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Après une première incursion dans la BD en 2017 avec l'album Eric du Turfu (édition YIL), l'auteur complet Dimitri Lernoud revient huit ans plus tard avec un roman graphique surprenant ! Etonnant par son trait simpliste par abords mais pouvant se montrer détaillé dans certaines cases, on flirte avec un style manga tout en rondeur. De grands yeux et très peu de traits sur les visages des protagonistes, on fait la distinction entre hommes et femmes grâce aux coupes de cheveux, ce n'est pas évident en début de lecture. D'autant qu'on est plongé directement dans le grand bain sans savoir où nous sommes, comme Ana et Bonnie les deux héroïnes principales. Un espace sous-terrain sous forme de blockhaus high-tech et stérile, un leader parlant de guerre et d'utiliser une main d'oeuvre féminine et qualifiée pour créer des armes plus perfectionnées, le combat étant réservé aux hommes. On découvre en même temps que les deux nouvelles détenues cet univers totalitaire et "casté". La volonté des dirigeants de créer une machine à voyager dans le temps pourrait s'avérer une opportunité pour nos ingénieures aux envies d'évasion certaines; mais que réserve le futur pour ce monde en guerre ? Vous suivrez donc l'amitié entre Ana et Bonnie qui va défier les lois du temps (ou pas 😉 ) pour un finish aussi surprenant que cet ovni dans le paysage du 9ème art !
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Le tome 1 de Ciel d'orage nous présentait notre héroïne au passé et motivations complexes, plongée au milieu du blitz infernal de 1940 à Londres et des opérations des services secrets et aviations européennes. Ce tome 2 fait avancer l'intrigue à grand pas, nous menant au coeur d'une petite intrigue, d'une petite histoire ayant pourtant un lien direct avec la grande. On plonge dans le début des préparatifs des services secrets européens pour penser et préparer l'après guerre face à l'émergence du communisme soviétique. Les scènes d'aviations sont toujours nombreuses et plutôt réussies, Kate est toujours aussi insaisissables, et j'ai toujours autant de difficultés à émettre un avis sur les bd de ce duo d'auteurs tant j'admire certaines planches pour ensuite être gêné par d'autres.
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Titre de l'album : Ciel d'orages - tome 2 - Harvest moons Scenariste de l'album : Éric Warnauts Dessinateur de l'album : Raives Coloriste : Raives Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Kate Kavendish est pilote pour la Royal Air Force. Fière, indépendante, elle cache ses cicatrices intimes sous son uniforme, ou derrière la promesse faite au mari de sa cousine de ne jamais se laisser aller aux sentiments. Mais s'il est un endroit encore moins sûr que les rues de Londres par temps de Blitz, ce sont les cieux : on a beau savoir virevolter au gré des éléments contraires et prendre ses précautions, tout peut toujours s'embraser en une seconde ! Critique : Le tome 1 de Ciel d'orage nous présentait notre héroïne au passé et motivations complexes, plongée au milieu du blitz infernal de 1940 à Londres et des opérations des services secrets et aviations européennes. Ce tome 2 fait avancer l'intrigue à grand pas, nous menant au coeur d'une petite intrigue, d'une petite histoire ayant pourtant un lien direct avec la grande. On plonge dans le début des préparatifs des services secrets européens pour penser et préparer l'après guerre face à l'émergence du communisme soviétique. Les scènes d'aviations sont toujours nombreuses et plutôt réussies, Kate est toujours aussi insaisissables, et j'ai toujours autant de difficultés à émettre un avis sur les bd de ce duo d'auteurs tant j'admire certaines planches pour ensuite être gêné par d'autres. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/ciel-d-orages-tome-2-harvest-moons/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Petite lecture en retard pré vacances.... et une très belle lecture que je vous encourage à découvrir. Une histoire très émouvante des deux femmes amoureuses qui ont vu la défaite du Japon les séparer de façon très brutale. Deux femmes aux parcours différents mais marquées par leurs époques qui a transformé le Japon, comme tout pays perdant une guerre, en une jungle ou les plus forts et les américains ont tous les pouvoirs. Une nation en reconstruction ou les femmes, veuves pour beaucoup comme souvent après-guerre, n'ont que très rarement leur destin en main. C'est très émouvant, poignant et souvent triste. Une belle histoire d'amour caché dans la Grande histoire.
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Titre de l'album : Les guerres invisibles tome 1 Scenariste de l'album : Marina Lisa Komiya Dessinateur de l'album : Marina Lisa Komiya Coloriste : Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, dans un Tokyo en ruines et occupé par l'armée américaine, l'heure est à la survie et à la reconstruction. Mais pour certains, forcés de taire qui ils ou elles sont, les combats font toujours rage. Drame intime et flamboyant, Les Guerres invisibles, ce sont celles que mènent quatre personnes discriminées pour leur nationalité, leur orientation sexuelle, leurs origines ou leur identité. Du Japon aux États-Unis, elles se rencontrent, s'aiment, se perdent et s'attendent dans les replis de l'histoire. Critique : Petite lecture en retard pré vacances.... et une très belle lecture que je vous encourage à découvrir. Une histoire très émouvante des deux femmes amoureuses qui ont vu la défaite du Japon les séparer de façon très brutale. Deux femmes aux parcours différents mais marquées par leurs époques qui a transformé le Japon, comme tout pays perdant une guerre, en une jungle ou les plus forts et les américains ont tous les pouvoirs. Une nation en reconstruction ou les femmes, veuves pour beaucoup comme souvent après-guerre, n'ont que très rarement leur destin en main. C'est très émouvant, poignant et souvent triste. Une belle histoire d'amour caché dans la Grande histoire. Autres infos : Type de l'album : Manga Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-guerres-invisibles-tome-1?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Airborne 44 tome 11 - M.I.A. - Missing In Action Scenariste de l'album : Philippe Jarbinet Dessinateur de l'album : Philippe Jarbinet Coloriste : Philippe Jarbinet Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : 2015, Cilian, au chevet de sa grand-mère, tente de comprendre ce qui a pu arriver à son grand-père durant la guerre : si l'administration américaine soutient qu'il est rentré aux États-Unis, Aurora, sa femme est persuadée qu'il est mort en Belgique. La découverte d'un casque militaire américain datant de la Seconde Guerre mondiale, estampillée Cilian Clarenzio Campbell, vient remettre en question toute l'histoire de la famille Campbell. Critique : Le très talentueux auteur complet Philippe Jarbinet nous fait l'immense plaisir de réaliser un nouveau diptyque Airborne 44 avec ce tome 11, une nouvelle fois réussi. En mêlant passé et présent il poursuit son oeuvre historique centrée sur la seconde guerre mondiale et les conflits dans les Ardennes. Il est question de famille ici, avec Cilian sur les traces de son grand-père présumé mort à la guerre, sauf que, tout n'est pas aussi simple ! Lorsque des historiens et chercheurs de reliques de guerre trouvent un casque avec des inscriptions intimes de feu son grand-père, ils contactent le petit-fils qui n'en attendait pas moins pour quitter les Etats-unis en quête de vérité ! Le récit alterne le présent avec Cilian "junior" remuant la terre de la campagne belge et ces mêmes Ardennes 80 ans plus tôt en plein hiver avec Cilian "sénior" en mission de reconnaissance. On est happé par ce scénario et le trait incroyable de l'auteur. Voir évoluer ces jeeps sur le front enneigé avec ces arbres décharnés vous transportera littéralement au sein du quotidien des militaires américains. La précision des détails, la véracité des dialogues enrichis d'acronymes (expliqués), c'est une mine d'informations au service de l'histoire que vous lirez avec avidité. Et que dire de cette fin qui va vous surprendre et vous faire paraître bien lointaine la parution de la suite ! Le format "franco-belge" est une nouvelle fois enrichi d'une grande saga, marquante et parfaitement réalisée. Lorsqu'en plus résonne en ces pages la magnifique mélodie de Claude Debussy "Clair de lune", la mélancolie ressentie vous donnera envie de vous plonger dans les tomes précédents rien que pour admirer le trait somptueux de l'artiste belge 🙂 . Bravo et vivement la suite ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/airborne-44-tome-11-m-i-a-missing-in-action/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Airborne 44 tome 11 - M.I.A. - Missing In Action
Kevin Nivek a posté un enregistrement dans Critiques
Le très talentueux auteur complet Philippe Jarbinet nous fait l'immense plaisir de réaliser un nouveau diptyque Airborne 44 avec ce tome 11, une nouvelle fois réussi. En mêlant passé et présent il poursuit son oeuvre historique centrée sur la seconde guerre mondiale et les conflits dans les Ardennes. Il est question de famille ici, avec Cilian sur les traces de son grand-père présumé mort à la guerre, sauf que, tout n'est pas aussi simple ! Lorsque des historiens et chercheurs de reliques de guerre trouvent un casque avec des inscriptions intimes de feu son grand-père, ils contactent le petit-fils qui n'en attendait pas moins pour quitter les Etats-unis en quête de vérité ! Le récit alterne le présent avec Cilian "junior" remuant la terre de la campagne belge et ces mêmes Ardennes 80 ans plus tôt en plein hiver avec Cilian "sénior" en mission de reconnaissance. On est happé par ce scénario et le trait incroyable de l'auteur. Voir évoluer ces jeeps sur le front enneigé avec ces arbres décharnés vous transportera littéralement au sein du quotidien des militaires américains. La précision des détails, la véracité des dialogues enrichis d'acronymes (expliqués), c'est une mine d'informations au service de l'histoire que vous lirez avec avidité. Et que dire de cette fin qui va vous surprendre et vous faire paraître bien lointaine la parution de la suite ! Le format "franco-belge" est une nouvelle fois enrichi d'une grande saga, marquante et parfaitement réalisée. Lorsqu'en plus résonne en ces pages la magnifique mélodie de Claude Debussy "Clair de lune", la mélancolie ressentie vous donnera envie de vous plonger dans les tomes précédents rien que pour admirer le trait somptueux de l'artiste belge 🙂 . Bravo et vivement la suite ! -
Les amoureux d'histoire ET de pinups des années seconde guerre , n'ont pu passer à côté des séries aériennes de Hugault chez Paquet . Le grand Duc, Le pilote à l'edelweiss et donc Angel wings , autant d'excellents séries sur cette période , agrémentées de jolies dames , pas que sur les carlingues des avions ! Divisé en 3 cycles , Angel wings entame donc ici un nouveau , en pleine guerre de Corée . Un conflit que je ne connais que de nom mais qui on le sait a finit par aboutir à la scission de la Corée . J'ai en mémoire une remarque d'un spécialiste de géopolitique sur cette zone : "les chinois aiment tant la Corée qu'ils préfèrent en avoir deux" . On comprend vite pourquoi le "nord" a reçu de l'aide ,et par qui ! Toujours sous le prisme américain et à travers notre héroïne pulpeuse , Angela , nous repartons donc dans les airs , sur des avions magnifiques . Le soucis du détail historique est toujours aussi bien préservé , les différents modèles de l'époque sont superbement illustrés , nous découvrons les premiers chasseurs à réaction , entre autres . Les décors ne sont pas en reste , Hugault nous transpose littéralement à travers ses planches . Mention spéciale aux couleurs aussi ! Le scénario n'est pas en reste , Yann sachant établir ses récits progressivement . Un bémol juste , sur la vitesse à laquelle on lit cet opus , et le (éventuel) manque de texte parfois , on est clairement pas dans un Blake et Mortimer . On voyage dans les airs avec la liste musicale fournie en seconde page , et on en prend plein les yeux . A recommander à tous les possesseurs des autres tomes de cette collection Paquet , évidemment 🙂 Une critique de Kevin Nivek PS: on assiste même aux débuts d'une certaine Maryline , mais il faut attendre la dernière planche
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Titre de l'album : Angel wings , T7 Mig Madness Scenariste de l'album : Yann Dessinateur de l'album : Hugault Coloriste : Hugault Editeur de l'album : Paquet Note : Résumé de l'album : Hiver 1952... Depuis plus de deux années, la Guerre de Corée confronte l'Amérique au péril communiste ; le monde est au seuil d'un conflit nucléaire... Dans le ciel Coréen, l'armée de l'air chinoise équipée des redoutables Mig 15 soviétiques, surclasse les jets américains au-dessus de « Mig Alley » où se déroulent d'âpres combats aériens. Pendant ce temps, en Floride, Angela pilote à distance des drones-cibles destinés à l'entraînement des jeunes recrues ; de son côté, Rob s'est engagé comme pilote de F9F-5 Panther à bord de l'USS Oriskany, un porte-avion patrouillant dans la mer de Chine ; sa nouvelle mission « sensible » consiste à localiser et à détruire l'épave de l'appareil espion P2V-2 Neptune « Cape Cod » qui vient d'être abattu par un Mig en zone ennemie. Cet appareil est équipé d'un matériel électronique top secret et il est hors de question qu'il tombe aux mains des rouges. Ce jour-là, Rob décolle, en dépit d'un plafond très bas et une météo pourrie, pour une mission dont il pourrait ne pas revenir... Critique : Les amoureux d'histoire ET de pinups des années seconde guerre , n'ont pu passer à côté des séries aériennes de Hugault chez Paquet . Le grand Duc, Le pilote à l'edelweiss et donc Angel wings , autant d'excellents séries sur cette période , agrémentées de jolies dames , pas que sur les carlingues des avions ! Divisé en 3 cycles , Angel wings entame donc ici un nouveau , en pleine guerre de Corée . Un conflit que je ne connais que de nom mais qui on le sait a finit par aboutir à la scission de la Corée . J'ai en mémoire une remarque d'un spécialiste de géopolitique sur cette zone : "les chinois aiment tant la Corée qu'ils préfèrent en avoir deux" . On comprend vite pourquoi le "nord" a reçu de l'aide ,et par qui ! Toujours sous le prisme américain et à travers notre héroïne pulpeuse , Angela , nous repartons donc dans les airs , sur des avions magnifiques . Le soucis du détail historique est toujours aussi bien préservé , les différents modèles de l'époque sont superbement illustrés , nous découvrons les premiers chasseurs à réaction , entre autres . Les décors ne sont pas en reste , Hugault nous transpose littéralement à travers ses planches . Mention spéciale aux couleurs aussi ! Le scénario n'est pas en reste , Yann sachant établir ses récits progressivement . Un bémol juste , sur la vitesse à laquelle on lit cet opus , et le (éventuel) manque de texte parfois , on est clairement pas dans un Blake et Mortimer . On voyage dans les airs avec la liste musicale fournie en seconde page , et on en prend plein les yeux . A recommander à tous les possesseurs des autres tomes de cette collection Paquet , évidemment 🙂 Une critique de Kevin Nivek PS: on assiste même aux débuts d'une certaine Maryline , mais il faut attendre la dernière planche Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/angel-wings-tome-7-mig-madness?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Woods Scenariste de l'album : Maribel Conejero Dessinateur de l'album : Maribel Conejero Coloriste : Maribel Conejero Editeur de l'album : Les humanoides associés Note : Résumé de l'album : Forcée d'entrer dans la forêt, alors qu'elle cherche sa grand-mère, Ruby Redhood découvre une nouvelle espèce intelligente, mi-homme, mi-plante : les Planthäis. Leur existence, ainsi que les ressources abritées par la forêt attisent bientôt les convoitises de la faction mercenaire Alpha X. Cette faction tente alors de neutraliser Ruby, les Planthäis et d'atteindre le coeur de la forêt. Ruby parviendra-t-elle à reprendre le contrôle de la forêt et proposer un nouvel espoir pour ce qui reste de l'humanité ? Critique : Après Cosplay (le Lombard), l'artiste espagnole Maribel Conejero se lance en solo dans une aventure post-apocalyptique nerveuse et écologique ! Son trait qui n'est pas sans rappeler celui d'un compatriote, Oscar Martin lui aussi dans un créneau "post-apo" avec Solo (Delcourt) dépeint un futur où désert et forêt sont en guerre ! Pour se protéger des (mauvaises) actions de l'homme, la forêt s'est peu à peu renfermée sur elle même et a développé des barrières protectrices avec notamment l'avènement d'une nouvelle espèce, les Planthäis, sorte de végétaux vivants. Ruby l'héroïne découvre ces habitants au cours d'une excursion à la recherche de sa grand-mère disparue et semblant cacher de lourds secrets. La faction dont dépend Ruby, toujours en guise de volonté d'expansion souhaite étendre ses actions dans la forêt inexpugnable, au risque de déclencher une guerre. L'auteure mêle fantastique et fable écologique dans un univers violent et triste, mais avec un trait rond et doux. Il n'est pas simple de s'immerger dans cet univers aux ramifications vastes, doté d'une belle galerie de personnages, mais peu à peu, au fil de la lecture, les révélations tombent et éclairent le lecteur. Les nombreuses phases d'action sont un peu brouillonnes et mériteraient un peu de clarté et un découpage approprié. On sent du potentiel dans cette jeune auteure, qui devrait s'améliorer dans le tome 2 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/woods-9782731695014/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Après Cosplay (le Lombard), l'artiste espagnole Maribel Conejero se lance en solo dans une aventure post-apocalyptique nerveuse et écologique ! Son trait qui n'est pas sans rappeler celui d'un compatriote, Oscar Martin lui aussi dans un créneau "post-apo" avec Solo (Delcourt) dépeint un futur où désert et forêt sont en guerre ! Pour se protéger des (mauvaises) actions de l'homme, la forêt s'est peu à peu renfermée sur elle même et a développé des barrières protectrices avec notamment l'avènement d'une nouvelle espèce, les Planthäis, sorte de végétaux vivants. Ruby l'héroïne découvre ces habitants au cours d'une excursion à la recherche de sa grand-mère disparue et semblant cacher de lourds secrets. La faction dont dépend Ruby, toujours en guise de volonté d'expansion souhaite étendre ses actions dans la forêt inexpugnable, au risque de déclencher une guerre. L'auteure mêle fantastique et fable écologique dans un univers violent et triste, mais avec un trait rond et doux. Il n'est pas simple de s'immerger dans cet univers aux ramifications vastes, doté d'une belle galerie de personnages, mais peu à peu, au fil de la lecture, les révélations tombent et éclairent le lecteur. Les nombreuses phases d'action sont un peu brouillonnes et mériteraient un peu de clarté et un découpage approprié. On sent du potentiel dans cette jeune auteure, qui devrait s'améliorer dans le tome 2 😉
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Titre de l'album : Les enfants de Buchenwald Scenariste de l'album : Dominique Missika Dessinateur de l'album : Anaïs Depommier Coloriste : Alessandra Alexakis Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : En avril 1945, à la libération du camp de Buchenwald, plus d'un millier d'enfants juifs ne savent pas où aller. Ils ont miraculeusement survécu et sont pour la plupart orphelins. Une mobilisation internationale, animée par l'OEuvre de Secours aux Enfants, organise leur prise en charge et tente de les aider. En juin 1945, 426 d'entre eux sont accueillis en Normandie, le temps d'un été. Ils sont en mauvaise santé, traumatisés et sans repères. Médecins, éducateurs et assistantes sociales vont les soigner, les aider à se reconstruire, et à reprendre goût à la vie. Dans ce récit inspiré de témoignages, Dominique Missika nous raconte l'histoire bouleversante des Enfants de Buchenwald. Critique : Voilà un angle intéressant de la seconde guerre mondiale et les horreurs perpétrées par le régime nazi ! Les auteurs choisissent de nous montrer "l'après" , une fois les camps libérés, que sont devenus les survivants de ces enfers ? Ils se penchent sur ses centaines d'enfants, bien souvent orphelins ou ne sachant absolument pas où se trouvent leurs parents si ces derniers sont encore en vie. Les américains en libérateurs débutent un semblant d'organisation des survivants/réfugiés avec des interrogatoires simples sur leurs origines, car on le rappelle, les juifs arrivaient de toute l'Europe ! Ils découvrent vite l'immense trauma et les séquelles physiques et psychologiques sur ces êtres décharnés. On apprend ainsi qu'ils seront les derniers à quitter les camps, faute de lieux en capacité de les recevoir. Le destin de 4 garçons sera le fil rouge du récit avec leur transfert en France et leur "reconstruction" au sein de l'établissement avec des médecins, institutrices et autres personnes dévouées à cette cause. Une histoire poignante qui vous apprendra qu'une fois la guerre finie, d'autres combats furent menés et dans de grandes difficultés. Pour dépeindre ce récit, un graphisme semi-réaliste aux limites de la ligne claire, rendant l'ensemble humain avec une note de légèreté. La simplicité des traits sur les visages et les paysages fait que l'on s'attarde peu sur le dessin et plus sur les dialogues. Des annexes en fin d'album vous en apprendront d'avantage sur le destin de ces enfants marqués par le sceau de l'histoire d'une empreinte indélébile. Une lecture nécessaire ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-enfants-de-buchenwald/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Voilà un angle intéressant de la seconde guerre mondiale et les horreurs perpétrées par le régime nazi ! Les auteurs choisissent de nous montrer "l'après" , une fois les camps libérés, que sont devenus les survivants de ces enfers ? Ils se penchent sur ses centaines d'enfants, bien souvent orphelins ou ne sachant absolument pas où se trouvent leurs parents si ces derniers sont encore en vie. Les américains en libérateurs débutent un semblant d'organisation des survivants/réfugiés avec des interrogatoires simples sur leurs origines, car on le rappelle, les juifs arrivaient de toute l'Europe ! Ils découvrent vite l'immense trauma et les séquelles physiques et psychologiques sur ces êtres décharnés. On apprend ainsi qu'ils seront les derniers à quitter les camps, faute de lieux en capacité de les recevoir. Le destin de 4 garçons sera le fil rouge du récit avec leur transfert en France et leur "reconstruction" au sein de l'établissement avec des médecins, institutrices et autres personnes dévouées à cette cause. Une histoire poignante qui vous apprendra qu'une fois la guerre finie, d'autres combats furent menés et dans de grandes difficultés. Pour dépeindre ce récit, un graphisme semi-réaliste aux limites de la ligne claire, rendant l'ensemble humain avec une note de légèreté. La simplicité des traits sur les visages et les paysages fait que l'on s'attarde peu sur le dessin et plus sur les dialogues. Des annexes en fin d'album vous en apprendront d'avantage sur le destin de ces enfants marqués par le sceau de l'histoire d'une empreinte indélébile. Une lecture nécessaire !
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Après une premier tome introductif situant le contexte et présentant brièvement les personnages, l'auteur complet Matteo de Longis aborde la suite aux confins de l'espace. En effet, le "vaisseau-guitarre" transportant l'équipe de techniciens et musiciens censés sauver le monde du SOTW est sur le point d'entrer en orbite de Mercure, première étape du voyage stellaire musical. L'histoire aborde en parallèle le passé de Dorian le batteur ukrainien. On y suit ses concerts clandestins sous la menace d'une invasion russe (encore oui 🙂 ), puis le conflit russo-ukrainien une fois bien établi avec un danger omniprésent perturbant leur quotidien. Il va puiser dans ce passé et y trouver des ressources pour atteindre une sorte de trans musicale lui permettant de réaliser les objectifs fixés sur le sol mercurien. Car oui, ils se posent sur Mercure et entame leur tournée interplanétaire, où comment sauver l'humanité au son du rock ! Mais sous des températures extrêmes et la menace de météorites, le danger rôde telle l'invasion russe passée, avec des conséquences, inattendues 😉 L'auteur semble axer les tomes sur la présentation d'un des protagonistes tout en ajoutant des éléments de récit faisant avancer l'histoire principale. Il manie toujours aussi bien le découpage et innove avec des onomatopées "sonores" permettant au lecteur d'imaginer facilement un son approprié. C'est véritablement une expérience de lecture. Les couleurs sont "flashies" et immersives, à l'image des nombreux effets spéciaux lumineux. Il n'hésite pas à présenter des plans larges ou des pages entières, renforçant l'immensité spatiale. Il invente le "space-rock" remplaçant le space-opéra ! Je vous laisse découvrir quelle sera la prochaine destination de notre équipage et sur qui il sera centré 😉
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Titre de l'album : The prism - Tome 2 Scenariste de l'album : Matteo de Longis Dessinateur de l'album : Matteo de Longis Coloriste : Matteo de Longis Editeur de l'album : Oxymore Note : Résumé de l'album : À la surface de la Terre, des espaces immenses sont recouverts par le S.O.T.W. (Smoke On The Water). Ce phénomène, lié à la pollution sonore, efface la vie là où il passe... La seule option pour le contenir vient d'une mégacorporation dont l'objectif est d'envoyer dans l'espace un supergroupe de rock pour enregistrer un album. Le projet «The Prism» vise à réunir les meilleurs musiciens pour sauver la vie sur Terre et enrayer le S.O.T.W. La suite narre les exploits des «REC missions» sur les différentes planètes du système solaire et révèle l'histoire et les motivations de chaque musicien, ici, celles de Dorian. Batteur d'origine ukrainienne, il jouait avec son frère à Odessa jusqu'à ce que n'éclate la guerre entre l'Ukraine et la Russie, bouleversant ainsi leurs vies. Critique : Après une premier tome introductif situant le contexte et présentant brièvement les personnages, l'auteur complet Matteo de Longis aborde la suite aux confins de l'espace. En effet, le "vaisseau-guitarre" transportant l'équipe de techniciens et musiciens censés sauver le monde du SOTW est sur le point d'entrer en orbite de Mercure, première étape du voyage stellaire musical. L'histoire aborde en parallèle le passé de Dorian le batteur ukrainien. On y suit ses concerts clandestins sous la menace d'une invasion russe (encore oui 🙂 ), puis le conflit russo-ukrainien une fois bien établi avec un danger omniprésent perturbant leur quotidien. Il va puiser dans ce passé et y trouver des ressources pour atteindre une sorte de trans musicale lui permettant de réaliser les objectifs fixés sur le sol mercurien. Car oui, ils se posent sur Mercure et entame leur tournée interplanétaire, où comment sauver l'humanité au son du rock ! Mais sous des températures extrêmes et la menace de météorites, le danger rôde telle l'invasion russe passée, avec des conséquences, inattendues 😉 L'auteur semble axer les tomes sur la présentation d'un des protagonistes tout en ajoutant des éléments de récit faisant avancer l'histoire principale. Il manie toujours aussi bien le découpage et innove avec des onomatopées "sonores" permettant au lecteur d'imaginer facilement un son approprié. C'est véritablement une expérience de lecture. Les couleurs sont "flashies" et immersives, à l'image des nombreux effets spéciaux lumineux. Il n'hésite pas à présenter des plans larges ou des pages entières, renforçant l'immensité spatiale. Il invente le "space-rock" remplaçant le space-opéra ! Je vous laisse découvrir quelle sera la prochaine destination de notre équipage et sur qui il sera centré 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/the-prism-tome-2-red-shift/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Le premier tome de Run to heaven avait été mon coup de cœur manga de l'année dernière. Un premier tome puissant, dur et prenant. J'attendais donc beaucoup de ce deuxième tome.... qui m'a surpris. En effet le premier tome mettait en avant la guerre et son impact sur la vie et les rêves des enfants de l'ile. Ce deuxième tome recentre l'histoire autour du sport et de la course à pied. Toujours sous fond de guerre et d'occupation, Toan recentre quand même notre histoire sur l'étonnante faculté de Fee à courir vite et bien. il nous présente la course comme un remède pour Fee. Un remède pour permettre à Fee de surpasser le traumatisme de l'occupation. Car c'est le point particulièrement bien traité par Toan dans ce tome 2 : Ce qui arrive aux vaincus lors d'une guerre, que se soit aux soldats ou à la population locale. Un mélange entre sport et récit de guerre, toujours magnifiquement illustré par un Toan dont le trait gagne encore en expressivité. Vivement la suite.
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Titre de l'album : Run to heaven tome 2 Scenariste de l'album : Toan Dessinateur de l'album : Toan Coloriste : Toan Editeur de l'album : Ankama Note : Résumé de l'album : Sur l’archipel d’Arrecquero, la guerre est terminée. La trêve entre les îles du Nord et celles du Sud a été rompue et les forces armées chinoises occupent désormais tout le territoire. Fee se réveille dans un hôpital de fortune aux côtés de nombreux habitants grièvement blessés et de son père, Kurk, dans le coma. Soupçonné de détenir des informations capitales sur l’amirale, adversaire de l’armée chinoise, il est menacé d’être torturé et enfermé dans un camp de rééducation. Mais Lance, un ex-officier qui a trahi son camp, a une autre idée en tête pour leur avenir : pour sauver leurs vies, Fee devra participer aux prochains Jeux Mondiaux et lui offrir son « american dream ». Fee acceptera-t-elle de parier la vie de sa famille à pile ou face ? Critique : Le premier tome de Run to heaven avait été mon coup de cœur manga de l'année dernière. Un premier tome puissant, dur et prenant. J'attendais donc beaucoup de ce deuxième tome.... qui m'a surpris. En effet le premier tome mettait en avant la guerre et son impact sur la vie et les rêves des enfants de l'ile. Ce deuxième tome recentre l'histoire autour du sport et de la course à pied. Toujours sous fond de guerre et d'occupation, Toan recentre quand même notre histoire sur l'étonnante faculté de Fee à courir vite et bien. il nous présente la course comme un remède pour Fee. Un remède pour permettre à Fee de surpasser le traumatisme de l'occupation. Car c'est le point particulièrement bien traité par Toan dans ce tome 2 : Ce qui arrive aux vaincus lors d'une guerre, que se soit aux soldats ou à la population locale. Un mélange entre sport et récit de guerre, toujours magnifiquement illustré par un Toan dont le trait gagne encore en expressivité. Vivement la suite. Autres infos : Type de l'album : Manga Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/run-to-heaven-tome-2?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Lotus jumeaux Scenariste de l'album : Xiaoyu Dessinateur de l'album : Xiaoyu Coloriste : Editeur de l'album : Mosquito Note : Résumé de l'album : Fan un jeune Chinois a perdu sa femme tuée dans un bombardement japonais en 1937, il a construit un extraordinaire automate qui remplace sa femme à l'opéra. La Chine est en guerre, les enfants orphelins tentent de survivre dans la délinquance... Leur chemin croise celui de ce génial inventeur amoureux. Critique : L'éditeur Mosquito poursuit sa collaboration avec le (très) talentueux auteur chinois Xiaoyu, après La vengeance de Masheng et Le temple flottant, voici sa dernière production : Lotus jumeaux. Il s'agit d'un imposant roman graphique de plus de 300 pages dans un subtil noir et blanc teinté de notes grises avec un trait aussi fin que de la soie chinoise ! Tout commence en 1937 avec le bombardement d'un bateau rempli de réfugiés chinois fuyant l'oppression japonaise. On ne sait pas encore qui est mêlé à cette tragédie que très vite l'auteur nous fait rencontrer une troupe d'enfants perdus, vivant dans la rue pour la plupart et tentant de survivre dans une ville dévastée. Trafics en tous genres, art de la débrouille et de nombreuses rixes sont au menu de ces jeunes déboussolés. Au cours d'une des nombreuses représentations théâtrales locales, ils vont faire la rencontre de Fan un des survivants du bombardement du bateau, et son automate qui passionne les foules. Militaires japonais, résistants chinois, civils, mafia locale, américains et bien-sûr nos enfants de la rue, tout ce petit monde va se retrouver lié par cette pièce de théâtre si intrigante. D'autant que le folklore chinois et ses croyances magiques vient se mêler à ce bouillon de culture ! C'est assez brillant car l'histoire est vraiment prenante et distille les révélations au fil des pages en ménageant le suspens. Le mythe de la création, les avancées scientifiques, le racisme et la domination de l'homme par l'homme, Xiaoyu aborde de nombreuses thématiques dans ce récit, mais la principale reste l'amour avec un grand A et jusqu'où nous pousse t'il ! De nombreuses surprises vous attendent dans cette formidable aventure teintée de magie, au dessin remarquable, à l'image de cette magnifique couverture. Une très belle édition qui aura une place de choix dans votre bibliothèque 🙂 Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/lotus-jumeaux/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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L'éditeur Mosquito poursuit sa collaboration avec le (très) talentueux auteur chinois Xiaoyu, après La vengeance de Masheng et Le temple flottant, voici sa dernière production : Lotus jumeaux. Il s'agit d'un imposant roman graphique de plus de 300 pages dans un subtil noir et blanc teinté de notes grises avec un trait aussi fin que de la soie chinoise ! Tout commence en 1937 avec le bombardement d'un bateau rempli de réfugiés chinois fuyant l'oppression japonaise. On ne sait pas encore qui est mêlé à cette tragédie que très vite l'auteur nous fait rencontrer une troupe d'enfants perdus, vivant dans la rue pour la plupart et tentant de survivre dans une ville dévastée. Trafics en tous genres, art de la débrouille et de nombreuses rixes sont au menu de ces jeunes déboussolés. Au cours d'une des nombreuses représentations théâtrales locales, ils vont faire la rencontre de Fan un des survivants du bombardement du bateau, et son automate qui passionne les foules. Militaires japonais, résistants chinois, civils, mafia locale, américains et bien-sûr nos enfants de la rue, tout ce petit monde va se retrouver lié par cette pièce de théâtre si intrigante. D'autant que le folklore chinois et ses croyances magiques vient se mêler à ce bouillon de culture ! C'est assez brillant car l'histoire est vraiment prenante et distille les révélations au fil des pages en ménageant le suspens. Le mythe de la création, les avancées scientifiques, le racisme et la domination de l'homme par l'homme, Xiaoyu aborde de nombreuses thématiques dans ce récit, mais la principale reste l'amour avec un grand A et jusqu'où nous pousse t'il ! De nombreuses surprises vous attendent dans cette formidable aventure teintée de magie, au dessin remarquable, à l'image de cette magnifique couverture. Une très belle édition qui aura une place de choix dans votre bibliothèque 🙂
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Pour tous les fans de Romain Hugault (dont je fais partie), la sortie d'un nouvel album est un évènement. Il faut dire que si vous aimez l'aviation et les femmes pulpeuses et de caractère, il est le dessinateur qu'il vous faut lire. Autant vous dire que quand il s'attaque à ce monstre de notre culture collective qu'est le tomcat, mythique avion de combat moderne s'il en est, on l'attend au tournant. Malheureusement j'ai trouvé ce tome trop documentaire, et finalement, même si le destin de la première femme pilote de chasse américaine est passionnant, c'est trop court et trop peu romancé pour ne pas être lu en coup de vent. Certes, les pages de Romain Hugault sont sublimes, mais si en plus vous ajoutez que dans la guerre aérienne moderne, les gun fight ne sont plus au coeur du sujet, vous obtiendrez un tout qui manque un peu d'intensité dramatique et d'enjeux. Et comme en plus le sujet est sérieux, ne comptez pas sur une scène frivole pour rehausser votre intérêt. Alors oui ce Tomcat est un bel objet, une belle bd que vous ne pourrez pas vous empêcher de lire une fois avec avidité, mais il sera je crois malheureusement vite oublié, et ne pèsera en tous cas pas bien lourd dans la bibliographie de Romain Hugault face au Grand Duc ou au Pilote à l'Edelweiss.
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Titre de l'album : Tomcat Scenariste de l'album : Anastasia Heinzl Dessinateur de l'album : Romain Hugault Coloriste : Romain Hugault Editeur de l'album : Paquet Note : Résumé de l'album : 25 octobre 1994, au large de San Diego, Californie. Un F14 est sur le point d'apponter quand un grave incident se produit. Dans les ultimes secondes avant de se crasher, l'avion voit sa vie défiler, de sa naissance à son vol final... TOMCAT suit les destins entremêlés de cet avion et de KARA HULTGREEN, la première femme pilote de chasse américaine de la Navy, des années 80 à 90. Lui, Fast Eagle 107, c'est le puissant F14 Tomcat dont le combat aérien mythique dans le golf de Sidra a inspiré le film Top Gun. Son problème : il a des réacteurs capricieux, qui ont déjà causé la mort de plusieurs pilotes. Elle, c'est Kara, solaire et audacieuse, qui veut devenir pilote de chasse de combat. Son problème : c'est une femme. Sans jamais se départir de son humour, cette brillante aviatrice pulvérise un à un les préjugés du milieu de l'aviation militaire à l'égard de son genre. Jusqu'à ce qu'elle et ses comparses féminines aient enfin le droit de piloter ce fameux F14. Jusqu'à ce fameux 25 octobre 1994... Critique : Pour tous les fans de Romain Hugault (dont je fais partie), la sortie d'un nouvel album est un évènement. Il faut dire que si vous aimez l'aviation et les femmes pulpeuses et de caractère, il est le dessinateur qu'il vous faut lire. Autant vous dire que quand il s'attaque à ce monstre de notre culture collective qu'est le tomcat, mythique avion de combat moderne s'il en est, on l'attend au tournant. Malheureusement j'ai trouvé ce tome trop documentaire, et finalement, même si le destin de la première femme pilote de chasse américaine est passionnant, c'est trop court et trop peu romancé pour ne pas être lu en coup de vent. Certes, les pages de Romain Hugault sont sublimes, mais si en plus vous ajoutez que dans la guerre aérienne moderne, les gun fight ne sont plus au coeur du sujet, vous obtiendrez un tout qui manque un peu d'intensité dramatique et d'enjeux. Et comme en plus le sujet est sérieux, ne comptez pas sur une scène frivole pour rehausser votre intérêt. Alors oui ce Tomcat est un bel objet, une belle bd que vous ne pourrez pas vous empêcher de lire une fois avec avidité, mais il sera je crois malheureusement vite oublié, et ne pèsera en tous cas pas bien lourd dans la bibliographie de Romain Hugault face au Grand Duc ou au Pilote à l'Edelweiss. Autres infos : Texte et annexes supplémentaires : Eloi Rousseau Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/tomcat-9782889323883/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Pineapple army tome 1 Scenariste de l'album : Kazuya Kudo Dessinateur de l'album : Naoki Urasawa Coloriste : Editeur de l'album : Kana Note : Résumé de l'album : Jed Goshi est un ancien mercenaire. Il met à profit son expérience dans son nouveau travail : apprendre aux personnes qui font appel à ses services à se défendre. Ses missions vont l'emmener sur tous les continents et sur tout type de conflits. Bien qu'il mette tout son professionnalisme à leur service, ses clients sont bien souvent imprévisibles et cela ne se termine pas sans casse... Critique : Kana a récupéré les droits de sur l'une des premières productions du maitre Urasawa. Pour cette parution, il est uniquement dessinateur et suit le scenario de Kazuya Kudo. Ce recueil est une compilation de plein d'histoires courtes autour de Jed Goshi, instructeur militaire apprenant l'autodéfense, mais se retrouvant toujours embarqué dans des aventures où il doit démontrer son talent de guerrier. Pour tout vous dire, j'ai l'impression de me retrouver dans des épisodes de Nikky Larson transposé à des situations de "guerre". Chaque chapitre est une histoire indépendante. Chaque histoire est vraiment différente et cela rend la lecture très sympathique et assez pratique malgré le volume de ce premier intégral (sur 3). En effet le format en chapitre permet d'en lire un de temps en temps, de reposer l'ensemble et d'y revenir. Le trait typique de Urasawa; très expressif avec une vraie distinction entre gentils et méchants, permet de tout de suite d'entrer dans les minihistoires et renforce cet aspect de lecture détente, chapitres par chapitres. Autres infos : Type de l'album : Manga Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/pineapple-army-tome-1?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Kana a récupéré les droits de sur l'une des premières productions du maitre Urasawa. Pour cette parution, il est uniquement dessinateur et suit le scenario de Kazuya Kudo. Ce recueil est une compilation de plein d'histoires courtes autour de Jed Goshi, instructeur militaire apprenant l'autodéfense, mais se retrouvant toujours embarqué dans des aventures où il doit démontrer son talent de guerrier. Pour tout vous dire, j'ai l'impression de me retrouver dans des épisodes de Nikky Larson transposé à des situations de "guerre". Chaque chapitre est une histoire indépendante. Chaque histoire est vraiment différente et cela rend la lecture très sympathique et assez pratique malgré le volume de ce premier intégral (sur 3). En effet le format en chapitre permet d'en lire un de temps en temps, de reposer l'ensemble et d'y revenir. Le trait typique de Urasawa; très expressif avec une vraie distinction entre gentils et méchants, permet de tout de suite d'entrer dans les minihistoires et renforce cet aspect de lecture détente, chapitres par chapitres.
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interlude, c'est l'histoire d'un piano. Une petite histoire dans la grande qui nous montre que dès la Seconde Guerre mondiale, le moral et l'humeur des troupes était un élément clefs des guerres de positions. Un élément bien compris par l'armée américaine qui a donc envoyé… des pianos par avions pour divertir les troupes. Cette histoire de piano, bien qu'intéressante sur ce "point de détail de la grande histoire", nous laisse quand même un peu sur notre fin par un récit un peu trop court (juste le déplacement d'un piano) et une narration se basant un peu trop sur le "Oh un piano et si on en jouait" ! Les dessins sont sympas mais de la même manière ils ne sont pas spécialement envoutants. Bref une lecture intéressante, mais pas la lecture de la rentrée.
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Titre de l'album : Interlude Scenariste de l'album : Céline Pieters Dessinateur de l'album : Célia Ducaju Coloriste : Célia Ducaju Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Au coeur de l'hiver 1944, un épais tapis blanc recouvre les Ardennes. Des mois que les soldats américains désespèrent dans ce froid humide et dans cette boue qui s'accroche aux bottes. Mais un jour, un parachute dépose une bien étrange caisse à quelques mètres du campement. Des munitions ? Un ravitaillement d'urgence ? Ce qu'elle contient est bien plus étonnant et provoque bientôt une intense euphorie au sein de la Division... un piano, un piano de guerre leur a été envoyé! Avec lui, la musique du pays ranime l'enthousiasme : le soldat John retrouve ses gammes avec talent, le sergent Brown brille par sa voix de ténor tandis que le jeune Andrew tourne les pages de partitions. Cependant, quand des blindés nazis menacent le camp, il faut partir d'urgence et laisser derrière ce qui n'est pas essentiel. Malgré l'ordre donné, les soldats John, Brown et Andrew refusent d'abandonner le piano. Au risque d'être déclarés déserteurs, ils ont deux jours pour rejoindre les troupes : un court interlude dans cette guerre interminable. Librement inspiré de l'histoire vraies des 2436 pianos de guerre qui furent envoyés sur le front au cours de la Seconde Guerre mondiale. Critique : interlude, c'est l'histoire d'un piano. Une petite histoire dans la grande qui nous montre que dès la Seconde Guerre mondiale, le moral et l'humeur des troupes était un élément clefs des guerres de positions. Un élément bien compris par l'armée américaine qui a donc envoyé… des pianos par avions pour divertir les troupes. Cette histoire de piano, bien qu'intéressante sur ce "point de détail de la grande histoire", nous laisse quand même un peu sur notre fin par un récit un peu trop court (juste le déplacement d'un piano) et une narration se basant un peu trop sur le "Oh un piano et si on en jouait" ! Les dessins sont sympas mais de la même manière ils ne sont pas spécialement envoutants. Bref une lecture intéressante, mais pas la lecture de la rentrée. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/interlude?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
