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Gringe est bien connu pour être le compère d'Orelsan, que se soit dans la série Bloqués ou dans les Casseurs Flowters. Il est connu aussi pour sa carrière de rappeur solo. Mais il est aussi connu d'un autre public grâce à un livre à succès (plus de 70 000 exemplaires vendus) où il raconte sa vie et celle de son frère, diagnostiqué schizophrène depuis 2001. Les auteurs de RIP s'emparent de cette histoire pour nous livrer une version graphique plutôt réussie. Graphiquement c'est du même niveau que RIP. Des personnages très expressifs, des décors détaillés et des ambiances pesantes bien retranscrites. Niveau scénario, on ne peut qu'être attendri par cette relation fusionnelle et ce lien qui outrepace le mur que la vie a mis sur leur chemin. Le seul souci de cette BD est, pour moi, l'absence de différenciation visuelle au niveau des bulles de voix off. En effet ces fameuses bulles qui nous montrent les pensées des personnages principaux oscillent entre celles de Gringe et celles de son frère.... mais sans aucune différence entre elles. On se retrouve à relire 2-3 fois certaines pages pour bien comprendre qui "parle" maintenant. Ça alourdit la lecture et nous détache de l'aspect émotionnel qu'une lecture fluide aurait donné. Dommage de tomber dans un piège facilement évitable.
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Titre de l'album : Ensemble, on aboie en silence Scenariste de l'album : Gaet's adaptant Gringe Dessinateur de l'album : Julien Monier Coloriste : Julien Monier Editeur de l'album : Dupuis Note : Résumé de l'album : Ils sont deux frères, Guillaume l'aîné et Thibault le cadet. Guillaume est le rageur, Thibault le candide. En 2001, Thibault est diagnostiqué schizophrène. À cela, son grand frère, son protecteur de toujours, ne peut rien. Voilà le point de départ de cette histoire hors du commun, une histoire de famille qui aurait pu tourner à la tragédie mais qui se transforme en voyage de découverte de l'un et de l'autre. Une sorte de virée initiatique qui invite les deux garçons à forger d'autres liens, hors des conventions, au travers d'une fraternité forte et de l'acception de l'autre et de ses différences. Cette bascule, Guillaume devait la raconter, avec la complicité de Thibault. Et aussi la culpabilité, les traitements, la honte, les visions, l'amour, les voyages, les rires, la musique et l'espoir. Alors Thibault a accepté de livrer ses folles histoires. Et ses voix qui l'habitent se sont unies à celle de son frère. Contre une maladie qui renferme tous les maux, les clichés, les fardeaux, ils ont livré bataille. À partir d'une tragédie universelle, ils ont composé un livre où douleur et mélancolie côtoient la plus vibrante tendresse. Et finalement, celui qui doit protéger l'autre n'est pas forcément celui auquel on pense. Une lettre d'amour bouleversante du rappeur Gringe à son frère cadet atteint de schizophrénie, mise en images par Gaët's et Julien Monier, le tandem d'auteurs de la série à succès RIP. Critique : Gringe est bien connu pour être le compère d'Orelsan, que se soit dans la série Bloqués ou dans les Casseurs Flowters. Il est connu aussi pour sa carrière de rappeur solo. Mais il est aussi connu d'un autre public grâce à un livre à succès (plus de 70 000 exemplaires vendus) où il raconte sa vie et celle de son frère, diagnostiqué schizophrène depuis 2001. Les auteurs de RIP s'emparent de cette histoire pour nous livrer une version graphique plutôt réussie. Graphiquement c'est du même niveau que RIP. Des personnages très expressifs, des décors détaillés et des ambiances pesantes bien retranscrites. Niveau scénario, on ne peut qu'être attendri par cette relation fusionnelle et ce lien qui outrepace le mur que la vie a mis sur leur chemin. Le seul souci de cette BD est, pour moi, l'absence de différenciation visuelle au niveau des bulles de voix off. En effet ces fameuses bulles qui nous montrent les pensées des personnages principaux oscillent entre celles de Gringe et celles de son frère.... mais sans aucune différence entre elles. On se retrouve à relire 2-3 fois certaines pages pour bien comprendre qui "parle" maintenant. Ça alourdit la lecture et nous détache de l'aspect émotionnel qu'une lecture fluide aurait donné. Dommage de tomber dans un piège facilement évitable. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/ensemble-on-aboie-en-silence?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Le dessinateur de Drancy - Journal de Georges Horan-Koiransky - 1942-1943
Kevin Nivek a posté un sujet dans Toute la BD
Titre de l'album : Le dessinateur de Drancy - Journal de Georges Horan-Koiransky - 1942-1943 Scenariste de l'album : Hervé Duphot Dessinateur de l'album : Hervé Duphot Coloriste : Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : De 1942 à 1943, Georges Koiransky est interné au camp de Drancy. Il réalise des croquis pour saisir sur le vif la vie du camp et des internés et tient un journal. Adaptée de ses écrits, cette BD est un témoignage sincère et poignant de l'internement. Juillet 1942. Arrêté parce que juif, Georges Koiransky est interné à Drancy, camp de transit administré par Vichy. Il y observe la faim, la violence et les déportations. Malgré les risques encourus, il consigne tout par le dessin, seul remède contre l'enfermement et la peur. Ses croquis, ses écrits, récupérés clandestinement par sa femme, deviennent un témoignage unique sur la vie des internés. Critique : Auteur de BD engagées et historiques, Hervé Duphot continue son oeuvre avec cette adaptation du journal de Georges Koiransky, sur les conditions de détention des prisonniers juifs au camp de Drancy durant la seconde guerre mondiale. Dans une adaptation fidèle on va suivre le quotidien de cet homme arrêté car il est juif, puis interné dans un des camps de transit sous le régime de Vichy. Dans une ligne claire en noir et blanc parfaitement réalisée, l'auteur ne nous épargne aucun détail, de la proximité dans les chambrées, au manque de nourriture, les périodes saisonnières et leurs défauts (chaleur, froid, humidité) mais aussi la cruauté des gardes français... La rencontre de Georges avec ses codétenus comme un certain René Blum (le frère de) qui va vouloir raconter leurs vies et lui demander d'illustrer le tout, marquera un temps fort du récit ! Trafics en tout genre, demandes répétées aux administrations pour une remise en liberté, courriers censurés des familles, rien n'est épargné aux prisonniers, mais le pire est à venir avec les déportations dans des trains bondés vers des destinations inconnues ! L'arrivée d'enfants et femmes apportera aussi un supplément de tragédie à une situation qui n'en demandait pas plus... Une lecture nécessaire en pleine rentrée scolaire, qui s'adresse aisément aux élèves concernés par cette période historique dans leur programme. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-dessinateur-de-drancy-journal-de-georges-horan-koiransky-1942-1943/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement -
Le dessinateur de Drancy - Journal de Georges Horan-Koiransky - 1942-1943
Kevin Nivek a posté un enregistrement dans Critiques
Auteur de BD engagées et historiques, Hervé Duphot continue son oeuvre avec cette adaptation du journal de Georges Koiransky, sur les conditions de détention des prisonniers juifs au camp de Drancy durant la seconde guerre mondiale. Dans une adaptation fidèle on va suivre le quotidien de cet homme arrêté car il est juif, puis interné dans un des camps de transit sous le régime de Vichy. Dans une ligne claire en noir et blanc parfaitement réalisée, l'auteur ne nous épargne aucun détail, de la proximité dans les chambrées, au manque de nourriture, les périodes saisonnières et leurs défauts (chaleur, froid, humidité) mais aussi la cruauté des gardes français... La rencontre de Georges avec ses codétenus comme un certain René Blum (le frère de) qui va vouloir raconter leurs vies et lui demander d'illustrer le tout, marquera un temps fort du récit ! Trafics en tout genre, demandes répétées aux administrations pour une remise en liberté, courriers censurés des familles, rien n'est épargné aux prisonniers, mais le pire est à venir avec les déportations dans des trains bondés vers des destinations inconnues ! L'arrivée d'enfants et femmes apportera aussi un supplément de tragédie à une situation qui n'en demandait pas plus... Une lecture nécessaire en pleine rentrée scolaire, qui s'adresse aisément aux élèves concernés par cette période historique dans leur programme. -
Titre de l'album : Ghili Ghili Scenariste de l'album : Waltch, Novy Dessinateur de l'album : Tyst Coloriste : Tyst Editeur de l'album : Jungle Note : Résumé de l'album : Contient : 12 % de magie, 38 % de créatures bizarres et 50 % de trucs merveilleux. Aucun esprit de la forêt n'a été maltraité durant la réalisation de cet ouvrage. Critique : Dans la grande collection des adaptions humoristiques de la "pop culture" , ce nouveau titre puisant dans les oeuvres du studio japonais Ghibli n'intègrera pas le haut du panier ! Au fil de strips sans saveurs, on tente de trouver les références et les ressemblances, avec notamment une Chihiro méconnaissable, dans une longue traversée du désert imaginaire des auteurs. Le duo Watch et Novy ayant déjà fait leurs preuves dans Strangers trucs, Tyrannic Park ou encore Détour vers le turfu (Jungle), semblent avoir perdu de leur superbe avec cette nouvelle parution... Je manque peut-être de culture Ghibli malgré quelques "animés" vus, mais je m'interroge quand même sur certains choix de chute dans les gags ! Il est probable cependant que les amateurs acharnés du studio nippon y trouvent leur compte, car les personnages sont nombreux et dans des situations variées. Le dessin est dans la lignée des tomes précédents, rond et adapté au format strips, un gag par page (ou presque) . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/ghili-ghili/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Dans la grande collection des adaptions humoristiques de la "pop culture" , ce nouveau titre puisant dans les oeuvres du studio japonais Ghibli n'intègrera pas le haut du panier ! Au fil de strips sans saveurs, on tente de trouver les références et les ressemblances, avec notamment une Chihiro méconnaissable, dans une longue traversée du désert imaginaire des auteurs. Le duo Watch et Novy ayant déjà fait leurs preuves dans Strangers trucs, Tyrannic Park ou encore Détour vers le turfu (Jungle), semblent avoir perdu de leur superbe avec cette nouvelle parution... Je manque peut-être de culture Ghibli malgré quelques "animés" vus, mais je m'interroge quand même sur certains choix de chute dans les gags ! Il est probable cependant que les amateurs acharnés du studio nippon y trouvent leur compte, car les personnages sont nombreux et dans des situations variées. Le dessin est dans la lignée des tomes précédents, rond et adapté au format strips, un gag par page (ou presque) .
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Titre de l'album : Le mage du Kremlin Scenariste de l'album : Luc Jacamon Dessinateur de l'album : Luc Jacamon Coloriste : Luc Jacamon Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Le best-seller de Giuliano Da Empoli servi par le dessin de Luc Jacamon On l'appelait le « mage du Kremlin ». Vadim Baranov, ancien metteur en scène devenu éminence grise de Poutine, fascine autant qu'il intrigue. Un soir, il livre enfin son histoire au narrateur : des coulisses du pouvoir russe surgit un monde de manipulations et d'illusions, où la politique devient théâtre. De la Tchétchénie à l'Ukraine, Le Mage du Kremlin dévoile les ressorts du régime et médite sur la nature du pouvoir. Dans cette adaptation, Luc Jacamon donne corps à la Russie post-soviétique grâce à son réalisme stylisé, parfaitement adapté à cet univers implacable. Critique : En lisant cette extraordinaire plongée dans les arcanes du pouvoir russe, je n'ai pu m'empêcher de penser au roman Limonov d'Emmanuel Carrère (édition POL), jusqu'à ce que je l'aperçoive dans ces pages, il ne pouvait en être autrement tant il incarne les contradictions de ce pays ! Enfin, contradictions sous le prisme "européano-américain", car pour une partie du peuple russe, l'émergence de Poutine n'est qu'une suite logique jalonnant la longue histoire de cet immense pays où Staline incarne encore et toujours l'idole du peuple. L'originalité de ce récit vient essentiellement de la montée en puissance de Vadim Baranov, descendant des rares "russes blancs" encore en vie, qui va orchestrer l'avènement de Poutine et sa continuité du pouvoir, envers et contre tous ! En effet, vous croiserez le président russe, mais toujours sous le prisme de Baranov qui est la "tsar" de cette histoire (sans faute de frappe 😉 ) . La première rencontre avec Poutine, ses impressions sur l'homme, puis le contrôle de l'information, l'élimination des gêneurs sous toutes les formes, ce duo va imaginer tous les stratagèmes possibles pour ne souffrir d'aucune contestation possible ! En situant le contexte historique post Gorbatchev et Eltsine, la Russie sort en effet d'une période de liberté totale du peuple et (selon Poutine) d'une peut-être trop grande influence occidentale sur les idées politiques. Un terreau peu fertile pour Vladimir Poutine, qu'il va s'empresser de labourer pour y semer ses graines bien plus "contrôlées". Pour illustrer cette formidable "biographie", l'auteur de la série Le tueur (Casterman) Luc Jacamon réalise des planches fantastiques ! Que ce soit les paysages enneigés et leurs couchers de soleil aux couleurs stupéfiantes, ou des environnements plus citadins avec les salons feutrés ou encore la Place rouge, tout est superbe et d'une précision incroyable ! Il semble au sommet de son art avec ce roman graphique tant le résultat est beau ! Une formidable lecture dans laquelle vous apprendrez tout en vous émerveillant du dessin de Monsieur Luc Jacamon ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-mage-du-kremlin/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : L'île au trésor - édition prestige Scenariste de l'album : David Chauvel Dessinateur de l'album : Fred Simon Coloriste : Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Découvrez l'histoire incroyable de Long John Silver, le pirate le plus célèbre de la littérature jeunesse. La vie du jeune Jim Hawkins est changée à tout jamais le jour où il trouve, dans les bagages d'un vieux loup de mer balafré, une carte mystérieuse qui révèle la position d'une île lointaine et fabuleuse : l'île au trésor... Il embarque dès lors à bord de l'Hispaniola, fait la connaissance d'un certain John Silver... Et débute une incroyable aventure ! Critique : Publié en 1883 déjà, le grand roman d'aventures de RL Stevenson ayant façonné l'imaginaire pirate dans l'inconscient collectif, fait l'objet d'une adaptation BD des plus réussies ! Plutôt une réédition des trois ouvrages parus en 2009 pour le duo Chauvel/Simon, dans un écrin de qualité scindé en trois chapitres. On a beau connaître l'histoire, c'est toujours un régal de se plonger dans cette aventure au souffle épique avec des noms de personnages cultes, tels le capitaine Flint, le jeune Jim Hawkins et bien entendu le maître coq Long John Silver ! De solides protagonistes au service d'un scénario brillant qui pourrait surprendre les chanceux n'ayant jamais lu le roman ou une autre adaptation BD. Cet étrange marin alcoolique installé dans l'auberge des parents de Jim, puis les premières tensions avec des ombres menaçantes alentours, des meurtres, puis la découverte de la fameuse carte ! Le large et son immensité mystérieuse s'ouvre alors au jeune héros qui va apprécier et admirer le chef cuistot mais très vite découvrir les véritables intentions de Long John. Courses poursuites, duels, sabotages, sans oublier le fameux trésor lui même, le scénario de l'écrivain écossais frise la perfection tant il semble contemporain dans le traitement du rythme et son suspens. Les deux auteurs adaptent avec brio ce grand roman, car si les événements son fidèlement retranscris, le dessin de Fred Simon illustre aussi parfaitement les péripéties de Jim. D'un trait semi-réaliste, il réalise de merveilleux paysages, des falaises britanniques à la typologie de l'île elle même, en passant par les séquences maritimes à bord du bateau, tout est précis, détaillé et doté d'une belle profondeur de champ. En refermant ces pages, on aurait presque envie de repartir à l'aventure avec le formidable triptyque Long John Silver (Dargaud) 😉 "Hé ho, et une bouteille de rhum" Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/l-ile-au-tresor-prestige/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Publié en 1883 déjà, le grand roman d'aventures de RL Stevenson ayant façonné l'imaginaire pirate dans l'inconscient collectif, fait l'objet d'une adaptation BD des plus réussies ! Plutôt une réédition des trois ouvrages parus en 2009 pour le duo Chauvel/Simon, dans un écrin de qualité scindé en trois chapitres. On a beau connaître l'histoire, c'est toujours un régal de se plonger dans cette aventure au souffle épique avec des noms de personnages cultes, tels le capitaine Flint, le jeune Jim Hawkins et bien entendu le maître coq Long John Silver ! De solides protagonistes au service d'un scénario brillant qui pourrait surprendre les chanceux n'ayant jamais lu le roman ou une autre adaptation BD. Cet étrange marin alcoolique installé dans l'auberge des parents de Jim, puis les premières tensions avec des ombres menaçantes alentours, des meurtres, puis la découverte de la fameuse carte ! Le large et son immensité mystérieuse s'ouvre alors au jeune héros qui va apprécier et admirer le chef cuistot mais très vite découvrir les véritables intentions de Long John. Courses poursuites, duels, sabotages, sans oublier le fameux trésor lui même, le scénario de l'écrivain écossais frise la perfection tant il semble contemporain dans le traitement du rythme et son suspens. Les deux auteurs adaptent avec brio ce grand roman, car si les événements son fidèlement retranscris, le dessin de Fred Simon illustre aussi parfaitement les péripéties de Jim. D'un trait semi-réaliste, il réalise de merveilleux paysages, des falaises britanniques à la typologie de l'île elle même, en passant par les séquences maritimes à bord du bateau, tout est précis, détaillé et doté d'une belle profondeur de champ. En refermant ces pages, on aurait presque envie de repartir à l'aventure avec le formidable triptyque Long John Silver (Dargaud) 😉 "Hé ho, et une bouteille de rhum"
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Le talentueux Nicolas Kéramidas adapte en trois tomes le roman Mamie Luger de Benoït Philippon, et croyez moi, ça va swinguer à l'image de cette couverture sanguinolente ! Tout commence par une fusillade entre une mémé et les forces de l'ordre dans un petit hameau sans histoires. La mamie belliqueuse est arrêtée, puis vient le moment de l'interrogatoire avec l'inspecteur Ventura et là, débute réellement l'histoire de Berthe la centenaire au passé incroyable ! Dans ce scénario à tiroirs, on multiplie les sauts dans le temps car Berthe raconte tout au gentil policier, sans omettre les détails croustillants ! Voir le fonctionnaire d'état se décomposer au fil des pages, mais découvrir aussi la raison des actes de cette mamie à la gâchette facile, est tout simplement jubilatoire !! Jusqu'où peut nous mener l'histoire de cette centenaire ayant connu les deux guerres ?? On avance dans le temps progressivement en traversant des époques marquées du sceau patriarcal, à travers le prisme de Berthe. Une critique sociale sur fond d'agissements terribles mais pour lesquels on ne peut en vouloir à cette femme, et vous irez de rebondissements en rebondissements car les deux tomes suivants nous réservent forcément d'autres surprises ! Pour illustrer cette histoire détonante, il réalise des planches en ligne claire "gros nez" du plus bel effet. Détails, expressions, découpage dynamique, onomatopées, tout est soigné et dans un esprit humoristique désopilant. Un dessin au service du scénario truculent et totalement en phase avec les événements. Je ne peux que vous recommander ce premier tome, il me tarde déjà de lire la suite 🙂 D'autant qu'un autre roman existe : Papi Mariole 😉
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Titre de l'album : Mamie Luger tome 1 - La tentation du mâle Scenariste de l'album : Nicolas Keramidas Dessinateur de l'album : Nicolas Keramidas Coloriste : Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Berthe Gavignol, 102 ans, est arrêtée par la police après avoir tiré sur un homme avec un Luger, un vieux pistolet allemand. Mais ce n'est que le début : au fil de l'interrogatoire, cette « petite mamie » au langage fleuri révèle un passé explosif, fait de cadavres, de secrets bien enfouis, et de luttes contre les violences faites aux femmes. Ce polar noir et burlesque à l'humour grinçant est un hommage à la justice par les armes d'une femme qui refuse de rester victime. Entre rires et frissons, Mamie Luger est une ode déjantée à la liberté, à la vieillesse badass et à la vengeance sur fond de critique sociale. Critique : Le talentueux Nicolas Kéramidas adapte en trois tomes le roman Mamie Luger de Benoït Philippon, et croyez moi, ça va swinguer à l'image de cette couverture sanguinolente ! Tout commence par une fusillade entre une mémé et les forces de l'ordre dans un petit hameau sans histoires. La mamie belliqueuse est arrêtée, puis vient le moment de l'interrogatoire avec l'inspecteur Ventura et là, débute réellement l'histoire de Berthe la centenaire au passé incroyable ! Dans ce scénario à tiroirs, on multiplie les sauts dans le temps car Berthe raconte tout au gentil policier, sans omettre les détails croustillants ! Voir le fonctionnaire d'état se décomposer au fil des pages, mais découvrir aussi la raison des actes de cette mamie à la gâchette facile, est tout simplement jubilatoire !! Jusqu'où peut nous mener l'histoire de cette centenaire ayant connu les deux guerres ?? On avance dans le temps progressivement en traversant des époques marquées du sceau patriarcal, à travers le prisme de Berthe. Une critique sociale sur fond d'agissements terribles mais pour lesquels on ne peut en vouloir à cette femme, et vous irez de rebondissements en rebondissements car les deux tomes suivants nous réservent forcément d'autres surprises ! Pour illustrer cette histoire détonante, il réalise des planches en ligne claire "gros nez" du plus bel effet. Détails, expressions, découpage dynamique, onomatopées, tout est soigné et dans un esprit humoristique désopilant. Un dessin au service du scénario truculent et totalement en phase avec les événements. Je ne peux que vous recommander ce premier tome, il me tarde déjà de lire la suite 🙂 D'autant qu'un autre roman existe : Papi Mariole 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/mamie-luger-tome-1/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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En lisant cette extraordinaire plongée dans les arcanes du pouvoir russe, je n'ai pu m'empêcher de penser au roman Limonov d'Emmanuel Carrère (édition POL), jusqu'à ce que je l'aperçoive dans ces pages, il ne pouvait en être autrement tant il incarne les contradictions de ce pays ! Enfin, contradictions sous le prisme "européano-américain", car pour une partie du peuple russe, l'émergence de Poutine n'est qu'une suite logique jalonnant la longue histoire de cet immense pays où Staline incarne encore et toujours l'idole du peuple. L'originalité de ce récit vient essentiellement de la montée en puissance de Vadim Baranov, descendant des rares "russes blancs" encore en vie, qui va orchestrer l'avènement de Poutine et sa continuité du pouvoir, envers et contre tous ! En effet, vous croiserez le président russe, mais toujours sous le prisme de Baranov qui est la "tsar" de cette histoire (sans faute de frappe 😉 ) . La première rencontre avec Poutine, ses impressions sur l'homme, puis le contrôle de l'information, l'élimination des gêneurs sous toutes les formes, ce duo va imaginer tous les stratagèmes possibles pour ne souffrir d'aucune contestation possible ! En situant le contexte historique post Gorbatchev et Eltsine, la Russie sort en effet d'une période de liberté totale du peuple et (selon Poutine) d'une peut-être trop grande influence occidentale sur les idées politiques. Un terreau peu fertile pour Vladimir Poutine, qu'il va s'empresser de labourer pour y semer ses graines bien plus "contrôlées". Pour illustrer cette formidable "biographie", l'auteur de la série Le tueur (Casterman) Luc Jacamon réalise des planches fantastiques ! Que ce soit les paysages enneigés et leurs couchers de soleil aux couleurs stupéfiantes, ou des environnements plus citadins avec les salons feutrés ou encore la Place rouge, tout est superbe et d'une précision incroyable ! Il semble au sommet de son art avec ce roman graphique tant le résultat est beau ! Une formidable lecture dans laquelle vous apprendrez tout en vous émerveillant du dessin de Monsieur Luc Jacamon !
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Titre de l'album : Frankenstein Scenariste de l'album : David Sala Dessinateur de l'album : David Sala Coloriste : David Sala Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : En adaptant magistralement l'oeuvre de Mary Shelley, David Sala ne se contente pas de lui donner une sublime interprétation graphique. S'il a choisi ce roman parmi tout ce que compte de chefs-d'oeuvre la littérature, c'est qu'il y trouve une résonance particulière avec des thématiques qui lui sont chères : l'acceptation de la différence, la peur de l'inconnu, les violences faites aux minorités, la vindicte populaire... autant de sujets déjà abordés dans ses précédents albums, qu'il met ici en exergue pour faire de ce Frankenstein son album sans doute le plus personnel. Oubliez l'idée d'un récit romantique à la langue ampoulée du XIXe, Frankenstein est une oeuvre terriblement moderne, qui fait directement écho aux grands défits actuels de nos sociétés. À lire et faire lire impérativement ! Critique : Après le réalisateur Guillermo del Torro sur Netflix, c'est au tour de David Sala de poser sa version du grand roman de Mary Shelley : Frankenstein. Cette histoire ne vieillit pas et trouve même de nouveaux échos aux actualités récentes, une oeuvre intemporelle assurément. D'emblée on est frappé par le ton graphique donné, de la couleur pour des planches tirant vers l'impressionnisme avec une touche de Klimt pour la lumière et les visages. L'artiste s'amuse avec les proportions avec parfois des escaliers démesurément grands par rapport aux personnages, ou encore l'immensité de la nature environnant ces mêmes âmes en peine dans des cases se rapprochant de toiles de maîtres avec une silhouette perdue au milieu de dégradés et de reliefs. Le costume donné au monstre illustre parfaitement la volonté de l'auteur, avec un patchwork de couleurs tel une queue de paon virevoltant et tranchant avec les couleurs sombres du créateur Victor Frankenstein, torturé à souhait ! Ainsi la lumière vient de la laideur physique d'un géant rapiécé aux yeux vairons, perdu, cherchant un père qui le rejette et victime d'une société toujours aussi méfiante de "l'autre". On suit donc en parallèle le parcours des deux personnages dans une adaptation fidèle à la narration du livre, avec toute la dramaturgie que cela implique tant leurs liens sont compliqués ! Je ne vous ferai pas l'injure de vous raconter le cheminement de l'histoire, tout le monde la connait, ici il est plus question d'expérience de lecture ! En effet, David Sala prend son temps pour véhiculer les émotions perçues par les protagonistes, une main en frôlant une autre dans un découpage saccadé ou encore un visage puis un nez sentant les effluves environnantes, vous serez plongés à leurs côtés voire à leur place parfois ! Une bien belle édition pour un très beau livre à la pagination conséquente, qui risque fort de bousculer votre vision du mythe Frankenstein ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/frankenstein-9782203292710/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Après le réalisateur Guillermo del Torro sur Netflix, c'est au tour de David Sala de poser sa version du grand roman de Mary Shelley : Frankenstein. Cette histoire ne vieillit pas et trouve même de nouveaux échos aux actualités récentes, une oeuvre intemporelle assurément. D'emblée on est frappé par le ton graphique donné, de la couleur pour des planches tirant vers l'impressionnisme avec une touche de Klimt pour la lumière et les visages. L'artiste s'amuse avec les proportions avec parfois des escaliers démesurément grands par rapport aux personnages, ou encore l'immensité de la nature environnant ces mêmes âmes en peine dans des cases se rapprochant de toiles de maîtres avec une silhouette perdue au milieu de dégradés et de reliefs. Le costume donné au monstre illustre parfaitement la volonté de l'auteur, avec un patchwork de couleurs tel une queue de paon virevoltant et tranchant avec les couleurs sombres du créateur Victor Frankenstein, torturé à souhait ! Ainsi la lumière vient de la laideur physique d'un géant rapiécé aux yeux vairons, perdu, cherchant un père qui le rejette et victime d'une société toujours aussi méfiante de "l'autre". On suit donc en parallèle le parcours des deux personnages dans une adaptation fidèle à la narration du livre, avec toute la dramaturgie que cela implique tant leurs liens sont compliqués ! Je ne vous ferai pas l'injure de vous raconter le cheminement de l'histoire, tout le monde la connait, ici il est plus question d'expérience de lecture ! En effet, David Sala prend son temps pour véhiculer les émotions perçues par les protagonistes, une main en frôlant une autre dans un découpage saccadé ou encore un visage puis un nez sentant les effluves environnantes, vous serez plongés à leurs côtés voire à leur place parfois ! Une bien belle édition pour un très beau livre à la pagination conséquente, qui risque fort de bousculer votre vision du mythe Frankenstein !
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Dure pour moi de noter cet album. Dur car, en tant que critique, il me faut reconnaitre la qualité du travail graphique de Javi Rey, superbe comme on peut le voir ci-dessous, et le travail de narration et d'adaptation de José-Louis Bocquet avec une bd qui rend bien la langueur de la vie au panama au début du XXieme siècle. On ressent bien, durant la lecture, la lente autodestruction de Joseph, et son désire de fuite et de lâcher prise. Du jeune premier plein d'ambition et d'assurance, Joseph enchaîne les échecs et les mauvais paris et laisse son orgueil l'aveugler jusqu'au point de non-retour. La ou j'ai eu du mal à mettre une note à cet album, c'est parce que ce genre de héros ne me parle pas du tout. J'avoue ne pas du tout me retrouver dans le personnage, alors même que c'est ce que je cherche d'habitude. J'imaginais cet album, après lecture du résumé, plus comme un changement de vie choisi et assumé, plus qu'un personnage qui se laisse couler jusqu'a toucher le fond. Mais je me dois de reconnaitre que la narration et le graphisme m'ont offert un très beau moment de lecture. Ca je ne peux le nier.
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Titre de l'album : Barrio Negro Scenariste de l'album : José-Louis Bocquet Dessinateur de l'album : Javi Rey Coloriste : Javi Rey Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Un jeune couple, Germaine et Joseph, se marie à Amiens. Ils sont nés dans la même rue, se sont toujours aimés. Elle a un bon poste à l'administration des Téléphones, dans le service dirigé par son père. Lui sort d'une école d'ingénieur, grâce aux quelques économies de sa mère. Sauf qu'il n'y a pas de travail pour lui en France. Alors ils partent. Joseph a accepté la place de directeur de la Société Anonyme des Mines de l'Équateur, la SAME. Quinze jours de traversée et ils accostent à Panama, en attente d'une lettre de crédit pour rejoindre Guayaquil. Cette lettre n'arrivera pas. L'entreprise est en faillite. Le voyage s'arrête là. À Panama, avec ses codes, ses castes, les Européens et les Américains blonds d'un côté, et les communautés africaine et antillaise venues construire le canal, de l'autre, dans le barrio negro. Germaine retrouve les réflexes de sa classe : grande efficacité pour s'intégrer là où il faut, et mépris affiché pour celui qui ne respecte pas les convenances. C'est-à-dire Joseph. Joseph qui ne trouve pas de solutions, s'oublie dans l'alcool, accepte des métiers déshonorants, « fréquente les indigènes » et, peut-être le pire de tout, ne s'en cache pas. José-Louis Bocquet poursuit les adaptations des « romans durs » de Simenon et réalise ici un travail d'orfèvre en détaillant la déliquescence d'un couple dans ce milieu colon des années 1930. À la finesse du texte, répond celle du dessin de Javi Rey qui, en quelques traits, fait passer l'amertume sur les visages et l'atmosphère de l'Amérique centrale. Critique : Dure pour moi de noter cet album. Dur car, en tant que critique, il me faut reconnaitre la qualité du travail graphique de Javi Rey, superbe comme on peut le voir ci-dessous, et le travail de narration et d'adaptation de José-Louis Bocquet avec une bd qui rend bien la langueur de la vie au panama au début du XXieme siècle. On ressent bien, durant la lecture, la lente autodestruction de Joseph, et son désire de fuite et de lâcher prise. Du jeune premier plein d'ambition et d'assurance, Joseph enchaîne les échecs et les mauvais paris et laisse son orgueil l'aveugler jusqu'au point de non-retour. La ou j'ai eu du mal à mettre une note à cet album, c'est parce que ce genre de héros ne me parle pas du tout. J'avoue ne pas du tout me retrouver dans le personnage, alors même que c'est ce que je cherche d'habitude. J'imaginais cet album, après lecture du résumé, plus comme un changement de vie choisi et assumé, plus qu'un personnage qui se laisse couler jusqu'a toucher le fond. Mais je me dois de reconnaitre que la narration et le graphisme m'ont offert un très beau moment de lecture. Ca je ne peux le nier. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/barrio-negro?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Gone with the wind - Tome 1 Scenariste de l'album : Pierre Alary Dessinateur de l'album : Pierre Alary Coloriste : Pierre Alary Editeur de l'album : Rue de sevres Note : Résumé de l'album : Scarlett O'Hara, jeune fille d'une riche famille d'Atlanta au sud des Etats-Unis, connait une vie douce et confortable, menée au rythme de son caractère déterminé et audacieux. Lorsque la Guerre de Sécession débute en 1861, ses repères s'écroulent, et de lourdes responsabilités s'imposent à elle. Au milieu de la destruction et de la mort, Scarlett rêve pourtant d'amour : celui pour Ashley Wilkes, pourtant promis à une autre, et qu'elle porte secrètement depuis toujours. L'arrivée de Rhett Butler, homme sans foi ni loi, aussi immoral que séduisant, rebattra de nouveau les cartes dont la jeune fille dispose pour atteindre le bonheur. Avec son adaptation du célèbre roman de Margaret Mitchell et la formidable mise en images de ses personnages cultes, Pierre Alary signe une oeuvre prenante et magnifie ce récit intemporel. Critique : C'est peu dire que Pierre Alary est un auteur que je suis les yeux fermés. Ses dernières adaptations de mon traitre et retour à killybegs m'ont beaucoup plu, son Don Vega aussi. C'est un auteur complet, et au service d'une bonne histoire il excelle. Son adaptation d'Autant en emporte le vent est ici une franche réussite, alors même qu'il ne s'agit que du tome 1. Comme le film devenu depuis un classique, il nous restitue une Scarlett tour à tour infernale, insupportable puis attachante, courageuse et avant tout terriblement humaine et complexe. J'ai adoré. Le dessin est au diapason des drames et de l'Histoire en route dans le même temps. Vous pouvez y aller les yeux fermés. Un classique pour faire découvrir un classique de la littérature. On a beau connaître mille fois l'histoire, on en redemande. Vite le tome 2 ! Autres infos : D'après le roman de Margaret Mitchell Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/gone-with-the-wind-tome-1-250490?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Décidément les cadeaux de noel n'en finissent plus de se proposer à moi. Le dernier en date, cette très belle réédition des Quatres Fleuves, dessiné par Emmanuel Baudoin avec rien de moins de Fred Vargas au scenario. Un album paru dans les années 2000, mais dont l'histoire n'a pas vieilli. Un véritable roman graphique. Ce terme a été banalisé dans les dernières années, cherchant à classifier les BD un peu originales. Ici, on a un véritable roman graphique. Un roman ou les descriptions sont remplacés par des dessins mais qui gare une partie romancée, comme o peu le voir ci-dessous. Les dessins d'Emmanuel Baudoin sont uniquement là pour apporter une ambiance et un contexte à un polar particulièrement réussi. Un polar qui ravira ceux qui aiment les polars de tous les jours. Pas de fin du monde ou e société secrète ici. Pas de course poursuite haletante dans des ruelles sombres. On a "juste" l'histoire de deux jeunes qui volent le mauvais paquet à la mauvaise personne, le tout chapeaute par un flic pas comme les autres, marchant à l'instinct. Mais ça marche super bien. On est diablement pris par ce polar pas banal, rempli de personnages bien travaillés et aux caractères bien trempés. Un super cadeau de Noël avec en cerise sur le gâteau, une minihistoire mettant en avant notre inspecteur par comme les autres en fin d'album.
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Titre de l'album : Les quatre fleuves Scenariste de l'album : | Fred Vargas Dessinateur de l'album : Edmond Baudoin Coloriste : Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : Grégoire Braban et son ami Vincent s'adonnent avec plus ou moins de bonheur au vol à la tire. Ce jour-là, à Saint-Michel, ils arrachent la sacoche d'un vieux. Trente mille balles. Le gros lot. Mais la sacoche est lourde de bien autre chose. Autre chose d'assez dégueulasse. Le sac du vieux, c'est la boîte de Pandore. Il y a tous les péchés du monde là-dedans. Au soir, Vincent est assassiné, la cuisse lacérée de quatre coups de lame. Le commissaire Adamsberg s'inquiète de cet étrange dessin. Le tueur à la serpe, celui que la rumeur a surnommé le Bélier vient-il de signer son quatrième meurtre ? Voici réunies les seules BD signées Fred Vargas, mises en images par Baudoin, qui prête ses traits à Adamsberg avec intensité et justesse. Les Quatre fleuves, paru en 2000 a reçu le prix Alph'Art du scénario à Angoulême en 2001. Voici un tirage unique et limité, une édition spéciale 25e anniversaire tirée à 5000 exemplaires, réunissant les deux enquêtes. Critique : Décidément les cadeaux de noel n'en finissent plus de se proposer à moi. Le dernier en date, cette très belle réédition des Quatres Fleuves, dessiné par Emmanuel Baudoin avec rien de moins de Fred Vargas au scenario. Un album paru dans les années 2000, mais dont l'histoire n'a pas vieilli. Un véritable roman graphique. Ce terme a été banalisé dans les dernières années, cherchant à classifier les BD un peu originales. Ici, on a un véritable roman graphique. Un roman ou les descriptions sont remplacés par des dessins mais qui gare une partie romancée, comme o peu le voir ci-dessous. Les dessins d'Emmanuel Baudoin sont uniquement là pour apporter une ambiance et un contexte à un polar particulièrement réussi. Un polar qui ravira ceux qui aiment les polars de tous les jours. Pas de fin du monde ou e société secrète ici. Pas de course poursuite haletante dans des ruelles sombres. On a "juste" l'histoire de deux jeunes qui volent le mauvais paquet à la mauvaise personne, le tout chapeaute par un flic pas comme les autres, marchant à l'instinct. Mais ça marche super bien. On est diablement pris par ce polar pas banal, rempli de personnages bien travaillés et aux caractères bien trempés. Un super cadeau de Noël avec en cerise sur le gâteau, une minihistoire mettant en avant notre inspecteur par comme les autres en fin d'album. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/les-quatre-fleuves-9782754846448?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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"Tom Sawyer, c'est l'Amérique, le symbole de la liberté. Il est né sur les bords du fleuve Mississipi..." Je cite avec plaisir le début des paroles de cette chanson qui a bercé l'enfance de bon nombre d'entre nous à l'occasion de la sortie de cette adaptation fort réussie chez l'éditeur jeunesse Jungle. Le spécialiste en chef, Maxe L'Hermenier s'attaque à ce grand classique de la littérature américaine de Mark Twain publié en 1876. On retrouve toute l'espièglerie du jeune homme et sa capacité à procrastiner certaines tâches au détriment des autres. Il ne pense qu'à s'amuser et ne respecte pas vraiment les consignes de la tante Polly pourtant sévère ! Ses deux compères Joe Harper et Huckleberry Finn alias Huck l'entourent dans ses péripéties et autres aventures bien éloignées des obligations scolaires. On aperçoit Becky Thatcher la fille du juge, mais aussi l'inquiétant Injun Joe qui commettra l'irréparable tout en faisant accuser son compagnon d'infortune sous les yeux ébahis de Tom, témoin de ce drame malgré lui. Les personnages sont présentés mais il manque un élément central à ce premier tome, l'immense Mississipi n'est en effet point trop visible, j'espère qu'il occupera une place plus importante dans le tome suivant. A en juger par la fin, il est fort possible que le majestueux fleuve soit de la partie 😉 Une partition graphique dans la lignée des autres adaptations littéraires de l'éditeur, avec un trait rond et doux, à l'image des visages empruntant les codes du manga avec un côté sur-expressif. Les arrières-plans et autres éléments de décors sont soignés et plus réalistes avec un agréable soucis du détail. Les couleurs sont assurément un atout avec des séquences nocturnes de toute beauté et de beaux effets de lumières. Une madeleine de Proust pour les amateurs du dessin-animé et une découverte pour les plus jeunes que ce premier tome introductif, réservant bon nombre de surprises. A suivre...
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Titre de l'album : Tom Sawyer - Un parfum d'aventure Scenariste de l'album : Maxe L'Hermenier Dessinateur de l'album : Djet, Johann Corgié Coloriste : Johann Corgié, Djet Editeur de l'album : Jungle Note : Résumé de l'album : Tom Sawyer est un garçon rêveur qui préfère les jeux, les mystères et les escapades aux bancs de l'école. Aux côtés de son fidèle ami Huck, il arpente les environs de son village, joue aux aventuriers... et se retrouve un jour témoin d'un crime mystérieux. Entre rires, frissons et amitié, suivez Tom Sawyer dans une histoire pleine de rebondissements au bord des rives du fleuve Mississippi ! Critique : "Tom Sawyer, c'est l'Amérique, le symbole de la liberté. Il est né sur les bords du fleuve Mississipi..." Je cite avec plaisir le début des paroles de cette chanson qui a bercé l'enfance de bon nombre d'entre nous à l'occasion de la sortie de cette adaptation fort réussie chez l'éditeur jeunesse Jungle. Le spécialiste en chef, Maxe L'Hermenier s'attaque à ce grand classique de la littérature américaine de Mark Twain publié en 1876. On retrouve toute l'espièglerie du jeune homme et sa capacité à procrastiner certaines tâches au détriment des autres. Il ne pense qu'à s'amuser et ne respecte pas vraiment les consignes de la tante Polly pourtant sévère ! Ses deux compères Joe Harper et Huckleberry Finn alias Huck l'entourent dans ses péripéties et autres aventures bien éloignées des obligations scolaires. On aperçoit Becky Thatcher la fille du juge, mais aussi l'inquiétant Injun Joe qui commettra l'irréparable tout en faisant accuser son compagnon d'infortune sous les yeux ébahis de Tom, témoin de ce drame malgré lui. Les personnages sont présentés mais il manque un élément central à ce premier tome, l'immense Mississipi n'est en effet point trop visible, j'espère qu'il occupera une place plus importante dans le tome suivant. A en juger par la fin, il est fort possible que le majestueux fleuve soit de la partie 😉 Une partition graphique dans la lignée des autres adaptations littéraires de l'éditeur, avec un trait rond et doux, à l'image des visages empruntant les codes du manga avec un côté sur-expressif. Les arrières-plans et autres éléments de décors sont soignés et plus réalistes avec un agréable soucis du détail. Les couleurs sont assurément un atout avec des séquences nocturnes de toute beauté et de beaux effets de lumières. Une madeleine de Proust pour les amateurs du dessin-animé et une découverte pour les plus jeunes que ce premier tome introductif, réservant bon nombre de surprises. A suivre... Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/tom-sawyer-9782822247580/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Et voilà, clap de fin pour cette sublime adaptation libre de La ferme des animaux de Georges Orwell ! Dans cet ultime tome de la saga, vous découvrirez dans quelles circonstances se déroulent le vote promis par Silvio et les répercussions que la vérité des urnes aura sur le destin du "château" et ses habitants. Une Miss B toujours aussi déterminée et soutenue par César et le rat Azélar retrouvant peu à peu la santé, un dictateur écoutant les conseils de sa femme et se raccrochant à tout ce qu'il peut pour préserver son statut et pour finir la meute de chien qui commence à se poser des questions ! Xavier Dorison poursuit avec talent sa métaphore sociale où l'on retrouve les bastions des grandes dictatures avec trucage d'élection, bourrage des urnes, influences en tous genres, propagande bien évidemment mais aussi résistance avec ce fameux Mouvement des Marguerites. La chute d'un énième empire paraît inéluctable, mais vous verrez dans quelles circonstances et pour quel résultat 😉 . Un dernier tome peu avare en surprises (trahisons) et prenant ses distances avec l'oeuvre originelle dans un final aux notes positives et empreintes d'espoir. Félix Delep poursuit son sans fautes avec un dessin appliqué, toujours aussi expressif et dynamique. On y retrouve avec plaisir les personnages attachants qui font le sel de cette aventure animalière terriblement humaine ! En ces heures bien sombres pour le 9ème art à l'image des grands problèmes que rencontre le Festival d'Angoulême, il est bon de contempler un dessin faisant honneur à la BD franco-belge ! Voilà donc un tome abouti qui termine la série avec brio en mêlant habilement suspens politique, émotions et réflexions sur la résistance non-violente imprimée par ce duo d'auteurs que l'on retrouverait bien volontiers sur d'autres aventures 🙂
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Titre de l'album : Le château des animaux tome 4 - Le sang du roi Scenariste de l'album : Xavier Dorison Dessinateur de l'album : Félix Delep Coloriste : Félix Delep Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : C'est une petite victoire pour les animaux : le dictateur Silvio a dû se résoudre à organiser un vote... et donc peut-être à remettre son mandat en jeu ! Au Château, la campagne pour l'élection présidentielle bat son plein, et du côté du taureau-despote, tous les coups (bas) sont permis. Mais le Mouvement des Marguerites est plus mobilisé que jamais pour renverser le taureau dictateur, bien décidé aussi à rappeler toutes les injustices dont sont victimes les animaux ! Miss B, César et Azélar auront-ils raison du cruel taureau Silvio ? La liberté est-elle à portée de pattes ? Critique : Et voilà, clap de fin pour cette sublime adaptation libre de La ferme des animaux de Georges Orwell ! Dans cet ultime tome de la saga, vous découvrirez dans quelles circonstances se déroulent le vote promis par Silvio et les répercussions que la vérité des urnes aura sur le destin du "château" et ses habitants. Une Miss B toujours aussi déterminée et soutenue par César et le rat Azélar retrouvant peu à peu la santé, un dictateur écoutant les conseils de sa femme et se raccrochant à tout ce qu'il peut pour préserver son statut et pour finir la meute de chien qui commence à se poser des questions ! Xavier Dorison poursuit avec talent sa métaphore sociale où l'on retrouve les bastions des grandes dictatures avec trucage d'élection, bourrage des urnes, influences en tous genres, propagande bien évidemment mais aussi résistance avec ce fameux Mouvement des Marguerites. La chute d'un énième empire paraît inéluctable, mais vous verrez dans quelles circonstances et pour quel résultat 😉 . Un dernier tome peu avare en surprises (trahisons) et prenant ses distances avec l'oeuvre originelle dans un final aux notes positives et empreintes d'espoir. Félix Delep poursuit son sans fautes avec un dessin appliqué, toujours aussi expressif et dynamique. On y retrouve avec plaisir les personnages attachants qui font le sel de cette aventure animalière terriblement humaine ! En ces heures bien sombres pour le 9ème art à l'image des grands problèmes que rencontre le Festival d'Angoulême, il est bon de contempler un dessin faisant honneur à la BD franco-belge ! Voilà donc un tome abouti qui termine la série avec brio en mêlant habilement suspens politique, émotions et réflexions sur la résistance non-violente imprimée par ce duo d'auteurs que l'on retrouverait bien volontiers sur d'autres aventures 🙂 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/chateau-des-animaux-tome-4-le-sang-du-roi/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Ce tome trois de l'adaptation des romans de Pierre Pevel avec l'adaptation du deuxième tome, l'Elixir de l'oubli. Un premier tome de diptyque marqué par le drame qui a touché son auteur, mort durant la production d'une mort brutale. Étienne Willem est en effet décédé le 16 juin 2024, avant d'avoir fini ce tome-ci. Ce tome 3 a été repris par Capia au dessin qui nous livre un travail des plus bluffants dans sa ressemblance au trait d'Etienne Willem. Sincèrement, vous ne verrez pas la différence. Et, si vous avez aimé le premier dytique, vous serez ravis de retrouver vos personnages favoris dans une nouvelle aventure rocambolesques dans un univers oniriques des plus savoureux. Si ce tome est bon... il ne mérite pas plus de 4 étoiles. Ce qui en fait un album remarquable, c'est hommage qui est fait par l'équipe Drakoo à Étienne Willem. On passe d'un très émouvant hommage écrit aux ébauches brutes de "l'œuvre de sa vie" avec, donc, les premières pages d'une histoire dans le Londres Victorien tout juste commencé. Et très sincèrement c'est super émouvant. Cette partie ne sera disponible que pour la première édition de ce tome de Paris des Merveilles. Et sincèrement, j'aimerais que chaque éditeur fasse de même à chaque décès. Merci Drakoo... ca valait bien une demi étoile en plus
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