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Kevin Nivek

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Messages posté(e)s par Kevin Nivek


  1. Titre de l'album : Les basses oeuvres
    Scenariste de l'album : El Diablo
    Dessinateur de l'album : Nico Gems
    Coloriste : Nico Gems
    Editeur de l'album : Les humanoides associés
    Note :
    Résumé de l'album :

    Des gangsters, une stripteaseuse, un flic et un justicier raté... Sept destins qui s'entrechoquent jusqu'à l'effondrement brutal d'un empire ! Don Burine l'ignore encore : son règne vacille. Zara, stripteaseuse endettée, a hypnotisé Gabino, son homme de confiance. Cesare, l'autre pilier du gang, manigance pour prendre la place du patron. Amanda, la femme du boss, rêve elle aussi de s'emparer du pouvoir. Sam Doomis, prêt à tout pour regagner son badge à LA, veut faire tomber l'organisation. Et El Chupacabra, justicier persuadé que Burine est un héros, tente de protéger Portfield. Avec le gang rival Mendoza prêt à fondre sur la ville, l'explosion est imminente...

    Critique :

    Je ne l'ai pas vu venir celui-là ! Prenez les malfrats de Pulp fiction et Fargo, ajoutez une stripteaseuse malgré elle et un soupçon de super-héros maladroit façon Kick ass, vous aurez une petite idée de ce qui vous attends dans ce pavé de plus de 400 pages ! Oh, j'oubliais un humour irrévérencieux et un langage "fleuri" qui vont vous accompagner tout du long, ne pouvant vous empêcher de vous marrer devant la bêtise humaine incarnée 🙂 On suit donc le quotidien d'un organisme mafieux tenu par Don Burine et ses hommes de main. Une belle brochette de gueules différentes, aux aspirations diverses compose cet univers avec un scénariste distillant peu à peu les motivations de chacun. On parle de sept personnages truculents qui évoluent au fil des pages vers une direction que vous ne voulez, ou ne pouvez pas imaginer 😉 Vices, malices et jalousies, tous les coups sont permis ! Chacun amène sa pierre à un édifice qui a tout du château de cartes prêt à s'effondrer, car le final est tel que décrit dans le pitch : explosif ! Pour illustrer ces (més)aventure, Nico Gems qui réalise ici sa première incursion véritable après des passages dans Metal hurlant. Son style emprunte au manga et aux comics avec des personnages très expressifs et reconnaissables. Il délivre un graphisme nerveux et anguleux dans des planches aérées laissant la part belle aux réactions des protagonistes et à l'action. Car tout va très vite dans cette lecture ultra dynamique avec peu de textes longs au profit de discussions ciselées au couteau dans un verbe argotique poilant. Mon bémol serait sur les scènes de bastons, bien trop chargées où je ne sais plus à qui est ce bras ou cette face réduite en bouillie, ah oui, la violence est assez prononcée, on est dans un récit mafieux quand même 😉 . C'est donc une bien belle découverte qui m'a fait rire très souvent avec ses dialogues désopilants, je recommande ! 

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    Autres infos :

    Type de l'album : BD Europeene
    Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/les-basses-oeuvres/?ref=44

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  2. Gros turnover dans ma collection 🙂 

    J'ai vendu tout mon run Avengers Hickman en Marvel select Absolute etc... Hop les deux omnibus à la place et quasi pour le même prix 🙂 Con en revanche que Panini n'ait pas intégré au tome 2 Secret wars, je garde le mien en Deluxe .

    Mes envies de SW m'ont fait prendre l'intégrale de la Haute république sortie en février

    Les hautes herbes

    Absolute Batman t2

    Le goût d'Emma

    Colonisation t10

    Captain America t4 omnibus de Brubaker

     

    du tout bon 🙂


  3. Titre de l'album : Cécile la Shérif
    Scenariste de l'album : Victor Coutard
    Dessinateur de l'album : Walter Guissard
    Coloriste : Walter Guissard
    Editeur de l'album : Casterman
    Note :
    Résumé de l'album :

    Jeune ingénue un tantinet badass, Cécile n'a qu'une idée en tête, faire justice ! Mais, en 1848, la magistrature reste totalement hermétique à la gente féminine, soit-elle fille de procureur. Alors qu'à cela ne tienne, après une nuit un rien alcoolisée, Cécile part avec son ami de beuverie, Louis-Moreau Gottschalk, pour une Amérique en pleine ruée vers l'or, où tout semble possible. Le chemin, semé d'embuches, sera l'occasion pour Cécile de montrer ses talents de juriste, d'oratrice et de fine gachette (entre autres), jusqu'à son arrivée à Mobile où le destin finira par lui agrafer une étoile de shérif au revers de sa veste. Ce ne sera pas sans y laisser quelques plumes... (mais sans goudron !)

    Critique :

    Pour sa première BD, le journaliste/auteur Victor Coutard s'est inspiré du métier de sa mère avocate de profession, pour créer ce personnage de jeune femme déterminée à faire justice dans un monde qui lui en refuse l’accès. Il lui a même donné son prénom : Cécile ! Dans cette aventure menée tambours battants, la jeune femme badass est déterminée à faire régner la justice n'hésitant pas à prononcer les phrases de grands noms de l'histoire du droit. Elle ne se gêne pas pour rappeler à juste titre que la justice est une femme, aveugle certes mais bel et bien une femme agissant de façon égalitaire pour tout le monde. Ses pérégrinations vont la mener vers une Amérique naissante, dans la ville de Mobile non loin de la Nouvelle-Orléans, Cécile venant elle de la bonne ville d'Orléans d'ailleurs 😉 ! C'est donc sur cette terre fertile où la notion de droit égalitaire demeure relative, qu'elle va hériter du titre de shérif local et vouloir mettre en place son idéal juridique. Des rebondissements à chaque instant, un rythme effréné en suivant ses aventures, une touche d'humour et de nombreuses références au Droit avec un D majuscule, voilà ce qui vous attend dans ce western qui a oublié les spaghettis ! Le dessinateur Walter Coutard signe lui aussi sa première incursion dans le monde du neuvième art avec un trait aux multiples inspirations. C'est presque un style cartoon avec une sur-expressivité des personnages, mais il n'oublie pas de magnifier les paysages en donnant de la profondeur et une belle palette de couleurs chaudes. Il dégage une belle énergie dans les cases en se mettant au diapason d'un récit aussi dynamique que son héroïne ! Une belle réflexion sur la place des femmes et la justice avec des annexes très intéressantes en fin d'album. A découvrir. 

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    Autres infos :

    Type de l'album : Roman graphique
    Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/cecile-la-sherif/?ref=44

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  4. Titre de l'album : Super gau
    Scenariste de l'album : Bea Davies
    Dessinateur de l'album : Bea Davies
    Coloriste :
    Editeur de l'album : Steinkis
    Note :
    Résumé de l'album :

    Huit destins dans l'ombre de Fukushima Le 11 mars 2011, un puissant tsunami frappe le Japon et provoque la catastrophe de Fukushima, un accident nucléaire majeur et incontrôlé, un SUPER-GAU. À des milliers de kilomètres de là, à Berlin, tout semble calme. Pourtant, huit personnes vont voir leur vie profondément affectée par cet événement lointain. Leurs destins, sans lien apparent, vont peu à peu se croiser sous l'effet invisible du drame. Bea Davies explore les résonances entre catastrophes mondiales et existences individuelles, montrant comment un raz-de-marée à l'autre bout du monde peut, silencieusement, bouleverser le cours d'une vie.

    Critique :

    La collection Auxconfins de l'éditeur Steinkis s'enrichit d'un nouvel opus imaginant les répercussions de la catastrophe de Fukushima sur un groupe d'individus vivant à Berlin ! Un effet papillon de 13000 km avec des effets cependant assez flous sur la lecture. En effet, on suit ces huit protagonistes évoluant dans la capitale allemande, ils ne se connaissent pas mais le hasard (ou pas !) va les faire se croiser comme si les fils du destin se mélangeaient tel un plat de spaghettis. L'idée de base est intéressante, mais l'auteure complète s'égare un peu dans des élucubrations parfois abracadabrantesques au risque de perdre aussi le lecteur. Certes les visages sont reconnaissables, de son trait fin et élégant enrichi de lavis donnant de la profondeur et un réalisme aux planches, mais huit âmes s'entrechoquant représente peut-être un défi un peu grand pour un seul tome. D'autant que malgré la pagination conséquente, il subsiste peu de dialogues, l'auteure laisse le silence et la contemplation s'installer parfois dans un découpage faisant la part belle au ressenti des personnes cases après cases. Un effet cinématographique intéressant très bien mis en image par le talent de l'artiste italienne ! Pour son premier ouvrage en solo, Bea Davies nous offre toute l'étendue de son talent de dessinatrice, mais peine un peu dans le rythme et l'enchainement des événements ponctuant son scénario. Le meilleur est à venir 🙂 

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    Autres infos :

    Type de l'album : Roman graphique
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  5. Titre de l'album : Le fruit le plus doux tome 2
    Scenariste de l'album : Gabriele Di Caro
    Dessinateur de l'album : Gabriele Di Caro
    Coloriste : Gabriele Di Caro
    Editeur de l'album : Tabou
    Note :
    Résumé de l'album :

    À Sweetville, petite ville de l’Amérique rurale, tout paraît calme, serein, ennuyeux… et pourtant chacun à son mystère… de la serveuse volage, à la bourgeoise nymphomane, du journaliste véreux à l’artiste alcoolique, sans compter les deux amis d’enfance, Ronald et Larry, qui cachent un douloureux secret…

    Ce second volet du « Fruit le plus doux » révèle au lecteur l’envers du décor échafaudé dans le premier volume.
     

    Critique :

    L'enchanteur Gabriele Di Caro revient pour notre plus grand bonheur avec ce second tome dans la charmante bourgade de Sweetville ! On l'attendait ce second tome après un premier opus somptueux et riche en pistes narratives ! En effet, l'auteur avait distillé bon nombres d'histoires sous-jacentes à sa galerie de personnages toutes et tous aussi truculents ! Forcément, on attendait des révélations et bien, oui pour un grand nombre mais il semble que l'artiste italien nous réserve une troisième partie 😉 Vous retrouverez donc les destins de Linda la serveuse n'ayant pas froid aux yeux et au reste, mes aïeux quelle diablesse !! Mais aussi notre journaliste et ses plans de spoliation, l'artiste alcoolique en panne de muse mais je vous rassure, seulement pour un temps 😉 ; mais aussi et surtout Ronald et Larry en concurrence pour le fameux prix du fruit le plus doux ! Vous saurez le terrible secret rongeant Ronald et vous comprendrez mieux cette fin énigmatique de la partie un ! Enfin, quel plaisir de contempler ce dessin élégant et fluide avec cette impression de mouvement imprimée dans ses cases ! Evidemment vous aurez de nombreux va et vient dans un second tome bien plus fripon que le premier, avec des visages et des corps expressifs ainsi qu'une attention particulière portée aux émotions et aux détails anatomiques. Un style graphique servant parfaitement l’histoire et soulignant les contrastes entre l’apparence lisse de Sweetville et les tensions internes. C'est donc une vraie réussite, magnifiquement éditée qui trouvera sa place dans les collections de passionnés et connaisseurs 😉 .

    Le pdf ci-dessous est à réserver à un lectorat adulte. 

     

     

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    Autres infos :

    Type de l'album : BD Europeene
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  6. Titre de l'album : Hégémon
    Scenariste de l'album : Thierry Gloris
    Dessinateur de l'album : Joël Mouclier
    Coloriste :
    Editeur de l'album : Les humanoides associés
    Note :
    Résumé de l'album :

    Dans un avenir lointain, l'Empire Sapiens, dirigé d'une main de fer par l'Hégémon Iskender, est une puissance galactique bâtie sur le sang et la conquête de l'Empire Farxi. Mais lorsque le tyran centenaire est assassiné, la guerre civile éclate. Aux prises avec une caste militaire suprématiste, des héritiers légitimes et illégitimes, et les machinations de la régente, le scientifique Silas Ditak doit naviguer entre les arcanes du complot, pour trouver le meurtrier et empêcher une menace cosmique...

    Critique :

    Les inséparables Gloris et Mouclier vus sur Cléopâtre (Delcourt) et Méridia (Delcourt), s'associent à nouveau pour un space opera dense mêlant politique, enquête policière et chute d'un empereur ! En effet, l'Hégémon Iskender règne depuis longtemps sur l'empire et ne désire absolument pas céder sa place tel Gilgamesh le roi qui ne voulait pas mourir ! Mais sa quête d'immortalité l'accapare trop au regard de ses obligations et la taille gigantesque de son empire. Une hégémonie conquise par les armes et suite à une guerre gagnée contre des extra-terrestres, devenant ses sujets. Un jour, le roi est retrouvé mort ! Meurtre, mort naturelle ?? Commence alors une enquête pour Silas Ditak le scientifique ayant auparavant gagné les faveurs du défunt Iskender. Vous découvrirez que ses investigations vont le mener vers la/le/les coupable(s) mais aussi vers les fondations même de cet empire qui menace à tout moment de s'effondrer tel un château de cartes ! Intrigues de palais, politique locale, hauts-gradés militaires aux ambitions débordantes, traîtres, religion, mais aussi ces indigènes qui semblent cacher un lourd secret ; c'est tout un panel de pistes narratives lancées par les auteur avec talent ! Un savant mélange de Game of thrones, l'univers Warhammer et Dune, pour un one-shot qu'il est difficile de quitter une fois la lecture entamée ! Le trait réaliste de Joël Mouclier dépeint merveilleusement bien l'univers avec des batailles dantesques mêlant vaisseaux et mécas dévastateurs, le décorum militaire est assez remarquable ! Un léger bémol sur certains visages figés manquant d'expressivité, mais cela n'atténue en rien le plaisir de contempler ces pages et de plonger dans cet univers riche formidablement illustré. 

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  7. Titre de l'album : Honey trap - tome 1 Londres
    Scenariste de l'album : Micel
    Dessinateur de l'album : Stefano Mazzotti
    Coloriste : Stefano Mazzotti
    Editeur de l'album : Tabou
    Note :
    Résumé de l'album :

    Londres. Elles sont trois : Lisa, Cherelle et Susan. Leur spécialité : piéger des maris volages, imprudents ou dangereux... et offrir à leurs clientes les preuves irréfutables pour un divorce gagnant. Nom de code : Honey Trap (piège à miel). La petite affaire prend de l'essor jusqu'à ce que Violet Volkov, l'épouse d'un oligarque russe redouté, vienne solliciter leur aide. Un contrat en apparence simple... mais qui les fait basculer dans un monde où l'argent, la violence et la vengeance dictent la loi. Débute alors un affrontement sans pitié entre charme, pouvoir et criminalité. Honey Trap, un thriller érotique haletant, duquel personne ne sort indemne.

    Critique :

    Après un passage remarqué dans la section érotique de Delcourt avec la série Fantasmes en trois tomes, l'artiste italien Stefano Mazzotti continue son bonhomme de chemin chez Tabou avec une nouvelle saga : Honey trap. Prévue en trois albums chacun dans une ville différente, nous commençons ici à Londres ! Une agence en sous-main commence à se faire connaître par ses talents à piéger les maris commettant des adultères. Elle use de tous les moyens nécessaires et avec une grande discrétion, femmes fatales donnant de leur corps, caméras cachés etc... Jusqu'au jour où la femme d'un "homme d'affaire" russe décide d'utiliser leurs services pour divorcer de son mari volage. Ce dernier est pris en flagrant délit mais il ne compte pas en rester là et notre petite agence va devoir s'exfiltrer pour éviter le courroux de cet homme aux moyens importants ! De nombreuses scènes dénudées ponctuent le récit qui défile à toute allure ! Le trait réaliste de l'artiste italien fait des merveilles sur les corps enlacés dans des tas de postures différentes et sous toutes les coutures. Plans larges, zooms, point de vue, le découpage séquentiel est immersif au possible. Les ébats commencent timidement en début d'album pour finir en orgie, le trio composant l'agence Honey trap découvrira assez vite que mêler sexe et mafia n'est pas une bonne idée. L'introduction d'un tel organe russe au sein de leur groupe les mettra en fâcheuse posture ! Que nous réserve la suite ? Moscou et Macau seront les deux autres villes visitées dans les deux derniers tomes. 

    Les pages dans le pdf ci-dessous sont à réserver à un public adulte. 

     

    Honey trap.pdf

    Autres infos :

    Type de l'album : BD Europeene
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  8. Titre de l'album : Le complexe
    Scenariste de l'album : Lucie Albrecht
    Dessinateur de l'album : Lucie Albrecht
    Coloriste : Lucie Albrecht
    Editeur de l'album : Casterman
    Note :
    Résumé de l'album :

    Une mystérieuse clinique promet d'effacer tous les complexes de ses patients en seulement cinq jours. Mais cette promesse n'est-elle pas trop belle pour être honnête ? Avec Le Complexe, Lucie Albrecht imagine une dystopie glaçante où le corps devient marchandise et terrain d'exploitation. Inès, Nadège et Toni réussiront-ils à s'extraire de ce jeu toxique et capitaliste ?

    Critique :

    "Donnez moi cinq jours et je vous donnerai une vie où tout est possible" Telle est l'adage d'un docteur réputé travaillant sur une île mystérieuse entièrement dévouée à l'esthétique ! A la manière des tickets d'or de Charlie et la chocolaterie, cet organisme "à but lucratif" invite les heureux gagnants à un séjour gratuit avec opérations chirurgicales à la clé. Le but étant de vous "améliorer" , ce que souhaitent ardemment les trois vainqueurs Inès, Nadège et Toni. Avec leurs failles et complexes, chacun arrive sur l'île empli d'espoir ! Ce qu'ils vont découvrir dépasse l'entendement, accrochez-vous et plongez dans le culte de la beauté mercantile ! On déambule dans les couloirs et autres espaces de vie du centre de "soins" avec nos protagonistes et on y découvre un capitalisme sans limites, prenant absolument tout ! L'auteure aborde avec talent des questions sociétales comme la marchandisation du corps, la pression sociale, l'image de soi, le tout avec un cynisme désarmant. On sort marqué par cette lecture rappelant sous quelques aspects le film The substance avec Demi Moore. Un thriller psychologique captivant et empreint de critique sociale, qui vous réserve bien des surprises 😉 Le trait pictural de l'artiste est assez remarquable, elle joue avec les couleurs, alternant les bichromies, ainsi les trois "héros" arrivent vêtus de vert synonyme d'espoir, pour finir en blanc et rouge/orange, "fondus" dans la masse locale ! Elle joue sur les zooms pour renforcer l'immersion et donne beaucoup d'expressivité aux visages. Pour son troisième roman graphique, Lucie Albrech frappe fort et invite à la réflexion ! 

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    Type de l'album : BD Europeene
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  9. Titre de l'album : Le bazar bizarre
    Scenariste de l'album : Valentina Venegoni
    Dessinateur de l'album : Ofride
    Coloriste : Ofride
    Editeur de l'album : Jungle
    Note :
    Résumé de l'album :

    Tout le monde connaît les sorcières, les dragons ou les gobelins, mais bien peu connaissent les nouvelles créatures nées des peurs modernes. Rien d'étonnant à cela, elles sont toutes maîtrisées et cachées dans le "Bazar bizarre', une arrière-boutique secrète tenue par Maurice Morlet et Mina, sa petite-fille de 13 ans. Mais lorsqu'un Gossipi, une créature chaotique qui se nourrit des rumeurs humaines, fait irruption en ville, l'équilibre se brise. Mina devra alors affronter son pire cauchemar : mêler son étrange activité familiale à sa vie de simple collégienne.

    Critique :

    Valentina Venegoni imagine un monde de magie en lien avec les phobies sociales actuelles ! En effet, ces dernières seraient source de création de bestioles toutes différentes oeuvrant dans l'ombre des humains ou plutôt sous le contrôle de certains humains 😉 Ainsi, le grand-père de Mina tient une jardinerie dont l'arrière boutique révèle de nombreuses présences "magiques" tenues en respect. Garant de cet ordre, il vieillit et cela tombe bien, sa petite-fille doit entamer sa formation pour ses 13 printemps. Le hic étant qu'elle n'était pas du tout au courant et que cette formation accélérée va s'avérer bien compliquée et source d'ennuis pour elle et son entourage ! Un petit oiseau grossissant à vue d'oeil, nourrit par les ragots des collégiens, s'est échappé et semble incontrôlable ! Une première mission pour Mina ! Du rythme et des révélations en cascades vous attendent dans ce qui semble être un premier tome introduisant la jeune et intrépide héroïne ! Vous serez aussi happés par le trait rond et doux de la talentueuse Ofride, qui réalise des planches de premier plan fourmillant de détails et mises en couleurs brillamment ! Passionnée de botanique, la dessinatrice aime les couleurs et le prouve avec une palette subtile et éclatante, inondant les pages ! Ce qui frappe aussi, c'est la lumière dégagée avec des effets lumineux des plus réussis, la magie opère assurément ! Une belle découverte de ce monde et sa galerie de personnages nous réservant encore des surprises et d'aventures 🙂 

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    Type de l'album : BD Europeene
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  10. Titre de l'album : Jinx
    Scenariste de l'album : Brian Michael Bendis
    Dessinateur de l'album : Brian Michael Bendis
    Coloriste :
    Editeur de l'album : Delcourt
    Note :
    Résumé de l'album :

    Une chasseuse de primes, un escroc de bas étage et son acolyte incontrôlable forment une alliance improbable pour retrouver le butin ultime : une réserve cachée d'argent de la mafia (trois millions de dollars), indétectable et susceptible de changer leurs vies. Mais pour cet improbable trio, le vieil adage " plus d'argent égal plus de problèmes " va s'avérer prophétique.

    Critique :

    Avec cette réédition parue initialement en 2006, Bendis démontre ses nombreux talents en matière de mise en scène et écriture ciselée ! En effet lorsqu'il ne "subit" pas les contraintes de Marvel, son écriture révèle une toute autre facette du scénariste. En ouvrant les pages de cet imposant polar, on est saisit d'emblée par le noir et blanc crépusculaire et ces nombreux visages en gros plans jouant leurs textes dans une cascade de bulles ! C'est une lecture dynamique à laquelle il faut s'accrocher car l'auteur multiplie les flashbacks et les "sous-histoires" . On suit principalement un trio incarné par Jinx la chasseuse de prime désillusionnée et vous saurez pourquoi au fil des allées et venues dans son passé, puis le duo de petites frappes Goldfish et Columbia venant réclamer son aide. Une alliance fragile marquée par la méfiance et le vécu de chacun des trois protagonistes, le "butin" agissant comme un trésor maudit et révélateur de leurs failles. Bercés par cette illusion de la rédemption par l'argent et un certain statut social, notre trio va déchanter ! L'histoire prend des airs de polar social, nous réservant une fin logique dans un monde sans pitié. Pour différencier présent et passé, Bendis use de noirs et blancs légèrement différents. Ainsi le présent est assez clair et lumineux, quand le passé est terne, limite flou au teint grisâtre. Cela aide à la compréhension du récit mais il faut quand même s'accrocher pour bien tout saisir dans cette myriade de dialogues réalistes et percutants. L'ouvrage réédité est agrémenté d'une soixantaine de pages bonus, avec des explications de l'auteur sur son casting où il "interprète" Columbia avec ses propres traits, plus des couvertures et une interview. 

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    Autres infos :

    Type de l'album : BD Europeene
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  11. il y a une heure, poseidon2 a dit :

    Ces gens qui disent que des trucs sont géniaux alors meme qu'ils n'en font pas la critique... j'te jure...

    J’avoue mais je rassure que je vois pas le jour en ce moment , j’ai donné la priorité à d’autres 😉


  12. Titre de l'album : That distant fire
    Scenariste de l'album : J.R. Hughto
    Dessinateur de l'album : Curt Merlo
    Coloriste : Curt Merlo
    Editeur de l'album : Les humanoides associés
    Note :
    Résumé de l'album :

    L'invention de Véra et Paul pourrait sauver des vies, sauf si Queeny, la méga-corporation hégémonique, parvient à se l'accaparer... Dans un futur proche où Queeny, une multinationale hégémonique, contrôle villes et campagnes, Véra et Paul, un couple d'ingénieurs, dissimulent un prototype d'IRM portable aux capacités révolutionnaires. Tandis que Diana et Hazel, proches du couple, défient le système par la révolte et le sabotage, Queeny riposte avec brutalité : arrestations, manipulations, suicides mis en scène... Devenus malgré eux un espoir pour leur communauté, Véra et Paul sont acculés à négocier avec l'entreprise pour protéger leurs proches. Mais la colère qui gronde annonce qu'un simple compromis ne suffira plus...

    Critique :

    Amateurs de la série tv Black mirror, voici un roman graphique fait pour vous 😉 Un futur dystopique proche et crédible avec une omniprésence de la technologie envahissante et contrôlant toutes les données afin de "mieux nous servir". Au beau milieu de cet univers, un couple d'ingénieurs ayant imaginé et créé un outil médical pouvant aider un grand nombre de personnes démunies, allant à l'encontre de Queeny la grosse entreprise détenant l'ensemble des monopoles ! Dans une société où le secret n'a pas sa place, les deux tourtereaux fuient la ville pour la campagne et la famille de Paul. Ils vont y découvrir les germes d'une insurrection prochaine, bousculant leurs idéaux et vision du monde. La galerie de personnages secondaires est un plus indéniable, permettant de mieux comprendre le fonctionnement politique et économique en place. Le titre va ainsi prendre tout son sens, "that distant fire", ce feu lointain sommeillant en chacun de nous n'attendant qu'un léger souffle pour s'embraser ! L'éternelle révolte face à l'oppression ! Le trait épais et rugueux de Curt Merlo renforce le côté organique et humain des personnages, il effectue une mise en couleurs bichromique selon les chapitres. Il suit en effet les mois de l'année et entame par un vert et noir illustrant mai et le printemps, puis vous verrez au fil des pages ces couleurs changer en allant vers le jaune et une prédominance de rouge pour le mois d'août et sa chaleur suffocante associée à la révolte ! Une très belle immersion avec ces couleurs associées à un découpage cinématographique percutant au possible. A découvrir ! 

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    Autres infos :

    Type de l'album : Comic
    Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/that-distant-fire/?ref=44

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  13. Titre de l'album : Plongée en addicto
    Scenariste de l'album : Pauline Aubry
    Dessinateur de l'album : Pauline Aubry
    Coloriste :
    Editeur de l'album : Steinkis
    Note :
    Résumé de l'album :

    L’addiction, c’est la partie visible de l’iceberg.
    Ce qui compte vraiment, ce n’est ni le produit, ni le comportement, mais comprendre : pourquoi tu consommes ?
    En addicto, on ne juge pas.
    L’objectif est de bâtir une relation stable et sécurisante, un lien à la fois souple et tenace, parce qu’en addicto, c’est la relation qui soigne.

    Critique :

    Habituée des romans graphiques, la talentueuse et hétéroclite Pauline Aubry réalise une passionnante immersion dans un Centre de Soins, d'Accompagnements et de Prévention en Addictologie, plus communément appelé CSAPA. Quotidien de l'équipe pluridisciplinaire, rencontres avec les patients, sorties thérapeutiques et bien-sûr des explications sur les mécanismes de l'addiction sur le cerveau et toutes les répercussions qui vont avec ! Elle n'oublie rien et vous comprendrez bien mieux après avoir lu cet ouvrage le sens de cette couverture avec la partie immergée de l'iceberg ! Un travail remarquable qui pourra aider les familles en proie à ce terrible fléau, mais aussi les curieux souhaitant comprendre les causes de ces descentes aux enfers immuables et répétées. Tout a commencé par les ravages de la drogue et les nouvelles méthodes de prise en charge des patients, puis on a traité l'alcoolisme, le jeu, le sexe, le tabac, la nourriture, tout ce qui trait à l'addiction au sens large du terme. Et vous verrez qu'en général, c'est dans l'enfance que tout se joue, des traumas infantiles sévères seront bien souvent un terreau fertile pour une addiction quelconque débutée à l'adolescence ou à l'âge adulte. D'où la face submergée de l'iceberg qui est à traiter en priorité avec beaucoup d'attention et de temps ! Pourquoi consomment-ils ? Peu importe l'addiction, le pourquoi est prédominant pour une issue favorable et vous découvrirez que les rechutes sont nombreuses avec un taux de réussite en sevrage assez faible. Voilà donc un ouvrage réaliste et sans jugement, très bien documenté et expliqué avec un vocabulaire simple à l'aide de petits dessins et autres schémas faciles à comprendre, à lire et à faire lire 😉 

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    Autres infos :

    Type de l'album : Roman graphique
    Lien Partenaire : https://steinkis.com/livres/plongee-en-addicto.html/?ref=44

    Voir la totalité de enregistrement

  14. J’ai fini un peu au bout de l’ennui un roman star wars que j’avais de côté depuis un bon moment : l’étoile noire .

    sa conception et le monde qui y vit avec une grande galerie de personnages et leur quotidien pas toujours intéressant . C’est sympa de lire la seconde partie se déroulant durant les événements de l’épisode IV , mais c’est pas un grand SW en roman, loin de là …. 

  15. C’est vrai que c’est très bon , super rythme , un dessin accrocheur et similaire à Murphy j’avoue , l’histoire se complexifie un peu inutilement avec ces retournements de situation et de « c’est pas moi le méchant c’est lui » mais l’ensemble se tient et mériterait bien une suite avec cet épilogue intrigant !

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