Il est là ! Il est sorti ! le dernier tome des Ages perdus, fable post apocalyptique qui nous voit suivre Elaine, jeune arpenteuse, dans une quête initiatique qui l'amènera à prendre des décisions qui impacteront le futur des hommes.
Dans cette critique je ne reviendrai pas sur la qualité graphique de ce que nous offre Didier Poli et Luca Bulgheroni. C'est toujours aussi beau, aussi détaillé et toujours ce qui se fait de mieux dans la BD européenne actuelle. Je préfère revenir sur le scenario de Jérôme Le Gris. Et ca va être dure de ne pas trop en dire dans la critique comme on le fait ici.
Il nous avait laissé Elaine devant un choix à la découverte de la cité du roi Taon, mais surtout sur une réflexion sur le cout de la "modernité". Et Elaine, elle qui cherchait désespérément cette cité en hommage au sacrifice de son père, se trouve devant un choix radical de style de vie. Un choix qui pourrait bien impacter plus que sa propre destinée.
Jérôme Le Gris nous présente deux choix assez radicaux et un poil trop manichéen pour moi (d'ou l"étoile en moins) : Faut-il reproduire ce qui se faisait avant étant quitte à reproduire les problématiques qui vont avec où vaut-il mieux repartir à zéro, pour être plus en osmose avec la nature avec les risques que cela implique ?
Si le choix d'Elaine parait évident, le traitement et la radicalité de ce tome est particulièrement marquant. Le semblant de modernité de la cité n'a pas fait oublier à nos auteurs l'état du monde dans lequel elle résiste ni sa dureté.
Sans juger ni débattre la décision prise par Elaine, on ne peut qu'être impressionné par l'ensemble de cette minisérie, la profondeur de cet univers et vous encourager à vous plonger dans la vie des hommes des Ages perdus !



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