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  • Les âges perdus tome 4 - La cité du Roi Taon (fin)


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    • Scenariste: Jérôme Le Gris Dessinateur: Didier Poli | Luca Bulgheroni Editeur: Dargaud Note :
      Résumé:

      Sans l'aide de l'Arpenteuse Mara, Elaìne n'aurait jamais pu aller au bout de sa quête. Après avoir traversé la Mer des Aigles et la Terre des Meutes, elle accomplit enfin la mission que son père Primus s'était fixée : atteindre la cité qui abrite les vestiges des savoirs anciens, la cité du Roi-Taon. Celui-ci ne s'est pas contenté de protéger les écrits d'avant l'embrasement. S'il maîtrise la culture de l'engrain, il a également développé l'élevage. Chaque île de la lagune abrite à présent des troupeaux d'aurochs et de longs-coureurs, troupeaux qui, ainsi enfermés, ne sont plus disponibles pour les autres clans, ce qui met en péril leur propre nomadisme... Il permet certes aux siens d'être sédentaires et de ne plus risquer leur vie dans les migrations, mais il empêche aussi le nomadisme des autres. Ce roi Taon partage la folie et la logique de Primus : la fin justifie les moyens. Et cette démesure risque de provoquer à nouveau celle des meutes alentour. Elaìne se retrouve face à un choix : faire du rêve de son père une réalité en reconstruisant le monde d'avant, ou suivre le chemin de l'Infini Vagabond - « à temps nouveaux, savoirs nouveaux » ... Voici le quatrième et dernier tome des Âges perdus, quête haletante créée par Jérôme Le Gris et Didier Poli, et reprise par Luca Bulgheroni. Sur fond de combats titanesques contre des écorcheurs et de courses-poursuites avec les effrayants hommes-cerfs, les auteurs exposent l'une des théories les plus passionnantes de notre Histoire : la sédentarisation, ce changement radical dans notre civilisation, n'est-elle pas à la source de la violence de masse et de l'appropriation des ressources ?

      Type: BD Europeene L'acheter chez notre partenaire Genre: Aventure Prix: 17.50 Nb de pages: 56
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    Il est là ! Il est sorti ! le dernier tome des Ages perdus, fable post apocalyptique qui nous voit suivre Elaine, jeune arpenteuse, dans une quête initiatique qui l'amènera à prendre des décisions qui impacteront le futur des hommes. 

     Dans cette critique je ne reviendrai pas sur la qualité graphique de ce que nous offre Didier Poli et Luca Bulgheroni. C'est toujours aussi beau, aussi détaillé et toujours ce qui se fait de mieux dans la BD européenne actuelle. Je préfère revenir sur le scenario de  Jérôme Le Gris. Et ca va être dure de ne pas trop en dire dans la critique comme on le fait ici.

    Il nous avait laissé Elaine devant un choix à la découverte de la cité du roi Taon, mais surtout sur une réflexion sur le cout de la "modernité". Et Elaine, elle qui cherchait désespérément cette cité en hommage au sacrifice de son père, se trouve devant un choix radical de style de vie. Un choix qui pourrait bien impacter plus que sa propre destinée.

     Jérôme Le Gris nous présente deux choix assez radicaux et un poil trop manichéen pour moi (d'ou l"étoile en moins) Faut-il reproduire ce qui se faisait avant étant quitte à reproduire les problématiques qui vont avec où vaut-il mieux repartir à zéro, pour être plus en osmose avec la nature avec les risques que cela implique ?

    Si le choix d'Elaine parait évident, le traitement et la radicalité de ce tome est particulièrement marquant. Le semblant de modernité de la cité n'a pas fait oublier à nos auteurs l'état du monde dans lequel elle résiste ni sa dureté.

    Sans juger ni débattre la décision prise par Elaine, on ne peut qu'être impressionné par l'ensemble de cette minisérie, la profondeur de cet univers et vous encourager à vous plonger dans la vie des hommes des Ages perdus !

     

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    Commentaires recommandés

    Alors attention, je ne trouve pas que ca va trop vite car je trouve que l'album entier est dédié à la fin de cette errance. 

    Je trouve le choix violent en terme de vision de l'humanité

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    Bon allez moi je rentre dans le vif du sujet et les pieds dans le plat

     

    c’est une superbe série à n’en pas douter.

    ceci dit je ne mets que 3 étoiles sur ce tome de conclusion.

     

    Révélation

    La façon d’amener le choix final d’elaine, l’argumentation déployée ne me convainc pas du tout.

     

    bon d’abord l’idée que le savoir est dangereux et qu’il faut brûler des livres pour sauver l’humanité a tendance à me rappeler des choses un peu dangereuses.

     

    ensuite je trouve que ce choix est incompréhensible car les auteurs nous décrivent tout le long des 3 albums une humanité qui ne survit pas, qui se fait la guerre, qui tue et meurt à chaque pages. 
    donc la justification de « si vous avez la propriété alors vous allez créer de la jalousie et donc des guerres » ne tient pas deux secondes. Il y a déjà de multiples guerres entre les clans rivaux. Et l’humanité au départ a déjà appris à partager des lieux. Les clans ont déjà des territoires et mènent déjà des guerres de territoires… ou concluent des accords…

    Ensuite le côté ou Elaine décide seule pour l’ensemble de l’humanité, condamnant dans le même temps une cité complète… 

     

     

    bref je trouve la conclusion de la série trop radicale et surtout assez incohérente avec la dureté des 3 premiers albums.

     

    il faut que je relise l’ensemble mais il y a un truc qui colle pas. Sans compter que le postulat du départ est une erreur pi alto se qui arrive au moyen âge. Donc les dérives de notre société actuelle ne sont pas encore aperçues ou sues ou imaginées.

     

    je crains que Jérôme Le Gris ait cèdé à la tentation de vouloir faire un scénario trop marquant, cédant à la provocation et au sensationnalisme. Son Horacio était fin et bousculait nos attentes. Son Gravestone allait encore plus loin dans cette veine, mais ici c’est peut être le pas en trop

     

     

    Modifié par The_PoP
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    Bon moi je continue mais sans balise spoiler... c'est le tome 4 normal qu'on parle de ce qu'il s'y passe 🙂

    Moi j'y vois quand même un logique sur la totalité de la série.

    N'oublions pas que le premier tome est basé sur la problématique de contrôle d'un fortin juste pour avoir les graine au bon moment.

    Son clan entier a été décimé par cette histoire de propriété / contrôle de territoire. 

    Son point de vue est donc biaisé et sa morale déchirée entre la survie des idées de son père et le fait que ces mêmes idées ont amené à la destruction de tout ce qu'elle connaissait.

     

    Après, ils laissent entendre que la cité n'aurait pas survécu aux assauts sang-même parler du fait qu'elle ne fasse bruler le "savoir".

    Pour ce qui est de la survie de l'humanité... je trouve que le plus gros souci c'est la reproduction dans la cité d'un modèle identique aux années passées.Il n'y a pas forcément de raison que les techniques induisent des comportements identiques. Et comme tu dis, au moyen age ce n'est pas un problème de nourriture. Les humains étant très peu nombreux comme ici, la culture ou l'élevage pour nourrir peu de monde n'impact pas grand-chose sur la chaine de la vie.

    Après ou je ne serais pas d'accord avec toi, c'est sur la survive de l'humanité. On est effectivement revenu au moyen age... mais les plus forts survivent. Que ce soit les femmes louves, le clan qui a détruit celui d'Elaine... pas besoin de cité pour cela.

    Mais c'est clairement trop radical.

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    Sur que le trauma du fortin est raide à digérer pour elle et peut expliquer son point de vue à elle, mais il ne s'explique pas pour le point de vue de l'infini vagabond ou de mara... 

    Et puis ils affrontent des dangers et des membres du clan meurent en dehors du fortin aussi. Et tout son périple pour arriver a la cité du roi taon les amène à cette conclusion que les clans sont déjà en quasi guerre perpétuelle... Je pige pas en quoi avoir trouvé une cité ou les gens semblent vivre mieux doit être empêché en fait. Ni ce que ça enlève aux autres.... Parce que le coup du : si les troupeaux sont élevés alors il n'y a plus de grands troupeaux sauvages et de migration ben..... T'imagines comme il faut avoir vu longtemps à l'avance une problématique qui commence à se faire sentir en vrai que plus de 500 ans plus tard par rapport au moment de l'apocalypse ?

     

    Et enfin quand même, la logique brûler des livres car c'est dangereux.... 

     

     

    Nan y a rien qui m'allait, dure à comprendre du point de vue des personnages, dure à avaler de mon point de vue contemporain.... j'ai l'impression que y avait un peu un côté choquer pour choquer, voir un propos militant tout simplement. Sauf que ce propos peut s'entendre, cette critique du progrès ou de nos société, cette critique de la propriété, mais il faut le faire dans des conditions de bases qui puissent la rendre entendable. 

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    Bon alors j'ai été à ma dedicace hier. 

    Superbe dedicace d'ailleurs (faut queje face une photo) mais c'était le dessinateur Italien qui a pris le suite de Dider Poli qui était la.

    Je sais donc que Didier était pris à 200% sur un projet de jeu video et donc n'avait pas le temps de finir d'ou l'intervention de Luca Bulgheroni

    Pour le reste, il sait "juste" que la série était prevue en 4 tome donc la fin (qu'il trouve aussi brutale) n'estpas une fin "baclée". Sont point de vue a lui est une inspiration de nausicade la vallée des vents de Myiasacki avec un rejet de la modernité...

    mais il st d'accord que le choix scenaristique est "radical"

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  • Dernières Critiques

    • Umami
      Note :
      Il me semblait bien que je connaissais ce graphisme. L'auteur de ce comics n'est rien de moins que l'auteur "The amazing world of Gumball", l'un des programmes clownesques les plus connus des années 2010.

      Si on retrouve le style graphique, ce comics n'a aucun lien avec Gumball. C'est une déclaration d'amour au Japon des années 80. Au Japon tout court même. Ohm nous livre un récit qui passe par toutes les spécialités japonaises et par tous les clichés du pays du soleil levant : l'histoire tourne autour d'un Ramen magique mais mortel. Notre détective boit du Whisky Suntori ou du saké. Il y a forcément des yakuzas impliqués. Il y a des robots mais aussi des sushis. Brefs Ohm ne rate pas une icône du Japon.

      Sur l'histoire elle-même, j'ai trouvé la construction intéressante, avec une gestion des couleurs intelligentes entre les différentes époques du récit, permettant de rapidement identifier quand se passe l'action. Action qui se révèle être plus qu'un simple support à un listing des spécialités Japonaises, avec une enquête bien menée façon polar des années 70 et des révélations réellement surprenantes ainsi une fin tirant plus sur le polar américains que sur l'hommage au Japon.

      Un savoureux mélange pour une BD pas autant en mode "déconne" que je l'imaginait.

       
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    • Caboche tome 1 - Galères Saint-Boliques
      Note :
      Je découvre les éditions Morgen avec ce titre très atypique dans le monde de la bande dessinée actuel. Le scénariste s'inspire de la légende arthurienne avec la fameuse épée prise dans la roche, pour mieux la détourner en dérision. En effet, le personnage principal nommé Prota possède une musculature à toute épreuve. Il arrache l'épée avec son socle rocheux pour reprendre la route avec son énorme fardeau sur le dos en quête du Saint Bol. Très vite, on s'éloigne de la source d'inspiration principal pour découvrir un récit étrange et surtout complètement absurde à tout niveau. Prota fait beaucoup de rencontre se réglant souvent à coup de rocher dans lequel est prisonnier l'épée. Les bastons s’enchaînent pour permettre à Prota de se défouler en fracassant des têtes souvent enfermées dans des casques. La finalité de la quête est juste un argument pour que Prota se défoule.
      La partie graphique est en noir et blanc en parfaite adéquation avec le récit, très musclé et dynamique. A force d'utilisation de déformer les corps pour frapper plus fort, il est parfois difficile de comprendre l'action un peu brouillonne. L'édition de l'album est soignée avec une couverture souple.
      Caboche commence un diptyque inclassifiable et très original tout en laissant interrogatif sur une histoire sans prise de tête pour suivre des combats improbables.
      • 0 réponse
    • Terres d'Ynuma - Tome 3 - L'honorable Juge Wonq
      Note :
      Et hop, déjà le troisième tome des itérations des terres d'Arran dans leur "Asie" de fantasy médiévale. Et c'est toujours aussi agréable, même si le souffle épique est peut être un peu moins prononcé que dans les séries classiques des terres d'arran. Il faut dire que Jean-Paul Bordier au dessin et Vincent Powell aux couleurs sont des habitués de ces univers et savent nous en mettre plein la vue. Le scénario de Nicolas Jarry ici nous amène quelques nouveautés avec des nécromanciens marionnettistes qui rajoutent un petit peu d'originalité à un thème déjà bien exploré.

      Ce tome présente une nouvelle fois une histoire en one shot, que l'on arrive parfois à relier aux autres par des fils tenus. Cette série qui étend l'univers des terres d'arra reste une lecture agréable pour les amateurs de Fantasy et d'univers inspirés de l'Asie médiévale.
      • 0 réponse

    • Alice au-delà des étoiles tome 1
      Note :
      Alice est une élève populaire qui semble vivre sa meilleure vie, elle est populaire, jolie et s’entend avec tout le monde. Mais en réalité, elle est involontairement drôle et n’a pas forcément de très bonnes notes. Cela vient du fait qu’elle a vécu dans plusieurs pays durant son enfance et qu’elle n’a jamais eu le temps de se conformer à une seule culture et encore moins de perfectionner son langage. Elle se retrouve donc en décalage par rapport aux autres. Pour elles, certaines connaissances de base ne sont pas évidentes, comme l’attribution des couleurs. C’est grâce à un camarade de classe qu’elle va enfin pouvoir avancer et il le faut car Alice rêve de devenir astronaute !

      De la même façon que Promenons-nous dans l’espace, on aborde ici des cas d’enfants différents. Si le premier parle du handicap invisible, Alice au-delà des étoiles s’en rapproche également car finalement le fait d’avoir vécu dans différents pays a empêché Alice d’apprendre une langue complétement, d’avoir des bases culturelles solides. Elle a plein de petits bouts différents sans jamais avoir pu en compléter aucun.

      On voit toujours que la société est prompte au jugement et à part son camarade Inuboshi qui prend le temps de comprendre Alice, les autres s’arrêtent aux apparences la cataloguant rapidement comme ayant « la tête dans les nuages ». C’est une approche intéressante car on se rend compte qu’il est facile de passer à côté de quelqu’un qui a des problèmes ! Dans le cas d’Alice, sans cette rencontre, elle pensait qu’elle était une personne ratée et cela aurait pu dériver vers un drame.

      Le personnage d’Inuboshi prend le temps de nous expliquer en détail un certain nombre de sujets, c’est un garçon intelligent qui a soif de connaissance. Cet aspect du manga est parfois un peu lourd car on n’a pas forcément envie de lire une encyclopédie quand on ouvre un manga mais le récit trouve un équilibre avec l’attitude et la vision d’Alice.
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    • Un mille-feuille de mensonge !
      Note :
      D'un côté il y a Akane, une jeune office lady qui doit faire des mutations dans son emploi mais qui essaye d'y échapper ! Car qui dit travailler en province, dit s'éloigner des magasins et rater les événements liés à ses jeux vidéo préférés ! Alors quand on annonce qu'il y aura des soirées spéciales pour célébrer la fin de son jeu préféré, Akane n'hésite pas à mentir en s'inventant un faux fiancée. Mais ce mensonge est découvert par son supérieur Tsuneyasu qui a besoin d'une fausse fiancée !! Les voilà partis pour un faux mariage.

      Voici un faux couple qui se laisse vite entraîner dans un vrai quotidien de couple, l'attirance physique y est sans doute pour beaucoup mais il ne faut pas beaucoup les prier pour passer à la vitesse supérieure. On voit tout de suite où l'histoire va mener mais elle est bien construite et agréable à regarder. Je trouve quand même que les personnages s'entendent bien un peu trop vite et que notre otaku, Akane, est quand même assez loin des otakus que l'on a l’habitude de voir qui ont tendance à être plus introvertis et surtout à mettre les humains au second plan.

      Ce fut un moment de lecture coquin et plaisant.
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