Gekikô Kamen c'est le retour de l'auteur de Shigurui et des 7 Ninjas d'Efu, déjà au catalogue des éditions Meian, avec une série qui a déjà 8 tomes au Japon.
Et une série qui est résolument tournée vers un public japonais (ou super fan du japon) par son thème : le tokusatsu. Le tokusatsu est un genre né au japon qui veut que des acteurs jouent les rôles des monstres et autre entité avec un costume "réaliste". Ce genre a été développé et popularisé par les films de monstre comme Godzilla, bien sur, mais aussi tout les autres films de Kaiju et, dans une moindre mesure, les séries de Sentai comme... Bioman en France.
Vous l'aurez donc compris, rien de très connu chez nous.
N'empêche qu'une fois passé le premier tiers à admirer les somptueux dessins de Takayuki Yamaguchi, on finit par se plonger dans cet univers très spécial et à se détacher de notre méconnaissance japonaise pour se laisser porter par notre étrange personnage principal. Personnage qui porte ce premier tome par un flegme étrange et une dévotion à son art quasiment effrayante.
Takayuki Yamaguchi réussi brillamment à montrer la différence entre Jissôji et ses anciens collègues de tokusatsu, et donc de mettre en avant la bizarrerie de notre héros, tout en nous expliquant les fondation du genre.
Une belle réussite avec un beau cliffhanger nous encourageant à continuer notre découverte.




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