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Phileas

20 ans de cinéma : l'année 2008

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Intro

Au final, quand on se penche sur les films de 2008, l'année fut relativement pauvre en films vraiment marquants, si on excepte évidemment les gros poids lourds que sont The Dark Knight, Gran Torino et There Will Be Blood (parmi ceux que j'ai vu).
Mais 3 films sur toute une année, avouez que c'est tout de même peu.
Sinon, le reste se partage entre "bons" films (mais pas exceptionnels) et surtout films "sympathiques".
Autre catégorie qui se distingue cette année-là : les plaisirs coupables (j'y reviendrai...)
Et pour équilibrer les trois poids lourds (dans le bon sens du terme), il faudra aussi compter, hélas, avec les trois poids lourds (dans le mauvais sens du terme) que furent Indiana Jones 4, Twilight et Bienvenue chez les Ch'tis.
Bref, un petit millésime, avec peu de grands crus, quelques bouteilles qui ont de la cuisse et quelques caisses de piquettes.


The Dark Knight de Christopher Nolan avec Christian Bale, Heath Ledger, Aaron Eckhart.
A tout seigneur tout honneur : classé meilleur film de l'année aussi bien par Allô ciné que par Sens Critique (les deux sites de référence pour mes topics), il fallait bien commencer par lui. Le seul problème étant que... ce second Batman de la trilogie de Nolan fait tellement l'unanimité et a déjà fait tellement coulé tant d'encre (ou de pixels) que je ne vois vraiment pas quoi dire qui n'a déjà été dit mille fois. Donc... Joker-Heath Ledger fabuleux... bla bla bla... véritable polar davantage que film de super-héros... bla bla bla... scénario aux petits oignons...bla bla bla... réalisation topissime... bla bla bla... scènes d'action qui envoie du pâté mais sans en faire trop non plus... bla bla bla.... Bale, Caine et Eckart en Double-Face... bla. Et n'oublions pas d'en remettre une seconde couche : "p'tain Heath Ledger en Joker, p'tain c'est trop la classe p'tain" 🙂
Voilà, en gros. Chef-d'oeuvre, référence dans le genre depuis 15 ans qui n'a probablement jamais été égalé.
Et depuis, on a eu... ben... le MCU et Justice League.

Note : 5/5 (forcément)

 

Gran Torino de Clint Eastwood avec Clint Eastwood, Christopher Carley, Bee Vang.
J'ai déjà parlé plusieurs fois de ce grand film de Clint sur le forum, donc je ne vais pas me répéter : Gran Torino est tout simplement pour moi un des meilleurs films de Clint réalisateur ET acteur. Certains diront qu'il ne paie pas de mine, pourtant, et que Clint a déjà fait plus brillant et impressionnant (Impitoyable, Mystic River) et ce n'est pas faux.
Mais Gran Torino a quelque chose de très épuré et c'est justement dans son extrême simplicité et sobriété que le film marque des points, de même que dans sa manière d'amener les événements avec subtilité et de caractériser ses personnages, notamment celui incarné par Clint himself, cet ancien militaire raciste et facho qui en vient à revoir ses préjugés non pas par une démonstration édifiante et donneuse de leçon dont Hollywood à le secret mais pas ce traitement subtil que j'évoquais et cette simplicité. Et en bouquet final : le plus formidable pied de nez que Clint fait à tous ceux qui le verrait encore comme le Dirty Harry des années 70 et 80.
La grande classe, tout simplement. 

Note : 5/5


Wall-E de Andrew Stanton avec Ben Burtt, Elissa Knight, Jeff Garlin.
Quand j'évoque Wall-E, et quitte à faire une entorse à ma prolixité habituelle je sais ça surprend, je résume souvent cet animé en une phrase :"c'est du Chaplin en animé".
C'est particulièrement vrai de sa formidable première partie où Wall-E est seul à l'écran et où, comme dans un film muet de Charlot, tout passe par la réalisation et les expressions de l'adorable petit robot. Ensuite, le film regagne un peu les rails un peu plus convenues de l'aventure spatiale (mais aussi de la critique sociale) mais demeure une perle du cinéma d'animation, des productions Pixar mais aussi, en fait, du cinéma de SF en général en ce qui me concerne (oui : avec 2001 Odyssée de l'espace et quelques autres).
Un des 5 meilleurs Pixar à mes yeux.

Note : 5/5


Iron Man de Jon Favreau avec Robert Downey Jr., Gwyneth Paltrow, Terrence Howard.
Le film que l'on considère rétrospectivement comme le premier du MCU a connu finalement un destin un peu comparable à la prélogie Star Wars quand la postolgie a commencé à donner des signes inquiétants : de sa réputation d'honnête film de super-héros mais sans plus (voir "très bof"), il a été un peu revu à la hausse depuis, notamment quand Disney-Marvel a commencé sa recette de plat à emporter "un Thor Ragnarork siouplaît avec supplément de cornichonneries et de vannes pas drôles, merci".
Sans compter qu'au bout d'une vingtaine de films de ce régime gras et pauvre à la fois, le spectateur a commencé à ressentir une certaine indigestion.
Iron Man premier du nom est donc au final un film correctement manufacturé, sans génie mais sans grosse faute de goût non plus. Il propose ce que l'on est en droit d'attendre d'un film sur l'homme de fer et avec un Robert Downey Jr. parfait dans le rôle du caustique et cynique Tony Stark. Un produit, oui, mais un produit correct et digeste. Surtout quand on le compare à ses deux suites (surtout l'inepte 2).

Note : 3,5/5


Burn After Reading de Joel Coen et Ethan Coen avec George Clooney, Frances McDormand, Brad Pitt.
Après une petite parenthèse plus dramatique avec No Country for Old Man, les Coen reviennent à ce qui a fait leur réputation : la comédie déjantée teintée d'humour noir et de polar, avec quelques touches d'espionnage. Le film vaut surtout, à mon sens, pour les acteurs : George Clooney en ancien espion tenant de publier ses mémoires qu'il imagine comme une bombe prête à exploser à causes de révélations croustillantes mais dont en réalité... tout le monde se fout (le gouvernement le premier) et Brad Pitt dans un de ses rôles les plus rigolo : en obsédé de la gym et le cerveau rempli d'eau qui va avec. L'histoire, elle, est impossible à résumer tant elle prend des tas de détours et de digressions.
Dans le genre, les frères Coen ont déjà fait beaucoup (mais vraiment beaucoup !) mieux, notamment avec The Big Lebowski ou même leur premier film, Mort sur le grill, et celui-ci reste une petite comédie inoffensive et peu mémorable. Mais il ont fait pire aussi dans le genre (Avé César... que je ne suis jamais parvenu à finir !)
Sur le moment, on passe un agréable moment quand même. Après, on passe à autre chose.

Note : 3,5/5


L'Échange de Clint Eastwood avec Angelina Jolie, John Malkovich, Jeffrey Donovan.
Le second cru de Clint cette année-là, moins marquant que Gran Torino, reste un bon film (tiré d'une histoire vraie) mais qui dénote un peu dans sa filmographie, un peu à la manière de Minuit dans le jardin du Bien et du Mal. J'ignore ce qui a pu attirer ainsi Eastwood dans ce sujet d'une femme dont l'enfant kidnappé lui est rendu peu après mais constate que... ce n'est pas le sien, au grand scepticisme des autorités voulant la faire passer pour folle. Sans doute la tendance de Clint de dénoncer les abus des dirigeants et la corruption, de même que son goût pour les histoires vraies (ces films à venir iront de plus en plus dans cette direction).
Bonne reconstitution des années 20, bons acteurs, réalisation appliquée, scénario instructif.
Juste un peu trop académique à mon goût et à ne voir qu'une fois à mon avis.

Note : 3,5/5


Tonnerre sous les tropiques de Ben Stiller avec Ben Stiller, Robert Downey Jr., Jack Black.
Il existe des films qui ont tout pour devenir des films-culte instantanés et, attention, par "film-culte", je veux parle de l'acception que l'on donnait jadis à cette expression, c'est à dire des films qui ne séduisent pas un large public mais au contraire un public marginal minoritaire comme ce fut le cas pour The Big Lebowski au cinéma et Le Prisonnier ou Twin Peaks en série télé. Et si ceux qui l'ont vu et l'ont apprécier font probablement partie d'une sorte "d'arrière-garde" underground de ce genre, le film de Ben Stiller n'a pourtant pas la même réputation que le film des frères Coen avec le "Dude".
Qu'importe : Tonnerre sous les tropiques est un outsider qui surprend agréablement, délicieusement irrévérencieux et politiquement incorrect qui tire au canon sur l'industrie hollywoodienne (ce qui explique peut-être justement sa relative confidentialité). Stiller a pris un risque en crachant dans la soupe et le système a préféré hausser les épaules.
Quant au public... ce n'est un secret pour personne que les films du genre "poil à gratter" ne font jamais de grandes recettes.
Là encore qu'importe : les initiés reconnaîtront les leurs !

Note : 4/5


Kung Fu Panda de Mark Osborne et John Stevenson avec Manu Payet, Pierre Arditi, Marie Gillain.
Un animé Dreamworks amusant, bien fait, visuellement beau, mais que je trouve un poil surestimé. Disons que le film est un peu à l'image de son héros : pas très fin fin et moyennement drôle. 

Note : 3/5


La Vague de Dennis Gansel avec Jürgen Vogel, Frederick Lau, Max Riemelt.
Tiré d'un roman américain que j'ai lu (et qui se situe contrairement au film dans une université US) et qui m'avait déjà interpellé à l'époque, le film - allemand - est une adaptation assez fidèle et qui en reprend le message essentiel et fort troublant : la tentation totalitaire au sein d'une démocratie pourtant fière de ses valeurs et acquis, au nom de la discipline et d'un certain esprit "de corps" (ou grégaire) qui semblerait naturel à l'espèce humaine. Pour dire les choses plus simplement : il est tellement plus facile et confortable de suivre un leader sans se poser de questions, bref de surfer tranquillement sur la vague. Un film-enseignement à méditer.
Notons que le film étant allemand et se déroulant donc dans une école allemande fait forcément resurgir de vieux démons historiques que les teutons préféreraient oublier.
Mais le roman américain - pays de la démocratie par excellence... du moins en théorie ^^ - était peut-être sur ce point encore plus troublant dans son propos et rajoutait une touche d'ironie que le film n'a pas.

Note : 4/5


Soyez sympas, rembobinez de Michel Gondry avec Jack Black, Mos Def, Danny Glover. Un homme dont le cerveau devient magnétique efface involontairement toutes les cassettes du vidéoclub dans lequel l'un de ses amis travaille. Pour réparer cette erreur, les deux hommes décident de réaliser les remakes des films effacés...
Ce film a d'abord pour lui un postulat aussi dingue qu'original et Michel Gondry - spécialiste du bricolage et du rêve éveillé - est naturellement aux manettes.
Il fallait y penser, avouez ! Le film lui-même est drôle lorsque les employés du vidéo-club se mettent à réaliser des versions "maison" de grands classiques de l'entertainement comme S.O.S. Fantômes, Spider-Man et tant d'autres.
On pourrait juste objecter que, au-delà de cette idée géniale, le film finit pas s’essouffler un peu et devenir répétitif. N'empêche : on passe un bon moment.
Et il faut signaler que ce film lancera une mode à l'époque dont on peut encore retrouver les traces sur YouTube : en effet, des tas d'amateurs se sont amusés pendant des mois à imiter les personnages du film et réaliser leurs propres films "sweedés" (terme employé pour désigner cette pratique inédite) avec des résultats variés mais parfois drôles et inventifs. On peut saluer l'initiative. Pour les amateurs du système D et d'Ed Wood 🙂

Note : 3,5/5


Hancock de Peter Berg avec Will Smith, Charlize Theron, Jason Bateman.
L'exemple même du film dont l'idée de départ et la première demi-heure ont du potentiel (un super-héros antipathique, alcoolo, j'en foutre, désabusé et détesté par la population) mais qui finit par écraser ce potentiel à cause d'un scénario qui vire ensuite au préchi-précha sur la rédemption, la positive attitude et autres conneries consensuelles. Au final, le film devient l'inverse de ce qu'il aurait dû être : au lieu d'un pavé dans la marre lancé au mythe du super-héros, on a un film bien moralisateur et gentillet. Une totale déception.
Il faudra attendre la série télé The Boys pour voir cette idée nettement mieux traitée.

Note : 1,5/5


Walkyrie de Bryan Singer avec Tom Cruise, Kenneth Branagh, Bill Nighy.
"Ah non, Phil, ça suffit te t'acharner sur Tom Cruise ! Cette fois, tu prouve bien à quel point tu es de mauvaise foi !".
Ben, je vous assure que ce n'est vraiment pas mon intention. Mais je me souviens très bien qu'en voyant les affiches dans ma petite localité avec un Tom Cruise vêtu d'un uniforme d'officier allemand et un bandeau sur l'oeil... hé bien... disons que j'avais du mal à prendre le film au sérieux et que j'ai d'ailleurs mis très longtemps à le voir (en DVD).
Ca me faisait plus penser à un Iron Sky ou Angelina Jolie (avec le même bandeau) dans Captain Sky et le monde de demain qu'à un film de guerre sérieux, même si je savais que le film racontait l'histoire véritable de l'opération Vache qui Rit (vous voyez ? j''y arrive décidément pas !) ou pour le dire autrement : l'attentat raté contre Hitler par des officiers allemands (à qui peut-on se fier, je vous le demande ^^) qui aurait tendance, en passant, à prouver qu'il y a un Bon Dieu (mais lequel au juste ?) pour les salauds.
Bref... j'ai fini par le voir et... bah... finalement Tom Cruise n'y est pour rien (même si Mads Mikkelsen aurait eu davantage la tête de l'emploi) : j'ai trouvé le film très très moyen, même pas vraiment instructif et certainement pas passionnant. Autant regarder plutôt un bon documentaire sur le sujet.
Quant à Bryan Singer... il faut croire que les paraplégiques, les mecs en adamantium ou encore les Kaiser qui font semblant de boiter et racontent que des mensonges l'inspire bien plus que les borgnes 

Note : 2,5/5

 

A suivre... 🙂
 

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J'aime bien Walkyrie.... Mais paradoxalement.... Je suis assez d'accord le film n'est pas grandiose. En plus il est terne comme un Derrick de mon enfance. Tout est terne dans ce film. Comme leçon d'histoire j'ai des doutes aussi... Du coup.... Je crois que j'aime bien l'acteur principal.

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Content de voir un amateur de Tonnerre sous les tropiques qui est vraiment une perle , la prestation de Tom Cruise vaut le coup franchement 😂. Et l’explication du Blu-ray qui a gagné face au hdd aussi lol . 
Dans l’ensemble je te suis , Walkiri est bof au final malgré des moyens .

Iron man, est bon , mais je te trouve très dur avec Hankok par contre , j’en garde un bon souvenir et d’ailleurs je crois que je l’ai en Blu-ray , c’est qu’il m’avait plu , et pas que pour la présence de Charlize 😬.

burn after reading est à des années lumière d’un Fargo ou bien LE chef d’œuvre Lebowski que je regarde toujours avec autant de plaisir , même en français «  je te dis qu’un chinois a pissé sur mon tapis » j’adore !!!!

 

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Il y a 18 heures, VladNirky a dit :

En plus il est terne comme un Derrick de mon enfance.

Rooh là tu es plus méchant que je ne l'ai jamais été 😉

Il y a 7 heures, Kevin Nivek a dit :

Content de voir un amateur de Tonnerre sous les tropiques qui est vraiment une perle , la prestation de Tom Cruise vaut le coup franchement 😂

Ah tiens oui, j'avais oublié Tom Cruise (grimé il est vrai) dans ce film. Pour une fois que je pouvais en dire du bien 🙂

Il y a 7 heures, Kevin Nivek a dit :

mais je te trouve très dur avec Hankok par contre , j’en garde un bon souvenir et d’ailleurs je crois que je l’ai en Blu-ray , c’est qu’il m’avait plu

En fait, tout dépend comment on le regarde. Si on voit juste le film au premier degré comme un divertissement lambda, c'est divertissant (sans plus).
Mais si on se dit que le film avait le potentiel de proposer un film plus critique (et son postulat le suggère au début) alors qu'il se révèle finalement n'être qu'un produit hollywoodien hyper consensuel et plein de bons sentiments, c'est une déception.

Il y a 7 heures, Kevin Nivek a dit :

et pas que pour la présence de Charlize

De mon côté, je dirais au contraire "heureusement qu'elle est là" 😉
Cela dit, le film a aussi un côté féministe Metoo agaçant : la nana est plus puissante que le mec ^^ 
Quand je disais que ce film était hyper consensuel 🙄 et que c'est la raison pour laquelle je ne l'aime pas...

Il y a 7 heures, Kevin Nivek a dit :

burn after reading est à des années lumière d’un Fargo ou bien LE chef d’œuvre Lebowski

 Oui, c'est clair.

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J’ai pas tout vu dans ta sélection. J’ai vu handcock mais j’ai trouvé le film très bof. Quelque chose ne fonctionne pas avec ce héros en fait.

j’ai vu l’échange avec une grande indifférence par ce que l’époque ne me plait pas, ni le sujet au final. Gran torino est un très bon film mais il n’a pas la force d’impitoyable je trouve. 

Dark night, ce n’est pas faute d’avoir essayé mais globalement je n’aime pas Batman et je cale systématiquement vers le milieu du film avec une pause fatale.

heureusement en 2008, il y a eu wall-e !!!!! 🥰

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Il y a 7 heures, VladNirky a dit :

Dark night, ce n’est pas faute d’avoir essayé mais globalement je n’aime pas Batman et je cale systématiquement vers le milieu du film avec une pause fatale.

Ah tiens ? Moi qui croyait que le film faisait quasi l'unanimité (je précise bien : quasi 🙂 ).
C'est intéressant de trouver quelqu'un qui ne l'apprécie pas.

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Il y a 3 heures, Phileas a dit :

je n’aime pas Batman

Il précise ça quand même , si on aime pas les superheros , ça fausse le jugement , ce que je peux comprendre aisément .

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Dans ces 2 films (les Batman 2 et 3) l’ambiance est particulièrement lourde et oppressante et c’est quelque chose qui me dérange énormément surtout que c’est comme ça pendant des heures..... autant le 1er était sombre mais plutôt fun (même si parfois l’action n’est pas trop lisible), autant là il faut que je force pour rester .... 

Quelque part c’est une réussite vu que ce côté oppressant est voulu par le réalisateur. Mais pourquoi s’infliger ça si on a du mal à supporter le film et qu’on est pas fan de Batman ? (En plus on connaît la fin)

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Il y a 2 heures, Kevin Nivek a dit :

Il précise ça quand même , si on aime pas les superheros , ça fausse le jugement , ce que je peux comprendre aisément .

Sauf que The Dark Knight est plus un polar avec des personnages disons "haut en couleur" qu'un vrai film de super-héros.
"On" (critiques et public) l'a d'ailleurs souvent dit et c'est vrai. D'ailleurs, même ceux qui n'aiment pas les films de super-héros peuvent apprécier TDK.
Alors que Batman Begins l'est davantage.

il y a 42 minutes, VladNirky a dit :

l’ambiance est particulièrement lourde et oppressante et c’est quelque chose qui me dérange énormément surtout que c’est comme ça pendant des heures

C'est drôle car je ne l'ai jamais senti comme ça : avec la présence du Joker, je l'ai trouvé plutôt fun et divertissant. Et j'ai bien aimé son ambiance de chaos et de nihilisme. Au fond, c'est peut-être pour ça que je m'y suis senti à l'aise : je me sens plus proche du Joker que de Batman. Et tout le film porte la marque du Joker 🙂
TDK est d'ailleurs plus fun que Joker avec Joachim Phoenix qui lui, pour le coup, est nettement plus lourd et oppressant, et plus difficile à revoir.

Ce que tu décris me fait plutôt penser, de mon point de vue et ressenti, à des jeux vidéo comme Last of Us.
Comme quoi... le ressenti personnel 😉
 

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J’ai pas trop compris toute la hype autou mr de ce film Joker d’ailleurs . Il est bien mais c’est pas non plus la grosse grosse claque.

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Il y a 8 heures, Kevin Nivek a dit :

J’ai pas trop compris toute la hype autou mr de ce film Joker d’ailleurs . Il est bien mais c’est pas non plus la grosse grosse claque.

Je crois que c'est une question de circonstance aussi : le fait que les film estampillés DC avaient déçus pour la plupart, le MCU qui nous gavait, le besoin (conscient ou non) de retrouver un film qui ait de la consistance, l'écho que le film rendait par rapport à une certaine situation sociale, etc...

Il faut bien se dire aussi que le succès - voir la grosse hype - d'un film ne vient pas toujours forcément de la qualité intrinsèque du film : il y a des facteurs extérieurs qui jouent. C'est par exemple l'explication que je donne au succès phénoménal - et incompréhensible a priori - de Bienvenue chez les Ch'tis.
Succès très disproportionné par rapport à une petit comédie banale parmi d'autres qui n'aurait dû rencontrer qu'un petit succès comme tant d'autres comédies françaises lambda.
Mais certains facteurs ont joué, là encore, que j'ai toutefois plus de mal à saisir. Je parle souvent à propos de ce film de "mimétisme social", un phénomène qui pousse une foule à suivre, sans trop de raisons, l'enthousiasme général. 
C'est un phénomène connu des sociologues : un "syndrome du lemming" en quelque sorte 🙂
Mais ça n'a pas marché avec moi (je suis immunisé contre ce syndrome, je crois).
Et quand je l'ai regardé finalement à la télé - par curiosité - ça a confirmé mon "diagnostic" : film banal et je n'ai pas ri une seule fois.

Cela dit, pour revenir à Joker, si son succès est exagéré (pour les raisons que j'ai évoquées), personnellement j'ai quand même pris une claque.
Non pas à cause de tous ces facteurs extérieurs (je m'en fichais de tout ça) mais parce que le film illustrait très bien ce que je ressens au quotidien.
C'est sans doute même LE film qui exprime le mieux ce que je ressens devant la réalité : tout est dit !
Et puis, le film est quand même bon. Pas génial mais bon.

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Le 23/07/2020 à 21:53, Phileas a dit :

Walkyrie

 

Le 23/07/2020 à 21:53, Phileas a dit :

La Vague

 

Le 23/07/2020 à 21:53, Phileas a dit :

Tonnerre sous les tropiques

Mince alors en 2008 je pensais que j'aurais un meilleur score !

 

mais je n'ai pas vu ces 3 films la

Le 23/07/2020 à 21:53, Phileas a dit :

The Boys

Tiens je me suis souvent demandé si la série était aussi trash que le comics. Des avis ?!

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Il y a 1 heure, poseidon2 a dit :

Tiens je me suis souvent demandé si la série était aussi trash que le comics. Des avis ?!

Désolé mais je ne saurais pas te répondre : jamais lu le comics et je ne connais la série que d'après ce qu'on m'en a dit.
En tout cas, d'après "ce qu'on m'en a dit", la série est assez trash, oui.

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suite...

Bons baisers de Bruges de Martin McDonagh avec Colin Farrell, Brendan Gleeson, Ralph Fiennes. Un bon petit polar à l'anglaise mais situé en... Belgique. Je me souviens surtout du personnage de Colin Farell qui passe son temps à râler à cause de cette ville où il ne se passe rien. Il aurait dû savoir que l'écrivain (belge) Rodenbach avait intitulé l'un de ses romans "Bruges-La-Morte".

Note : 3,5/5


Cloverfield de Matt Reeves avec Lizzy Caplan, Jessica Lucas, T. J. Miller.
Probablement le seul "BlairWitch-like" que j'ai apprécié, avec son histoire de créature gigantesque (Cthulhu-like ?) dévastant Manhattan filmée comme un reportage.
Même si je trouve toujours ce concept assez ridicule d'imaginer un mec qui, face à des événements terrifiants, n'oublie jamais de garder sa caméra en main.
Paradoxalement, ce n'est pas très réaliste mais bon...

Note : 3/5


Hellboy II : Les Légions d'or maudites de Guillermo del Toro avec Ron Perlman, Selma Blair, Doug Jones. Après un premier Hellboy assez fidèle à la BD et plutôt sobre, Del Toro met les petits plats dans les grands avec ce second opus bourré de FX, de décors et de créatures magiques mais, du coup, on a une sensation de "trop", d'indigestion visuelle et numérique, de même que l'ambiance très fantasy trahit un chouia l'univers d'Hellboy. Bref, un Hellboy à la sauce Del Toro plutôt qu'un Helllboy à la sauce Mignola.
Divertissant néanmoins.

Note : 3/5


Deux jours à tuer de Jean Becker avec Albert Dupontel, Marie-Josée Croze, Pierre Vaneck. L'étrange histoire d'un type bien (Albert Dupontel) qui se sait mourant et va, du jour au lendemain, se montrer odieux avec tout son entourage pour... ne pas être regretté. La scène de réunion dans la salle à manger (avec famille et amis) où le condamné se livre à un véritable massacre... verbal, insultant tout le monde tout en, au passage, assener aussi quelques vérités bien frappées sur leur compte, est assez marquante, qui met met à la fois mal à l'aise mais est aussi jouissive quelque part.
Le seul problème de ce film, c'est finalement l'invraisemblance de son postulat et de l'idée de départ du personnage de Dupontel : se faire haïr (si tant est qu'on y parvienne avec des gens qui montrent finalement plus perplexes que vraiment vénères) pour que sa mort laisse ses proches indifférents ? Drôle d'idée.

Note : 3/5


Funny Games U.S. de Michael Haneke avec Naomi Watts, Tim Roth, Michael Pitt.
Remake américain de son propre film, Haneke se répète forcément et en moins bien, l'original avec des acteurs allemands inconnus chez nous rendant le film bien plus réaliste et choquant.
Donc... 4,5/5 pour l'original (vraiment flippant) et 3/5 pour la copie carbone avec ses "stars".


J'ai toujours rêvé d'être un gangster de Samuel Benchetrit avec Anna Mouglalis, Edouard Baer, Jean Rochefort. Une des très bonnes surprises du cinéma français que ce film à sketchs et ses quatre histoires se déroulent dans ou autour d'une cafétéria, au bord d'une nationale. On fait connaissance, tour à tour : d'un braqueur sans arme dont la victime est elle-même une braqueuse, armée ; de deux ravisseurs très amateurs qui enlèvent une adolescente suicidaire ; de deux chanteurs qui parlent d'un tube volé ; de cinq septuagénaires qui se retrouvent autour de leur « planque » d'antan. Trois des histoires, qui semblent distinctes au début, se révéleront au cours du film avoir quelques résonances, jusqu'à l'étonnant épilogue (source : wikipedia)
Le premier est un petit chef-d'oeuvre d'humour burlesque (façon Chaplin) avec Edouard Baer en braqueur-gaffeur, le second fort drôle aussi, le troisième avec les deux chanteurs Bashung et Arno est hilarant et le dernier... d'une mélancolie poisseuse qui prend à la gorge car on a un peu l'impression de voir les Tontons Flingueurs de Georges Lautner à notre époque, vieillissants et dépassés.
Et le tout ce conclu par une fort jolie - et poétique - conclusion où l'on retrouve les deux protagonistes du premier sketch - Edouard Baer et Anna Mouglalis - partir sur la route à la manière de la fin du film de Chaplin Les Temps Modernes.
Une perle du cinéma français (en noir et blanc) entre rire et tristesse.

Note : 5/5


JCVD de Mabrouk el Mechri avec Jean-Claude Van Damme, Valérie Bodson, Hervé Sogne. Un film déconcertant, entre documentaire et fiction, où Jean-Claude "Aware" Van Damme revient dans son quartier natal (Scarbeaak, dans la banlieu de Bruxelles) et se livre devant la caméra du réalisateur. Cinéma-vérité ? Mise en abyme ? Supercherie ?  En tout cas, on assiste à un Van Damme bizarrement lucide (pour une fois) notamment sur ses nombreux (et quasi légendaires ^^) dérapages dans les médias et ses propos débiles. Je ne sais pas quoi penser de ce film qui nous montre, en quelque sorte, un "con" conscient de sa connerie (et n'est-ce pas paradoxal ?) mais qui continuera malgré tout à être con (???). A moins que tout ceci ne soit qu'une fiction où Van Damme se rêve lucide et pertinent ? Aucune idée.
Ca me rappelle une phrase d'un film avec Jean Rochefort (Le Moustachu) : "ce qui peut arriver de pire à un con, c'est de faire une pause".
En tout cas, ce film m'a laissé perplexe et, au final, mal à l'aise.

Note : 3/5


Jumper de Doug Liman avec Hayden Christensen, Jamie Bell, Rachel Bilson.
Ce film laissait augurer une nouvelle franchise de SF mais il n'en fut finalement rien étant donné qu'il se ramassa au box-office.
On a donc, au final, un divertissement sans véritable conclusion pas trop mal fichu pourtant, sur le thème de la téléportation, avec notamment des transitions entre les scènes de téléportation assez bluffantes (un jumper à bord d'une voiture conduisant sur une autoroute de Los Angeles pouvant se retrouver en une seconde en plein désert d'Egypte par exemple) mais... bah, non, la mayonnaise n'a pas pris.
Je ne le trouve pourtant pas pire que d'autres films qui ont connu, eux, leur propre franchise... bancale, comme Underworld par exemple.
Tiens d'ailleurs... c'est le même réalisateur. Mais pas de Kate Beckinsale 🙂

Note : 3/5
 

 


 

Modifié par Phileas

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il y a 10 minutes, Phileas a dit :

Deux jours à tuer de Jean Becker avec Albert Dupontel, Marie-Josée Croze, Pierre Vaneck. L'étrange histoire d'un type bien (Albert Dupontel) qui se sait mourant et va, du jour au lendemain, se montrer odieux avec tout son entourage pour... ne pas être regretté. La scène de réunion dans la salle à manger (avec famille et amis) où le condamné se livre à un véritable massacre... verbal, insultant tout le monde tout en, au passage, assener aussi quelques vérités bien frappées sur leur compte, est assez marquante, qui met met à la fois mal à l'aise mais est aussi jouissive quelque part.
Le seul problème de ce film, c'est finalement l'invraisemblance de son postulat et de l'idée de départ du personnage de Dupontel : se faire haïr (si tant est qu'on y parvienne avec des gens qui montrent finalement plus perplexes que vraiment vénères) pour que sa mort laisse ses proches indifférents ? Drôle d'idée.

Note : 3/5

Je mets 6/5 à ce film parce qu'il est superbement bien fait et les acteurs excellents je trouve, même si quelques situations de la scène que tu cites justement, sont à mon sens pas trop trop réussies.

Pour le postulat de départ, de mon point de vu ce n'est pas se faire haïr pour que sa mort laisse ses proches indifférents mais se faire haïr le temps de mourir (afin de ne pas leur infliger ça... parce que ça va être long et douloureux....). Et c'est complément différent du coup.

Film touchant, émouvant, frappant... perfect.

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il y a 5 minutes, VladNirky a dit :

ce n'est pas se faire haïr pour que sa mort laisse ses proches indifférents mais se faire haïr le temps de mourir

Oui mais le problème, c'est qu'étant donné que ses proches ignorent sa maladie, ça n'a pour moi pas de sens.
Je comprends ce que tu veux dire mais ça me paraîtrait plus logique dans le cas où ses proches savent, pour éviter tout le pathos et l'ambiance gênante qui se crée autour d'un type qui est mourant. D'ailleurs, moi aussi je déteste ça et, dans ce cas, je pourrais agir comme lui (même s'il est plus probable que je me casse... comme il le fait à la fin, d'ailleurs, en Irlande).
Mais là... il est le seul à savoir.

Je ne dis pas que le film est mauvais et les acteurs sont excellents mais... pour moi, sa logique est bancal dès le début.
Ou alors je ne la comprends pas.

Modifié par Phileas

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Rhaaa merdum fallait pas continuer... j'étais pas si mal avant.

 

Bon baiser de bruges.... j'étais tellement pas reussi a avoir envie. Je ne sais pas pourquoi. c'était... le nom ou je ne sais pas quoi. j'ai pas reussi 🤔

JCVD: moi j'ai vraiment aimé. Un JCVD qui reussi a se moquer de lui même. je m'attendais a une boose infame et a me foutre de sa "gue***" en sortant alors que j'en suis sorti avec beaucoup de respect.

Jumper : sympa mais trop vite remplacer par le débarquement en force de marvel qui a annihiler les super heros autres que de franchises.....

 

le reste j'ai po vu 😞

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il y a 3 minutes, Phileas a dit :

étant donné que ses proches ignorent sa maladie, ça n'a pour moi pas de sens

Ca ne peut pas marcher s'ils savaient puisque leur réaction serait alors (je suppose): il n'est pas dans son état normal il est malade.... Ça rejoint un peu la phrase: maintenant qu'il est mort tout le monde l'aime (ou pas remarquez (enfin je me comprends)).

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il y a 1 minute, poseidon2 a dit :

Un JCVD qui reussi a se moquer de lui même.

Je ne pense pas qu'il se moque de lui-même et c'est bien ça qui me met mal à l'aise.
Comme je le disais, il y a paradoxe : un imbécile ne possède pas, implicitement, la capacité à l'autodérision. Parce que faire preuve d'autodérision, c'est avoir conscience de sa bêtise. Hors, un homme conscient de sa bêtise n'est pas un idiot. CQFD.
De plus, on voit bien que ce dont il parle, c'est de la souffrance qu'il ressent quand, notamment, ces enfants lui disent que les médias se foutent de lui. 
En plus, après JCVD, Van Damme a continuer à dire des conneries ! C'est bien la preuve qu'il n'en a pas pris conscience.

Moi je crois que le véritable drame de JCVD, c'est qu'on voit un type con, qui constate sa connerie MAIS par l’intermédiaire d'autrui (notamment ses proches) MAIS ne peut pas s'empêcher de demeurer un con. C'est ça qui est tragique ! 

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ben surtout que ce coté con lui a valu une statue mais surtout de regir sa vie. Meme s'il avait voulut changé les gens ne l'auraient pas laissé faire .... 

 

 

 

 

merde je me rend compte que j'en parle a moitié comme du'n mort la 😞

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il y a 5 minutes, VladNirky a dit :

Ca ne peut pas marcher s'ils savaient puisque leur réaction serait alors (je suppose): il n'est pas dans son état normal il est malade

Oui mais ici, ce n'est pas mieux : personne ne sait pourquoi il agit comme ça, sauf lui.
Et ce n'est que quand il sera mort que (je suppose) ces proches se diront a posteriori "ah ok, il était odieux parce qu'il était mourant".
Mais, sur le moment, ça n'a pas de sens.
Enfin...je me comprends aussi ^^

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Pas d’accord du tout sur Hellboy II que j’ai trouvé excellent. Après j’ai l’immense avantage de ne pas connaître plus que ça le personnage et les comics.

du coup je l’ai regardé comme je regarde le cinquième élément. En profitant de l’univers, de l’imaginaire et de la puissance de l’histoire racontée. Et de ce point de vue la le résultat est super chouette. Un vrai scénario, de l’action mais pas que, des univers étranges mais cohérents. Je le préfère au premier opus finalement.

 

sinon d’accord pour non baiser de Bruges que j’avais trouvé sympa mais qui m’avait laissé le sentiment d’avoir manqué d’ambition pour être plus que ça.

et Jumper était effectivement ni raté ni particulièrement réussi. Juste un peu trop quelconque. Et sans suite...

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