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Titre de l'album : Cyborgs - Tome 3 - Tank Scenariste de l'album : Jean-Luc Istin Dessinateur de l'album : Oleg Okunev Coloriste : J. Nanjan Editeur de l'album : Soleil Note : Résumé de l'album : Europa, 2145. Un tueur transforme ses victimes en oeuvres d'art macabres. Ramda, flic rebelle, s'enfonce dans les ruelles toxiques d'une cité à la dérive. Derrière chaque indice, un piège. Derrière chaque sourire, un masque. Plus elle approche de la vérité, plus l'enquête vacille. Car dans l'ombre, une vérité menace d'ébranler les fondations mêmes du pouvoir. Critique : On a vite pris l'habitude au rythme de parution dantesque des séries Soleil. Cyborgs ne déroge pas à la règle puisque voici le tome 3 d'une série démarrée cette année. Jusqu'ici les deux premiers tomes étaient bien réussis, même si on attendait au tournant le format one-shot qui s'inscrit dans un univers et une trame plus globale sur les 5 tomes... Ce tome 3 ne change rien aux recettes établies, et on reparcourt une histoire déjà connue pour une bonne part mais du point de vue d'un autre personnage, qui va venir densifier l'intrigue et éclairer certaines zones d'ombre en plus de nous rapprocher d'un tome 5 de dénouement inéluctable. Le scénario est donc toujours aussi malin, et poussera nécessairement à une relecture complète de la série une fois finie afin de mieux saisir toutes les imbrications du scénario. Et c'est une bonne chose que le format one shot n'ai pas sacrifié à m'ambition de raconter une histoire plus dense. Les dessins sont toujours dans le cahier des charges désormais bien connu de soleil : un dessin propre, bien colorisé, avec suffisamment de détail et apportant malgré tout un certain soin aux personnages. Certes les amateurs de coups de crayon à l'ancienne ne s'y retrouveront pas, mais dans le paysage de la bd actuel, et encore plus en science fiction, cela reste très bien et très agréable en lecture plaisir. Ce tome 3 me laisse espérer une véritable série complète et cohérente avec une montée finale en crescendo du dénouement inévitable. Je trouve qu'il renforce bien l'intérêt du lecteur pour la série. Autres infos : Storyboard par A. Sierra Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/cyborgs-tome-3-tank/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Audie Murphy - Héros de guerre Scenariste de l'album : Philippe Pelaez Dessinateur de l'album : Olivier Frasier Coloriste : Raphael Bauduin Editeur de l'album : Grand Angle Note : Résumé de l'album : Une médaille pour la guerre. Une étoile pour le cinéma. Et des fantômes pour la vie. Né dans la misère du Texas, Audie Murphy rêve de rejoindre le front pendant la Seconde Guerre mondiale. Recalé pour son âge et sa frêle carrure, il ruse et s'engage à dix-sept ans grâce à de faux papiers. Sur les champs de bataille, son courage et son audace le propulsent au rang de légende, jusqu'à devenir le soldat le plus décoré de l'armée américaine. Après la guerre, l'Amérique le célèbre une seconde fois. Audie Murphy devient acteur à Hollywood, star de cinéma et figure du mythe américain, honoré sur le Walk of Fame. Mais derrière les projecteurs, l'ancien soldat reste hanté par les combats et la perte de ses camarades. La gloire ne suffit pas à faire taire les fantômes de la guerre. Critique : Cette collection n'est pas une collection pour les amoureux de la guerre malgré ses airs de célébration de l'héroïsme martial. Cette fois-ci on s'attache à suivre les traces d'un héros de guerre américain, assez peu connu de ce côté-ci de l'atlantique, et pourtant, on parle là du soldat le plus décoré de l'armée américaine lors de la seconde guerre mondiale. Pas rien quoi... Mais en fait le portrait quasi documentaire qui sera fait d'Audie Murphy ne va rien nous cacher de ses troubles post traumatiques, ni des raisons qui l'ont poussé à s'engager, ni de ses questions face à l'absurdité et la violence sans fin de la guerre. Dans une ambiance digne du soldat Ryan ou de Band of Brother nous allons suivre son chemin de croix jusqu'à la fin de la guerre. Audie Murphy est un personnage que j'ai été content d'apprendre à connaître, les dessins d'Olivier Frasier font merveille sur cette histoire de seconde guerre mondiale, bien aidé par la colorisation dynamique de Raphael Bauduin qui crée de super ambiances et nous immerge vraiment dans l'action. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/heros-de-guerre-audie-murphy/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Cette collection n'est pas une collection pour les amoureux de la guerre malgré ses airs de célébration de l'héroïsme martial. Cette fois-ci on s'attache à suivre les traces d'un héros de guerre américain, assez peu connu de ce côté-ci de l'atlantique, et pourtant, on parle là du soldat le plus décoré de l'armée américaine lors de la seconde guerre mondiale. Pas rien quoi... Mais en fait le portrait quasi documentaire qui sera fait d'Audie Murphy ne va rien nous cacher de ses troubles post traumatiques, ni des raisons qui l'ont poussé à s'engager, ni de ses questions face à l'absurdité et la violence sans fin de la guerre. Dans une ambiance digne du soldat Ryan ou de Band of Brother nous allons suivre son chemin de croix jusqu'à la fin de la guerre. Audie Murphy est un personnage que j'ai été content d'apprendre à connaître, les dessins d'Olivier Frasier font merveille sur cette histoire de seconde guerre mondiale, bien aidé par la colorisation dynamique de Raphael Bauduin qui crée de super ambiances et nous immerge vraiment dans l'action.
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Titre de l'album : Lanfeust de Troy - Tome 9 - La forêt noiseuse Scenariste de l'album : Arleston Dessinateur de l'album : Didier Tarquin Coloriste : Lyse Tarquin Editeur de l'album : Soleil Note : Résumé de l'album : Rien ne va plus dans le monde de Troy. Les sages, relais de la magie, disparaissent un à un. Lanfeust lui-même a perdu son pouvoir. Qui est cet être mégalomane qui plonge villes et villages dans le chaos ? Et quid de cet arbre gigantesque d'où semblent provenir tous les maux qui les accablent ? Lanfeust et Hébus, à nouveau réunis, partent au Delpont enquêter sur ces étranges disparitions... Critique : Un nouveau Lanfeust ? Mais Lanfeust Odyssey me semblait pourtant terminé non ? Et bien oui, et ce tome 9 qui vient poursuivre l'aventure originelle se déroule pourtant, après Odyssey. Lanfeust est donc plus vieux, et la vie a repris un semblant de normalité. Deuxième spécificité étonnante : c'est une one shot. Oui un Lanfeust en One shot. Mais attention, c'est le début d'une série de one shot puisque les auteurs souhaitent désormais se faire plaisir avec Lanfeust. Oui mais et nous, les lecteurs ? Et bien je vous avoue que j'ai beaucoup aimé lire ce Lanfeust, là où les Odyssey avaient fini par me perdre dans leur asterixisation... De l'humour mais pas trop, un poil d'enjeu, le plaisir de retrouver nos héros un peu changés, bref. C'est bien. Graphiquement, Didier Tarquin maîtrise complètement son sujet, c'est donc du Lanfeust, et il n'y a plus grand chose à en dire après 26 épisodes. Une fois que j'ai dit tout le bien que je pensais de cet album, qu'une nouvelle fois j'ai pris beaucoup de plaisir à lire, j'aimerais cependant apporter un bémol. J'ai refermé ce livre et je me suis dit, "oui mais à quoi bon ?". Pourquoi reprendre Lanfeust si c'est pour en faire du Ekko ? Lanfeust c'était d'abord, avant même l'humour, un souffle épique fort et prenant, et des personnages qu'on prenait plaisir à voir évoluer. Là, on se retrouve avec une soupe rallongée. Et comme j'ai adoré et que j'adore toujours Lanfeust, j'ai simplement envie de demander aux auteurs si plutôt que de continuer dans une petite routine sympa et finir par faire rentrer Lanfeust dans le rang vous lui apportiez plutôt une conclusion digne de cette Saga ? Un truc à faire frémir les tripes, comme la fin d'un Jazz Maynard, sinon quel intérêt de faire vieillir Lanfeust ? Allez messieurs, du panache. Il sera toujours tant de nous faire une série dérivée sur la jeunesse de Lanfeust... Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/lanfeust-de-troy-tome-9-la-foret-noiseuse?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Soeur des vagues Scenariste de l'album : Tristan Roulot Dessinateur de l'album : Mikaël Coloriste : Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : 1914, en Nouvelle-Écosse, loin des tranchées dans lesquelles les nations d'Europe vont bientôt s'enliser, le petit port côtier de Peggy's Cove attend le retour des hommes, qui tardent à rentrer de leur dernière campagne de pêche au large de Terre-Neuve. Ne restent que les femmes, les enfants et quelques vieillards. Une nuit sans lune, un mystérieux naufragé s'échoue sur le rivage. Couvert de tatouages de marin, il semble avoir perdu la mémoire... ou bien joue-t-il la comédie ? Bientôt, ce sont deux négociants armés, venus d'Halifax, qui arrivent à leur tour pour enquêter sur un navire disparu. Face au tourbillon de violence qui menace de s'abattre sur le village, cinq femmes réunies par un lourd secret vont tout risquer pour protéger leur communauté. Quand le loup cogne à la porte, il ne s'attend pas à ce que le diable vienne lui ouvrir... Critique : Elle est vraiment bien cette collection Signé du Lombard... Quelle belle idée que de réunir le talent et l'imagination de Tristan Roulot à la narration (Convoyeur, Forêt du temps) et les sublimes dessins de Mikaël (Giant, Bootblack). Deux auteurs que j'aime qui viennent nous parler de naufrages, de marins, et de phares sur fond de prohibition, c'est difficile de résister. Et bien ne résistez pas. Voilà c'est dit. On a le droit a une belle histoire de femmes de marin aux états unis pendant la prohibition. Le polar est bien amené, la narration est fluide et bien maitrisée et les personnages prennent vie facilement sous nos yeux. L'ambiance rendue par Mikaël est rendue à la perfection, et pourtant on l'attendait au tournant puisqu'il se retrouve presque sur son terrain de jeu de Giant ou de Bootblack. Ce soeur des vagues est un récit qui prend de l'épaisseur au fil des pages, nous emportant dans une autre époque avec facilité, au milieu de vies dures et âpres. Je ne peux que vous en recommander la lecture. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/soeurs-des-vagues/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Cyborgs - Tome 2 - Steel Scenariste de l'album : Jean-Luc Istin Dessinateur de l'album : Valentina Pinti & Arancia Studio Coloriste : J. Nanjan Editeur de l'album : Soleil Note : Résumé de l'album : Donnée favorite aux élections face à Markus C. Tudor, Heather Macstone est visée dans un attentat où seule sa fille, Sam, survit. Gravement blessée, Sam reçoit des prothèses greffées par Russel. Qui a cherché à les éliminer et pour quelles raisons ? Plongée dans un univers de complots et de trahisons, Sam se sert de son corps de métal comme d'une arme pour découvrir la vérité. Critique : Hop vous connaissez Soleil, quand ils sortent une nouvelle série concept, on peut s'attendre à un album tous les 6 mois. Que l'on aime ou pas le modèle est celui-ci avec une multitude d'auteurs au dessin afin de tenir ces délais de fous. On a donc avec ce Cyborgs une série dans le standard habituel de Soleil en science-fiction ou en héroïc fantasy : un univers connu et cohérent, des one shots qui peuvent se lire séparément mais qui apportent ensemble pas mal d'éléments à l'univers, et une galerie de personnage qui se croisent et se recroisent mais sans prépondérance d'un personnage en particulier au fil des albums. Petite différence de taille cette fois-ci, chaque album fait bien avancer une intrigue globale et est centré sur le recrutement et l'intégration d'un nouveau personnage à une équipe tout en faisant progresser la mission commune de la dite équipe. Bon dit comme ça on est un peu sur Th Expendables en bd, mais cela donne au moins un fil conducteur intéressant et plus ambitieux car il ne se limite alors plus aux scénarios des seuls one shots. Tant mieux, c'est une bonne idée. Les dessins de Valentina Pinti et du Studio Arancia sont bien même si la colorisation et les décors sont un peu trop bruts pour moi. Ceci dit c'est souvent le cas en science fiction. Si l'ensemble ne brillera guère par son originalité, c'est efficace et servi par un découpage de qualité. Les amoureux d'univers de science fiction façon Travis ou Carmen seront servis car il ne s'agit pas ici de space opéra mais d'un futur terrien un peu calamiteux et très technologique quand même. L'action est assez soutenu même si cette fois-ci l'album est peut être un peu plus bavard. Autres infos : Storyboard par Kyko Duarte Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/cyborgs-tome-2-steel/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Personne Scenariste de l'album : Philippe Pelaez Dessinateur de l'album : Guénaël Grabowski Coloriste : Denis Bechu Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Cette mission, c'est sa vie : dix années qu'il la prépare... Daniel Nikto et son équipe vont passer deux ans à explorer les sous-sols de la lune Europe et à organiser la colonisation prochaine du quatrième plus grand satellite de Jupiter. Pour Daniel, ce seront aussi deux années sans Eva, son épouse - bien que celle-ci l'ait manifestement déjà remplacé -, et surtout, sans sa fille Enya. Cette séparation a beau lui peser, impossible de ne pas partir : il a travaillé d'arrache-pied pour l'organisation de cette expédition, créant même un supercalculateur d'une puissance inégalée. Mais quand un neurologue annonce à Daniel qu'il a une tumeur au cerveau dont l'évolution est imprévisible, les responsables de la mission ne prennent aucun risque et décident de le remplacer... Mission Europa, 182e jour. Est-ce bien Daniel que l'on découvre à bord du vaisseau ? Où est le reste de l'équipage ? Daniel semble l'ignorer aussi, et il n'y a personne à interroger à part l'ordinateur central Ke-E et un mystérieux individu, « Monsieur Zilch », qui affirme que c'est Daniel qui l'a accueilli à bord du vaisseau. Alors qu'il essaie de découvrir ce qui s'est passé, Daniel récupère çà et là les morceaux d'un projecteur holographique, comme s'il suivait un parcours fléché. Un jeu de piste, donc, en plein milieu de l'espace, dans un vaisseau désert où flotte une étrange odeur de brûlé et où passe en boucle une vieille chanson. Dans un climat de tension croissante, Daniel va bientôt réaliser qu'il n'y a pas d'échappatoire entre la Terre et Jupiter. Après Neuf, qui mêlait très finement science-fiction et récit intime, Philippe Pelaez joue avec les nerfs de ses lecteurs dans Personne, où il s'attaque avec brio au thriller psychologique. Guénaël Grabowski, déjà dessinateur de Neuf, fait à nouveau des merveilles ici, alternant huis clos d'un vaisseau spatial et grands espaces américains. Critique : Le duo derrière "Neuf", BD de SF en mode Interstellar qui avait bien marché en 2024 revient avec un autre récit de SF... plus orienté sur le facteur humain de ce genre de mission interstellaire plus que sur le facteur "stellaire" justement. Ici, on parle d'une personne qui a mis toute sa vie dans un projet et qui voit mère nature vouloir l'empêcher de partir. Un drame très humain dans un contexte hommage à 2001 l'odyssée de l'espace pour un scenario radicalement différent (et moins complexe) que "Neuf". Graphiquement, on se régale toujours avec les planches de Guénaël Grabowski qui nous livre encore une fois un travail impeccable, bien aidée par une coloration de Denis Bechu assez magique je trouve. Dargaud qui n'est pas réputé pour ses bds de sciences-fictions vient de peut-être trouver une place dans la science-fiction réaliste. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/personne?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Roman Surzhenko est un dessinateur qui ne cesse de me surprendre. Il avait déjà montré son talent pour reprendre du Western en respectant les codes du genre après sa reprise du personnage de Durango de Swolfs. Il avait aussi prouvé qu'il pouvait nous gratifier sur Thorgal de quelques bien belles planches digne des maitres, et le voici prendre la succession maintenant de M. Vance. rien que ça. Bon Ray Ringo n'est pas le personnage le plus connu ni celui qui a eu le plus de succès dans la carrière de Vance, mais ce n'en n'est pas moins difficile, surtout quand on relance une série, arrêtée maintenant depuis quelques temps. Ses planches sont très bien, peut être presque trop fidèles au style original du western franco belge et je n'aurais qu'un seul bémol à apporter : la colorisation est parfois trop franche, trop marquée à mon goût et elle ne et pas toujours autant en valeur qu'il le faudrait son coup de crayon. Ceci étant dit, le scénario de Eric Corbeyran est un coup de maitre, nous prenant à contre pied avec une fin qui va a rebrousse poil d'une partie des codes du genre, et c'est tant mieux car sans cela ce diptyque aurait-il eu une raison d'être ? Bref, c'est de la grande bd d'aventure et de Western, dans les traces des maitres du genre, et avec suffisamment de nouveauté pour nous plaire. Ces deux tomes se terminent parfaitement et font bien le lien avec la série d'origine. Top.
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Titre de l'album : Ray Ringo - Tome 2 - La captive Scenariste de l'album : Eric Corbeyran Dessinateur de l'album : Roman Surzhenko Coloriste : Roman Surzhenko Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Ray Ringo, le courageux convoyeur de la Wells Fargo, se lance dans une mission périlleuse pour retrouver Lean, sa fiancée, enlevée par une tribu indienne bien décidée à la garder captive. Des plaines arides de l'Ouest aux forêts hostiles, Ringo affronte les embuscades dans une course contre la montre. Une aventure haletante, rythmée par l'action, les grands espaces et le souffle du danger. Le grand retour de Ringo, le héros de western créé par William Vance. Critique : Roman Surzhenko est un dessinateur qui ne cesse de me surprendre. Il avait déjà montré son talent pour reprendre du Western en respectant les codes du genre après sa reprise du personnage de Durango de Swolfs. Il avait aussi prouvé qu'il pouvait nous gratifier sur Thorgal de quelques bien belles planches digne des maitres, et le voici prendre la succession maintenant de M. Vance. rien que ça. Bon Ray Ringo n'est pas le personnage le plus connu ni celui qui a eu le plus de succès dans la carrière de Vance, mais ce n'en n'est pas moins difficile, surtout quand on relance une série, arrêtée maintenant depuis quelques temps. Ses planches sont très bien, peut être presque trop fidèles au style original du western franco belge et je n'aurais qu'un seul bémol à apporter : la colorisation est parfois trop franche, trop marquée à mon goût et elle ne et pas toujours autant en valeur qu'il le faudrait son coup de crayon. Ceci étant dit, le scénario de Eric Corbeyran est un coup de maitre, nous prenant à contre pied avec une fin qui va a rebrousse poil d'une partie des codes du genre, et c'est tant mieux car sans cela ce diptyque aurait-il eu une raison d'être ? Bref, c'est de la grande bd d'aventure et de Western, dans les traces des maitres du genre, et avec suffisamment de nouveauté pour nous plaire. Ces deux tomes se terminent parfaitement et font bien le lien avec la série d'origine. Top. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/ray-ringo-tome-2-la-captive/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Soyons très transparent dès le départ : en ce moment et vu le contexte, je n'ai guère envie de lire des histoires de soldats et autres héros de guerre surtout quand il s'agit comme ici en plus d'un enfant plongé très jeune dans l'atrocité et la vacuité de la guerre. Du coup vous comprenez que ce récit quasi documentaire sur la vie de Johhny Clem, figure de la guerre civile américaine ne me donnait pas trop envie au départ. Et pourtant il faut saluer là l'intelligence des auteurs qui ne cherchent jamais à nous glorifier le personnage de ce jeune garçon plongé dans une guerre civile qu'il ne comprend pas. Les raisons de son engagement et de son attachement à son régiment ne sont pas fantasmées mais bien un brin sordide, et les raisons de sa starification et de sa mise en avant ne sont pas édulcorées. Bref on apprend plein de choses, tout en ressortant dégouté par la guerre. C'est intelligent je trouve donc et bien servi par les jolis dessins de Miras qui s'adaptent parfaitement au sujet et à cette époque.
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Titre de l'album : Johnny Clem - Héros de guerre Scenariste de l'album : Philippe Charlot Dessinateur de l'album : Miras Coloriste : Anna & Miras Editeur de l'album : Grand Angle Note : Résumé de l'album : Engagé à 9 ans, sergent à 12. Le plus innocent des braves... À l'aube de la Guerre de Sécession, Johnny a neuf ans et pleure sa maman disparue tragiquement. Son père, seul avec trois jeunes enfants, va refaire sa vie. Autour d'eux, le monde s'agite. Les volontaires de l'Union, exaltés, se précipitent à l'appel du Président Lincoln. C'est cette nouvelle famille que Johnny va se choisir. Celle qui part pour les champs debataille et les plus terribles boucheries d'une guerre fratricide. À douze ans, sa bravoure lui vaudra ses galons de sergent et le surnom mythique de Johnny Shiloh. Mais derrière la légende se cache une autre réalité : celle d'un enfant qui s'est jeté corps et âme dans la folie des hommes, prisonnier d'une gloire à laquelle il ne pourra plus échapper. Critique : Soyons très transparent dès le départ : en ce moment et vu le contexte, je n'ai guère envie de lire des histoires de soldats et autres héros de guerre surtout quand il s'agit comme ici en plus d'un enfant plongé très jeune dans l'atrocité et la vacuité de la guerre. Du coup vous comprenez que ce récit quasi documentaire sur la vie de Johhny Clem, figure de la guerre civile américaine ne me donnait pas trop envie au départ. Et pourtant il faut saluer là l'intelligence des auteurs qui ne cherchent jamais à nous glorifier le personnage de ce jeune garçon plongé dans une guerre civile qu'il ne comprend pas. Les raisons de son engagement et de son attachement à son régiment ne sont pas fantasmées mais bien un brin sordide, et les raisons de sa starification et de sa mise en avant ne sont pas édulcorées. Bref on apprend plein de choses, tout en ressortant dégouté par la guerre. C'est intelligent je trouve donc et bien servi par les jolis dessins de Miras qui s'adaptent parfaitement au sujet et à cette époque. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/heros-de-guerre-johnny-clem/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : L'oiseau chanteur Scenariste de l'album : Désirée Frappier Dessinateur de l'album : Alain Frappier Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : De l’enfance brisée à la voix retrouvée : un récit de résilience sur la reconstruction personnelle. Un "poème graphique" intime et sobre, où l’autrice revient sur son enfance marquée par une éducation inégalitaire et des violences tues. À travers un texte abrupt, accompagné d’illustrations évocatrices, elle met en lumière les silences familiaux et la difficulté de se reconstruire. Symbole central, l’oiseau chanteur mécanique – abîmé puis réparé – incarne la mémoire, la résilience et le fragile processus de réparation. Critique : Auteurs de la trilogie chilienne parue chez Steinkis, le couple Frappier se lance dans un nouvel exercice de style avec un récit plus personnel et intime : L'oiseau chanteur. Cet oiseau servira de fil conducteur en traversant les époques racontées par la scénariste et mis en images par Alain Frappier délaissant sa ligne claire momentanément. En effet, vous constaterez dès les premières pages que son trait a changé au cours des funérailles de la maman. Le ton est plus charbonneux, crayonné, avec des gris sombres et un noir omniprésent comme sur de vieilles photos usées par le temps et retrouvées dans la malle au fond du grenier. Cela commence par un enterrement qui servira d'élément déclencheur à un retour vers le passé pour Désirée Frappier ! Le duo brise les codes de la narration classique avec une page de droite consacrée au dessin illustrant les écrits de la page de gauche. Désirée raconte au moyen de phrases courtes et retourne à la ligne constamment pour des dialogues ou des souvenirs épars disséminés dans des descriptions courtes que le dessinateur met en image sur la page d'à côté. L'oeil fait l'essuie-glace de gauche à droite et vice et versa dans un exercice de lecture surprenant de prime abord mais auquel on s'habitue vite, tant le propos est prenant et formidablement bien écrit. Lorsqu'elle nous livre ses blessures infantiles, ce sont les nôtres qui ressurgissent, à différents degrés et s'il y en a bien évidemment, mais l'auteure est sans concessions dans cette "autobiographie" de son enfance. On est plongé dans le quotidien de cette famille de quatre enfants et happé par les écrits et le dessin qui alterne des gros plans sur des parties anatomiques, ou la fameuse maison de pierres isolée dans la campagne et véritable protagoniste de l'histoire à travers ses bruits et autres sensations perçues par Désirée. Très difficile de noter une telle oeuvre, mais je gage qu'elle trouvera un écho en chacun de vous et si ce n'est pas le cas, vous pourrez toujours contempler le très élégant style littéraire de Désirée Frappier. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://steinkis.com/livres/l-oiseau-chanteur.html/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Auteurs de la trilogie chilienne parue chez Steinkis, le couple Frappier se lance dans un nouvel exercice de style avec un récit plus personnel et intime : L'oiseau chanteur. Cet oiseau servira de fil conducteur en traversant les époques racontées par la scénariste et mis en images par Alain Frappier délaissant sa ligne claire momentanément. En effet, vous constaterez dès les premières pages que son trait a changé au cours des funérailles de la maman. Le ton est plus charbonneux, crayonné, avec des gris sombres et un noir omniprésent comme sur de vieilles photos usées par le temps et retrouvées dans la malle au fond du grenier. Cela commence par un enterrement qui servira d'élément déclencheur à un retour vers le passé pour Désirée Frappier ! Le duo brise les codes de la narration classique avec une page de droite consacrée au dessin illustrant les écrits de la page de gauche. Désirée raconte au moyen de phrases courtes et retourne à la ligne constamment pour des dialogues ou des souvenirs épars disséminés dans des descriptions courtes que le dessinateur met en image sur la page d'à côté. L'oeil fait l'essuie-glace de gauche à droite et vice et versa dans un exercice de lecture surprenant de prime abord mais auquel on s'habitue vite, tant le propos est prenant et formidablement bien écrit. Lorsqu'elle nous livre ses blessures infantiles, ce sont les nôtres qui ressurgissent, à différents degrés et s'il y en a bien évidemment, mais l'auteure est sans concessions dans cette "autobiographie" de son enfance. On est plongé dans le quotidien de cette famille de quatre enfants et happé par les écrits et le dessin qui alterne des gros plans sur des parties anatomiques, ou la fameuse maison de pierres isolée dans la campagne et véritable protagoniste de l'histoire à travers ses bruits et autres sensations perçues par Désirée. Très difficile de noter une telle oeuvre, mais je gage qu'elle trouvera un écho en chacun de vous et si ce n'est pas le cas, vous pourrez toujours contempler le très élégant style littéraire de Désirée Frappier.
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Titre de l'album : Metropolia tome 1 - Berlin 2099 Scenariste de l'album : Fred Duval Dessinateur de l'album : Ingo Römling Coloriste : Ingo Römling Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Berlin 2099. Depuis le milieu du XXIe siècle, l'énergie manque. Les voyages sont devenus un luxe. Les pas des habitants, une monnaie. Quitter la ville coûte plus que ce qu'on peut raisonnablement gagner en une vie, alors Sasha Jäger enchaine les missions – hors normes, mais rémunératrices – pour la puissante Metropolia. À la poursuite d'une mystérieuse tueuse, sa nouvelle enquête le mène au Florian, vaste immeuble dont chaque résident – homme, femme ou I.A. – protège un secret. Les cadavres continuent de s'accumuler... et Sasha-le-chasseur finit par être lui-même traqué par un adversaire invisible. Entre "Blade Runner" et James Ellroy, avec "Metropolia" Fred Duval et Ingo Römling proposent un récit complet en un tome et renouvellent le genre en installant le polar urbain dans un futur proche. Critique : Nouvelle série de one shot de Fred Duval chez Dargaud. Apres Apogée et Renaissance, il se lance cette fois dans de l'anticipation, plus que le la science-fiction pure. On se retrouve an 2099 dans une société qui a évoluée dans une orientation "plausible" qui met le principe de marcher au centre des vies des gens. Le monde est trop pollué donc on rémunère les gens pour leurs pas autant que pour leur travail et ou les voyages sont devenus trop cher. Ce one shot, car c'en est bien un, nous montre le métier de Sasha, "facilitateur" pour des personnes influentes. Métier qui va l'amener au cœur d'une aventure super bien ficelé, entre thriller scientifique et enquête, porté par ce monde qui considère que le notre est "l'ancien" monde. Graphiquement très joli, avec un choix de couleur et un trait classique qui font merveilles, ce premier tome est une très bonne lecture. Duval, comme à son habitude, maitrise son récit qui se trouve être moins évident qu'il n'y parait. La gestion des 56 pages est parfaite pour que l'on soit tenu en haleine jusqu'au bout. Je ne sais pas ce que deviendra la "série" (car c'est présenté comme un tome un), qui pourrait aussi bien suivre Sasha que partir sur une autre aventure dans la ville elle même, mais on peut apprécier ce bon one shot d'anticipation sans se soucier de cela. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/metropolia-tome-1-berlin-2099/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Danser avec le vent Scenariste de l'album : Emmanuel Lepage Dessinateur de l'album : Emmanuel Lepage Coloriste : Emmanuel Lepage Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : Novembre 2022. Douze ans après son premier voyage, Emmanuel Lepage embarque pour les îles Kerguelen. Cette fois-ci, contrairement au premier voyage, il restera sur place à l'invitation de Christophe Guinet, responsable des programmes éléphants de mer, pour qu'il puisse rendre compte de leur travail sur place. Pour lui c'est aussi l'envie de vivre le quotidien de ces reclus volontaires, soudés par la rudesse du climat, qui inventent d'autres façons de vivre ensemble. Mais Emmanuel n'est plus ce jeune dessinateur inconnu qui est monté à bord du Marion Dufresne en 2010. Son livre, Voyages aux îles de la désolation, est un «best-seller» qui est connu de tous là-bas. Il a même suscité des vocations ! Ensuite, il est accompagné pour ce voyage par une équipe de télévision d'Arte qui réalise un reportage sur Kerguelen dont il est le personnage central. Sur le bateau, Emmanuel se demande s'il arrivera à profiter pleinement de ce deuxième voyage qu'il attendait depuis longtemps... Emmanuel Lepage revient au récit de voyage avec l'envie de montrer les changements déjà à l'oeuvre sur ces terres éloignées en raison du réchauffement climatique. Et pour témoigner aussi de l'évolution de la société qui imprègne ces communautés des terres australes, de la manière dont les scientifiques travaillent sur place et vivent ensemble dans un climat extrême. Pour raconter ce long voyage effectué en 2022-2023, Lepage livre des planches d'une immense beauté, en grand format, pour représenter la nature en majesté. Critique : C'est bon la chasse aux cadeaux de Noël est finie ! Je vais acheter 15 exemplaires de "Danser avec le vent" et ça ira bien ! Blague à part, ce nouveau voyage aux Kerguelen et ce nouveau récit documentaire est une pure merveille pour toute personne amateur d'évasion. Tout d'abord pour les dessins et aquarelles de monsieur Lepage. Il n'y a pas à dire, c'est bien l'un des maitres de l'aquarelle en France et encore, je dis cela pour ne pas lancer un débat 🙂 Ensuite parce qu'il a une manière de raconter sans conter qui fait de ses ouvrages des véritables instants de réflexion et d'introspection. En effet, Emmanuel Lepage ne cherche pas à biaiser le récit ou à utiliser son nom et ses livres pour faire passer des messages, que se soit politique ou écologique. Il les fait 'pour être moins con". Il nous raconte ce qu'il vit, ce qu'il voit, ce que lui et les autres ressentent, mais sans jugement ni déformation. Il nous donne de la matière pour que ceux qui n'ont pas la chance de faire ce genre de voyage, puisse avoir suffisamment pour se poser eux-mêmes les questions... et trouver leurs réponses. Pour ceux qui, comme moi, étaient fan du voyage aux iles de la désolation, ce n'est pas une surprise, mais plutôt une preuve que monsieur Lepage, comme beaucoup, n'en a pas fini des questions sur lui-même. Si j'ai eu peur d'une légère redite par rapport au premier voyage, j'ai été vite rassuré. Très rapidement, on se rend compte que ce deuxième voyage n'est pas abordé comme le premier. Si les sublimes aquarelles et les animaux sont toujours la, ce "Danser avec le vent" s'attache plus à l'aventure humaine, laissant plus de place au récit des autres habitants. Une fois la jalousie passée (car il n'est, depuis le covid, plus possible de faire ce voyage en "touriste"), il nous reste un sublime voyage illustré. Un voyage ou Emmanuel Lepage réussi (encore une fois) à nous téléporter au sein de cette équipe de scientifique, comme si c'était nous derrière les pinceaux. C'est beau, ca fait rêver et réfléchir... c'est LE cadeau de noël ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/danser-avec-le-vent?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Oh non, encore une histoire post apocalypse, on en a déjà eu plein! Certes ces dernières années et même avant, quelque soit le média on en a eu plein. Les walking dead, la route, neige, Jérémiah pour remonter plus loin, et je ne vais pas en citer plus mais ceux là me viennent immédiatement à l'esprit. Mais pourtant celle ci est plutôt originale et surtout superbement bien réalisée. Déjà, ca se passe en Belgique, et on va suivre les liens, quelques peu distendus par la société moderne, de plusieurs membres d'une même famille répartis entre la vie à la ferme, la vie politique, la vie au travail... et leur entourage. Quanbd soudain une éruption solaire (qui va se produire dans les 1ères pages, je ne spoile rien) va tout simplement affecter l'électricité partout sur terre sans possibilité de la rétablir. Pour ce récit on se concentrera sur la région de Bruxelles et ses alentours. Alors combien de temps pour que la civilisation ne s'écroule ? Et bien la lecture de cet album d'environ 340 pages vous le dira. Si le scénario n'arrive pas sur des grandes surprises par rapport à d'autres lectures, c'est très agréablement qu'on va suivre les personnages du départ (dans leur vie de tous les jours), à sa progression... quelques jours après, puis à quelques semaines par la suite.... et jusqu'à la fin de l'album.... Avec toutes les étapes intermédiaires de l'organisation immédiate, à la montée du radicalisme, en passant par les vieilles rancunes et la renaissance des groupes armés. Tous les personnages vont avoir leur histoire et leurs nécessités d'adaptation à la nouvelle situation. Y compris la famille royale. Que fait on dans un cas pareil ? Comment survit-on ? Comment envisager l'avenir ? Alors comme je l'ai dit, la BD ne fait pas dans le sensationnalisme, c'est une histoire simple, il n'y a pas de zombies. Mais c'est très bien réalisé et on on a véritablement envie de tourner les pages jusqu'à la fin. Les planches sont très belles graphiquement. Le trait est fin, tout en détail est les couleurs sages ce que j'apprécie particulièrement. Chaque planche, chaque environnement, chaque scène à son ton particulier qui donne au récit un effet très réaliste. Autrement dit, une très belle lecture. En one shot ce qui est bon point également.
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Titre de l'album : Off Scenariste de l'album : Romain Renard et Olivier Tollet Dessinateur de l'album : Patrice Réglat-Vizzavona Coloriste : Editeur de l'album : Daniel Maghen Note : Résumé de l'album : Une tempête solaire a provoqué à l'échelle mondiale une coupure de courant généralisée qui risque d'être durable. Tout s'arrête... En Belgique aussi. Critique : Oh non, encore une histoire post apocalypse, on en a déjà eu plein! Certes ces dernières années et même avant, quelque soit le média on en a eu plein. Les walking dead, la route, neige, Jérémiah pour remonter plus loin, et je ne vais pas en citer plus mais ceux là me viennent immédiatement à l'esprit. Mais pourtant celle ci est plutôt originale et surtout superbement bien réalisée. Déjà, ca se passe en Belgique, et on va suivre les liens, quelques peu distendus par la société moderne, de plusieurs membres d'une même famille répartis entre la vie à la ferme, la vie politique, la vie au travail... et leur entourage. Quanbd soudain une éruption solaire (qui va se produire dans les 1ères pages, je ne spoile rien) va tout simplement affecter l'électricité partout sur terre sans possibilité de la rétablir. Pour ce récit on se concentrera sur la région de Bruxelles et ses alentours. Alors combien de temps pour que la civilisation ne s'écroule ? Et bien la lecture de cet album d'environ 340 pages vous le dira. Si le scénario n'arrive pas sur des grandes surprises par rapport à d'autres lectures, c'est très agréablement qu'on va suivre les personnages du départ (dans leur vie de tous les jours), à sa progression... quelques jours après, puis à quelques semaines par la suite.... et jusqu'à la fin de l'album.... Avec toutes les étapes intermédiaires de l'organisation immédiate, à la montée du radicalisme, en passant par les vieilles rancunes et la renaissance des groupes armés. Tous les personnages vont avoir leur histoire et leurs nécessités d'adaptation à la nouvelle situation. Y compris la famille royale. Que fait on dans un cas pareil ? Comment survit-on ? Comment envisager l'avenir ? Alors comme je l'ai dit, la BD ne fait pas dans le sensationnalisme, c'est une histoire simple, il n'y a pas de zombies. Mais c'est très bien réalisé et on on a véritablement envie de tourner les pages jusqu'à la fin. Les planches sont très belles graphiquement. Le trait est fin, tout en détail est les couleurs sages ce que j'apprécie particulièrement. Chaque planche, chaque environnement, chaque scène à son ton particulier qui donne au récit un effet très réaliste. Autrement dit, une très belle lecture. En one shot ce qui est bon point également. Autres infos : 1626 grammes Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/off-9782356742162?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Ils nous ruinent la santé - Big Pharma, Lobbys, Finance
Kevin Nivek a posté un enregistrement dans Critiques
Ces enquêtes menées par les cellules d'investigations de Radiofrance, sont passionnantes tout en faisant froid dans le dos ! En effet, au cours des cinq chapitres vous aurez probablement une opinion différente (si ce n'est pas déjà le cas) sur certains groupes pharmaceutiques et/ou agroalimentaires, mais aussi et c'est assez gênant, sur nos élus politiques de tous bords... Vous commencerez avec "La bourse ou la vie", traitant des pénuries de médicaments, un phénomène assez récent ayant explosé en nombre avec des conséquences dramatiques. Vous découvrirez pourquoi, chiffres à l'appui et entretiens avec des représentants de Sanofi, fleuron français de la "big pharma" sur leurs stratégies, bien éloignées des patients et bien plus proches des actionnaires. La vente de la section Doliprane, ça vous rappelle quelque chose ? 😉 Ensuite on passe à " comme un poison dans l'eau" sur le scandale des eaux minérales mais aussi "de ville" , saturées en PFAS les polluants éternels. Nestlé en tête de proue d'un système de dissimulations et influences envers l'Etat pour continuer de produire malgré des résultats ne répondant aux normes d'hygiène tout en maintenant son label d'eau minérale naturelle ! Un sans faute pour le géant suisse sous l'oeil bienveillant de notre gouvernement... On continue avec "le poids des lobbys" justement, avec le nutriscore européen, une bien belle idée sur le papier, mais lorsque Ferrero et ses confrères s'en mêlent, les décisions changent pour notre plus grand malheur ! Une fois de plus, les consommateurs informés et aux moyens financiers convenables vont savoir ce qu'il faut acheter, mais quid des personnes défavorisées n'ayant pas le choix et manquant cruellement d'informations ? Yuka est une application gratuite, pensez-y 😉 On poursuit avec "management toxique" sur le suicide d'un anesthésiste à l'hôpital américain de Paris, haut lieu de soins réservés aux plus fortunés. Malgré quelques témoignages, ce qui se passe dans l'enceinte de l'établissement, reste dans l'établissement ! Vous finirez par "mauvais traitement" , une enquête sur les effets secondaires de traitements progestatifs aux conséquences dramatiques. L'écho au Mediator se fait ressentir... Fort heureusement le collectif d'auteurs(trices) parvient à mettre un peu d'humour dans ces pages, avec des parties graphiques cohérentes, bien souvent en ligne claire rendant la lecture fluide. La masse d'informations est importante mais au moyen de phrases chocs ou de petits diagrammes, on s'immerge et on saisit pleinement la portée des enquêtes. Un documentaire nécessaire et je le redis une nouvelle fois : passionnant !-
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Ils nous ruinent la santé - Big Pharma, Lobbys, Finance
Kevin Nivek a posté un sujet dans Toute la BD
Titre de l'album : Ils nous ruinent la santé - Big Pharma, Lobbys, Finance Scenariste de l'album : Collectif Dessinateur de l'album : Collectif Coloriste : Collectif Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : L'important, c'est la santé... Vraiment ? Alors que le manque de moyens de l'hôpital public est au coeur du débat en France depuis la pandémie, les exemples de rapports souvent compliqués et parfois contradictoires entre intérêts économiques et santé publique pullulent. Des sujets au coeur du travail de la cellule investigation de Radio France et de La Revue Dessinée, qui unissent pour la première fois leurs forces dans une édition spéciale inédite. Près de 200 pages d'enquêtes dessinées sur ces profits qui nuisent gravement à la santé. Critique : Ces enquêtes menées par les cellules d'investigations de Radiofrance, sont passionnantes tout en faisant froid dans le dos ! En effet, au cours des cinq chapitres vous aurez probablement une opinion différente (si ce n'est pas déjà le cas) sur certains groupes pharmaceutiques et/ou agroalimentaires, mais aussi et c'est assez gênant, sur nos élus politiques de tous bords... Vous commencerez avec "La bourse ou la vie", traitant des pénuries de médicaments, un phénomène assez récent ayant explosé en nombre avec des conséquences dramatiques. Vous découvrirez pourquoi, chiffres à l'appui et entretiens avec des représentants de Sanofi, fleuron français de la "big pharma" sur leurs stratégies, bien éloignées des patients et bien plus proches des actionnaires. La vente de la section Doliprane, ça vous rappelle quelque chose ? 😉 Ensuite on passe à " comme un poison dans l'eau" sur le scandale des eaux minérales mais aussi "de ville" , saturées en PFAS les polluants éternels. Nestlé en tête de proue d'un système de dissimulations et influences envers l'Etat pour continuer de produire malgré des résultats ne répondant aux normes d'hygiène tout en maintenant son label d'eau minérale naturelle ! Un sans faute pour le géant suisse sous l'oeil bienveillant de notre gouvernement... On continue avec "le poids des lobbys" justement, avec le nutriscore européen, une bien belle idée sur le papier, mais lorsque Ferrero et ses confrères s'en mêlent, les décisions changent pour notre plus grand malheur ! Une fois de plus, les consommateurs informés et aux moyens financiers convenables vont savoir ce qu'il faut acheter, mais quid des personnes défavorisées n'ayant pas le choix et manquant cruellement d'informations ? Yuka est une application gratuite, pensez-y 😉 On poursuit avec "management toxique" sur le suicide d'un anesthésiste à l'hôpital américain de Paris, haut lieu de soins réservés aux plus fortunés. Malgré quelques témoignages, ce qui se passe dans l'enceinte de l'établissement, reste dans l'établissement ! Vous finirez par "mauvais traitement" , une enquête sur les effets secondaires de traitements progestatifs aux conséquences dramatiques. L'écho au Mediator se fait ressentir... Fort heureusement le collectif d'auteurs(trices) parvient à mettre un peu d'humour dans ces pages, avec des parties graphiques cohérentes, bien souvent en ligne claire rendant la lecture fluide. La masse d'informations est importante mais au moyen de phrases chocs ou de petits diagrammes, on s'immerge et on saisit pleinement la portée des enquêtes. Un documentaire nécessaire et je le redis une nouvelle fois : passionnant ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-revue-dessinee-ils-nous-ruinent-la-sante-big-pharma-lobbys-finance/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement-
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Titre de l'album : La Reine et le dragon Scenariste de l'album : Vianello Dessinateur de l'album : Vianello Coloriste : Editeur de l'album : Mosquito Note : Résumé de l'album : Le navire du capitaine Julian Drake est attaqué par la reine des pirates, la redoutable Ching Shih. Elle lui laisse la vie sauve, mais commence pour l'Anglais une redoutable partie dans les mers de Chine... Critique : Après son diptyque Mongolie (Mosquito) fort réussi, l'auteur italien Vianello nous fait voyager dans les dangereuses mers de Chine ! Nous délaissons donc les contreforts de l'Himalaya pour une aventure maritime telle que Hugo Pratt n'aurait pas renié. On le sait, Vianello a été l'assistant du maître italien et ce travail se ressent dans ces superbes pages encrées. Des gueules de cinéma, des profils sévères et une expressivité des visages toute en nuances, cela respire l'élégance ! Nous découvrons donc la reine des pirates chinois se prenant d'amour et/ou de respect pour le courage du capitaine Drake lors de l'arraisonnement de son navire. Après une discussion empreinte de sensualité entre les deux commandants, Ching Shih ordonne de le laisser partir sauf et lui fournit une jonque. Des années après on retrouve Drake en capitaine de pirates cinglant en mer de Chine et recueillant un naufragé. Ce dernier semble richissime et lui demande de retrouver sa fille vraisemblablement kidnappée par des trafiquants d'êtres humains, nombreux dans ces eaux tumultueuses. Leur quête commune les mènera de rebondissements en rebondissements dont l'issue inévitable ne manquera pas de mener Drake vers la reine des pirates, maîtresse des lieux et trafics exercés. On navigue donc en compagnie du capitaine anglais philosophant sur le bien et le mal dans une mission qui a tout de la rédemption. Vianello sait nous transporter en très peu de pages dans des fresques d'aventures, où de simples regards suffisent à exprimer des émotions. Peu de longs discours mais des silences qui en disent long , chez l'artiste vénitien, la contemplation prime et on en redemande 😉 . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-reine-et-le-dragon/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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On continue les aventures d'Ange et on les poursuit sans ralentir : on est toujours pas loin de l'insertion d'histoire au chausse-pied tellement on fait entrer d'information dans un seul et unique tome. Pour être honnête, c'est un tout petit peu moins dense que dans le premier tome, avec une focalisation sur Ange, ses relations avec sa petite amie vietnamienne, et son lien avec l'héroïne. On prend plus le temps de regarder l'évolution de Largo (oups désolé, mais là, on n'est pas loin de H et de Dutch connection). On le voit tomber amoureux, et se servir de ses origines corse pour autre chose que de la magouille. Le personnage prend de l'ampleur et des responsabilités parmi les français d'Indochine, mais aussi pour les locaux et leur gestion de l'héroïne. On enchaine toujours scènes d'actions sur scènes d'aventures avec un grand nombre rebondissements... flirtant donc toujours avec le "trop". Un deuxième tome plutôt pas mal qui nous fait espérer un troisième encore plus posé.
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Titre de l'album : L'ange Corse tome 2 - Opium Scenariste de l'album : Loulou Dédola Dessinateur de l'album : Luca Ferrara Coloriste : Luca Ferrara Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : L'Ange Corse se passe dans l'Indochine française d'avant la seconde guerre mondiale, dans une France coloniale proche de l'agonie. Enfant, Ange a dû être exilé de sa Corse natale vers l'Asie après avoir tué l'homme qui venait de tuer son père. À 18 ans, il découvre que celui qui l'a recueilli trempe dans le proxénétisme et le trafic d'opium... Il est intégré à l'équipe où son instinct de survie, son apprentissage des armes, font de lui une recrue de choix... jusqu'au jour où il apprend que la famille Corse dont il fuit la vendetta arrive à Saigon pour prendre le contrôle du trafic de drogue. Philippe Francq, auteur de Largo Winch, a signé la préface du tome 1 de cette série prévue en 6 tomes. Critique : On continue les aventures d'Ange et on les poursuit sans ralentir : on est toujours pas loin de l'insertion d'histoire au chausse-pied tellement on fait entrer d'information dans un seul et unique tome. Pour être honnête, c'est un tout petit peu moins dense que dans le premier tome, avec une focalisation sur Ange, ses relations avec sa petite amie vietnamienne, et son lien avec l'héroïne. On prend plus le temps de regarder l'évolution de Largo (oups désolé, mais là, on n'est pas loin de H et de Dutch connection). On le voit tomber amoureux, et se servir de ses origines corse pour autre chose que de la magouille. Le personnage prend de l'ampleur et des responsabilités parmi les français d'Indochine, mais aussi pour les locaux et leur gestion de l'héroïne. On enchaine toujours scènes d'actions sur scènes d'aventures avec un grand nombre rebondissements... flirtant donc toujours avec le "trop". Un deuxième tome plutôt pas mal qui nous fait espérer un troisième encore plus posé. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/l-ange-corse-tome-2-opium?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Frankenstein Scenariste de l'album : David Sala Dessinateur de l'album : David Sala Coloriste : David Sala Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : En adaptant magistralement l'oeuvre de Mary Shelley, David Sala ne se contente pas de lui donner une sublime interprétation graphique. S'il a choisi ce roman parmi tout ce que compte de chefs-d'oeuvre la littérature, c'est qu'il y trouve une résonance particulière avec des thématiques qui lui sont chères : l'acceptation de la différence, la peur de l'inconnu, les violences faites aux minorités, la vindicte populaire... autant de sujets déjà abordés dans ses précédents albums, qu'il met ici en exergue pour faire de ce Frankenstein son album sans doute le plus personnel. Oubliez l'idée d'un récit romantique à la langue ampoulée du XIXe, Frankenstein est une oeuvre terriblement moderne, qui fait directement écho aux grands défits actuels de nos sociétés. À lire et faire lire impérativement ! Critique : Après le réalisateur Guillermo del Torro sur Netflix, c'est au tour de David Sala de poser sa version du grand roman de Mary Shelley : Frankenstein. Cette histoire ne vieillit pas et trouve même de nouveaux échos aux actualités récentes, une oeuvre intemporelle assurément. D'emblée on est frappé par le ton graphique donné, de la couleur pour des planches tirant vers l'impressionnisme avec une touche de Klimt pour la lumière et les visages. L'artiste s'amuse avec les proportions avec parfois des escaliers démesurément grands par rapport aux personnages, ou encore l'immensité de la nature environnant ces mêmes âmes en peine dans des cases se rapprochant de toiles de maîtres avec une silhouette perdue au milieu de dégradés et de reliefs. Le costume donné au monstre illustre parfaitement la volonté de l'auteur, avec un patchwork de couleurs tel une queue de paon virevoltant et tranchant avec les couleurs sombres du créateur Victor Frankenstein, torturé à souhait ! Ainsi la lumière vient de la laideur physique d'un géant rapiécé aux yeux vairons, perdu, cherchant un père qui le rejette et victime d'une société toujours aussi méfiante de "l'autre". On suit donc en parallèle le parcours des deux personnages dans une adaptation fidèle à la narration du livre, avec toute la dramaturgie que cela implique tant leurs liens sont compliqués ! Je ne vous ferai pas l'injure de vous raconter le cheminement de l'histoire, tout le monde la connait, ici il est plus question d'expérience de lecture ! En effet, David Sala prend son temps pour véhiculer les émotions perçues par les protagonistes, une main en frôlant une autre dans un découpage saccadé ou encore un visage puis un nez sentant les effluves environnantes, vous serez plongés à leurs côtés voire à leur place parfois ! Une bien belle édition pour un très beau livre à la pagination conséquente, qui risque fort de bousculer votre vision du mythe Frankenstein ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/frankenstein-9782203292710/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Après le réalisateur Guillermo del Torro sur Netflix, c'est au tour de David Sala de poser sa version du grand roman de Mary Shelley : Frankenstein. Cette histoire ne vieillit pas et trouve même de nouveaux échos aux actualités récentes, une oeuvre intemporelle assurément. D'emblée on est frappé par le ton graphique donné, de la couleur pour des planches tirant vers l'impressionnisme avec une touche de Klimt pour la lumière et les visages. L'artiste s'amuse avec les proportions avec parfois des escaliers démesurément grands par rapport aux personnages, ou encore l'immensité de la nature environnant ces mêmes âmes en peine dans des cases se rapprochant de toiles de maîtres avec une silhouette perdue au milieu de dégradés et de reliefs. Le costume donné au monstre illustre parfaitement la volonté de l'auteur, avec un patchwork de couleurs tel une queue de paon virevoltant et tranchant avec les couleurs sombres du créateur Victor Frankenstein, torturé à souhait ! Ainsi la lumière vient de la laideur physique d'un géant rapiécé aux yeux vairons, perdu, cherchant un père qui le rejette et victime d'une société toujours aussi méfiante de "l'autre". On suit donc en parallèle le parcours des deux personnages dans une adaptation fidèle à la narration du livre, avec toute la dramaturgie que cela implique tant leurs liens sont compliqués ! Je ne vous ferai pas l'injure de vous raconter le cheminement de l'histoire, tout le monde la connait, ici il est plus question d'expérience de lecture ! En effet, David Sala prend son temps pour véhiculer les émotions perçues par les protagonistes, une main en frôlant une autre dans un découpage saccadé ou encore un visage puis un nez sentant les effluves environnantes, vous serez plongés à leurs côtés voire à leur place parfois ! Une bien belle édition pour un très beau livre à la pagination conséquente, qui risque fort de bousculer votre vision du mythe Frankenstein !
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Titre de l'album : Ketsudan Scenariste de l'album : Mud Dessinateur de l'album : Julien Motteler Coloriste : Julien Motteler Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Harumi et Natsumé s'aiment et sont promis l'un à l'autre. Mais voici que Shogun élève Fuyusaru, père de Harumi, au rang de précepteur du jeune prince. Akitora, père de Natsumé, en prenant ombrage, humilie Fuyusaru qui se suicide. Dès lors, la voix de l'honneur commande à Natsumé de venger son père en tuant son futur beau-père. Que choisir ? L'honneur ? Ou l'amour ? Un choix cornélien, n'est-ce pas ? Mud et Motteler se sont approprié le Cid de Corneille, adaptant les dialogues aux consonances des noms japonais, avec un découpage au katana de pages aux confluences du franco-belge, du comics et du manga. Un joyau sombre comme les yeux maléfiques d'un yokaï. Critique : Attention, tenez-vous bien, résumé express : Kestudan c'est... le Cid de Corneille. Si si souvenez-vous : Nous partîmes cinq cents et par un prompt renfort, nous nous vîmes trois mille en arrivant au port. Et bien Kestudan, c'est exactement ca. Mais exactement. Enfin en tout cas cette phrase. Car Kestudan c'est l'adaptation fidèle du texte de Corneille, changeant juste les nom et les ennemis pour le rendre crédible dans un univers japonais. Et ça marche vraiment pas mal. Si le phrasé fait un peu bizarre au début, mais ca aurait été le cas même en relisant Corneille, l'histoire elle-même s'adapte parfaitement à un contexte féodal-fantastique du Japon du XVIIIieme siècle. Porté par un dessin superbe à la croisée du manga et de la BD européenne, ce Kestudan nous offre une lecture rafraichissante d'une des œuvres mythiques de la littérature. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/ketsudan?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
