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  • Kevin Nivek
    • Scenariste: Lucrèce Andreae Dessinateur: Lucrèce Andreae Coloriste: Lucrèce Andreae Editeur: Delcourt Note :
      Résumé:

      Jeune, belle, talentueuse, elle a trouvé l'amour. Maintenant elle veut un bébé. Les enfants, c'est son truc, elle adore, elle connaît. Mais la sienne, sa merveille, sa perle, elle va lui offrir un rêve incarné. Elle n'est pas de celles qui gueulent sur leurs mioches, elle vise un idéal : le respect de l'enfant. Elle ne le sait pas encore : les enfants sont des plaies, et la maternité irréversible.

      Type: Roman graphique L'acheter chez notre partenaire Genre: Biographie Prix: 20,5 Nb de pages: 216
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    Après Flipette et Vénère (Delcourt) paru en 2020, l'auteure complète Lucrèce Andreae s'attaque à la maternité et aux différentes manières d'éduquer un enfant, en l'occurrence son vécu personnel ! Tout commence comme un conte de fées avec l'amour qui frappe à la porte, puis les envies de bébé venant concrétiser cette idylle. Durant sa grossesse, elle prépare ce qui sera son cheval de bataille ensuite : l'éducation positive ! Lectures, podcasts, discussions entre amies, elle sort le tapis rouge à cet idéal éducatif, persuadée de son fait. L'accouchement se réalise, non sans mal et voici venir Eden qui va remplir le vase émotionnel de ses parents ! Partage absolu des tâches, allaitement "forcé" et tant pis pour les souffrances, s'en suit donc un respect monacal des règles d'un idéal éducatif théorique. Péripéties, tensions, partage avec d'autres jeunes parents, premiers pas à la crèche puis l'école (Montessori évidemment) ; on va suivre l'entrée au monde de la petite Eden par le prisme de sa mère.  Elle dépeint ces situations avec humour dans un trait au feutre en s'émancipant du gaufrier habituel de la BD. Le texte s'insère entre les personnages avec une grande fluidité rendant la lecture immersive. On tourne assez vite les pages de cet imposant volume, pris par les pérégrinations du jeune couple et leur enfant. Mon bémol porterait sur le côté très "parisien" de leur approche de la parentalité. En effet, ces explications incessantes et monocordes à l'enfant, cette entrée en école Montessori qui comme le dit Manu Payet dans un sketch "t'explique qu'on va te prendre ton PEL" , ne s'adresse pas à un large public étant donné le prix important de ces établissements. Je note aussi la présence à la maison des deux parents pendant une longe période, le père étant dessinateur de BD il peut travailler à domicile et Lucrèce Andreae semble libérée de ses obligations professionnelles, ce qui est loin d'être évident pour un grand nombre de jeunes parents contraints de retourner travailler après le congé parental. Certes elle fera une certaine auto-critique en fin d'album mais du bout des lèvres et pas vraiment persuadée de son fait. La lecture reste pour autant teintée d'humour et d'émotions, de nombreux parents se retrouveront dans les situations décrites et ne pourront s'empêcher d'esquisser un sourire 😉 

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    • Les basses oeuvres
      Note :
      Je ne l'ai pas vu venir celui-là ! Prenez les malfrats de Pulp fiction et Fargo, ajoutez une stripteaseuse malgré elle et un soupçon de super-héros maladroit façon Kick ass, vous aurez une petite idée de ce qui vous attends dans ce pavé de plus de 400 pages ! Oh, j'oubliais un humour irrévérencieux et un langage "fleuri" qui vont vous accompagner tout du long, ne pouvant vous empêcher de vous marrer devant la bêtise humaine incarnée 🙂 On suit donc le quotidien d'un organisme mafieux tenu par Don Burine et ses hommes de main. Une belle brochette de gueules différentes, aux aspirations diverses compose cet univers avec un scénariste distillant peu à peu les motivations de chacun. On parle de sept personnages truculents qui évoluent au fil des pages vers une direction que vous ne voulez, ou ne pouvez pas imaginer 😉 Vices, malices et jalousies, tous les coups sont permis ! Chacun amène sa pierre à un édifice qui a tout du château de cartes prêt à s'effondrer, car le final est tel que décrit dans le pitch : explosif ! Pour illustrer ces (més)aventure, Nico Gems qui réalise ici sa première incursion véritable après des passages dans Metal hurlant. Son style emprunte au manga et aux comics avec des personnages très expressifs et reconnaissables. Il délivre un graphisme nerveux et anguleux dans des planches aérées laissant la part belle aux réactions des protagonistes et à l'action. Car tout va très vite dans cette lecture ultra dynamique avec peu de textes longs au profit de discussions ciselées au couteau dans un verbe argotique poilant. Mon bémol serait sur les scènes de bastons, bien trop chargées où je ne sais plus à qui est ce bras ou cette face réduite en bouillie, ah oui, la violence est assez prononcée, on est dans un récit mafieux quand même 😉 . C'est donc une bien belle découverte qui m'a fait rire très souvent avec ses dialogues désopilants, je recommande ! 
      • 0 réponse
    • Barrio Negro
      Note :
      Dure pour moi de noter cet album. Dur car, en tant que critique, il me faut reconnaitre la qualité du travail graphique de Javi Rey, superbe comme on peut le voir ci-dessous, et le travail de narration et d'adaptation de José-Louis Bocquet avec une bd qui rend bien la langueur de la vie au panama au début du XXieme siècle.

      On ressent bien, durant la lecture, la lente autodestruction de Joseph, et son désire de fuite et de lâcher prise. Du jeune premier plein d'ambition et d'assurance, Joseph enchaîne les échecs et les mauvais paris et laisse son orgueil l'aveugler jusqu'au point de non-retour.

      La ou j'ai eu du mal à mettre une note à cet album, c'est parce que ce genre de héros ne me parle pas du tout. J'avoue ne pas du tout me retrouver dans le personnage, alors même que c'est ce que je cherche d'habitude. J'imaginais cet album, après lecture du résumé, plus comme un changement de vie choisi et assumé, plus qu'un personnage qui se laisse couler jusqu'a toucher le fond.

      Mais je me dois de reconnaitre que la narration et le graphisme m'ont offert un très beau moment de lecture.

      Ca je ne peux le nier.

       
      • 1 réponse

    • The rising of the shield hero tome 28
      Note :
      Mmmhhhh que dire de la direction de the rising of the shield héro. En fait non, plutôt du temps que cela prend. Car la direction semble bonne et ce tome 28 le confirme : On part véritablement vers une formation avec tous les héros invoqués derrière Naofumi, en espérant que ce soit pour une ultime bataille. 

      Ce tome 28 nous montre comment, grâce à ces alliés surtout, Naofumi réussi à ramener Ren dans le droit chemin.

      Mais ca commence à devenir très long. Non pas que 28 tomes soient étonnants pour une série de mangas. Mais ceux-ci sont globalement très rapides à lire. En fait non, ils sont tellement orientés jeunes publics qu'un lecteur plus âgé ressent un gout de trop peu et trop vite lu. on aime toujours autant la série, mais on aimerait qu'elle avance plus vite.

      Aller un peu plus vite à l'essentiel.

      Mais peut être que je deviens un peu vieux pour ce genre de shonen... parce que ma fille de 11 ne trouve rien à redire au rythme actuel (peut être parce que c'est moi qui paye...)

       
      • 0 réponse
    • School Live T7-8
      Note :
      Décidément le rythme reste intense dans ce survival post apocalypse zombie.

      Alors même que l'on pensait le huit clos agrandit et nos jeunes filles ayant gagné un moment de pause bien mérité en rencontrant de nouveaux survivants, nos auteurs ne nous lâchent pas en embrayant directement sur le côté très humain de ce genre de récit. Le côté encore plus injuste pour notre bande de copine, car il voit les nouveaux les accuser de tous les mots du monde.

      Une pression psychologique savoureuse qui permet au récit de prendre une dimension d'urgence bien plus importante. On est plus dans la gestion de la survie mais bien dans une course à la survie, aussi bien contre les zombies que contre les autres survivants. Tout en gardant à l'esprit l'aspect "expérience" de la situation qui ne manquera pas de revenir d'ici la fin.

      Un thriller post apo des plus réussis pour une série lance sa dernière ligne droite avec encore 4 tomes au compteur.

      Vivement la suite et la fin de l'une des meilleures histoires de zombie que j'ai pu lire.
      • 0 réponse
    • Ne lâche pas ma main tome 1
      Note :
      Haruto est un alpha et vient de changer de lycée, il semble attirer l'attention de beaucoup mais pas toujours en bien. Miyabi est le délégué de classe, il cache qu'il est un omega et ne voit pas Haruto d'un bon œil. Bien que différents et opposés, ils éprouvent l'un pour l'autre une attirance instinctive, presque animale comme un lien invisible.

      Il y a deux aspects vraiment importants dans cette histoire, le premier est l'importance des phéromones dans l'univers omegaverse, un lien qui ne se veut pas uniquement charnel mais qui tient plus du côté protecteur envers un partenaire destiné. Un lien rempli d'amour qui pousse Haruto à aider et protéger Miyabi.

      Le deuxième aspect c'est la famille. Miyabi, du fait de son trait omega, a été rejeté dès son plus jeune âge par sa famille jusqu'à être expulsé de chez lui. On voit souvent, dans les mangas, des jeunes obligés de vivre seuls et devant trouver de l'argent pour survivre. Si certains sont clairement pauvres, c'est bien la 1ere fois que je vois la pauvreté aussi bien montrée. Souvent, il n'y a qu'un logement délabré et un manque de besoin matériel, parfois, des enfants qui manquent de nourriture mais la façon dont est dessiné Miyabi, sa maigreur due au manque d'alimentation, est marquante. Et cela renvoie à la façon dont ses parents traitent différemment leurs deux enfants. Bien que cet aspect soient inscrits dans un univers particulier, on ne peut que penser aux enfants qui subissent des injustices...

      Heureusement, Miyabi a un soutien de choix prêt à tout pour l'aider:) Une histoire touchante admirablement bien dessinée. A lire.
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