Le duo de bienfaiteurs qui nous avaient enchantés avec Shamisen (Ankama) remet ça avec une quête identitaire sur fond de folklore japonais. On connait cette forme théâtrale du Kabuki, qui allie danse, musique, dramaturgie et de nombreux costumes. Les auteurs attribuent au personnage principal le nom de Kabuki, en digne représentant de cet art né au début du XVII ème siècle sous l'ère Edo. D'emblée on est frappé par la virtuosité graphique et le sens de la mise en scène, chaque case se contemple car la suivante lui ressemble mais avec une lueur un peu plus prononcée et cela va en s'accentuant jusqu'à la découverte de Kabuki en scène, c'est un enfant déguisé en femme. Dans une société patriarcale comme l'est le Japon, cela passe plutôt mal et Yokai ainsi qu'humains ne cessent de l'humilier et le décourager dans cette voie ! Kabuki persévère et multiplie les expériences pour trouver son véritable "moi" et vivre en paix avec lui/elle. De nombreux passages oniriques sont dessinés avec grand talent, on saisit parfaitement la métaphore de la chrysalide et du papillon. J'insiste vraiment sur les nombreuses qualités graphiques qui m'avaient enthousiasmées lors de la lecture de Shamisen. le traitement des jeux de lumières, la finesse du trait, Guilherme Petreca est un grand talent. Le scénariste Tiago Minamisawa a voulu rendre hommage aux personnes transgenres tuées au Brésil, le pays détient d'ailleurs le plus haut taux de meurtre envers cette communauté dans le monde. Cela donne une lecture spirituelle et contemplative, peut-être un peu moins accessible que Shamisen. A découvrir !
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Kabuki
Par Kevin Nivek
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Scenariste: Tiago Minamisawa
Dessinateur: Guilherme Petreca
Coloriste: Guilherme Petreca
Editeur: Ankama
Note :
Résumé:Type: Roman graphique L'acheter chez notre partenaire Genre: Indefini Prix: 19,95 Nb de pages: 152À la suite d'une expérience traumatisante, Kabuki décide de porter un masque et de renoncer à jamais à son identité. Et si se fondre parmi les Hommes lui permettait de trouver sa place ? Errant sans but et sans âme, Kabuki se perd dans les opiacés et le désespoir jusqu'à sa rencontre avec Alma, sorte d'alter ego bienveillant. Celle-ci lui apportera son soutien et lui apprendra à se nourrir du monde afin de répondre aux questions l'habitant depuis toujours. S'inspirant d'une histoire vraie et prenant place dans le décor du théâtre traditionnel japonais, Kabuki raconte, avec poésie, les obstacles et les combats que rencontre une femme née dans le mauvais corps.
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BD européenes/Comics
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Elles - Tome 4 - Intemporelle(s)
The_PoP a posté un enregistrement dans Critiques,
Note :
Bon, quand j'ai ouvert ce tome 4 j'ai été un peu surpris et désarçonné. Il faut dire que j'avais fini la première trilogie, que j'avais trouvé assez géniale, depuis déjà un moment. Mais il me semblait bien que c'était une trilogie et que la fin ne laissait que peu de place à une prolongation.
Et là en ouvrant les premières pages j'ai été un peu perdu, c'est de ma faute, je n'avais pas relu la série principale avant, du coup il m'a fallut quelques pages pour me rappeler qu'en fait ce tome 4 était.... le prequel de la série d'origine.
Et c'est en fait un très bon choix de la part de nos auteurs car cela leur permet d'enrichir l'histoire sans la dénaturer. Sans spoiler la trilogie d'origine, repartir derrière me semblait plus que casse gueule. Par contre cela ne leur laisse que peu d'espace, et la fin légèrement ouverte de ce prequel plus les interviews des auteurs et le succès général de la série me laisse à penser qu'on est repartis pour une mini série à minima.
Bon une fois que j'ai dit tout ça, cet album se lit tout seul, mais je vous recommande quand même chaudement d'avoir lu les trois premiers. Elles est une série ou le talent d'Aveline Stokart explose, et je salue toujours quand on sert d'aussi beaux dessins à nos plus jeunes sans céder à la facilité. Ses couleurs sont toujours aussi intéressantes et rendent le dessin vraiment spécial.
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The_PoP, -
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Le territoire
The_PoP a posté un enregistrement dans Critiques,
Note :
Bon ben ça y est. On rentre dans la rentrée littéraire qui va faire mal aux portefeuilles. Je ne comprendrais jamais cette sur concentration de très bons titres à cette période de l'année. Je vous offre cette ronchonnerie car en quelques temps je vais vous livrer trois coups de coeur, et les 3 chez Le Lombard... Voilà vous êtes prévenus, vous avez déjà vu passer le gang de la clef à molette, voici maintenant Le territoire. Et le prochain ? ah chut.... il ne faut encore rien dire.
Le territoire c'est d'abord tout ce que j'aime graphiquement chez Philippe Xavier, des personnages maitrisés, une mise en scène filmographique, des décors austères mais présents et de belles ambiances. Et là on est au service d'une histoire post apo en one shot, parfaitement maitrisée sur la narration, qui sans trop abuser des facilités scénaristiques et en tirant profit de ses 168 pages nous livre une bonne histoire complète avec rebondissements et révélations. Le rythme est soutenu, l'action ne se repose que rarement mais le parfum de The Last of Us qui plane sur cet ouvrage m'a beaucoup plut. Bon il faut dire que The Last of us en jeux vidéo est une sacrée référence pour moi...
Voilà, je ne peux que vous conseiller de foncer sur ce one shot à la pagination proche du double album pour profiter d'une bonne histoire post apo et d'une lecture plaisir. Je l'ai laissé trainer à la maison sur une table et tout le monde l'a dévoré après avoir ouvert deux pages par curiosité.-
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The_PoP, -
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Silent rose
The_PoP a posté un enregistrement dans Critiques,
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Ce one shot Silent rose est définitivement plaisant entre Western classique et histoire fantastique. Une ambiance de Bitter Root s'installe au fil des pages, et ma foi c'est pas désagréable ! Le one shot est bien ficelé car même si l'univers est complètement inconnu pour le lecteur qui démarre, cela ne pose aucun problème et on suit l'histoire et les révélations qu'elle nous livre au compte goutte sans s'y perdre. Les deux trames se mêlent agréablement bien à mon goût et le dessin plein de style n'y est pas pour rien. Alors certes cela ne plaira pas à tout le monde, et il m'en manque un peu pour en faire une lecture forte et marquante, mais cela a le mérite de donner la sensation d'avoir lu quelque chose de différent, et cela m'a fait plaisir.
Les compositions des planches sont vraiment bien foutues, très dynamiques et assez inspirées.-
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The_PoP, -
Mangas
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Renaissance Royale tomes 2 et 3
Nickad a posté un enregistrement dans Critiques,
Note :
Kuruhi a commencé à se faire à sa nouvelle vie, comme il part de très loin où il ne savait rien faire de ses dix doigts, il ne se rend pas encore très utile. Heureusement qu’Emma est bienveillante et qu’elle connaît la situation précise dans laquelle il se trouve. Kuruhi a vraiment reçu un choc psychologique, il est tombé de très haut à tel point qu’il en perd toute estime de soi.
Le second tome se concentre donc sur la reconstruction de Kuruhi tandis que le 2e volume prend un autre tournant car arrivent des intrigues liées à son identité de prince. On voit notamment son frère qui le fait surveiller et qui semble prévoir un destin un plus tragique ; il n’a clairement pas l’intention de laisser Kuruhi mener une petite vie tranquille car il représente un enjeu d’un point de vue politique.
L’histoire se déroule donc à deux niveaux. D’un côté on assiste à la construction d’une identité en dehors d’un statut social, en s’attachant à l’essence même de ce qui définit un être humain. Et de l’autre, on a la dimension politique où l’on se demande si Kuruhi pourra échapper à son ancienne identité. C’est à la fois une aventure proche d’une tranche de vie et une intrigue politique potentiellement dangereuse. En tout cas, l’histoire est fluide et agréable à lire et ne manque pas d’intérêt. À suivre.-
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The reborn young lord is an assassin tome 1
Nickad a posté un enregistrement dans Critiques,
Note :
Comme dans La revanche du limier des Baskerville, le pauvre Cian, énième fils de la famille a passé toute sa vie dans l’ombre pour aider ses ainés quitte à faire les basses besognes. Et tout ce qu’il obtient c’est une fin misérable et un couteau planté dans le dos !! Heureusement, il obtient une chance de changer sa vie et de se venger grâce à une régression. Et la première chose qu’il fait c’est d’aller chercher son épée démoniaque pour récupérer ses anciennes compétences, le tout en essayant de mettre au maximum des bâtons dans les roues de son frère ainé.
La trame du récit n’est donc pas innovante, tout l’intérêt se trouve dans la personnalité de Cian et dans son art du combat. Il y a bien sûr des éléments propres à ce récit mais globalement, on n’est pas vraiment surpris sur le scénario.
On apprécie l’usage de la gamme de couleur rouge-violet qui colle parfaitement au statut d’assassin de Cian et qui crée l’ambiance principale du récit. Par contre, le graphisme est parfois épuré et ne s’appesantit pas vraiment sur les arrière-plans. On a un premier tome qui répond aux codes du genre de façon efficace ce qui en fait un bon webtoon d’action fantastique.-
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