Pour sa seconde incursion dans le 9ème art, Astrid Goldsmith revisite les 5 étapes du deuil de Elisabeth Kubler Ross en nous exposant sa propre histoire : le décès de sa grand-mère et toutes les répercussion annexes. Ainsi, c'est au fil de 7 et non pas 5, étapes/phases de deuil qu'elle raconte avec en premier lieu son départ en camion pour vider l'appartement ainsi que toutes les péripéties que cela comporte pour une jeune femme seule. Elle retrouve son père en route et le long chemin se poursuit, alternant silences gênants et discussions animées. Le travail continue sur place avec une vie entière à vider, les bibelots remémorant des souvenirs, le tapis que désire un membre de la famille, l'état général de l'appartement aussi, avec les travaux à prévoir pour contenter le propriétaire. Tel ou tel objet devient pour un temps le centre d'attention, nécessitant un appel téléphonique pour savoir qui le désire et pour quelles raisons, c'est en effet un "déménagement" complexe et usant pour nos deux personnages. Astrid découvre des secrets de famille éventés par son père devenant bien plus loquace et levant le voile sur des photos ou autres récits liés à sa mère, de confession juive ayant connu l'oppression nazi. On découvre ainsi les coutumes liées aux funérailles juives avec des pratiques ancestrales qui ont du mal à trouver leur place chez la jeune génération. Un logement se vide peu à peu, mais la mémoire s'éveille et remplit peu à peu l'esprit d'Astrid voyant les membres de sa famille sous un nouveau jour et comprenant mieux leur mode de fonctionnement. C'est un roman graphique qui prend son temps et trouvera un écho dans toutes les familles en insistant sur les liens, peu importe la religion. A découvrir.
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Le vase de cristal
Par Kevin Nivek
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Scenariste: Astrid Goldsmith
Dessinateur: Astrid Goldsmith
Editeur: Steinkis
Note :
Résumé:Type: Roman graphique L'acheter chez notre partenaire Genre: Biographie Prix: 22 Nb de pages: 208Un voyage à travers l'Europe, le temps, et les secrets de famille. Lorsque sa grand-mère Gisela décède, c'est à Astrid que revient la tâche de rapatrier le patrimoine familial et vider l'appartement. Avec son père, elle entame le voyage en van jusqu'à Fribourg, saisissant cette occasion de partager un moment avec lui. Mais sur place, la tâche est vertigineuse. Astrid découvre une autre facette de son père, pris dans les vestiges des multiples vies de sa mère juive allemande. Ils exhument tour à tour les tapis mangés par les mites, les photographies mystérieuses, mais aussi les récits de survie, les rancoeurs étouffées et les secrets de famille longtemps enfouis...
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Dernières Critiques
BD européenes/Comics
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Zebraska
poseidon2 a posté un enregistrement dans Critiques,
Note :
Zebraska c'est une bd qui a un but. Une BD qui cherche à enseigner au plus grand nombre. Et c'est dur de réussir à nous faire une BD d'aventure en même temps d'une "explication" de la "problématique" d'élever un enfant HPI. La plupart des auteurs traitement de sujet complexes préfèrent se satisfaire d'une bd reportage.
Et c'est une belle réussite que nous livrent Eric Corbeyran et Isabelle Bary avec une histoire d'anticipation portant sur un enfant d'une personne HPI. Une personne HPI qui aurait à voir avec la transformation de la société des années 2030.
Eric Corbeyran arrive à marier avec beaucoup de talent ce récit d'anticipation avec une explication de la problématique des enfants HPI. On se passionne autant sur l'évolution de la société que sur le devenir de ce père HPI. Le mystère autour de son rôle dans l'évolution de la société nous tient en haleine et nous encourage à nous pencher sur le passé et l'implication du facteur HPI sur l'évolution du personnage.
On pourrait peut-être regretter un petit peu le dessin un peu trop enfantin qui tire la BD sur un public jeunesse alors même que le sujet devrait toucher tout le monde.-
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Pym et la forêt éternelle tome 1 - La nuit des hurleurs
poseidon2 a posté un enregistrement dans Critiques,
Note :
Étonnant tome que ce premier tome de Pym. Étrange, car résolument fantastique, à tel point que l'on ne peut imaginer de quoi il retourne vraiment avant la toute fin de ce premier tome.
Et quand bien même on découvre le pot au rose, c'est pour mieux se demander dans quel sens l'histoire va partir dans le prochain tome.
Bref on ne sait pas trop à quoi s'en tenir et c'est un peu perturbant. Autant que c'est impressionnant de réussir à vraiment me surprendre après tant d'année de lecture.
Coté dessin, c'est très joli et très orienté "dessin animé", avec des fonds travaillés et un dynamisme visible.
Au final, un bon premier tome qui pourrait se suffire à lui-même et, mais qui reste obscure sur le devenir dans la longueur.-
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Sinisterra tome 1 - Pour une étoile ou deux
Kevin Nivek a posté un enregistrement dans Critiques,
Note :
Prévue en trois tomes, cette série western nous promet d'ores et déjà de nombreuses révélations tant le scénariste Christophe Bec distille des pistes narratives secondaires au sein de l'histoire centrale. Tant est si bien qu'on se demande où se situe la trame principale parfois, entre l'enlèvement de l'institutrice par ce curieux mexicain Jésus Blanco le révolutionnaire, cette même professeure qui semble cacher de nombreux secrets, mais aussi le shérif local dissimulant son passé, un Texas ranger métis redresseur de torts lui aussi au lourd passif et enfin un curieux personnage arrivant en ville en même temps que le ranger nous gratifiant de monologues et dissimulant ses intentions. La traque s'organise pour arrêter le révolutionnaire et sa cohorte, sans oublier l'institutrice à sauver, nos deux protagonistes crapahutent dans le désert rocailleux en quête de pistes. C'est un peu nébuleux pour le moment et c'est tant mieux 🙂 . Le scénariste nous balade sans trop en révéler, nous saurons vite au fil des tomes suivants ce qu'il nous réserve ! Pour illustrer ce western, il s'entoure de l'artiste italien Germano Giorgiani qui réalise des planches soignées et détaillées, le tout dans un style réaliste correspondant parfaitement au contexte de l'ouest sauvage américain. Les personnages sont facilement reconnaissables au sein de cette galerie élargie et prometteuse, avec des décors typiques de désert et formations rocheuses agrémentées de cactées tutoyant le ciel. Sandrine Cordurié assure la colorisation avec le talent qu'on lui connaît sur ses travaux dans une autre saga estampillée "western" : West legends (Soleil) . Les ambiances sont fidèlement retranscrites, la chaleur du désert aux notes de rouge chatoyant, mais aussi les nuits fraîches teintées de bleu, le tout embelli par une belle lumière mettant en avant le dessin. Un bon premier tome annonciateur de rencontres et révélations nombreuses par la suite !-
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Seconde chance
Kevin Nivek a posté un enregistrement dans Critiques,
Note :
Quatrième collaboration de la talentueuse auteure italienne Elena Ominetti avec l'éditeur Tabou, pour une sympathique histoire de choc générationnel ! Elle amène une petite pointe de science-fiction avec le transfert d'esprit dans un avatar humain et dévoile les différences abyssales du rapport au sexe entre les années 50 et aujourd'hui. Emilie est ingénieure dans ce domaine et voyant sa grand-mère à l'aube de sa mort, décide de la "transférer" dans une "poupée", à savoir le corps d'une jeune et belle femme. Pour Anne, débute une nouvelle vie dans un monde qui lui est bien étranger ! Vêtements, rapport aux autres, drague et surtout, histoire érotique oblige, plaisirs charnels qui sont bien plus libérés et diverses depuis ses jeunes années "dans le noir et missionnaire" 🙂 . On prend plaisir à observer cette vieille dame avec son passé et son histoire, découvrir comment utiliser au mieux son corps de rêve sous les nombreuses sollicitations dont elle fait inévitablement l'objet ! On retrouve sa patte graphique agréable après ONI, plaisirs intimes, paru en 2024 chez le même éditeur, un trait rond et doux qui fait une nouvelle fois des merveilles. Des couleurs pastel certes un ternes parfois mais qui délivrent une élégance subtile au trait et aux différentes ambiances. Une jolie histoire qui n'oublie pas le lectorat de l'éditeur érotique avec de jolies scènes dénudées ponctuant le récit.-
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Kevin Nivek, -
Mangas
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Takatora et les omégas tome 1
Nickad a posté un enregistrement dans Critiques,
Note :
Bien que ce manga s’inscrive dans l’univers de l’omegaverse, il nous réserve une approche très différente de ce que ce genre nous offre habituellement. Contrairement à beaucoup d’œuvres où les instincts sont mis en avant, provoquant des situations érotiques ou des alliances non voulues, ici, on aborde cet univers de façon plus psychologique.
Takatora est l’élève modèle, grand, séduisant et même président du conseil des élèves, issu d’une bonne famille et futur héritier d’un groupe, il est l’alpha parfait ! Sauf qu’un jour, il découvre qu’il n’est pas un alpha mais un omega. Il est donc obligé de changer de classe, suivre des cours différents, et il perd même son statut d’héritier au profit de son frère ! Mais Takatora a un esprit très pragmatique. Loin de se laisser entrainer dans le désespoir, il prend les éléments un par un et regarde les choses en face en commençant par se faire enlever l’utérus et passer une nuit avec un autre omega !
Mais c’est surtout son arrivée dans la classe des omegas qui va apporter de la réflexion au manga ! Jusqu’à présent, Takatora avait regardé les omegas du point de vue d’un alpha et même d’un dirigeant. Il se confronte alors aux avis des autres.
On a une véritable réflexion sur la place de l’omega dans la société, il n’est pas juste question de chaleur et de grossesse mais bien de réflexions qui prennent en compte l’identité, la différence, l’acceptation de soi et le pouvoir social. Des réflexions qui ne sont pas sans rappeler celles autour de la place de la femme dans notre société qui ont vu des combats menés pour l’égalité des sexes.
Le graphisme sort également de l’univers omegaverse classique avec un aspect plus dur et des visages plus anguleux.-
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