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  • L'addiction s'il vous plait - Les confessions d'un alcoolique qui se soigne


    Kevin Nivek
    • Scenariste: Terreur Graphique Dessinateur: Terreur Graphique Coloriste: Terreur Graphique Editeur: Casterman Note :
      Résumé:

      Un récit intime, drôle et bouleversant sur la dépendance à l'alcool ! Né sur Instagram, L'Addiction, s'il vous plaît est bien plus qu'un témoignage : c'est une plongée sans filtre dans le combat de Terreur Graphique contre l'alcool. Avec une sincérité rare, l'auteur explore toutes les dimensions de cette addiction : héritage familial, blessures enfouies, quête de reconnaissance, pression sociale, influence de la pop culture... Entre humour noir, lucidité implacable et émotions à vif, il signe une oeuvre aussi drôle que déchirante, où chaque page sonne juste. Sans doute le livre le plus fort et le plus abouti de Terreur Graphique.

      Type: Roman graphique L'acheter chez notre partenaire Genre: Biographie Prix: 23 Nb de pages: 144
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    Après une première incursion dans l'exposition de son alcoolisme avec Lorsque j'ai un peu trop picolé la veille... (édition Cambourakis) paru il y a 10 ans, le trublion Terreur Graphique revient de façon plus sérieuse sur cette terrible addiction dans ce témoignage sincère : L'addiction, s'il vous plaît ! Affublé d'une tête de chien, il revient sur sa vie d'ancien alcoolique dans une chronologie éparse et parfois brouillonne mais le représentant bien. Il ne s'épargne rien dans ce récit brut dont le fil conducteur serait son entretien avec le médecin du CSAPA (centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie). La famille, les amis, le passé douloureux et son cortège de failles enfouies, les influences, tout y passe sous son trait acéré et sa trichromie acidifiée. Un sujet grave néanmoins abordé avec humour et de nombreuses références à la culture pop. L'auteur étant de la fin des années 70, j'ai le même âge et me suis bien retrouvé dans ces allusions aux héros de notre enfance et autres références télévisuelles. Un humour noir enrobant le récit de façon convaincante, mais sans atténuer les souffrances physiques et psychiques liées à cette maladie. Une parution en janvier propice à cette mode du "dry january" qui ferait bien s'allonger de quelques mois ! Car on le rappelle, il vaut mieux ne jamais sombrer dans l'alcoolisme sous peine de ne plus jamais en boire de sa vie une fois le sevrage réussi. Vous replongeriez aussitôt au premier nouveau verre... Cela doit rester un plaisir éphémère et sans caractère obligatoire à chaque fête ou événement. En revanche ce témoignage audacieux est à lire sans modérations, vous apprendrez beaucoup sur le parcours à effectuer (et peut-être sur vous même)  pour s'en sortir et les aides mises à disposition par la sécurité sociale. Proche de l'actualité, vous retrouvez l'auteur chaque semaine dans le journal Libération avec quelques planches publiées. 

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  • Dernières Critiques

    • Zebraska
      Note :
      Zebraska c'est une bd qui a un but. Une BD qui cherche à enseigner au plus grand nombre. Et c'est dur de réussir à nous faire une BD d'aventure en même temps d'une "explication" de la "problématique" d'élever un enfant HPI. La plupart des auteurs traitement de sujet complexes préfèrent se satisfaire d'une bd reportage.

      Et c'est une belle réussite que nous livrent Eric Corbeyran et Isabelle Bary avec une histoire d'anticipation portant sur un enfant d'une personne HPI. Une personne HPI qui aurait à voir avec la transformation de la société des années 2030.

       Eric Corbeyran arrive à marier avec beaucoup de talent ce récit d'anticipation avec une explication de la problématique des enfants HPI. On se passionne autant sur l'évolution de la société que sur le devenir de ce père HPI. Le mystère autour de son rôle dans l'évolution de la société nous tient en haleine et nous encourage à nous pencher sur le passé et l'implication du facteur HPI sur l'évolution du personnage.

      On pourrait peut-être regretter un petit peu le dessin un peu trop enfantin qui tire la BD sur un public jeunesse alors même que le sujet devrait toucher tout le monde.
      • 0 réponse
    • Pym et la forêt éternelle tome 1 - La nuit des hurleurs
      Note :
      Étonnant tome que ce premier tome de Pym. Étrange, car résolument fantastique, à tel point que l'on ne peut imaginer de quoi il retourne vraiment avant la toute fin de ce premier tome.

      Et quand bien même on découvre le pot au rose, c'est pour mieux se demander dans quel sens l'histoire va partir dans le prochain tome.

      Bref on ne sait pas trop à quoi s'en tenir et c'est un peu perturbant. Autant que c'est impressionnant de réussir à vraiment me surprendre après tant d'année de lecture. 

      Coté dessin, c'est très joli et très orienté "dessin animé", avec des fonds travaillés et un dynamisme visible.

      Au final, un bon premier tome qui pourrait se suffire à lui-même et, mais qui reste obscure sur le devenir dans la longueur. 
      • 0 réponse
    • Sinisterra tome 1 - Pour une étoile ou deux
      Note :
      Prévue en trois tomes, cette série western nous promet d'ores et déjà de nombreuses révélations tant le scénariste Christophe Bec distille des pistes narratives secondaires au sein de l'histoire centrale. Tant est si bien qu'on se demande où se situe la trame principale parfois, entre l'enlèvement de l'institutrice par ce curieux mexicain Jésus Blanco le révolutionnaire, cette même professeure qui semble cacher de nombreux secrets, mais aussi le shérif local dissimulant son passé, un Texas ranger métis redresseur de torts lui aussi au lourd passif et enfin un curieux personnage arrivant en ville en même temps que le ranger nous gratifiant de monologues et dissimulant ses intentions. La traque s'organise pour arrêter le révolutionnaire et sa cohorte, sans oublier l'institutrice à sauver, nos deux protagonistes crapahutent dans le désert rocailleux en quête de pistes. C'est un peu nébuleux pour le moment et c'est tant mieux 🙂 . Le scénariste nous balade sans trop en révéler, nous saurons vite au fil des tomes suivants ce qu'il nous réserve ! Pour illustrer ce western, il s'entoure de l'artiste italien Germano Giorgiani qui réalise des planches soignées et détaillées, le tout dans un style réaliste correspondant parfaitement au contexte de l'ouest sauvage américain. Les personnages sont facilement reconnaissables au sein de cette galerie élargie et prometteuse, avec des décors typiques de désert et formations rocheuses agrémentées de cactées tutoyant le ciel. Sandrine Cordurié assure la colorisation avec le talent qu'on lui connaît sur ses travaux dans une autre saga estampillée "western" : West legends (Soleil) . Les ambiances sont fidèlement retranscrites, la chaleur du désert aux notes de rouge chatoyant, mais aussi les nuits fraîches teintées de bleu, le tout embelli par une belle lumière mettant en avant le dessin. Un bon premier tome annonciateur de rencontres et révélations nombreuses par la suite ! 
      • 0 réponse
    • Seconde chance
      Note :
      Quatrième collaboration de la talentueuse auteure italienne Elena Ominetti avec l'éditeur Tabou, pour une sympathique histoire de choc générationnel ! Elle amène une petite pointe de science-fiction avec le transfert d'esprit dans un avatar humain et dévoile les différences abyssales du rapport au sexe entre les années 50 et aujourd'hui. Emilie est ingénieure dans ce domaine et voyant sa grand-mère à l'aube de sa mort, décide de la "transférer" dans une "poupée", à savoir  le corps d'une jeune et belle femme. Pour Anne, débute une nouvelle vie dans un monde qui lui est bien étranger ! Vêtements, rapport aux autres, drague et surtout, histoire érotique oblige, plaisirs charnels qui sont bien plus libérés et diverses depuis ses jeunes années "dans le noir et missionnaire" 🙂 . On prend plaisir à observer cette vieille dame avec son passé et son histoire, découvrir comment utiliser au mieux son corps de rêve sous les nombreuses sollicitations dont elle fait inévitablement l'objet ! On retrouve sa patte graphique agréable après ONI, plaisirs intimes, paru en 2024 chez le même éditeur, un trait rond et doux qui fait une nouvelle fois des merveilles. Des couleurs pastel certes un ternes parfois mais qui délivrent une élégance subtile au trait et aux différentes ambiances. Une jolie histoire qui n'oublie pas le lectorat de l'éditeur érotique avec de jolies scènes dénudées ponctuant le récit. 
      • 0 réponse

    • Takatora et les omégas tome 1
      Note :
      Bien que ce manga s’inscrive dans l’univers de l’omegaverse, il nous réserve une approche très différente de ce que ce genre nous offre habituellement. Contrairement à beaucoup d’œuvres où les instincts sont mis en avant, provoquant des situations érotiques ou des alliances non voulues, ici, on aborde cet univers de façon plus psychologique.

      Takatora est l’élève modèle, grand, séduisant et même président du conseil des élèves, issu d’une bonne famille et futur héritier d’un groupe, il est l’alpha parfait ! Sauf qu’un jour, il découvre qu’il n’est pas un alpha mais un omega. Il est donc obligé de changer de classe, suivre des cours différents, et il perd même son statut d’héritier au profit de son frère ! Mais Takatora a un esprit très pragmatique. Loin de se laisser entrainer dans le désespoir, il prend les éléments un par un et regarde les choses en face en commençant par se faire enlever l’utérus et passer une nuit avec un autre omega !

      Mais c’est surtout son arrivée dans la classe des omegas qui va apporter de la réflexion au manga ! Jusqu’à présent, Takatora avait regardé les omegas du point de vue d’un alpha et même d’un dirigeant. Il se confronte alors aux avis des autres.

      On a une véritable réflexion sur la place de l’omega dans la société, il n’est pas juste question de chaleur et de grossesse mais bien de réflexions qui prennent en compte l’identité, la différence, l’acceptation de soi et le pouvoir social. Des réflexions qui ne sont pas sans rappeler celles autour de la place de la femme dans notre société qui ont vu des combats menés pour l’égalité des sexes.

      Le graphisme sort également de l’univers omegaverse classique avec un aspect plus dur et des visages plus anguleux.
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