1001 BD.com: Phileas - Affichage d'un profil - 1001 BD.com

Aller au contenu

Profil de Phileas Note du membre : -----

Groupe :
Membres
Messages :
3 162 (0,98 par jour)
Plus actif dans :
BD Européenne (971 messages)
Inscrit(e) :
04-juillet 10
Visualisations :
19 152
Dernière activité :
L'utilisateur est hors-ligne Hier, 19:35
Actuellement :
Hors-ligne

Mes informations

Titre :
Grand vizir
Âge :
Âge inconnu
Anniversaire :
Anniversaire inconnu
Gender:
Non spécifié Non spécifié

Informations de contact

Courriel :
Privé

Sujets que j'ai initié

  1. Star Wars 9 (Teaser) : Le Poisson D'avril Qui N'en Est Pas Un

    12 avril 2019 - 21:50

    Le voili, le voilà : le premier teaser du trèèèès attendu (non, je rigole) épisode IX d'une certaine saga étoilée qui n'en finit plus d'en perdre (des étoiles) à l'instar d'un chef-coq jadis renommé mais dont l'établissement se serait, au fil des décennies, transformé en gargote douteuse fréquentées par les mouches.
    Allez, hop, on envoie la sauce, patron : https://www.youtube....h?v=TL5jrIx1GSA
    Et dès le titre, on se dit déjà : WTF ? Image IPB

    Ca fait un moment que je n'attends plus rien de SW et de cette postlogie aberrante, incohérente, foutraque, qui s'enlise de plus en plus dans le n'importe quoi.
    Je ne ressens même plus d'amertume mais juste de la dérision.
    Rise of Skywalker ? Alors qu'on nous dit dans le 8 que Rey n'en est pas une ?
    Et que c'était d'ailleurs une des rares bonnes idées de cet opus car les Skywalker, on a l'impression qu'il n'y a qu'eux dans la galaxie et qu'on va se taper leur arbre généalogique sur 12 générations.
    Et si le titre fait référence à Kylo Ren (qui, certes, est un Skywalker), que faut-il comprendre ? Que le boutonneux va enfin se dresser tel un bad guy vraiment badass et tout démolir autour de lui ?
    Encore du désert, toujours du désert (vous reprendrez bien un peu de désert, fan-boy ?), que ce soit Tatouine ou Jacquouille, je m'en bats les... noix.
    Une acrobatie ridicule. Et tiens, v'là ce cher Lando qui rapplique (faut bien compenser la perte de Han)
    Et puis le retour de Palpy ? Ben voyons : après nous avoir appâter avec un Snoke qui n'est rien et se fait dégager du 8 comme une pantoufle, on va reprendre ce cher Palpy (ou son clone peut-être ?) comme on va chercher à la cave un vieux morceau de fromage moisi.
    Et en parlant de morceau moisi, que dire de ce fragment d'Etoile Noire ? (encore une ??? me direz-vous). No comment.
    Et pour les autres (Poe, Finn, Chewie, Bouton d'Or, BB et DD), que peuvent-ils encore faire dans cette postologie sinon de la figuration ?

    Si ce teaser était sorti le 1 avril plutôt que le 12, j'aurais cru à un bon gros merlan.
    Mais non : ça ressemble juste à une arête.

    Ce qui me tue, ce sont les réactions toujours aussi enthousiastes des gens dans le monde : https://www.youtube....wars+9+reaction
    Ca doit être ce mal typiquement humain (et qui est bien la source de tous nos problèmes dans la vie ^^) que l'on appelle l'espoir.
    Et contrairement au titre de l'épisode IV, c'est un mal qui n'a rien de nouveau.
  2. Les Montagnes Hallucinées T.2

    29 mars 2019 - 16:34

    Image IPB

    Les Montagnes Hallucinées
    Tome 2

    Scénario : Gou Tanabe/Lovecraft
    Dessin : Gou Tanabe
    Editeur : Ki-OON
    Date de parution : mars 2019
    Genre : fantastique indicible

    Quand j'ai parlé du tome 1 (et tout le bien que j'en pensais), j'avais conclu en disant que le tome 2 devrait être dantesque, du moins s'il était fidèle au texte de Lovecraft.
    Et... effectivement, il est plutôt dantesque. Car là, on arrive quand même au coeur de la nouvelle de HPL et ce qui fait sa renommée : la découverte de la mégalopole préhistorique des Anciens, son exploration tendue par Dyer et Danforth et la rencontre avec un certain shoggoth (décidément pas fréquentables ces machins protoplasmiques).
    Le dessin en n/b de Tanabe fait merveille en montrant - souvent en double page - d'abord les montagnes noires à la hauteur vertigineuse qui forme une titanesque muraille et derrière laquelle se cache la mégalopole en question, incroyable "super-Machu Pichu" arctique datant de 500 000 ans que l'auteur illustre par des structures complexes qui se mêlent à la neige environnante au point de souvent se confondre avec elle. Le petit avion des explorateurs, en comparaison, n'est qu'un moucheron valdinguant, en plus, au caprices des vents très violents de la passe. Une cité qui tient à la fois de la nécropole figée dans sa gangue minérale mais aux allures également organiques, avec des bas-reliefs qui racontent l'histoire d'avant celle des Hommes, que Tanabe illustre en un long flash-back montrant les guerres démentielles entre Anciens, disciples poulpesques de Cthulhu ou encore les redoutables Mi-Go à l'apparence de crustacés géants qui encombraient le ciel à une époque incroyablement lointaine.
    Et quand on revient dans le présent (et sur ou plutôt sous terre), avec l'exploration des salles souterraines, on pense souvent aux peintures de H.R. Giger, avec ses excroissances peu ragoutantes, son ambiance néo-gothique et son aspect d'une étrangeté absolue.

    Comme dans les textes de Lovecraft, l'homme - et donc les deux pauvres explorateurs, constamment pétrifiés d'angoisse et de fascination - n'est RIEN et, évidemment, voué à sombrer dans la folie une fois (seulement) entraperçue une révélation qui le dépasse et culmine par une rencontre avec une entité bien vivante celle-là qui sert d'apothéose au récit.
    Le point fort de ce manga, c'est de finalement avoir réussi - comme la nouvelle - à demeurer dans la suggestion presque jusqu'au bout tout en donnant au lecteur la sensation du vertige, l'essentiel du tome étant constitué d'une exploration longue (mais pas longuette) de la cité, en laissant travailler l'imagination du lecteur. Au point qu'en comparaison, l'apparition finale du shoggoth - certes impressionnante - est moins marquante que le décor qui joue à lui seul le rôle - bien plus efficacement - de vecteur de la peur.
    Les dernières planches, qui nous montrent la vieille cité d'Arkham bien connue des amateurs de HPL, sont également remarquables et font espérer une adaptation d'un autre texte de l'auteur se situant dans ce lieu emblématique. Etant donné qu'un second dyptique est prévu par Gou Tanabe (d'où le titre "Les chefs-d'oeuvre de Lovecraft"), je suis déjà certain d'être au rendez-vous.

    En bref, l'une des meilleures adaptations de Lovecraft en BD. Et peut-être même LA meilleure adaptation ? Je ne me souviens plus suffisament des (nombreuses) autres pour l'affirmer avec certitude. Mais clairement, c'est un incontournable, qu'on soit fan de l'oeuvre de HPL ou simplement de fantastique où l'ambiance prime sur l'hémoglobine et les séquences chocs.

    Note : Image IPB
  3. Trolls & Légendes 2019... Prétexte À Parler De Graham Masterton

    17 mars 2019 - 18:45

    Image IPB

    Le site : https://trollsetlegendes.com

    Du beau monde cette année lors du festival Trolls & Légendes de Mons (au plat pays qui est le mien), parmi lesquels en guest-stars Ted Naifeh et le romancier Graham Masterton !
    (et... euh... Kevin "Hercule" Sorbo aussi).

    Bon... Ted Naifeh, je ne vais pas vous faire l'injure de vous le présenter.
    Courntey Crumrin, j'adore. Polly et les pirates, beaucoup moins. Gloomcookie, pas du tout.
    Mouais... c'est ce qu'on peut appeler une oeuvre en dents de scie...

    Quelques mots en revanche, en guise de chronique nostalgique, sur ce grand Manitou-fou de Graham Masterton (73 ans aujourd'hui)

    Image IPB

    un des plus célèbres romanciers de fantastique et d'horreur qui cartonna surtout dans les années 90, notamment en France grâce à la collection de Presses Pocket Terreur (souvenirs... souvenirs...) qui connu la notoriété en 1975 avec son best-seller Manitou.
    A une époque, on le plaçait même à côté des Stephen King ou Peter Straub, ce que j'ai toujours trouvé fort exagéré - surtout pour King - car il n'a jamais eu pour moi la même qualité d'écriture, ni la même science du suspense que le maître de Castle Rock. Tout au plus le mettrais-je à côté d'un Dean Koontz ou un James Herbert, honnêtes "faiseurs" qui connaissent leur affaire mais sans plus.

    Une autre différence, c'est que le fantastique de Masterton a toujours été plus excessif et surtout gore que celui de ses confrères ci-dessus et on pourrait davantage le comparer à un Clive Barker... en plus sympa et (parfois) rigolo.
    Car c'est surtout cet aspect (sympa et parfois rigolo) qui m'a fait lire une dizaine de romans de Masterton dans les années 90 : ces histoires, le plus souvent à propos de démons du folklore de tous les pays (indiens, incas, aztèques, asiatiques, nordiques, africains et même judéo-chrétiens) qu'affrontent généralement un personnage américain lambda des plus banals (plombier, assureur, restaurateur, auteur, intermittent du spectacle et que sais-je encore...) avec l'aide providentielle d'un chaman/sorcier/rebouteux/prêtre/occultiste/et ta soeur... (et que sais-je encore) donne souvent (pas toujours mais souvent) à ses romans un ton décalé et un humour so british (Masterton est écossais d'origine).
    Le bonhomme lui-même n'est pas du genre à se prendre au sérieux et a toujours affiché une certaine excentricité. Un anglais comme on les aime, quoi !
    Le succès de Masterton vient peut-être de là, davantage à mon sens qu'à un grand talent de conteur (comme S. King). C'est en tout cas mon avis, sans pour autant déprécier ses qualités.

    Image IPB
    La "grande" époque de la collection Terreur chez Presses Pocket.

    Bref, ça m'aurait bien plus de rencontrer cet auteur indéniablement sympathique (et un chouia givré) qui a "décoincé" le fantastique/horreur en lui donnant une pince d'extravagance.
    Du moins... à une certaine époque où je le lisais encore.
    Depuis, je suis passé à autre chose.
    Et je dois dire que l'aspect trop gore de certains passage de ses romans, même à l'époque où je le lisais, me déplaisait, contrairement aux deux autres aspects de son oeuvre : l'exploitation intéressante des diverses mythologies du monde entier et son humour.
    Si Masterton n'avait pas autant privilégié l'horreur (trop complaisante, voir gratuite) à mon goût, j'aurais pu être un vrai fidèle de son oeuvre.
    Mais hélas... non.
    Car j'aime davantage le fantastique que l'horreur.

    Me reste de bons souvenirs quand même...
    Mes 10 lectures de l'époque :

    Manitou (1975)
    La Maison de chair (1978)
    Le Jour J du jugement (1978)
    Le Sphinx (1978)
    Les Puits de l'enfer (1979)
    Le Portrait du mal (1985)
    Démences (1989)
    La Nuit des salamandres (1990)
    L'ombre du Manitou (1992)
    Magie des neiges (1999)


    PS : je m'en voudrais quand même de laisser ce pauvre Kevin "Hercule" Sorbo au bord de la route, même si je n'ai jamais regardé cette... hum... série des années 90.
    Alors voilà pour lui et une occasion de rectifier une erreur histor... euh... mythologique tenace : Hercule n'a pas accompli 12 travaux mais 13, ce dernier étant une épreuve de canotage reliant Athènes à Shakira-Sekou-Léfez (Basse Egypte) comme en témoigne cette photo d'époque :

    Image IPB
  4. The Raven (Remastered) : Point & Click & Fuck

    03 février 2019 - 21:02

    Avertissement aux âmes sensibles : le contenu de ce post est volontairement un déferlement de HAINE dénuée de tout second degré. Car quand un jeu vous en fait chier au point que vous êtes sur le point de balancer votre console par la fenêtre mais, surtout et de manière plus effective, vous fait vraiment SOUFFRIR, vous TORTURE littéralement et mentalement, il n'y a plus moyen de faire preuve de cette distance salutaire, de ce relativisme de bon aloi qui est censée séparer l'homme civilisé de la BETE féroce, du PSYCHOPATHE, du SERIAL KILLER...
    Et je le dis sans aucun humour : les développeurs de jeux vidéos de type "point and click" - une espèce heureusement en voie de disparition et ce n'est pas dommage - mériteraient d'être écorchés vifs en place publique, le corps ainsi dépiauté grignoté par une colonie de fourmis magnans !
    Pourquoi ?
    Parce que toute personne s'étant essayé à ce genre de jeu en a sûrement déjà remarqué le principal défaut : la débilité des moyens proposés par les développeurs pour résoudre une situation avec, pour seules armes, des objets - et pire encore : des combinaisons d'objets - incongrus dont on est censé se servir, sans rire, pour se sortir d'une situation, au point que McGyver lui-même en serait choqué.


    Image IPB


    The Raven (Remastered) sur PS4 était, a priori, un sympathique petit jeu d'enquête dans un univers très Agatha Christien. Sorti naguère sur PS3, il va sans dire que, même "remasterisé", sur le plan visuel et technique, il est à Red Dead Dedemption 2 ce qu'un épisode de Bob l'éponge est à Alita Battle Angel. Mais là n'est pas la question : oui, c'est moche, dépassé, animation pourrie, gameplay très poussif et le jeu est... lent... mais lent... aussi lent qu'un épisode de Derrick. Mais bon... c'est un jeu d'enquête, pas un beat'em all !
    Toutefois, il avait pour lui (à mes yeux en tout cas) de se situer dans cette ambiance rétro avec, en prime, des lieux tels que l'Orient-Express, Le Caire, une croisière sur un navire, un mystérieux voleur déguisé en corbeau et une brochette de protagonistes tout droit sorti d'un roman d'Agatha.
    Donc, j'aurais pu lui pardonner ses défauts techniques.

    Hélas, il possède aussi les défaut de gameplay propre aux "point & click" lambda que je viens de citer plus haut : les moyens de résoudre les situations sont tellement cappilotractés qu'un être humain possédant une logique normale (celle d'un humain justement, pas celle d'un Lewis Carroll) ne peut que mettre une bonne trentaine de minutes pour les résoudre, s'arrachant les cheveux par des allers et retours entre les divers décors, combinant tout ce qui peut être combinés toujours selon la logique humaine et, au bout du compte, de guerre lasse, aller voir une soluce sur le Net et réaliser que la solution est... COMPLETEMENT DEBILE !



    Exemple 1 : à bord de l'Orient-Express, votre perso est censé confondre un voleur ayant l'apparence d'un violoniste. Sauf que, pour ce faire, il faut détourner son attention afin de fouiller son étui à violon.
    Très bien...
    Après avoir épuisé toutes les solutions envisageables pendant une demi-heure sans succès, voilà donc ce que vous dit la soluce :

    Vous vous souvenez de la fenêtre ? Le violoniste ne supporte pas quand celle-ci est ouverte. Ce que vous devez faire, c'est ouvrir la fenêtre et bloquer le mécanisme à l'aide de votre cure-dents (image 22). La fenêtre est bloquée mais l'homme a détourné son attention de son violon. C'est le moment d'agir ! Dans le boitier du violon, vous découvrez un pistolet et le portefeuille de la Baronne (image 23). Récupérez le portefeuille et parlez au violoniste qui a été pris la main dans le sac.

    Mais... MAIS PUTAIN DE BORDEL DE MERDE DE FILS DE... !!!!!!
    Ca vous arrive souvent, vous, de bloquer une fenêtre avec... un cure-dent !!!!!!!!!
    L'homme-sans-nom (alias Clint Eastwood) peut-être (et encore) mais pas moi.



    Exemple 2 (un vrai cauchemar qui m'a valu quarante minutes de cogitations inutiles Image IPB).
    Toujours dans l'Orient-Express, il s'agit simplement de trouver de quoi faire une torche et l'allumer.
    Une torche !
    Après abandon par crise de nerfs, voilà ce que nous dit la soluce (c'est long parce que c'est alambiqué au possible !) :

    Alors que vous reprenez vos esprits, parlez au Dr. Ce dernier vous donne des allumettes. Sortez ensuite à l'extérieur pour vérifier les dégâts (image 26). Vérifiez tout (montez sur le toit, descendez pour constater l'état de l'attelage des voitures) et retournez dans le wagon restaurant. Regardez par la fenêtre pour constater qu'un feu s'est déclenché. Allez derrière le bar et prenez la bouteille de rhum. Zellner la pose sur le comptoir. Regardez ensuite le bol de bonbons à proximité. Allez ensuite vers la salle à manger du restaurant et utilisez l'extincteur (à gauche) pour casser le pied de la chaise (image 27). Avancez ensuite légèrement et arrachez le rideau qui se trouve à droite (image 28).
    Retournez au bar afin de confectionner une torche. Combinez le rideau au morceau de chaise. Une fois que votre torche artisanale est prête, imbibez celle-ci avec le rhum et utilisez vos allumettes pour allumer la torche (image 29). Malheureusement, le dispositif n'est pas efficace et le feu s'éteint rapidement. Vous devez alors confectionner une torche plus résistante. Combinez le rhum avec le rideau puis sortez. Descendez sous le train et utilisez la graisse de l'attelage sur le rideau imbibé d'alcool. Retournez ensuite près du bar et combinez le pied de chaise au rideau (image 30). Versez ensuite le rhum dans le bol de bonbons puis combinez une allumette à ce fameux bol (image 31).
    Le bol s'enflamme. Il ne reste plus qu'à prendre votre torche artisanale et à la plonger dans le bol. Grâce à cette lumière, ressortez et allez sous le train pour détacher l'attelage des voitures (image 32).

    On remarquera le procédé terriblement "évident" pour fabriquer une foutue torche !
    Et surtout, tous les bâtons que le jeu vous met dans les pieds pour (ne pas) y arriver.
    M'enfin, merde : ramper sous un train pour utilisez la graisse de l'attelage sur le rideau imbibé d'alcool ? Vous vous foutez de qui, là ? Du tissu imbibé d'une solution à 80% d'alcool, ça crame très bien comme ça, merci. Image IPBImage IPB
    Et je ne parle même pas de ce )à&(ç!é§(!§'"ç'(éèç!"è'( de bol de (brise) bonbons à utiliser en plus !

    Vous savez quoi, puisqu'on en est à parler de torches, messieurs les développeurs ?
    Quand je joue à ce genre de connerie, j'en deviendrais un nostalgique de l'Inquisition.
    Savonarole : reviens !

    Raaah... ça fait du bien. Image IPB
    Inutile de dire que je n'ai pas été au-delà du premier chapitre...
  5. Clint Eastwood : The Last Stand Man

    25 janvier 2019 - 22:11

    J'ai eu dernièrement une pensée (émue) pour Clint Eastwood en regardant des vidéos critiques de son dernier film en date, La Mule.
    Je sais, il n'est pas encore mort mais bon... en fait, justement : je n'ai pas envie d'attendre qu'il le soit pour - comme ce sera fatalement le cas - me lancer dans un de ces panégyriques post-mortem dont les médias ont le secret avec des commentaires du genre "une légende nous a quittés !", "le dernier des géants s'est éteint" ou (un peu plus couillu) "ce salaud d'Harry nous manque déjà"
    Pourquoi faut-il toujours attendre qu'un mec clamse pour se répandre en hommages ? Par sens de l'à-propos" ? Euh... oui, bon, d'accord.
    Mais autant le faire avant, tant qu'à faire.

    Chacun sait qu'il vient de sortir un nouveau film (La Mule) qui a reçu de très bonnes critiques.
    Mais c'est aussi le nouveau film dans lequel il joue, ce qu'il n'avait plus fait depuis Gran Torino en 2009. A 88 ans. Et à voir les trailers, toujours bien debout. Last stand man !
    Merde, ce type me scie vraiment. A cet âge-là, on peut légitiment se demander si ce n'est pas le dernier film qu'il réalise (on parle déjà de son "film testament" alors qu'il travaille déjà sur un autre intitulé Impossible Odds) mais surtout (et sûrement) si ce n'est pas la dernière fois qu'on le voit jouer dans un film.
    Je ne sais pas vous mais moi, ça me donne quelques frissons à cette idée.
    Et j'imagine que quand je verrai ce film, il prendra une dimension toute particulière.
    Et que quand ce "monstre sacré" du cinéma tirera sa révérence, c'est quand même tout un pan de l'histoire du cinéma qui disparaîtra avec lui. Un certain cinéma qui, déjà, n'existe plus en fait, entre classicisme sur le fond et sobriété sur la forme, scénarios solides et personnages fouillés.
    Et une belle paire de cojones qui envoie valdinguer tous les biens-pensants !
    Si ça, ce n'est pas interpellant... je sais pas ce qu'il vous faut.

    J'avais donc envie d'ouvrir ce sujet ad vitam (en laissant le "aeternam" pour plus tard) et revenir sur sa carrière, ce qu'il a représenté pour le cinéma et pour les spectateurs que nous sommes. Combien de films de son impressionnante filmographie (en tant qu'acteur seul et/ou réalisateur) avez-vous vu ? Quels sont vos préférés, ceux qui vous ont particulièrement marqués ? Ceux que vous n'aimez pas aussi.
    Mais Clint Eastwood, c'est aussi un paradoxe vivant qui m'a souvent laissé perplexe : politiquement républicain - et même dans sa tendance réactionnaire - mais aussi libertaire et féministe, anti-violent par principe mais possédant une des filmographies les plus violentes du cinéma américain de ces 50 dernières années. Humaniste et misanthrope à la fois !
    Plus Américain que lui tu meurs et, néanmoins, iconisé en Europe même par les plus fervents anti-américanistes "primaires".
    Clint cultive les paradoxes comme d'autres font des tartes aux épinards (n'est-ce pas Pos !)
    Mais le plus grand paradoxe est encore celui-là : d'être toujours fidèle et égal à lui-même malgré ses contradictions !
    Mais revenons au cinéma.

    Voici sa filmographie complète pour plus de clarté, divisée en deux parties assez logiquement :


    Les débuts

    1955 Allen in Movieland
    (téléfilm)
    1955 La Revanche de la créature
    1955 Francis in the Navy
    1955 Madame de Coventry
    1955 Tarantula !
    1956 Les Aventuriers du Far West
    (série télévisée)
    1956 West Point
    (série télévisée)
    1956 Highway Patrol
    (série télévisée)
    1956 Ne dites jamais adieu
    1956 La corde est prête
    1956 Brisants humains
    1956 La VRP de choc
    1957 Escapade au Japon
    1958 Navy Log
    (série télévisée)
    1958 C'est la guerre
    1958 Ambush at Cimarron Pass
    1959 Maverick
    (série télévisée)
    1959 Alfred Hitchcock présente
    (série télévisée)
    1959-1965 Rawhide
    (série télévisée)
    1962 Le Jour le plus long


    La consécration

    1964 Pour une poignée de dollars
    1965 Et pour quelques dollars de plus
    1966 Le Bon, la Brute et le Truand
    1966 Les Sorcières
    1968 Pendez-les haut et court
    1968 Un shérif à New York
    1968 Quand les aigles attaquent
    1969 La Kermesse de l'Ouest
    1970 Sierra torride
    1970 De l'or pour les braves
    1970 Les Proies
    1971 Un frisson dans la nuit
    1971 L'Inspecteur Harry
    1972 Joe Kidd
    1973 L'Homme des Hautes Plaines
    1973 Breezy
    1973 Magnum Force
    1973 Le Canardeur
    1975 La Sanction
    1976 Josey Wales hors-la-loi
    1976 L'inspecteur ne renonce jamais
    1977 L'Épreuve de force
    1978 Doux, Dur et Dingue
    1979 L'Évadé d'Alcatraz
    1980 Bronco Billy
    1980 Ça va cogner
    1982 Firefox, l'arme absolue
    1982 Honkytonk Man
    1983 Le Retour de l'inspecteur Harry
    1984 La Corde raide
    1985 Haut les flingues !
    1985 Pale Rider, le cavalier solitaire
    1985 Histoires fantastiques (épisode 1.12 Vanessa)
    1986 Le Maître de guerre
    1988 Bird
    1988 La Dernière Cible
    1988 Thelonious Monk: Straight, No Chaser
    (film documentaire)
    1989 Pink Cadillac
    1990 Chasseur blanc, cœur noir
    1990 La Relève
    1992 Impitoyable
    1993 Dans la ligne de mire
    1993 Un monde parfait
    1994 A Century of Cinema
    (film documentaire)
    1995 Sur la route de Madison
    1995 Casper (non crédité)
    1995 Les Aventuriers de l'or noir
    1996 Les Pleins Pouvoirs
    1997 Minuit dans le jardin du bien et du mal
    1999 Jugé coupable
    2000 Space Cowboys
    2002 Créance de sang
    2003 Mystic River
    2004 Million Dollar Baby
    2004 Épreuves d'artistes
    (film documentaire)
    2005 Budd Boetticher: A Man Can Do That
    (téléfilm)
    2006 Mémoires de nos pères
    2007 Lettres d'Iwo Jima
    2007 Grace Is Gone
    2008 L'Échange
    2009 Gran Torino
    2009 Invictus
    2010 Au-delà
    2011 J. Edgar
    2012 Une nouvelle chance
    2014 Jersey Boys
    2014 American Sniper
    2016 Sully
    2018 Le 15 h 17 pour Paris
    2018 La Mule



    Mes préférences :

    Bon, évidemment (comme tout le monde), difficile de ne pas mentionner la "trilogie du dollar", à savoir Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus et Le Bon, la Brute et le Truand. Le dernier étant pour moi le sommet et l'un de mes westerns préférés, toutes époques confondues.
    7/10 8/10 et 10/10

    Un petit mot pour ce film peu connu et atypique de 1970, Les Proies, dont je me rappelle l'aspect sulfureux (un soldat sudiste est recueilli par un groupe de jeunes filles nordistes vite émoustillées par la présence de cet inconnu ^^) et le fait ironique que... Clint passe quasiment tout le film alité ! Un film vraiment à part dans sa filmo, à la fois sensuel et malsain.
    7/10

    Dirty Harry, forcément... mon préféré étant Magnum Force (9/10) et pour les autres 8/10 (La dernière cible, plutôt un 7/10 bien payé)

    Josey Wales, hors-la-loi : trop peu connu et pourtant... western magnifique et peut-être le premier western "humaniste" et "multi-ethnique". Un de mes préférés. La scène avec l'indien qui brûle la redingote et le chapeau buse style Lincoln que les "blancs civilisés" lui ont donné est géniale.
    Et Clint : "Alors, messieurs... qu'attendez-vous pour sortir vos pétoires ? Qu'il neige ?"
    10/10

    Doux, dur et dingue (quel titre français ^^ on dirait un Bud Spencer et Terence Hill !) et sa suite Ca va cogner : de bons souvenirs d'enfance de ces deux petits films sans prétention, avec un orang-outan qui vole presque la vedette à Clint ! 6/10 (pour le fun !)

    Bronco Billy : encore un film atypique et franchement sympa, voir émouvant par moments.
    "Et je donne rendez-vous à tous les petits crapeaux et toutes les petites grenouilles sous le chapiteau de Bronco Billy"
    7/10

    Honkytonk Man : le premier chef-d'oeuvre de Clint réalisateur (et acteur) sur un chanteur country atteint de tuberculose qui voyage avec son jeune neveu puis une vagabonde un peu simplette. Un road-movie drôle, tendre, triste, amer. Et Clint chante lui-même !
    Un film génial sur les marginaux de l'Amérique rurale. Et une fin belle à pleurer.
    10/10

    La corde raide : un intéressant (et fort malsain) thriller où le personnage joué par Clint est fort ambivalent. Flic ou assassin ? Ambiance de la vie citadine nocturne et interlope.
    Oppressant et glauque.
    7/10

    Chasseur blanc, coeur noir : un coup de coeur personnel pour ce film (dont Clint n'était pourtant pas satisfait) où Clint joue un réalisateur misanthrope et intraitable inspiré de John Huston sur le tournage africain de African Queen. Je me souviens surtout de la grande qualité des dialogues, fort caustiques.
    9/10

    Impitoyable : bon, que dire ? LE chef-d'oeuvre peut-être ? La grosse claque d'un western qui enterre tous les autres westerns l'ayant précédé dans sa volonté de démythification totale.
    Ambiance noir de noir, considérations sur la vie et le fait de tuer, le prix à payer d'une vie d'assassin et d'alcoolique notoire (William Munny du Missouri : tueur de femmes et d'enfants), la recherche de rédemption... Acteurs gigantesques (Gene Hackman en shérif facho mais lucide, Robert Harris en engslish man into the West, Morgan Freeman impérial...).
    Défintivement une référence pour moi. Et un scénario signé David "Blade Runner" Peoples en passant...
    10/10

    Dans la ligne de mire : un excellent thriller qui n'a d'autre ambition que de divertir et qui le fait très bien. Avec un John Malkovitch génial qui compte pour moi parmi les meilleurs méchants que j'ai vu au cinéma :)
    8/10

    Un monde parfait : je l'oublie souvent ce film et pourtant... encore un grand film et un des meilleurs rôles de Kevin Costner (oui, meilleur que dans Danse avec les loups, je l'affirme !)
    en "bad guy" - qui a "kidnappé" un gosse témoin de Jéhovah - finalement pas si "bad" que ça traqués par des représentants de la loi pas si "good" que ça. Une belle leçon de relativisme morale, ce film ! Faudrait que je le revoie, celui-là.
    9/10

    Les Pleins Pouvoirs : quand Clint s'attaque aux politicards, ça fait mal ! Excellent thriller, efficace, intelligent et qui est aussi une rélfexion sur l'impunité des puissants.
    Et ce que j'aime le plus : un président pourri (Gene Hackman, encore génial !), ce qui est rare dans le cinoche hollywoodien.
    7/10

    Million Dollar Baby : c'est quand même dingue que Clint ait réalisé un mélodrame. Et plus convaincant, à mon sens, que Mystic River. Un beau film, juste et poignant. La dernière image m'a longtemps suivi je dois dire.
    8/10

    Gran Torino : son dernier chef-d'oeuvre pour moi. Ce film à l'histoire toute simple, c'est pourtant un tour de force. La manière dont Clint joue et démythifie (une fois encore) son image de "justicier flingueur" façon Dirty Harry m'a tout simplement bluffé.
    En fait, c'est le film eastwoodien (réalisateur) par excellence je trouve : simple, carré, juste, émouvant sans pathos, indiscutable.
    10/10

Amis

Phileas n'a pas encore ajouté d'ami.

Commentaires

Phileas n'a pas encore de commentaires. Pourquoi ne pas lui dire bonjour ?


Depuis 6/2000
Visites

© 2000/2099 - 1001 BD.com