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Auteurs de la trilogie chilienne parue chez Steinkis, le couple Frappier se lance dans un nouvel exercice de style avec un récit plus personnel et intime : L'oiseau chanteur. Cet oiseau servira de fil conducteur en traversant les époques racontées par la scénariste et mis en images par Alain Frappier délaissant sa ligne claire momentanément. En effet, vous constaterez dès les premières pages que son trait a changé au cours des funérailles de la maman. Le ton est plus charbonneux, crayonné, avec des gris sombres et un noir omniprésent comme sur de vieilles photos usées par le temps et retrouvées dans la malle au fond du grenier. Cela commence par un enterrement qui servira d'élément déclencheur à un retour vers le passé pour Désirée Frappier ! Le duo brise les codes de la narration classique avec une page de droite consacrée au dessin illustrant les écrits de la page de gauche. Désirée raconte au moyen de phrases courtes et retourne à la ligne constamment pour des dialogues ou des souvenirs épars disséminés dans des descriptions courtes que le dessinateur met en image sur la page d'à côté. L'oeil fait l'essuie-glace de gauche à droite et vice et versa dans un exercice de lecture surprenant de prime abord mais auquel on s'habitue vite, tant le propos est prenant et formidablement bien écrit. Lorsqu'elle nous livre ses blessures infantiles, ce sont les nôtres qui ressurgissent, à différents degrés et s'il y en a bien évidemment, mais l'auteure est sans concessions dans cette "autobiographie" de son enfance. On est plongé dans le quotidien de cette famille de quatre enfants et happé par les écrits et le dessin qui alterne des gros plans sur des parties anatomiques, ou la fameuse maison de pierres isolée dans la campagne et véritable protagoniste de l'histoire à travers ses bruits et autres sensations perçues par Désirée. Très difficile de noter une telle oeuvre, mais je gage qu'elle trouvera un écho en chacun de vous et si ce n'est pas le cas, vous pourrez toujours contempler le très élégant style littéraire de Désirée Frappier.
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- bd
- roman graphique
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Titre de l'album : L'oiseau chanteur Scenariste de l'album : Désirée Frappier Dessinateur de l'album : Alain Frappier Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : De l’enfance brisée à la voix retrouvée : un récit de résilience sur la reconstruction personnelle. Un "poème graphique" intime et sobre, où l’autrice revient sur son enfance marquée par une éducation inégalitaire et des violences tues. À travers un texte abrupt, accompagné d’illustrations évocatrices, elle met en lumière les silences familiaux et la difficulté de se reconstruire. Symbole central, l’oiseau chanteur mécanique – abîmé puis réparé – incarne la mémoire, la résilience et le fragile processus de réparation. Critique : Auteurs de la trilogie chilienne parue chez Steinkis, le couple Frappier se lance dans un nouvel exercice de style avec un récit plus personnel et intime : L'oiseau chanteur. Cet oiseau servira de fil conducteur en traversant les époques racontées par la scénariste et mis en images par Alain Frappier délaissant sa ligne claire momentanément. En effet, vous constaterez dès les premières pages que son trait a changé au cours des funérailles de la maman. Le ton est plus charbonneux, crayonné, avec des gris sombres et un noir omniprésent comme sur de vieilles photos usées par le temps et retrouvées dans la malle au fond du grenier. Cela commence par un enterrement qui servira d'élément déclencheur à un retour vers le passé pour Désirée Frappier ! Le duo brise les codes de la narration classique avec une page de droite consacrée au dessin illustrant les écrits de la page de gauche. Désirée raconte au moyen de phrases courtes et retourne à la ligne constamment pour des dialogues ou des souvenirs épars disséminés dans des descriptions courtes que le dessinateur met en image sur la page d'à côté. L'oeil fait l'essuie-glace de gauche à droite et vice et versa dans un exercice de lecture surprenant de prime abord mais auquel on s'habitue vite, tant le propos est prenant et formidablement bien écrit. Lorsqu'elle nous livre ses blessures infantiles, ce sont les nôtres qui ressurgissent, à différents degrés et s'il y en a bien évidemment, mais l'auteure est sans concessions dans cette "autobiographie" de son enfance. On est plongé dans le quotidien de cette famille de quatre enfants et happé par les écrits et le dessin qui alterne des gros plans sur des parties anatomiques, ou la fameuse maison de pierres isolée dans la campagne et véritable protagoniste de l'histoire à travers ses bruits et autres sensations perçues par Désirée. Très difficile de noter une telle oeuvre, mais je gage qu'elle trouvera un écho en chacun de vous et si ce n'est pas le cas, vous pourrez toujours contempler le très élégant style littéraire de Désirée Frappier. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://steinkis.com/livres/l-oiseau-chanteur.html/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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- bd
- roman graphique
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Après un envoûtant Maudite baleine (éditions Mosquito) , Walter Chendi revient avec une nouvelle histoire teintée de fantastique . Nous quittons l'espace maritime pour les montagnes , les villages reculés et les paysages enneigés . On y découvre tout d'abord un homme seul , Ersame Deer , errant dans le village comme une âme en peine , effrayant les locaux sans que l'on sache pourquoi , puis regagnant son repaire , véritable nid d'aigle incrusté dans la montagne . Au fil des pages , nous allons plonger dans les méandres de son passé , et rencontrer enfin cet homme si énigmatique , ne parlant uniquement qu'à son cuisiner . Une introspection qu'il va réaliser lui même dans ses voyages imaginaires , en passant par des portes cachées . Très vite , le fantastique côtoie le réel et on s'y perd , des réminiscences de guerre , d'amour volages , de rencontre avec un tigre , animal effrayant mais aux intentions nobles ; tout ceci s'entremêle jusqu'à la révélation finale , répondant à toutes (ou presque) les interrogations . Pour illustrer ce voyage onirique , il réalise des planches remarquables de justesse . La lumière semble naturelle , les reflets côtoient les ombres dans un réalisme saisissant . Les visages semblent figés parfois , mais les regards sont profonds et perçants . Un dessin étonnant , confondant numérique et pastel , avec un résultat final magnifique . J'ai vraiment écarquillé les yeux sur certaines planches ! Un artiste à suivre !
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Titre de l'album : Dans les contes, il ne pleut jamais Scenariste de l'album : Walter Chendi Dessinateur de l'album : Walter Chendi Coloriste : Walter Chendi Editeur de l'album : Mosquito Note : Résumé de l'album : Heurs et malheurs du baronnet usurpateur Erasme Deer, il vit seul avec son cuisinier dans un château accroché au flanc d'une falaise. Détesté à juste titre par les populations, il se réfugie dans la création littéraire. Mais où est la réalité télescopée par les fantasmes et les souvenirs de son passé agité ? Erasme Deer a la cinquantaine. Il vit dans un château au-dessus du village de Baomburg. Les gens du village le détestent, il vit dans sa demeure isolée. La seule personne à qui il peut se confier est son cuisinier. Son seul plaisir, c'est de créer des contes. Il se réfugie pour cela dans une forêt imaginaire à laquelle il accède par des passages secrets. Les arbres deviennent ses confidents, il les relie à des souvenirs marquants de sa vie, souvent traumatisants. A travers plusieurs épisodes douloureux, on découvre un écrivain loin de ses idéaux, au passé trouble. Et on comprend le malaise des villageois qui le croisent. Un jour, il propose à son cuisinier de l'accompagner dans son voyage intérieur... Critique : Après un envoûtant Maudite baleine (éditions Mosquito) , Walter Chendi revient avec une nouvelle histoire teintée de fantastique . Nous quittons l'espace maritime pour les montagnes , les villages reculés et les paysages enneigés . On y découvre tout d'abord un homme seul , Ersame Deer , errant dans le village comme une âme en peine , effrayant les locaux sans que l'on sache pourquoi , puis regagnant son repaire , véritable nid d'aigle incrusté dans la montagne . Au fil des pages , nous allons plonger dans les méandres de son passé , et rencontrer enfin cet homme si énigmatique , ne parlant uniquement qu'à son cuisiner . Une introspection qu'il va réaliser lui même dans ses voyages imaginaires , en passant par des portes cachées . Très vite , le fantastique côtoie le réel et on s'y perd , des réminiscences de guerre , d'amour volages , de rencontre avec un tigre , animal effrayant mais aux intentions nobles ; tout ceci s'entremêle jusqu'à la révélation finale , répondant à toutes (ou presque) les interrogations . Pour illustrer ce voyage onirique , il réalise des planches remarquables de justesse . La lumière semble naturelle , les reflets côtoient les ombres dans un réalisme saisissant . Les visages semblent figés parfois , mais les regards sont profonds et perçants . Un dessin étonnant , confondant numérique et pastel , avec un résultat final magnifique . J'ai vraiment écarquillé les yeux sur certaines planches ! Un artiste à suivre ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/dans-les-contes-il-ne-pleut-jamais/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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