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  • Danser avec le vent


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    • Scenariste: Emmanuel Lepage Dessinateur: Emmanuel Lepage Coloriste: Emmanuel Lepage Editeur: Futuropolis Note :
      Résumé:

      Novembre 2022. Douze ans après son premier voyage, Emmanuel Lepage embarque pour les îles Kerguelen. Cette fois-ci, contrairement au premier voyage, il restera sur place à l'invitation de Christophe Guinet, responsable des programmes éléphants de mer, pour qu'il puisse rendre compte de leur travail sur place. Pour lui c'est aussi l'envie de vivre le quotidien de ces reclus volontaires, soudés par la rudesse du climat, qui inventent d'autres façons de vivre ensemble. Mais Emmanuel n'est plus ce jeune dessinateur inconnu qui est monté à bord du Marion Dufresne en 2010. Son livre, Voyages aux îles de la désolation, est un «best-seller» qui est connu de tous là-bas. Il a même suscité des vocations ! Ensuite, il est accompagné pour ce voyage par une équipe de télévision d'Arte qui réalise un reportage sur Kerguelen dont il est le personnage central. Sur le bateau, Emmanuel se demande s'il arrivera à profiter pleinement de ce deuxième voyage qu'il attendait depuis longtemps... Emmanuel Lepage revient au récit de voyage avec l'envie de montrer les changements déjà à l'oeuvre sur ces terres éloignées en raison du réchauffement climatique. Et pour témoigner aussi de l'évolution de la société qui imprègne ces communautés des terres australes, de la manière dont les scientifiques travaillent sur place et vivent ensemble dans un climat extrême. Pour raconter ce long voyage effectué en 2022-2023, Lepage livre des planches d'une immense beauté, en grand format, pour représenter la nature en majesté.

      Type: BD Europeene L'acheter chez notre partenaire Genre: Documentaire Prix: 29 Nb de pages: 224
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    C'est bon la chasse aux cadeaux de Noël est finie ! Je vais acheter 15 exemplaires de "Danser avec le vent" et ça ira bien !

    Blague à part, ce nouveau voyage aux Kerguelen et ce nouveau récit documentaire est une pure merveille pour toute personne amateur d'évasion. Tout d'abord pour les dessins et aquarelles de monsieur Lepage. Il n'y a pas à dire, c'est bien l'un des maitres de l'aquarelle en France et encore, je dis cela pour ne pas lancer un débat 🙂

    Ensuite parce qu'il a une manière de raconter sans conter qui fait de ses ouvrages des véritables instants de réflexion et d'introspection. En effet, Emmanuel Lepage ne cherche pas à biaiser le récit ou à utiliser son nom et ses livres pour faire passer des messages, que se soit politique ou écologique. Il les fait 'pour être moins con". 

    Il nous raconte ce qu'il vit, ce qu'il voit, ce que lui et les autres ressentent, mais sans jugement ni déformation. Il nous donne de la matière pour que ceux qui n'ont pas la chance de faire ce genre de voyage, puisse avoir suffisamment pour se poser eux-mêmes les questions... et trouver leurs réponses. 

    Pour ceux qui, comme moi, étaient fan du voyage aux iles de la désolation, ce n'est pas une surprise, mais plutôt une preuve que monsieur Lepage, comme beaucoup, n'en a pas fini des questions sur lui-même.

    Si j'ai eu peur d'une légère redite par rapport au premier voyage, j'ai été vite rassuré. Très rapidement, on se rend compte que ce deuxième voyage n'est pas abordé comme le premier. Si les sublimes aquarelles et les animaux sont toujours la, ce "Danser avec le vent" s'attache plus à l'aventure humaine, laissant plus de place au récit des autres habitants.

    Une fois la jalousie passée (car il n'est, depuis le covid, plus possible de faire ce voyage en "touriste"), il nous reste un sublime voyage illustré. Un voyage ou Emmanuel Lepage réussi (encore une fois) à nous téléporter au sein de cette équipe de scientifique, comme si c'était nous derrière les pinceaux.

    C'est beau, ca fait rêver et réfléchir... c'est LE cadeau de noël !

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    Commentaires recommandés

    Ya beaucoup plus de pages que le format classique, les auteurs peuvent s’étaler bien plus je pense. Toute l’histoire est complète. Je peux pas dire que ça m’embête. Ce qui m’embête c’est le filtre à appliquer sur les achats et le côté relecture … qui est pas top en général 

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    Purée les planches sont magnifiques et je suis happé dedans. Je crois que j’aime les gros bateaux depuis les voyages d’été en ferry de mon enfance, j’ai donc sûrement un biais nostalgique mais quand même ^^

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    Je l’ai fini, c’est globalement chouette et très documentaire. Niveau du rythme c’est un peu lent mais c’est le thème qui veut ça je crois ^^

    j’ai trouvé ar-men depuis et celui d’avant (le nom m’échappe) 

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    C'est vrai qu'il est plus orienté "doc" comme Tchernobyl , mais ça me dérange pas du tout, bien au contraire sur ce genre de parution. Tu visites avec lui ! 

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    • Amériques
      Note :
      Amériques, où comment la grande histoire se mêle au souffle épique épris de Liberté ! En suivant le chevalier du Buysson, vous sillonnerez les tumultes d'une traversée de l'Atlantique, l'arrivée sur les rives sauvages et immenses de la Caroline du nord en symbole de ce nouveau monde mystérieux et sauvage, mais aussi la guerre faisant rage entre colons et les fameuses "red capes" anglaises ! En propulsant sur le devant de la scène ce gentilhomme épris d'aventures, les auteurs peuvent ensuite faire apparaître Lafayette, le roi Louis XVI, le général Washington et même au fin fond d'une taverne de Charlestone, la mystérieuse Anne Bonny ! Les grands noms jalonnant la naissance des Etats-Unis croisent la route de ce jeune français saisit par le courage des "patriots", la beauté des lieux mais aussi une jeune femme, créée par la scénariste pour apporter une note de romance bienvenue au milieu de ces champs de batailles. Des conflits terriens, marins, mais aussi dans les salons entre militaires et politiciens n'allant pas forcément tous dans la même direction, seront au programme ! C'est une mine d'informations que nous délivre la talentueuse Esther Gil dans ces pages magnifiées par le trait d'un Laurent Paturaud en grande forme ! La lumière dégagée lors des couchers de soleil ou dans les salons obscurs sur les visages des protagonistes, les regards de braise épris de liberté, les rues pavées baignant dans une brume semblant sortir des pages, absolument tout concorde pour une grande expérience de lecture ! Le brouillard naissant dans les forêts de Caroline laissera entrevoir des soldats, mais aussi une végétation plus vraie que nature, et que dire des séquences maritimes absolument somptueuses ! Une partition graphique splendide servant une histoire documentée et bien réelle avec des dialogues à l'éloquence rare ! Un magnifique hommage pour célébrer les 250 ans de la déclaration d'indépendance des américains. 
      • 0 réponse
    • Le Panthéon - L'enlèvement de Jacob
      Note :
      Financé sur Ulule avec une assez bonne participation (375%) ce projet de Thomas Rivière et Mika Souillard voit enfin le jour, un an après ! L'attente fut longue, les péripéties d'un financement de ce genre furent nombreuses à en croire les auteurs, mais le tome 1 est dans les bacs et nous pouvons découvrir cet univers parisien steampunk. Louise s'associe à Jeanne pour retrouver son mari, étrangement disparu. Plus l'enquête avance et plus le lot de mystères s'épaissit, mais aussi les affrontements avec des inconnus peu enclins à les laisser progresser dans leurs investigations ! Courses poursuites, combats à mains nues, un florilège d'action jalonne cette lecture très dynamique. Le problème est justement que cela va un peu trop vite, les dialogues sont naïfs et peinent à convaincre, les transitions explications/actions sont maladroites et je ne parle pas des rebondissements "opportuns" voire des facilités scénaristiques ! Gageons que le second tome réglera ces problèmes d'écriture, car pour ce qui est du dessin le contrat est plutôt rempli ! Mika Souillard nous en met plein la vue avec une ville de Paris "steampunk" des plus réussies, tout comme les personnages. Des planches détaillant des engins originaux à l'image de cette moto sidecar ou encore des monuments historiques, tout l'environnement est superbe et magnifié par des couleurs numériques lumineuses. La gente féminine est à l'honneur, particulièrement élégante et bien souvent dans des poses flattant le regard (masculin). Le rebondissement final souffrant d'originalité nous laisse perplexe. A suivre...
      • 1 réponse
    • Clisson & Eugénie
      Note :
      La romance est à la mode avec de nombreux romans "young adults" abordant cet amour passionné aux finalités diverses ! Une jeunesse en mal d'amour, rêvant de relations épistolaires ou d'amants maudits tels Roméo et Juliette ! Figurez-vous que le grand Napoléon Bonaparte fut éconduit par une jeune princesse bien avant d'être sacré empereur. De cette cruelle déception naquit une nouvelle : Clisson et Eugénie, dans laquelle il s'imaginait une vie consacrée à l'Amour et non la guerre. Les auteurs ont donc adapté cette nouvelle en y ajoutant quelques modifications, comme l'apparition de personnages secondaires assez modernes dans leurs idéaux. On découvre donc cette société post révolution française où certains nobles sont désargentés et rêvent de marier leurs enfants avec un dote confortable. En pleine introspection, Clisson rencontre la famille Desmoulins et ses deux filles, dont Eugénie. Quelques lettres enflammées et regards de braises plus tard, rien ne semble empêcher l'union des deux amants !  Mais les fils du destin sont capricieux et Clisson et Eugénie feront face à bien des obstacles pour célébrer leur amour ! La passion brille dans ces pages, un souffle épique amoureux formidablement mis en image par Maribel Conejero. Elle a modifié son trait depuis Woods (Humanoïdes associés) avec des visages aux traits plus fins, tout en gardant une belle expressivité. Elle adapte son découpage à l'histoire pour accentuer les séquences émotives et héroïques, en alternant plans larges et resserrés voire gros plans sur les visages, rendant ainsi une belle immersion de lecture. Des couleurs soyeuses viennent embellir le tout avec notamment les pommettes empourprées des amants, signes d'une passion effrénée ! "Les histoires d'amour finissent mal, en général" comme le chantent les Rita Mitsuko, comment cette histoire peut-elle finir ?? 😉 
      • 1 réponse
    • Chroniques de fer et d'écailles - Tome 1 - Le vol des gobelins
      Note :
      Alors je vous avoue que j'étais un peu refroidi par notre duo d'auteurs car leur dernière série jeunesse  "révolutionnaires !" aux éditions du lombard ne m'avait pas transporté plus que ça. Je bloque un petit peu sur certains visages dans le dessin de Xavier Fourquemin. Un détail certes, qui a tendance à me refroidir. Alors les voir sur une nouvelle série ouvertement médiévale fantastique et bien, je n'étais pas chaud. Surtout quand dès les premières pages on reconnait directement quelques trognes habituelles...

      Sauf que... le scénario et l'histoire imaginée par nos deux compères font un bien fou avec un univers de Fantasy hyper classique mais dans un traitement totalement rafraichissant dans ce vieux genre qu'est la fantasy. Je me suis régalé, les personnages sont bien pensés, l'univers ouvre beaucoup de possibilités, et on ne s'ennuie pas deux secondes. Une vraie bouffée d'air frais que je salue bien bas ! Et oui, si on a bien des elfes et des gobelins en pagaille, on navigue ici très loin de l'héroique, puisqu'entre polar, humour, et clins d'oeils appuyés à notre monde moderne, on se retrouve avec une aventure intéressante et bien équilibrée. 

      Alors je salue aussi bien bas le talent de Xavier Fourquemin que j'ai égratigné bien malgré moi plus haut pour une simple question de goût, car il a réussi à me faire passer outre, et à m'embarquer dans leur univers ! Joli travail messieurs, joli trouvaille du lombard que ce projet, et j'espère qu'il rencontrera son public car c'est un peu un ovni.
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    • Black orion
      Note :
      Après avoir lu le pitch vous vous demandez bien dans quelle aventure vous vous embarquez hein ? 😉 Un récit raconté à rebours avec en prime en haut de page une histoire plus ou moins liée qui elle, est dans un bon sens chronologique, on ne voit pas ça tous les jours ! Lorsqu'en plus on mêle substances hallucinogènes extra-terrestres, deux ados paumés, un type aux faux airs de Freddie Mercury baron de la drogue latino et une myriade de créatures tentaculaires et cornues, les événements prennent forcément une drôle de tournure ! On ajoute à cela un trait "pulp" des années 70/80 et en avant la lecture psychédélique qui va vous tourner les méninges ! Je dois bien avouer avoir refermé le livre et ses 200 pages en me demandant si j'avais bien tout compris... C'est un plus indéniable car cela nécessite des relectures afin de mieux cerner les détails et autres points cruciaux de cette histoire remontant le temps, d'autant que le dessin de cet auteur brésilien est assez remarquable. Il bouscule son lectorat avec ses planches énergiques faisant la part belle au mouvement et aux effets spéciaux parfaitement réalisés à l'aide d'une belle palette de couleurs. Mais cette course poursuite m'a un peu perdu, peut-être trop de loufoque pour moi qui suis pourtant un grand grand fan du travail de Foerster et sa vision de Pinocchio (Gueule de bois) . A découvrir pour les amateurs du genre, et à re-relire 😉 
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