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  • La bête du Nord - La cité des mensonges


    Kevin Nivek
    • Scenariste: Oscar Martin Dessinateur: Leonel Castellani Editeur: Delcourt Note :
      Résumé:

      Dans cette aventure inédite, le Cimmérien qui n'est pas encore roi accepte une mission simple : délivrer la fille d'un chef de clan enlevée par un rival. Mais dans les ruelles fétides de Hud-hund Engaun, les apparences sont trompeuses... Epuisé par ses aventures, un puissant barbare arrive dans une ville frontalière en proie aux brigands de la pire espèce. Engagé pour sauver la fille d'un chef de gang au milieu d'une guerre de territoires, le guerrier solitaire pense accepter un contrat facile. Il se jette dans une conspiration mortelle. Plongé malgré lui dans ce nid de vipères, la "Bête du Nord" va devoir rappeler à ces criminels ce qu'est la véritable sauvagerie.

      Type: BD Europeene L'acheter chez notre partenaire Genre: Fantasy Prix: 16,5 Nb de pages: 72
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    Le duo de bienfaiteurs latins à l'origine du spin-off Solo Lyra (Delcourt) remet ça avec une libre adaptation des aventures du cimmérien le plus connu, j'ai nommé Conan ! En effet, Oscar Martin est passionné par ce personnage créé par Robert E. Howard en 1932 et plutôt que de refaire une histoire déjà contée, il imagine la sienne et ça va trancher dans le vif ! Le hasard mène le colosse dans la bourgade fortifiée de Hud-hun Engaun pour y trouver un refuge et éventuellement un travail rémunérateur. Très vite, une rixe éclate dans la taverne et ses talents n'échappent pas à un seigneur de la pègre locale. Il le missionne de retrouver sa fille, retenue captive par son adversaire direct détenant l'autre partie de la ville. Conan ira de surprises en surprises et le sauvetage prendra vite des allures de survival au fil de rencontres aux apparences trompeuses. Le sang coule, jamais le titre de "bête" ne lui aura aussi bien convenu ! La masse musculeuse déferle dans les palais et autres refuges des parrains locaux et laisse derrière elle membres découpés, têtes dans des sacs mais aussi son lot de secrets éventés ! Un scénario bien plus fin qu'une simple histoire de confrontation entre deux clans mafieux, avec au milieu un monstre sauvage déterminé à lever le voile et se remplir les poches. Leonel Castellani nous régale avec ses planches superbes, son passage d'un monde animalier (Solo) à des humains, démontre toute l'étendue de son talent ! La rage du barbare explose dans les scènes de batailles, les cases fourmillent de détails, le découpage est immersif au possible, on tourne les pages avec avidité 😉 . Les amateurs du cimmérien y trouveront forcément leur compte, les autres pourront découvrir ce qu'est réellement "la bête du nord" ! 

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    Retour utilisateur

    Commentaires recommandés

    Lu enfin (merci @Kevin Nivek) et... c'est très bien... mais qu'est ce que c'est bourrin bordel. Même pour Conan. Ceci dit je retrouve cette espèce de rage permanente, de berserker, qui emportait parfois tout sur Solo. 

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    J’ai vraiment préféré sang barbare tiens !

     

    celui ci est très très très classique finalement. Mais du coup il n’apporte pas grand chose au mythe de Conan. Une simple aventure en plus. 
     

    après c’est rythmé, bien découpé et hyper nerveux. 

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    Whaahhaaa comment j’ai trouvé ça fun 😀 ce plaisir coupable de bourin 😀 j’ai envie de revoir les films soudainement 🙂

    en plus c’est ponctuellement très très drôle, avec décalage entre la voix off et c’est ironique à mort par endroit et quelques répliques sont merveilleuses.

    Magnifique!

    Mention spéciale à la 1ere moitié de l’album (jusqu’au Rancor en gros), à partir de la c’est moins amusant ^^

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  • Dernières Critiques

    • Frankenstein
      Note :
      Après le réalisateur Guillermo del Torro sur Netflix, c'est au tour de David Sala de poser sa version du grand roman de Mary Shelley : Frankenstein. Cette histoire ne vieillit pas et trouve même de nouveaux échos aux actualités récentes, une oeuvre intemporelle assurément. D'emblée on est frappé par le ton graphique donné, de la couleur pour des planches tirant vers l'impressionnisme avec une touche de Klimt pour la lumière et les visages. L'artiste s'amuse avec les proportions avec parfois des escaliers démesurément grands par rapport aux personnages, ou encore l'immensité de la nature environnant ces mêmes âmes en peine dans des cases se rapprochant de toiles de maîtres avec une silhouette perdue au milieu de dégradés et de reliefs. Le costume donné au monstre illustre parfaitement la volonté de l'auteur, avec un patchwork de couleurs tel une queue de paon virevoltant et tranchant avec les couleurs sombres du créateur Victor Frankenstein, torturé à souhait ! Ainsi la lumière vient de la laideur physique d'un géant rapiécé aux yeux vairons, perdu, cherchant un père qui le rejette et victime d'une société toujours aussi méfiante de "l'autre". On suit donc en parallèle le parcours des deux personnages dans une adaptation fidèle à la narration du livre, avec toute la dramaturgie que cela implique tant leurs liens sont compliqués ! Je ne vous ferai pas l'injure de vous raconter le cheminement de l'histoire, tout le monde la connait, ici il est plus question d'expérience de lecture ! En effet, David Sala prend son temps pour véhiculer les émotions perçues par les protagonistes, une main en frôlant une autre dans un découpage saccadé ou encore un visage puis un nez sentant les effluves environnantes, vous serez plongés à leurs côtés voire à leur place parfois ! Une bien belle édition pour un très beau livre à la pagination conséquente, qui risque fort de bousculer votre vision du mythe Frankenstein ! 
      • 0 réponse
    • Gotham Gazette ed 1
      Note :
      Là, on ne pourra pas dire que les éditions Urban ne font pas les choses bien. Pour introduire le nouveau reboot à venir de Batman (dénommé Prime), scénarisé par Matt Frachion et sublimement dessiné par Jorge Jimenez, les éditions Urban nous livrent rien de moins qu'un journal nommé "Gotham Gazette".

      D'une véritable taille de journal, il contient de vrais articles dont un résumé long et complet de la mythologie courante de Batman et présentant l'univers du chevalier noir au moment de ce reboot.

      Mais plus qu'un journal "goodies" à prix correct (3.95), c'est surtout l'occasion de lire les premières pages de ce nouveau Batman et d'apprécier la magie des dessins de Jorge Jimenez au format A3.

      Sincèrement juste pour cela il faut vous jeter sur ce Gotham gazette. Quitte à le découper pour en extraire les sublimes double-page, les encadrer et les afficher !!

       
      • 1 réponse
    • Ketsudan
      Note :
      Attention, tenez-vous bien, résumé express : Kestudan c'est... le Cid de Corneille. 

      Si si souvenez-vous : Nous partîmes cinq cents et par un prompt renfort, nous nous vîmes trois mille en arrivant au port. Et bien Kestudan, c'est exactement ca. Mais exactement. Enfin en tout cas cette phrase. Car Kestudan c'est l'adaptation fidèle du texte de Corneille, changeant juste les nom et les ennemis pour le rendre crédible dans un univers japonais.

      Et ça marche vraiment pas mal. Si le phrasé fait un peu bizarre au début, mais ca aurait été le cas même en relisant Corneille, l'histoire elle-même s'adapte parfaitement à un contexte féodal-fantastique du Japon du XVIIIieme siècle.

      Porté par un dessin superbe à la croisée du manga et de la BD européenne, ce Kestudan nous offre une lecture rafraichissante d'une des œuvres mythiques de la littérature.

       

       

       
      • 0 réponse
    • Lyndon
      Note :
      Bon, c'est peu dire que j'avais beaucoup aimé Rebis. Alors forcément retrouver ces deux autrices talentueuses me faisait très envie... Le thème de ce Lyndon n'était par contre pas vraiment pour moi à la base, n'étant pas plus féru que cela de ce genre d'histoire et en ayant lu pas mal depuis quelques années. 

      Mais j'ai beau parfois être un vieux râleur mal embouché, entre la tendresse que l'on éprouve vite pour les personnages, les situations, les dessins toujours aussi somptueux et doux, il est difficile de ne pas se laisser happer et séduire par ce très joli roman graphique. Les passages oniriques m'ont parfois un peu perdus, mais l'ensemble acquiert au fil des pages une belle consistance. 

      Bravo donc à ce super duo d'autrice qui arrive toujours à nous émouvoir et à nous faire réfléchir sur de belles histoires.
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      • 1 réponse

    • Shiba Inu Rooms tome 1
      Note :
      En voila une excellente surprise. 

      Excellente surtout parce que j'ai tendance à avoir une légère allergie aux mangas sur les chiens et chats. Les mangas trop "kawai" sur des animaux trop "miignnnooooonnnnnn"... ca a tendance à me gonfler et je ne dépasse souvent pas 10 pages.

      Alors que l'a, au bout de 10 pages, j'avais envie d'en savoir plus. Pourquoi cette différence ? Et bien tout simplement par ce que nos personnages sont réellement différents des autres parutions du genre. Kori pourrait entrer dans les canevas du manga animalier, étant mignonne et gentille, elle dénote quand même un peu par sa placidité et son flegme à toute épreuve, compléter par une repartie pas piquée des vers. 

      Mais Muu lui est particulièrement savoureux comme personnage. C'est une véritable teigne et c'est un vrai "chiot". Les mangas faisant parler les animaux sont généralement trop caricaturaux en mettant trop en avant les caractéristiques propres à l'animal ou en les humanisant beaucoup. Ici Muu est vraiment casse bonbon comme un animal qui vent manger/avoir des caresses/jouer (et uniquement ça).

      c'est trop très drôle. Surtout mixer avec les réparties cinglantes de Kori.

      Cela fait un premier tome super savoureux dont j'attends à suite avec une impatience que je n'imaginais pas à la vue de la couverture.

       
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