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Et ben.... tout d'abord je dois vous dire que j'avais envie d'aller en vacances en Colombie (vraiment) avant de lire ce Guerillero. La je ne sais plus trop. Sans même parler des FARCs et des guérilleros, cette biographie nous dépeint une Colombie pas très attirante. Mais passons sur ce sujet-là. En effet le but de ce récit n'est pas de donner envie de voyager en Colombie, mais bien de décrire la vie d'un jeune garçon qui a été pris sous l'aile de FRAC avant de s'en enfuie. Le but n'est pas non plus de dépeindre les FARCs comme des terroristes sans foi ni loi. Notre auteur nous montre, via des pages dépeignant des moments de sa vie, que les FARCs (et autres groupes paramilitaires) sont une porte de sortie comme une autre pour les enfants vivants dans la misère. les FARCs assurent aux jeunes de quoi bien manger (mieux que chez eux), d'avoir un endroit où dormir et offre un esprit de corps. Tout ce à quoi la plupart des enfants des régions pauvres ne peuvent espérer. Un rôle sociétal qui est complètement caché de la propagande des différents gouvernements. Et une BD qui ne cherche pas à ignorer la violence de leurs actions non plus. Mais ce livre ne parle pas que de la vie des jeunes aux milieux des guérilleros. Il parle aussi, pour moitié, du long mais efficace, processus de réintégration des jeunes enfants guérilleros qui se sont enfuis ou ont été "délivré". Un processus de réapprentissage qui a permis à Alberto de (re)faire sa vie, loin des guérilleros, montrant que le pays ne lâche pas non plus ces jeunes sans ressources. Une lecture intéressante qui relativise notre vision de 'impact de ces groupes armés et qui nous fait dire qu'on est pas mal chez nous.
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Titre de l'album : Guérillero Scenariste de l'album : Maria Isabel Ospina Dessinateur de l'album : Jean-Emmanuel Vermot-Desroches Coloriste : Jean-Emmanuel Vermot-Desroches Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Une demi-heure pour aller chercher de l'eau potable, deux heures trente pour rejoindre l'école... Les journées ne sont pas les mêmes pour tous les enfants : Alberto, qui grandit dans un département montagneux de Colombie, le sait bien. À cela s'ajoutent pour lui la misère et la grande violence de son père. Alors quand les guérilleros des FARC s'installent sur le terrain de sa famille, les suivre semble être la meilleure perspective d'avenir. Et qu'Alberto ait onze ans ne change rien à l'affaire. Il devient donc un enfant-soldat. Quand il déserte, presque cinq ans plus tard, il entame un long processus de réintégration dans un foyer à Cali. Et à présent, il raconte tout : du temps de séchage de son uniforme aux conséquences de son départ pour sa famille en passant par ses missions d'espion ou encore par sa formation d'opérateur radio. Il montre la peur et la solitude, mais dévoile aussi les questionnements naturels d'un préado. Alberto n'est pas plus manichéen ici que là-bas : retrouver une vie normale n'a rien d'évident, mais il fera tout pour y arriver. La documentariste colombienne Maria Isabel Ospina enchaîne les séquences, fragments de vie d'une à quatre pages, pour rendre compte de la richesse du parcours d'Alberto. Le tout au plus proche du regard de celui qu'il était alors. Tout comme dans Marzi ou dans Guantanamo Kid, l'enfant existe pleinement, et la ligne claire et expressive de Jean-Emmanuel Vermot-Desroches y est pour beaucoup. Un témoignage inédit au moment où l'on célèbre les dix ans de l'accord de paix signé entre les FARC et le gouvernement colombien. Critique : Et ben.... tout d'abord je dois vous dire que j'avais envie d'aller en vacances en Colombie (vraiment) avant de lire ce Guerillero. La je ne sais plus trop. Sans même parler des FARCs et des guérilleros, cette biographie nous dépeint une Colombie pas très attirante. Mais passons sur ce sujet-là. En effet le but de ce récit n'est pas de donner envie de voyager en Colombie, mais bien de décrire la vie d'un jeune garçon qui a été pris sous l'aile de FRAC avant de s'en enfuie. Le but n'est pas non plus de dépeindre les FARCs comme des terroristes sans foi ni loi. Notre auteur nous montre, via des pages dépeignant des moments de sa vie, que les FARCs (et autres groupes paramilitaires) sont une porte de sortie comme une autre pour les enfants vivants dans la misère. les FARCs assurent aux jeunes de quoi bien manger (mieux que chez eux), d'avoir un endroit où dormir et offre un esprit de corps. Tout ce à quoi la plupart des enfants des régions pauvres ne peuvent espérer. Un rôle sociétal qui est complètement caché de la propagande des différents gouvernements. Et une BD qui ne cherche pas à ignorer la violence de leurs actions non plus. Mais ce livre ne parle pas que de la vie des jeunes aux milieux des guérilleros. Il parle aussi, pour moitié, du long mais efficace, processus de réintégration des jeunes enfants guérilleros qui se sont enfuis ou ont été "délivré". Un processus de réapprentissage qui a permis à Alberto de (re)faire sa vie, loin des guérilleros, montrant que le pays ne lâche pas non plus ces jeunes sans ressources. Une lecture intéressante qui relativise notre vision de 'impact de ces groupes armés et qui nous fait dire qu'on est pas mal chez nous. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/guerillero/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
