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    • Scenariste: Maria Isabel Ospina Dessinateur: Jean-Emmanuel Vermot-Desroches Coloriste: Jean-Emmanuel Vermot-Desroches Editeur: Dargaud Note :
      Résumé:

      Une demi-heure pour aller chercher de l'eau potable, deux heures trente pour rejoindre l'école... Les journées ne sont pas les mêmes pour tous les enfants : Alberto, qui grandit dans un département montagneux de Colombie, le sait bien. À cela s'ajoutent pour lui la misère et la grande violence de son père. Alors quand les guérilleros des FARC s'installent sur le terrain de sa famille, les suivre semble être la meilleure perspective d'avenir. Et qu'Alberto ait onze ans ne change rien à l'affaire. Il devient donc un enfant-soldat. Quand il déserte, presque cinq ans plus tard, il entame un long processus de réintégration dans un foyer à Cali. Et à présent, il raconte tout : du temps de séchage de son uniforme aux conséquences de son départ pour sa famille en passant par ses missions d'espion ou encore par sa formation d'opérateur radio. Il montre la peur et la solitude, mais dévoile aussi les questionnements naturels d'un préado. Alberto n'est pas plus manichéen ici que là-bas : retrouver une vie normale n'a rien d'évident, mais il fera tout pour y arriver. La documentariste colombienne Maria Isabel Ospina enchaîne les séquences, fragments de vie d'une à quatre pages, pour rendre compte de la richesse du parcours d'Alberto. Le tout au plus proche du regard de celui qu'il était alors. Tout comme dans Marzi ou dans Guantanamo Kid, l'enfant existe pleinement, et la ligne claire et expressive de Jean-Emmanuel Vermot-Desroches y est pour beaucoup. Un témoignage inédit au moment où l'on célèbre les dix ans de l'accord de paix signé entre les FARC et le gouvernement colombien.

      Type: BD Europeene L'acheter chez notre partenaire Genre: Action Prix: 25 Nb de pages: 224
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    Et ben.... tout d'abord je dois vous dire que j'avais envie d'aller en vacances en Colombie (vraiment) avant de lire ce Guerillero. La je ne sais plus trop. Sans même parler des FARCs et des guérilleros, cette biographie nous dépeint une Colombie pas très attirante.

    Mais passons sur ce sujet-là. En effet le but de ce récit n'est pas de donner envie de voyager en Colombie, mais bien de décrire la vie d'un jeune garçon  qui a été pris sous l'aile de FRAC avant de s'en enfuie.

    Le but n'est pas non plus de dépeindre les FARCs comme des terroristes sans foi ni loi. Notre auteur nous montre, via des pages dépeignant des moments de sa vie, que les FARCs (et autres groupes paramilitaires) sont une porte de sortie comme une autre pour les enfants vivants dans la misère. les FARCs assurent aux jeunes de quoi bien manger (mieux que chez eux), d'avoir un endroit où dormir et offre un esprit de corps.  Tout ce à quoi la plupart des enfants des régions pauvres ne peuvent espérer.

    Un rôle sociétal qui est complètement caché de la propagande des différents gouvernements. Et une BD qui ne cherche pas à ignorer la violence de leurs actions non plus.

    Mais ce livre ne parle pas que de la vie des jeunes aux milieux des guérilleros. Il parle aussi, pour moitié, du long mais efficace, processus de réintégration des jeunes enfants guérilleros qui se sont enfuis ou ont été "délivré". Un processus de réapprentissage qui a permis à Alberto de (re)faire sa vie, loin des guérilleros, montrant que le pays ne lâche pas non plus ces jeunes sans ressources.

    Une lecture intéressante qui relativise notre vision de 'impact de ces groupes armés et qui nous fait dire qu'on est pas mal chez nous.

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  • Dernières Critiques

    • I.R.$ - Tome 26 - L'art du profit
      Note :
      La série I.R.$ continue son petit bonhomme de chemin après plusieurs gros cycle, on sent que les auteurs ronronnent un peu et qu'il va falloir donner un nouveau souffle à la série après la précédente grosse fin de cycle. Larry manque cruellement d'adversaire et d'intrigue un peu plus poussées. Ceci étant dit Stephen Desberg en profite pour continuer de nous livrer sa vision du monde et de la pourriture qui le gangrène. Vu le contexte actuel c'est pas si difficile que ça d'imaginer des scandales financiers liés à la triste actualité. Celle ci va nous faire un peu froid dans le dos tant elle pourrait être plausible. 

      Les planches de Carlos Rafael Duarte qui a repris la série récemment sont dans la ligne directe de l'héritage de Bernard Vrancken. C'est assez classique et dans le style habituel des thriller financiers en bd.  
      • 0 réponse
    • Dust to dust
      Note :
      Pour les longues vacances estivales, Delcourt a eu la riche idée de publier ce roman graphique incroyable se déroulant dans les années 30 au cours des fameuses tempêtes de sable, les "dust bowls" ! La crise économique de 29 laisse derrière elle un pays dévasté, notamment ces petites villes isolées vivant de l'agriculture, ajoutez à cela des catastrophes climatiques, il n'en fallait pas plus pour une désertion des ouvriers locaux en mal de travail. C'est ainsi que débute cette aventure aux faux airs de polar social, avec une famille prenant la route vers des horizons plus clairs. Ils seront sauvagement assassinés, marquant ainsi le début de la croisade d'un tueur fou au look de militaire américain avec son masque anti gaz moutarde. Qui est-il et pourquoi de tels actes ? Car très vite les cadavres s'enchainent pour un shérif au passé nébuleux, qui pourra compter fort heureusement sur l'aide d'une journaliste avide de scoop et bien décidée à exposer à toute l'Amérique les ravages des "dust bowls". On découvre toute une galerie de personnages interconnectés, ou pas 😉 avec chacun la poursuite de son but dans une ambiance de fin de monde ! L'immersion est incroyable avec ce dessin ultra-réaliste, les visages sont expressifs (bien que parfois un peu figés) , les décors sont sublimes avec un grand soucis du détail, une performance graphique de haut vol gardant nos yeux écarquillés devant tant de grâce ! Peu de couleurs mais une ambiance crépusculaire assumée et servant le récit. Mon bémol tiendrait à la résolution de l'intrigue un peu trop brutale lors de la seconde partie du tout dernier chapitre. Le scénario prenait bien son temps, multipliant les pistes narratives, on aurait aimé un processus final du même acabit. Cela reste néanmoins une magnifique lecture à emporter dans ses valises pour une expérience visuelle somptueuse et une histoire violente et sombre. 
      • 0 réponse
    • Le roy des ribauds - Livre 5
      Note :
      Le roy des ribauds est une série médiévale initialement parue en 2015 et dont le premier cycle en 3 tomes, conclut en 2017, avait eu un joli succès critique et contribué à faire éclater au grand jour le talent du duo Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat. L'infernal duo si prolifique avait ensuite contre toute attente repris les crayons sur cette série pour un nouveau cycle de 2 tomes en 2022, et voici 4 ans plus tard la conclusion de ce nouveau cycle. 

      Vous êtes nombreux à ne pas vous être aventurés sur ce second cycle, le premier étant relativement parfait, et sa fin sans équivoque. Pourtant, grâce à la magie du talent de Vincent Brugeas ce secondent une évidence. Si le temps à passé pour nous lecteurs et pour nos auteurs, il a aussi passé pour nos personnages et héros. Les enjeux changent, les sentiments ont évolués, les personnages aussi, et pourtant on connait leurs histoires personnelles. Ce qui nous donne un second cycle encore plus riche émotionnellement même si l'action et le suspens y est peut être un peu moins présent. Moins de complot, mais plus d'humain, pour une conclusion encore une fois magistrale et complète. Le style graphique est toujours aussi puissant, avec peut être même une colorisation mieux maitrisée qui apporte beaucoup. Bref, si vous avez aimé le premier cycle, foncez dessus. Si vous connaissez pas la série, rattrapez ce retard. Je ne vois pas de bonne raison de passer à côté de ce petit bijou.
      • 3 réponses
    • Pendragon - Tome 3 - Le roi griffe
      Note :
      Ahhh ça c'est une série plaisir coupable. Légende Arthurienne donc sans énorme surprise, mais agréablement revisité en sauce fantasy pour mon plus grand plaisir par des auteurs talentueux. Je ne présente plus Jérôme Le Gris car c'est un scénariste que j'apprécie beaucoup, mais le duo Benoit Dellac & Paolo Martinello sur le dessin nous en met plain les mirettes. C'est vraiment agréable à tous points de vue tant l'histoire elle même est bonne avec son lot de drames et d'enjeux. Par contre attention on est presque dans la dark fantasy car pour le coup l'univers présenté reste globalement bien plus sombre que l'image que l'on a habituellement de la légende arthurienne. 

      Ce tome 3 confirme tout mon intérêt pour cette série que je continuerai à suivre et à lire avec grand plaisir.
      • 1 réponse
    • Les guerres d'Arran - Tome 7 - Le siège de Dal'Darum
      Note :
      Bon on ne va pas se mentir, cette série devait se finir avant ce tome 7... et finalement il y en aura bien 8. Et pourtant vous ne me verrez pas critiquer cette décision tant cela permet de revoir beaucoup beaucoup de sales trognes de la série mère. Et puis c'est une forme d'apothéose, de grand cycle formant une histoire suivie et pourtant parfaitement intégré à tous les one shots constituant l'univers des terres d'Arran. Je ne le dirais jamais assez car je suis souvent assez critique sur ce format soleil parfois très facile pour le lecteur comme pour l'éditeur, mais le travail de Jean-Luc Istin sur cet univers est probablement l'un des tours de force scénaristique en bd les plus impressionnants de toute l'histoire de la bd. Imaginez juste le nombre d'album, imaginez juste le contenu de tout l'univers créé pour en garder de la cohérence. Bravo et chapeau bas. 

      Ce tome 7 est d'ailleurs très solide en lui même avec de gros enjeux, des situations prenantes, et en même temps un déroulement assez classique de l'intrigue qui ne surprendra plus grand monde. Qu'importe, parfois l'amateur de Fantasy ne demande rien d'autre qu'une bonne vieille histoire classique avec des trognes charismatiques et un peu d'enjeu romanesque. Bien vu c'est exactement ce qu'on a là, et je connais pas un lecteur de la série qui n'aura pas très très envie de lire le tome 8, même si beaucoup seront probablement peu surpris par la fin qui sera racontée. 

       
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