ou de Casino selon moi, Gangs of New-York reste un très bon film du genre, qui immerge le spectateur dans ce "chaudron de l'enfer" assez mal connu finalement.



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Jusqu'alors, la carrière de Adam Sandler était émaillée de comédies bien crétines comme les américains les aiment, régressives et passablement scatologiques, où il incarnait généralement des benêts congénitaux. Puis arriva un certain Paul Thomas Anderson (Magnolia, There Will Be Blood : c'est lui !) qui lui donne l'occasion avec la comédie romantique pleine de finesse Punck Drunk Love de montrer un tout autre visage : celui de Barry Egan, un brave type qui force l'empathie menant une vie des plus ordinaire jusqu'à sa rencontre avec une jeune femme (Emily Watson, craquante) et comme dirait Francis Cabrel " on est tout simplement, simplement, un samedi soir sur la Terre (avé l'accent).
Entre fable et romance touchante, Punch Drunk Love n'est pas un film dont je garde un souvenir impérissable mais je voulais l'évoquer ici car, si vous avez l'occasion de le voir, c'est un très joli film à la réalisation fort inventive (il a d'ailleurs reçu le prix de la mise en scène à Cannes) et peut-être le meilleur rôle Adam Sandler qui, par la suite, reviendra aux comédies lourdingues, potaches et/ou faciles (Self Control, Click, Rien que pour vos cheveux, Pixel, etc...)



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Montgomery "Monty" Brogan est arrêté en possession d'une importante quantité d'héroïne et est condamné à sept années de prison. Il passe son dernier jour de liberté sous caution en traînant avec ses deux meilleurs amis Jakob Elinsky et Frank Slaughtery, son père, et sa petite amie Naturelle Riviera. Au cours d'une longue nuit de fête, il repense à sa vie, où et quand il a raté le coche, comment son incarcération touchera ses proches et comment survivre en prison.
Voilà le résumé de La 25iè heure, un film de Spike Lee avec Edward Norton, dont je parle ici pour deux raisons : c'est un de mes films préférés de Spike Lee et avec un de mes acteurs préférés : Edward Norton. Les deux sont au sommet de leur forme avec ce drame intimiste questionnant les (mauvais) choix d'un homme, la culpabilité, les réactions de ses proches et les répercussions que la voie de la criminalité ont forcément sur leur vie. Un film touchant, sincère, très bien interprété (Edward Norton, qui est au cinoche contemporain ce que Gillette est à la pilosité masculine : la perfection) et beau, voilà tout.



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Pour beaucoup de fans de Batman, Joel Schumacher est et restera probablement comme l'homme qui a rabaissé l'homme-chauve souris au niveau le plus bas possible du nanar avec les catastrophiques Batman Forever (1995) et Batman & Robin (1997) à l'esthétique pour le moins discutable.
C'est toutefois oublier que ce bon "faiseur" (film-maker) - par opposition à cinéaste - spécialiste des films de commande est loin d'être un mauvais réalisateur, même si sa carrière compte autant de ratages que de réussites.
Ayant débuté sa carrière dans les années 80 avec Generation perdue (Lost Boys), un film de vampires qui modernisa en profondeur le mythe en le situant à l'époque contemporaine et parmi des loubards (emmenés par un Kiefer Sutherland qui n'en était pas encore à passer 24h à courir partout pour sauver sa fille ou le monde ou les deux), il a aussi à son palmarès quelques films remarquables dont le plus mémorable reste pour moi Chute libre (1993), avec Michael Douglas en cadre excédé par une société américaine gangrenée par la mesquinerie et la violence et qui finit par péter les plombs. Il faudra cependant attendre dix ans (après une ribambelle de produits insipides comme Le Client, Batman Forever, Le Droit de tuer ?, Batman & Robin, 8 millimètres, Personne n'est parfait(e), etc...) avant qu'il ne réitère son exploit de 1993 avec Phone Game, un thriller étonnant - voir assez génial - que l'on pourrait qualifier de "huis-clos en extérieur" (sic !) avec un Colin Farell pris en otage dans une cabine téléphonique par un sniper aussi retors que sadique qui promet de buter à tout va si le pauvre Colin ne joue pas son jeu. Un exercice de style virtuose au niveau de la réalisation - une rue à New-York, une cabine téléphonique : voilà pour le théâtre des opérations sur 81 minutes de film ! - de l'écriture (le scénario est dû à Larry Cohen) et de l'interprétation (Colin Farell évidemment mais aussi Forrest Whitaker en flic dépassé) qui place vraiment le spectateur sous haute tension durant toute la durée du métrage... pour l'achever avec un dernier twist très roublard.
Un bijou d'orfèvrerie réglé comme une montre suisse.



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Avec le premier Matrix, en 1999, les frères (ou soeurs ? hermaphrodites ? on ne sait plus trop au juste) Whashovski avaient frappé plutôt fort avec un film de SF cyberpunk qui a fait date dans le genre, un film de qualité mais surtout bigrement malin car, s'il ne révolutionna pas autant le genre qu'on se prit à le penser, il parvint à concilier intelligement un scénario très inspiré des oeuvres jugées "difficiles" de Philip K. Dick avec une bonne dose d'action et des effets spéciaux particulièrement bluffants, dont le fameux "bullet-time". Matrix était la preuve qu'on peut faire de la SF à la fois intelligente dans le propos et spectaculaire/récréative sur la forme.
Son triomphe au box-office cette année-là est le résultat logique de cette combinaison futée.

Malheureusement, il faut croire que le succès - voir le statut de film instantanément "culte" - du premier Matrix eut pour conséquence de leur faire prendre la grosse tête, de sombrer dans un véritable cas de mégalomanie, mais (n'étant pas Kubrick qui veut ^^) sans en avoir les moyens ni artistiques ni intellectuels.
Matrix Reloaded sort ainsi en 2003, précédé d'une hype autant attribuable au succès-monstre du premier volet qu'à des bandes-annonces estomaquantes en matière de FX (la longue séquence de l'autoroute et le combat de Néo avec une centaine d'agents Smith qui restent, d'ailleurs, les deux morceaux de bravoure du film). Sauf que... au final, Matrix Reloaded se révéla être un véritable pétard mouillé qui tomba en plein dans tous les travers que le film original avait si bien su éviter : un scénario confus et même abscons (pour ne pas dire con tout court) et une surenchère d'effets de tous genres (action, FX, cascades, gunfights et j'en passe).
Si on ajoute des acteurs monolithiques (censés être classes ?) portant presque en permanence des lunettes noires, un Lambert Wilson ridicule en "Mérovingien" (ah ! ces noms bien ronflants ^^), des dialogues (surtout ceux de Morpheus) qui veulent "faire intelligent" mais ne sont qu'un salmigondis de considérations philosophico-métaphysico-pataphysiques ampoulées (le sommet étant le monologue de l'Architecte) et des combats outranciers dont la "fameuse" scène des "100 agents Smith" aux FX finalement loupés et qui a terriblement mal vieilli.
Que reste t-il finalement de cette suite prétentieuse et gonflée à l'hélium ?
Je dirais personnellement la course-poursuite sur l'autoroute, longue séquence bien réalisée, bien rythmée et très spectaculaire qui en devient comme un court-métrage de qualité au sein d'un film de 132 minutes trèèèèès longuet qui se plante dans toutes ses scènes d'exposition du propos (mais lequel ?) sans parler de la romance entre Néo et Trinity dont on se fiche totalement.

Sorti la même année (!), le troisième et dernier opus achève le spectateur à coups de massue mais en changeant un peu la forme de la massue : aux dialogues interminables et creux de Reloaded qui avait tout de même le mérite (si on peut dire) de l'audace, Matrix Revolutions termine tout ce mic-mac avec un opus bien plus conventionnel (révolte humains Vs machines, les pieuvres attaquent le repaire, toussa...) et une pelettée de scènes d'action - elles aussi bien plus banals que l'opus 2 - encore plus ennuyeuses et machinales que des Transformers qui se tapent sur la gueule pendant 120 minutes.
Et la conclusion dans tout ça ? Y en at-il encore qui s'en rappelle en fait ? Pas moi.
Matrix la Trilogie est au final - comme une certaine postologie Star Wars de triste mémoire- une saga ratée dont ne reste que le premier film, excellent, qui aurait gagné à rester le seul.



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La transition est toute trouvée car, a contrario de Matrix, s'il est bien une suite qu'il aurait été dommage de ne pas mettre en chantier après la réussite du premier volet en 2000, c'est bien X-Men 2, toujours réalisé par l'inspiré Bryan Singer.
Ah que voilà (comme dirait Johnny) du bon blockbuster ! Image IPB
Intelligent, cohérent, s'inscrivant parfaitement dans l'univers et la thématique du premier film tout en réhaussant encore le niveau de qualité et dotés d'effets spéciaux et de scènes d'action encore plus impressionnantes - et inventives - certes mais pas au détriment de l'histoire et des personnages. Après une séquence d'ouverture qui "envoie du pâté en croûte" à la Maison Blanche, le scénario a la bonne idée de confronter les deux camps de mutants à une menace extérieure bien plus dangereuse qui les obligera à une trêve provisoire et l'on suit avec enthousiasme les péripéties de X-Men dispersés en plusieurs petits groupes, permettant ainsi une plus grande diversité dans l'histoire (c'est le "syndrome de l'Empire Contre-Attaque" en somme) tout en les faisant cohabiter de manière cocasse avec leurs ennemis Magnéto et Mystic et en en apprenant davantage sur le passé d'un Wolverine en grande forme.
Grand gagnant du box-office cette année-là avec Le monde de Nemo de Pixar, X-Men 2 mérite amplement son succès et je le considère encore aujourd'hui comme l'un des meilleurs films de super-héros jamais réalisé.



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Avec le recul, Underworld de Len Weiseman a connu un destin un peu comparable à celui de Matrix : la volonté de créer une nouvelle mythologie en recyclant du vieux (vampires et loups-garous) pour en faire quelque chose de plus moderne (génétique et gunfights) mais avec le même constat d'échec concernant les suites du premier opus, trop boiteuses et inégales pour composer un ensemble harmonieux et mémorable. Après un cinquième volet, Blood Wars, justement boudé par le public et la critique, il serait peut-être temps de laisser cette franchise ratée dans sa crypte.
Underwolrd premier du nom, sorti en 2003 donc, demeure un film plutôt réussi et divertissant, qui bénéficie surtout d'une esthétique néo-gothique accrocheuse (le tournage à Prague n'y est pas étranger), d'une bande son rock énergisante et, last but not least, d'une héroïne (Selène, aka Kate Beckinsale) toute de cuir vêtue aussi sexy que badass qui relègue la Milla Jovovitch des exécrables Resident Evil au rang de Fantômette anorexique. Un poil trop sentencieux dans le ton de ses dialogues, pas franchement original dans son thème (des vampires et des loups-garous se font la guerre depuis des siècles) et le défaut - un peu à la manière d'un The Crow - de miser à fond sur l'iconisation gothique trop cool pour adolescents à faire pâlir d'envie Robert Smith lui-même - Underwolrd ne dépasse jamais son statut de grosse série B et qui a toujours souffert pour moi d'une idée de base, pourtant essentielle dans la saga mais difficile à comprendre : mais pourquoi nom d'un pieu pointu des vampires et des garous auraient besoin d'utiliser des (gros) flingues ?
Franchement ?
Sympathique quand même. Et + 1 pour Sélène, que j'accepterais bien de rencontrer une nuit de pleine lune.



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Conclusion moyennement attendue d'une petite saga sans prétention qui ne mange pas de pain, Le Seigneur des Anneaux : le Retour du Roi vient conclure en beauté et surtout en moyens colossaux une oeuvre déjà culte dans sa version littéraire et qui restera probablement inégalée dans sa version cinématographique. Plus grand, plus fort, plus beau, plus monstrueux aussi (arachnophobes s'abstenir... ce que j'aurais été bien inspiré de faire d'ailleurs ^^), je suppose que Le Retour du Roi a dû contenter la plupart des fans de cette saga grandiose tant Peter Jackson a été plus que généreux et talentueux sur cet ultime volet qui se veut vraiment une apothéose à la (dé)mesure de l'oeuvre.
Je n'en dirai pas vraiment plus car, comme on le sait, je n'accroche pas au SdA.
Mais il faut quand même reconnaître que cette trilogie marque une date dans la catégorie du blockbuster ET de l'exercice toujours difficile de l'adaptation d'une oeuvre littéraire, surtout aussi prééminente sur un genre.
En comparaison, les deux grosses pilules bien rouges que les frères Wachowsky essayèrent de faire avaler au spectateur la même année font figure de nanars produits par la Canon dans les années 90 ^^




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Entre Lars Von Trier et moi, ça n'a jamais été le grand amour.
Je trouve son cinéma hystérique, boursouflé de pathos et imprégné d'une spiritualité qui confine au préchi-précha agaçant et qui me laisse froid.
Breaking the Waves m'a mis terriblement mal à l'aise en 1996 avec son parti-pris jusqu'au-boutiste d'humilier la pauvre femme-enfant Bess (Emily Watson) comme une actrice l'a rarement été sur un écran de cinéma avant de la canoniser après sa mort forcément outrancière et tragique. En fait, l'obsession de Lars Von Trier, c'est la sainteté et le martyr et donc, par extension, montrer des saintes-martyres ^^ Il nous refera le coup en 2000 - comme je l'ai mentionné dans le topic de cette année-là - avec le personnage joué par Björk dans Dancer in the Dark qui, en plus d'être une sainte-martyre, est aussi myope comme une taupe.
En bref, Lars Von Trier représente tout ce que je déteste dans le christianisme : faire l'apologie du martyr et du masochisme afin d'accéder à une forme d'élévation spirituelle. Et, évidemment, Dogville ne fait pas exception à la règle : on peut même dire qu'il représente le film le plus emblématique de cette tendance.
Qu'on en juge par son synopsis : une jeune femme justement baptisée Grace (Nicole Kidman) est poursuivie par des gangsters et trouve refuge dans une petite ville minière en apparence habitée par ce que nous appellerions "de braves gens".
Sauf que, pour le prix de leur accueil et leur acceptation de la fuyarde en leur sein, ces "bonnes gens" vont se mettre peu à peu à traiter Grace comme leur esclave, leur bête de somme, leur marionnette : travaux forcés, viols répétés, emprisonnement, maltraitance, tortures diverses. Grace devient - dans la plus pure tradition Larsvontierienne - une martyr et, bien sûre, une sainte... en enfer.
Jusqu'à ce que les gangsters la retrouvent et, twist étonnant : Grace se révèle être en réalité la propre fille du caïd de la pègre (James Caan) et là, la sainte se transforme en ange exterminateur en faisant massacrer tous les habitants du village et brûler toutes les habitations. The End.
On pourra gloser à l'infini sur ce que le réalisateur a bien voulu exprimer dans cette parabole cruelle et foncièrement misanthrope que n'aurait pas renié un Louis-Ferninand Céline (la sainteté en moins). Mais, en contradiction avec tout ce que j'ai dit plus haut, Dogville est un film qui m'a laissé une grosse impression, plutôt positive dans l'ensemble.
Car j'ai oublié de mentionner ce qui fait la singularité complète de ce film - à la durée par ailleurs rédhibitoire de 3h : son décor.
Car Dogville n'a pas de décor !
En lieu et place, les acteurs se déplacent dans des zones tracées à la craie sur le sol d'un grand entrepôt.
Et tout le génie de ce film est de vous faire oublier - la perplexité de la première demi-heure passée - cette absence de décor grâce à la force de son histoire et l'interprétation impeccable de ses acteurs.
Dogville fait partie de ces films qui sont, en fait, davantage que des films : une expérience-limite , une proposition de cinéma inaccoutumée, insolite, voir absurde, mais qui parvient à fonctionner. Du coup, même si je n'aime toujours pas le cinéma de Lars Von Trier, Dogville reste pour moi une expérience assez mémorable, que vient encore ajouter ce twist totalement surprenant et destructeur dont on interroge encore la signification exacte mais bien loin de la vertu chrétienne de la main tendue.
Un film qui a l'étoffe dont sont faits les vrais chef-d'oeuvres novateurs.
Mais qui se méritent.



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Les inconditionnels du comics d'Alan Moore vont me crucifier mais j'avoue : j'aime bien la (fausse) adaptation de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, qui effectivement trahi complètement son matériau de base - iconoclaste et provocateur - pour en faire un divertissement plus lambda, premier degré et susceptible de ne pas froisser le grand public. A la place du Allan Quatermain rachitique et junkie de Moore, on a ici un Quatermain en pleine possession de ses moyens et incarné par Sean Connery : ça s'appelle Hollywood ^^
Alors que Mina Harker avait le rôle principal dans le comics, elle est ici reléguée en arme vampirique occasionnel. A la place d'un Hyde pervers et violeur, on a ici un gros monstre simplement... monstrueux : tout ça aussi, ça s'appelle Hollywood !
Mais je dirais pour ma défense que primo, je n'ai jamais beaucoup apprécié le comics (surtout à cause des dessins d'ailleurs) et que, secundo... bah... j'aimais autant voir ces grandes figures de la littérature populaire du XIXiè siècle que j'apprécie tant dans leur meilleure forme que passés à la moulinette démystificatrice de Moore. Maintenant, le film est très loin d'être une réussite et beaucoup de ses parti-pris me gêne (c'est quoi ce Nautilus, franchement ?), de même que l'exagération de ses scènes spectaculaires (les immeubles de Venise qui s'écroulent comme des dominos ^^). C'est parfois un peu du grand n'importe quoi mais je trouve le film divertissant, agréablement steampunk, et avec quelques surprises scénaristiques bienvenues. Donc... plutôt un film de la catégorie "plaisir coupable" que de la catégorie "vu, approuvé et défendu".




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Est-il vraiment besoin de présenter Pirates de Caraïbes : la malédiction du Black Pearl, premier volet d'une série de films à succès ? J'en doute.
Est-il besoin de dire qu'il s'agit d'un excellent film pop-corn et gros succès de 2003, un film de pirates comme on en faisait plus depuis longtemps (en fait depuis que Geena Davis fit naufrage en 19.. avec le flop ). La musique de Hans Zimmer ? Les gesticulations de pantin désarticulé de Jack Sparrow ? Un Orlando Bloom toujours aussi transparent et une Keira Knighley toujours aussi ravissante ?
"Au revoir et adieu, jolies filles madrilènes... Au revoir et adieu jolies filles d'Espagne"




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"Sous l'océaaan"
Désolé, ça me prend parfois.
Le Monde de Némo, le p'tit poisson-clown, a carrément fait exploser le box-office de cette année-là, devenant un des Pixar les plus rentables de l'hsitoire du Studio.
Tout le monde connaît donc ce savoureux animé racontant l'histoire du petit poisson (clown) qui se fait enlever par un pêcheur et que son père, Marin, tente de récupérer dans une folle odyssée sous-marine où tous deux vont rencontrer une belle brochettes de personnages secondaires farfelus et hilarants.
Visuellement, l'animé est de toute beauté - probablement l'un des plus beaux à ce jour - et rassemble pour le reste toutes les qualités en terme d'écriture, de caractérisation de personnages, d'action et d'humour que l'on est en droit d'espérer d'un beau et grand film d'animation Pixar, qui était alors dans les débuts de sa grande période d'inspiration.



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Abandonnant provisoirement ses grosses productions à l'esthétique léchée, Ridley Scott surprend tout le monde en sortant une "simple" petite comédie dramatique à base d'arnaque, de paternité subite et de troubles obsessionnels compulsifs : Les Associés (titre québecois qui vaut la peine d'être cité : Les Moins que Rien Image IPB)
Roy Waller est un escroc doué, mais souffre d'agoraphobie, de mysophobie, du trouble de personnalité obsessionnel-compulsif en plus d'avoir une prédisposition aux attaques de panique. Il est associé avec Franck Mercer à qui il a appris le métier. Alors qu'il décide avec réticence de consulter un psychiatre pour se soigner, Roy découvre qu'il a une fille d'une de ses ex-compagnes, Angela et décide de la rencontrer. Celle-ci, âgée de quatorze ans, n'a alors qu'une envie : devenir son élève. Leur relation évoluera vers une relation de travail dont personne ne sortira indemne (source : wikipédia).
Même s'il peut sembler être un film mineur (non, je ne l'ai pas fait exprès) dans la filmographie de Scott, Les Associés est pourtant un excellent cru, un film que j'aime beaucoup, à la fois drôle et dramatique, touchant et plein d'humanité, ce qui change d'ailleurs agréablement des grosses machineries d'un Ridley Scott toujours plus soucieux de technicité que de sentiments. Je suppose qu'il faut d'ailleurs mettre ces qualités au bénéficie du scénariste, qui livre un scénario malin avec pas mal de surprises... dont la dernière qui laisse le spectateur dans un certain état d'amertume et de tristesse tant l'alchimie entre Nicolas Cage et Alison Lohman (qui parvient à camper une ado de 14 ans sympathique et pleine de pep's) fonctionne à merveille.
Car oui, les acteurs aussi - tous excellents - contribuent aussi beaucoup à la réussite du film. Au fond, Scott ne serait-il dans ce film qu'un simple exécutant livrant un travail de commande ? Ca me semble fort probable.
Moins léger qu'il n'y paraît de primer abord, ce portait d'un homme reclus et peu sociable qui voit sa petite existence d'arnaqueur à la retraite anticipée bouleversé par l'arrivée d'une fille dont il ne soupçonnait pas l'existence qui lui redonne à la fois le goût de vivre et le besoin de retourner aux "affaires" est très réussi et possède son lot de moments de tendresse et de cocasseries, de déconvenues et de dépit.
Et si en plus on compare ce "film mineur" avec les grosses productions daubesques que furent Prometheus et Alien Convenant, oui Les Associés reste une des meilleures réussites de Ridley Scott dans sa période peu glorieuse.




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Peu amateur de films asiatiques et encore moins de films asiatiques d'arts martiaux, trois d'entre eux demeurent toutefois des exceptions à mes yeux : Tigre et Dragon, Le secret des poignards volants et Hero. C'est de ce dernier qu'il sera question ici, superbe fresque au visuel splendide avec les incontournables stars du cinéma chinois : Jet Li, Maggie Cheung et Zhang Ziyi. Situé au Viè siècle av.J.C, le scénario reprend un peu l'idée du film Rashômon de Kurosawa qui consiste à raconter une même histoire selon les différentes points de vue de ses protagonnistes.
Mais l'essentiel du film reste dans ses chorégraphies de combat, impressionnantes même pour un néophyte dans mon genre, et le soin extrême de sa direction artistique qui explose les mirettes du spectateur : la scène des milliers de flèches qui s'abattent sur une école de calligraphie ou encore le combat au sabre entre Jet Li et Maggie Cheung dont les mouvements vont s'élever et tournoyer les feuilles rouges des arbres dans un ballet majestueux sont quelques-uns des moments beaux et magiques de ce film par ailleurs intelligent dans son intrigue et où interprétation des acteurs ne souffrent pas - comme souvent dans ce genre de productions - d'exagération qui font toujours tiquer l'occidental que je suis.
Il n'est pas exagéré de dire que, comme les deux films précédemment cités, Hero est un chef-d'oeuvre du "film de sabre" chinois.



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Lui, par contre, n'est pas chinois, ni même asiatique, mais ses influences vont bien du côté du Soleil Levant.
Si je vous dit : une mariée trahie qui s'habille en jaune et noir et charcute des yakuzas par paquet de dix avec son katana, à quoi pensez-vous ? Si vous me répondez Maya l'abeille qui a épousé son pote Willy dans une version japonisante, vous irez au coin.
Quitte à me répéter : est-il besoin de présenter Kill Bill (vol.1) de Quentin Tarantino ? Après une poignée de polars (et de dollars) qui auront secoué le genre par un style décalé, verbeux et sanglant, Tarantino fait sa déclaration d'amour aux films d'arts martiaux asiatiques avec ce premier volet d'un diptyque où quasiment tout, justement, est dans le style et l'iconisation. C'est un peu ce que j'ai toujours reproché à Kill Bill : le film est divertissant mais avec son scénario qui tient sur un confetti, son côté tape à l'oeil et ultra référentiel (même David Carradine est de la partie), c'est surtout un exercice de style - assez virtuose j'en conviens - qui sonne un peu creux par rapport à des Reservoir Dogs, Pulp fiction ou Jackie Brown.
Cela dit, l'intention du réalisateur n'a sans doute jamais été de faire autre chose, donc est-ce vraiment un défaut en soi ? Non, juste un parti-pris auquel, personnellement, j'adhère moyennement. Il faut juste prendre Kill Bill pour ce qu'il est : un film (ou plutôt un dyptique) récréatif.
Et un caprice de réalisateur/fan-boy qui a voulu se faire plaisir. Bang ! Bang !




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Haru est une jeune lycéenne de 17 ans pleine de doutes qui ne trouve pas sa place au milieu des autres. Sa vie bascule le jour où, sur le chemin du retour du lycée avec sa meilleure amie Hiromi, elle sauve la vie d'un chat qui manque d'être écrasé par un camion. Mais il ne s'agit pas de n'importe quel chat, car celui-ci parle et se présente comme Loon, le prince du royaume des chats. Les chats ont désormais une dette envers Haru. Pendant la nuit, ils la comblent de cadeaux et le roi des chats en personne l'invite dans son royaume où elle devra épouser le prince Loon.
Le Royaume des Chats n'est sans doute pas un des chef-d'oeuvre du studio Ghibli - d'autant que la même année est sorti également Le Château dans le Ciel de Miyazaki, autrement plus ambitieux mais que je n'ai jamais vu - mais il possède tout de même cette qualité made in Ghibli, une fraîcheur et une poésie qui le situe plutôt du côté de Kiki, la petite sorcière et Pono sur la falaise. Et puis, étant donné que j'adore les chats, comment aurai-je pu passer à côté ?
Et puis, sous ses dehors enfantins et inoffensifs, le film traite tout de même en filigrane du passage de l'adolescence vers l'âge adulte. Bref, Le Royaume des Chats est une friandise visuelle, moins audacieuse et inventive que certaines oeuvres d'un Miyazaki, mais suffisamment savoureuse pour j'ai eu envie d'en parler ici.



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Quand un blockbuster se plante, ma seule consolation est d'y trouver au moins une belle plante.
Désolé pour cette formule pataude mais elle résume finalement assez bien ce que je pense de films comme Terminator 3 : le soulèvement des machines, énième opus complètement dispensable et même inutile après le sommet que fut Terminator 2 en son temps, qui avait de surcroît déjà tout dit et tout conclu.
Mais on ne tue pas la poule aux oeufs d'or, c'est bien connu, même si c'est pour en faire une omellette peu digeste. Rebelote donc, en 2003, avec ce Terminator 3 qui ne repose que sur une seule idée "originale" : envoyer une Terminatrice aux trousses de John Connor qui, une fois encore, sera protégé par un T-800 ayant toujours l'apparence monolithique de Schwarzie.
Bref, c'est un simple copier-coller de T2 mais avec une nana (forcément canon) dans le rôle de la machine à tuer.
J'imagine qu'il aura fallu organiser un brainstorming de fou pour en arriver à cette idée terriblement audacieuse pour relancer la... machine à sous.
C'est pourquoi, en accord à la fois avec mon propre principe - formulé plus haut - et l'intention manifeste des responsables du studio, je dirai que le peu d'intérêt que l'on peut manifester pour cette série B bancale et routinière se résume à un nom : Kristanna Loken.
Kristanna Loken qui apparaît à poil dans la première scène (c'est un passage obligé pour le voyage temporel, messieurs, pas du racolage), Kristanna Loken qui gonfle sa poitrine (une fonction inédite, rigolote et pas du tout machiste du T-1000 version meuf), Kristanna Loken qui arbore à un très bel ensemble de cuir rouge qui épouse si bien ses magnifiques formes (au point que je viens de faire un alexandrin Image IPB), Kristanna Loken qui dispose d'un bras capable de se transformer en une espèce de lance-flammes (ou un lanceur protonique de la mort qui tue, je ne sais plus) et Kristanna Loken qui poutre sévèrement - et avec une expression imperturbable et sans se faire décoiffer et même en faisant du limbo - un Schwarzie T-800 qui commençait déjà un peu à accuser le nombre des années (se faire battre par une fille, c'est trop la honte !)
Pour ceux qui n'aurait pas encore compris, ce que j'ai surtout retenu de Terminator 3 : le soulèvement des machines, c'est (allez : tous en coeur !) Kristanna Loken.


Image IPB Comme tout ce que j'avais retenu du nanar La Mutante, c'était Natasha Henstridge Image IPB mais c'est une autre histoire (et une autre année)



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Curieux film que Identity de James Mangold, un réalisateur à la carrière tout aussi curieuse qui alterne les films qu'on pourrait presque qualifier d'auteurisant et se distinguant par une tonalité rugueuse et brut de décoffrage (Copland, Walk the Line, Logan) et des productions plus hollywoodiennes (Une vie volée, Kate et Léopold, 3 h 10 pour Yuma, Wolverine : Le Combat de l'immortel, Le Mans 66... en attendant un certain Indiana Jones 5 ^^). Dans la liste, Identity se situe un peu entre ses deux tendances. A première vue, le film a tout d'un slasher classique : coincées dans un motel par une nuit d'orage, dix personnes sont victimes les unes après les autres d'un mystérieux tueur, dont les motivations semblent troubles. Toutefois, si on retrouve la mécanique assez monotone de ce type de film (une mort violente toute les dix minutes environ), le film se distingue des slashers habituels sur trois aspects : tout d'abord une atmosphère soignée, pesante, étouffante même, qui semble aussi un peu irréelle (et il y a une bonne raison à cela : voir le troisième aspect !).
Ensuite, le fait qu'il s'agit aussi d'une étude de caractère, les dix personnages bénéficiant d'un traitement légèrement moins superficiel que les sempiternels ados typés (la bimbo écervelée, le beau gosse, l'intello, etc...) qui servent généralement de chair à saucisse. Enfin, troisièmement, sa révélation finale, qui remet tout le film (et les événements suivis jusqu'alors) en question. Un twist surprenant mais - et c'est ce qui me gêne dans ce psycho-thriller - terriblement capillotracté.
Sans spoiler pour ceux qui ne l'auraient pas vu, l'explication finale laisse davantage dubitatif qu'admiratif. On sent que le(s) scénariste(s) ont voulu faire quelque chose de malin mais à malin malin et demi et, pour ma part, je trouve ce renversement moins inspiré que peuvent l'être certains twists vraiment remarquables (du Sixième Sens à Usual suspects en passant par Fight Club). Ce qui explique sans doute que, contrairement aux films cités, Identity n'est pas resté dans les mémoires et reste au final un thriller certes peu conventionnel mais trop artificiel et tout simplement trop... gros.



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Lost in Translation fait partie de ces films - pas si nombreux - que l'on peut qualifier à la fois de bon et de beau. Faire un bon film n'est peut-être pas une sinécure mais réaliser un film qui possède en plus une certaine beauté, une certaine grâce prégnante longtemps après le visionnage, tient de l'exploit. Pourtant, avec le recul, je ne suis pas très fans du cinéma de la-fille-de-vous-savez-qui, dont les productions suivantes m'ont de plus en plus donné l'impression de s'auto-caricaturer, de souffrir de tics et d'obsessions adolescentes mal digérées assez pénibles.
Le cinéma de Sofia Coppola ? Hé bien, il n'a pas vraiment varié depuis la découverte de Virgin Suicide : de jeunes filles blondes éthérées délicatement filmées (où planeraient l'ombre d'un David Hamilton mais en moins creux et en moins vicelard ?), les douleurs de l'adolescence, une réalisation assez maniérée, une musique planante du groupe Air. Dans le meilleur des cas, ça donne donc Virgin Suicide et Lost in Translation. Dans le pire, ça donne les clipesques et soporifiques deux films suivants : Marie-Antoinette et Somewhere. Depuis, Sofia me fait toujours bailler.
Reste Lost in Translation qui, malgré sa beauté, n'est pourtant pas (déjà) exempt des défauts déjà cités et surtout pâtit d'un scénario finalement assez vide d'événements... puisque le film parle, entre autres, de l'ennui (logique !) consécutif au déphasage de deux individus. Seulement voilà : il y a Bill Murray, flegmatique tel un bonze mais sur le visage duquel transparaît une vraie mélancolie, il y a Scarlett Johansson encore toute jeune et très "copellienne" dans le style éthéré bien sûr, il y a donc ces deux êtres (et couple improbable) perdu dans un Tokyo qui leur est étranger, il y a la musique (et la chanson Just like Honey de Jesus And Mary Chain) et il y a au final une singulière romance platonique pleine de non-dits qui se conclut par une très belle scène dont la teneur exacte échappe au spectateur mais qui dégage une intimité touchante entre ces deux naufragés provisoires.



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Même si Big Fish n'est pas un de mes Tim Burton préféré, certains voient en lui une sorte de film-somme du cinéaste. J'y vois surtout quant à moi un propos fort intéressant qui se présente comme une dialectique du réel et de l'imaginaire, le premier étant assimilé à la vérité et le second au mensonge. Toute la question étant de savoir si l'imaginaire a plus de valeur que le réel (ou l'inverse) et s'il vaut mieux rêvé sa vie plutôt que de la vivre vraiment.
La réponse de Tim Burton semble sans ambiguïté et le personnage-narrateur-menteur incarné par l'immense Albert Finney pourrait être le double ou le porte-parole du cinéaste, même si les affabulations de ce rêveur impénitent a eu pour conséquence de créer une rupture entre lui et son fils nettement plus pragmatique, déçu par ce père si peu présent et toujours plongé dans ses rêveries.
Le propos, je le répète, est très intéressant, et même passionnant. Mais pour moi le film - qui se présente avant tout comme un beau livre avec de belles images (forcément onirique) ne parvient pas vraiment à donner du corps et du sens à son message, notamment à cause d'un manque criant d'alchimie entre les deux acteurs jouant le père et le fils de même qu'un manque de liant entre les séquences oniriques illustrant le passé et les scènes plus fadasses représentant la réalité du présent. C'est peut-être là que le bat blesse dans Big Fish : dans cette dichotomie entre toutes les scènes très "burtoniennes" avec Ewan Mc Gregor, réussies sur le plan visuel, et celles plus réalistes qui sont vraiment ennuyeuses et surtout n'émeuvent pas. On a donc de belle images, une fois encore, mais un film assez creux sur le fond. Dommage.



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Le monstre dont il est question dans Monster n'a rien d'une créature imaginaire issue de l'imaginaire burtonien. Il s'agit ici d'évoquer la vie bien réelle et passablement glauque de la tueuse en série Aileen Wuornos, que campe une Charlize Theron complètement métamorphosée sur le plan physique pour ressembler à la véritable tueuse.
Aileen zone depuis des années et survit en se prostituant. Un jour, elle rencontre dans un bar Selby (Christina Ricci), une jeune lesbienne un peu immature, dont elle tombe vite amoureuse. Les deux jeunes filles tentent alors d'échapper à leur quotidien : Selby veut s'évader d'une famille rigide et envahissante et Aileen souhaite trouver un travail. Pourtant, parce que la situation financière n'est pas facile, Aileen retourne se prostituer. Une nuit, elle se fait agresser par un client qu'elle parvient in extremis à tuer. Un premier crime. D'autres, alors, suivront.
Malgré ses qualités, je n'ai pas vraiment adhéré à ce film mais il s'agit finalement plus d'une question de principe je pense : je n'aime pas ces films hollywoodiens avec leurs acteurs/trices hollywoodiens qui cherchent la "performance à Oscars", ce monde de strass et de paillettes qui prétend, le temps d'un film, savoir ce qu'est le quotidien et les drames de gens réels malheureux et à l'existence tragique.
Autant regarder un documentaire et le cas de Aileen Wuornos, cette femme autant victime (que bourreau) du machisme violent me semble un bon exemple.
C'est comme quand Hollywood se met à adapter Bukowski (le film Barlfy avec Mickey Rourke et Faye Dunaway en...hum... pocharde, ça vous dit quelque chose ?) : une sensation déplaisante d'artificialité et de caresser le petit peuple dans le sens du poil (des aisselles).
Ah oui, dernière chose : comme de juste, Charlize remporta l'Oscar de la meilleure actrice en 2004 pour sa "performance". Sans blague ? Image IPB



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En parlant d'artificialité, c'est la transition toute trouvée pour évoquer en quelques lignes (pas plus) Tom Cruise dans Le Dernier Samouraï, film convenu où le petit Tom - avec évidemment son seul nom en grand sur l'affiche - incarne en 1876, Nathan Algren, un vétéran des guerres indiennes, qui est engagé par le politicien et conseiller de l'empereur Meiji, Omura, pour entraîner l'armée japonaise et se débarrasser d'un ancien général de l'armée nippone, le légendaire samouraï Katsumoto. Un film censé se dérouler dans une période historiquement importante du Japon, la rébellion de Satsuma, mais - Hollywood étant passé par là de même que la cavalerie américaine - on insistera plutôt ici sur un américain joué par une star qui apprend à des guerriers nippons à se battre (ben tiens !)
Comme Clint Eastwood - qui le remarqua et l'engagea par la suite pour son film Lettres d'Iwo Jima - j'ai surtout remarqué la présence mémorable (et autrement plus charismatique que Tom Pouce) de l'acteur japonais Ken Watanabe en Katsumoto.
Typiquement le genre de grosse production américaine "historique" (140 millions de dollars de budget) qui, en prétextant s'ouvrir à d'autres cultures, n'oublie quand même pas de faire sa petite propagande.




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Contrairement à ce que pourrait laisser penser son titre, 21 grammes est un film de poids (désolé... facile ^^) de cette année 2003.
Accessoirement, c'est aussi censé représenter la perte de poids qu'un corps humain subit lors de sa mort et qui a entraîné une croyance selon laquelle ces 21 grammes seraient... le poids de l'âme. Joli. Plus prosaïquement, 21 grammes est un film du grand réalisateur mexicain Alejandro González Iñárritu qui, après l'étonnant Amours Chiennes (Amores Perros) dont j'ai déjà parlé dans le topic de 2000, réalise son premier film 100% américain avec 21 grammes. Vivant un mariage sans amour avec Mary (Charlotte Gainsbourg), Paul (Sean Penn), professeur de mathématiques, est en attente d'une greffe de cœur. Mariée et mère de deux petites filles, Cristina (Naomi Watts), ex-junkie, mène une existence heureuse et paisible auprès de son mari Michael. À peine sorti de prison où il a trouvé la foi, Jack (Benicio Del Toro), gangster repenti, veut reconstruire son foyer et venir en aide aux jeunes délinquants. Un terrible accident va réunir ces trois personnes et les changer à jamais. Elles vont s'affronter, se haïr et s'aimer.
Film-chorale, donc, à l'instar des métrages de Robert Altman, de Magnolia ou encore de... Collision de Paul Haggis (sorti en 2004, j'en parlerai donc bientôt), 21 grammes est un excellent film qui donne - comme c'est souvent le cas dans ce type de production - une grande importance à la caractérisation (fouillée) de ses personnages et, par voie de conséquence, toute latitude à ses (très bons) acteurs, de même qu'à un scénario aux ramifications et points de convergences complexes. D'autres appelent ça : le destin.
De la (bonne) littérature sur écran, si vous préférez.


Image IPB
Paycheck : le film qui va prendre cher, le film qui me donne envie d'être remboursé, le faux films de SF mais vraie film d'action (et j'ai déjà dit ailleurs tout le mal que je pense de cette catégorie de film) avec un pitch intéressant de première demi-heure (tiré d'une nouvelle de Philip K. Dick... again !) et du "big-bang badaboum" pour la suite avec... un homme traqué qui court bien entendu. Mais est-ce vraiment étonnant quand on sait que c'est John Woo qui est à la réalisation ? Non pas que j'ai quelque chose contre ce réalisateur quand il annonce la couleur (j'ai beaucoup apprécie Volte/Face par exemple) mais... Philip K. Dick adapté par John Woo ?
Sérieusement, il n'y aurait pas comme une erreur de casting ? Rien à ajouter...


Voilà, j'en resterai là pour l'année 2003, même si j'aurais pu continuer avec des films remarquables comme The Hours, 28 jours plus tard, Le Mystère de la chambre jaune, Les Triplettes de Belleville, Confessions d'un homme dangereux, Good Bye, Lenin!, etc... mais le post est déjà suffisamment long, sans compter que je ne garde pas un souvenir suffisant de ces films pour pouvoir rédiger un avis un peu développé.
Voici, comme toujours, une liste (non exhaustive) des autres productions sorties cette année-là :


Autres films sortis en 2003 :

  • Le Vaisseau de l'angoisse
  • 24 heures de la vie d'une femme
  • Le Château dans le ciel
  • La Vérité sur Charlie
  • Rire et Châtiment
  • Mafia Blues 2
  • Taxi 3
  • Le Cercle
  • Monsieur N.
  • La Fleur du mal
  • 8 Mile
  • Chicago
  • Coup de foudre à Manhattan
  • Stupeur et Tremblements
  • Les lois de l'attraction
  • Chouchou
  • Daredevil
  • The Hours
  • Effroyables Jardins
  • Traqué
  • Pinocchio
  • Cypher
  • Le Cœur des hommes
  • Bienvenue chez les Rozes
  • Destination finale 2
  • Moi César, 10 ans ½, 1m39
  • Dreamcatcher, l'attrape-rêves
  • Il est plus facile pour un chameau...
  • Fusion
  • La Vie de David Gale
  • X-Men 2
  • Tristan
  • Fanfan la Tulipe
  • Swimming Pool
  • Das Experiment
  • 28 jours plus tard
  • Les Côtelettes
  • Mais qui a tué Pamela Rose ?
  • Le Bison (et sa voisine Dorine)
  • Self Control
  • Le Mystère de la chambre jaune
  • Les Triplettes de Belleville
  • Confessions d'un homme dangereux
  • 2 Fast 2 Furious
  • Cube² : Hypercube
  • Hulk
  • Shanghai Kid 2
  • Charlie's Angels 2 : Les anges se déchaînent !
  • Les Larmes du soleil
  • Rencontre avec le dragon
  • Bronx à Bel Air
  • Lara Croft : Tomb Raider, le berceau de la vie
  • Bruce tout-puissant
  • Good Bye, Lenin!
  • Braquage à l'italienne
  • Les Invasions barbares
  • Hollywood Homicide
  • Pur Sang, la légende de Seabiscuit (Seabiscuit)
  • Bad Boys 2
  • Il était une fois au Mexique... Desperado 2
  • Elephant
  • Intolérable Cruauté
  • Michel Vaillant
  • Love Actually
  • Ripoux 3
  • Scary Movie 3
  • Freaky Friday : Dans la peau de ma mère
  • Master and Commander : De l'autre côté du monde


#2 L'utilisateur est hors-ligne   The_PoP 

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Posté 15 mai 2020 - 22:06

La vache quelle belle année. On rentre dans mon adolescence la. Et j’ai été beaucoup au cinéma.

Je reviens dès que j’au le temps de te pondre un pavé sur ce cinéma que j’ai dévoré à l’époque. Plus ou moins heureusement suivant les films :)
L’époque où t’attendais encore la bande annonce pour voir si le film allait te donner envie.

#3 L'utilisateur est hors-ligne   The_PoP 

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Posté 20 mai 2020 - 11:19

Allez Phil', comme promis : bon j'en ai vu du coup beaucoup au cinéma à cette époque :

- gangs of new york ne m'a pas marqué plus que cela. Je n'aimais pas encore Di Caprio, le sujet m'a laissé froid, et son histoire finalement banale ne m'a pas subjugué. ça reste un bon film.

- phone game m'a a contrario marqué à l'époque même si je ne le reverrai probablement pas. Très bon, je n'avais pas vu le temps passer.

- les matrix sont des bouses infâmes. Que sont allés foutre la dedans Lambert Wilson ou Monica Belluci ? Un naufrage. le pire. j'ai essayé de les revoir cette année à l'occasion de leur rediff' à la télé. C'est encore plus immonde. Y a rien à sauver alors même que le premier est très bon.

- X-Men 2 reste pour moi aussi l'un des meilleurs films de super héros.

- Underworld était très bien dans la lignée de Blade. Un peu d'horreur mais pas trop, juste ce que je peux supporter. Et puis Kate "Wahou" Beckinsale... A Pearl Harbor elle nous avait déjà fait mal aux yeux ou au coeur cette canaille là.

- le dernier seigneur des anneaux est très bon. Même si la bataille finale est un peu abusée en terme de mise en place et d'espace/temps. Peter Jackson garde ce défaut de parfois trainer des longueurs pour ensuite devoir boucler le tout trop rapidement... Malheureusement le Hobbit a élevé ce défaut au rang d'art supreme pour PJ. Dommage il faisait de bons films avant.

- La ligue m'évoque aussi beaucoup de sympathie. Un nanard oui. Indubitablement. Mais sympathique. Après le Sean Connery vieillissant rend tout sympathique à la fin.

- Pirates des Caraïbes reste pour moi le film marquant de cette année là. Celui que j'ai le plus revu, et probablement le plus aimé. Oui c'est un film Walt Dinsey. Il suffit de le revoir pour comprendre tout ce qui a manqué à ses suites et aux productions disney actuelles. La musique de ce film me donne irrémédiablement envie de naviguer. Ni fan de Johnny Depp, encore moins d'Orlando Bloom, et pas conquis par Keira (question de goût) c'était pourtant pas gagné d'avance.

- On en vient au second film marquant pour moi de cette année là : Kill Bill Volume 1. Trouvaille visuelle époustouflante de virtuosité de créativité et d'images sublimes. Il n'est pourtant dans mon classement des films de cette année là que parce qu'il introduit à merveille le 2 qui est tout ce que n'est pas le 1er : un vrai film de cinéma tout en maitrise, en émotions et en scènes pleines de tension. J'aime bien le 1er. Le second m'a fait l'effet d'un film culte.

- Les associés m'a laissé une super impression. Très bon film. J'aime bien Nicolas Cage, surtout quand il sort de ses rôles de bourrin.

- Hero se rapproche de l'esthétique visuelle léchée d'un kill bill en terme de prises de vues, de séquences. La poésie asiatique en plus. Reste que ce cinéma là à fini de me lasser avec ses chorégraphies toujours plus spectaculaires et pleines d'effets spéciaux.

- terminator 3 est une bouse qui amorce à merveille la descente aux enfers vécues après le 2. Même l'ado libidineux que j'étais n'a pas trouvé le moindre intérêt à ce film dont j'aurais été incapable de citer ou reconnaitre l'actrice.

- Love actually reste un modèle de la comédie romantique. Toujours un plaisir à revoir, surtout grâce à sa kyrielle d'acteurs.
- lara croft 2 : a oublier
- bad boys 2 : sympa sans plus
- braquage à l'italienne : sobre mais efficace. Joli trio d'acteurs
- Desperado 2 : j'ai pas accroché
- 2 fast 2 furious : fallait en rester au premier
- charlies angel 2 : ma tante m'en veut encore de l'avoir emmenée au cinéma ce jour là. Elle a raison, j'ai rien pour ma défense
- mais qui a tué pamela rose : comédie française réussie pour peu que l'on adhere à l'humour de Kad et Olivier
- les larmes du soleil : quand monica et Bruce n'y suffise pas. Mieux vaut regarder Blood Diamond en boucle.
- fanfan la tulipe : agréable et divertissant. Belle fraicheur mais sans prétention. assez vite oublié
- le coeur des hommes : belle première pour cette série de comédie de moeurs à la française finalement gentillette et surtout incarnée par ses premiers rôles tout en sympathie.
- 8 Mile : grosse claque pour moi. mais j'étais ado. Et je découvrais le rap.
- Rire et châtiment : j'ai rarement autant rit devant un film la première fois que je l'ai vu. Mais ça marche moins bien après.
- Taxi 3 : bouse

#4 L'utilisateur est hors-ligne   Phileas 

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Posté 20 mai 2020 - 15:35

Belle revue des troupes Image IPB
En plus, on est d'accord sur tout (même sur La Ligue ^^)

Moi qui croyais avoir été très sévère sur les Matrix 2 et 3... Image IPB

Je suis content que tu apprécie Les associés, petit film que j'aime bcp et qui est passé un peu inaperçu.

D'accord aussi sur Kill Bill : le premier est virtuose sur le plan technique mais il faut attendre le second pour avoir une véritable histoire et de l'émotion.


Il y a aussi des films que j'ai vu mais dont je n'ai pas parlé parce que soit je ne m'en souviens plus suffisamment, soit parce que je n'avais pas grand chose à en dire.

- Braquage à l'italienne était chouette (l'original avec Michael Caine aussi)

- Mais qui a tué Pamela Rose m'a bien plus aussi... si on adhère à l'humour loufoque (et parfois limite j'en conviens) de Kad et Olivier.
J'ai vu aussi la suite, Mais qui a re-tué Pamela Rose, qui était dans l'esprit du premier.


- Rire et châtiment : excellent aussi, avec un très bon José Garcia qui n'en fait pas des tonnes.


Vu aussi :

- Das Experiment : film allemand assez corsé (non, ce n'est pas une co-production avec la Corse) qui décrit une expérience sociologique sur l'abus d'autorité (deux groupes sont enfermés dans une fausse prison, les uns jouant le rôle de détenus, les autres ceux de matons). Et l'expérience va dégénérer. Un film qui fait réfléchir sur la nature humaine, comme on dit.

- Le Mystère de la chambre jaune : une adaptation réussie et sympathique du roman de Gaston Leroux, tout en finesse et légèreté

- Intolérable cruauté : habituellement, j'aime bcp les films des frères Coen mais celui-là...bof... je suis complètement passé à côté

- Freaky Friday : comédie fantastique sympa (remake d'un film avec Jodie Foster) qui développe bien son postulat (changement de corps entre une mère et sa fille) et servi par des actrices convaincantes (dont Jamie Lee Curtis)

Voilà.

Et merci pour le temps que tu m'as consacré Image IPB

Rendez-vous en 2004...




#5 L'utilisateur est hors-ligne   The_PoP 

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Posté 20 mai 2020 - 22:10

Intolérable cruauté c’était effectivement décevant pour selon qu’il y avait l’un de mes amours cinématographiques de l’époque qui jouait dedans.

Ah Catherine Zeta Jones... la suite m’a decu, mais quelle entrée fracassante dans le Zorro avec Antonio Banderas.... pfiou. J’ai mis du temps à m’en remettre

#6 L'utilisateur est hors-ligne   Phileas 

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Posté 21 mai 2020 - 00:12

Voir le messageThe_PoP, le 20 mai 2020 - 22:10, dit :

Ah Catherine Zeta Jones... la suite m'a decu, mais quelle entrée fracassante dans le Zorro avec Antonio Banderas.... pfiou. J'ai mis du temps à m'en remettre

Je ne sais pas si tu connais l'anecdote mais c'est en regardant Zorro que Michael Douglas a flashé sur Zeta Jones.
Alors, il a simplement appelé son agent pour connaître son numéro de téléphone, l'a appelée, lui a donné rendez-vous et... paf ! il l'a emballée Image IPB
Ouaip... pas plus compliqué que ça Image IPB
(quel enfoiré Image IPB)

#7 L'utilisateur est hors-ligne   The_PoP 

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Posté 21 mai 2020 - 11:47

Si j’avais su j’aurais pris un agent.



Tu m’étonnes qu’il ai flashé le cochon :)

#8 L'utilisateur est hors-ligne   Phileas 

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Posté 23 mai 2020 - 22:36

Petite mise à jour : lors de la rédaction du topic, j'ai réalisé que j'avais oublié 6 films sortis en 2003, dont la moitié au moins ne sont pas des moindres : Big Fish, Lost in translation, Monster, Le Dernier Samouraï, Paycheck et 21 grammes.

J'ai donc revu ma copie et rédiger pour chacun une petite critique.
Voilà.
Si ça c'est pas de la conscience professionnelle... Image IPB

#9 L'utilisateur est hors-ligne   The_PoP 

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Posté 24 mai 2020 - 07:49

J’avoue. Oublier Lost in Translation... tu as bien fait de rectifier.


En parlant de films ou l’on tombe amoureux... Scarlett evidemment. Et puis dans un autre registre Bill Murray pour moi aussi sur ce film la.
Film magnifique beau et bien.


Dur à revoir tellement il est vide. Mais qui définit merveilleusement bien l’ennui et la mélancolie.


Je ne l’ai évidement pas vu lors de sa sortie en salle cette année là contrairement au dernier samouraï et à Paycheck. Mais j’ai rattrapé avec bonheur mon retard deux ans plus tard grâce à un copain cinéphile. La découverte donc d’un autre cinéma.


Je garde une certaine tendresse pour le dernier samouraï car évidemment la façon hollywoodienne de voir les choses imprègne le film du début à la fin et est probablement assez minable pour les amateurs éclairés de la culture et l’histoire japonaise.

Ceci dit, j’étais un ignare, et j’ai toujours gardé une certaine sympathie pour l’acteur Tom Cruise et ses films. Celui ci doit d’ailleurs être l’un des derniers que j’ai apprécié de lui. Mais j’avais passé un beau moment.
Vu comme un hommage à la culture japonaise par des gens qui n’y comprennent rien, mais un hommage quand même.

#10 L'utilisateur est hors-ligne   Phileas 

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Posté 24 mai 2020 - 16:30

Voir le messageThe_PoP, le 24 mai 2020 - 07:49, dit :

J'avoue. Oublier Lost in Translation... tu as bien fait de rectifier.

C'est clair. Quand je m'en suis rendu compte, j'ai eu honte Image IPB
C'est comme oublier Mulholland Drive pour 2001 et là, je n'ai toujours pas rectifié. Le problème, c'est qu'il y a tant à dire sur ce film complexe que j'ai la flemme d'y revenir.

Pour Le Dernier Samouraï... bah oui, c'est une vision très hollywoodienne et ça me pose toujours problème. Cela dit, le film est assez beau visuellement et plutôt divertissant.

Mais dans le genre "un américain chez les samouraïs", mon adolescence a plutôt été marquée par la mini-série Shôgun dans les années 80 (en 10 épisodes), qui était très bien faites et n'avait rien d'hollywodienne : elle se penche vraiment sur la culture nippone (au 17iè siècle).
Je l'ai d'ailleurs revue il y a quelque années quand elle a été rééditée en coffret DVD.
Et c'était toujours sympa.


Citation

En parlant de films ou l'on tombe amoureux... Scarlett evidemment

Je suis en train de travailler sur l'année 2004 et je sens que tu vas être comblé Image IPB : le retour de Kirsten Dunst (Spider-Man 2), Kate Beckinsale (Van Helsing), de Scarlett (The Island) et de Catherine Zeta-Jones dans DEUX films (Ocean's 12, The Terminal).
Bon, les films par contre (à part Spidey 2 et Ocean's 12) ne sont pas terribles (on ne peut pas toujours tout avoir Image IPB)
Egalement au "menu" pour les amateurs : Diane Krüger, Elisha Cuthbert, Nicole Kidman, Keira Knightley, Monica Bellucci, Halle Berry et Kate Winslet.

PS : j'aime la façon dont j'essaie d'attirer le chaland (mâle) de manière presque pas racoleuse, un peu à la manière d'un présentateur de foire : "entrez, messieurs, entrez donc ! Vous verrez des créatures fabuleuses issues des 7 Mers et d'ailleurs !" Image IPB

#11 L'utilisateur est hors-ligne   The_PoP 

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Posté 24 mai 2020 - 21:21

Heu alors clairement : Oceans 12 est naze compare à l’original.
Et Julia Roberts restant mon graal d’actrice j’avais pas besoin de Catherine en plus. Son rôle est insignifiant en plus.
Pour te dire j’ai préféré The Island et The Terminal au oceans twelve.

J’avais peut être trop apprécié le premier.



Elisha Cuthbert... elle aussi elle m’a collé des sueurs. Mais en terme d’actrice bon ça n’a rien à voir.

#12 L'utilisateur est hors-ligne   Phileas 

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Posté 25 mai 2020 - 00:19

Pas d'accord sur Ocean's 12 (que j'ai bcp aimé) mais j'y reviendrai en temps voulu.

En fait, le 11 et le 12 ne sont pas comparables : le 11 est un bon film de casse mais très classique (et un remake) alors que le 12 se permet plus de libertés, de digressions et de décalage (d'improvisations aussi), autant de raisons qui explique qu'il soit mal aimé et qui perso me le font préférer au 11 (la BO aussi)

Mais j'en reparlerai sur le topic 2004 sinon je n'aurai plus rien à dire Image IPB
Par contre, c'est vrai que Zeta a un rôle peu intéressant.

Citation

Elisha Cuthbert... elle aussi elle m'a collé des sueurs.

Des sueurs de ce genre-là ? Image IPB

Image IPB

Photo tirée du film dont je parlerai : The Girl Next Door, un des très rares teen-movie que j'ai plutôt apprécié.
See you soon Image IPB

#13 L'utilisateur est hors-ligne   The_PoP 

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Posté 25 mai 2020 - 09:27

Tu m’étonnes pour elisha. On parle exactement de la même chose :)

#14 L'utilisateur est hors-ligne   Phileas 

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Posté 25 mai 2020 - 22:22

Je m'étais amusé à mettre la photo (qui est assez grande en fait) en fond d'écran mais...euh... non : faut pas déconner, quoi Image IPB
Et puis ma tendre moitié n'aurait pas trop approuvé je crois Image IPB



#15 L'utilisateur est hors-ligne   The_PoP 

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Posté 26 mai 2020 - 06:34

C’est parce que ta tendre moitié n’est pas Elisha...

Hésites pas à me dire si tu as d’autres soucis, j’aime bien trouver des solutions pratiques aux problèmes du quotidien.


Ceci dit, à mon avis ça aide pas à bosser ou à écrire sur 1001bd ce genre de fonds d’écran.

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