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  1. Paranoïd Tabloïd : Pas Ok Le Computer

    22 juin 2019 - 23:43

    Bon... j'ai besoin d'un avis parce que, là, je ne pige pas.
    Je viens d'acheter une tablette et c'est vrai que c'est bien pratique.
    Mais j'ai un gros problème (et une incompréhension encore plus grosse) en ce qui concerne
    l'autonomie de la batterie, qui me semble surréaliste dans ses délais.

    Il faut environ 1h30 pour la charger. Ceci fait, les paramètres de la tablette m'indiquent que je dispose d'environ 5h d'autonomie.
    Sauf que au bout de 2h d'utilisation, je constate - toujours dans les paramètres - que la batterie est déjà plus qu'au trois quart vide !
    En plus, les indications dans ces paramètres, c'est du grand n'importe quoi : il m'indique par exemple 4h 45 d'autonomie et, quand je regarde une demi-heure plus tard, c'est passé à 2h et quelques Image IPB
    Et tout ce que je fais sur cette tablette, c'est lire des trucs sur le Net et regarder des vidéos sur YouTube. Mais de toute façon, je doute que ça importe.

    Je précise aussi que, quand je recharge la batterie, il me mentionne "charge lente".
    Ah bon ? Parce qu'il y en aurait une rapide ?
    Rien vu de semblable dans les paramètres en tout cas.

    Bref... je ne pige rien. Et un peu plus de 2h d'autonomie pour 1h30 de recharge, ça me paraît un tantinet exagéré. Surtout quand la tablette en annonce 5...
    Un avis sur la question ? Parce que là, je n'ai déjà plus envie de m'en servir Image IPB
    Qu'en est-il de vos propres tablettes ?
  2. Capricorne : Intégrale Tome 2

    26 mai 2019 - 11:49



    Image IPB

    Capricorne
    Intégrale Tome 2 (noir et blanc)

    Scénario : Andreas
    Dessin : Andreas
    Editeur : Le Lombard
    Date de parution : 10 mai 2019
    Genre : andréasien

    Après une première intégrale qui posait les bases de l'univers de Capricorne tout en recoupant celui de Rork, voilà que débute ce que l'on considère commodément comme le "second cycle" des aventures de l'astrologue. Un dénomination un peu trop commode, comme une tentative de vouloir mettre de l'ordre dans une série complexe en la découpant en 4 parties distinctes qui raconterait chacune une histoire différente sous-tendue par une thématique propre à chacune. Ce serait commode, à nouveau, mais avec Andreas, rien n'est jamais aussi simple.
    A la lecture de ce second tome que l'on pourrait a priori qualifier d'un simpliste "cycle du Concept" si l'on se base sur l'album qui ouvre le tome, Attaque, le lecteur réalise pourtant bien vite - dès le suivant Le Dragon Bleu - que lire Capricorne, c'est avoir en permanence en tête ce qui s'est passé, ce qui se passe et même... ce qui se passera. Ainsi, si le Concept - mouvement politique fasciste - représente la menace principale et semblerait même faire bifurquer la série vers une thématique plus réaliste et surtout politique, l'amateur de ce qui fait la substance de l'univers capricornien - fantastique et ésotérisme, expérimentation et hermétisme - peut-être rassuré : on reste en terrain connu.

    L'idée du Concept peut sembler surprenante de prime abord dans l'univers qui fait généralement abstraction de ces considérations terre-à-terre, presque triviale même. Mais comme l'auteur l'a lui-même expliqué, il ne faut pas oublié l'époque à laquelle se déroule les aventures de Capricorne (les années 30), une décennie marquée par les extrémismes et l'ombre d'une guerre mondiale à venir. De plus, oeuvrer dans le fantastique ne signifie pas pour autant ignorer les problèmes de société et, surtout, la nature humaine, toujours prompte à être tentée par le pouvoir, de préférence absolu. L'auteur parvient d'ailleurs bien à concilier les deux, notamment en faisant du surnaturel l'ennemi du régime mis en place par le Concept.
    Cet antagonisme donne alors toute légitimité à une incursion de la politique au milieu de ces histoires d'hommes brûlants, d'entités cosmiques et autres cube numérique.
    Et si l'album Attaque peut-être considéré comme le plus abordable (et le plus vite lu !) parce que, justement, le plus proche de la vision carrée et simpliste du Concept, le suivant renoue bien vite avec ce que l'on apprécie dans la série : Le Dragon Bleu est du pur Andreas, aussi bien dans la forme que dans le fond, c'est à dire un véritable écheveau graphique et narratif qui d'ailleurs préfigure ce que donnera le quatrième et dernier "cycle" (appelons-le encore ainsi, toujours par commodité), de même que le tome suivant, Tunnel, qui en est la juste prolongation.
    En effet, ceux qui ont déjà lu toute la série en son temps remarqueront que commencent ici les prémisses concernant les Cavaliers de l'Apocalypse, le Passager et le destin tourmenté d'Ash Grey. Mais chut... laissons le nouveau venu à ses interrogations à ce sujet. De même que pour le futur, ce second "cycle" ne coupe pas non plus tous liens avec le premier, bien au contraire, car le lecteur se souviendra peut-être que le tome 1 de l'intégrale était loin d'avoir tout résolu, notamment en ce qui concerne les Mentors (et leur diabolique machine à pointes), Mordor Gott, les mystères de la bibiliothèque d'Astor, la poussière noire, l'homme aux mains tatouées et même un certain Dahmaloch (gasp ! encore lui !)

    Bref, dans la pure tradition andréasienne, TOUT est relié et il n'y a pas de clivages entre ces "cycles". Logiquement, Capricorne est une saga-fleuve de 20 tomes qui doit être considérée comme un TOUT (l'auteur a toujours bien insisté là-dessus à propos de chacune de ses séries) où chaque détail compte, où les mêmes motifs et obsessions reviennent de manière entêtante et où la case 5 du tome 16 peut être liée à la case 3 du tome 7 !
    Enfin, le dernier tome de cette intégrale, Le Passage fut publié initialement en un album double (contenant donc deux fois plus de pages), ce qui explique que cette intégrale semble ne compter que 4 tomes si on se réfère au sommaire. Un album consistant, donc, qui se déroule en grande partie dans le huis-clos d'un Zeppelin mais qui réussit pourtant l'exploit d'être mouvementé et prenant tout du long. Voyons-y, à nouveau, une contrainte que s'est infligée Andreas pour, paradoxalement, s'obliger à être inventif.
    Avec Le Passage, Andreas conclut l'histoire du Concept (et donne bien des réponses claires - c'est assez rare pour le souligner ^^ - même si elles ne plairont pas à tout le monde).
    Il boucle dans la même foulée certaines intrigues et le destin de certains personnages mais, comme toujours, ce n'est que pour mieux relancer la série, jouer avec ses éléments récurrents et la faire évoluer (car, chez lui, récurrence ne signifie par stagnation ou redites vaines).

    Un conseil toutefois pour conclure : profitez bien de ce second "cycle" (personnellement, je préfère dire les tomes 6, 7 , 8 et 9 de la série Capricorne) car le suivant sera sensiblement différent, nettement plus posé et introspectif (ses détracteurs diront "ennuyeux", voir "parenthèse de one-shot hors sujet) que ce que la série nous a habitué avec ses inspirations pulp et, par conséquent, son rythme trépidant. Mais là encore, les apparences sont trompeuses et on ne peut décidément séparer des albums qui s'intègrent tous dans un TOUT solidement charpenté et cohérent, avec toujours cette volonté affichée de se renouveler à partir de bases communes.
    J'en parlerai plus longuement lors de la parution de la troisième intégrale.

    Ma Note: Image IPB
  3. Game Of Thrones : Un Mur D'incompréhension

    19 avril 2019 - 18:29

    Je viens de finir la saison 4 (oui... la saison 8 est encore lointaine pour moi), une saison qui a manifestement bénéficié de bien plus de moyens que les trois premières : scènes de batailles, nouvelles cités grandioses et un fantastique de plus en plus présent. Ce qui n'empêche pas cette saison de garder toute sa saveur dramatique (intrigues politiques, procès de Thirion, binômes de personnages mal assortis et donc intéressants, etc...) qui n'est heureusement pas sacrifiée au spectaculaire (espérons que ça dure ^^).


    Par contre, si les arcs concernant Port-Réal, Essos (avec Daenerys) et les alentours de Winterfell et Les Eryés ne me posent pas de problèmes, j'ai réalisé que la plupart des événements concernant le Mur et plus particulièrement le nord du Mur me laissent souvent perplexes... parce que je ne saisis pas la logique des forces en présence (autrement dit les corbacs de la Garde de Nuit et les Sauvageons) ni, souvent, les trajectoires de certains personnages dans cette région du monde de Westeros.
    D'où quelques questions...

    1. Pourquoi les Sauvageons s'attaquent-ils à Chateaunoir ?
    Cette attaque nous vaut dans la saison 4 la première grosse scène de bataille de la série.
    Mais un truc tout con m'échappe dans tout ça.
    On nous dit que le Mur possédaient jadis 19 postes de Garde comparables à Chateaunoir mais que, maintenant, il n'en reste plus que 3.
    Ce qui signifie que 16 postes de Garde ont été laissés à l'abandon. Donc, a priori, 16 tunnels non gardés que pourraient franchir tout intrus venus du Nord.
    Alors pourquoi s'attaquer à l'un des 3 qui est gardé ?
    On peut partir de l'hypothèse, je présume, que les 16 tunnels ont été démolis/bouchés avant d'être abandonnés - ce qui paraît plutôt indispensable même si la série ne le précise pas, ce qui est curieux quand même.
    Mais quand bien même...

    2. Pourquoi tous les Sauvageons ne font-ils pas tout simplement l'ascension du Mur ?
    Là, c'est une question que je me suis posée lors de l'épisode où un petit groupe de Sauvageons - dont Jon Snow et Ygrid - parviennent à gravir les 200 mètres de haut du Mur avec de simples piolets et crampons. S'ils y sont parvenus, pourquoi toute l'armée de Mace Rayder ne les a pas imités en gravissant le Mur a des endroits non gardés, bien sûr (ce n'est pas le choix qui manque sur des centaines de kilomètres) ?
    Pourquoi, au lieu de ça, s'emmerdent-ils à se battre contre les corbacs de Chateaunoir et perdre tant d'hommes ?
    Par ailleurs, il y a des géants parmi eux : si de simples hommes comme ceux de la petite troupe de Snow ont réussi, ça devrait être encore plus facile pour des géants.

    3. Comment l'armée de Tannos Baratheon a t-elle réussi à franchir le Mur ?
    Par la suite, les quelques hommes encore vivants de la Garde de Nuit de Chateaunoir se voient sauvés par l'arrivée ô combien providentielle de toute l'armée de Tannos (soit des milliers d'hommes). Mais... d'où viennent-ils et comment ont-ils passé le Mur ?
    Sont-ils passés par l'un des deux autres postes de Garde restant du Mur et donc par leur tunnel ? Rien n'est expliqué dans l'épisode.

    4. Comment Bran Stark, Hodor et les autres de leur petit groupe ont-ils franchi le Mur ?
    Là encore, je pige pas.
    Si je me souviens bien, l'intention de Bran était de rejoindre Chateaunoir pour passer le Mur (ce qui lui aurait permi de rejoindre Jon Snow). C'était logique, Chateaunoir étant, là encore, l'un des trois postes permettant de passer le Mur.
    Hors, à la fin de la saison 4, on voit Bran et son groupe au nord du Mur (ils se font d'ailleurs attaquer par des squelettes, des morts-vivants) mais on ne les a pas vu passer par Chateaunoir. Mais comment se sont-ils retrouvés là ?

    5. Pourquoi la Garde de la Nuit et les Sauvageons se font-ils la guerre ?
    Au début, je pensais que les Sauvageons représentaient un danger car leur intention était d'envahir le sud du Mur. Hors, pas du tout : on nous dit que leur intention est de fuir le nord du Mur à cause des Marcheurs Blancs (et autres créatures surnaturelles) qui, elles, ont bien pour objectif d'envahir Westeros.
    De fait, les Sauvageons ne sont pas tant des ennemis que des réfugiés.
    Dans ce cas, pourquoi des pourparlers n'ont-ils pas été engagés entre Mace Ryder et les hommes de la Garde pour que ceux-ci acceptent de les faire passer au lieu de se taper sur la gueule et décimer leur forces alors que le véritable ennnemi sont les Marcheurs Blancs ?

    6. Où se situent exactement les Marcheurs Blancs - et leurs affidés morts-vivants - au nord du Mur ?
    Alors là, c'est encore plus difficile à comprendre.
    Dès le tout premier épisode de la saison 1, on nous montre quatre hommes de la Garde de Nuit quitter le Mur et tomber sur un Marcheur Blancs et des morts-vivants alors que, de toute évidence, ils n'ont parcourus qu'une faible distance. Mais que foutait ce Marcheur Blanc aussi près du Mur et tout seul alors que, tout à la fin de la saison 2, on voit leur armée se mettre en marche pour ce qui semble être un très long trajet vers le Mur (et, de fait, à la quatrième saison, ils n'y sont pas encore).
    Là encore, rien n'est précisé.

    Les deux questions (subsidiaires) suivantes valent, elles, autant pour les romans que la série :

    7. Mais pourquoi diable les hommes de la Garde de Nuit s'emmerdent-ils à aller patrouiller du côté nord du Mur ?
    Le boulot des corbacs, c'est de garder le Mur. Logiquement, si on construit un mur (ou un Mur), c'est pour protéger. Les hommes de la Garde de Nuit seraient plus inspirés de rester à Chateaunoir à jouer aux cartes qu'à aller s'aventurer comme des idiots derrière le Mur histoire de voir si un sauvageon - ou pire - n'a pas dans l'idée de les étriper.
    Par ailleurs, ces escapades inutiles impliquent le besoin d'un tunnel (voir plus haut).
    Hors, quoi de plus dangereux qu'un tunnel qui permet aux créatures au nord du Mur d'accèder au Sud (comme on l'a vu dans la saison 4).
    En résumé, ce tunnel ne sert pas à grand chose si on va du Sud au Nord mais est revanche susceptible d'être très dangereux pour Westeros si on va du Nord au Sud. Image IPB


    8. Au fond, ce Mur sert-il vraiment à quelque chose et protège t-il quoique ce soit ?
    Bon, la question peut paraître conne a priori mais voyons un peu ça à la lumière de l'Histoire de Westeros : on nous dit qu'il y a des milliers d'années, Westeros a été envahie par des hordes de créatures du lointain Nord (Marcheurs Blancs et autres) durant ce qu'on a appelé La Longue Nuit. Après avoir été battus, il a été décidé de construire le Mur pour protéger Westeros.
    Mais comment imaginer que des créatures surnaturelles faites elle-mêmes de glace, puissantes en force physique et en magie noire, puissent être découragées par un bête mur de glace ?
    L'idée d'une protection magique puissante quelconque aurait été tout de même plus crédible qu'un simple mur, non ?

    Je suppose que je gamberge trop, comme d'hab'
    N'empêche que la situation de tels ou tels personnages au nord du Mur me semble souvent confuse, au point qu'il m'arrive parfois de me demander "euh... une minute : ils sont au sud ou au nord du Mur, ceux-là ?" Image IPB
  4. Star Wars 9 (Teaser) : Le Poisson D'avril Qui N'en Est Pas Un

    12 avril 2019 - 21:50

    Le voili, le voilà : le premier teaser du trèèèès attendu (non, je rigole) épisode IX d'une certaine saga étoilée qui n'en finit plus d'en perdre (des étoiles) à l'instar d'un chef-coq jadis renommé mais dont l'établissement se serait, au fil des décennies, transformé en gargote douteuse fréquentées par les mouches.
    Allez, hop, on envoie la sauce, patron : https://www.youtube....h?v=TL5jrIx1GSA
    Et dès le titre, on se dit déjà : WTF ? Image IPB

    Ca fait un moment que je n'attends plus rien de SW et de cette postlogie aberrante, incohérente, foutraque, qui s'enlise de plus en plus dans le n'importe quoi.
    Je ne ressens même plus d'amertume mais juste de la dérision.
    Rise of Skywalker ? Alors qu'on nous dit dans le 8 que Rey n'en est pas une ?
    Et que c'était d'ailleurs une des rares bonnes idées de cet opus car les Skywalker, on a l'impression qu'il n'y a qu'eux dans la galaxie et qu'on va se taper leur arbre généalogique sur 12 générations.
    Et si le titre fait référence à Kylo Ren (qui, certes, est un Skywalker), que faut-il comprendre ? Que le boutonneux va enfin se dresser tel un bad guy vraiment badass et tout démolir autour de lui ?
    Encore du désert, toujours du désert (vous reprendrez bien un peu de désert, fan-boy ?), que ce soit Tatouine ou Jacquouille, je m'en bats les... noix.
    Une acrobatie ridicule. Et tiens, v'là ce cher Lando qui rapplique (faut bien compenser la perte de Han)
    Et puis le retour de Palpy ? Ben voyons : après nous avoir appâter avec un Snoke qui n'est rien et se fait dégager du 8 comme une pantoufle, on va reprendre ce cher Palpy (ou son clone peut-être ?) comme on va chercher à la cave un vieux morceau de fromage moisi.
    Et en parlant de morceau moisi, que dire de ce fragment d'Etoile Noire ? (encore une ??? me direz-vous). No comment.
    Et pour les autres (Poe, Finn, Chewie, Bouton d'Or, BB et DD), que peuvent-ils encore faire dans cette postologie sinon de la figuration ?

    Si ce teaser était sorti le 1 avril plutôt que le 12, j'aurais cru à un bon gros merlan.
    Mais non : ça ressemble juste à une arête.

    Ce qui me tue, ce sont les réactions toujours aussi enthousiastes des gens dans le monde : https://www.youtube....wars+9+reaction
    Ca doit être ce mal typiquement humain (et qui est bien la source de tous nos problèmes dans la vie ^^) que l'on appelle l'espoir.
    Et contrairement au titre de l'épisode IV, c'est un mal qui n'a rien de nouveau.
  5. Les Montagnes Hallucinées T.2

    29 mars 2019 - 16:34

    Image IPB

    Les Montagnes Hallucinées
    Tome 2

    Scénario : Gou Tanabe/Lovecraft
    Dessin : Gou Tanabe
    Editeur : Ki-OON
    Date de parution : mars 2019
    Genre : fantastique indicible

    Quand j'ai parlé du tome 1 (et tout le bien que j'en pensais), j'avais conclu en disant que le tome 2 devrait être dantesque, du moins s'il était fidèle au texte de Lovecraft.
    Et... effectivement, il est plutôt dantesque. Car là, on arrive quand même au coeur de la nouvelle de HPL et ce qui fait sa renommée : la découverte de la mégalopole préhistorique des Anciens, son exploration tendue par Dyer et Danforth et la rencontre avec un certain shoggoth (décidément pas fréquentables ces machins protoplasmiques).
    Le dessin en n/b de Tanabe fait merveille en montrant - souvent en double page - d'abord les montagnes noires à la hauteur vertigineuse qui forme une titanesque muraille et derrière laquelle se cache la mégalopole en question, incroyable "super-Machu Pichu" arctique datant de 500 000 ans que l'auteur illustre par des structures complexes qui se mêlent à la neige environnante au point de souvent se confondre avec elle. Le petit avion des explorateurs, en comparaison, n'est qu'un moucheron valdinguant, en plus, au caprices des vents très violents de la passe. Une cité qui tient à la fois de la nécropole figée dans sa gangue minérale mais aux allures également organiques, avec des bas-reliefs qui racontent l'histoire d'avant celle des Hommes, que Tanabe illustre en un long flash-back montrant les guerres démentielles entre Anciens, disciples poulpesques de Cthulhu ou encore les redoutables Mi-Go à l'apparence de crustacés géants qui encombraient le ciel à une époque incroyablement lointaine.
    Et quand on revient dans le présent (et sur ou plutôt sous terre), avec l'exploration des salles souterraines, on pense souvent aux peintures de H.R. Giger, avec ses excroissances peu ragoutantes, son ambiance néo-gothique et son aspect d'une étrangeté absolue.

    Comme dans les textes de Lovecraft, l'homme - et donc les deux pauvres explorateurs, constamment pétrifiés d'angoisse et de fascination - n'est RIEN et, évidemment, voué à sombrer dans la folie une fois (seulement) entraperçue une révélation qui le dépasse et culmine par une rencontre avec une entité bien vivante celle-là qui sert d'apothéose au récit.
    Le point fort de ce manga, c'est de finalement avoir réussi - comme la nouvelle - à demeurer dans la suggestion presque jusqu'au bout tout en donnant au lecteur la sensation du vertige, l'essentiel du tome étant constitué d'une exploration longue (mais pas longuette) de la cité, en laissant travailler l'imagination du lecteur. Au point qu'en comparaison, l'apparition finale du shoggoth - certes impressionnante - est moins marquante que le décor qui joue à lui seul le rôle - bien plus efficacement - de vecteur de la peur.
    Les dernières planches, qui nous montrent la vieille cité d'Arkham bien connue des amateurs de HPL, sont également remarquables et font espérer une adaptation d'un autre texte de l'auteur se situant dans ce lieu emblématique. Etant donné qu'un second dyptique est prévu par Gou Tanabe (d'où le titre "Les chefs-d'oeuvre de Lovecraft"), je suis déjà certain d'être au rendez-vous.

    En bref, l'une des meilleures adaptations de Lovecraft en BD. Et peut-être même LA meilleure adaptation ? Je ne me souviens plus suffisament des (nombreuses) autres pour l'affirmer avec certitude. Mais clairement, c'est un incontournable, qu'on soit fan de l'oeuvre de HPL ou simplement de fantastique où l'ambiance prime sur l'hémoglobine et les séquences chocs.

    Note : Image IPB

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