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Titre de l'album : Altermonde Scenariste de l'album : Harry Bozino Dessinateur de l'album : Paolo Antiga Coloriste : Editeur de l'album : Les humanoides associés Note : Résumé de l'album : 2112. La Terre est ravagée par le réchauffement climatique. Seuls quelques privilégiés vivent encore décemment, abrités derrière un Mur qui les sépare des migrations de masse et des conditions extrêmes du Sud... Mais quand un mégafeu commence à dévorer Lyon par le nord, les habitants n'ont d'autre choix que de fuir par-delà le Mur, dans un territoire qu'ils avaient jusqu'ici abandonné à son triste sort. Un père et sa fille se retrouvent chassés de ce monde qui se pensait à l'abri de tout, avec pour seul espoir de trouver refuge auprès de ceux qu'ils ont toujours rejetés... Critique : Après le passionnant Islander (Glénat) paru l'an dernier, un autre thriller écologique s'ajoute aux parutions BD avec cette adaptation d'un roman de Nicolas Debandt ! 2112, un futur proche et une France coupée en deux ( aux limites de Vichy sur la carte ce qui rappelle d'étranges souvenirs) avec un énorme mur surveillé par des drones et des militaires afin de juguler voire empêcher les intrusions migratoires venant du sud. Mais ce n'est pas tout, en plus du sud fuyant les chaleurs étouffantes, nous avons aussi les populations du nord tentant d'échapper aux éruptions volcaniques d'Islande ! Ainsi un autre mur a été érigé aux abords de la Manche ! C'est dans ce contexte que l'on découvre la famille qui constituera le fil rouge de cette "aventure" , coincée entre ces deux "retenues" et vivant dans ses certitudes. Lorsqu'un feu énorme se déclenche ils n'ont pas d'autre choix que fuir au sud en traversant un Rhône bien maigre, et bientôt ceux qui rejetaient les migrations du sud vont se retrouver à leur tour dans cette situation en atteignant une ville de Marseille incandescente. Une course contre la montre haletante s'engage dans cet univers convaincant et plausible. En effet, on imagine tout à fait un avenir proche dépeint comme celui-ci, tant le réalisme est accru et profond. On est aux limites de la fiction tant cet avenir semble nous tendre les bras si nous ne changeons rien d'ici là ! Le dessin assez réaliste de Paolo Antiga est assez immersif, il dégage beaucoup de tension dans ses cases où les événements s'enchainent à toute allure. On lui reprochera un certain de manque de détails en arrières-plans mais l'ensemble académique est de bonne facture le tout baigné dans une ambiance chaude à l'image de ses couleurs aux notes de jaunes orangés. Un très bon one-shot anticipatif aux thèmes écologiques actuels. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/altermonde/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Après le passionnant Islander (Glénat) paru l'an dernier, un autre thriller écologique s'ajoute aux parutions BD avec cette adaptation d'un roman de Nicolas Debandt ! 2112, un futur proche et une France coupée en deux ( aux limites de Vichy sur la carte ce qui rappelle d'étranges souvenirs) avec un énorme mur surveillé par des drones et des militaires afin de juguler voire empêcher les intrusions migratoires venant du sud. Mais ce n'est pas tout, en plus du sud fuyant les chaleurs étouffantes, nous avons aussi les populations du nord tentant d'échapper aux éruptions volcaniques d'Islande ! Ainsi un autre mur a été érigé aux abords de la Manche ! C'est dans ce contexte que l'on découvre la famille qui constituera le fil rouge de cette "aventure" , coincée entre ces deux "retenues" et vivant dans ses certitudes. Lorsqu'un feu énorme se déclenche ils n'ont pas d'autre choix que fuir au sud en traversant un Rhône bien maigre, et bientôt ceux qui rejetaient les migrations du sud vont se retrouver à leur tour dans cette situation en atteignant une ville de Marseille incandescente. Une course contre la montre haletante s'engage dans cet univers convaincant et plausible. En effet, on imagine tout à fait un avenir proche dépeint comme celui-ci, tant le réalisme est accru et profond. On est aux limites de la fiction tant cet avenir semble nous tendre les bras si nous ne changeons rien d'ici là ! Le dessin assez réaliste de Paolo Antiga est assez immersif, il dégage beaucoup de tension dans ses cases où les événements s'enchainent à toute allure. On lui reprochera un certain de manque de détails en arrières-plans mais l'ensemble académique est de bonne facture le tout baigné dans une ambiance chaude à l'image de ses couleurs aux notes de jaunes orangés. Un très bon one-shot anticipatif aux thèmes écologiques actuels.
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Titre de l'album : Dans l'indifférence générale Scenariste de l'album : Roberto Grossi Dessinateur de l'album : Roberto Grossi Coloriste : Roberto Grossi Editeur de l'album : La boite à bulles Note : Résumé de l'album : En utilisant toute la puissance de la narration par l'image, Roberto Grossi s'attaque au grand aveuglement de notre époque : les changements climatiques provoqués par l'homme, une menace que nous faisons tout pour ne pas voir, que nous peinons à comprendre, alors qu'elle met en jeu notre survie même. Grâce à un récit captivant qui mêle Histoire, science, politique et expérience personnelle, l'auteur nous livre une vision complète de la problématique, révélant la profonde crise démocratique qui se cache derrière ce désastre environnemental. Critique : Voilà un sacré coup de coeur pour cet "essai" graphique au dessin somptueux et innovant dans son découpage, ainsi que le propos si fort et lourd de conséquences. Je lui souhaite la même réussite dans les bacs des libraires que Le monde sans fin de Jancovici et Blain (Dargaud). Dans un genre moins scientifique mais avec des phrases "coup de poing" et surtout une symbiose des cases dessinées ingénieuse et parlante, Roberto Grossi frise le génie pour imprimer notre rétine de messages. On se rend bien compte que nos petits gestes écologiques ne suffisent plus, il devient impératif d'imprimer une direction responsable aux élites gouvernantes. Nous faisons partie des pays les plus riches et nous polluons sans vergogne avec des chiffres de production de CO2 inimaginables. Sur la même ligne que Jancovici, Roberto Grossi "accuse" le capitalisme et sa surproduction, on pense ainsi à la "décroissance" souhaitée par l'ingénieur français. Il démontre chiffres à l'appui l'accentuation majeure de nos rejets de gaz à effet de serre depuis la révolution industrielle anglaise avec la machine à vapeur de Watt notamment. Un peu plus de 200 ans durant lesquels les progrès scientifiques ont été les plus importants mais aussi les plus néfastes pour la planète bleue. L'auteur utilise subtilement en fil directif de l'histoire un homme dans l'océan, seul, avec en face un requin fonçant gueule béante vers lui ! La catastrophe est imminente, que peut-il faire ? Nous en sommes là avec Taylor Swift prenant son jet privé comme l'on prendrait son scooter pour aller chercher du pain. Il raconte aussi ses souvenirs d'enfance en voyage à Chamonix et sa Mer de glace, glacier en constant retrait depuis des années. J'ai vu aussi le glacier lors de ma jeunesse et j'y retourne régulièrement avec le Montenvers, on ajoute toujours plus de marches pour descendre arpenter la glace... Jusqu'où allons nous descendre ? A lire et à faire lire à tous vos proches. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/dans-l-indifference-generale/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Après un premier tome introductif se perdant par moment dans des turpitudes scientifiques, nous retrouvons Agafia sur la lune dans cette extraordinaire forêt de coraux. Ayant devancé les prévisions d'Aleksander sur sa vitesse de propagation, cette forêt va révéler aussi une atmosphère vivable sous le dôme protecteur ainsi que des humains en harmonie avec cette nouvelle nature. On devrait parler plutôt de "transhumanité" ou d'évolution des espèces chère à Darwin tant ces gens évoluent facilement dans cet écosystème pourvoyant à leurs besoins. Ces coraux pourraient être la solution à notre pauvre planète terre dévastée, mais cela impacterait la lune et ses habitants de rallumer l'ascenseur orbital ! Un dilemme impossible s'offre à notre pauvre héroïne subissant de plein fouet ces événements. Le scénario écrit à quatre mains gagne en simplicité et s'épargne les nombreux flashbacks du tome précédent. On suit pas à pas Agafia et ses nouveaux compagnons, on découvre cette nouvelle culture et on se demande bien quelle issue attend les protagonistes. C'est dynamique et le dessin de Lucie Castel apporte une belle expressivité aux visages, son trait à la fois simpliste et stylisé fait honneur à la forêt de coraux le tout dans un découpage vivant ne laissant guère de répit au lecteur. Suite et fin dans le tome trois, lune et terre peuvent-elles encore cohabiter en harmonie ou un sacrifice sera nécessaire ?
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Titre de l'album : Avaler la lune tome 2 - La forêt Scenariste de l'album : Grégory Jarry, Robin Cousin Dessinateur de l'album : Lucie Castel Coloriste : Lucie Castel Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Agafia a quitté la Terre dévastée. Elle arrive sur la Lune où la forêt de coraux, plantée 500 ans plus tôt par Aleksander, a poussé au-delà des espérances. Elle découvre une nouvelle espèce humaine, adaptée à ce milieu inhospitalier et qui parvient à maintenir un écosystème fragile. Agafia se trouve alors confrontée à un dilemme : si elle allume le générateur lunaire pour faire repartir la vie sur Terre, elle condamne la Lune, seul monde vivant qui ait survécu à la catastrophe. Critique : Après un premier tome introductif se perdant par moment dans des turpitudes scientifiques, nous retrouvons Agafia sur la lune dans cette extraordinaire forêt de coraux. Ayant devancé les prévisions d'Aleksander sur sa vitesse de propagation, cette forêt va révéler aussi une atmosphère vivable sous le dôme protecteur ainsi que des humains en harmonie avec cette nouvelle nature. On devrait parler plutôt de "transhumanité" ou d'évolution des espèces chère à Darwin tant ces gens évoluent facilement dans cet écosystème pourvoyant à leurs besoins. Ces coraux pourraient être la solution à notre pauvre planète terre dévastée, mais cela impacterait la lune et ses habitants de rallumer l'ascenseur orbital ! Un dilemme impossible s'offre à notre pauvre héroïne subissant de plein fouet ces événements. Le scénario écrit à quatre mains gagne en simplicité et s'épargne les nombreux flashbacks du tome précédent. On suit pas à pas Agafia et ses nouveaux compagnons, on découvre cette nouvelle culture et on se demande bien quelle issue attend les protagonistes. C'est dynamique et le dessin de Lucie Castel apporte une belle expressivité aux visages, son trait à la fois simpliste et stylisé fait honneur à la forêt de coraux le tout dans un découpage vivant ne laissant guère de répit au lecteur. Suite et fin dans le tome trois, lune et terre peuvent-elles encore cohabiter en harmonie ou un sacrifice sera nécessaire ? Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/avaler-la-lune-tome-2-la-foret/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Dam of the forest - Tome 1 Scenariste de l'album : Daong Dessinateur de l'album : Daong Coloriste : Dahong Editeur de l'album : Bayard Note : Résumé de l'album : Dam est un jeune garçon qui possède une aptitude étrange : il peut faire pousser les plantes en les touchant. Mais cette capacité fascinante deviendra bientôt si effrayante que les gens de sa ville finiront par le repousser. Le garçon, ne semblant ni vieillir ni grandir, s'isolera dans la forêt après la disparition de sa famille et tentera de comprendre sa malédiction, tout en découvrant le secret que cache son monde. Faire face pour mieux grandir. Critique : Milan (groupe Bayard) lance une collection webtoon nommée "Yam Yam" avec des sorties jeunesses variées dont cet opus intrigant : Dam of the forest. Dans cette fable aux doux relents écologiques, on suit Dam un jeune garçon qui semble avoir le don d'accélérer la croissance des plantes. Le rêve de tout jardinier en herbe (comme votre serviteur 😉 ), mais cette particularité s'accompagne d'un défaut majeur : Il ne grandit ni ne vieillit plus ! Dans la première partie du livre on découvre donc avec lui ce don le monde qui l'entoure; le temps passe avec son lot de drames car il va voir périr ses proches de vieillesse tout en gardant l'apparence d'un petit garçon. Il sera très vite rejeté et trouvera refuge dans la forêt, là débute la seconde partie avec son lot de surprises et rencontres. Daong prend son temps et délivre des planches silencieuses, à tel point que certains visages sont parfois démunis de bouche, comme s'ils étaient sans voix face aux problématiques rencontrées. Son trait est économe en détails, il s'attarde sur les grands yeux des protagonistes en leur donnant de l'expressivité ou en usant de bulles discrètes pour signifier leurs pensées. Peu de réponses dans ce premier tome sur le monde environnant et ce qu'il est devenu. L'auteur emploi des thématiques telles que l'écologie et la transmission aux générations futures. Dam ne vieillit pas mais le monde qui l'entoure en revanche, change de façon importante, il se pourrait bien que cet îlot de verdure qu'il entretient, représente un espoir bien mince. A suivre dans le tome 2 ! Autres infos : Type de l'album : Manga Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/dam-of-the-forest-tome-1/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Au-delà de Neptune Scenariste de l'album : Gabriele Melegari Dessinateur de l'album : Gabriele Melegari Coloriste : Gabriele Melegari Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : L'objectif n'est pas de voir plus loin, mais de voir mieux. Grâce au programme odyssée, nous allons explorer des planètes inconnues, trouver de nouveaux matériaux et découvrir des sources d'énergie durable inédites. A bord de l'ulysse, le téléscope spatial, la présence d'astronautes sera indispensable. Là-haut, ce ne sont pas de robots dont nous aurons besoin, ce sera d'être humains. Nous avons besoin de créativité. Critique : L'éditeur Steinkis inaugure un nouveau label "Aux confins" avec ce splendide ouvrage de l'italien Gabriele Melegari. Pour une première oeuvre, il fait fort avec cette plongée abyssale dans l'espace et le voyage interstellaire. On y suit Léla, une jeune femme qui a la tête dans les étoiles et ne rêve que de partir, quitter cette terre empoisonnée et grise. Nous sommes en 2283 et l'auteur illustre notre planète bleue (qui n'en a que le nom) dans des cases monochromes grisâtres. La lecture oscille entre Léla seule dans cette gigantesque nef "Ulysse" et des flashbacks de son passé qu'elle se remémore avec sa petite-amie Béatrice. Ces souvenirs lui permettent de ne pas perdre pied, seule dans les coursives du vaisseau au cours d'un voyage prévu de 19 années ! Ses réminiscences viennent ponctuer le présent de sa mission dont le but est bien évidemment de trouver une planète accueillante pour l'espèce humaine. La technologie lui permet d'effectuer des "sorties extravéhiculaires" simulées. En effet elle ne quitte pas le vaisseau physiquement mais de nombreux capteurs l'amènent en immersion profonde dans le vide spatial ou en reconnaissance sur les planètes rencontrées. Une anomalie vient perturber sa mission et son équilibre mental, une irrégularité prenant l'apparence d'une magnifique panthère noire ! Voyage onirique et méta-physique au programme pour une Léla perdue dans le temps et l'espace ! C'est pertinent, le dessin fluide à l'aquarelle nous fait voyager à travers des cases sublimes en pleine page ou dans un découpage astucieux livrant peu à peu son objectif final. Cela rend l'immersion dans l'immensité spatiale saisissante et vertigineuse. On pense aux films Interstellar et Contact en parcourant ce très bel écrin, amateurs de ce type de récits, plongez avec Léla dans cette aventure "presque" plausible 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/au-dela-de-neptune/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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L'éditeur Steinkis inaugure un nouveau label "Aux confins" avec ce splendide ouvrage de l'italien Gabriele Melegari. Pour une première oeuvre, il fait fort avec cette plongée abyssale dans l'espace et le voyage interstellaire. On y suit Léla, une jeune femme qui a la tête dans les étoiles et ne rêve que de partir, quitter cette terre empoisonnée et grise. Nous sommes en 2283 et l'auteur illustre notre planète bleue (qui n'en a que le nom) dans des cases monochromes grisâtres. La lecture oscille entre Léla seule dans cette gigantesque nef "Ulysse" et des flashbacks de son passé qu'elle se remémore avec sa petite-amie Béatrice. Ces souvenirs lui permettent de ne pas perdre pied, seule dans les coursives du vaisseau au cours d'un voyage prévu de 19 années ! Ses réminiscences viennent ponctuer le présent de sa mission dont le but est bien évidemment de trouver une planète accueillante pour l'espèce humaine. La technologie lui permet d'effectuer des "sorties extravéhiculaires" simulées. En effet elle ne quitte pas le vaisseau physiquement mais de nombreux capteurs l'amènent en immersion profonde dans le vide spatial ou en reconnaissance sur les planètes rencontrées. Une anomalie vient perturber sa mission et son équilibre mental, une irrégularité prenant l'apparence d'une magnifique panthère noire ! Voyage onirique et méta-physique au programme pour une Léla perdue dans le temps et l'espace ! C'est pertinent, le dessin fluide à l'aquarelle nous fait voyager à travers des cases sublimes en pleine page ou dans un découpage astucieux livrant peu à peu son objectif final. Cela rend l'immersion dans l'immensité spatiale saisissante et vertigineuse. On pense aux films Interstellar et Contact en parcourant ce très bel écrin, amateurs de ce type de récits, plongez avec Léla dans cette aventure "presque" plausible 😉
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Milan (groupe Bayard) lance une collection webtoon nommée "Yam Yam" avec des sorties jeunesses variées dont cet opus intrigant : Dam of the forest. Dans cette fable aux doux relents écologiques, on suit Dam un jeune garçon qui semble avoir le don d'accélérer la croissance des plantes. Le rêve de tout jardinier en herbe (comme votre serviteur 😉 ), mais cette particularité s'accompagne d'un défaut majeur : Il ne grandit ni ne vieillit plus ! Dans la première partie du livre on découvre donc avec lui ce don le monde qui l'entoure; le temps passe avec son lot de drames car il va voir périr ses proches de vieillesse tout en gardant l'apparence d'un petit garçon. Il sera très vite rejeté et trouvera refuge dans la forêt, là débute la seconde partie avec son lot de surprises et rencontres. Daong prend son temps et délivre des planches silencieuses, à tel point que certains visages sont parfois démunis de bouche, comme s'ils étaient sans voix face aux problématiques rencontrées. Son trait est économe en détails, il s'attarde sur les grands yeux des protagonistes en leur donnant de l'expressivité ou en usant de bulles discrètes pour signifier leurs pensées. Peu de réponses dans ce premier tome sur le monde environnant et ce qu'il est devenu. L'auteur emploi des thématiques telles que l'écologie et la transmission aux générations futures. Dam ne vieillit pas mais le monde qui l'entoure en revanche, change de façon importante, il se pourrait bien que cet îlot de verdure qu'il entretient, représente un espoir bien mince. A suivre dans le tome 2 !
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Titre de l'album : Tia et le monde enfoui Scenariste de l'album : Thomas Le Petit-Corps Dessinateur de l'album : Gabrielle Bagnoli Coloriste : Gabrielle Bagnoli Editeur de l'album : Bayard Note : Résumé de l'album : Sous nos pieds, dans le septième niveau des catacombes, vit secrètement... le peuple Taupe ! Tia, une adolescente de cette communauté, partage son quotidien entre l'exploration des couloirs souterrains, la vie de son village et les cours donnés par la Doyenne. Mais lorsque leur existence est menacée par une grande entreprise, la jeune fille va tout faire pour sauver les siens. Pour cela, elle va braver une règle cruciale, quitte à se mettre son propre peuple à dos, en partant à la découverte de la surface. Une course contre la montre Tia va courir après le temps et tenter d'endiguer un chantier destructeur pour son village et son peuple. Elle fera face à de nombreux dangers, entre les cataflics faisant respecter les lois dans les niveaux souterrains, les cataphiles pas toujours bien intentionnés et la vie à la surface. Une aventure remplie d'amitiés. Souvent accompagnée par Léna, son ami de toujours, Tia pourra aussi compter sur l'aide de surfaciens, comme Élie le fils de l'architecte en charge du projet, ou Maria, une marginale au grand coeur qui lui apprendra à se moquer du regard des autres. Critique : Nouvelle parution jeunesse chez Bayard avec Tia et le monde enfoui. Le scénariste imagine un peuple vivant sous nos pieds, dans les profondeurs de la terre. Tia jeune et intrépide fait partie de ce peuple des taupes et rêve de découvrir les "merveilles" de la surface. Parallèlement à son histoire, on suit un jeune garçon, Elie vivant lui en surface et souffrant de harcèlement scolaire. Leur chemin vont se croiser lorsque BTP l'entreprise où travaille le père d'Elie, décide de construire un gigantesque parking en creusant profondément dans les entrailles de la terre jusque chez Tia ! Ces deux peuples peuvent-ils cohabiter ? Comment Tia parviendra t'elle à sauver les siens de cette catastrophe annoncée ? On ne s'ennuie pas une seconde dans cette aventure contemporaine aux relents d'écologie, et de tolérance envers la différence. Il est amusant de voir Tia découvrir le monde des "surfaciens" avec une toute autre culture et un art de vivre totalement différent. Les sons, la lumière, tout n'est que surprise pour l'adolescente du peuple des taupes. Cela donne des situations cocasses comme sa rencontre avec Maria qui s'apparente à une SDF disponible et aidante. La fin se clôt par une surprise et la possible ouverture vers une suite. La partie graphique est signée par l'italien Gabrielle Bagnoli. Son dessin rond et coloré est parfaitement adapté au public jeune avec un style épuré, centré sur les personnages mais proposant parfois de belles profondeurs de paysages. Le monde sous-terrain est convaincant sous sa plume, il ferait presque envie 😉 . Une sympathique aventure humaine saupoudrée d'écologie et de bon sens. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/tia-et-le-monde-enfoui/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Nouvelle parution jeunesse chez Bayard avec Tia et le monde enfoui. Le scénariste imagine un peuple vivant sous nos pieds, dans les profondeurs de la terre. Tia jeune et intrépide fait partie de ce peuple des taupes et rêve de découvrir les "merveilles" de la surface. Parallèlement à son histoire, on suit un jeune garçon, Elie vivant lui en surface et souffrant de harcèlement scolaire. Leur chemin vont se croiser lorsque BTP l'entreprise où travaille le père d'Elie, décide de construire un gigantesque parking en creusant profondément dans les entrailles de la terre jusque chez Tia ! Ces deux peuples peuvent-ils cohabiter ? Comment Tia parviendra t'elle à sauver les siens de cette catastrophe annoncée ? On ne s'ennuie pas une seconde dans cette aventure contemporaine aux relents d'écologie, et de tolérance envers la différence. Il est amusant de voir Tia découvrir le monde des "surfaciens" avec une toute autre culture et un art de vivre totalement différent. Les sons, la lumière, tout n'est que surprise pour l'adolescente du peuple des taupes. Cela donne des situations cocasses comme sa rencontre avec Maria qui s'apparente à une SDF disponible et aidante. La fin se clôt par une surprise et la possible ouverture vers une suite. La partie graphique est signée par l'italien Gabrielle Bagnoli. Son dessin rond et coloré est parfaitement adapté au public jeune avec un style épuré, centré sur les personnages mais proposant parfois de belles profondeurs de paysages. Le monde sous-terrain est convaincant sous sa plume, il ferait presque envie 😉 . Une sympathique aventure humaine saupoudrée d'écologie et de bon sens.
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Voilà un sacré coup de coeur pour cet "essai" graphique au dessin somptueux et innovant dans son découpage, ainsi que le propos si fort et lourd de conséquences. Je lui souhaite la même réussite dans les bacs des libraires que Le monde sans fin de Jancovici et Blain (Dargaud). Dans un genre moins scientifique mais avec des phrases "coup de poing" et surtout une symbiose des cases dessinées ingénieuse et parlante, Roberto Grossi frise le génie pour imprimer notre rétine de messages. On se rend bien compte que nos petits gestes écologiques ne suffisent plus, il devient impératif d'imprimer une direction responsable aux élites gouvernantes. Nous faisons partie des pays les plus riches et nous polluons sans vergogne avec des chiffres de production de CO2 inimaginables. Sur la même ligne que Jancovici, Roberto Grossi "accuse" le capitalisme et sa surproduction, on pense ainsi à la "décroissance" souhaitée par l'ingénieur français. Il démontre chiffres à l'appui l'accentuation majeure de nos rejets de gaz à effet de serre depuis la révolution industrielle anglaise avec la machine à vapeur de Watt notamment. Un peu plus de 200 ans durant lesquels les progrès scientifiques ont été les plus importants mais aussi les plus néfastes pour la planète bleue. L'auteur utilise subtilement en fil directif de l'histoire un homme dans l'océan, seul, avec en face un requin fonçant gueule béante vers lui ! La catastrophe est imminente, que peut-il faire ? Nous en sommes là avec Taylor Swift prenant son jet privé comme l'on prendrait son scooter pour aller chercher du pain. Il raconte aussi ses souvenirs d'enfance en voyage à Chamonix et sa Mer de glace, glacier en constant retrait depuis des années. J'ai vu aussi le glacier lors de ma jeunesse et j'y retourne régulièrement avec le Montenvers, on ajoute toujours plus de marches pour descendre arpenter la glace... Jusqu'où allons nous descendre ? A lire et à faire lire à tous vos proches.
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Titre de l'album : Woods Scenariste de l'album : Maribel Conejero Dessinateur de l'album : Maribel Conejero Coloriste : Maribel Conejero Editeur de l'album : Les humanoides associés Note : Résumé de l'album : Forcée d'entrer dans la forêt, alors qu'elle cherche sa grand-mère, Ruby Redhood découvre une nouvelle espèce intelligente, mi-homme, mi-plante : les Planthäis. Leur existence, ainsi que les ressources abritées par la forêt attisent bientôt les convoitises de la faction mercenaire Alpha X. Cette faction tente alors de neutraliser Ruby, les Planthäis et d'atteindre le coeur de la forêt. Ruby parviendra-t-elle à reprendre le contrôle de la forêt et proposer un nouvel espoir pour ce qui reste de l'humanité ? Critique : Après Cosplay (le Lombard), l'artiste espagnole Maribel Conejero se lance en solo dans une aventure post-apocalyptique nerveuse et écologique ! Son trait qui n'est pas sans rappeler celui d'un compatriote, Oscar Martin lui aussi dans un créneau "post-apo" avec Solo (Delcourt) dépeint un futur où désert et forêt sont en guerre ! Pour se protéger des (mauvaises) actions de l'homme, la forêt s'est peu à peu renfermée sur elle même et a développé des barrières protectrices avec notamment l'avènement d'une nouvelle espèce, les Planthäis, sorte de végétaux vivants. Ruby l'héroïne découvre ces habitants au cours d'une excursion à la recherche de sa grand-mère disparue et semblant cacher de lourds secrets. La faction dont dépend Ruby, toujours en guise de volonté d'expansion souhaite étendre ses actions dans la forêt inexpugnable, au risque de déclencher une guerre. L'auteure mêle fantastique et fable écologique dans un univers violent et triste, mais avec un trait rond et doux. Il n'est pas simple de s'immerger dans cet univers aux ramifications vastes, doté d'une belle galerie de personnages, mais peu à peu, au fil de la lecture, les révélations tombent et éclairent le lecteur. Les nombreuses phases d'action sont un peu brouillonnes et mériteraient un peu de clarté et un découpage approprié. On sent du potentiel dans cette jeune auteure, qui devrait s'améliorer dans le tome 2 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/woods-9782731695014/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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- bd
- post apocalyptique
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Après Cosplay (le Lombard), l'artiste espagnole Maribel Conejero se lance en solo dans une aventure post-apocalyptique nerveuse et écologique ! Son trait qui n'est pas sans rappeler celui d'un compatriote, Oscar Martin lui aussi dans un créneau "post-apo" avec Solo (Delcourt) dépeint un futur où désert et forêt sont en guerre ! Pour se protéger des (mauvaises) actions de l'homme, la forêt s'est peu à peu renfermée sur elle même et a développé des barrières protectrices avec notamment l'avènement d'une nouvelle espèce, les Planthäis, sorte de végétaux vivants. Ruby l'héroïne découvre ces habitants au cours d'une excursion à la recherche de sa grand-mère disparue et semblant cacher de lourds secrets. La faction dont dépend Ruby, toujours en guise de volonté d'expansion souhaite étendre ses actions dans la forêt inexpugnable, au risque de déclencher une guerre. L'auteure mêle fantastique et fable écologique dans un univers violent et triste, mais avec un trait rond et doux. Il n'est pas simple de s'immerger dans cet univers aux ramifications vastes, doté d'une belle galerie de personnages, mais peu à peu, au fil de la lecture, les révélations tombent et éclairent le lecteur. Les nombreuses phases d'action sont un peu brouillonnes et mériteraient un peu de clarté et un découpage approprié. On sent du potentiel dans cette jeune auteure, qui devrait s'améliorer dans le tome 2 😉
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Titre de l'album : L'hacienda aux papillons tome 1 - L'exode Scenariste de l'album : Charlotte Girard | Jean-Marie Omont Dessinateur de l'album : Clemence Collignon Coloriste : Clemence Collignon Editeur de l'album : Oxymore Note : Résumé de l'album : 2043, la rareté de l'eau bouleverse l'équilibre planétaire. Lupi, une jeune élève prodige de l'Opéra de Paris, est contrainte de fuir pour le Mexique, explorant ainsi ses racines, avec l'espoir inconscient de découvrir les raisons entourant la mystérieuse disparition de son père. Lupi réussira-t-elle à dépasser sa peur de l'inconnu et à se réinventer un avenir, même si incertain ? Critique : Nouvelle série Oxymore orientée jeunesse. Je dis bien orientée jeunesse car l'histoire se trouve avoir un côté écologique et politique intelligent qui plaira aux parents. Mais on reste quand même dans une histoire jeunesse pour le reste. En effet on retrouve une petite fille devant lutter dans un monde devenue encore plus cruel et compliqué. Un monde ou le réchauffement climatique a provoqué une inversion des pouvoirs qui a vu les anciens pays "en développements" devenir des oasis naturelles la ou les vielles métropoles ne sont plus à même de fournir de l'eau à tout le monde. Une inversion dont certains profitent allègrement. Mais cela reste quand même une belle histoire enfantine avec notre héroïne en quête de sens et d'un père, après une séparation arbitraire avec sa mère. Une héroïne qui va découvrir l'amitié et la nature, elle qui n'a toujours connu que Paris. Un mélange agréable, porté par une coloration et une mise en pages charmantes, un dessin correct avec un scenario allant un tout petit peu trop vite, cherchant peut-être à couvrir trop de sujet à la fois. Verdict dans les tomes suivants Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/l-hacienda-aux-papillons-tome-1-l-exode?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Nouvelle série Oxymore orientée jeunesse. Je dis bien orientée jeunesse car l'histoire se trouve avoir un côté écologique et politique intelligent qui plaira aux parents. Mais on reste quand même dans une histoire jeunesse pour le reste. En effet on retrouve une petite fille devant lutter dans un monde devenue encore plus cruel et compliqué. Un monde ou le réchauffement climatique a provoqué une inversion des pouvoirs qui a vu les anciens pays "en développements" devenir des oasis naturelles la ou les vielles métropoles ne sont plus à même de fournir de l'eau à tout le monde. Une inversion dont certains profitent allègrement. Mais cela reste quand même une belle histoire enfantine avec notre héroïne en quête de sens et d'un père, après une séparation arbitraire avec sa mère. Une héroïne qui va découvrir l'amitié et la nature, elle qui n'a toujours connu que Paris. Un mélange agréable, porté par une coloration et une mise en pages charmantes, un dessin correct avec un scenario allant un tout petit peu trop vite, cherchant peut-être à couvrir trop de sujet à la fois. Verdict dans les tomes suivants
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Suite des aventures de notre trio bien connu dans l'univers froid et dangereux de Kosmograd. Ce diptyque se déroulant juste avant Kosmograd paru en 2023 chez Casterman, nous fait découvrir un peu plus les dysfonctionnements de cette ville-monde au bord du précipice écologique et social. Une élite brandissant sa propagande pour tenir le peuple, des cellules de résistance menant des exactions en représaille au régime totalitaire, une corruption établie à tous les niveaux, bref, rien de nouveau dans cette société dystopique aux relents de vérité. De l'action, des intrigues pour nos trois jeunes filles n'ayant pas froid aux yeux et bien décidées à faire valoir un droit humaniste dans ce climat austère. On saisit un peu mieux avec la conclusion de cet "avant" les éléments mis en place dans la BD originelle Kosmograd. Mais cela ne représente pas non plus un ajout indispensable, le plaisir pour les amateurs du récit, sera de se replonger dans cet univers avec pour toile de fond le dérèglement climatique et la réaction humaine face à ce danger. Le trait épuré de Bonaventure dépeint une ville "métallique" en usant de couleurs froides aux tons bleutés pour renforcer cet aspect. Mais il s'adapte aussi aux lieux en mettant l'accent sur des dégradés de jaunes et oranges dans les sous-terrains et décharges/fonderies. Il faut souligner son grand art du découpage, il n'hésite pas à bousculer les codes du gaufrier en donnant beaucoup de dynamisme au récit. Un préquel pour les "complétistes" et amoureux de l'univers Kosmograd.
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Titre de l'album : Kosmograd - Avant la chute tome 2 Scenariste de l'album : Bonaventure Dessinateur de l'album : Bonaventure Coloriste : Bonaventure Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Alors que Zoya et Ev' s'engagent de plus en plus dans l'opposition à la Corpo, Paouk, depuis le côté « privilégié » de Kosmograd, découvre les inégalités et l'ampleur de la propagande du régime. Lorsque les extrémistes du KUD décident de faire payer à Zoya sa fuite de la décharge, en incendiant le camp du clan de nomades qui l'a recueillie, c'est l'étincelle qui met le feu aux poudres. Les trois jeunes filles vont devoir s'unir pour se venger d'un système corrompu et condamné. Critique : Suite des aventures de notre trio bien connu dans l'univers froid et dangereux de Kosmograd. Ce diptyque se déroulant juste avant Kosmograd paru en 2023 chez Casterman, nous fait découvrir un peu plus les dysfonctionnements de cette ville-monde au bord du précipice écologique et social. Une élite brandissant sa propagande pour tenir le peuple, des cellules de résistance menant des exactions en représaille au régime totalitaire, une corruption établie à tous les niveaux, bref, rien de nouveau dans cette société dystopique aux relents de vérité. De l'action, des intrigues pour nos trois jeunes filles n'ayant pas froid aux yeux et bien décidées à faire valoir un droit humaniste dans ce climat austère. On saisit un peu mieux avec la conclusion de cet "avant" les éléments mis en place dans la BD originelle Kosmograd. Mais cela ne représente pas non plus un ajout indispensable, le plaisir pour les amateurs du récit, sera de se replonger dans cet univers avec pour toile de fond le dérèglement climatique et la réaction humaine face à ce danger. Le trait épuré de Bonaventure dépeint une ville "métallique" en usant de couleurs froides aux tons bleutés pour renforcer cet aspect. Mais il s'adapte aussi aux lieux en mettant l'accent sur des dégradés de jaunes et oranges dans les sous-terrains et décharges/fonderies. Il faut souligner son grand art du découpage, il n'hésite pas à bousculer les codes du gaufrier en donnant beaucoup de dynamisme au récit. Un préquel pour les "complétistes" et amoureux de l'univers Kosmograd. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/kosmograd-avant-la-chute-partie-2/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Le meilleur des deux mondes Scenariste de l'album : Alice Desbiolles Dessinateur de l'album : Anne Defréville Coloriste : Anne Defréville Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : Le meilleur des deux mondes est la bande dessinée officielle de l'exposition permanente «Urgence climatique», visible à la Cité des sciences et de l'industrie jusqu'en 2034. Découvrez le récit du voyage scientifique et onirique d'une jeune mère, à la recherche d'un futur désirable à offrir à son fils. Elle ira puiser dans les racines de sa conscience écologique, les savoirs des siècles passés et la connaissance scientifique actuelle afin de trouver la voie de la réconciliation. La médecin de santé publique Alice Desbiolles fut l'une des premières à développer le concept d'éco-anxiété. Pour autant, elle souhaite alerter sur les dérives potentielles de cet état. Aussi invite-t-elle à sortir d'un militantisme écolo trop injonctif pour rester soucieux de la démocratie et du désir d'agir. «Si j'avais considéré le combat comme perdu d'avance, je ne serai sûrement pas devenue maman. J'ai résisté aux sirènes du désenchantement. Allons chercher de quoi nous réapproprier notre avenir». Anne Defréville offre de son dessin apaisant une introspection sur nos contradictions face à la planète... Cette BD inspirante et documentée nous emmène des peintures rupestres de la grotte de Pech Merle à la jungle amazonienne, en passant par les marchés provençaux et les grands musées scientifiques du pays. Avec les interventions (plus ou moins volontaires) de Romain Gary, un dodo, Alexandre de Humboldt (naturaliste, géographe et explorateur), Aimé Bonplant (botaniste), Alexandra David-Néel (orientaliste, écrivaine, féministe), Doc Endoc, Sophie Dubuisson-Quellier (sociologue), Adrian Stalter (co-commissaire de l'exposition), Philippe Bihouix (spécialiste des ressources minérales et promoteur de slow-tech), Laurent Hazard (Directeur de Recherche en Agroécologie ), un moine tibétain et bien d'autres... Album réalisé en coédition avec la Cité des Sciences. Critique : En voila une bonne question : comment présenter à nos enfants un avenir autre qu'écologiquement triste et sans espoir ? C'est le questionnement que nous propose Alice Desbiolles dans son ouvrage "Le meilleur des deux mondes". Elle nous propose de sortir du militantisme pour se poser tout bonnement la question d'un "comment" raisonnable en nous faisant voyager au travers de toutes les époques pour nous sortir de notre fatalisme et nous montrer que nous pouvons encore croire à un bel avenir pour nos enfants. Si le lien entre les différentes époques est parfois tenu, avec de saut un peu abrupt d'un lieu/époque à l'autre, l'album dégage quand même une véritable envie de dédramatiser le débat pour continuer à le faire avancer. Un album pour la bonne cause, tout de même un petit peu exigeant pour le grand public. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/le-meilleur-des-deux-mondes?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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En voila une bonne question : comment présenter à nos enfants un avenir autre qu'écologiquement triste et sans espoir ? C'est le questionnement que nous propose Alice Desbiolles dans son ouvrage "Le meilleur des deux mondes". Elle nous propose de sortir du militantisme pour se poser tout bonnement la question d'un "comment" raisonnable en nous faisant voyager au travers de toutes les époques pour nous sortir de notre fatalisme et nous montrer que nous pouvons encore croire à un bel avenir pour nos enfants. Si le lien entre les différentes époques est parfois tenu, avec de saut un peu abrupt d'un lieu/époque à l'autre, l'album dégage quand même une véritable envie de dédramatiser le débat pour continuer à le faire avancer. Un album pour la bonne cause, tout de même un petit peu exigeant pour le grand public.
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Titre de l'album : Islander - Tome 1 - L'exil Scenariste de l'album : Caryl Ferey Dessinateur de l'album : Corentin Rouge Coloriste : Céline Labriet et Corentin Rouge Editeur de l'album : Glenat Note : Résumé de l'album : Futur proche Le continent européen est victime de catastrophes multiples, des réfugiés de tous les pays s'amassent au port du Havre, lieu de transit vers un hypothétique salut. L'Islande est encore épargnée, mais pour combien de temps ? Liam, qui a déjà tout perdu, va tenter sa chance en subtilisant le pass d'une migrante, sans savoir que l'Islande aussi se déchire à leur sujet. Ballotté dans le chaos du monde, Liam découvrira qu'il a pris la place d'une femme impliquée dans un mystérieux projet, "Islander" ; sa rédemption, si Liam et ses nouveaux compagnons parviennent à survivre. Après Sangoma, le duo explosif formé par Caryl Férey et Corentin Rouge est de retour avec une trilogie sous haute tension. Un récit d'anticipation plus réaliste que jamais, qui nous emporte vers des terres gelées où espoir, conscience politique et drames intimes se côtoient. Les auteurs inversent l'ordre du monde tel que nous le connaissons aujourd'hui dans un premier tome aussi haletant que prémonitoire. Critique : Il était difficile de ne pas en redemander après le brillant Sangoma. Alors voir ce duo se reformer le temps d'une nouvelle mini série, cela ne pouvait que nous faire saliver. D'autant qu'entre les deux, Corentin Rouge nous a gratifié du sublime Thorgal Wendigo... Alors quand en plus on tombe sur une si belle couverture et un pitch qu'on n'a pas l'impression d'avoir déjà lu cent fois... et bien... Dur de résister. Je vais lever le suspens très vite, cela n'a beau être qu'un tome 1, je ne peux que vous conseiller de vous jeter dessus. D'abord parce qu'avec 160 pages, on rentre vraiment dans le vif du sujet et on est très loin d'une simple introduction. Ensuite parce que Corentin Rouge continue d'affiner sa maitrise, les planches sont belles, certains découpages renforcent le côté spectaculaire de l'action, et une vraie attention est portée aux personnages et à leurs visages. Si en plus vous aimez les décors nordiques ou l'Islande bon, vous allez être servis. Je ne vous en dirais guère plus sur l'histoire de Caryl Ferey, mais excepté si vous faites parti des climatosceptiques, et là je ne peux pas y faire grand chose, vous allez plonger en frissonnant dans ce presque futur qui vous semblera beaucoup trop possible et proche pour ne pas vous donner de sueurs froides. Cependant il ne s'agit là que de la partie immédiatement visible de l'histoire, le reste c'est des destins et des choix humains, pour vivre, pour survivre, dans toute leur âpreté. Je me suis régalé, et je n'ai qu'une hâte : lire la suite. Merci messieurs ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/islander-tome-1?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Oncle Vania Scenariste de l'album : Rémy Benjamin, Anton Tchekov Dessinateur de l'album : Rémy Benjamin Coloriste : Rémy Benjamin Editeur de l'album : La boite à bulles Note : Résumé de l'album : Dans le domaine qu'elle possède et qu'elle gère - avec l'aide de son oncle Vania - Sonia mène une existence morne et tranquille. Mais celle-ci se trouve soudain perturbée par la présence du père de Sonia, le professeur Sérébriakov, venu passer de longues vacances, accompagné de sa nouvelle épouse, la jeune et belle Eléna. La jeune femme attise les convoitises de l'Oncle Vania ainsi que d'un ami de la famille, le médecin Astrov - homme misanthrope, amoureux de la nature et inquiet pour son devenir - dont est secrètement amoureuse Sonia... Quand le professeur, monstre d'égoïsme, annonce son intention de vendre le domaine, la tension entre les différents protagonistes atteint son paroxysme et des coups de feu sont échangés. La pièce - et sa brillante adaptation - propose une galerie de personnages tout à la fois ridicules dans leur incapacité à prendre en main leur destin, à ne pas gâcher leur unique vie, et touchants par leur sincérité, leur humanité. Et aborde des thèmes aussi contemporains que le mal de vivre ou l'écologie... Phrases clés de l'oeuvre : « Que faire ? Il faut vivre ! Nous vivrons une longue série de jours, de soirées interminables. Mon pauvre oncle Vania, tu pleures. Tu n'as pas connu de joie dans ta vis mais patience, oncle Vania, patience... Nous nous reposerons ! » « Ceux qui vivront après nous, dans cent ou deux cents ans, auront-ils une bonne parole pour nous ? » Critique : Adapté d'une pièce de théâtre écrite en 1897 par le dramaturge russe Anton Tchekov, ce roman graphique marque par son découpage et ses couleurs crépusculaires. La campagne russe se montre ça et là au fil de cases alternant natures mortes et d'autres illustrant la fuite inexorable du temps. Le calme bucolique est cependant rattrapé par l'homme agissant tel un envahisseur avec des arbres coupés, des animaux morts et une atteinte générale sur ce biotope fragile représentée par cette datcha isolée en pleine verdure avec des occupants se livrant à un brouhaha infernal ! L'auteur réalise ses planches avec des cases serrées, centrées sur un dialogue ou un jeu de regards, l'immersion dans le théâtre est pleinement réussie. En revanche, c'est verbeux et les litanies des protagonistes nous perdent par moments. Toute l'agitation autour du vieillard et sa charmante épouse est prétexte de querelles en tous genres, de messes basses et de discussions longues et peu intéressantes parfois. Rémy Benjamin ajoute à la pièce un parallèle écologique en illustrant les ravages de l'homme sur la nature, comme la vieillesse peut le faire sur les corps. Les couleurs chaudes agissent comme un brasier sur les coeurs et sont prêtes à enflammer la végétation environnante, à l'image de la couverture menaçante et rougeoyante. C'est bien illustré avec des jeux de regards soutenus mais bien trop redondant par ces textes omniprésents, mais fidèles à la littérature russe et ses imposants écrits. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/oncle-vania/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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- roman graphique
- russie
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(et 3 en plus)
Étiqueté avec :
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Adapté d'une pièce de théâtre écrite en 1897 par le dramaturge russe Anton Tchekov, ce roman graphique marque par son découpage et ses couleurs crépusculaires. La campagne russe se montre ça et là au fil de cases alternant natures mortes et d'autres illustrant la fuite inexorable du temps. Le calme bucolique est cependant rattrapé par l'homme agissant tel un envahisseur avec des arbres coupés, des animaux morts et une atteinte générale sur ce biotope fragile représentée par cette datcha isolée en pleine verdure avec des occupants se livrant à un brouhaha infernal ! L'auteur réalise ses planches avec des cases serrées, centrées sur un dialogue ou un jeu de regards, l'immersion dans le théâtre est pleinement réussie. En revanche, c'est verbeux et les litanies des protagonistes nous perdent par moments. Toute l'agitation autour du vieillard et sa charmante épouse est prétexte de querelles en tous genres, de messes basses et de discussions longues et peu intéressantes parfois. Rémy Benjamin ajoute à la pièce un parallèle écologique en illustrant les ravages de l'homme sur la nature, comme la vieillesse peut le faire sur les corps. Les couleurs chaudes agissent comme un brasier sur les coeurs et sont prêtes à enflammer la végétation environnante, à l'image de la couverture menaçante et rougeoyante. C'est bien illustré avec des jeux de regards soutenus mais bien trop redondant par ces textes omniprésents, mais fidèles à la littérature russe et ses imposants écrits.
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- roman graphique
- russie
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(et 3 en plus)
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Titre de l'album : Retour à Tomioka Scenariste de l'album : Laurent Galandon Dessinateur de l'album : Michaël Crouzat Coloriste : Andrès Garrido Martin , Clara Patino Bueno Editeur de l'album : Jungle Note : Résumé de l'album : Osamu partage avec sa grand-mère son goût pour le merveilleux. Proche des yôkai, ces créatures magiques et malicieuses, il se tient loin des humains depuis qu'ils ont fui Tomioka après l'accident nucléaire de Fukushima. Mais lorsque Bâ-chan décède, Osamu ne peut se résoudre à l'enterrer loin de leur maison. Il convainc alors sa soeur, Akiko, de fuguer pour déposer ses cendres au pied de l'autel familial, au coeur de la zone interdite... Critique : Et voilà , premier coup de coeur pour cette rentrée littéraire avec cet excellent Retour à Tomioka , du talentueux Laurent Galandon . Avec pour toile de fond la catastrophe de Fukushima , il dresse le portrait d'une partie des habitants ayant souffert de ce drame , tout en amenant un optimisme pour l'avenir , d'une sincérité émouvante . " Parce que s'adresser aux jeunes sur les thèmes contemporains , comme ceux soulevés dans le livre , c'est planter les graines de l'analyse critique chez les adolescents et les adultes en devenir" . Cette déclaration du scénariste représente l'essence même de cette aventure familiale . Pas un pamphlet contre le nucléaire , mais une prise de conscience par le biais d'une aventure somme toute humaine . Il incorpore avec talent le traditionalisme nippon ainsi que les croyances avec les fameux yokais que les plus jeunes peuvent apercevoir . Lorsque sa grand-mère décède , le jeune Osamu se lance dans une quête désespérée mais aussi initiatique pour ramener les cendres de la défunte sur l'autel familial en pleine zone contaminée et interdite au public . On plonge avec notre intrépide héros dans les méandres des rues abandonnées , avec les commerces et autres maisons laissées à la nature reprenant ses droits . Accompagné de sa soeur Akiko , ils accompliront l'impensable car , sans passé , sans tradition , on ne peut nourrir d'ambitions futures , surtout dans un pays à l'histoire aussi riche que le Japon . De la tension , de l'émotion , une course poursuite haletante dans un milieu naturel si particulier . Pour sa première oeuvre dans le monde de la BD , Michaël Crouzat réalise de jolies planches avec des personnages aux traits "manga" , très fidèles aux arts dessinés locaux . Il a puisé dans de nombreuses photographies prises sur les lieux , dans un grand soucis de conformité et respect , pour mieux nous immerger . Une réussite totale ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/retour-a-tomioka/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Il était difficile de ne pas en redemander après le brillant Sangoma. Alors voir ce duo se reformer le temps d'une nouvelle mini série, cela ne pouvait que nous faire saliver. D'autant qu'entre les deux, Corentin Rouge nous a gratifié du sublime Thorgal Wendigo... Alors quand en plus on tombe sur une si belle couverture et un pitch qu'on n'a pas l'impression d'avoir déjà lu cent fois... et bien... Dur de résister. Je vais lever le suspens très vite, cela n'a beau être qu'un tome 1, je ne peux que vous conseiller de vous jeter dessus. D'abord parce qu'avec 160 pages, on rentre vraiment dans le vif du sujet et on est très loin d'une simple introduction. Ensuite parce que Corentin Rouge continue d'affiner sa maitrise, les planches sont belles, certains découpages renforcent le côté spectaculaire de l'action, et une vraie attention est portée aux personnages et à leurs visages. Si en plus vous aimez les décors nordiques ou l'Islande bon, vous allez être servis. Je ne vous en dirais guère plus sur l'histoire de Caryl Ferey, mais excepté si vous faites parti des climatosceptiques, et là je ne peux pas y faire grand chose, vous allez plonger en frissonnant dans ce presque futur qui vous semblera beaucoup trop possible et proche pour ne pas vous donner de sueurs froides. Cependant il ne s'agit là que de la partie immédiatement visible de l'histoire, le reste c'est des destins et des choix humains, pour vivre, pour survivre, dans toute leur âpreté. Je me suis régalé, et je n'ai qu'une hâte : lire la suite. Merci messieurs !
