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Titre de l'album : Providence Scenariste de l'album : Nicolas Dehghani Dessinateur de l'album : Nicolas Dehghani Coloriste : Nicolas Dehghani Editeur de l'album : Sarbacane Note : Résumé de l'album : Une dystopie somptueuse aux échos contemporains. Rien ne prédestinait Keren Kepler, le jeune terrien, à toucher un jour les étoiles. Admis parmi les Providencins, l'élite née sur la planète rouge, Keren franchit brillamment les portes d'un monde inaccessible pour le commun des mortels. Mais avec Providence, qui choisit vraiment son chemin... ? Critique : Après une première incursion dans le monde du 9ème art avec l'intrigant polar Ceux qui brûlent (Sarbacane), le talentueux Nicolas Dehghani revient avec une oeuvre bien plus aboutie dans un univers dystopique futuriste ! On y découvre un monde où la terre s'est épuisée à fournir les ressources indispensables à la terraformation de Mars, planète rouge devenue Providence et peuplée d'humains bien en avance technologiquement sur les terriens. A travers le quotidien de Keren, on est immergé dans une société où datas, IA et questionnaires poussés règnent en maître. Les providencins cherchent à aider les terriens à combler leur retard à l'aide de ses datas et une myriade d'analystes lancés tels des VRP à l'encontre de la population pour y recueillir de nombreuses données et les synthétiser avec la perspective de meilleurs lendemains. Un jour, Keren est victime d'un accident de circulation, sa voiture automatisée se retrouve face à un choix "Asimovien" ! En effet, soit elle percute une jeune fille sur la route en la tuant sur le coup, soit elle l'évite en condamnant son occupant ! Le récit prend une tournure on ne peut plus intéressante suite à ce drame ! Car il faut le dire, dès les premières pages, on avance péniblement dans ce monde scindé en deux classes de population avec ses codes et ce vocabulaire qu'il faut intégrer. Un choix pertinent de l'auteur qui nous balade et nous fait entrer ainsi dans cette histoire complexe nous interrogeant sur des tas de domaines. Limite de l'IA, envahissement des datas, colonisation, mais aussi deuil et sa façon de le traverser, l'auteur use brillamment de ces sujets pour en faire une histoire aboutie et bien menée qui mérite amplement que l'on persévère dans cette pagination conséquente 😉 Ceux qui brûlent était son galop d'essai, il parvient à améliorer encore son dessin avec des architectures incroyables et un sens du détail affiné qui risque fort de percuter votre rétine dans le bon sens 😉 Usant toujours de quadrichromie, où nuances de gris et orange prédominent, il adapte ses choix de couleurs aux contextes géographiques pour un rendu immersif réussi, au diapason d'une histoire tout aussi accomplie. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/providence/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Après une première incursion dans le monde du 9ème art avec l'intrigant polar Ceux qui brûlent (Sarbacane), le talentueux Nicolas Dehghani revient avec une oeuvre bien plus aboutie dans un univers dystopique futuriste ! On y découvre un monde où la terre s'est épuisée à fournir les ressources indispensables à la terraformation de Mars, planète rouge devenue Providence et peuplée d'humains bien en avance technologiquement sur les terriens. A travers le quotidien de Keren, on est immergé dans une société où datas, IA et questionnaires poussés règnent en maître. Les providencins cherchent à aider les terriens à combler leur retard à l'aide de ses datas et une myriade d'analystes lancés tels des VRP à l'encontre de la population pour y recueillir de nombreuses données et les synthétiser avec la perspective de meilleurs lendemains. Un jour, Keren est victime d'un accident de circulation, sa voiture automatisée se retrouve face à un choix "Asimovien" ! En effet, soit elle percute une jeune fille sur la route en la tuant sur le coup, soit elle l'évite en condamnant son occupant ! Le récit prend une tournure on ne peut plus intéressante suite à ce drame ! Car il faut le dire, dès les premières pages, on avance péniblement dans ce monde scindé en deux classes de population avec ses codes et ce vocabulaire qu'il faut intégrer. Un choix pertinent de l'auteur qui nous balade et nous fait entrer ainsi dans cette histoire complexe nous interrogeant sur des tas de domaines. Limite de l'IA, envahissement des datas, colonisation, mais aussi deuil et sa façon de le traverser, l'auteur use brillamment de ces sujets pour en faire une histoire aboutie et bien menée qui mérite amplement que l'on persévère dans cette pagination conséquente 😉 Ceux qui brûlent était son galop d'essai, il parvient à améliorer encore son dessin avec des architectures incroyables et un sens du détail affiné qui risque fort de percuter votre rétine dans le bon sens 😉 Usant toujours de quadrichromie, où nuances de gris et orange prédominent, il adapte ses choix de couleurs aux contextes géographiques pour un rendu immersif réussi, au diapason d'une histoire tout aussi accomplie.
