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Sujets que j'ai initié

  1. Lady Killer T.2

    11 janvier 2018 - 23:09

    Image IPB

    Lady Killer
    Tome 2 : Les vices de Miami

    Scénario : Joëlle Jones
    Dessin : Joëlle Jones
    Editeur : Glénat
    Collection : Glénat Comics
    Date de parution : janvier 2018


    Synopsis : La famille Schuller déménage du côté de Cocoa Beach, en Floride, et continue de mener son petit train de vie. Josie, elle, jongle toujours entre les réunions tupperware, les devoirs des enfants et quelques contrats d'assassinat. Jusqu'au jour où une ancienne connaissance qu'elle aurait préféré oublier fait son apparition. Son petit quotidien risque de rapidement devenir moins tranquille…

    Il existe parfois des BD qui vous parlent. Non, je ne parle pas au figuré : elles vous parlent vraiment. Ou plutôt, dans le cas présent, elle vous susurre des trucs à l'oreille, d'une voix suave et câline. "Pssst. Phileas, mon lapin... c'est Josie Schuller... Tu te souviens de moi dans le tome 1, n'est-ce pas ?" Alors je bredouille comme un collégien : "euh... oui, oui, m'dame".
    Ben oui, je m'en souviens de cette femme au foyer/tueuse à gages qui joue du couteau dans l'Amérique du début des années 60. J'avais pourtant été un peu déçu par un premier tome que j'avais espéré plus barré mais, lors d'une relecture, j'avais mieux apprécié le ton choisi de l'album en me disant qu'il ne fallait pas confondre Josie Schuller et Harley Quinn quand même. Pas le même style. Pas le même dressing non plus.

    Alors, voilà : je rempile pour ce tome 2. Cette fois, la dessinatrice Joëlle Jones se retrouve aussi au scénario (bye bye Jamie S.rich) comme une grande fille. Et il faut bien reconnaître que l'on ne perd pas pour autant au change, tant Mrs Jones s'est totalement approprié le personnage.
    On change de décor (Miami), on change aussi de partenaire criminel en prenant un (vieux) nettoyeur (logique pour accompagner une femme au foyer) au passé pas très net, il faut maintenant composer avec une belle-mère qui connaît le vilain secret de Josie mais qu'importe... les estafilades ne tardent pas à réapparaître. Toujours avec ce mélange de légèreté, d'hyper violence, de petites touches d'humour noir et d'esthétique sixties faussement innocente, Lady Killer se lit avec le même plaisir rafraîchissant que le premier et donne un peu le sentiment (le frisson même) d'une certaine complicité avec l'héroïne qui tue, certes, mais avec une telle élégance (et de toute façon, elle ne tue que des pourris) qu'on lui pardonne volontiers, d'autant que, comme un certain Dexter avec lequel elle n'a jamais été aussi proche (et pas seulement parce qu'ils pratiquent tous deux leur "art" à Miami), Josie a juste ce qu'il faut de conscience et de limites qu'elle se fixe elle-même pour ne pas être la psychopathe intégrale.
    Après tout, comme le monsieur disait dans Certains l'aiment chaud, "nobody's is perfect".

    Lady Killer est donc une lecture plaisante, rehaussée par un graphisme plein d'un charme volontairement un peu suranné, à laquelle il manque néanmoins - comme dans le premier opus - ce "petit quelque chose" en plus qui permettrait de ne pas oublier l'histoire au bout de quelques mois. C'est peut-être le prix à payer quand on choisit le registre de la désinvolture - même nuancée de quelques fulgurances rouges et noires - plutôt que celui de la densité dramatique.
    En tout cas, celle que l'on oublie pas, c'est Josie. La mort lui va si bien.
    Ce qui mérite bien une demi étoile de plus.

    Note : Image IPB
  2. Les Meilleurs Films De 2017

    05 janvier 2018 - 22:49

    Je propose un nouveau petit sujet qui fera la liste des meilleurs films de l'année écoulée. Histoire de se rappeler ceux qu'on a vu et de se précipiter pour voir ceux que l'on a raté pour ne pas mourir idiot.
    J'ai été sur différents sites (y compris sur You Tube) et, en gros, on retrouve un peu les mêmes films.
    A noter que le nouveau Pixar, Coco (qui pourtant n'est pas encore sorti il me semble ou alors j'ai raté un truc Image IPB) casse la baraque et a vraiment l'air d'être un chef-d'oeuvre absolu.

    Sinon, voici un petit échantillon absolument pas exaustive et sans aucun ordre de préférence après quelques recoupements entre les sites.


    CocoLa la landLoganCa La promesseMaryDunkerqueWonder WomanBlade Runner 2049Paddington 2120 battements par minuteGet OutBaby DriverAu-revoir là hautLa planète des singes : SuprématieDetroitMother !GraveThe lost city of ZNocturnals animalsMoonlightOkjaQuelques minutes après minuitGood timeSplitSilenceLionWind River




    Pour être plus complet, vous pouvez jetez un oeil sur ces sites :

    https://www.senscrit...de_2017/1522840
    http://www.cinetrafi...lleur-film-2017
    http://www.allocine....010/annee-2017/ Et http://www.allocine....010/annee-2017/
    http://www.vodkaster...eurs-films-2017


    C'est aussi l'occasion de faire votre top personnel.


    Perso, pour ceux que j'ai pu voir (c'est à dire peu), je mettrai :

    1. Blade Runner 2049
    2. Logan
    3. Quelques minutes après minuit (meilleur film fantastique de l'année. Un chef-d'oeuvre incontournable)
    4. Split
    5. The lost city of Z
    6. Wonder Woman
    7. Traque à Boston
    8. Get Out
    9. HHhH
    10. Moi, moche et méchant 3
  3. Hughes Dayez Et Star Wars : L'Art De Traiter Les Fans Comme Des Coprophages Heureux

    01 janvier 2018 - 23:30

    On a coutume de dire, à propos de l'épisode 8, que les critiques sont très divisées, très tranchées : il y a ceux qui ont adoré et ceux qui ont détesté.
    On oublie qu'il existe aussi une autre catégorie : celle regroupant des critiques qui ne sont ni pour ni contre parce que Star Wars ne leur fait ni chaud ni froid mais qui, surtout, semblent considérer les fans de ces sagas (et de toute saga du même genre ) comme un public de décérébrés incapables de sens critique et sans aucune exigence artistique.
    Parce qu'il sont fans, qui, rappelons-le, est la contraction de fanatique ! CQFD. Bon sang mais c'est bien sûr !

    C'est particulièrement le cas d'un critique professionnel belge, spécialisé dans le cinéma (mais aussi dans la BD franco-belge classique : il est connu pour ses éditions commentées chez l'éditeur Niffles ): Hughes Dayez.

    Image IPB

    Dayez est surtout amateur d'un cinéma d'auteur dans le plein sens du terme (celui que l'on a l'habitude d'étiqueter "chiant" mais qui ne l'est pas toujours).
    Autant dire qu'il n'est jamais très tendre avec le cinéma de l'entertainment et, je l'ai remarqué, plutôt hermétique aux genres du fantastique, de la SF ou de la fantasy. Autant dire aussi qu'il avait déjà traité avec dérision le cas du Seigneur des Anneaux. Et je ne parle pas des films de super-héros ou de Star Trek.
    (Cela dit, il a été plutôt élogieux sur Blade Runner 2049, probablement à cause de son style "auteurisant" justement, qui plaît tant à une certaine intelligentsia)

    Voici deux exemples révélateurs de la manière dont ce genre de critique pro aborde des films comme Star Wars : la critique de l'épisode 7 et celle du récent épisode 8.

    On remarquera surtout deux choses : la similitude entre les deux articles, la pauvreté des arguments, la perplexité affichée (et toujours exprimée) envers ce "machin" qu'est Star Wars et, enfin (last but not least), la condescendance (implicite) envers ce public qui ne regrouperaient que des imbéciles heureux pour peu qu'on leur serve la même tambouille formatée.
    Car le fan, semble dire Mr Dayez, serait dénué de tout sens critique. Puisqu'il suppose que "les fans seront sans doute très contents" (voir sa seconde critique, plus bas)
    Symptomatique d'une certaine presse intello francophone ? Sans doute.

    Mais je me pose surtout une question depuis longtemps : le critique professionnel est-il obligé d'aller voir même les films dont il se fiche éperdument ou a t-il le choix ?
    Dans le premier cas, on pourrait à la limite comprendre la teneur des critiques de Dayez. Pourtant, après recherches, je n'ai pas trouvé de critiques de sa part concernant d'autres produits de l'entertainment (comme les films de super-héros par exemple).
    Dans le second cas, qu'est-ce qui peut pousser un critique comme Dayez de visionner les films d'une saga dont il avoue ne pas comprendre l'engouement qui l'entoure, si ce n'est pour le plaisir malsain de toujours ressortir le même discours ?
    That's the question !

    Quoiqu'il en soit, on ne pourra plus dire que je suis élitiste après avoir lu ces deux critiques. Image IPB

    J'ai mis en gras les passages les plus significatifs (autant que redondants ^^)


    Publié le mercredi 16 décembre 2015 à 00h01

    "Star Wars, le réveil de la force"… et du tiroir-caisse

    L'action de ce nouvel épisode se déroule trente ans après l'épisode 6, soit "Le retour du Jedi". Luke Skywalker a disparu des écrans radars. Grosse déprime ? Maladie ? Le mystère subsiste ; il est devenu un mythe vivant. Pendant ce temps, une nouvelle dictature impose sa loi et la résistance s'organise, vaille que vaille. Rey, une baroudeuse solitaire, fait la rencontre de Finn, un soldat "stormtrooper" repenti. Sur leur route, ils croisent ce bon vieux Han Solo, son copain poilu Chewbakka, et même la princesse Leia (qui a un peu changé de coiffure : elle a troqué ses nids d'hirondelles pour des tresses de serveuse d'Oktoberfest). Avec leur aide, Rey et Finn vont tenter de retrouver Luke Skywalker pour relancer le règne du Jedi…

    Kennedy et Abrams sont des malins. Comme la trilogie sur l'enfance de Darth Vader, réalisée par Lucas au début des années 2000, a déçu tous les fans, les repreneurs de "Star Wars" ont décidé de retrouver les bonnes vieilles ficelles de la trilogie initiée en 1977. A savoir : alterner savamment les scènes de blablas et les scènes de castagne, et réengager les stars historiques de la saga, Harrison Ford et Carrie Fisher – de quoi ravir les nostalgiques. Mais ils n'ont pas oublié les nouvelles générations de spectateurs, avec le duo tout frais Rey/ Finn. De ce côté-là, c'est hélas un peu loupé : Daisy Ridley et John Boyega souffrent d'un désolant déficit de charisme… Mais Mark Hamill n'en avait guère plus, en fait.

    L'intrigue, qui se résume à un éternel combat du Bien contre le Mal, n'offre rien de neuf sous le soleil de la galaxie, mais les fans de "Star Wars" ne veulent pas tant de la nouveauté que retrouver l'univers qui les berce depuis tant d'annéesDe ce côté-là, mission accomplie, sans doute. Quant aux non-fans de "Star Wars", qui n'ont jamais compris l'engouement que pouvait susciter cette saga intergalactique puérile et pompeuse, ce n'est pas ce "Réveil de la force" qui va les réconcilier avec le phénomène.



    Publié le mercredi 13 décembre 2017 à 11h19

    Les critiques d'Hugues Dayez avec "Star Wars, the last Jedi", le retour de Luke Skywalker

    Résumer l'intrigue d'un épisode de "Star Wars" est une démarche vaine. Soit on est fan de la saga, et on veut en savoir le moins possible avant de découvrir le nouvel opus, soit on n'est pas fan, et on se moque éperdument des avatars de cet univers créé par George Lucas il y a quarante ans. On peut se contenter de pointer deux lignes de force de "The Last Jedi". Primo, le retour de Luke Skywalker, héros de l'épisode originel en 1977, toujours incarné par Mark Hamill. Vieux, fatigué, le Jedi vit désormais en ermite sur une île rocheuse où Rey, jeune rebelle, va le retrouver pour le convaincre de reprendre du service… Secundo, la montée en puissance d'un nouveau "méchant" : Kylo Ren (Adam Driver), déjà présent dans l'épisode précédent, s'affirme de plus en plus comme le successeur de Darth Vader.

    Scénariste et réalisateur de ce huitième épisode, Rian Johnson remplit le cahier des charges : comme son prédécesseur J.J. Abrams, il orchestre la rencontre entre les anciens personnages mythiques (Skywalker, la princesse Leia) avec la nouvelle génération des personnages qui vont prendre la relève (Rey – Daisy Ridley, Finn – John Boyega…). Il dose savamment les scènes de palabres et les scènes d'action, il invente de nouvelles bestioles amusantes. Mission accomplie : les fans seront sans doute très contents… Et les autres ? Ils continueront sans doute de se gratter le crâne en se demandant comment cette saga quadragénaire qui n'invente plus rien sur le plan cinématographique depuis des lustres et qui exploite inlassablement le même canevas continue de susciter un tel engouement. C'est sans doute ça, le plus grand mystère de "Star Wars" aujourd'hui.

    Hé bien, non, Mr Dayez : les fans ne sont pas forcément "très contents" et, à voir l'avalanche de critiques négatives de ces mêmes fans, on en est même très loin !
    Et certainement pas parce que Disney leur offre le cocktail bien connu et bien calibré de "50% palabres, 50% action", avec des bestioles amusantes en plus.
    Au fond, ce que l'on peut constater de la part de ces critiques très "Cahiers du Cinéma", c'est la méconnaissance totale de ce dont ils parlent et du public (fan ou simplement intéressé) qui plébiscitent ces oeuvres (oups, pardon Mr Dayez : ces "produits" si vous préférez).
  4. Assassin'S Creed Origins

    02 décembre 2017 - 23:15

    Bon, cette fois, ça y est : je suis sur Assassin's Creed Origins. Et étant donné l'ampleur et les qualités du jeu, il méritait bien son propre topic.

    D'abord, quelques chiffres :

    J'en suis à environ 17 heures de jeu.
    Sur les 34 régions (nomes) à explorer, je n'en ai encore fait que... 5 ! (Siwa, Lac Maréotis, Alexandrie, Kanopos et Sap Meh)
    Côté histoire principale, j'en suis à 9 missions principales sur 25.
    Coté activités annexes (courses hippodrome, arène de gladiateurs, tombeaux, éléphants de guerre (!), recherches d'artefacts divers), j'ai tâté un peu des courses et de quelques tombeaux, et quelques recherches de papyrus. Peu de choses, en somme.
    Bref, à ce stade, il faudrait compter au moins 200 heures de durée de vie en ce qui me concerne !
    Bref, le contenu de ce jeu est vraiment gigantesque, peut-être même encore plus que Skyrim.

    Sinon, il y aurait vraiment trop de choses à en dire et je vais m'en tenir à quelques constatations générales :

    - l'Egypte antique recréée par Ubisoft est somptueuse, hallucinante de détails, pleine de vie (les régions fourmillent de présences animales de toutes sortes).
    Alexandrie est superbe même si, de ce côté, j'ai trouvé qu'en comparaison aux régions rurales et animalières, on y trouvait relativement peu d'habitants.
    Soit. Le monde qui s'étend devant le joueur est énorme et surtout terriblement immersif (l'égypte antique, vous y êtes vraiment !).
    Pas encore vu Memphis, ni le site de Gizeh, ni la plupart des régions vraiment désertiques.

    - toutes les missions, même les plus secondaires, sont scriptées et ne se résument pas à "aller vers X et tuer Y". Le boulot sur les quêtes est énorme et celles-ci sont en plus très diversifiées. Je n'ai encore ressenti aucun ennui.

    - le gameplay a été en grande partie revu par rapport aux précédents AC (je confirme), notamment pour les combats (plus dynamiques sans pour autant être très techniques mais je n'ai pas encore fait les arènes) et l'aspect RPG très complet (arbre de compétences conséquent, crafting, armes diverses avec leurs caractéristiques particulières pour chaque) et l'interface très clair et agréable à utiliser.

    - le système de niveaux qui se joue sur quatre aspects interconnectés : celui des missions, des ennemis, de Bayek et des armes.

    - l'histoire semble très prometteuse, les personnages principaux charismatiques et intéressants, le contexte général fort riche.

    En somme, c'est très clairement le meilleur Assassin's Creed de la saga mais aussi un des meilleurs open world de ces dernières années.

    Et personnellement, ça faisait longtemps que je ne m'étais pas autant investi dans un jeu vidéo. Au point de ne quasiment plus faire que ça de mon temps de libre (ce qui impacte terriblement mes lectures en cours, évidemment).
    La carte est punaisée sur un de mes murs près de la console et le guide collector est à portée de main au cas où...
    Bref, "j'suis d'dans, jusqu'aux dents", comme chantait Charlebois. Image IPB
    Et comme on est en hiver et qu'il fait un temps de merde dehors, quel délice de se plonger dans la lumineuse égypte.

    Faut avouer qu'après toutes les critiques négatives qui n'ont pas cessé de pleuvoir sur les AC de ces dernières années, Ubisoft a redressé la barre de manière remarquable.
    Le jeu n'est pas parfait (encore trop de bugs, une IA toujours perfectible) mais si vous êtes amateur des AC ou simplement de jeux à fond historique ou encore passionné d'égyptologie ou de l'antiquité (ou tout cela à la fois), ce serait difficile de passer à côté.

    Et quand je pense que je n'en suis encore quasiment qu'au début... et que j'ai bien l'intention de l'explorer le plus possible...
    Du sable plein les dents (titre du second album de Jeremiah)
  5. Blade Runner 2049 or not

    06 octobre 2017 - 11:17

    Bon voilà : j'ai vu Blade Runner 2049 hier soir.
    Et, en fait, je ne vais pas entrer dans les détails maintenant (étant donné que vous ne l'avez pas encore vu).
    Je ferai juste un commentaire (sans spoils !), sur lequel d'ailleurs presque tout le monde s'accorde.

    Le film est bon, très bon même. Mais il est vraiment trop long et sa lenteur n'arrange rien.
    Mais le vrai problème est que l'on sent vraiment sa longueur. Car un film long n'est pas un problème en soi quand on ne voit pas le temps passer. Il existe des films aussi longs, voir plus, dont la durée n'est pourtant pas gênante.
    Dans BR 2049, hélas, on sent le poids du temps et, de temps à autre, on soupire intérieurement. Une des raisons est bien sûr sa lenteur mais pas que...
    Et c'est vraiment dommage car c'est principalement sa durée qui le pénalise et l'empêche d'être une grande oeuvre.

    Denis Villeneuve a voulu en faire trop, a voulu se faire plaisir, en se retrouvant dans une situation très rare : un studio lui donne le budget d'un blockbuster (200 millions de dollars quand même) avec carte blanche pour faire ce qu'il veut (et avec l'appui "de poids" de tonton Ridley).
    Résultat : ben... il s'est fait plaisir en rajoutant des couches (inutiles) à son film et en prenant tout son temps dans quasiment chaque plan. Comme s'il voulait graver son film dans le marbre.
    Et c'est cette volonté de (trop) bien faire (et peut-être cette présomption) qui plombe en partie le film.

    Cela dit, BR 2049 reste un film de SF d'exception, surtout pour un film à gros budget et en considérant qu'il s'agit de la suite d'un chef-d'oeuvre: magnifique sur la forme (la réalisation et la photo sont impeccables), intéressant sur le fond (le scénario, sans être génial, est bon et pertinent par rapport au premier) et les acteurs tous excellents. Seule la musique n'est pas au niveau.

    En résumé, BR 2049 est un film à part : un film d'auteur avec les moyens d'un blockbuster. Et, ironiquement, c'est ce qui fait sa force mais aussi sa faiblesse.
    A voir quand même, c'est certain, car les films de SF de cette qualité sont rares.
    Et je crois aussi que mon avis ne sera définitif que lorsque je le reverrai en DVD car c'est aussi un film qui a sans doute besoin d'être "décanté".
    Peut-être, alors, que sa durée excessive sera moins problématique.

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