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  1. The Raven (Remastered) : Point & Click & Fuck

    03 février 2019 - 21:02

    Avertissement aux âmes sensibles : le contenu de ce post est volontairement un déferlement de HAINE dénuée de tout second degré. Car quand un jeu vous en fait chier au point que vous êtes sur le point de balancer votre console par la fenêtre mais, surtout et de manière plus effective, vous fait vraiment SOUFFRIR, vous TORTURE littéralement et mentalement, il n'y a plus moyen de faire preuve de cette distance salutaire, de ce relativisme de bon aloi qui est censée séparer l'homme civilisé de la BETE féroce, du PSYCHOPATHE, du SERIAL KILLER...
    Et je le dis sans aucun humour : les développeurs de jeux vidéos de type "point and click" - une espèce heureusement en voie de disparition et ce n'est pas dommage - mériteraient d'être écorchés vifs en place publique, le corps ainsi dépiauté grignoté par une colonie de fourmis magnans !
    Pourquoi ?
    Parce que toute personne s'étant essayé à ce genre de jeu en a sûrement déjà remarqué le principal défaut : la débilité des moyens proposés par les développeurs pour résoudre une situation avec, pour seules armes, des objets - et pire encore : des combinaisons d'objets - incongrus dont on est censé se servir, sans rire, pour se sortir d'une situation, au point que McGyver lui-même en serait choqué.


    Image IPB


    The Raven (Remastered) sur PS4 était, a priori, un sympathique petit jeu d'enquête dans un univers très Agatha Christien. Sorti naguère sur PS3, il va sans dire que, même "remasterisé", sur le plan visuel et technique, il est à Red Dead Dedemption 2 ce qu'un épisode de Bob l'éponge est à Alita Battle Angel. Mais là n'est pas la question : oui, c'est moche, dépassé, animation pourrie, gameplay très poussif et le jeu est... lent... mais lent... aussi lent qu'un épisode de Derrick. Mais bon... c'est un jeu d'enquête, pas un beat'em all !
    Toutefois, il avait pour lui (à mes yeux en tout cas) de se situer dans cette ambiance rétro avec, en prime, des lieux tels que l'Orient-Express, Le Caire, une croisière sur un navire, un mystérieux voleur déguisé en corbeau et une brochette de protagonistes tout droit sorti d'un roman d'Agatha.
    Donc, j'aurais pu lui pardonner ses défauts techniques.

    Hélas, il possède aussi les défaut de gameplay propre aux "point & click" lambda que je viens de citer plus haut : les moyens de résoudre les situations sont tellement cappilotractés qu'un être humain possédant une logique normale (celle d'un humain justement, pas celle d'un Lewis Carroll) ne peut que mettre une bonne trentaine de minutes pour les résoudre, s'arrachant les cheveux par des allers et retours entre les divers décors, combinant tout ce qui peut être combinés toujours selon la logique humaine et, au bout du compte, de guerre lasse, aller voir une soluce sur le Net et réaliser que la solution est... COMPLETEMENT DEBILE !



    Exemple 1 : à bord de l'Orient-Express, votre perso est censé confondre un voleur ayant l'apparence d'un violoniste. Sauf que, pour ce faire, il faut détourner son attention afin de fouiller son étui à violon.
    Très bien...
    Après avoir épuisé toutes les solutions envisageables pendant une demi-heure sans succès, voilà donc ce que vous dit la soluce :

    Vous vous souvenez de la fenêtre ? Le violoniste ne supporte pas quand celle-ci est ouverte. Ce que vous devez faire, c'est ouvrir la fenêtre et bloquer le mécanisme à l'aide de votre cure-dents (image 22). La fenêtre est bloquée mais l'homme a détourné son attention de son violon. C'est le moment d'agir ! Dans le boitier du violon, vous découvrez un pistolet et le portefeuille de la Baronne (image 23). Récupérez le portefeuille et parlez au violoniste qui a été pris la main dans le sac.

    Mais... MAIS PUTAIN DE BORDEL DE MERDE DE FILS DE... !!!!!!
    Ca vous arrive souvent, vous, de bloquer une fenêtre avec... un cure-dent !!!!!!!!!
    L'homme-sans-nom (alias Clint Eastwood) peut-être (et encore) mais pas moi.



    Exemple 2 (un vrai cauchemar qui m'a valu quarante minutes de cogitations inutiles Image IPB).
    Toujours dans l'Orient-Express, il s'agit simplement de trouver de quoi faire une torche et l'allumer.
    Une torche !
    Après abandon par crise de nerfs, voilà ce que nous dit la soluce (c'est long parce que c'est alambiqué au possible !) :

    Alors que vous reprenez vos esprits, parlez au Dr. Ce dernier vous donne des allumettes. Sortez ensuite à l'extérieur pour vérifier les dégâts (image 26). Vérifiez tout (montez sur le toit, descendez pour constater l'état de l'attelage des voitures) et retournez dans le wagon restaurant. Regardez par la fenêtre pour constater qu'un feu s'est déclenché. Allez derrière le bar et prenez la bouteille de rhum. Zellner la pose sur le comptoir. Regardez ensuite le bol de bonbons à proximité. Allez ensuite vers la salle à manger du restaurant et utilisez l'extincteur (à gauche) pour casser le pied de la chaise (image 27). Avancez ensuite légèrement et arrachez le rideau qui se trouve à droite (image 28).
    Retournez au bar afin de confectionner une torche. Combinez le rideau au morceau de chaise. Une fois que votre torche artisanale est prête, imbibez celle-ci avec le rhum et utilisez vos allumettes pour allumer la torche (image 29). Malheureusement, le dispositif n'est pas efficace et le feu s'éteint rapidement. Vous devez alors confectionner une torche plus résistante. Combinez le rhum avec le rideau puis sortez. Descendez sous le train et utilisez la graisse de l'attelage sur le rideau imbibé d'alcool. Retournez ensuite près du bar et combinez le pied de chaise au rideau (image 30). Versez ensuite le rhum dans le bol de bonbons puis combinez une allumette à ce fameux bol (image 31).
    Le bol s'enflamme. Il ne reste plus qu'à prendre votre torche artisanale et à la plonger dans le bol. Grâce à cette lumière, ressortez et allez sous le train pour détacher l'attelage des voitures (image 32).

    On remarquera le procédé terriblement "évident" pour fabriquer une foutue torche !
    Et surtout, tous les bâtons que le jeu vous met dans les pieds pour (ne pas) y arriver.
    M'enfin, merde : ramper sous un train pour utilisez la graisse de l'attelage sur le rideau imbibé d'alcool ? Vous vous foutez de qui, là ? Du tissu imbibé d'une solution à 80% d'alcool, ça crame très bien comme ça, merci. Image IPBImage IPB
    Et je ne parle même pas de ce )à&(ç!é§(!§'"ç'(éèç!"è'( de bol de (brise) bonbons à utiliser en plus !

    Vous savez quoi, puisqu'on en est à parler de torches, messieurs les développeurs ?
    Quand je joue à ce genre de connerie, j'en deviendrais un nostalgique de l'Inquisition.
    Savonarole : reviens !

    Raaah... ça fait du bien. Image IPB
    Inutile de dire que je n'ai pas été au-delà du premier chapitre...
  2. Clint Eastwood : The Last Stand Man

    25 janvier 2019 - 22:11

    J'ai eu dernièrement une pensée (émue) pour Clint Eastwood en regardant des vidéos critiques de son dernier film en date, La Mule.
    Je sais, il n'est pas encore mort mais bon... en fait, justement : je n'ai pas envie d'attendre qu'il le soit pour - comme ce sera fatalement le cas - me lancer dans un de ces panégyriques post-mortem dont les médias ont le secret avec des commentaires du genre "une légende nous a quittés !", "le dernier des géants s'est éteint" ou (un peu plus couillu) "ce salaud d'Harry nous manque déjà"
    Pourquoi faut-il toujours attendre qu'un mec clamse pour se répandre en hommages ? Par sens de l'à-propos" ? Euh... oui, bon, d'accord.
    Mais autant le faire avant, tant qu'à faire.

    Chacun sait qu'il vient de sortir un nouveau film (La Mule) qui a reçu de très bonnes critiques.
    Mais c'est aussi le nouveau film dans lequel il joue, ce qu'il n'avait plus fait depuis Gran Torino en 2009. A 88 ans. Et à voir les trailers, toujours bien debout. Last stand man !
    Merde, ce type me scie vraiment. A cet âge-là, on peut légitiment se demander si ce n'est pas le dernier film qu'il réalise (on parle déjà de son "film testament" alors qu'il travaille déjà sur un autre intitulé Impossible Odds) mais surtout (et sûrement) si ce n'est pas la dernière fois qu'on le voit jouer dans un film.
    Je ne sais pas vous mais moi, ça me donne quelques frissons à cette idée.
    Et j'imagine que quand je verrai ce film, il prendra une dimension toute particulière.
    Et que quand ce "monstre sacré" du cinéma tirera sa révérence, c'est quand même tout un pan de l'histoire du cinéma qui disparaîtra avec lui. Un certain cinéma qui, déjà, n'existe plus en fait, entre classicisme sur le fond et sobriété sur la forme, scénarios solides et personnages fouillés.
    Et une belle paire de cojones qui envoie valdinguer tous les biens-pensants !
    Si ça, ce n'est pas interpellant... je sais pas ce qu'il vous faut.

    J'avais donc envie d'ouvrir ce sujet ad vitam (en laissant le "aeternam" pour plus tard) et revenir sur sa carrière, ce qu'il a représenté pour le cinéma et pour les spectateurs que nous sommes. Combien de films de son impressionnante filmographie (en tant qu'acteur seul et/ou réalisateur) avez-vous vu ? Quels sont vos préférés, ceux qui vous ont particulièrement marqués ? Ceux que vous n'aimez pas aussi.
    Mais Clint Eastwood, c'est aussi un paradoxe vivant qui m'a souvent laissé perplexe : politiquement républicain - et même dans sa tendance réactionnaire - mais aussi libertaire et féministe, anti-violent par principe mais possédant une des filmographies les plus violentes du cinéma américain de ces 50 dernières années. Humaniste et misanthrope à la fois !
    Plus Américain que lui tu meurs et, néanmoins, iconisé en Europe même par les plus fervents anti-américanistes "primaires".
    Clint cultive les paradoxes comme d'autres font des tartes aux épinards (n'est-ce pas Pos !)
    Mais le plus grand paradoxe est encore celui-là : d'être toujours fidèle et égal à lui-même malgré ses contradictions !
    Mais revenons au cinéma.

    Voici sa filmographie complète pour plus de clarté, divisée en deux parties assez logiquement :


    Les débuts

    1955 Allen in Movieland
    (téléfilm)
    1955 La Revanche de la créature
    1955 Francis in the Navy
    1955 Madame de Coventry
    1955 Tarantula !
    1956 Les Aventuriers du Far West
    (série télévisée)
    1956 West Point
    (série télévisée)
    1956 Highway Patrol
    (série télévisée)
    1956 Ne dites jamais adieu
    1956 La corde est prête
    1956 Brisants humains
    1956 La VRP de choc
    1957 Escapade au Japon
    1958 Navy Log
    (série télévisée)
    1958 C'est la guerre
    1958 Ambush at Cimarron Pass
    1959 Maverick
    (série télévisée)
    1959 Alfred Hitchcock présente
    (série télévisée)
    1959-1965 Rawhide
    (série télévisée)
    1962 Le Jour le plus long


    La consécration

    1964 Pour une poignée de dollars
    1965 Et pour quelques dollars de plus
    1966 Le Bon, la Brute et le Truand
    1966 Les Sorcières
    1968 Pendez-les haut et court
    1968 Un shérif à New York
    1968 Quand les aigles attaquent
    1969 La Kermesse de l'Ouest
    1970 Sierra torride
    1970 De l'or pour les braves
    1970 Les Proies
    1971 Un frisson dans la nuit
    1971 L'Inspecteur Harry
    1972 Joe Kidd
    1973 L'Homme des Hautes Plaines
    1973 Breezy
    1973 Magnum Force
    1973 Le Canardeur
    1975 La Sanction
    1976 Josey Wales hors-la-loi
    1976 L'inspecteur ne renonce jamais
    1977 L'Épreuve de force
    1978 Doux, Dur et Dingue
    1979 L'Évadé d'Alcatraz
    1980 Bronco Billy
    1980 Ça va cogner
    1982 Firefox, l'arme absolue
    1982 Honkytonk Man
    1983 Le Retour de l'inspecteur Harry
    1984 La Corde raide
    1985 Haut les flingues !
    1985 Pale Rider, le cavalier solitaire
    1985 Histoires fantastiques (épisode 1.12 Vanessa)
    1986 Le Maître de guerre
    1988 Bird
    1988 La Dernière Cible
    1988 Thelonious Monk: Straight, No Chaser
    (film documentaire)
    1989 Pink Cadillac
    1990 Chasseur blanc, cœur noir
    1990 La Relève
    1992 Impitoyable
    1993 Dans la ligne de mire
    1993 Un monde parfait
    1994 A Century of Cinema
    (film documentaire)
    1995 Sur la route de Madison
    1995 Casper (non crédité)
    1995 Les Aventuriers de l'or noir
    1996 Les Pleins Pouvoirs
    1997 Minuit dans le jardin du bien et du mal
    1999 Jugé coupable
    2000 Space Cowboys
    2002 Créance de sang
    2003 Mystic River
    2004 Million Dollar Baby
    2004 Épreuves d'artistes
    (film documentaire)
    2005 Budd Boetticher: A Man Can Do That
    (téléfilm)
    2006 Mémoires de nos pères
    2007 Lettres d'Iwo Jima
    2007 Grace Is Gone
    2008 L'Échange
    2009 Gran Torino
    2009 Invictus
    2010 Au-delà
    2011 J. Edgar
    2012 Une nouvelle chance
    2014 Jersey Boys
    2014 American Sniper
    2016 Sully
    2018 Le 15 h 17 pour Paris
    2018 La Mule



    Mes préférences :

    Bon, évidemment (comme tout le monde), difficile de ne pas mentionner la "trilogie du dollar", à savoir Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus et Le Bon, la Brute et le Truand. Le dernier étant pour moi le sommet et l'un de mes westerns préférés, toutes époques confondues.
    7/10 8/10 et 10/10

    Un petit mot pour ce film peu connu et atypique de 1970, Les Proies, dont je me rappelle l'aspect sulfureux (un soldat sudiste est recueilli par un groupe de jeunes filles nordistes vite émoustillées par la présence de cet inconnu ^^) et le fait ironique que... Clint passe quasiment tout le film alité ! Un film vraiment à part dans sa filmo, à la fois sensuel et malsain.
    7/10

    Dirty Harry, forcément... mon préféré étant Magnum Force (9/10) et pour les autres 8/10 (La dernière cible, plutôt un 7/10 bien payé)

    Josey Wales, hors-la-loi : trop peu connu et pourtant... western magnifique et peut-être le premier western "humaniste" et "multi-ethnique". Un de mes préférés. La scène avec l'indien qui brûle la redingote et le chapeau buse style Lincoln que les "blancs civilisés" lui ont donné est géniale.
    Et Clint : "Alors, messieurs... qu'attendez-vous pour sortir vos pétoires ? Qu'il neige ?"
    10/10

    Doux, dur et dingue (quel titre français ^^ on dirait un Bud Spencer et Terence Hill !) et sa suite Ca va cogner : de bons souvenirs d'enfance de ces deux petits films sans prétention, avec un orang-outan qui vole presque la vedette à Clint ! 6/10 (pour le fun !)

    Bronco Billy : encore un film atypique et franchement sympa, voir émouvant par moments.
    "Et je donne rendez-vous à tous les petits crapeaux et toutes les petites grenouilles sous le chapiteau de Bronco Billy"
    7/10

    Honkytonk Man : le premier chef-d'oeuvre de Clint réalisateur (et acteur) sur un chanteur country atteint de tuberculose qui voyage avec son jeune neveu puis une vagabonde un peu simplette. Un road-movie drôle, tendre, triste, amer. Et Clint chante lui-même !
    Un film génial sur les marginaux de l'Amérique rurale. Et une fin belle à pleurer.
    10/10

    La corde raide : un intéressant (et fort malsain) thriller où le personnage joué par Clint est fort ambivalent. Flic ou assassin ? Ambiance de la vie citadine nocturne et interlope.
    Oppressant et glauque.
    7/10

    Chasseur blanc, coeur noir : un coup de coeur personnel pour ce film (dont Clint n'était pourtant pas satisfait) où Clint joue un réalisateur misanthrope et intraitable inspiré de John Huston sur le tournage africain de African Queen. Je me souviens surtout de la grande qualité des dialogues, fort caustiques.
    9/10

    Impitoyable : bon, que dire ? LE chef-d'oeuvre peut-être ? La grosse claque d'un western qui enterre tous les autres westerns l'ayant précédé dans sa volonté de démythification totale.
    Ambiance noir de noir, considérations sur la vie et le fait de tuer, le prix à payer d'une vie d'assassin et d'alcoolique notoire (William Munny du Missouri : tueur de femmes et d'enfants), la recherche de rédemption... Acteurs gigantesques (Gene Hackman en shérif facho mais lucide, Robert Harris en engslish man into the West, Morgan Freeman impérial...).
    Défintivement une référence pour moi. Et un scénario signé David "Blade Runner" Peoples en passant...
    10/10

    Dans la ligne de mire : un excellent thriller qui n'a d'autre ambition que de divertir et qui le fait très bien. Avec un John Malkovitch génial qui compte pour moi parmi les meilleurs méchants que j'ai vu au cinéma :)
    8/10

    Un monde parfait : je l'oublie souvent ce film et pourtant... encore un grand film et un des meilleurs rôles de Kevin Costner (oui, meilleur que dans Danse avec les loups, je l'affirme !)
    en "bad guy" - qui a "kidnappé" un gosse témoin de Jéhovah - finalement pas si "bad" que ça traqués par des représentants de la loi pas si "good" que ça. Une belle leçon de relativisme morale, ce film ! Faudrait que je le revoie, celui-là.
    9/10

    Les Pleins Pouvoirs : quand Clint s'attaque aux politicards, ça fait mal ! Excellent thriller, efficace, intelligent et qui est aussi une rélfexion sur l'impunité des puissants.
    Et ce que j'aime le plus : un président pourri (Gene Hackman, encore génial !), ce qui est rare dans le cinoche hollywoodien.
    7/10

    Million Dollar Baby : c'est quand même dingue que Clint ait réalisé un mélodrame. Et plus convaincant, à mon sens, que Mystic River. Un beau film, juste et poignant. La dernière image m'a longtemps suivi je dois dire.
    8/10

    Gran Torino : son dernier chef-d'oeuvre pour moi. Ce film à l'histoire toute simple, c'est pourtant un tour de force. La manière dont Clint joue et démythifie (une fois encore) son image de "justicier flingueur" façon Dirty Harry m'a tout simplement bluffé.
    En fait, c'est le film eastwoodien (réalisateur) par excellence je trouve : simple, carré, juste, émouvant sans pathos, indiscutable.
    10/10
  3. Strange Brigade : Le Jeu Pur Pulp

    12 janvier 2019 - 17:54

    Image IPB

    Strange Brigade est un jeu développé par Rebellion (les Sniper Elite, c'est eux) sorti en aôut 2018 et qui est un peu passé inaperçu à côté des mastodontes Spider-Man, Red Dead Redemption 2 et autres qui ont fait l'actualité de ces derniers mois.
    Par ailleurs, les critiques pros n'ont pas été tendres avec le jeu, jugé trop limitatif et classique par rapport aux standards vidéoludiques actuels. 12/20 sur jeuxvideo.com (mais 16/20 pour la moyenne des avis des joueurs ^^), 5/10 sur gamekult...
    Et c'est vrai qu'il s'agit d'un jeu d'aventure TPS assez basique dans son gameplay.

    Toutefois, ce qui le distingue, c'est son ambiance pulpesque assumé et, personnellement, j'aime ce genre de références. D'où mon envie de lui consacrer un topic.
    Dans Strange Brigade, qui se veut avant tout un jeu coopératif mais peut aussi se jouer en solo, les joueurs incarnent des héros archétypaux des années 30 qui vont vivre une aventure échevelée dans une Egypte fantasmée et largement fantastique, affrontant des hordes de momies, squelettes, scorpions géants, pseudo-minotaures et monstres divers, pour mettre fin au règne maléfique de la reine Seteki (non, je ne relèverai pas le jeu de mots...)

    Pas besoin d'en dire plus : on est bien dans le registre du film La Momie (avec Brendan Fraser), le jeu puisant surtout dans les pulps des années 20 et 30 avec leurs explorateurs-archéologues-militaires à la retaite intrépides (et de préférence britanniques, my dear !) et les vieux serials en noir et blanc.
    Et à ce sujet, Stange Brigade joue à fond la carte du kitsch, allant même jusqu'à proposer des cinématiques en noir et blanc à l'image volontairement vieillie et, surtout, un narrateur au ton emphatique qui commente la progression des joueurs tout au long de la partie, ponctués de "Good Heaven !" et "By jove !" tout droit sorti d'une aventure de Blake et Mortimer.
    Et, personnellement... j'ADORE ! Image IPB

    Image IPB

    A l'heure où je ne me reconnais plus trop dans un paysage vidéoludique qui se complait trop souvent dans la noirceur et le sérieux (Read Dead, Last of Us, The Witcher, Tomb Raider version contemporaine, etc...) quel vent de fraîcheur apporte ce modeste Strange Brigade léger, coloré, fun, drôle et pas prise de tête !
    Et-au delà de son ambiance pulp haute en couleur (il y a même un dirigeable, qui fait office de QG pour les personnages), le gameplay est fort accessible, se prenant en main très vite sans s'encombrer d'éléments RPG tellement à la mode (ou de looongues cinématiques)

    Image IPB

    Le gameplay de Strange Brigade ?
    L2 pour viser, R2 pour tirer, X pour esquiver, O pour activer une compétence d'amulette magique spécifique à chaque personnage (après que sa jauge ait été remplie avec les âmes de vos adversaires), triangle pour interagir avec le décor, L1 pour lancer grenades et autres explosifs et... c'est à peu près tout.
    Pour le reste, vous pourrez récolter des munitions, upgrader vos armes avec des artefacts, trouver des armes à usage limité (du fusil de sniper au lance-flammes) dans des coffres et acheter de l'équipement.

    Contrairement à ce que je croyais (où que l'on m'avait fait croire Image IPB), Strange Brigade n'est pas un FPS où l'on se contente de faire cracher sa sulfateuse sur des vagues d'ennemis.
    A la manière des Tomb Raider et Uncharted, le jeu reprend en fait la recette éprouvée gunfights, énigmes et exploration.
    Bon... disons que ça défouraille un peu plus que dans le dernier TR en date mais guère davantage que dans un Unchairted 3 si on y réfléchit.
    Mais contrairement à Lara Croft ou Nathan Drake, on est ici beaucoup plus dans la caricature et l'esprit comics andédiluviens.

    Une des idées les plus jouissives du jeu est la possibilité de déclencher des pièges de différents types pour zigouiller les ennemis plus efficacement encore (alors que, d'habitude, c'est plutôt l'inverse). Et comme la plupart des ennemis sont relativement lents (ils compensent par leur nombre), on a le temps de les attirer de-ci de-là, ce qui ajoute un petit aspect tactique très attractif (c'est pas X-Com non plus, hein !).
    Pour finir, sa durée de vie est appréciable : une vingtaine d'heures pour la campagne, à laquelle on peut ajouter deux modes supplémentaires, plus répétitifs (le genre mode Horde).

    Image IPB

    Alors, oui, objectivement, le jeu ne mérite sans doute pas une note supérieur à 13/20.
    Mais, subjectivement, comme j'adore son esprit pulp, son ambiance, ses décors et son gameplay simple et efficace, je lui mettrai facilement un 18/20.
    C'est une note coup de coeur, voilà tout. Et le coeur a ses raisons que... etc...etc...
    En fait, je suis devenu accroc et je regrette de ne pas avoir acheté la version collector.

    Image IPB

    Des extensions sont déjà disponibles sur PS Store, ainsi que de nouveaux personnages.
    Ce qui présage pour moi de longues heures d'aventures au sein de la Straaaaange Brigaaaade !
  4. The Prowler (Le Rôdeur) : Le "héros" Le Plus Mal Aimé

    06 janvier 2019 - 21:03

    The Prowler (le Rôdeur) : le "héros" le plus mal aimé


    Image IPBNe vous fiez pas aux apparences : malgré sa pose héroïque et confiante, ce mec est un vrai poissard indécis !


    Plutôt que de parler d'une lecture (encore que... oui, c'est une lecture), je voudrais plutôt consacrer ici un article que j'ai eue l'idée de rédiger lors d'une récente lecture à propos d'un "héros" qui apparaît parfois dans le Spider-Verse (et peut-être ailleurs chez Marvel, je ne sais pas). Il s'agit du Prowler, le Rôdeur, donc.
    Ca m'est venu en lisant ceci :


    Image IPB


    qui est une mini-série qui s'intercale dans le run écrit par Dan Slott en 2017 pour Spider-Man La Conspiration des Clones. Et où les événements concernant le vilain cloneur Le Chacal sont racontés du point de vue du Rôdeur, enrôlé par ce même Chacal pour être en quelque sorte le conciliateur entre tous les super-vilains ressuscités (bonne chance !)
    Soit... l'important n'est pas là. Et, d'ailleurs, cette mini-série parue en revue n'est pas follement passionnante en soi.
    En revanche, le personnage du Prowler m'a paru très intéressant... dans sa relative insignifiance même.
    En effet, Hobie Brown (de son vrai nom) a une genèse assez particulière.

    Imaginé par le prestigieux John Romita Sr. en 1969 (avec la bénédiction et le concours de Stan Lee qui restera - déjà un signe ! - assez sceptique sur le potentiel du personnage), le Rôdeur apparaît dans les numéros 78 et 79 de The Amazing Spider-Man, pour une petite histoire en dytpique.


    Image IPB.....Image IPB

    Voici ce qu'en dit brièvement wikipédia (au moins, il est bien sur Wiki ^^) sur sa naissance et son cheminement :

    Hobbie Brown est un jeune noir doué, licencié de son boulot de laveur de vitre sur les gratte-ciel. Utilisant ses connaissances techniques, il se fabriqua un costume de super-vilain dans le but de s'enrichir, sans blesser personne.
    Pourtant, lors de sa première sortie, il croisa Spider-Man et fut vaincu. Il réalisa alors qu'il faisait fausse route, et écouta les conseils du Tisseur.
    Il resta tranquille pendant plusieurs années, mais il revint en tant que voleur, pour sauver sa femme.
    Il travailla pour Silver Sable avec l'Homme-Sable et Feu-follet.
    Depuis il travaille à Parker Industries et remplace Peter Parker en Spider-Man.

    La situation de ce personnage est en effet plus compliquée que celle des super...euh... machins habituels :
    il n'est en fait ni un super-héros (il n'a d'ailleurs aucun super pouvoir), ni même vraiment un héros, mais pas non plus tout à fait un anti-héros, ni tout à fait vraiment un vilain tout en l'étant parfois.
    La seule certitude à son sujet, c'est qu'il est bien une (piètre) doublure de Spidey à l'occasion.
    Le Rôdeur, c'est un peu le chat de Schrodïnger de chez Marvel : statut indéterminé et constamment changeant. Pire : ouvrir la boîte ne permettrait même pas de vérifier son état.
    La raison principale de ce mic-mac vient de la difficulté pour Hobie Brown de se positionner clairement dans l'univers Marvel, de choisir définitivement son camp.
    En clair, le Rôdeur est un béni-oui-oui, comme on dit familièrement. Et un poissard aussi.

    A la fin de la mini-série récente dont je vous ai parlé, Peter Parker lui dit : "tu m'as toujours fait l'impression d'un homme perdu dans ses choix". C'est peu dire quand on voit son parcours !
    Et, comme de juste, quand Hobie quitte le bureau de Parker Industries, la dernière planche reste volontairement évasive. Héros ? Anti-héros ? Vilain "light" ? Ah...


    Image IPBBrisé... mais encore debout... mais brisé... mais encore debout... mais...

    En fait, le Rôdeur n'a jamais été vraiment un vilain (encore moins super). Même quand il lui arrive de passer "du côté obscur", c'est toujours sans s'y impliquer vraiment et avec les meilleures intentions (ainsi il acceptera de s'accoquiner avec le Chacal parce qu'il est persuadé que celui-ci oeuvre pour le bien de l'humanité).
    Son engagement au côté de Silver Sable - une mercenaire - montre aussi sa volonté de tenter de trouver un compromis entre gentil-méchant puisque, par définition, un mercenaire n'est ni l'un ni l'autre et préfère se situer "par-delà le Bien et le Mal" comme le disait un célèbre teuton à la moustache en balai-brosse (non, pas Hans Grüber, suivez un peu !)
    Mais cette positon ne peut, manifestement, satisfaire pleinement Hobie Brown, probablement parce qu'elle découle d'un choix cynique (traduction : on travaille pour le fric, point barre).
    Mais il ne peut accepter davantage d'être un anti-héros autoproclamé (comme Deadpool ou The Punisher par exemple) car il ne partage pas non plus leur désinvolture et/ou leur indifférence envers le regard des autres. De même, il ne peut se ranger à côté de personnages en marge comme Black Cat dont la mentalité ressemble trop à celle des mercenaires (et puis... Hobie Brown n'a pas non plus le charme de la belle cambrioleuse à qui on pardonne tout !)
    Pauvre Rôdeur !
    Qui est-il vraiment ?
    Un loser ?
    C'est la question quasi dostoïvkienne que le personnage ne cesse de se poser, à l'instar du lecteur qui ne sait trop quoi en penser non plus.

    Mais ce n'est pas tout : poissard, le Rôdeur l'est doublement et ici, la réalité coïncide ironiquement avec la fiction (et ça rend sa situation deux fois plus intéressante).
    Car il faut savoir que, sur le plan éditorial - et comme Stan Lee le subodorait déjà en 1969 - The Prowler n'a jamais connu le succès en librairie non plus. Il fait ainsi partie de ce cercle très fermé (cadenassé même !) de petits héros ou vilains anecdotiques sitôt vus sitôt oubliés dans les pages des comics de notre propre monde.
    En effet, outre les deux numéros de The Amazing Spider-Man déjà cités qui racontait sa genèse, le Rôdeur apparaîtra encore une fois dans les années 70 pour venir en aide à un Peter Parker qui, ayant dévoilé son identité arachnide à Gwen Stacy et tante May lors d'un accès de fièvre, demandera à Hobie de porter le costume du Tisseur pour donner le change.
    Grossier stratagème, certes, mais qui permis au moins à Peter Parker de détourner les soupçons qu'il avait engendrés lui-même sur sa personne.

    Cette idée sera reprise bien plus tard en 2014 par Dan Slott lors du relaunch All-New Spider-Man pour aider un Peter Parker débordé par son nouveau statut de patron d'entreprise.
    Et l'occasion de réaliser que Hobie Brown n'est pas davantage un Spider-Man qui pourra faire longtemps illusion: non seulement il n'a pas de super-pouvoirs mais, en plus, il est dénué du sens de l'humour typique de Parker.
    Pauvre Rôdeur ! Ou pauvre Hobie Brown. Il n'est même pas une bonne doublure ! Image IPB

    Sa dernière apparition, dans la revue hors série montrée ci-dessus qui regroupent cinq numéros du Clone Conspiray Tie-in, n'a pas reçu non plus un accueil favorable du public, au point que Marvel a interrompu la mini-série (la politique de Marvel étant aujourd'hui d'abandonner toute série qui ne fonctionne pas bien au bout d'un an), laissant le Rôdeur masque en main, éternellement en train de ressasser son conflit identitaire et sa place dans le monde.

    Pauvre Charlie Brown... oups... je veux dire Hobie Brown (l'homonymie est une pointe d'ironie supplémentaire !)
    Au fond, peut-être que le vrai problème du Rôdeur est d'être comme tout le monde... un humain ordinaire comme vous et moi, avec ses incertitudes et son besoin de reconnaissance, régulièrement tiraillé entre la facilité du mal et la tentation du bien.
    Et, dans l'univers des super-héros et super-vilains, est-ce vraiment étonnant qu'un personnage aussi super... normal n'y trouve pas sa juste place ?

    PS : il faut souligner que le personnage du Rôdeur, alias Hobie Brown, est présent dans l'excellent film d'animation sorti tout dernièrement, Spider-Man Next Generation.
    Et qu'il y joue clairement et sans doute possible un... vilain pabô.
    Le dilemme du Rôdeur a t-il donc enfin trouvé une issue par la grâce de ce film sorti en toute fin d'années 2018 ?


    Image IPBLa consécration, enfin ???


    Hé bien... pas vraiment. Image IPB

    Car ce Rôdeur-là est plutôt inspiré de sa version Ultimate (Terre 1610) qui, lui, a toujours été un salaud fier de l'être et du genre teprenpalatêt.
    Et si l'on ajoute pour finir que, hélas, le film d'animation n'a pas connu le succès qu'il méritait pourtant...


    Pauvre Rôdeur, je vous dis...

    Image IPB
  5. Plans Iconiques Du Cinéma

    31 décembre 2018 - 20:11

    En feuilletant dernièrement l'art book de Blade Runner 2049 qui était sous le sapin cette année et en revoyant l'image qui est devenue emblématique du film

    Image IPB

    je me suis mis à réaliser que, depuis un certain moment, les films de ces dernières années ne proposaient plus vraiment ce genre de plan "iconique" que l'on reconnaît en un coup d'oeil à l'instar d'un classique de la peinture. Et je me suis mis à fouiller dans ma mémoire pour faire une sélection de ces images qui, lorsque qu'un encyclopédiste du cinéma doit en mettre une seule, ne peut que choisir celle-là tant elle est devenue emblématique.
    Cette image se doit d'être entrée dans la culture collective, au point qu'elle est souvent reproduite, détournée, parodiée, etc...

    Et d'après les premières que j'ai trouvées, j'ai remarqué trois récurrences, qui ne sont pas forcément cumulables (ça peut n'être qu'un des critères sur trois).

    1. L'image a une valeur picturale proche de celle d'une peinture célèbre, un art de la composition sobre, souvent géométrique, parfois même proche de l'abstraction.
    2. L'image peut traduire le propos du film et/ou son essence en un plan
    3. L'image est souvent reprise (fan-arts, tee-shirt, posters) telle qu'elle ou détournée/parodiée


    Pour résumer en une formule : un plan iconique est un plan qui aurait été pensé par un publiciste ou un photographe plutôt que par un metteur en scène de cinéma.
    Mais le plan se trouve bien dans le film (parfois repris sur l'affiche et/ou le matériel d'exploitation) et ne vante aucun produit.
    Les films a posséder ce genre de plan mémorables (voir "immortels") ne sont pas si nombreux. Certains grands films n'en ont pas et d'autres, au contraire, en ont plusieurs (Métropolis, 2001, Les Temps Modernes) et sont généralement (mais pas toujours) des chef-d'oeuvres incontestés.

    Voici sans doute l'exemple le plus criant de plan iconique (tellement iconique qu'il servira carrément de logo à la firme créé par Spielberg, Amblin)

    Image IPB



    Autres exemples :

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    2001, Odyssée de l'Espace (1968)


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    Les Temps Modernes (1936)


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    Citizen Kane (1942)


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    Star Wars - Un Nouvel Espoir (1977)


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    La Nuit du Chasseur (1955)


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    M le maudit (1931)


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    Brazil (1984)


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    La Planète des Singes (1968)


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    Metropolis (1927)



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    Spider-Man 2 (2004)


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    Titanic (1997)


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    Scarface (1983)


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    Orange Mécanique (1971)


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    Il était une fois dans l'Ouest (1968)


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    Hamlet (1948)
    (je sais : vous l'avez déjà vue ici, celle-là Image IPB)


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    Psychose (1960)


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    Vertigo (Sueurs Froides) (1958)


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    Fight Club (1999) : le sous-titre, c'est en bonus Image IPB


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    Forrest Gump (1994) : plus iconique, tu meurs ! Image IPB

    Je vais me creuser pour en trouver d'autres.
    A suivre...

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