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  1. Décès De F'Murr : Le Génie Des Alpages S'En Est Allé...

    11 avril 2018 - 18:11

    Richard Peyzaret, plus connu sous le nom de F'murr, est décédé hier 10 avril 2018 : http://www.lemonde.f...83743_3382.html

    Je voulais y consacrer quelques mots car j'appréciais le travail de cet auteur atypique, à l'humour absurde proche du non-sensique, voir abscons ^^ pour le grand public qui ne le lit probablement plus guère aujourd'hui.
    Mais bon... l'humour de F'murr, ce n'était pas celui de Cauvin. Plutôt un mélange entre Roland Topor et Mandryka. A chacun son style.

    Evidemment, F'murr, c'est avant tout l'auteur du Génie des Alpages, dont je me rappelle ma lecture dans de vieux numéros de Pilote que j'avais trouvé chez un bouquiniste. C'était aussi celui d'un album drôlatique intitulé Les Aveugles dont je recommande la lecture, ainsi que Jehan d'Arc dont j'avais lu une partie dans une autre revue défunte : (A suivre)

    Auteur d'un accès difficile, donc, auteur d'une certaine époque aussi où les plus célèbres magazines de BD existaient encore, mais auteur intéressant parce que justement singulier, avec un univers qui n'appartenait qu'à lui.

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  2. Black Magick T.1 : Réveil

    01 avril 2018 - 17:13


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    Black Magick
    Tome 1 : Réveil

    Scénario : Greg Rucka
    Dessins : Nicola Scott
    Edition : Glénat
    Collection : Glénat Comics
    Genre : police montée sur des sabots (fourchus)

    Synopsis : Rowan Black travaille à la criminelle de Portsmouth. En bonne flic, elle a pas mal de choses à cacher. Dont une en particulier : c'est aussi une sorcière. La nuit, elle participe à des rituels secrets – quand ils ne sont pas interrompus par le boulot. Le jour où elle est appelée en urgence pour régler une prise d'otage, Rowan découvre que le criminel connait sa véritable identité. Et qu'il n'est sans doute pas le seul. Alors que la lumière se fait sur son passé, l'avenir de Rowan devient soudain beaucoup plus obscur…

    Habile mélange de polar et de fantastique ésotérico-magique, Black Magick a tout pour séduire l'amateur des deux genres dans ce qu'ils ont de plus classique : d'un côté, l'ambiance du polar hard-boiled avec la vie du commissariat qui sent le café froid, les affaires qui s'entassent et ses flics aguerris (Greg Rucka n'est pas le scénariste de Gotham Central pour rien), de l'autre l'univers nettement plus confidentiel de la sorcellerie, entre magie blanche et noire. Son héroïne nage entre ces deux eaux contraires, entre le prosaïsme de son métier de flic et la surnature de son statut de sorcière issue d'une longue lignée. Bien sûr, l'histoire va faire en sorte que les deux univers se télescopent lors d'une étrange affaire qui implique directement Rowan, ses pouvoirs et... sa (sur)vie. Car une série d'événements amènent vite à la conclusion que la femme est personnellement visée et pas vraiment à cause de son badge.

    Le scénario est parfaitement construit (on pourrait même dire tiré au cordeau), Rucka prend le temps, sur les 160 pages de ce premier tome, de développer les relations des personnages, leur rôle, leur vie privée et les indices de l'intrigue qui s'accumulent.
    On pourrait dire que Greg Rucka est ici à la BD ce que Steve Bochco (New-York Police Blues) ou Dick Wolf (Law and Order) sont à la série télé : entendez par là qu'on est en plein dans le genre "policier procédural", où chaque détail de la progression de l'enquête est montré, le fantastique venant (heureusement) rehausser cet aspect un peu pépère. On y retrouve aussi certains poncifs (le coéquipier complice qui s'inquiète toutes les cinq minutes de l'état mental de sa collègue, le médecin légiste froid et professionnel, la preuve qu'il faut dérober dans la salle des scellés, etc...). C'est donc du solide, de l'éprouvé, du travail de pro, et qui fonctionne toujours, pour peu que l'on aime ça.
    Car, personnellement, ce que je reproche un peu à l'album, c'est justement ce côté très classique et très "carré" : aussi bien au niveau du fantastique que du polar, il manque un petit brin de folie dans tout ça à mon goût, de la subversion comme le genre fantastique sait si bien introduire. On est donc à l'opposé du surnaturel dantesque, quoique la fin laisse entrevoir, avec l'irruption d'une sarabande de démons bien vicelards, une suite peut-être plus jouissive de ce côté-là.

    De manière très cohérence, le travail graphique de Nicola Scott est parfaitement à l'image du scénario : avec son style ultra-réaliste et détaillé (quasiment proche du photo-réalisme), que ce soit dans les visages des protagonistes ou les décors, dans un rendu tout en nuances de gris (les quelques touches de couleurs ne sont là que pour rendre certains phénomènes surnaturels), on est là encore dans un registre où les excentricités visuelles ne sont pas les bienvenues.
    Amateurs des bizarreries formelles et conceptuelles d'un d'Andreas, passez votre chemin ! En revanche, pour ceux qui aiment ce type de fantastique discret, "sage" et surtout très implanté dans le réel, c'est une BD qu'ils apprécieront certainement.
    On aura compris pour ma part, je pense, où se situe mes préférences. D'où ma note relativement chiche alors que d'autres lui aurait ajouté une demi étoile de plus.

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  3. Insexts T.1 : Chrysalide

    31 mars 2018 - 21:07

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    Insexts
    Tome 1 : Chrysalide

    Scénario : Marguerite Bennett
    Dessin : Ariela Kristantina
    Edition : Snorgleux
    Genre : saphisme entomologique post-cronenbergien

    Synposis : Dans l'Angleterre victorienne, une femme et sa dame de compagnie métisse, dotées de pouvoirs surnaturels, entament une relation amoureuse.
    Dans un monde mêlant fantastique et luxure, elles donnent naissance à un enfant.

    Et si David Cronenberg avait été une femme et avait situé ses histoires dans le Londres victorien ?
    C'est l'analogie qui vient à l'esprit quand on lit Insexts. Car ne vous laissez pas tromper par la (très belle) couverture proche de l'art d'un Mucha : il s'agit bien d'un comic d'horreur. Et plus précisément de ce que les anglophones appellent le "body horror" (que l'on pourrait traduire par "horreur corporelle") dont le réalisateur de Videodrome en est le plus célèbre représentant.
    La transformation du corps, ayant pour séquelle celle de l'esprit. Et surtout, ici, celui de la femme. Clairement féministe dans son propos, Insexts utilise le fantastique de manière un peu allégorique (même si les scènes sont très concrètes) pour décrire le corps féminin autant dans ses atours les plus séduisants que... dans ses manifestations les plus sanglantes. La scénariste, Marguerite Bennett, dit ainsi dans sa préface : "pourquoi écrire un comics aussi gore, sur des femmes, quand on est une femme ? Parce que s'il y a bien des personnes qui sont au courant des aspects les plus crus, sanglants, et transformateurs du corps… c'est probablement les femmes".
    Ce point de vue - pertinent - est ainsi le postulat d'une histoire de fantastique horrifique originale et, surtout, que l'on ne pourra taxer de gratuité.
    En effet, étant cohérente avec son propos, la scénariste et la dessinatrice Ariela Kristantina proposent cette série audacieuse pour publics avertis qui, si elle a bien un atout à faire valoir, c'est cette singularité transgressive à la fois dans le rapport à la femme et le statut de celle-ci dans la société corsetée et machiste du XIXiè siècle.

    Un peu à la manière des Fleurs du Mal de Baudelaire, Insexts oscille sans cesse entre l'émoustillant (les scènes de saphisme explicites sont assez nombreuses) et le répugnant (les scènes gores et viscérales). Le poète du spleen ne faisait pas autre chose quand, dans son célèbre poème "Une charogne", il juxtaposait la vision écœurante d'un cheval mort sur la route, les tripes à l'air, avec l'image d'une femme aimée et désirée.
    Et le duo d'autristes semble s'amuser à provoquer le lecteur (surtout masculin à mon sens !) et lui montrer qu'au-delà du diktat de l'érotisation que subissent les femmes, il existe une réalité plus triviale. Et cette réalité, Marguerite Bennett et Ariela Kristantina l'exprime paradoxalement à travers le prisme du fantastique.
    Les insectes eux-mêmes, aussi présents dans l'histoire que suggérés dans le titre même, sont des créatures qui suscitent généralement le dégoût et la peur. L'étrangeté aussi. Concrètement, nos charmantes desmoiselles se transformeront donc en créatures insectoïdes peu ragôutantes pour protéger leur famille - car les deux héroïnes ont un enfant, né de la plus étrange façon - des agressions extérieures.

    Celles-ci prendront d'abord la forme d'une sorte de thriller avec un mari volage et encombrant dont on souhaite se débarasser, puis de son frère (et son épouse) cherchant à récupérer son( leur) héritage et soupçonneux envers les deux "femmes damnées" (comme aurait dit le poète), puis d'une histoire de tueur en série qui hante les rues de Londres et de créatures aussi monstrueuses mais de nature moins... humaine. Un scénario qui, sans être follement passionnant, rempli son programme de péripéties plus ou moins divertissantes mais le plus intéressant est, pour le moment en tout cas, ailleurs : l'ambiance décadente et les éléments suffisamment déconcertants pour attiser la curiosité... ou le rejet. Cette BD ne fera pas l'unanimité, loin de là : cette cohabitation "contre-nature" entre érotisme et horreur viscérale, entre sensualité raffinée et épanchements de liquides corporels mêlés de grouillements insectoïdes (^^), risquent d'en déranger certains. Personnellement, j'ai préféré parfois survoler autant que faire se peut certaines scènes peu ragoûtantes, je l'avoue.
    Reste le discours, en filigrane, sur la (pénible) condition féminine dans l'Angleterre victorienne qu'on ne peut que saluer et qui amène le lecteur à se sentir solidaire du couple lesbien - voir complice. Complice dans leur immoralité et leur monstruosité même. Les plus machos, eux - ou les estomacs délicats - passeront très certainement leur chemin et je me vois mal leur en conseiller la lecture, sauf peut-être pour les asticoter un peu !

    Quid du travail graphique ? J'ai été, je l'ai dit, d'emblée attiré par la belle couverture (les belles couvertures, en fait, puisque chacune des TPB sont aussi réussies) ainsi que par le travail général de Ariela Kristantina, qui offre parfois des planches/cases aussi soignées, le tout rehaussé de couleurs chaudes.
    Toutefois, il faut souligner que son travail souffre d'une irrégularité frappante et, pour ceux qui connaissent, j'ai tout de suite pensé au dyptique Songes dessiné par Terry Dodson. Comme chez ce dernier, si on parcours les planches d'un regard rapide, le résultat semble joli et finement exécuté. Mais si on s'attarde un peu... on constate que certains dessins font carrément brouillons, bâclés.
    Bref, dans l'ensemble, comme chez Dodson, ça flatte l'oeil. Dans le détail, c'est plus nuancé.
    Reste quand même un rendu général à l'esthétique et à la sensualité séduisante... quand le gore ne vient pas trancher dans le vif cette belle parure délicate et chatoyante.
    Sans être une lecture vraiment prenante, Insexts est surtout à mon sens une curiosité qui se démarque surtout par son propos de fond, l'audace et la crudité de ses scènes et un graphisme inégal mais élégant, en contraste avec les horreurs montrées.

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  4. Lady Killer T.2

    11 janvier 2018 - 23:09

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    Lady Killer
    Tome 2 : Les vices de Miami

    Scénario : Joëlle Jones
    Dessin : Joëlle Jones
    Editeur : Glénat
    Collection : Glénat Comics
    Date de parution : janvier 2018


    Synopsis : La famille Schuller déménage du côté de Cocoa Beach, en Floride, et continue de mener son petit train de vie. Josie, elle, jongle toujours entre les réunions tupperware, les devoirs des enfants et quelques contrats d'assassinat. Jusqu'au jour où une ancienne connaissance qu'elle aurait préféré oublier fait son apparition. Son petit quotidien risque de rapidement devenir moins tranquille…

    Il existe parfois des BD qui vous parlent. Non, je ne parle pas au figuré : elles vous parlent vraiment. Ou plutôt, dans le cas présent, elle vous susurre des trucs à l'oreille, d'une voix suave et câline. "Pssst. Phileas, mon lapin... c'est Josie Schuller... Tu te souviens de moi dans le tome 1, n'est-ce pas ?" Alors je bredouille comme un collégien : "euh... oui, oui, m'dame".
    Ben oui, je m'en souviens de cette femme au foyer/tueuse à gages qui joue du couteau dans l'Amérique du début des années 60. J'avais pourtant été un peu déçu par un premier tome que j'avais espéré plus barré mais, lors d'une relecture, j'avais mieux apprécié le ton choisi de l'album en me disant qu'il ne fallait pas confondre Josie Schuller et Harley Quinn quand même. Pas le même style. Pas le même dressing non plus.

    Alors, voilà : je rempile pour ce tome 2. Cette fois, la dessinatrice Joëlle Jones se retrouve aussi au scénario (bye bye Jamie S.rich) comme une grande fille. Et il faut bien reconnaître que l'on ne perd pas pour autant au change, tant Mrs Jones s'est totalement approprié le personnage.
    On change de décor (Miami), on change aussi de partenaire criminel en prenant un (vieux) nettoyeur (logique pour accompagner une femme au foyer) au passé pas très net, il faut maintenant composer avec une belle-mère qui connaît le vilain secret de Josie mais qu'importe... les estafilades ne tardent pas à réapparaître. Toujours avec ce mélange de légèreté, d'hyper violence, de petites touches d'humour noir et d'esthétique sixties faussement innocente, Lady Killer se lit avec le même plaisir rafraîchissant que le premier et donne un peu le sentiment (le frisson même) d'une certaine complicité avec l'héroïne qui tue, certes, mais avec une telle élégance (et de toute façon, elle ne tue que des pourris) qu'on lui pardonne volontiers, d'autant que, comme un certain Dexter avec lequel elle n'a jamais été aussi proche (et pas seulement parce qu'ils pratiquent tous deux leur "art" à Miami), Josie a juste ce qu'il faut de conscience et de limites qu'elle se fixe elle-même pour ne pas être la psychopathe intégrale.
    Après tout, comme le monsieur disait dans Certains l'aiment chaud, "nobody's is perfect".

    Lady Killer est donc une lecture plaisante, rehaussée par un graphisme plein d'un charme volontairement un peu suranné, à laquelle il manque néanmoins - comme dans le premier opus - ce "petit quelque chose" en plus qui permettrait de ne pas oublier l'histoire au bout de quelques mois. C'est peut-être le prix à payer quand on choisit le registre de la désinvolture - même nuancée de quelques fulgurances rouges et noires - plutôt que celui de la densité dramatique.
    En tout cas, celle que l'on oublie pas, c'est Josie. La mort lui va si bien.
    Ce qui mérite bien une demi étoile de plus.

    Note : Image IPB
  5. Les Meilleurs Films De 2017

    05 janvier 2018 - 22:49

    Je propose un nouveau petit sujet qui fera la liste des meilleurs films de l'année écoulée. Histoire de se rappeler ceux qu'on a vu et de se précipiter pour voir ceux que l'on a raté pour ne pas mourir idiot.
    J'ai été sur différents sites (y compris sur You Tube) et, en gros, on retrouve un peu les mêmes films.
    A noter que le nouveau Pixar, Coco (qui pourtant n'est pas encore sorti il me semble ou alors j'ai raté un truc Image IPB) casse la baraque et a vraiment l'air d'être un chef-d'oeuvre absolu.

    Sinon, voici un petit échantillon absolument pas exaustive et sans aucun ordre de préférence après quelques recoupements entre les sites.


    CocoLa la landLoganCa La promesseMaryDunkerqueWonder WomanBlade Runner 2049Paddington 2120 battements par minuteGet OutBaby DriverAu-revoir là hautLa planète des singes : SuprématieDetroitMother !GraveThe lost city of ZNocturnals animalsMoonlightOkjaQuelques minutes après minuitGood timeSplitSilenceLionWind River




    Pour être plus complet, vous pouvez jetez un oeil sur ces sites :

    https://www.senscrit...de_2017/1522840
    http://www.cinetrafi...lleur-film-2017
    http://www.allocine....010/annee-2017/ Et http://www.allocine....010/annee-2017/
    http://www.vodkaster...eurs-films-2017


    C'est aussi l'occasion de faire votre top personnel.


    Perso, pour ceux que j'ai pu voir (c'est à dire peu), je mettrai :

    1. Blade Runner 2049
    2. Logan
    3. Quelques minutes après minuit (meilleur film fantastique de l'année. Un chef-d'oeuvre incontournable)
    4. Split
    5. The lost city of Z
    6. Wonder Woman
    7. Traque à Boston
    8. Get Out
    9. HHhH
    10. Moi, moche et méchant 3

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