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  1. The_PoP

    Son of a gun !

    En matière de Western, j'avoue que je suis un brin réac', et surtout mal habitué aux planches magnifiques dans un style traditionnel. Ce one shot ne rentre clairement pas dans cette catégorie du point de vue du dessin, se rapprochant plutôt des canons du roman graphique que de mes Western préférés. Le dessin est propre, les personnages bien représentés et les mises en scènes dynamiques et claires, alors c'est vraiment une question de goûts personnel qui fait que moi j'ai eu un petit peu de mal à m'immerger. Du côté du scénario de Philippe Pelaez on a là une aventure riche en rebondissements avec des personnages bien pensés, et même si l'on voit venir certaines ficelles depuis un peu loin, on appréciera les hommages aux Western de cinéma disséminés tout au long des pages. J'ai eu plus de mal par contre avec le décalage entre certaines situations assez dures, et le ton global humoristique. Quoiqu'il en soit, c'est un one shot sympathique, qui s'éloigne des canons du genre pour parfois nous surprendre, mais qu'il ne faut pas ouvrir en espérant un western classique.
  2. The_PoP

    Son of a gun !

    Titre de l'album : Son of a gun ! Scenariste de l'album : Philippe Pelaez Dessinateur de l'album : Sébastien Corbet Coloriste : Sébastien Corbet Editeur de l'album : Grand Angle Note : Résumé de l'album : Un shérif improvisé, une prime colossale et... la chèvre la plus futée de tout le Far West. Dans le Mexique poussiéreux des pistoleros et des bandits, Kentucky T. McBride n'a qu'une certitude : l'argent est toujours du bon côté du colt. Fraîchement élu shérif d'une ville qu'il vient de braquer, il élimine ses complices, encaisse la prime... et se lance à la poursuite du dernier voleur en cavale.Mais les choses se compliquent lorsqu'il croise la route d'une chasseuse de primes intraitable, d'un nain bavard et d'une chèvre qui pourrait tout faire basculer.La cavale se transforme alors en une course effrénée pourmettre la main sur un trésor aussi explosif que convoité. Critique : En matière de Western, j'avoue que je suis un brin réac', et surtout mal habitué aux planches magnifiques dans un style traditionnel. Ce one shot ne rentre clairement pas dans cette catégorie du point de vue du dessin, se rapprochant plutôt des canons du roman graphique que de mes Western préférés. Le dessin est propre, les personnages bien représentés et les mises en scènes dynamiques et claires, alors c'est vraiment une question de goûts personnel qui fait que moi j'ai eu un petit peu de mal à m'immerger. Du côté du scénario de Philippe Pelaez on a là une aventure riche en rebondissements avec des personnages bien pensés, et même si l'on voit venir certaines ficelles depuis un peu loin, on appréciera les hommages aux Western de cinéma disséminés tout au long des pages. J'ai eu plus de mal par contre avec le décalage entre certaines situations assez dures, et le ton global humoristique. Quoiqu'il en soit, c'est un one shot sympathique, qui s'éloigne des canons du genre pour parfois nous surprendre, mais qu'il ne faut pas ouvrir en espérant un western classique. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/son-of-a-gun-histoire-complete/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  3. Titre de l'album : L'ombre des lumières - Tome 3 - Le démon des Grands Lacs Scenariste de l'album : Alain Ayroles Dessinateur de l'album : Richard Guérineau Coloriste : Richard Guérineau Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : La guerre gronde dans les sauvages Amériques. Le chevalier de Saint-Sauveur ne s'en soucie guère. Seule lui importe la réussite de son pari : l'innocente Aimée d'Archambaud doit épouser un Iroquois ! Pour cela, l'infâme libertin est prêt aux plus tortueuses manigances. Coups de tomahawk et réparties cinglantes vont fuser dans le silence de la forêt ! Critique : Allez hop, je rattrape un petit peu de ma pile à lire sur ces vacances de Noël ou j'ai été allité pendant les quinze jours. J'ai un grief contre cette série, sachez le. Si j'avais trouvé le premier tome plutôt bien, je l'avais revendu car le personnage principal ne me plaisait pas, et la vacuité globale des histoires de cour française m'avait laissé de marbre. Bien mal m'en a pris puisque dès le second tome, le décor changeait du tout au tout, nous amenant alors en Nouvelle France pour des aventures que je jugeais de loin alléchantes. Il m'aura fallut attendre le troisième tome pour réparer mon erreur initiale et racheter ainsi les 3 tomes que j'ai dévorés les uns derrières les autres. Et ce tome 3 est tout aussi excellent que le précédent. Les aventures au Canada francophone sont superbes et bien menées, le parfum du Dernier des mohicans est omniprésent et c'est loin de me déplaire. Je trouve que les personnages secondaires prennent de l'étoffe et contrebalancent habilement l'exécrable marquis de saint sauveur. Graphiquement c'est toujours aussi joli et je me suis régalé tout le long de ces 72 pages. Attention par contre ce n'est pas la fin de la série. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/l-ombre-des-lumieres-tome-3-le-demon-des-grands-lacs/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  4. Titre de l'album : L'escadron Bleu, 1945 Scenariste de l'album : Virginie Ollagnier Dessinateur de l'album : Yan Le Pon Coloriste : Yan Le Pon Editeur de l'album : Dupuis - Air Libre Note : Résumé de l'album : Madeleine Pauliac a seulement 31 ans quand, médecin pédiatre à l'Hôpital des enfants malades à Paris, elle s'engage dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale et participe à la libération de Paris. Quelques mois plus tard, en avril 1945, alors que la fin du conflit sonne enfin, débute pour elle un autre combat. Engagée dans l'armée en tant que médecin-lieutenant des Forces françaises de l'intérieur (FFI), elle est envoyée à Moscou puis à Varsovie par le général de Gaulle avec un groupe d'infirmières-ambulancières pour assurer le rapatriement sanitaire des Français, libérés par l'Armée Rouge, qui errent en Pologne et de ceux qui sont encore retenus prisonniers par Staline. Par un arrêté du ministère des Prisonniers, Déportés, Réfugiés (PDR), la Croix-Rouge française mobilise en effet des équipes d'urgence (conductrices, infirmières, secouristes et simples bénévoles) pour participer au retour des Français libérés. Dans le même temps, elle déploie des délégations à l'étranger, en Allemagne, en Autriche et en Pologne, principalement, pour appuyer les missions de rapatriement créées par ce même ministère. Ainsi, infirmières, Infirmières pilotes secouristes de l'air (IPSA), assistantes sociales et conductrices-ambulancières de la Croix-Rouge française sont mises à disposition des armées. Madeleine Pauliac, quant à elle, est nommée médecin-chef de l'hôpital français de Varsovie et déléguée de la Croix-Rouge française en Pologne. Après les aventures de Madeleine Riffaud - grande résistante et engagée politique, femme de lettres et aventurière -, véritable joyaux de la collection « Aire Libre », la prestigieuse collection des éditions Dupuis accueille l'odyssée d'une autre Madeleine, celle de l'officier médecin Pauliac et de son groupe d'infirmières-ambulancières de l'Escadron bleu. Une oeuvre de la scénariste-romancière Virginie Ollagnier (Ils ont tué Oppenheimer, Nellie Bly) et du dessinateur Yan Le Pon qui adaptent le récit Madeleine Pauliac, l'insoumise de Philippe Maynial, son neveu Critique : Quand une histoire vous marque ou vous surprend et qu'elle est historique ou tiré d'une autre, on a toujours du mal à savoir si c'est l'histoire elle-même qui vous marque ou bien l'adaptation en BD. C'est définitivement le cas ici. Je ne connaissais pas l'histoire de cet escadron bleue. Je n'avais même jamais rien lu sur la problématique dont on parle ici : la récupération des soldats français disséminés dans l'Europe d'après-guerre. Des soldats prisonniers ou retenus contre leur gré par les alliés de circonstance devenue ennemie politique. Des soldats qui pensent que, la guerre étant finie, ils vont pouvoir rentrer chez eux mais se retrouvent pris dans les méandres de la politique internationale. Des soldats blessés qui ne devront leur survie qu'à leurs anges bleus venus les extirper de les "prisons". Ces missions à haut risques étaient confiées à des femmes courageuses et déterminées. Des femmes qui méritent notre respect et dont l'histoire mérite d'être connue. Et cette BD est un excellent média pour découvrir l'histoire de ces femmes ! Si l'on pourrait reprocher un souci de différenciation entre les deux époques de notre histoire (l'enterrement et le passé), on ne peut nier la qualité du dessin et du travail de découpage de toutes ces missions. Travail pas si facile à faire au vu du nombre important de missions de l'escadron bleu. En bref, si vous ne connaissez pas l'histoire de cet escadron, je ne peux que vous encourager à lire cette bd ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/l-escadron-bleu-1945-9791034768516?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  5. poseidon2

    L'escadron Bleu, 1945

    Quand une histoire vous marque ou vous surprend et qu'elle est historique ou tiré d'une autre, on a toujours du mal à savoir si c'est l'histoire elle-même qui vous marque ou bien l'adaptation en BD. C'est définitivement le cas ici. Je ne connaissais pas l'histoire de cet escadron bleue. Je n'avais même jamais rien lu sur la problématique dont on parle ici : la récupération des soldats français disséminés dans l'Europe d'après-guerre. Des soldats prisonniers ou retenus contre leur gré par les alliés de circonstance devenue ennemie politique. Des soldats qui pensent que, la guerre étant finie, ils vont pouvoir rentrer chez eux mais se retrouvent pris dans les méandres de la politique internationale. Des soldats blessés qui ne devront leur survie qu'à leurs anges bleus venus les extirper de les "prisons". Ces missions à haut risques étaient confiées à des femmes courageuses et déterminées. Des femmes qui méritent notre respect et dont l'histoire mérite d'être connue. Et cette BD est un excellent média pour découvrir l'histoire de ces femmes ! Si l'on pourrait reprocher un souci de différenciation entre les deux époques de notre histoire (l'enterrement et le passé), on ne peut nier la qualité du dessin et du travail de découpage de toutes ces missions. Travail pas si facile à faire au vu du nombre important de missions de l'escadron bleu. En bref, si vous ne connaissez pas l'histoire de cet escadron, je ne peux que vous encourager à lire cette bd !
  6. Titre de l'album : Gueule de cuir - Tome 3 - Le roi des tombes Scenariste de l'album : Pierre Pevel Dessinateur de l'album : Stéphane Créty Coloriste : Jérôme Maffre Editeur de l'album : Drakoo Note : Résumé de l'album : Gueule-de-cuir, c'est Batman sous Louis XIII. Une histoire de cape et d'épée sombre et violente, teintée d'ésotérisme et traitée selon les codes du comics adulte. An 1634. Dans la France de Louis XIII et de Richelieu, la magie noire et l'alchimie sont puissantes et craintes. Alors que le terrible Roi des Tombes règne sans partage sur les bas-fonds de Paris, une mystérieuse brume rouge se lève la nuit dans les rues de la capitale. Pourquoi ? Qu'annonce-t-elle ? Gueule-de-cuir de devra le découvrir et empêcher l'horreur qui s'annonce, quitte à sacrifier son âme au Zodiaque du Diable. Critique : Voici la conclusion de la trilogie d'aventure fantastique dans la France de Richelieu imaginée par le romancier de fantasy à la Française Pierre Pevel et rendue sous crayon par Stéphane Créty ! Le rythmes de parution a été très soutenu pour une série de cette envergure puisque le premier tome n'est paru qu'en janvier 2024. Mais tant mieux pour nous lecteur, puisqu'on clôture cette intrigue avec un dénouement complet dans ce tome 3. Le zodiaque du diable va abattre toutes ses cartes et se dévoiler presque au grand jour, les enjeux s'élèvent et il revient à gueule de cuir de mettre un terme à tout cela. Si les dessins de Stéphane Créty excellent toujours autant dans ce style d'aventure de cape et d'épées, une fois n'est pas coutume, je regrette un peu les choix de colorisation de l'excellent Jérôme Maffre. Si l'ambiance presque apocalyptique est bien rendue, je trouve qu'il a manqué quelques respirations dans des tons moins chargés et moins connotés. Alors certes le côté oppressant de ce final est bien rendu, mais je trouve qu'on y perd grandement l'ambiance de cape et d'épée et de ce Paris de Richelieu. J'ai également trouvé la conclusion du dénouement un peu rapide et simple finalement, j'espérais une lutte plus opiniâtre entre les deux protagonistes principaux. Ceci dit, je fais la ma fine bouche car sur une série complète en 3 épisodes, on n'a finalement pas le temps de trop de circonvolution surtout dans un monde fantastique qu'il convient de poser. Gueule de cuir est une excellente série de cape et d'épées dans un monde de fantasy à la française comme Pierre Pevel sait si bien les concevoir. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/gueule-de-cuir-tome-3/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  7. Kevin Nivek

    Robinson Crusoé

    Le maître italien revient avec l'adaptation du roman mondialement connu de Daniel Defoe, Robinson Crusoé ! Sa patte d'encre se pose sur l'ermite malgré lui et Vendredi son acolyte dans une aventure menée tambours battants. Un livre de plus de 500 pages à raconter au fil de 64 pages dessinées n'est pas une mince affaire et si les événements s'enchainent un peu trop vite parfois, l'auteur italien a réussi à tirer la quintessence du roman en gardant les étapes fondatrices. De ses envies d'ailleurs en Angleterre à son parcours maritime le menant inexorablement vers ce destin "d'îlien" , les ellipses jalonnent le chemin de Robinson, remarquablement illustré par Toppi et son style caractéristique. Les visages marqués par les épreuves, les décors alternant simplicité ou cases détaillées et l'océan omniprésent avec son ressac effaçant le temps qui passe, le dépaysement est total ! L'auteur se penche sur la psychologie du naufragé et sa façon d'évoluer au sein d'une nature hostile. Solitude, résilience, confrontation à soi-même et son vécu qui n'est pas épargné, en effet Robinson dans une quête mercantile n'aurait pas hésité à pratiquer la traite négrière si le hasard ne l'avait pas mené sur son île ! Sa rencontre avec Vendredi bousculera ses certitudes et même s'il espère toujours rentrer chez lui malgré les années qui passent, sa vision du monde s'en trouvera profondément changée ! Une adaptation qui aurait mérité deux tomes à la manière d'un Chabouté reprenant Moby Dick, mais qui vous fera voyager et peut-être découvrir un grand classique de la littérature anglaise !
  8. Titre de l'album : Robinson Crusoé Scenariste de l'album : Sergio Toppi Dessinateur de l'album : Sergio Toppi Coloriste : Editeur de l'album : Mosquito Note : Résumé de l'album : Suite à un naufrage, Robinson Crusoe doit survivre des années durant sur une île déserte l'arrivée de cannibales va bouleverser sa vie solitaire... Critique : Le maître italien revient avec l'adaptation du roman mondialement connu de Daniel Defoe, Robinson Crusoé ! Sa patte d'encre se pose sur l'ermite malgré lui et Vendredi son acolyte dans une aventure menée tambours battants. Un livre de plus de 500 pages à raconter au fil de 64 pages dessinées n'est pas une mince affaire et si les événements s'enchainent un peu trop vite parfois, l'auteur italien a réussi à tirer la quintessence du roman en gardant les étapes fondatrices. De ses envies d'ailleurs en Angleterre à son parcours maritime le menant inexorablement vers ce destin "d'îlien" , les ellipses jalonnent le chemin de Robinson, remarquablement illustré par Toppi et son style caractéristique. Les visages marqués par les épreuves, les décors alternant simplicité ou cases détaillées et l'océan omniprésent avec son ressac effaçant le temps qui passe, le dépaysement est total ! L'auteur se penche sur la psychologie du naufragé et sa façon d'évoluer au sein d'une nature hostile. Solitude, résilience, confrontation à soi-même et son vécu qui n'est pas épargné, en effet Robinson dans une quête mercantile n'aurait pas hésité à pratiquer la traite négrière si le hasard ne l'avait pas mené sur son île ! Sa rencontre avec Vendredi bousculera ses certitudes et même s'il espère toujours rentrer chez lui malgré les années qui passent, sa vision du monde s'en trouvera profondément changée ! Une adaptation qui aurait mérité deux tomes à la manière d'un Chabouté reprenant Moby Dick, mais qui vous fera voyager et peut-être découvrir un grand classique de la littérature anglaise ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/robinson-crusoe-9782493343567/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  9. poseidon2

    Arrière-cuisine

    Qui de l'oeuf ou de la poule est arrivé en premier ? Temporellement parlant, j'aurais tendance à dire... l'ours. Blague à part, on pourrait réellement résumer ce "Arrière-cuisine" comme la saison 4 de the bear avec une cheffe à la place d'un chef. Mais ce du début à la fin ! C'en est presque troublant... Et en tant que fan de the Bear diminue un peu mon coup de cœur tellement c'est identique. Je pense que les deux parlent des problématiques "standard" de la tenue d'un restaurant..... mais quand même. Apres si vous n'avez pas vu the Bear, et que vous aimez la cuisine, vous pouvez y aller ! Ce one shot est très bien écrit, très bien pensé avec des personnages très "réalistes", chacun ayant ses problématiques de vies, problématiques pesant sur le restaurant ou leur état physique. On y voit bien la complexité de la tenue du restaurant, le stress des notations, le jugement des gens qui ne comprennent pas la passion et l'ambiance dans une équipe de cuisine. Des problèmes de trésorerie aux concours de chefs en passant par la problématique de la gestion de l'équipe, ce one shot est une bonne description de la vie d'un restaurant visant le haut niveau.... comme The Bear.
  10. Titre de l'album : Arrière-cuisine Scenariste de l'album : Katriona Chapman Dessinateur de l'album : Katriona Chapman Coloriste : Katriona Chapman Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : La jeune trentaine, Claudia est en passe de devenir une véritable star de la scène culinaire. Alors qu'elle s'efforce de faire connaître son restaurant d'un quartier hype du Sud-Est de Londres, le Alley, elle décide de participer au prochain concours du Chef de l'année. Tout cela, alors qu'elle tente également de se faire un nom, loin de l'ombre de son célèbre père chef cuisinier français, à la retraite. À l'approche du concours, la tension monte, la pressions des affaires, de la famille et de l'amitié menacent de bouleverser son univers. Pour ce livre, Katriona Chapman donne vie à l'atmosphère sous tension de la vie d'un restaurant. Ses personnages, la chef Claudia, sa meilleure amie et sous-chef Lisa, et le barman Ben sonnent on ne peut plus juste. Le lecteur s'installe à la meilleure table et observe avec gourmandise les envies et les doutes des différents personnages, dans leurs vies personnelles comme professionnelles. Après le très remarqué Breakwater (élu l'un des meilleurs romans graphiques de 2020 pour le New York Times), Katriona Chapman revient avec un récit intimiste au coeur d'un restaurant londonien à la mode. Arrière-cuisine parait quasi simultanément en France et aux USA chez Fantagraphics. Critique : Qui de l'oeuf ou de la poule est arrivé en premier ? Temporellement parlant, j'aurais tendance à dire... l'ours. Blague à part, on pourrait réellement résumer ce "Arrière-cuisine" comme la saison 4 de the bear avec une cheffe à la place d'un chef. Mais ce du début à la fin ! C'en est presque troublant... Et en tant que fan de the Bear diminue un peu mon coup de cœur tellement c'est identique. Je pense que les deux parlent des problématiques "standard" de la tenue d'un restaurant..... mais quand même. Apres si vous n'avez pas vu the Bear, et que vous aimez la cuisine, vous pouvez y aller ! Ce one shot est très bien écrit, très bien pensé avec des personnages très "réalistes", chacun ayant ses problématiques de vies, problématiques pesant sur le restaurant ou leur état physique. On y voit bien la complexité de la tenue du restaurant, le stress des notations, le jugement des gens qui ne comprennent pas la passion et l'ambiance dans une équipe de cuisine. Des problèmes de trésorerie aux concours de chefs en passant par la problématique de la gestion de l'équipe, ce one shot est une bonne description de la vie d'un restaurant visant le haut niveau.... comme The Bear. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/arriere-cuisine-9782754848091?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  11. The_PoP

    La terre verte

    Titre de l'album : La terre verte Scenariste de l'album : Alain Ayroles Dessinateur de l'album : Hervé Tanquerelle Coloriste : Merlet Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Aux derniers temps du Moyen Age, les ultimes descendants des Vikings tentent désespérément de survivre sur les rivages glacés du Groenland. Un homme au lourd passé, en quête d'une seconde chance, débarque parmi eux. Leur apportera-t-il le salut ou précipitera-t-il l'effondrement de la « Terre verte » ? Critique : Sur les conseils avisés de Kevin, qui s'est pourtant bien gardé d'en faire la chronique, j'ai investi dans "La terre verte". je dis investis, car un album à 35€, on commence à y réfléchir à deux fois avant de franchir le pas. Sauf que là, on a un pavé de 256 pages, dense, beau, et que sur la couverture il est indiqué que M. Ayroles en a écris le scénario. Alors je ne sais pas pour vous, mais moi M. Ayroles, je trouve que ce qu'il écrit arrive toujours à réussir l'exploit d'être intelligent ET romanesque. Une bonne raison donc de lui faire confiance. Si le dessin de Hervé Tanquerelle est remarquable a plus d'un titre, et qu'il attirera beaucoup de monde, je vous avoue que ce n'est pas mon style préféré, mais c'est vraiment une histoire de goûts et de couleur, et peut être aussi de son amour pour les gueules bien marquées. Il n'empêche que je m'incline face à la qualité du travail, des découpages, des ambiances, et à la réussite totale des personnages. C'est très bien, et si ce n'est pas vraiment votre style au départ, vous aurez oublié comme moi dès la 10ème page que vous aviez des réticences ou des pudeurs de gazelle. Le scénario d'Alain Ayroles est une nouvelle fois une merveille de finesse, d'analyse de l'homme, tout en conservant pourtant à chaque page, un sens de la narration et du drame à toute épreuve. Impossible de ne pas succomber pour ma part, c'est vraiment excellent, et cela ne ressemble pas à grand chose que vous ayez déjà lu. Bref, faites comme moi foncez rattraper votre retard, car c'est une bd que définitivement on aura bien du mal à oublier ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/la-terre-verte/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  12. Titre de l'album : Naufrage en Patagonie Scenariste de l'album : Christian Perrissin Dessinateur de l'album : Matthieu Blanchin Coloriste : Matthieu Blanchin Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : En septembre 1740, une escadre anglaise quitte Portsmouth à destination des mers du Sud. Son chef, le Commodore Anson, a pour mission d'attaquer et piller les prospères colonies espagnoles du Chili et du Pérou. Après une longue et pénible traversée de l'océan Atlantique, les vaisseaux atteignent le cap Horn à la mauvaise saison et subissent une succession de tempêtes qui les dispersent durablement. Après avoir raconté l'histoire de l'escadre du Commodore Anson, les auteurs se penchent sur le destin tragique d'un des navires, le Wager, d'après les souvenirs de John Byron, aspirant à bord du bateau et l'un des rares survivants. Un grand récit historique au souffle épique. Critique : Les explorateurs, pirates autant que navigateurs ont le vent en poupe (hihi) depuis 2 ans. Les éditions Futuropolis nous livre le leur avec un récit de naufrage pur. Un récit qui passe par toutes les étapes : Des mauvaises décisions du capitaine, à la survie en autarcie aux rencontres avec les locaux. Ce qui démarque particulièrement cet album, c'est l'accent mis sur la tentative de respect de la hiérarchie une fois le navire échoué. Une tentative qui tient autant de l'espoir de maintenir un semblant de civilisation que de l'envie des gradés de maintenir leurs privilèges. Un parti prit narratif qui se démarque des classiques du genre en ne cherchant pas non plus à faire passer le capitaine pour un héros. Entre décisions abracadabrantesques des dirigeants, volonté de révolte et essais de sortie de la nasse, cette histoire complète nous montre à quel point la survie était compliquée, mais pouvait aussi dépendre de choix jamais faciles à prendre. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/naufrage-en-patagonie?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  13. Titre de l'album : L'addiction s'il vous plait - Les confessions d'un alcoolique qui se soigne Scenariste de l'album : Terreur Graphique Dessinateur de l'album : Terreur Graphique Coloriste : Terreur Graphique Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Un récit intime, drôle et bouleversant sur la dépendance à l'alcool ! Né sur Instagram, L'Addiction, s'il vous plaît est bien plus qu'un témoignage : c'est une plongée sans filtre dans le combat de Terreur Graphique contre l'alcool. Avec une sincérité rare, l'auteur explore toutes les dimensions de cette addiction : héritage familial, blessures enfouies, quête de reconnaissance, pression sociale, influence de la pop culture... Entre humour noir, lucidité implacable et émotions à vif, il signe une oeuvre aussi drôle que déchirante, où chaque page sonne juste. Sans doute le livre le plus fort et le plus abouti de Terreur Graphique. Critique : Après une première incursion dans l'exposition de son alcoolisme avec Lorsque j'ai un peu trop picolé la veille... (édition Cambourakis) paru il y a 10 ans, le trublion Terreur Graphique revient de façon plus sérieuse sur cette terrible addiction dans ce témoignage sincère : L'addiction, s'il vous plaît ! Affublé d'une tête de chien, il revient sur sa vie d'ancien alcoolique dans une chronologie éparse et parfois brouillonne mais le représentant bien. Il ne s'épargne rien dans ce récit brut dont le fil conducteur serait son entretien avec le médecin du CSAPA (centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie). La famille, les amis, le passé douloureux et son cortège de failles enfouies, les influences, tout y passe sous son trait acéré et sa trichromie acidifiée. Un sujet grave néanmoins abordé avec humour et de nombreuses références à la culture pop. L'auteur étant de la fin des années 70, j'ai le même âge et me suis bien retrouvé dans ces allusions aux héros de notre enfance et autres références télévisuelles. Un humour noir enrobant le récit de façon convaincante, mais sans atténuer les souffrances physiques et psychiques liées à cette maladie. Une parution en janvier propice à cette mode du "dry january" qui ferait bien s'allonger de quelques mois ! Car on le rappelle, il vaut mieux ne jamais sombrer dans l'alcoolisme sous peine de ne plus jamais en boire de sa vie une fois le sevrage réussi. Vous replongeriez aussitôt au premier nouveau verre... Cela doit rester un plaisir éphémère et sans caractère obligatoire à chaque fête ou événement. En revanche ce témoignage audacieux est à lire sans modérations, vous apprendrez beaucoup sur le parcours à effectuer (et peut-être sur vous même) pour s'en sortir et les aides mises à disposition par la sécurité sociale. Proche de l'actualité, vous retrouvez l'auteur chaque semaine dans le journal Libération avec quelques planches publiées. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/l-addiction-s-il-vous-plait-les-confessions-d-un-alcoolique-qui-se-soigne/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  14. Après une première incursion dans l'exposition de son alcoolisme avec Lorsque j'ai un peu trop picolé la veille... (édition Cambourakis) paru il y a 10 ans, le trublion Terreur Graphique revient de façon plus sérieuse sur cette terrible addiction dans ce témoignage sincère : L'addiction, s'il vous plaît ! Affublé d'une tête de chien, il revient sur sa vie d'ancien alcoolique dans une chronologie éparse et parfois brouillonne mais le représentant bien. Il ne s'épargne rien dans ce récit brut dont le fil conducteur serait son entretien avec le médecin du CSAPA (centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie). La famille, les amis, le passé douloureux et son cortège de failles enfouies, les influences, tout y passe sous son trait acéré et sa trichromie acidifiée. Un sujet grave néanmoins abordé avec humour et de nombreuses références à la culture pop. L'auteur étant de la fin des années 70, j'ai le même âge et me suis bien retrouvé dans ces allusions aux héros de notre enfance et autres références télévisuelles. Un humour noir enrobant le récit de façon convaincante, mais sans atténuer les souffrances physiques et psychiques liées à cette maladie. Une parution en janvier propice à cette mode du "dry january" qui ferait bien s'allonger de quelques mois ! Car on le rappelle, il vaut mieux ne jamais sombrer dans l'alcoolisme sous peine de ne plus jamais en boire de sa vie une fois le sevrage réussi. Vous replongeriez aussitôt au premier nouveau verre... Cela doit rester un plaisir éphémère et sans caractère obligatoire à chaque fête ou événement. En revanche ce témoignage audacieux est à lire sans modérations, vous apprendrez beaucoup sur le parcours à effectuer (et peut-être sur vous même) pour s'en sortir et les aides mises à disposition par la sécurité sociale. Proche de l'actualité, vous retrouvez l'auteur chaque semaine dans le journal Libération avec quelques planches publiées.
  15. Kevin Nivek

    Altermonde

    Après le passionnant Islander (Glénat) paru l'an dernier, un autre thriller écologique s'ajoute aux parutions BD avec cette adaptation d'un roman de Nicolas Debandt ! 2112, un futur proche et une France coupée en deux ( aux limites de Vichy sur la carte ce qui rappelle d'étranges souvenirs) avec un énorme mur surveillé par des drones et des militaires afin de juguler voire empêcher les intrusions migratoires venant du sud. Mais ce n'est pas tout, en plus du sud fuyant les chaleurs étouffantes, nous avons aussi les populations du nord tentant d'échapper aux éruptions volcaniques d'Islande ! Ainsi un autre mur a été érigé aux abords de la Manche ! C'est dans ce contexte que l'on découvre la famille qui constituera le fil rouge de cette "aventure" , coincée entre ces deux "retenues" et vivant dans ses certitudes. Lorsqu'un feu énorme se déclenche ils n'ont pas d'autre choix que fuir au sud en traversant un Rhône bien maigre, et bientôt ceux qui rejetaient les migrations du sud vont se retrouver à leur tour dans cette situation en atteignant une ville de Marseille incandescente. Une course contre la montre haletante s'engage dans cet univers convaincant et plausible. En effet, on imagine tout à fait un avenir proche dépeint comme celui-ci, tant le réalisme est accru et profond. On est aux limites de la fiction tant cet avenir semble nous tendre les bras si nous ne changeons rien d'ici là ! Le dessin assez réaliste de Paolo Antiga est assez immersif, il dégage beaucoup de tension dans ses cases où les événements s'enchainent à toute allure. On lui reprochera un certain de manque de détails en arrières-plans mais l'ensemble académique est de bonne facture le tout baigné dans une ambiance chaude à l'image de ses couleurs aux notes de jaunes orangés. Un très bon one-shot anticipatif aux thèmes écologiques actuels.
  16. Kevin Nivek

    Altermonde

    Titre de l'album : Altermonde Scenariste de l'album : Harry Bozino Dessinateur de l'album : Paolo Antiga Coloriste : Editeur de l'album : Les humanoides associés Note : Résumé de l'album : 2112. La Terre est ravagée par le réchauffement climatique. Seuls quelques privilégiés vivent encore décemment, abrités derrière un Mur qui les sépare des migrations de masse et des conditions extrêmes du Sud... Mais quand un mégafeu commence à dévorer Lyon par le nord, les habitants n'ont d'autre choix que de fuir par-delà le Mur, dans un territoire qu'ils avaient jusqu'ici abandonné à son triste sort. Un père et sa fille se retrouvent chassés de ce monde qui se pensait à l'abri de tout, avec pour seul espoir de trouver refuge auprès de ceux qu'ils ont toujours rejetés... Critique : Après le passionnant Islander (Glénat) paru l'an dernier, un autre thriller écologique s'ajoute aux parutions BD avec cette adaptation d'un roman de Nicolas Debandt ! 2112, un futur proche et une France coupée en deux ( aux limites de Vichy sur la carte ce qui rappelle d'étranges souvenirs) avec un énorme mur surveillé par des drones et des militaires afin de juguler voire empêcher les intrusions migratoires venant du sud. Mais ce n'est pas tout, en plus du sud fuyant les chaleurs étouffantes, nous avons aussi les populations du nord tentant d'échapper aux éruptions volcaniques d'Islande ! Ainsi un autre mur a été érigé aux abords de la Manche ! C'est dans ce contexte que l'on découvre la famille qui constituera le fil rouge de cette "aventure" , coincée entre ces deux "retenues" et vivant dans ses certitudes. Lorsqu'un feu énorme se déclenche ils n'ont pas d'autre choix que fuir au sud en traversant un Rhône bien maigre, et bientôt ceux qui rejetaient les migrations du sud vont se retrouver à leur tour dans cette situation en atteignant une ville de Marseille incandescente. Une course contre la montre haletante s'engage dans cet univers convaincant et plausible. En effet, on imagine tout à fait un avenir proche dépeint comme celui-ci, tant le réalisme est accru et profond. On est aux limites de la fiction tant cet avenir semble nous tendre les bras si nous ne changeons rien d'ici là ! Le dessin assez réaliste de Paolo Antiga est assez immersif, il dégage beaucoup de tension dans ses cases où les événements s'enchainent à toute allure. On lui reprochera un certain de manque de détails en arrières-plans mais l'ensemble académique est de bonne facture le tout baigné dans une ambiance chaude à l'image de ses couleurs aux notes de jaunes orangés. Un très bon one-shot anticipatif aux thèmes écologiques actuels. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/altermonde/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  17. poseidon2

    Naufrage en Patagonie

    Les explorateurs, pirates autant que navigateurs ont le vent en poupe (hihi) depuis 2 ans. Les éditions Futuropolis nous livre le leur avec un récit de naufrage pur. Un récit qui passe par toutes les étapes : Des mauvaises décisions du capitaine, à la survie en autarcie aux rencontres avec les locaux. Ce qui démarque particulièrement cet album, c'est l'accent mis sur la tentative de respect de la hiérarchie une fois le navire échoué. Une tentative qui tient autant de l'espoir de maintenir un semblant de civilisation que de l'envie des gradés de maintenir leurs privilèges. Un parti prit narratif qui se démarque des classiques du genre en ne cherchant pas non plus à faire passer le capitaine pour un héros. Entre décisions abracadabrantesques des dirigeants, volonté de révolte et essais de sortie de la nasse, cette histoire complète nous montre à quel point la survie était compliquée, mais pouvait aussi dépendre de choix jamais faciles à prendre.
  18. Titre de l'album : Le tombeau de la comète Scenariste de l'album : Quentin Rigaud | Élodie Portela Vidal Dessinateur de l'album : Quentin Rigaud | Élodie Portela Vidal Coloriste : Quentin Rigaud | Élodie Portela Vidal Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Une comète mystérieuse s'abattit sur Terre changeant à jamais le Monde : la faune et la flore furent altérées à la défaveur des humains qui périrent dans leur majorité, pétrifiés sur place ou décimés par les animaux devenus chimériques et géants. Une poignée d'entre eux cependant survécurent et se découvrirent un nouveau don : celui de façonner d'immenses golems de métal pour se défendre. 40 ans plus tard, un groupe d'humains fut contraint de parcourir le monde hostile à la recherche d'un nouveau foyer. De cette fuite naîtra une aventure collective faite de peurs, de solidarité et d'émerveillement. Une quête inattendue pour découvrir et comprendre enfin ce message tombé du ciel... Critique : Nouveau one shot dans la collection Combo avec un one shot post apocalyptique qui nous livre une fable écologique haute en couleurs. C'est ce qui choc le plus dans ce "Le tombeau de la comète" : une colorisation jamais vu auparavant expliqué, en fin d'album, par un travail à 4 mains de nos auteurs. Un travail de superposition graphique qui offre un rendu étonnant, mariant la ligne claire de la BD avec des fondus colorés enivrants et mystiques. Un graphisme qu'il faut accepter tellement il est important, portant de plus en plus d'éléments de compréhension au fur et à mesure de l'avancée de l'histoire. Histoire assez classique sur le fond, avec la nécessité pour les hommes d'évoluer dans un monde qui change plus vite que lui. Mais étonnant sur la forme : ce mix entre chevalerie et magie est assez rafraichissant. Il ne lui manque qu'une fin un peu moins ésotérique à mon gout. Une fin qui appelle un peu plus à relecture. Cette fable écologique est une belle découverte mais qui reste un tout petit trop dépendante de son graphisme. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-tombeau-de-la-comete?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  19. Voici la conclusion de la trilogie d'aventure fantastique dans la France de Richelieu imaginée par le romancier de fantasy à la Française Pierre Pevel et rendue sous crayon par Stéphane Créty ! Le rythmes de parution a été très soutenu pour une série de cette envergure puisque le premier tome n'est paru qu'en janvier 2024. Mais tant mieux pour nous lecteur, puisqu'on clôture cette intrigue avec un dénouement complet dans ce tome 3. Le zodiaque du diable va abattre toutes ses cartes et se dévoiler presque au grand jour, les enjeux s'élèvent et il revient à gueule de cuir de mettre un terme à tout cela. Si les dessins de Stéphane Créty excellent toujours autant dans ce style d'aventure de cape et d'épées, une fois n'est pas coutume, je regrette un peu les choix de colorisation de l'excellent Jérôme Maffre. Si l'ambiance presque apocalyptique est bien rendue, je trouve qu'il a manqué quelques respirations dans des tons moins chargés et moins connotés. Alors certes le côté oppressant de ce final est bien rendu, mais je trouve qu'on y perd grandement l'ambiance de cape et d'épée et de ce Paris de Richelieu. J'ai également trouvé la conclusion du dénouement un peu rapide et simple finalement, j'espérais une lutte plus opiniâtre entre les deux protagonistes principaux. Ceci dit, je fais la ma fine bouche car sur une série complète en 3 épisodes, on n'a finalement pas le temps de trop de circonvolution surtout dans un monde fantastique qu'il convient de poser. Gueule de cuir est une excellente série de cape et d'épées dans un monde de fantasy à la française comme Pierre Pevel sait si bien les concevoir.
  20. Titre de l'album : Don Juan des Flots - Tome 2 - Petites tragédies Scenariste de l'album : Isabelle Bauthian Dessinateur de l'album : Rebecca Morse Coloriste : Nicolas Vial Editeur de l'album : Drakoo Note : Résumé de l'album : Entre l'ordre et la liberté, il faut choisir ! À Flot, la milice des justiciers est adorée par la foule grâce à Dona Laura et Don Juan. On en oublierait presque que le Comendador a disparu. Mais l'Infortune, une épidémie de malchance, s'abat sur la ville.Alors que la vérité est en passe d'éclater, Don Juan et Dona Elvira risquent tout pour protéger leur sombre secret. Mais l'heure de la révélation approche... et le peuple devra bientôt choisir entre l'ordre et la liberté ! Critique : J'aime beaucoup cette série car la proposition scénaristique est très intéressante. Aucune sensation de déjà vu alors même qu'il s'agit d'une relecture d'une histoire connue. Mais les éléments de fantastique et la construction des divers personnages et de l'intrigue nous laisse toujours sur une vague hésitation sur ce que l'on doit en penser. On est sur une histoire où pour le moment, le bien et le mal sont diffus, nuancés, particuliers et où les motivations des uns et des autres semblent discutables ou opaques. Et cela moi j'aime bien, surtout que les éléments de fantastique viennent rajouter à notre histoire agréablement. Les dessins de Rebecca Morse sont très réussis, mais je regrette un peu que les arrières plans soient parfois un peu vide. Bon vu le rythme de production de cette série cela peut se comprendre. Je recommande cette série pour les amateurs d'histoire de Fantasy originales. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/don-juan-des-flots-tome-2/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  21. J'aime beaucoup cette série car la proposition scénaristique est très intéressante. Aucune sensation de déjà vu alors même qu'il s'agit d'une relecture d'une histoire connue. Mais les éléments de fantastique et la construction des divers personnages et de l'intrigue nous laisse toujours sur une vague hésitation sur ce que l'on doit en penser. On est sur une histoire où pour le moment, le bien et le mal sont diffus, nuancés, particuliers et où les motivations des uns et des autres semblent discutables ou opaques. Et cela moi j'aime bien, surtout que les éléments de fantastique viennent rajouter à notre histoire agréablement. Les dessins de Rebecca Morse sont très réussis, mais je regrette un peu que les arrières plans soient parfois un peu vide. Bon vu le rythme de production de cette série cela peut se comprendre. Je recommande cette série pour les amateurs d'histoire de Fantasy originales.
  22. poseidon2

    Le tombeau de la comète

    Nouveau one shot dans la collection Combo avec un one shot post apocalyptique qui nous livre une fable écologique haute en couleurs. C'est ce qui choc le plus dans ce "Le tombeau de la comète" : une colorisation jamais vu auparavant expliqué, en fin d'album, par un travail à 4 mains de nos auteurs. Un travail de superposition graphique qui offre un rendu étonnant, mariant la ligne claire de la BD avec des fondus colorés enivrants et mystiques. Un graphisme qu'il faut accepter tellement il est important, portant de plus en plus d'éléments de compréhension au fur et à mesure de l'avancée de l'histoire. Histoire assez classique sur le fond, avec la nécessité pour les hommes d'évoluer dans un monde qui change plus vite que lui. Mais étonnant sur la forme : ce mix entre chevalerie et magie est assez rafraichissant. Il ne lui manque qu'une fin un peu moins ésotérique à mon gout. Une fin qui appelle un peu plus à relecture. Cette fable écologique est une belle découverte mais qui reste un tout petit trop dépendante de son graphisme.
  23. Kevin Nivek

    Nos accords imparfaits

    Le multi-récompensé de prix littéraires Gilles Marchand s'essaie au 9ème art avec une histoire pas banale de romance teintée de voyage introspectif psychédélique. Lui c'est Anton, chauffeur-livreur qui semble se perdre dans ses tournées et les nombreuses rencontres dans les cages d'escalier ou jardins. Il perd peu à peu les mots, rongé par des maux lancinants surgis de nulle part. Sa relation avec Hélène se détériore peu à peu jusqu'à l'inévitable phrase "prendre du recul" où tout s'effondre autour de lui ! Elle justement, c'est Hélène, violoncelliste et épanouie par son travail et dans son couple. Elle assiste à la progression lente de l'aphasie sentimentale de son compagnon sans pouvoir endiguer le phénomène. Le travail doit être fait par Anton qui va au cours d'une énième tournée de livraisons, se retrouver dans un village fantastique où le travail personnel va pouvoir s'entreprendre vers une remontée possible à la surface des mots. L'illustratrice Cécile Dupuis s'en donne à coeur joie pour imaginer et décrire ce monde fait de symétries et d'architectures en tous genres ! Dans ces venelles labyrinthiques, Anton fera de curieuses rencontres le menant peu à peu vers la compréhension du mal qui l'habite. Mais rien ne se déroule dans la facilité, de nombreuses épreuves s'imposeront à lui vers une possible rédemption et immersion de cette léthargie. Une ville de symboles pour une âme perdue et dont l'unique salut serait son amour pour Hélène, encore présent dans un coin de son esprit, à lui de le retrouver et l'exprimer, dans un discours pourquoi pas ? 😉 Un voyage étonnant !
  24. Titre de l'album : Nos accords imparfaits Scenariste de l'album : Gilles Marchand Dessinateur de l'album : Cécile Dupuis Coloriste : Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Face A. Anton et Hélène vivent ensemble, dansent ensemble, écoutent de la musique ensemble, font tout ou presque ensemble : ils s'aiment. Elle est violoncelliste, il est livreur. Le temps s'écoule et, sans qu'ils ne s'en rendent compte, le silence commence à s'installer entre eux. Anton perd les mots et ne parvient plus à parler à Hélène, il ne sait plus lui dire qu'il l'aime. Il se réfugie dans sa musique et se retrouve seul dans un quotidien et un métier vide de sens. En perdant les mots, aurait-il perdu son lien à Hélène ? Se serait-il perdu lui-même ? Face B. Au volant d'une vieille camionnette de livraison, Anton tombe en panne et découvre un dernier colis à l'adresse mystérieuse. La destinataire n'est autre qu'Hélène. Que fait-elle dans cette ville inconnue qui n'existe sur aucune carte ? Afin de livrer son colis à tout prix, il entame un étonnant voyage vers cette ville étrange des méandres de laquelle il aura du mal à s'extirper. Critique : Le multi-récompensé de prix littéraires Gilles Marchand s'essaie au 9ème art avec une histoire pas banale de romance teintée de voyage introspectif psychédélique. Lui c'est Anton, chauffeur-livreur qui semble se perdre dans ses tournées et les nombreuses rencontres dans les cages d'escalier ou jardins. Il perd peu à peu les mots, rongé par des maux lancinants surgis de nulle part. Sa relation avec Hélène se détériore peu à peu jusqu'à l'inévitable phrase "prendre du recul" où tout s'effondre autour de lui ! Elle justement, c'est Hélène, violoncelliste et épanouie par son travail et dans son couple. Elle assiste à la progression lente de l'aphasie sentimentale de son compagnon sans pouvoir endiguer le phénomène. Le travail doit être fait par Anton qui va au cours d'une énième tournée de livraisons, se retrouver dans un village fantastique où le travail personnel va pouvoir s'entreprendre vers une remontée possible à la surface des mots. L'illustratrice Cécile Dupuis s'en donne à coeur joie pour imaginer et décrire ce monde fait de symétries et d'architectures en tous genres ! Dans ces venelles labyrinthiques, Anton fera de curieuses rencontres le menant peu à peu vers la compréhension du mal qui l'habite. Mais rien ne se déroule dans la facilité, de nombreuses épreuves s'imposeront à lui vers une possible rédemption et immersion de cette léthargie. Une ville de symboles pour une âme perdue et dont l'unique salut serait son amour pour Hélène, encore présent dans un coin de son esprit, à lui de le retrouver et l'exprimer, dans un discours pourquoi pas ? 😉 Un voyage étonnant ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/nos-accords-imparfaits/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  25. Titre de l'album : Loin des eucalyptus Scenariste de l'album : LF Bollée Dessinateur de l'album : Paul Gros Coloriste : Editeur de l'album : Pictavita Note : Résumé de l'album : L'histoire de la première équipe australienne de cricket a avoir fait une tournée mondiale et composée exclusivement... d'aborigènes. Entre choc des cultures et « freak shows » 1864, Dick-a-dick, travailleur agricole, et ses collègues aborigènes découvrent le cricket. Très vite, leur équipe montre de véritables talents pour ce sport venu de l'autre côté du globe - talents aussitôt mis à profit par leur patron qui voit là une occasion de s'enrichir. Après une tournée australienne couronnée de succès, l'équipe est envoyée en Angleterre afin de se mesurer aux équipes du cru. Sur place, la foule se presse pour voir cette équipe atypique. Et Dick-a-dick et les siens de découvrir cette culture si différente. Mais bientôt le spectacle sportif laisse place à l'exhibition. On ne vient plus voir l'équipe d'Australie, mais bien ces « sauvages » et leurs traditions exotiques. Peu à peu, un autre pan de la culture européenne se dévoile : son racisme, son cynisme, sa violence... Critique : Suite aux difficultés financières rencontrées par Les humanoïdes associés maison mère de La boîte à bulles, cette dernière change de nom mais pas de catalogue fort heureusement ! Ainsi, Pictavita relève le flambeau pour de nouvelles parutions riches culturellement et graphiquement. Le "régional" de l'étape LF Bollée nous fait visiter une nouvelle fois la lointaine Australie (après son superbe diptyque Terra Australis chez Glénat) à la rencontre des aborigènes, ce peuple déjà présent sur place bien avant l'arrivée des colons britanniques. Confinés à de basses tâches, ils sont à l'image de Dick-a-dick de son vrai nom Jungunjinanuke, travailleurs dans des fermes agricoles tenus par des blancs. Non contents d'avoir soumis ces peuples natifs à leurs lois, les anglais ont aussi importé le cricket ! C'est au cours d'une partie amicale lors d'une pause que Jungunjinanuke et ses amis découvrent ce sport. En manque de joueurs, ils sont appelés à prendre part au jeu et voici le début de leur aventure ! Dotés de capacités physiques étonnantes et saisissant très vite les règles, une équipe d'aborigènes est montée, entrainée puis envoyée en Angleterre pour affronter des équipes anglaises. Ainsi née la première tournée sportive internationale de joueurs australiens et c'est par le peuple aborigène qu'elle est réalisée en 1864 ! On ne leur laisse pas vraiment le choix, ils sont très vite placés sur un bateau et en route pour 3 mois de navigation ! Dépaysement, rupture totale avec ses racines et bien entendu, confrontation avec un racisme avéré lors des matchs sur le sol anglais. LF Bollée glisse des tas d'allusions dans les dialogues entre britanniques et natifs, ces pauvres hères sont débarqués dans un autre monde avec une culture totalement différente sans savoir s'ils reverront un jour leur famille et ces fameux eucalyptus. On vit à leur côté cette aventure humaine d'une richesse incroyable ! C'est un splendide hommage à ces sportifs, avec une charge émotive forte. Le trait de Paul Gros est précis, détaillé et doté d'une belle expressivité des visages. Une très belle histoire qui mérite d'être connue en hommage à ces aborigènes, rassurez-vous le cricket passe au second plan 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/loin-des-eucalyptus/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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