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  1. Titre de l'album : Une histoire des Résistances Noires Américaines Scenariste de l'album : Ben Passmore Dessinateur de l'album : Ben Passmore Coloriste : Ben Passmore Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : États-Unis : Philando Castile est assassiné par un policier dans sa voiture, sous les yeux de sa famille. Ce meurtre est l'étincelle qui lance un grand mouvement de rébellion dans tout le pays. Mais Ben, bien que choqué par la situation, ne se sent pas concerné par cet élan de révolte. Alors, son père Ronnie décide de lui transmettre ce qu'il ne peut pas ignorer : une histoire longue, faite de sang, de rage et de résistance. Car nul ne peut avancer sans connaître son histoire. Des Black Panthers à #BlackLivesMatter, de Robert Charles à George Floyd, Ben traverse plus d'un siècle de résistance, à la rencontre de ceux qui se sont opposés à la domination d'un État raciste. Critique : Très engagé dans la lutte contre l'oppression raciale aux Etats-Unis, Ben Passmore pourrait bien marquer les esprits avec sa nouvelle oeuvre sélectionnée pour les Eisner awards : Une histoire des résistances noires américaines. Tout commence en 2016 avec le décès de Philando Castile, abattu au volant de sa voiture sous les yeux de sa compagne et d'une fillette suite à un contrôle de police. Ce "fait divers" laisse Ben dubitatif, c'est donc essentiellement l'intervention de son père qui va le transporter dans l'histoire américaine pour plus d'un siècle de voyages dans le passé ! Si l'on connait Malcom X et Martin Luther King, vous découvrirez dans ce passionnant ouvrage bien d'autres acteurs d'une révolte jalonnée de sang et d'actes héroïques. A l'été 1900, Robert Charles s'est révolté en tuant deux policiers suite à des énièmes actes de violences gratuites perpétrées à l'encontre des populations noires. Une ballade sanglante passée sous silence si ce n'est un appel à commémoration du pianiste Jelly Roll bien plus tard. La Nouvelle-Orléans théâtre de cette fusillade, mais aussi de l'ascension de Marcus Garvey ayant le rêve d'une nation noire capitaliste pouvant rivaliser avec les blancs états-uniens. En véritable précurseur du "panafricanisme" il créera des mouvements de 1918 à 1922 pour émanciper les afro-américains. Il inspirera fortement le père de Malcom X, influant à son tour le destin tragique du prédicateur assassiné à Harlem en 1965. Vous avancerez ainsi au fil des pages dans une trichromie noire et blanche aux notes de rose, pour l'histoire de ces personnalités marqués à vif et restées parfois sans lendemains. Une passionnante plongée dans l'histoire américaine ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/une-histoire-des-resistances-noires-americaines/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  2. Très engagé dans la lutte contre l'oppression raciale aux Etats-Unis, Ben Passmore pourrait bien marquer les esprits avec sa nouvelle oeuvre sélectionnée pour les Eisner awards : Une histoire des résistances noires américaines. Tout commence en 2016 avec le décès de Philando Castile, abattu au volant de sa voiture sous les yeux de sa compagne et d'une fillette suite à un contrôle de police. Ce "fait divers" laisse Ben dubitatif, c'est donc essentiellement l'intervention de son père qui va le transporter dans l'histoire américaine pour plus d'un siècle de voyages dans le passé ! Si l'on connait Malcom X et Martin Luther King, vous découvrirez dans ce passionnant ouvrage bien d'autres acteurs d'une révolte jalonnée de sang et d'actes héroïques. A l'été 1900, Robert Charles s'est révolté en tuant deux policiers suite à des énièmes actes de violences gratuites perpétrées à l'encontre des populations noires. Une ballade sanglante passée sous silence si ce n'est un appel à commémoration du pianiste Jelly Roll bien plus tard. La Nouvelle-Orléans théâtre de cette fusillade, mais aussi de l'ascension de Marcus Garvey ayant le rêve d'une nation noire capitaliste pouvant rivaliser avec les blancs états-uniens. En véritable précurseur du "panafricanisme" il créera des mouvements de 1918 à 1922 pour émanciper les afro-américains. Il inspirera fortement le père de Malcom X, influant à son tour le destin tragique du prédicateur assassiné à Harlem en 1965. Vous avancerez ainsi au fil des pages dans une trichromie noire et blanche aux notes de rose, pour l'histoire de ces personnalités marqués à vif et restées parfois sans lendemains. Une passionnante plongée dans l'histoire américaine !
  3. Titre de l'album : Les enfants de la résistance - Tome 10 - La guerre n'est pas finie Scenariste de l'album : Vincent Dugomier Dessinateur de l'album : Benoît Ers Coloriste : Benoît Ers Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Le Débarquement de Normandie tant attendu crée un immense espoir au sein de la population qui prépare déjà en cachette les festivités de la libération. Fidèle à son sens de l'engagement, le Lynx participe activement à l'insurrection nationale visant partout en France à enrayer la machine de guerre nazie. Hélas, l'avancée des Alliés est lente et la répression s'intensifie, Mme Marnier en faisant les frais. François, Lisa et Eusèbe adaptent leur lutte en permanence tant le climat est instable. Les dernières semaines seront sans doute les plus dangereuses. Et même si cette fois la fin de Pétain approche, la guerre n'est pas finie. Critique : On approche à grands pas du dénouement sur la série phare jeunesse de Vincent Dugomier et Benoît Ers sur la seconde guerre mondiale et la résistance française. Et on peut dire que nos deux auteurs ont su livrer un récit réaliste, destiné à la jeunesse et assez clair et pédagogique sur les enjeux de cette période sans pour autant oublier de nous en faire un aventure passionnante. Leur travail est titanesque et l'intérêt est renouvelé sans soucis d'albums en albums pour notre plus grand bonheur. Les dessin de Benoît Ers sont toujours aussi adaptés à un jeune public malgré les scènes de guerre et de violence. On sent qu'il est en maîtrise de ses personnages et de sa série. Cette fois-ci la libération approche à grands pas et avec elle, les enjeux changent progressivement pour la résistance. Si l'ensemble des enjeux purement politiques sont mis de côté, le reste est bien expliqué et assez clair. Les propos sont humanistes et assez ouverts. Parfait pour nos jeunes lecteurs. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/les-enfants-de-la-resistance-tome-10-la-guerre-n-est-pas-finie/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  4. On approche à grands pas du dénouement sur la série phare jeunesse de Vincent Dugomier et Benoît Ers sur la seconde guerre mondiale et la résistance française. Et on peut dire que nos deux auteurs ont su livrer un récit réaliste, destiné à la jeunesse et assez clair et pédagogique sur les enjeux de cette période sans pour autant oublier de nous en faire un aventure passionnante. Leur travail est titanesque et l'intérêt est renouvelé sans soucis d'albums en albums pour notre plus grand bonheur. Les dessin de Benoît Ers sont toujours aussi adaptés à un jeune public malgré les scènes de guerre et de violence. On sent qu'il est en maîtrise de ses personnages et de sa série. Cette fois-ci la libération approche à grands pas et avec elle, les enjeux changent progressivement pour la résistance. Si l'ensemble des enjeux purement politiques sont mis de côté, le reste est bien expliqué et assez clair. Les propos sont humanistes et assez ouverts. Parfait pour nos jeunes lecteurs.
  5. Après les excellents "Vertiges" et "Ils nous ruinent la santé", l'association La revue dessinée/Casterman poursuit son chemin avec huit enquêtes sur la "France-Afrique" et ses colonies. La France et son "Empire" étendu au milieu du 19ème siècle avec toutes les répercussions de sa présence auprès des natifs. Ainsi vous irez de la lointaine Polynésie à la Guyane en passant par La Réunion et l'Afrique. L'Asie est oubliée, suite au passage dévastateur des américains après nous ? Ce tour du monde commence par le traitement infligé aux tirailleurs sénégalais enrôlés de force durant la seconde guerre mondiale et n'ayant jamais perçu leur solde pourtant amplement méritée. Certains ont même "disparus" , la grande muette se montrant une nouvelle fois peu loquace sur le sujet ! On reste en Afrique avec les viols perpétrés par l'armée française durant la guerre d'Algérie, sous l'oeil bienveillant de la hiérarchie ! Des emprisonnements ou séances de tortures basculant dans l'horreur, sans aucunes répercussions pour les auteurs... Direction ensuite la Polynésie et les nombreux essais nucléaires post-guerre du général De Gaulle, avec des répercussions écologiques et humaines dramatiques, une fois encore passées sous silence ! La Réunion et la Guyane nous racontent leurs enfants "perdus", idem pour la Nouvelle-Calédonie sombrant toujours un peu plus dans la violence et à l'avenir incertain. Vous finirez par le pillage des oeuvres primaires africaines, exposées entre autres au musée Jacques Chirac à Paris. La France "en pire" donc, bataillant avec son passé malgré la décolonisation de certaines "possessions" et mettant en avant toutes les difficultés qu'ont les hommes politiques (de tous bords) à reconnaître les actes commis. Un véritable déni national malgré des preuves accablantes du collectif d'auteurs jalonnant ces enquêtes. Je pense à l'empire britannique et son Commonwealth et me demande après cette lecture, s'il fait face aux mêmes problèmes aujourd'hui ! Une nouvelle lecture passionnante et formidablement illustrée !
  6. Titre de l'album : La France Empire - Enquêtes sur les blessures des territoires colonisés Scenariste de l'album : collectif Dessinateur de l'album : collectif Coloriste : collectif Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Huit enquêtes choc pour regarder notre histoire coloniale en face et en finir avec un déni national. En Guyane, de jeunes autochtones enlevés, francisés et christianisés de force. En Algérie, le viol comme arme de guerre pour terroriser la population. En Polynésie, des essais nucléaires «sans risque» qui irradient les locaux. Partout où la colonisation française est passée, elle a laissé des blessures encore grandes ouvertes aujourd'hui. La Revue Dessinée documente depuis de nombreuses années ce sinistre héritage en Afrique, en Amérique, en Océanie ou dans les territoires d'Outre-Mer. Elle rassemble pour la première fois dans cet album huit enquêtes choc qui mettent en évidence un déni national. Critique : Après les excellents "Vertiges" et "Ils nous ruinent la santé", l'association La revue dessinée/Casterman poursuit son chemin avec huit enquêtes sur la "France-Afrique" et ses colonies. La France et son "Empire" étendu au milieu du 19ème siècle avec toutes les répercussions de sa présence auprès des natifs. Ainsi vous irez de la lointaine Polynésie à la Guyane en passant par La Réunion et l'Afrique. L'Asie est oubliée, suite au passage dévastateur des américains après nous ? Ce tour du monde commence par le traitement infligé aux tirailleurs sénégalais enrôlés de force durant la seconde guerre mondiale et n'ayant jamais perçu leur solde pourtant amplement méritée. Certains ont même "disparus" , la grande muette se montrant une nouvelle fois peu loquace sur le sujet ! On reste en Afrique avec les viols perpétrés par l'armée française durant la guerre d'Algérie, sous l'oeil bienveillant de la hiérarchie ! Des emprisonnements ou séances de tortures basculant dans l'horreur, sans aucunes répercussions pour les auteurs... Direction ensuite la Polynésie et les nombreux essais nucléaires post-guerre du général De Gaulle, avec des répercussions écologiques et humaines dramatiques, une fois encore passées sous silence ! La Réunion et la Guyane nous racontent leurs enfants "perdus", idem pour la Nouvelle-Calédonie sombrant toujours un peu plus dans la violence et à l'avenir incertain. Vous finirez par le pillage des oeuvres primaires africaines, exposées entre autres au musée Jacques Chirac à Paris. La France "en pire" donc, bataillant avec son passé malgré la décolonisation de certaines "possessions" et mettant en avant toutes les difficultés qu'ont les hommes politiques (de tous bords) à reconnaître les actes commis. Un véritable déni national malgré des preuves accablantes du collectif d'auteurs jalonnant ces enquêtes. Je pense à l'empire britannique et son Commonwealth et me demande après cette lecture, s'il fait face aux mêmes problèmes aujourd'hui ! Une nouvelle lecture passionnante et formidablement illustrée ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-france-empire-enquetes-sur-les-blessures-des-territoires-colonises/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  7. Titre de l'album : La légende de Salomé Scenariste de l'album : Jean Dufaux Dessinateur de l'album : Eduard Torrents Coloriste : Bertrand Denoulet Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Le tétrarque Hérode Antipas a provoqué la haine des tribus de Galilée en se remariant à Hérodias, mère de la belle Salomé. La jeune fille se trouve l'objet de leurs manipulations. Pour leur complaire autant que par défi, au prix d'une danse devenue fameuse, Salomé obtiendra la tête du prophète Jean-Baptiste, dit Iaokannan. Critique : Jean Dufaux délaisse momentanément sa grande saga romaine Murena (Dargaud) pour une sombre histoire familiale prenant place à Jerusalem et la Jordanie actuelle, dans les années 28 30 après JC. On retrouve une nouvelle fois l'empire romain avec le tétrarque Antipas ayant réveillé le courroux des tribus locales en se remariant à Hérodias qui était la femme de son demi-frère ! Les accusations d'inceste pleuvent sur lui de la part du peuple juif et très vite un homme incarne ces accusations : Jean-Baptiste ou Iaokannan dans le récit. La plantureuse Salomé, fille d'Hérodias va se retrouver mêlée aux machinations de sa mère tout en éveillant un désir inavouable de son beau-père envers elle ! Salomé, telle le fruit défendu va incarner la luxure et la violence de la cour d'Hérode jusqu'à ce perdre elle même ! Dans plusieurs textes bibliques, elle est souvent associée au châtiment divin et Jean Dufaux s'amuse en ajoutant une dimension psychologique plus importante aux personnages. Entre les ambitions démesurées de Hérodias, les démons rongeant Antipas tiraillé entre son désir pour Salomé, l'influence de sa femme et la politique locale, pour finir avec Salomé elle même instrumentalisée par sa propre mère tout en prenant conscience peu à peu de son pouvoir de séduction ! La tension monte peu à peu dans le récit jusqu'à la danse fatale de la jeune fille, point d'orgue d'un déchainement de violence dans les travées du palais. L'artiste Eduard Torrents réalise des planches magnifiques, détaillées et superbement mises en couleurs par le travail saisissant de Betrand Denoulet. Jeux d'ombres et de lumières, paysages et autres décors majestueux où évoluent des protagonistes expressifs aux regards troublants, on est totalement immergé par l'ambiance des lieux. Dufaux propose en préambule un rappel situant le contexte historique mais aussi biblique, à cette époque le grand empire romain est à l'aube de sa profonde mutation vers le christianisme. Une histoire tragique et emblématique servie par un dessin spectaculaire, qu'attendez-vous pour enrichir votre culture générale ? 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-legende-de-salome/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  8. Kevin Nivek

    La légende de Salomé

    Jean Dufaux délaisse momentanément sa grande saga romaine Murena (Dargaud) pour une sombre histoire familiale prenant place à Jerusalem et la Jordanie actuelle, dans les années 28 30 après JC. On retrouve une nouvelle fois l'empire romain avec le tétrarque Antipas ayant réveillé le courroux des tribus locales en se remariant à Hérodias qui était la femme de son demi-frère ! Les accusations d'inceste pleuvent sur lui de la part du peuple juif et très vite un homme incarne ces accusations : Jean-Baptiste ou Iaokannan dans le récit. La plantureuse Salomé, fille d'Hérodias va se retrouver mêlée aux machinations de sa mère tout en éveillant un désir inavouable de son beau-père envers elle ! Salomé, telle le fruit défendu va incarner la luxure et la violence de la cour d'Hérode jusqu'à ce perdre elle même ! Dans plusieurs textes bibliques, elle est souvent associée au châtiment divin et Jean Dufaux s'amuse en ajoutant une dimension psychologique plus importante aux personnages. Entre les ambitions démesurées de Hérodias, les démons rongeant Antipas tiraillé entre son désir pour Salomé, l'influence de sa femme et la politique locale, pour finir avec Salomé elle même instrumentalisée par sa propre mère tout en prenant conscience peu à peu de son pouvoir de séduction ! La tension monte peu à peu dans le récit jusqu'à la danse fatale de la jeune fille, point d'orgue d'un déchainement de violence dans les travées du palais. L'artiste Eduard Torrents réalise des planches magnifiques, détaillées et superbement mises en couleurs par le travail saisissant de Betrand Denoulet. Jeux d'ombres et de lumières, paysages et autres décors majestueux où évoluent des protagonistes expressifs aux regards troublants, on est totalement immergé par l'ambiance des lieux. Dufaux propose en préambule un rappel situant le contexte historique mais aussi biblique, à cette époque le grand empire romain est à l'aube de sa profonde mutation vers le christianisme. Une histoire tragique et emblématique servie par un dessin spectaculaire, qu'attendez-vous pour enrichir votre culture générale ? 😉
  9. Voilà une idée fort sympathique de conjuguer lecture plaisante et culture générale, voire "Histoire" tout court ! Chacun des albums de cette nouvelle saga jeunesse portera sur un personnage historique et un événement marquant de l'histoire, une véritable mine d'informations pour les collégiens et lycéens, mais aussi les adultes désireux d'approfondir leurs connaissances. Un premier tome centré sur le général de Gaulle fait sens avec la prochaine sortie au cinéma du premier film sur deux, consacrés à cette icône historique française. On y découvre donc trois enfants en 2049, agissant en véritables gardiens de la bibliothèque du monde avec l'aide d'une IA. Lorsque des lignes temporelles sont altérées, l'IA fait appel à eux pour remonter le fil de l'histoire et influencer le passé afin qu'il retrouve sa ligne originelle. Vous les retrouverez donc aux côtés de Charles de Gaulle à différents moments de sa vie, le point d'orgue étant l'accomplissement du fameux appel du 18 juin en porte étendard de la résistance française face à l'invasion puis l'occupation nazi. Du rythme et du suspens nous accompagnent dans cette lecture imagée d'un trait rond et expressif agréable, où l'on apprend tout un tas d'anecdotes. Un carnet documentaire enrichit le récit en fin d'album, ainsi qu'un jeu d'observation. Pour ceux qui n'ont pas écouté en cours d'histoire 😉
  10. Titre de l'album : Les passeurs de temps tome 1 - De Gaulle, l'appel du 18 juin Scenariste de l'album : Michel-Yves Schmidt Dessinateur de l'album : Licinia Tozzi Coloriste : Sophie David Editeur de l'album : Jungle Note : Résumé de l'album : 2049, Alyss, Taniss et Ulyss sont trois enfants en charge de veiller sur l'histoire du monde, au sein d'une immense bibliothèque dirigée par leur gardienne AlexandrIA. Un jour, la ligne temporelle de la biographie de Charles de Gaulle se retrouve altérée sur plusieurs dates précises en juin 1940. Si Charles de Gaulle ne lance pas l'appel du 18 juin depuis Londres, la Résistance française ne se formera pas, et l'histoire prendra un tournant catastrophique : l'Allemagne nazie étendra sa domination sur toute l'Europe. Les enfants doivent donc voyager dans la France de 1940, puis jusqu'à Londres, pour retrouver un général de Gaulle entre exaltation et désespoir. Ils devront user de courage, de ruse et d'intelligence pour rétablir le fil du temps. Critique : Voilà une idée fort sympathique de conjuguer lecture plaisante et culture générale, voire "Histoire" tout court ! Chacun des albums de cette nouvelle saga jeunesse portera sur un personnage historique et un événement marquant de l'histoire, une véritable mine d'informations pour les collégiens et lycéens, mais aussi les adultes désireux d'approfondir leurs connaissances. Un premier tome centré sur le général de Gaulle fait sens avec la prochaine sortie au cinéma du premier film sur deux, consacrés à cette icône historique française. On y découvre donc trois enfants en 2049, agissant en véritables gardiens de la bibliothèque du monde avec l'aide d'une IA. Lorsque des lignes temporelles sont altérées, l'IA fait appel à eux pour remonter le fil de l'histoire et influencer le passé afin qu'il retrouve sa ligne originelle. Vous les retrouverez donc aux côtés de Charles de Gaulle à différents moments de sa vie, le point d'orgue étant l'accomplissement du fameux appel du 18 juin en porte étendard de la résistance française face à l'invasion puis l'occupation nazi. Du rythme et du suspens nous accompagnent dans cette lecture imagée d'un trait rond et expressif agréable, où l'on apprend tout un tas d'anecdotes. Un carnet documentaire enrichit le récit en fin d'album, ainsi qu'un jeu d'observation. Pour ceux qui n'ont pas écouté en cours d'histoire 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/de-gaulle-l-appel-du-18-juin/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  11. Oh qu'elle sont bien senties ces sorties des chroniques diplomatiques. Nous plongeant dans la géopolitique du milieu du 19ème siècle, on se retrouve plongés cette fois-ci avec nos deux héros dans la guerre civile chinoise. C'est peu dire que cela touche une actualité brûlante.... Imaginez un peu, la couverture annonce : "Chine, 1955" comme titre, et bdfugue l'annonce comme "Taiwan, 1955" 🙂 Brûlant je vous dis ! Au delà du clin d'oeil révélateur on retrouve une aventure assez classique, façon bd franc belge de l'âge d'or avec nos deux "diplomates", et si la trame principale de l'histoire est cette fois-ci un brin pâlote, c'est habilement compensé par les périodes de flashback sur la jeunesse de nos deux jeunes héros. Et puis on se plonge avec fascination dans cet art délicat de la diplomatie dans une époque déjà bien mouvementée. Le dessin de Christophe Simon est toujours aussi sérieux et colle admirablement bien avec le ton de la série, j'aime beaucoup. Chroniques diplomatiques reste une excellente série pour se plonger facilement dans des périodes charnières de la diplomatie française post seconde guerre mondiale.
  12. Titre de l'album : Chroniques Diplomatiques - Tome 3 - Chine 1955 Scenariste de l'album : Tristan Roulot Dessinateur de l'album : Christophe Simon Coloriste : Alexandre Carpentier Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Chine,1955. Alors que le gouvernement populaire de Mao envisage d'attaquer Formose (actuelle Taiwan) sous protection américaine, Jean d'Arven est envoyé à Pékin pour gérer le sort des dernières possessions coloniales françaises. En jeu, l'exfiltration de documents secret défense toujours cachés dans la résidence de l'ex-ambassadeur. Partagé entre autonomie diplomatique et alignement sur les positions américaines, la France devra choisir : reconnaitre la Chine de Mao ou être chassée d'Asie à jamais. Critique : Oh qu'elle sont bien senties ces sorties des chroniques diplomatiques. Nous plongeant dans la géopolitique du milieu du 19ème siècle, on se retrouve plongés cette fois-ci avec nos deux héros dans la guerre civile chinoise. C'est peu dire que cela touche une actualité brûlante.... Imaginez un peu, la couverture annonce : "Chine, 1955" comme titre, et bdfugue l'annonce comme "Taiwan, 1955" 🙂 Brûlant je vous dis ! Au delà du clin d'oeil révélateur on retrouve une aventure assez classique, façon bd franc belge de l'âge d'or avec nos deux "diplomates", et si la trame principale de l'histoire est cette fois-ci un brin pâlote, c'est habilement compensé par les périodes de flashback sur la jeunesse de nos deux jeunes héros. Et puis on se plonge avec fascination dans cet art délicat de la diplomatie dans une époque déjà bien mouvementée. Le dessin de Christophe Simon est toujours aussi sérieux et colle admirablement bien avec le ton de la série, j'aime beaucoup. Chroniques diplomatiques reste une excellente série pour se plonger facilement dans des périodes charnières de la diplomatie française post seconde guerre mondiale. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/chroniques-diplomatiques-tome-3-taiwan-1955/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  13. Beige

    Appel à témoigner

    Bonjour tout le monde, Je suis un jeune historien et je réalise cette année un travail sur la série L’Histoire de France en bandes dessinées de Larousse (1976-1978). Je cherche (entre autres) à cerner l’impact que cette série a pu avoir et a encore sur le milieu de la BD, et j’ai besoin pour cela de vos avis éclairés ! C’est pourquoi j’ai créé le petit questionnaire suivant ( une 15aine de questions) . SI vous pouviez prendre le temps d’y jeter un œil, ça me sera très utile. Aucune réponse n’est obligatoire, vous pouvez choisir les questions auxquelles vous souhaiter répondre, alors allez-y sans pression ! Le moindre témoignage me sera précieux, et je créditerais vos pseudos dans mon rendu final (la chance ! n’hésitez pas !) ----> https://form.jotform.com/261432835236355 Merci d’avance ! (promis c’est pas un scam)
  14. poseidon2

    Sukima tome 1

    Titre de l'album : Sukima tome 1 Scenariste de l'album : Yan Gao Dessinateur de l'album : Yan Gao Coloriste : Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Pour échapper à la douleur d'un deuil et au mal-être d'une relation amoureuse toxique, Yang Yang, étudiante, quitte Taïwan pour le Japon dans le cadre d'un échange univesitaire. Au contact des résidents hauts en couleur de sa pension, la jeune femme construit sa vie d'adulte entre aspirations amoureuses et engagement politique. Au fil de Sukima, roman d'apprentissage intime et citoyen à la fois, Gao Yan incarne de plus belle la voix d'une génération ultra-connectée, fascinée par le Japon et en plein questionnement sur l'engagement, qu'il soit amoureux ou politique. Critique : Ca y est, je suis amoureux...du trait délicat et subtil de Yan Gao. Deja sublime dans "the song about green", il est encore au coeur du plaisir de lecture de ce Sukima. On ressent intensément toutes les émotions et le questionnement de Yang Yang rien qu'avec le dessin. Mais cela ne suffit pas. Il faut un scenario qui tienne la route et celui-ci est particulièrement marquant avec un point de vue qui interrogera les lecteurs européens. En effet Yan Gao nous parle ici de l'histoire de son ile, Taiwan. Une histoire que l'on ne connait pas et qui sort de la dualité : Pour ou contre la Chine. En effet elle nous montre que le gouvernement de la république de Chine, qui s'est imposé sur l"ile après leur défaite sur le continent, ne s'est pas fait suite à une volonté du peuple de Taiwan mais bien, comme trop souvent, dans la douleur, le sang et la répression. Yan Gao nous montre que les Taiwanais ne voient pas forcément ce gouvernement comme un gouvernement légitime, en tout cas à peine plus que pourrait avoir la chine. Ce point de vue nous offre une perspective radicalement différente sur l'histoire de la Taiwan, bien documenter par notre autrice en fin de premier tome avec une histoire "complète" de l'ile de Taiwan. Autres infos : Type de l'album : Manga Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/sukima-tome-1?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  15. poseidon2

    Sukima tome 1

    Ca y est, je suis amoureux...du trait délicat et subtil de Yan Gao. Deja sublime dans "the song about green", il est encore au coeur du plaisir de lecture de ce Sukima. On ressent intensément toutes les émotions et le questionnement de Yang Yang rien qu'avec le dessin. Mais cela ne suffit pas. Il faut un scenario qui tienne la route et celui-ci est particulièrement marquant avec un point de vue qui interrogera les lecteurs européens. En effet Yan Gao nous parle ici de l'histoire de son ile, Taiwan. Une histoire que l'on ne connait pas et qui sort de la dualité : Pour ou contre la Chine. En effet elle nous montre que le gouvernement de la république de Chine, qui s'est imposé sur l"ile après leur défaite sur le continent, ne s'est pas fait suite à une volonté du peuple de Taiwan mais bien, comme trop souvent, dans la douleur, le sang et la répression. Yan Gao nous montre que les Taiwanais ne voient pas forcément ce gouvernement comme un gouvernement légitime, en tout cas à peine plus que pourrait avoir la chine. Ce point de vue nous offre une perspective radicalement différente sur l'histoire de la Taiwan, bien documenter par notre autrice en fin de premier tome avec une histoire "complète" de l'ile de Taiwan.
  16. Titre de l'album : Cauchon... ou l'homme qui tua Jeanne D'arc Scenariste de l'album : Xavier Dorison | Louis-David Delahaye Dessinateur de l'album : Joël Parnotte Coloriste : Joël Parnotte Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : 1431. La France et l'Angleterre se livrent une guerre sans merci. Le puissant évêque Pierre Cauchon, au service des Anglais, intrigue pour diriger le procès de Jeanne d'Arc. Mais, alors que le procès s'ouvre, la jeune femme qui prétend être l'envoyée de Dieu fait preuve d'une incroyable combativité. Le procès tourne alors à l'affrontement entre deux personnalités hors du commun et que tout oppose. D'un côté, un homme d'Église au sommet du pouvoir, manipulateur et disposant de moyens illimités pour mener l'accusation ; de l'autre, une femme indépendante et déterminée, abandonnée par son camp et n'ayant que son idéalisme comme arme. Contre toute attente, la ténacité de Jeanne, son intelligence et sa force de caractère renversent les certitudes du juge-évêque et font ressurgir chez lui des valeurs qu'il avait profondément enfouies. Alors que le terrifiant comte de Warwick fait pression sur Cauchon pour qu'il mette fin au procès et brûle « la putain », l'évêque, rongé par le doute, décide au contraire de la sauver... Il faudra attendre la cinquantième page pour voir enfin le visage de Jeanne d'Arc : Xavier Dorison a un vrai talent pour jouer avec les genres et surprendre en faisant un pas de côté. Il le met en oeuvre ici dans la bande dessinée historique, aux côtés de Louis-David Delahaye, qui cosigne le scénario. Tous deux auraient pu se concentrer sur Jeanne, bien sûr, mais comment résister à un personnage aussi romanesque que Pierre Cauchon ? Joël Parnotte, compère de Xavier Dorison dans Le Maître d'armes et Aristophania, a repris ses pinceaux pour ce nouvel opus et créé des images particulièrement fortes, tant par ses cadrages et son travail de reconstitution que par ses ambiances folles en couleurs directes. Critique : Décidément Jeanne d'Arc a le vent en poupe. Apres l'Ogre chez Glenat qui était une superbe réussite, une des plus belles de l'année dernière, voici d'autre super star de la BD européenne qui s'attelle à la pucelle la plus connue de l'histoire de France. Mais pas du tout sur l'angle habituel. On retrouve la pâte de Xavier Dorison avec un traitement du point de vue non pas de Jeanne, non pas d'un soldat ou du roi, mais du point de vue de l'évêque Pierre Cauchon, celui-là même qui a dirigé le péché en éréthisme ayant amené au bucher fatal qui prit la vie à Jeanne et par là même la sacralisa. On suit donc le procès avec comme personnage central (du moins pas au début) un homme qui est persuadé d'avoir affaire à une jeune délurée qu'il ferait rapidement avouer ces crimes et qui pourrait utiliser ce procès pour gagner encore plus en importance dans la hiérarchie ecclésiastique. Mais un évêque qui va voir sa volonté contrariée par une jeune fille plus intelligente que prévu. Porté par un superbe travail historique aidé par un réel historien spécialiste du sujet, cette retranscription du procès de Jeanne d'Arc est passionnante. On y découvre les coulisses d'un procès qui se devait d'être exemplaire pour permettre au camp pro anglais d'avoir une limite vis-à-vis de la chrétienté. Un procès exemplaire qui se trouve chamboulé par une accusée qui réussit à l'être tout autant, évitant les pièges et maniant la langue comme même ses accusateurs ne savaient le faire. Ce qui est encore plus prenant, c'est de savoir que les "punchline" de Jeanne sont pour la plupart réelles, à peine repositionner temporellement. Des punchlines qui font s'ébranler une forteresse religieuse, réussissant à prendre au cœur les véritables croyants. Une sublime lecture, envoutante, poignante et aussi vraie que possible dans le cadre d'une bande dessinée. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/cauchon-ou-l-homme-qui-tua-jeanne-d-arc?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  17. Décidément Jeanne d'Arc a le vent en poupe. Apres l'Ogre chez Glenat qui était une superbe réussite, une des plus belles de l'année dernière, voici d'autre super star de la BD européenne qui s'attelle à la pucelle la plus connue de l'histoire de France. Mais pas du tout sur l'angle habituel. On retrouve la pâte de Xavier Dorison avec un traitement du point de vue non pas de Jeanne, non pas d'un soldat ou du roi, mais du point de vue de l'évêque Pierre Cauchon, celui-là même qui a dirigé le péché en éréthisme ayant amené au bucher fatal qui prit la vie à Jeanne et par là même la sacralisa. On suit donc le procès avec comme personnage central (du moins pas au début) un homme qui est persuadé d'avoir affaire à une jeune délurée qu'il ferait rapidement avouer ces crimes et qui pourrait utiliser ce procès pour gagner encore plus en importance dans la hiérarchie ecclésiastique. Mais un évêque qui va voir sa volonté contrariée par une jeune fille plus intelligente que prévu. Porté par un superbe travail historique aidé par un réel historien spécialiste du sujet, cette retranscription du procès de Jeanne d'Arc est passionnante. On y découvre les coulisses d'un procès qui se devait d'être exemplaire pour permettre au camp pro anglais d'avoir une limite vis-à-vis de la chrétienté. Un procès exemplaire qui se trouve chamboulé par une accusée qui réussit à l'être tout autant, évitant les pièges et maniant la langue comme même ses accusateurs ne savaient le faire. Ce qui est encore plus prenant, c'est de savoir que les "punchline" de Jeanne sont pour la plupart réelles, à peine repositionner temporellement. Des punchlines qui font s'ébranler une forteresse religieuse, réussissant à prendre au cœur les véritables croyants. Une sublime lecture, envoutante, poignante et aussi vraie que possible dans le cadre d'une bande dessinée.
  18. C'est une excellente idée de raconter la vie de cette femme oubliée du passé et dont le travail résonne encore au sein des paléontologues aujourd'hui ! Si avant-gardiste de son village côtier du sud-est de l'Angleterre, qu'elle ne quittera jamais, passant une vie dans l'ombre de la toute puissance masculine ET religieuse en place au début du XIXème siècle. Les auteurs dépeignent son quotidien au fil des années avec ses découvertes et ses recherches, mais aussi et surtout les nombreuses déconvenues dont elle fera l'objet. Car toutes les portes des musées et autres sociétés scientifiques se referment à elle, étant une femme... Pire encore, des hommes publient ses travaux en omettant son nom pour y glisser le leur. En plus du patriarcat elle doit faire face à la religion qui goûte peu ses découvertes naviguant du côté de Darwin et l'évolution des espèces plutôt que d'un créateur donnant la vie. Pourtant elle est pertinente notre Mary Anning, se posant les bonnes questions : Quel âge ont ces fossiles ? Comment se sont-ils éteints ? Etaient-ils des poissons, des oiseaux, des rampants ? Elle pratique des dissections d'animaux récents pour percer les mystères de ces anatomies antédiluviennes tout en reconstituant leurs squelettes. Elle fera face à mille difficultés avec quelques éclaircies venant de proches jugeant son destin injuste. On se prend réellement d'empathie pour cette femme vouant sa vie à la science. Il faudra attendre 2010 pour que la Royal Society se décide enfin à l'inclure dans une liste des dix femmes britanniques ayant le plus influencé l’histoire des sciences. Une lecture passionnante et un bel hommage pour cette grande dame !
  19. Titre de l'album : Mary Anning Sur les traces des dinosaures Scenariste de l'album : Kapik Dessinateur de l'album : Julie Bouvot Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Angleterre, début du XIXe siècle. Mary Anning fouille depuis son enfance les falaises de Lyme Regis à la recherche de fossiles. Elle les vend dans sa boutique et essaye sans relâche de trouver des réponses à ses questions. D'où viennent ces curios, créatures figées dans la pierre ? La Terre aurait-elle été effectivement créée il y a 6 000 ans ? Fascinée, Mary veut devenir une scientifique reconnue. Son rêve semble pouvoir enfin se concrétiser lorsqu'elle met au jour des squelettes de plusieurs mètres : ichtyosaure,... Critique : C'est une excellente idée de raconter la vie de cette femme oubliée du passé et dont le travail résonne encore au sein des paléontologues aujourd'hui ! Si avant-gardiste de son village côtier du sud-est de l'Angleterre, qu'elle ne quittera jamais, passant une vie dans l'ombre de la toute puissance masculine ET religieuse en place au début du XIXème siècle. Les auteurs dépeignent son quotidien au fil des années avec ses découvertes et ses recherches, mais aussi et surtout les nombreuses déconvenues dont elle fera l'objet. Car toutes les portes des musées et autres sociétés scientifiques se referment à elle, étant une femme... Pire encore, des hommes publient ses travaux en omettant son nom pour y glisser le leur. En plus du patriarcat elle doit faire face à la religion qui goûte peu ses découvertes naviguant du côté de Darwin et l'évolution des espèces plutôt que d'un créateur donnant la vie. Pourtant elle est pertinente notre Mary Anning, se posant les bonnes questions : Quel âge ont ces fossiles ? Comment se sont-ils éteints ? Etaient-ils des poissons, des oiseaux, des rampants ? Elle pratique des dissections d'animaux récents pour percer les mystères de ces anatomies antédiluviennes tout en reconstituant leurs squelettes. Elle fera face à mille difficultés avec quelques éclaircies venant de proches jugeant son destin injuste. On se prend réellement d'empathie pour cette femme vouant sa vie à la science. Il faudra attendre 2010 pour que la Royal Society se décide enfin à l'inclure dans une liste des dix femmes britanniques ayant le plus influencé l’histoire des sciences. Une lecture passionnante et un bel hommage pour cette grande dame ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://steinkis.com/livres/mary-anning.html/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  20. Après l'épisode sur Reagan que j'avais beaucoup apprécié, le scénariste Jean Yves Le Naour s'attaque cette fois-ci au mythe Thatcher. Et c'est une nouvelle fois super intéressant. Evidemment le parti pris caustique est encore une fois assumé, mais l'ensemble reste bien documenté et nous livre un sacré portrait de la dame de fer. Les dessins de Emilio Van Der Zuiden collent à merveille à cette époque, surtout sublimé par la superbe colorisation façon Fallout de Fabien Alquier. On se retrouve vraiment plongé dans les années 70 avec un propos intéressant et toujours aussi pertinent politiquement parlant. On se rend compte que les débats d'hier sont toujours d'actualité, 50 ans plus tard, avec les mêmes arguments de part et d'autre. Contrairement à certains documentaires ou biopic en bd, ici la lecture est toujours fluide et facile, les touches d'humour apportant suffisamment de légèreté pour rendre l'ensemble très digeste. Comme l'épisode sur Reagan, La sorcière qui a changé le monde est une bd à lire si vous vous intéressez un tant soi peu à l'histoire ou à la géopolitique passée, ou actuelle.
  21. Titre de l'album : La sorcière qui a changé le monde Scenariste de l'album : Jean-Yves Le Naour Dessinateur de l'album : Emilio Van Der Zuiden Coloriste : Fabien Alquier Editeur de l'album : Grand Angle Note : Résumé de l'album : Le biopic politique sans concession et très documenté de la femme la plus controversée du XX siècle : Margaret Thatcher ! Plus qu'une biographie, La Sorcière qui a changé le monde est la chronique d'une révolution libérale qui continue encore aujourd'hui de nous influencer... Le portrait acide et documenté de la Dame de fer, femme la plus détestée et la plus admirée du XX siècle. Margaret Thatcher impose sa vision : casser les syndicats, réduire l'État, privatiser, déréguler et assumer la brutalité sociale au nom de l'efficacité économique. Un biopic politique d'envergure retraçant son ascension fulgurante de fille d'épicier à Première ministre britannique jusqu'à sa chute brutale. Critique : Après l'épisode sur Reagan que j'avais beaucoup apprécié, le scénariste Jean Yves Le Naour s'attaque cette fois-ci au mythe Thatcher. Et c'est une nouvelle fois super intéressant. Evidemment le parti pris caustique est encore une fois assumé, mais l'ensemble reste bien documenté et nous livre un sacré portrait de la dame de fer. Les dessins de Emilio Van Der Zuiden collent à merveille à cette époque, surtout sublimé par la superbe colorisation façon Fallout de Fabien Alquier. On se retrouve vraiment plongé dans les années 70 avec un propos intéressant et toujours aussi pertinent politiquement parlant. On se rend compte que les débats d'hier sont toujours d'actualité, 50 ans plus tard, avec les mêmes arguments de part et d'autre. Contrairement à certains documentaires ou biopic en bd, ici la lecture est toujours fluide et facile, les touches d'humour apportant suffisamment de légèreté pour rendre l'ensemble très digeste. Comme l'épisode sur Reagan, La sorcière qui a changé le monde est une bd à lire si vous vous intéressez un tant soi peu à l'histoire ou à la géopolitique passée, ou actuelle. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-sorciere-qui-a-change-le-monde/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  22. Ah qu'elle fait du bien cette bd. Evidemment elle vous parlera un peu plus si vous avez un petit coeur qui penche à gauche, mais le fait est qu'elle est réussie. Sans être exempt de menus défauts, elle donne de l'enthousiasme à travers cette histoire d'adolescence et de découverte de l'âge adulte. Avec finesse plus qu'avec originalité, elle nous brosse une galerie de personnages bien ésquissés, des ados aux adultes. On plonge dans l'époque et dans cette ambiance particulière avec facilité tant le scénario et le trait d'Eric Stalner nous invite à embarquer avec lui dans ce printemps là. Evidemment il y a des raccourcis et des caricatures un peu faciles, mais le tout est vite gommé par l'énergie et l'enthousiasme que l'on ressent pour cette intrigue simple, mais humaine. Les enjeux familiaux sont d'ailleurs bien plus présents que les enjeux économiques. Le point particulièrement intéressant je trouve arrive en fin d'album avec le lien fait avec la seconde guerre mondiale qui débutera juste après.... Fils de bourge est une bd à relire pour se replonger dans notre histoire de France sous un angle et une période peu vus en bd franco belge.
  23. Titre de l'album : Fils de bourge - Le doux printemps 1936 Scenariste de l'album : Eric Stalner Dessinateur de l'album : Eric Stalner Coloriste : Eric Stalner Editeur de l'album : Grand Angle Note : Résumé de l'album : Avant la résistance, la résilience. Celle d'un jeune homme en 1936 et celle de la France ensuite... En 1935 dans la petite ville de Gramont, François Bompierre est le fils du nouveau sous-directeur de l'usine de papier, sympathisant fasciste, qui le bat régulièrement à coups de ceinture. Pour se protéger mentalement de ce père violent, François s'imagine libellule poursuivie par un crapaud. Un jour, il rencontre un groupe de jeunes communistes. Malgré la différence sociale, François, finit par s'imposer au sein du groupe. Mais la tension monte à l'usine de papier entre la direction et les grévistes. Dès lors, l'affrontement entre le père et le fils devient inévitable. La libellule parviendra-t-elle à s'affranchir du crapaud ? Un fantastique récit de résistance et de résilience mêlant l'intime et l'historique. Critique : Ah qu'elle fait du bien cette bd. Evidemment elle vous parlera un peu plus si vous avez un petit coeur qui penche à gauche, mais le fait est qu'elle est réussie. Sans être exempt de menus défauts, elle donne de l'enthousiasme à travers cette histoire d'adolescence et de découverte de l'âge adulte. Avec finesse plus qu'avec originalité, elle nous brosse une galerie de personnages bien ésquissés, des ados aux adultes. On plonge dans l'époque et dans cette ambiance particulière avec facilité tant le scénario et le trait d'Eric Stalner nous invite à embarquer avec lui dans ce printemps là. Evidemment il y a des raccourcis et des caricatures un peu faciles, mais le tout est vite gommé par l'énergie et l'enthousiasme que l'on ressent pour cette intrigue simple, mais humaine. Les enjeux familiaux sont d'ailleurs bien plus présents que les enjeux économiques. Le point particulièrement intéressant je trouve arrive en fin d'album avec le lien fait avec la seconde guerre mondiale qui débutera juste après.... Fils de bourge est une bd à relire pour se replonger dans notre histoire de France sous un angle et une période peu vus en bd franco belge. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/fils-de-bourge-le-doux-printemps-1936/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  24. Kevin Nivek

    L'invisible

    Titre de l'album : L'invisible Scenariste de l'album : Ruben Del Rincon Dessinateur de l'album : Ruben Del Rincon Coloriste : Ruben Del Rincon Editeur de l'album : Ankama Note : Résumé de l'album : Après une fusillade dans le centre de Kiev, plusieurs personnes sont retrouvées mortes. Parmi les survivants, une Française de 60 ans est évacuée, hagarde. Personne ne la soupçonne, pourtant elle est à l'origine de tout. Mais comment en est-elle arrivée là ? Critique : La genèse de cette aventure est née dans un supermarché où l'auteur espagnol assista à une scène de vie hélas commune, en l'occurrence une vieille dame se faisant doubler dans la file d'attente comme si elle était "invisible" ! Nous voici donc plongés aux côtés de Valérie, 60 ans et rescapée d'un possible attentat à Kiev, choquée et mutique, elle semble amnésique pour couronner le tout ! Un oubli des événements récents, mais pas de son passé qui va ressurgir au fil de chapitres décrivant son histoire dans la résistance au Nicaragua, petit pays d'Amérique centrale en pleine dictature du régime de Somoza. Valérie fait le bilan de sa vie et ici ressurgit cette pauvre vieille dame du supermarché, en effet elle arrive à un âge où elle est veuve et ses deux enfants ont quitté le nid familial ! Seule, sans but ni "fonction" comme mère et femme, elle va devoir se recréer, trouver un nouveau but dans vie et quoi de mieux que déterrer son passé riche et savoir ce qu'est devenue son amie Gina elle aussi résistante active ! En auteur complet, Ruben Del Rincon signe un polar haletant, où le suspense et les révélations progressives tiennent le lecteur en suspens. L’intrigue, centrée sur une héroïne inattendue, est riche en rebondissements et en profondeur psychologique. Cette soixantenaire à priori inoffensive comme pivot de l’intrigue est audacieux et rafraîchissant dans le genre. Une belle édition avec une pagination conséquente pour un scénario maîtrisé avec des chapitres alternant passé et présent, le tout imagé par un trait à l'aquarelle très immersif. Il joue beaucoup avec les couleurs rendant des atmosphères bien différentes selon les contextes, les protagonistes sont englobés dans ce décors de façon subtile et tout à fait réaliste. Une histoire qui s’adresse aux amateurs de polars, de thrillers psychologiques et de récits à suspense, car il nous tient en haleine jusqu'à la dernière page 😉 Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/l-invisible-9791033570165/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  25. Kevin Nivek

    L'invisible

    La genèse de cette aventure est née dans un supermarché où l'auteur espagnol assista à une scène de vie hélas commune, en l'occurrence une vieille dame se faisant doubler dans la file d'attente comme si elle était "invisible" ! Nous voici donc plongés aux côtés de Valérie, 60 ans et rescapée d'un possible attentat à Kiev, choquée et mutique, elle semble amnésique pour couronner le tout ! Un oubli des événements récents, mais pas de son passé qui va ressurgir au fil de chapitres décrivant son histoire dans la résistance au Nicaragua, petit pays d'Amérique centrale en pleine dictature du régime de Somoza. Valérie fait le bilan de sa vie et ici ressurgit cette pauvre vieille dame du supermarché, en effet elle arrive à un âge où elle est veuve et ses deux enfants ont quitté le nid familial ! Seule, sans but ni "fonction" comme mère et femme, elle va devoir se recréer, trouver un nouveau but dans vie et quoi de mieux que déterrer son passé riche et savoir ce qu'est devenue son amie Gina elle aussi résistante active ! En auteur complet, Ruben Del Rincon signe un polar haletant, où le suspense et les révélations progressives tiennent le lecteur en suspens. L’intrigue, centrée sur une héroïne inattendue, est riche en rebondissements et en profondeur psychologique. Cette soixantenaire à priori inoffensive comme pivot de l’intrigue est audacieux et rafraîchissant dans le genre. Une belle édition avec une pagination conséquente pour un scénario maîtrisé avec des chapitres alternant passé et présent, le tout imagé par un trait à l'aquarelle très immersif. Il joue beaucoup avec les couleurs rendant des atmosphères bien différentes selon les contextes, les protagonistes sont englobés dans ce décors de façon subtile et tout à fait réaliste. Une histoire qui s’adresse aux amateurs de polars, de thrillers psychologiques et de récits à suspense, car il nous tient en haleine jusqu'à la dernière page 😉
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