Bon, tout d'abord je tiens en préambule à adresser un hommage vibrant à M. Hermann, pour son oeuvre qui a participé grandement à mon amour de la bd, entre la découvert des "Comanche" paternels et des "Jeremiah" ou "Bernard Prince" de mes cousins comment ne pas aimer la bd ? Alors merci M. Hermann, un immense merci.
Cette bd est donc l'une des dernières dessinée par le maître sur son lit d'hôpital comme le raconte son fils, le scénariste de cet album Yves H. Il ne souhaitait pas vivre sans dessiner et c'est ce qu'il a fait. Respect à lui et nos pensées vont à sa famille.
Sinon que dire de ce Cartagena ? Et bien qu'il s'agit d'un excellent one shot d'un point de vue du scénario car si j'ai souvent pu me montrer critique sur les dernières séries scénarisées par Yves H., il faut reconnaitre qu'ici il retrouve ce qui a marqué les lecteurs dans les one shots de son père. Et c'est tant mieux, la fin est plus que réussie, l'ensemble est bien mené, il n'y a que peu de temps morts, et les personnages sont bien esquissés. L'enfer des Cartels colombien et de la vie dans les quartiers défavorisés est prégnante et comme souvent avec Hermann, on va atteindre les tréfonds de la noirceur humaine.
Le dessin du maître a par contre souffert de la maladie, il faut le dire sans rien lui enlever de son génie, car ces planches là sont très loin du génie qu'il a pu avoir. On retrouve son trait sur quelques cases ou pages, et les compositions et plans sont globalement bien pensés, mais certains détails m'ont gêné. Alors prenons simplement cette bd comme son ultime témoignage a un art auquel il a tout donné. Chapeau bas M. Hermann pour l'ensemble de votre oeuvre, et personne ne vous en voudra de ne pas avoir fait un nouveau chef d'oeuvre graphique en luttant contre ce foutu crabe.




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