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  • Goetz


    Kevin Nivek
    • Scenariste: Fane Dessinateur: Didier Cassegrain Coloriste: Didier Cassegrain Editeur: Glenat Note :
      Résumé:

      L'homme n'apprend rien de ses erreurs Là où l'animal ne fait qu'obéir à son instinct, l'être humain s'est inventé des dieux pour justifier ses actes. En leur nom, ou à cause d'eux, il a défini les notions de Bien et de Mal, toujours persuadé d'agir ainsi de plein droit, se faisant le prédateur ultime. Dans un futur relativement proche, la civilisation terrienne, ayant inexorablement fini de puiser les ressources de la Terre, est partie fonder une colonie sur une petite planète habitée par des peuplades, humaines elles aussi, mais qui en sont encore à l' »âge de fer ». Ces néo-colons, très avancés technologiquement, convaincus d'avoir appris de leurs erreurs, et - comme toujours - persuadés d'être porteurs du Bien, comptaient bien y prendre un nouveau départ. Mais 30 ans ont passé, et le Terrien, « gourmand » par nature, et tout évolué qu'il puisse être, a pris l'ascendant sur ses hôtes : asservissement, viols, pillages des richesses et des terres... Les natifs, pourtant peu solidaires, se révoltent et entrent en guerre. Parmi les chefs de tribus fédérées contre l'emprise des Terriens, il en est un, plus mauvais, plus fou, ou plus libre qui tentera, au-delà de toute croyance, de redéfinir les notions du Bien et du Mal.

      Type: BD Europeene L'acheter chez notre partenaire Genre: Science Fiction Prix: 29 Nb de pages: 184
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    Potentielle lecture de l'année pour moi, Cauchon attendra un peu que je me penche dessus, avec cette adaptation d'une nouvelle de Sartre Le diable et le bon Dieu ! En imaginant une dichotomie du bien et du mal au sein d'une planète où la population locale évolue au moyen-âge et faisant face à l'arrivée de terriens aux moyens technologiques bien plus élaborés, les auteurs s'amusent à nous décrire la psyché humaine ! Ces "colons" arrivent et refont irrémédiablement les mêmes erreurs que celles perpétrées sur notre planète plus si bleue que cela hélas, même si on le devine suite à leur départ... Déforestation, morcellement des terrains, nouvelles règles imposées auprès des populations locales, tout est fait pour cimenter une révolte des autochtones ! Goetz va incarner ce leader chez les "natifs" en adoptant un comportement absolument inhumain ! Il cultive le mal à l'état pur sans aucun remord, il ne vit qu'à travers ces/ses méfaits et commence à engranger des victoires précieuses, d'autant qu'il peut bénéficier du soutien des Dieux locaux ! Une fois la victoire acquise, que va t'il lui rester ?? Ne pouvant plus dispenser le mal, quel autre choix aura t'il ? 

    C'est un véritable régal de lire cette ode à l'humanité, prouvant avec grand talent ses limites et ses erreurs reproduites inlassablement ! Les dialogues sont incisifs et savoureux, marqués du sceau de la pertinence ! Didier Cassegrain explique dans l'interview de fin d'album qu'un dessinateur perd de son talent avec le temps, je ne peux que lui donner tort avec ses planches sublimes et l'atmosphère distillée dans ce formidable album ! Je l'avais découvert dans une des adaptations des romans de Stefan Wull, je le retrouve avec plaisir dans ces pages avec admiration. Il perfectionne la simplicité dans les décors et donne un charisme certain aux personnages. Le bonus est aussi dans le potentiel relecture dingue de cette oeuvre, à travers le propos innovant et le dessin recélant une multitude de détails, bref une véritable association de bienfaiteurs que sont Fane et Didier Cassegrain 🙂 

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    Commentaires recommandés

    Ah non pas du tout , c'est bien plus exigeant que ce genre de lecture, que j'apprécie hein, je les ai les Conquêtes, là tu verses plus dans l'intellect 😉 

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    Lu et …. C’est bien. C’est plutôt rusé comme histoire et scénario et ça ne ressemble pas à grand chose qu’on aurait déjà lu.

     

    ceci dit pas un coup de cœur pour moi. Le style de dessin n’est pas mon préféré, et l’histoire reste très sombre, j’ai toujours un peu de mal avec les persos excessifs. 

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    Le 27/05/2026 à 08:27, Kevin Nivek a dit :

    Justement, c'est ça le talent ! 

    Je suis d'accord, c'est un point positif.

     

     

    Pour les dessins, et bien les gouts et les couleurs hein comme on dit.

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    Et tu oses me dire que je "n'aime pas le dessin" !!!  

    Je peux comprendre que le trait anguleux de Cassegrain rebute, mais cela reste un super taf au sein d'une BD qu'on a jamais lue avec un scénario excellent ! 

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    Il y a 18 heures, Kevin Nivek a dit :

    Et tu oses me dire que je "n'aime pas le dessin" !!!  

    Je peux comprendre que le trait anguleux de Cassegrain rebute, mais cela reste un super taf au sein d'une BD qu'on a jamais lue avec un scénario excellent ! 

    Je ne dis pas autre chose

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    J’adore pour ma part mais j’ai découvert avec code Mac Callum du coup j’ai peut être un petit biais (mais je ne pense pas). J’aime le style de dessin et ces couleurs 

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    C’était pas le coup de foudre non plus sur code Mc Callum.

     

    mais ça se lit bien quand même hein.

     

     

    juste il lui manque un petit qq chose pour moi pour le coup de cœur de l’année, il me fait penser à la terre verte d’ailleurs 

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    Le 26/05/2026 à 23:17, The_PoP a dit :

    Lu et …. C’est bien. C’est plutôt rusé comme histoire et scénario et ça ne ressemble pas à grand chose qu’on aurait déjà lu.

     

    ceci dit pas un coup de cœur pour moi. 

    Et bien je vais d’accord avec toi.

     Je ne connais pas la pièce dont c’est tiré. C’est peut être une très bonne adaptation c’est plein de réflexions mais ça ne me transporte pas. Tout comme la terre verte en fait. Qui manque de quelque chose. La je vois surtout un Conan en fait.

    j’aime bien les dessins et le style par contre, comme une pièce de théâtre (?) c’est très centré sur les personnages aux détriments de panorama, de décors et d’arrières plans que j’aurais aimé trouvé dans une bd de ce genre.

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  • Dernières Critiques

    • Umami
      Note :
      Il me semblait bien que je connaissais ce graphisme. L'auteur de ce comics n'est rien de moins que l'auteur "The amazing world of Gumball", l'un des programmes clownesques les plus connus des années 2010.

      Si on retrouve le style graphique, ce comics n'a aucun lien avec Gumball. C'est une déclaration d'amour au Japon des années 80. Au Japon tout court même. Ohm nous livre un récit qui passe par toutes les spécialités japonaises et par tous les clichés du pays du soleil levant : l'histoire tourne autour d'un Ramen magique mais mortel. Notre détective boit du Whisky Suntori ou du saké. Il y a forcément des yakuzas impliqués. Il y a des robots mais aussi des sushis. Brefs Ohm ne rate pas une icône du Japon.

      Sur l'histoire elle-même, j'ai trouvé la construction intéressante, avec une gestion des couleurs intelligentes entre les différentes époques du récit, permettant de rapidement identifier quand se passe l'action. Action qui se révèle être plus qu'un simple support à un listing des spécialités Japonaises, avec une enquête bien menée façon polar des années 70 et des révélations réellement surprenantes ainsi une fin tirant plus sur le polar américains que sur l'hommage au Japon.

      Un savoureux mélange pour une BD pas autant en mode "déconne" que je l'imaginait.

       
      • 0 réponse
    • Caboche tome 1 - Galères Saint-Boliques
      Note :
      Je découvre les éditions Morgen avec ce titre très atypique dans le monde de la bande dessinée actuel. Le scénariste s'inspire de la légende arthurienne avec la fameuse épée prise dans la roche, pour mieux la détourner en dérision. En effet, le personnage principal nommé Prota possède une musculature à toute épreuve. Il arrache l'épée avec son socle rocheux pour reprendre la route avec son énorme fardeau sur le dos en quête du Saint Bol. Très vite, on s'éloigne de la source d'inspiration principal pour découvrir un récit étrange et surtout complètement absurde à tout niveau. Prota fait beaucoup de rencontre se réglant souvent à coup de rocher dans lequel est prisonnier l'épée. Les bastons s’enchaînent pour permettre à Prota de se défouler en fracassant des têtes souvent enfermées dans des casques. La finalité de la quête est juste un argument pour que Prota se défoule.
      La partie graphique est en noir et blanc en parfaite adéquation avec le récit, très musclé et dynamique. A force d'utilisation de déformer les corps pour frapper plus fort, il est parfois difficile de comprendre l'action un peu brouillonne. L'édition de l'album est soignée avec une couverture souple.
      Caboche commence un diptyque inclassifiable et très original tout en laissant interrogatif sur une histoire sans prise de tête pour suivre des combats improbables.
      • 0 réponse
    • Terres d'Ynuma - Tome 3 - L'honorable Juge Wonq
      Note :
      Et hop, déjà le troisième tome des itérations des terres d'Arran dans leur "Asie" de fantasy médiévale. Et c'est toujours aussi agréable, même si le souffle épique est peut être un peu moins prononcé que dans les séries classiques des terres d'arran. Il faut dire que Jean-Paul Bordier au dessin et Vincent Powell aux couleurs sont des habitués de ces univers et savent nous en mettre plein la vue. Le scénario de Nicolas Jarry ici nous amène quelques nouveautés avec des nécromanciens marionnettistes qui rajoutent un petit peu d'originalité à un thème déjà bien exploré.

      Ce tome présente une nouvelle fois une histoire en one shot, que l'on arrive parfois à relier aux autres par des fils tenus. Cette série qui étend l'univers des terres d'arra reste une lecture agréable pour les amateurs de Fantasy et d'univers inspirés de l'Asie médiévale.
      • 0 réponse

    • Alice au-delà des étoiles tome 1
      Note :
      Alice est une élève populaire qui semble vivre sa meilleure vie, elle est populaire, jolie et s’entend avec tout le monde. Mais en réalité, elle est involontairement drôle et n’a pas forcément de très bonnes notes. Cela vient du fait qu’elle a vécu dans plusieurs pays durant son enfance et qu’elle n’a jamais eu le temps de se conformer à une seule culture et encore moins de perfectionner son langage. Elle se retrouve donc en décalage par rapport aux autres. Pour elles, certaines connaissances de base ne sont pas évidentes, comme l’attribution des couleurs. C’est grâce à un camarade de classe qu’elle va enfin pouvoir avancer et il le faut car Alice rêve de devenir astronaute !

      De la même façon que Promenons-nous dans l’espace, on aborde ici des cas d’enfants différents. Si le premier parle du handicap invisible, Alice au-delà des étoiles s’en rapproche également car finalement le fait d’avoir vécu dans différents pays a empêché Alice d’apprendre une langue complétement, d’avoir des bases culturelles solides. Elle a plein de petits bouts différents sans jamais avoir pu en compléter aucun.

      On voit toujours que la société est prompte au jugement et à part son camarade Inuboshi qui prend le temps de comprendre Alice, les autres s’arrêtent aux apparences la cataloguant rapidement comme ayant « la tête dans les nuages ». C’est une approche intéressante car on se rend compte qu’il est facile de passer à côté de quelqu’un qui a des problèmes ! Dans le cas d’Alice, sans cette rencontre, elle pensait qu’elle était une personne ratée et cela aurait pu dériver vers un drame.

      Le personnage d’Inuboshi prend le temps de nous expliquer en détail un certain nombre de sujets, c’est un garçon intelligent qui a soif de connaissance. Cet aspect du manga est parfois un peu lourd car on n’a pas forcément envie de lire une encyclopédie quand on ouvre un manga mais le récit trouve un équilibre avec l’attitude et la vision d’Alice.
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    • Un mille-feuille de mensonge !
      Note :
      D'un côté il y a Akane, une jeune office lady qui doit faire des mutations dans son emploi mais qui essaye d'y échapper ! Car qui dit travailler en province, dit s'éloigner des magasins et rater les événements liés à ses jeux vidéo préférés ! Alors quand on annonce qu'il y aura des soirées spéciales pour célébrer la fin de son jeu préféré, Akane n'hésite pas à mentir en s'inventant un faux fiancée. Mais ce mensonge est découvert par son supérieur Tsuneyasu qui a besoin d'une fausse fiancée !! Les voilà partis pour un faux mariage.

      Voici un faux couple qui se laisse vite entraîner dans un vrai quotidien de couple, l'attirance physique y est sans doute pour beaucoup mais il ne faut pas beaucoup les prier pour passer à la vitesse supérieure. On voit tout de suite où l'histoire va mener mais elle est bien construite et agréable à regarder. Je trouve quand même que les personnages s'entendent bien un peu trop vite et que notre otaku, Akane, est quand même assez loin des otakus que l'on a l’habitude de voir qui ont tendance à être plus introvertis et surtout à mettre les humains au second plan.

      Ce fut un moment de lecture coquin et plaisant.
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