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  • Kevin Nivek
    • Scenariste: Nicolas Dehghani Dessinateur: Nicolas Dehghani Coloriste: Nicolas Dehghani Editeur: Sarbacane Note :
      Résumé:

      Une dystopie somptueuse aux échos contemporains. Rien ne prédestinait Keren Kepler, le jeune terrien, à toucher un jour les étoiles. Admis parmi les Providencins, l'élite née sur la planète rouge, Keren franchit brillamment les portes d'un monde inaccessible pour le commun des mortels. Mais avec Providence, qui choisit vraiment son chemin... ?

      Type: BD Europeene L'acheter chez notre partenaire Genre: Science Fiction Prix: 29 Nb de pages: 336
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    Après une première incursion dans le monde du 9ème art avec l'intrigant polar Ceux qui brûlent (Sarbacane), le talentueux Nicolas Dehghani revient avec une oeuvre bien plus aboutie dans un univers dystopique futuriste ! On y découvre un monde où la terre s'est épuisée à fournir les ressources indispensables à la terraformation de Mars, planète rouge devenue Providence et peuplée d'humains bien en avance technologiquement sur les terriens. A travers le quotidien de Keren, on est immergé dans une société où datas, IA et questionnaires poussés règnent en maître. Les providencins cherchent à aider les terriens à combler leur retard à l'aide de ses datas et une myriade d'analystes lancés tels des VRP à l'encontre de la population pour y recueillir de nombreuses données et les synthétiser avec la perspective de meilleurs lendemains. Un jour, Keren est victime d'un accident de circulation, sa voiture automatisée se retrouve face à un choix "Asimovien" ! En effet, soit elle percute une jeune fille sur la route en la tuant sur le coup, soit elle l'évite en condamnant son occupant ! Le récit prend une tournure on ne peut plus intéressante suite à ce drame ! Car il faut le dire, dès les premières pages, on avance péniblement dans ce monde scindé en deux classes de population avec ses codes et ce vocabulaire qu'il faut intégrer. Un choix pertinent de l'auteur qui nous balade et nous fait entrer ainsi dans cette histoire complexe nous interrogeant sur des tas de domaines. Limite de l'IA, envahissement des datas, colonisation, mais aussi deuil et sa façon de le traverser, l'auteur use brillamment de ces sujets pour en faire une histoire aboutie et bien menée qui mérite amplement que l'on persévère dans cette pagination conséquente 😉 Ceux qui brûlent était son galop d'essai, il parvient à améliorer encore son dessin avec des architectures incroyables et un sens du détail affiné qui risque fort de percuter votre rétine dans le bon sens 😉 Usant toujours de quadrichromie, où nuances de gris et orange prédominent, il adapte ses choix de couleurs aux contextes géographiques pour un rendu immersif réussi, au diapason d'une histoire tout aussi accomplie. 

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    Retour utilisateur

    Commentaires recommandés

    Alors la ou il n'y a pas de matière à débattre, c'est sur le dessin.

    c'est super beau ! 

     

    Par contre sur le scénario… c'est quand même un scénario étonnamment pessimiste sur les relations humaines et la gestion de la différence. Ca lance aussi une réflexion sur l'impossible pardon, peu importe ce qui peut etre fait et sur le poids des actions des parents portées par leurs enfants.

    Ah et 

    Révélation

    j'ai trouvé le coup du calcul basé sur un comportement humain qui sauve en dernier un povidencien.... trop facile / idiot. Entre jeune et vieux pourquoi pas, ca se discute (même si le deux aurait été mieux). Mais faire un distingo entre terrien et providencien dans un algo de survie, c'est juste débile.  ca met en avant le fait que l'algo est bien basé sur le comportement de terrien mais ce le rend dénué de toute logique. Pour des gens avancés technologiquement, c'est trop stupide

     

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    Mmmh, pas forcément "dénué de toute logique" , enfin selon moi ! 

    Révélation

    Ils disent bien qu'étant sur terre , ils privilégient les terriens au détriment des providencins, donc les drones sauvent les deux terriens en premier, logique informatique. Car ce qui compte c'est la personne qui programme l'algo . Cela ne m'a pas choqué outre mesure. En revanche le dilemme du fils en bagnole ou la petite fille, c'est terrible ! Un humain aurait fait la même chose je pense, il évite l'obstacle au détriment de sa vie et sans en mesurer les conséquences car ça va trop vite. 

     

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    il y a une heure, poseidon2 a dit :

    c'est sur le dessin.

    Tu n'avais pas lu Ceux qui brûlent ? 

    Polar convenu m'ayant un peu laissé sur ma faim/fin, que j'ai revendu d'ailleurs. Mais j'avais été frappé par le dessin déjà oui ! 

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    il y a une heure, Kevin Nivek a dit :

    Tu n'avais pas lu Ceux qui brûlent ? 

    Non pas vu passer.

     

    et sinon

    Révélation

    Je trouve que c'est justement anti informatique. L'informatique marche avec des lois qui se déclinent et sans enlever les sécurités. En mode loi de la robotique par exemple. Donc la avoir une loi d'automatisme qui privilégie un humain par rapport à un autre. C'est une définition du racisme. ca revient a dire que, en schématisant, qu'un Nazi construirait une voiture pour un pays Juif avec une règle qui lui est défavorable. Peu crédible à mon avis...

     

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    Révélation

    Sauf que, si on reprend ton exemple : on est ici avec un nazi qui bien des années après ses horreurs veut se repentir et donc fait le choix de se placer au second plan , derrière le juif car il culpabilise . 

     

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    Le 27/08/2026 à 16:58, Kevin Nivek a dit :

    Je pense que tu intellectualises trop le délire 😅. Tu aurais mis quelle note au fait ? 

    J'aurais mis un bon 4.

    • Like 1
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    Attends un peu 😉 

    Moi aussi je suis dans un run SF là, avec les sorties prochaines de Golden city et Aquablue, ben j'ai refait les derniers cycles. Tant Golden city ça va, ils arrivent à se renouveler, mais alors Aquablue il est temps d'en finir je pense, le prochain album clôturera ce cycle, après c'est sûr que j'arrête de les prendre ! 

    Héhé, Belatrix arrive aussi, donc je repars sur Retour sur Aldebaran, les anciens cycles je les connais pas mal, du bon Leo ça !! En dépit des nombreuses attaques des pisse-vinaigre en tous genres 😉 

    Modifié par Kevin Nivek
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    • Jane dans les nuages
      Note :
      Dargaud se lance dans un pari pour le moins risqué : re inventer les nouvelles en bande dessinée. 

      On parle ici d'un format tout nouveau, avec des histoire très courtes de 32 pages, dans un format comics avec une couverture souple. Et cela pour ....10 euros.

      Pour commencer, Dargaud sort l'artillerie lourde avec Jordi Lafebre et sa "Jane". 

      Et pour tout dire, cette nouvelle est un véritable bonbon en bande dessinée. La petite lecture qui fait du bien pile quand on en a besoin.

      C'est mignon au possible et plein de good wibes.

      C'est juste... très court. Trop court de mon point de vue dans un format... qui ne durera pas dans le temps.

      On donc dans une nouvelle version jetable de la bande dessinée. 

      Très honnêtement j'ai des doute sur cette expérience. Que ce soit le ratio prix/page ou la qualité de l'ensemble...  rien ne me convint.

      Je serais donc preneur de vos avis sur la question.....
      • 3 réponses
    • Home sick pilots
      Note :
      Mais qu'est ce que les Américains peuvent quand meme avoir comme idée. On les limite souvent aux super silps.... alors qu'ils peuvent nous pondre des trucs sur-réalistes.
      Comme par exemple une histoire mêlant fantôme, possession et... punk et gundam !! 
      Oui oui. Gundam.et du Punk !  Car on parle bien ici d'une maison possédée qui peut se transformer en maison géante et bougeante... et elle combat un super robot alimenté par des fantômes.
      Et le tout piloté par une jeune punk dont l'esprit est prisonnier dans la maison.
      On se retrouve donc avec un récit des plus décoiffant, booster aux couleurs roses et violettes bien trouvées et un scenario suffisamment WTF pour que ce soit assez jouissif.
      Ca ne plaira pas forcément à tout le monde mais si vous aimez les trucs bien barrés, c'est pour vous !
      • 0 réponse
    • Amériques
      Note :
      Amériques, où comment la grande histoire se mêle au souffle épique épris de Liberté ! En suivant le chevalier du Buysson, vous sillonnerez les tumultes d'une traversée de l'Atlantique, l'arrivée sur les rives sauvages et immenses de la Caroline du nord en symbole de ce nouveau monde mystérieux et sauvage, mais aussi la guerre faisant rage entre colons et les fameuses "red capes" anglaises ! En propulsant sur le devant de la scène ce gentilhomme épris d'aventures, les auteurs peuvent ensuite faire apparaître Lafayette, le roi Louis XVI, le général Washington et même au fin fond d'une taverne de Charlestone, la mystérieuse Anne Bonny ! Les grands noms jalonnant la naissance des Etats-Unis croisent la route de ce jeune français saisit par le courage des "patriots", la beauté des lieux mais aussi une jeune femme, créée par la scénariste pour apporter une note de romance bienvenue au milieu de ces champs de batailles. Des conflits terriens, marins, mais aussi dans les salons entre militaires et politiciens n'allant pas forcément tous dans la même direction, seront au programme ! C'est une mine d'informations que nous délivre la talentueuse Esther Gil dans ces pages magnifiées par le trait d'un Laurent Paturaud en grande forme ! La lumière dégagée lors des couchers de soleil ou dans les salons obscurs sur les visages des protagonistes, les regards de braise épris de liberté, les rues pavées baignant dans une brume semblant sortir des pages, absolument tout concorde pour une grande expérience de lecture ! Le brouillard naissant dans les forêts de Caroline laissera entrevoir des soldats, mais aussi une végétation plus vraie que nature, et que dire des séquences maritimes absolument somptueuses ! Une partition graphique splendide servant une histoire documentée et bien réelle avec des dialogues à l'éloquence rare ! Un magnifique hommage pour célébrer les 250 ans de la déclaration d'indépendance des américains. 
      • 0 réponse
    • Le Panthéon - L'enlèvement de Jacob
      Note :
      Financé sur Ulule avec une assez bonne participation (375%) ce projet de Thomas Rivière et Mika Souillard voit enfin le jour, un an après ! L'attente fut longue, les péripéties d'un financement de ce genre furent nombreuses à en croire les auteurs, mais le tome 1 est dans les bacs et nous pouvons découvrir cet univers parisien steampunk. Louise s'associe à Jeanne pour retrouver son mari, étrangement disparu. Plus l'enquête avance et plus le lot de mystères s'épaissit, mais aussi les affrontements avec des inconnus peu enclins à les laisser progresser dans leurs investigations ! Courses poursuites, combats à mains nues, un florilège d'action jalonne cette lecture très dynamique. Le problème est justement que cela va un peu trop vite, les dialogues sont naïfs et peinent à convaincre, les transitions explications/actions sont maladroites et je ne parle pas des rebondissements "opportuns" voire des facilités scénaristiques ! Gageons que le second tome réglera ces problèmes d'écriture, car pour ce qui est du dessin le contrat est plutôt rempli ! Mika Souillard nous en met plein la vue avec une ville de Paris "steampunk" des plus réussies, tout comme les personnages. Des planches détaillant des engins originaux à l'image de cette moto sidecar ou encore des monuments historiques, tout l'environnement est superbe et magnifié par des couleurs numériques lumineuses. La gente féminine est à l'honneur, particulièrement élégante et bien souvent dans des poses flattant le regard (masculin). Le rebondissement final souffrant d'originalité nous laisse perplexe. A suivre...
      • 1 réponse

    • The Marshal King tome 2
      Note :
      Deuxième tome de la nouvelle série de Boichi et un tome qui nous livre de très belle promesses !

      Le premier était graphiquement joli mais un eu trop "facile" avec un Jim trop dominateur. Ce tome deux amène un contre poids très intéressant via la directrice de l'école. Un contre poids puissant qui nous offre des possibilités de desperados bien plus puissants qu'imaginés dans le tome 1.

      Attention, on est toujours dans un manga 100% Boichi ! Par la j’entends qu'on a des combats de dingues, avec des personnages très haut en couleurs et une crédibilité nul. 

      Mais comme chaque Boichi, c'est super jouissif. Le graphisme est une pure merveille et la sur-enchère de pouvoir dans les combats tellement gros qu'ils en sont savoureux et rigolos.

      Comme toujours avec Boichi, un mélange d'humour et d'intensité qui marche comme dans toutes se séries précédentes.

      A suivre !

       
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