Undertaker c'est depuis longtemps taillé une place de choix dans le petit monde du Western en bd. Avec des thématiques fortes et actuelles, un "héros" bien particulier et des adversaires aux motivations variées, on se retrouve à chaque nouveau cycle en deux tomes dans de nouvelles aventures et de nouvelles réflexion.
Si la trame se poursuit globalement peu à peu, d'épisodes en épisodes, levant à chaque fois un petit peu plus le voile sur le passé de Notre Undertaker, les intrigues principales elles se déroulent en deux tomes. Ceci est donc la conclusion du cycle entamé au tome 7 ou notre cher dirigeant de pompes funèbres va se retrouver aux prises avec l'extrémisme religieux. Et vous commencez à connaître Jonas, c'est assez éloigné de ses positions habituelles.
Le dessin de Ralph Meyer est toujours aussi bon, et même si cette couverture est pour moi l'une des moins bonne de la série, pas de doutes une fois l'album ouvert, on est sur un maitre du genre. Le scénario de M. Dorison avait mis la barre très haute sur le premier opus, déclenchant une grosse attente de ma part car j'attends toujours de retrouver l'intensité du cycle de l'Ogre de Sutter Camp avec ses questionnements moraux et théoriques dérangeants. Et je dois le dire je ne suis que partiellement comblé, certes le personnage d'Oz est toujours aussi réussi, mais je l'ai trouvé trop en retrait et finalement pas assez exploité. J'ai également trouvé la résolution finale de l'affaire un peu simple et parachutée (pour un Undertaker hein, je dis ça par rapport à l'excellence habituelle des scénarios sur cette série).
Du coup en refermant l'album le sentiment qui me dominait est que c'est un très bon album, mais qui est passé de peu à côté d'être un véritable coup de coeur.
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