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  • Ces lignes qui tracent mon corps


    Kevin Nivek
    • Scenariste: Mansoureh Kamari Dessinateur: Mansoureh Kamari Coloriste: Mansoureh Kamari Editeur: Casterman Note :
      Résumé:

      En Iran, selon la loi islamique, le père de famille est propriétaire du sang de ses enfants, il ne peut donc être poursuivi pénalement s'il s'en prend à sa progéniture. De là découle en partie la construction de la société iranienne où l'homme a les pleins pouvoirs, notamment sur les femmes, en toute impunité. Mansoureh Kamari se souvient ici de son enfance et de son adolescence sous ce joug masculin. Elle expose des faits : les interdictions multiples (rire, chanter, danser, aimer), la possibilité d'être mariée à 9 ans, exécutée à 15, après avoir été violée... Elle raconte les agressions sexuelles répétées, dans la rue, le taxi, chez le médecin, à la fac... Et la peur constante, l'impuissance, l'incapacité à maîtriser son destin. Mais Mansoureh a fuit l'Iran, elle a réussi à sortir de cette oppression permanente, et cet album est aussi l'histoire d'une métamorphose, celle d'une femme recouvrant sa liberté.

      Type: Roman graphique L'acheter chez notre partenaire Genre: Biographie Prix: 24 Nb de pages: 192
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    Premier grand coup de coeur pour cette rentrée littéraire avec ce roman graphique somptueux de la néophyte dans le monde du 9ème art : Mansoureh Kamari. Traitant de la condition des femmes dans son pays d'origine l'Iran, sujet ô combien difficile, elle nous déroute complétement par la finesse de son trait et l'élégance qu'elle donne au récit. Intégrer de la grâce dans une histoire aussi sombre et triste que la sienne, c'est digne d'un grand talent ! Aussi, ce coup de coeur n'est pas lié au propos, car vous me direz qu'il est facile de mettre 5 étoiles en hommage au combat de ces femmes opprimées, non ou plutôt pas que, Mansoureh Kamari m'a littéralement impressionné par son dessin, l'art du découpage et l'émotion ressentie au moment de contempler la hauteur de son art graphique. Mêlant présent et flashbacks, elle joue sur les noirs et blancs, tout en mettant un peu de couleurs dans un présent en reconstruction et en symbiose avec son nouvel univers sans barrières ; elle est libre de se recréer pleinement et s'exposer à nu comme elle le fait dès les premières pages. Mais pour en arriver là, elle vous racontera les sévices subis, la peur constante de mal faire dans une société patriarcale au possible où le père règne en maître absolu. Offrant les délicates courbes de son corps aux étudiants en art, elle se remémore les étapes importantes de sa jeune vie marquée par la frustration et l'incapacité de faire changer les lignes. On sent que ce roman graphique était déjà mûr dans son esprit depuis un certain temps, aujourd'hui elle peut crier son message en paix, libre et dévouée à son art ! il me tarde déjà de revoir ce dessin et sa mise en scène sur de la fiction, quel talent, non mais quel talent !

     

     

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  • Dernières Critiques

    • Robinson Crusoé
      Note :
      Le maître italien revient avec l'adaptation du roman mondialement connu de Daniel Defoe, Robinson Crusoé ! Sa patte d'encre se pose sur l'ermite malgré lui et Vendredi son acolyte dans une aventure menée tambours battants. Un livre de plus de 500 pages à raconter au fil de 64 pages dessinées n'est pas une mince affaire et si les événements s'enchainent un peu trop vite parfois, l'auteur italien a réussi à tirer la quintessence du roman en gardant les étapes fondatrices. De ses envies d'ailleurs en Angleterre à son parcours maritime le menant inexorablement vers ce destin "d'îlien" , les ellipses jalonnent le chemin de Robinson, remarquablement illustré par Toppi et son style caractéristique. Les visages marqués par les épreuves, les décors alternant simplicité ou cases détaillées et l'océan omniprésent avec son ressac effaçant le temps qui passe, le dépaysement est total !  L'auteur se penche sur la psychologie du naufragé et sa façon d'évoluer au sein d'une nature hostile. Solitude, résilience, confrontation à soi-même et son vécu qui n'est pas épargné, en effet Robinson dans une quête mercantile n'aurait pas hésité à pratiquer la traite négrière si le hasard ne l'avait pas mené sur son île ! Sa rencontre avec Vendredi bousculera ses certitudes et même s'il espère toujours rentrer chez lui malgré les années qui passent, sa vision du monde s'en trouvera profondément changée ! Une adaptation qui aurait mérité deux tomes à la manière d'un Chabouté reprenant Moby Dick, mais qui vous fera voyager et peut-être découvrir un grand classique de la littérature anglaise ! 
      • 0 réponse
    • Preview : La famille Criminy
      Les aventuriers d'ailleurs et 1001BD sont heureux de vous offrir la preview de la Famille Criminy !

      Bonne lecture
        • Like
      • 1 réponse
    • Arrière-cuisine
      Note :
      Qui de l'oeuf ou de la poule est arrivé en premier ? Temporellement parlant, j'aurais tendance à dire... l'ours. 

      Blague à part, on pourrait réellement résumer ce "Arrière-cuisine" comme la saison 4 de the bear avec une cheffe à la place d'un chef. Mais ce du début à la fin ! C'en est presque troublant... Et en tant que fan de the Bear diminue un peu mon coup de cœur tellement c'est identique. Je pense que les deux parlent des problématiques "standard" de la tenue d'un restaurant..... mais quand même.

      Apres si vous n'avez pas vu the Bear, et que vous aimez la cuisine, vous pouvez y aller ! Ce one shot est très bien écrit, très bien pensé avec des personnages très "réalistes", chacun ayant ses problématiques de vies, problématiques pesant sur le restaurant ou leur état physique. On y voit bien la complexité de la tenue du restaurant, le stress des notations, le jugement des gens qui ne comprennent pas la passion et l'ambiance dans une équipe de cuisine.

      Des problèmes de trésorerie aux concours de chefs en passant par la problématique de la gestion de l'équipe, ce one shot est une bonne description de la vie d'un restaurant visant le haut niveau.... comme The Bear.
      • 0 réponse

    • The strange house tome 2
      Note :
      Ouf. J'ai vraiment eu peur sur ce tome deux. Peur parce que le début de ce tome continu comme le précédent : on repartait sur des analyses de plans plus fumeuses les unes que les autres. Des conjectures très peu intéressantes pour des plans qu'on pourrait interpréter de n'importe quelle façon.

       Mais ouf... à la moitié du tome on s'intéresse enfin aux habitants de la maison. On commence à creuser autre chose que les seuls plans de deux maisons. Et cela rend la lecture bien plus intéressante, nous rapprochant d'un thriller plus classique. On retrouve une véritable histoire avec un passé obscure, le spectre d'une organisation qui tire les ficelles et une vision plus humaine des habitants.

       Et toutes ces nouvelles informations rendent l'histoire plus intrigante et plus effrayante. En effet, en personnalisant les personnages, on les rapproche du commun des mortels et on rend l'histoire plus crédible et matériel.

       Un deuxième tome nécessaire pour, je l'espère, enfin lancer la série.

       


       

       
      • 0 réponse
    • Mechanical buddy universe tome 0
      Note :
      Voici la nouveauté Ki-oon de ce début d'année, un manga de science-fiction qui se déroule dans un monde en ruine suite à une guerre où humains et machines se sont affrontés. Ici et contrairement à fake rebellion, les machines n'ont pas vraiment gagné, d'ailleurs, il n'y a pas eu vraiment de gagnant. Le contexte historique est un peu flou, on ne sait pas trop quelle est la situation, on sait juste qu'il y a encore des combats par endroits mais on ne sait pas si c'est contre un ennemi, une armée ou juste des reliquats de la guerre comme des brigands qui voudraient profiter de la situation pour piller ou des machines programmées laissées à l'abandon...

      Mechanical buddy universe montre la vie des habitants dans ce monde, machines et humains cohabitent, il y a des robots, des androïdes, des humains et des mi-humains mi-robot. On suit plusieurs personnages, plusieurs situations où l'on découvre les interactions entre ces espèces. On a d'abord Blau, une androïde de combat, qui découvre un bébé au milieu des ruines et qui décide de l'élever. Elle se pare alors d'un masque d'humain pour ne pas effrayer le petit et développe peu à peu des sentiments maternels. On les voit évoluer ensemble, combattre, se fâcher... comme une famille normale sauf que les petits tracas du quotidien ne sont pas forcément les mêmes. Puis on découvrira d'autres personnages, d'autres duo ou groupes... On a un assortiment de situations différentes que se soit dans les liens qui se tissent entre les personnages ou dans le contexte sociétal. On ne verra pas forcément que des « gentils ».
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