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  • La légende de Salomé


    Kevin Nivek
    • Scenariste: Jean Dufaux Dessinateur: Eduard Torrents Coloriste: Bertrand Denoulet Editeur: Delcourt Note :
      Résumé:

      Le tétrarque Hérode Antipas a provoqué la haine des tribus de Galilée en se remariant à Hérodias, mère de la belle Salomé. La jeune fille se trouve l'objet de leurs manipulations. Pour leur complaire autant que par défi, au prix d'une danse devenue fameuse, Salomé obtiendra la tête du prophète Jean-Baptiste, dit Iaokannan.

      Type: BD Europeene L'acheter chez notre partenaire Genre: Historique Prix: 17,95 Nb de pages: 88
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    Jean Dufaux délaisse momentanément sa grande saga romaine Murena (Dargaud) pour une sombre histoire familiale prenant place à Jerusalem et la Jordanie actuelle, dans les années 28 30 après JC. On retrouve une nouvelle fois l'empire romain avec le tétrarque Antipas ayant réveillé le courroux des tribus locales en se remariant à Hérodias qui était la femme de son demi-frère ! Les accusations d'inceste pleuvent sur lui de la part du peuple juif et très vite un homme incarne ces accusations : Jean-Baptiste ou Iaokannan dans le récit. La plantureuse Salomé, fille d'Hérodias va se retrouver mêlée aux machinations de sa mère tout en éveillant un désir inavouable de son beau-père envers elle ! Salomé, telle le fruit défendu va incarner la luxure et la violence de la cour d'Hérode jusqu'à ce perdre elle même ! Dans plusieurs textes bibliques, elle est souvent associée au châtiment divin et Jean Dufaux s'amuse en ajoutant une dimension psychologique plus importante aux personnages. Entre les ambitions démesurées de Hérodias, les démons rongeant Antipas tiraillé entre son désir pour Salomé, l'influence de sa femme et la politique locale, pour finir avec Salomé elle même instrumentalisée par sa propre mère tout en prenant conscience peu à peu de son pouvoir de séduction ! La tension monte peu à peu dans le récit jusqu'à la danse fatale de la jeune fille, point d'orgue d'un déchainement de violence dans les travées du palais. L'artiste Eduard Torrents réalise des planches magnifiques, détaillées et superbement mises en couleurs par le travail saisissant de Betrand Denoulet. Jeux d'ombres et de lumières, paysages et autres décors majestueux où évoluent des protagonistes expressifs aux regards troublants, on est totalement immergé par l'ambiance des lieux. Dufaux propose en préambule un rappel situant le contexte historique mais aussi biblique, à cette époque le grand empire romain est à l'aube de sa profonde mutation vers le christianisme. Une histoire tragique et emblématique servie par un dessin spectaculaire, qu'attendez-vous pour enrichir votre culture générale ? 😉 

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  • Dernières Critiques

    • Fort Trouillard tome 1 - Le chambellan des murailles
      Note :
      Ce trio d'auteures nous livre un premier tome rafraîchissant et rempli de bonnes intentions aux côtés de Malo, un enfant pas téméraire mais presque ^^ ! Au fil de petits chapitres comparables à des strips humoristiques avec une introduction et une fin clôturant le gag, nous découvrons Malo en vacances en famille dans un fort recélant moult surprises. Mais surtout, nous faisons connaissance avec ce jeune garçon perclus de peurs et envisageant tout ce qui peut arriver de pire dans telle ou telle situation, des craintes ponctuées de pessimisme en somme ! Cherchant à aller au devant de ses peurs, il va rencontrer les fantômes du fort qui vont l'adouber et par la même l'aider à affronter ses peurs. De situations communes que l'on a souvent rencontrées au cours de nos vacances, la scénariste Karinka va en tirer des frayeurs et la solution pour y faire face avec un grand talent, le tout avec un humour bien senti. Il subsiste ainsi une belle notion pédagogique disséminée au fil des pages qui aidera le jeune lectorat à affronter ses craintes comme Malo ! Cécile et Ilaria Fossi s'occupent de la partie graphique et proposent un dessin semi-réaliste avec des visages ronds et expressifs mais sans exagérations typiques aux mangas. Les cases fourmillent de détails, on en découvre même certains avec Malo 😉 . Au final c'est une fort sympathique mise en bouche que ce premier tome, la bonne nouvelle étant que la suite paraîtra en octobre prochain 😉 .
      • 0 réponse
    • Goetz
      Note :
      Potentielle lecture de l'année pour moi, Cauchon attendra un peu que je me penche dessus, avec cette adaptation d'une nouvelle de Sartre Le diable et le bon Dieu ! En imaginant une dichotomie du bien et du mal au sein d'une planète où la population locale évolue au moyen-âge et faisant face à l'arrivée de terriens aux moyens technologiques bien plus élaborés, les auteurs s'amusent à nous décrire la psyché humaine ! Ces "colons" arrivent et refont irrémédiablement les mêmes erreurs que celles perpétrées sur notre planète plus si bleue que cela hélas, même si on le devine suite à leur départ... Déforestation, morcellement des terrains, nouvelles règles imposées auprès des populations locales, tout est fait pour cimenter une révolte des autochtones ! Goetz va incarner ce leader chez les "natifs" en adoptant un comportement absolument inhumain ! Il cultive le mal à l'état pur sans aucun remord, il ne vit qu'à travers ces/ses méfaits et commence à engranger des victoires précieuses, d'autant qu'il peut bénéficier du soutien des Dieux locaux ! Une fois la victoire acquise, que va t'il lui rester ?? Ne pouvant plus dispenser le mal, quel autre choix aura t'il ? 

      C'est un véritable régal de lire cette ode à l'humanité, prouvant avec grand talent ses limites et ses erreurs reproduites inlassablement ! Les dialogues sont incisifs et savoureux, marqués du sceau de la pertinence ! Didier Cassegrain explique dans l'interview de fin d'album qu'un dessinateur perd de son talent avec le temps, je ne peux que lui donner tort avec ses planches sublimes et l'atmosphère distillée dans ce formidable album ! Je l'avais découvert dans une des adaptations des romans de Stefan Wull, je le retrouve avec plaisir dans ces pages avec admiration. Il perfectionne la simplicité dans les décors et donne un charisme certain aux personnages. Le bonus est aussi dans le potentiel relecture dingue de cette oeuvre, à travers le propos innovant et le dessin recélant une multitude de détails, bref une véritable association de bienfaiteurs que sont Fane et Didier Cassegrain 🙂 
      • 0 réponse
    • Nimée - La fleur luminescente
      Note :
      L'éditeur jeunesse Jungle ne s'est pas trompé en donnant un petit coup de coeur à cette aventure aux faux airs de Dora l'exploratrice ! On y suit Nimée partant sur les traces de feu son grand-père à la recherche d'une mystérieuse fleur s'illuminant la nuit sur une île perdue du Mexique. Commence alors une aventure menée tambours battants pour quitter son pays et rejoindre le lointain Mexique, mais ce n'est pas simple lorsqu'on est mineure et sans le sou !! De rencontres hasardeuses voire dangereuses à d'autres plus amicales, son parcours sera jalonné de surprises nous tenant en haleine, car la fameuse fleur ne se trouve pas facilement et recèle bien des secrets ! On ne s'ennuie pas une seconde, tout va très vite dans cette lecture dynamique au possible, avec des dialogues courts, explicites et parfaitement adaptés au lectorat visé. De nombreuses thématiques se glissent habilement dans le récit, telles que la préservation de l'environnement, la transmission familiale, ainsi que le goût d'aller vers l'autre. Myriam Allard réalise une partition graphique sympathique, de son trait rond aux couleurs vives et chatoyantes avec de très beaux effets lumineux, on a parfois l'impression de feuilleter un dessin animé ! Une belle première pour ce duo d'auteurs entrant dans le monde du 9ème art avec talent ! 
      • 0 réponse
    • Ce qu'il reste de toi et moi
      Note :
      Après l'adaptation réussie de "ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une", le duo d'auteur constitué par le scénariste Lylian et la dessinatrice Sophie Ruffieux continue sur sa lancée et nous livre un nouveau roman graphique illustrant une tranche de vie d'un couple, de ses débuts à ses troubles. On reste toujours dans une ambiance feel good ou bisounours qui n'est pas pour me déplaire. Si certains passages semblent un peu caricaturaux, d'autres sont bien sentis, et une vraie finesse se dégage au fil des pages. 

      Sophie Ruffieux livre une nouvelle prestation très propre, aux dessins chaleureux et adaptés aux thèmes abordés. Rien de révolutionnaire certes pour un genre qui a déjà posé ces bases depuis longtemps mais c'est bien exécuté et les mises en scènes sont réussies. 

      Ce qu'il reste de toi et moi est un roman graphique à conseiller aux amateurs de romans graphiques sur des tranches de vie et amenant quelques réflexions intéressantes sur nos vies.
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    • Caledonia - tome 3 - Les fomôrés
      Note :
      Voici la conclusion de la série de Soleil mélangeant Rome et folklore fantastique celtique. ce tome 3 nous apporte les réponses que l'on attendait sur la partie fantastique, et même si l'ensemble n'est finalement guère surprenant, le tout est cohérent. Les enjeux dramatiques se dénouent dans cette conclusion épique. 

      Cette série a eu du mal à m'embarquer avec elle, question de goût probablement avec un dessin semi réaliste qui ne m'a pas emballé malgré sa belle exécution et un scénario un peu trop classique pour les lecteurs habitués de Bec ou de Corbeyran. Elle a pourtant de belles qualités, et l'idée de base d'ajouter des éléments fantastiques à la conquête romaine de l'Angleterre reste intéressante.
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