Aller au contenu
  • S’inscrire

  • Kevin Nivek
    • Scenariste: Lee Loughridge Dessinateur: Andrew Robinson, Alex Riegel Coloriste: Lee Loughridge Editeur: Delcourt Note :
      Résumé:

      Ryker Ruel est un sociopathe très mystérieux, lubrique et totalement cinglé. Il a volé le prototype top secret d'un appareil capable de figer le temps ! Résultat : les cadavres des dirigeants du monde s'empilent, des oeuvres d'art célèbres disparaissent, etc. Seul le créateur de l'appareil, un scientifique ordinaire, a compris exactement ce qu'il se passe et entreprend de l'arrêter...

      Type: Comic L'acheter chez notre partenaire Genre: Science Fiction Prix: 25,95 Nb de pages: 224
     Share

    Il est superbe ce fourreau de l'éditeur Delcourt, recelant une histoire originale servie sur un format à l'italienne, un "écran large" bien dans le ton cinématographique du récit. On y suit les aventures d'un curieux dandy, Ryker Ruel sur une piste sanglante de vengeance où les meurtres s'enchainent avec une facilité déconcertante ! Il possède un avantage, il peut figer le temps au moyen d'un dispositif au poignet qu'il a volé à l'état. Qui est-il, pourquoi ces tueries et dans quel but ? Car être muni d'un tel avantage peut vous conférer tellement de choix et de possibilités autres que les assassinats, aussi faciles soient-ils dans ces conditions ! En parallèle, on suit Colin Shaw l'inventeur du dispositif qui tente d'en créer un autre pour stopper Ryker son ancien ami de faculté. C'est une merveille de narration et de dialogues ciselés nous faisant voyager à travers le monde aux côtés de Ryker que l'on prend plaisir à apprécier malgré ces méfaits. Ce format "horizontal" confère réellement de nouvelles sensations de lecture, d'autant que le dessin de Andrew Robinson est précis, détaillé et réellement superbe, durant les 4 premiers chapitres ! Car oui, Alex Riegel prend la suite pour les 4 suivants et la qualité baisse drastiquement, c'est la raison de ne pas mettre la note de 5 et le coup de coeur en ce qui me concerne ! Une déception terrible que ce dessin haché, aux visages déformés comme sortis de l'imaginaire de Picasso... C'est à peine si on reconnait les personnages, cela tranche tellement avec la finesse et l'élégance du trait d'Andrew Robinson... Une seconde partie en légèrement deçà avec un fil de l'histoire moins intéressant que le début. Nos deux compères s'associent malgré eux face à un tueur d'élite dans un jeu de chat et souris moins ambitieux que les premiers chapitres. C'est donc un sentiment mitigé qui m'anime, l'impression d'avoir lu une histoire que ne renierait pas Christopher Nolan, en améliorant deux ou trois éléments, mais aussi cette légère déception sur la partie graphique d'Alex Riegel. Cela reste une très belle édition, un plaisir de lecture dénotant avec le paysage actuel, qui ravira les fans d'action avec une pointe de science-fiction. 

    PS: je n'ai pas trouvé de planches d'Alex Riegel pour que vous saisissiez bien la différence.

    pl1.jpg

    pl2.jpg

    pl3.jpg

     Share


    Retour utilisateur

    Commentaires recommandés



    Rejoindre la conversation

    Vous pouvez publier maintenant et vous inscrire plus tard. Si vous avez un compte, connectez-vous maintenant pour publier avec votre compte.

    Invité
    Ajouter un commentaire…

    ×   Collé en tant que texte enrichi.   Coller en tant que texte brut à la place

      Seulement 75 émoticônes maximum sont autorisées.

    ×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

    ×   Votre contenu précédent a été rétabli.   Vider l’éditeur

    ×   Vous ne pouvez pas directement coller des images. Envoyez-les depuis votre ordinateur ou insérez-les depuis une URL.


  • Qui est en ligne   2 membres, 0 anonyme, 158 invités (Afficher la liste complète)

  • Inscription

    Inscrivez vous gratuitement

  • Les previews !

  • Dernières Critiques

    • Amériques
      Note :
      Amériques, où comment la grande histoire se mêle au souffle épique épris de Liberté ! En suivant le chevalier du Buysson, vous sillonnerez les tumultes d'une traversée de l'Atlantique, l'arrivée sur les rives sauvages et immenses de la Caroline du nord en symbole de ce nouveau monde mystérieux et sauvage, mais aussi la guerre faisant rage entre colons et les fameuses "red capes" anglaises ! En propulsant sur le devant de la scène ce gentilhomme épris d'aventures, les auteurs peuvent ensuite faire apparaître Lafayette, le roi Louis XVI, le général Washington et même au fin fond d'une taverne de Charlestone, la mystérieuse Anne Bonny ! Les grands noms jalonnant la naissance des Etats-Unis croisent la route de ce jeune français saisit par le courage des "patriots", la beauté des lieux mais aussi une jeune femme, créée par la scénariste pour apporter une note de romance bienvenue au milieu de ces champs de batailles. Des conflits terriens, marins, mais aussi dans les salons entre militaires et politiciens n'allant pas forcément tous dans la même direction, seront au programme ! C'est une mine d'informations que nous délivre la talentueuse Esther Gil dans ces pages magnifiées par le trait d'un Laurent Paturaud en grande forme ! La lumière dégagée lors des couchers de soleil ou dans les salons obscurs sur les visages des protagonistes, les regards de braise épris de liberté, les rues pavées baignant dans une brume semblant sortir des pages, absolument tout concorde pour une grande expérience de lecture ! Le brouillard naissant dans les forêts de Caroline laissera entrevoir des soldats, mais aussi une végétation plus vraie que nature, et que dire des séquences maritimes absolument somptueuses ! Une partition graphique splendide servant une histoire documentée et bien réelle avec des dialogues à l'éloquence rare ! Un magnifique hommage pour célébrer les 250 ans de la déclaration d'indépendance des américains. 
      • 0 réponse
    • Le Panthéon - L'enlèvement de Jacob
      Note :
      Financé sur Ulule avec une assez bonne participation (375%) ce projet de Thomas Rivière et Mika Souillard voit enfin le jour, un an après ! L'attente fut longue, les péripéties d'un financement de ce genre furent nombreuses à en croire les auteurs, mais le tome 1 est dans les bacs et nous pouvons découvrir cet univers parisien steampunk. Louise s'associe à Jeanne pour retrouver son mari, étrangement disparu. Plus l'enquête avance et plus le lot de mystères s'épaissit, mais aussi les affrontements avec des inconnus peu enclins à les laisser progresser dans leurs investigations ! Courses poursuites, combats à mains nues, un florilège d'action jalonne cette lecture très dynamique. Le problème est justement que cela va un peu trop vite, les dialogues sont naïfs et peinent à convaincre, les transitions explications/actions sont maladroites et je ne parle pas des rebondissements "opportuns" voire des facilités scénaristiques ! Gageons que le second tome réglera ces problèmes d'écriture, car pour ce qui est du dessin le contrat est plutôt rempli ! Mika Souillard nous en met plein la vue avec une ville de Paris "steampunk" des plus réussies, tout comme les personnages. Des planches détaillant des engins originaux à l'image de cette moto sidecar ou encore des monuments historiques, tout l'environnement est superbe et magnifié par des couleurs numériques lumineuses. La gente féminine est à l'honneur, particulièrement élégante et bien souvent dans des poses flattant le regard (masculin). Le rebondissement final souffrant d'originalité nous laisse perplexe. A suivre...
      • 1 réponse
    • Clisson & Eugénie
      Note :
      La romance est à la mode avec de nombreux romans "young adults" abordant cet amour passionné aux finalités diverses ! Une jeunesse en mal d'amour, rêvant de relations épistolaires ou d'amants maudits tels Roméo et Juliette ! Figurez-vous que le grand Napoléon Bonaparte fut éconduit par une jeune princesse bien avant d'être sacré empereur. De cette cruelle déception naquit une nouvelle : Clisson et Eugénie, dans laquelle il s'imaginait une vie consacrée à l'Amour et non la guerre. Les auteurs ont donc adapté cette nouvelle en y ajoutant quelques modifications, comme l'apparition de personnages secondaires assez modernes dans leurs idéaux. On découvre donc cette société post révolution française où certains nobles sont désargentés et rêvent de marier leurs enfants avec un dote confortable. En pleine introspection, Clisson rencontre la famille Desmoulins et ses deux filles, dont Eugénie. Quelques lettres enflammées et regards de braises plus tard, rien ne semble empêcher l'union des deux amants !  Mais les fils du destin sont capricieux et Clisson et Eugénie feront face à bien des obstacles pour célébrer leur amour ! La passion brille dans ces pages, un souffle épique amoureux formidablement mis en image par Maribel Conejero. Elle a modifié son trait depuis Woods (Humanoïdes associés) avec des visages aux traits plus fins, tout en gardant une belle expressivité. Elle adapte son découpage à l'histoire pour accentuer les séquences émotives et héroïques, en alternant plans larges et resserrés voire gros plans sur les visages, rendant ainsi une belle immersion de lecture. Des couleurs soyeuses viennent embellir le tout avec notamment les pommettes empourprées des amants, signes d'une passion effrénée ! "Les histoires d'amour finissent mal, en général" comme le chantent les Rita Mitsuko, comment cette histoire peut-elle finir ?? 😉 
      • 1 réponse
    • Chroniques de fer et d'écailles - Tome 1 - Le vol des gobelins
      Note :
      Alors je vous avoue que j'étais un peu refroidi par notre duo d'auteurs car leur dernière série jeunesse  "révolutionnaires !" aux éditions du lombard ne m'avait pas transporté plus que ça. Je bloque un petit peu sur certains visages dans le dessin de Xavier Fourquemin. Un détail certes, qui a tendance à me refroidir. Alors les voir sur une nouvelle série ouvertement médiévale fantastique et bien, je n'étais pas chaud. Surtout quand dès les premières pages on reconnait directement quelques trognes habituelles...

      Sauf que... le scénario et l'histoire imaginée par nos deux compères font un bien fou avec un univers de Fantasy hyper classique mais dans un traitement totalement rafraichissant dans ce vieux genre qu'est la fantasy. Je me suis régalé, les personnages sont bien pensés, l'univers ouvre beaucoup de possibilités, et on ne s'ennuie pas deux secondes. Une vraie bouffée d'air frais que je salue bien bas ! Et oui, si on a bien des elfes et des gobelins en pagaille, on navigue ici très loin de l'héroique, puisqu'entre polar, humour, et clins d'oeils appuyés à notre monde moderne, on se retrouve avec une aventure intéressante et bien équilibrée. 

      Alors je salue aussi bien bas le talent de Xavier Fourquemin que j'ai égratigné bien malgré moi plus haut pour une simple question de goût, car il a réussi à me faire passer outre, et à m'embarquer dans leur univers ! Joli travail messieurs, joli trouvaille du lombard que ce projet, et j'espère qu'il rencontrera son public car c'est un peu un ovni.
      • 2 réponses
    • Black orion
      Note :
      Après avoir lu le pitch vous vous demandez bien dans quelle aventure vous vous embarquez hein ? 😉 Un récit raconté à rebours avec en prime en haut de page une histoire plus ou moins liée qui elle, est dans un bon sens chronologique, on ne voit pas ça tous les jours ! Lorsqu'en plus on mêle substances hallucinogènes extra-terrestres, deux ados paumés, un type aux faux airs de Freddie Mercury baron de la drogue latino et une myriade de créatures tentaculaires et cornues, les événements prennent forcément une drôle de tournure ! On ajoute à cela un trait "pulp" des années 70/80 et en avant la lecture psychédélique qui va vous tourner les méninges ! Je dois bien avouer avoir refermé le livre et ses 200 pages en me demandant si j'avais bien tout compris... C'est un plus indéniable car cela nécessite des relectures afin de mieux cerner les détails et autres points cruciaux de cette histoire remontant le temps, d'autant que le dessin de cet auteur brésilien est assez remarquable. Il bouscule son lectorat avec ses planches énergiques faisant la part belle au mouvement et aux effets spéciaux parfaitement réalisés à l'aide d'une belle palette de couleurs. Mais cette course poursuite m'a un peu perdu, peut-être trop de loufoque pour moi qui suis pourtant un grand grand fan du travail de Foerster et sa vision de Pinocchio (Gueule de bois) . A découvrir pour les amateurs du genre, et à re-relire 😉 
      • 1 réponse

×
×
  • Créer...