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Décidément Jeanne d'Arc a le vent en poupe. Apres l'Ogre chez Glenat qui était une superbe réussite, une des plus belles de l'année dernière, voici d'autre super star de la BD européenne qui s'attelle à la pucelle la plus connue de l'histoire de France. Mais pas du tout sur l'angle habituel. On retrouve la pâte de Xavier Dorison avec un traitement du point de vue non pas de Jeanne, non pas d'un soldat ou du roi, mais du point de vue de l'évêque Pierre Cauchon, celui-là même qui a dirigé le péché en éréthisme ayant amené au bucher fatal qui prit la vie à Jeanne et par là même la sacralisa. On suit donc le procès avec comme personnage central (du moins pas au début) un homme qui est persuadé d'avoir affaire à une jeune délurée qu'il ferait rapidement avouer ces crimes et qui pourrait utiliser ce procès pour gagner encore plus en importance dans la hiérarchie ecclésiastique. Mais un évêque qui va voir sa volonté contrariée par une jeune fille plus intelligente que prévu. Porté par un superbe travail historique aidé par un réel historien spécialiste du sujet, cette retranscription du procès de Jeanne d'Arc est passionnante. On y découvre les coulisses d'un procès qui se devait d'être exemplaire pour permettre au camp pro anglais d'avoir une limite vis-à-vis de la chrétienté. Un procès exemplaire qui se trouve chamboulé par une accusée qui réussit à l'être tout autant, évitant les pièges et maniant la langue comme même ses accusateurs ne savaient le faire. Ce qui est encore plus prenant, c'est de savoir que les "punchline" de Jeanne sont pour la plupart réelles, à peine repositionner temporellement. Des punchlines qui font s'ébranler une forteresse religieuse, réussissant à prendre au cœur les véritables croyants. Une sublime lecture, envoutante, poignante et aussi vraie que possible dans le cadre d'une bande dessinée.
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Titre de l'album : Cauchon... ou l'homme qui tua Jeanne D'arc Scenariste de l'album : Xavier Dorison | Louis-David Delahaye Dessinateur de l'album : Joël Parnotte Coloriste : Joël Parnotte Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : 1431. La France et l'Angleterre se livrent une guerre sans merci. Le puissant évêque Pierre Cauchon, au service des Anglais, intrigue pour diriger le procès de Jeanne d'Arc. Mais, alors que le procès s'ouvre, la jeune femme qui prétend être l'envoyée de Dieu fait preuve d'une incroyable combativité. Le procès tourne alors à l'affrontement entre deux personnalités hors du commun et que tout oppose. D'un côté, un homme d'Église au sommet du pouvoir, manipulateur et disposant de moyens illimités pour mener l'accusation ; de l'autre, une femme indépendante et déterminée, abandonnée par son camp et n'ayant que son idéalisme comme arme. Contre toute attente, la ténacité de Jeanne, son intelligence et sa force de caractère renversent les certitudes du juge-évêque et font ressurgir chez lui des valeurs qu'il avait profondément enfouies. Alors que le terrifiant comte de Warwick fait pression sur Cauchon pour qu'il mette fin au procès et brûle « la putain », l'évêque, rongé par le doute, décide au contraire de la sauver... Il faudra attendre la cinquantième page pour voir enfin le visage de Jeanne d'Arc : Xavier Dorison a un vrai talent pour jouer avec les genres et surprendre en faisant un pas de côté. Il le met en oeuvre ici dans la bande dessinée historique, aux côtés de Louis-David Delahaye, qui cosigne le scénario. Tous deux auraient pu se concentrer sur Jeanne, bien sûr, mais comment résister à un personnage aussi romanesque que Pierre Cauchon ? Joël Parnotte, compère de Xavier Dorison dans Le Maître d'armes et Aristophania, a repris ses pinceaux pour ce nouvel opus et créé des images particulièrement fortes, tant par ses cadrages et son travail de reconstitution que par ses ambiances folles en couleurs directes. Critique : Décidément Jeanne d'Arc a le vent en poupe. Apres l'Ogre chez Glenat qui était une superbe réussite, une des plus belles de l'année dernière, voici d'autre super star de la BD européenne qui s'attelle à la pucelle la plus connue de l'histoire de France. Mais pas du tout sur l'angle habituel. On retrouve la pâte de Xavier Dorison avec un traitement du point de vue non pas de Jeanne, non pas d'un soldat ou du roi, mais du point de vue de l'évêque Pierre Cauchon, celui-là même qui a dirigé le péché en éréthisme ayant amené au bucher fatal qui prit la vie à Jeanne et par là même la sacralisa. On suit donc le procès avec comme personnage central (du moins pas au début) un homme qui est persuadé d'avoir affaire à une jeune délurée qu'il ferait rapidement avouer ces crimes et qui pourrait utiliser ce procès pour gagner encore plus en importance dans la hiérarchie ecclésiastique. Mais un évêque qui va voir sa volonté contrariée par une jeune fille plus intelligente que prévu. Porté par un superbe travail historique aidé par un réel historien spécialiste du sujet, cette retranscription du procès de Jeanne d'Arc est passionnante. On y découvre les coulisses d'un procès qui se devait d'être exemplaire pour permettre au camp pro anglais d'avoir une limite vis-à-vis de la chrétienté. Un procès exemplaire qui se trouve chamboulé par une accusée qui réussit à l'être tout autant, évitant les pièges et maniant la langue comme même ses accusateurs ne savaient le faire. Ce qui est encore plus prenant, c'est de savoir que les "punchline" de Jeanne sont pour la plupart réelles, à peine repositionner temporellement. Des punchlines qui font s'ébranler une forteresse religieuse, réussissant à prendre au cœur les véritables croyants. Une sublime lecture, envoutante, poignante et aussi vraie que possible dans le cadre d'une bande dessinée. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/cauchon-ou-l-homme-qui-tua-jeanne-d-arc?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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La déferlante #metoo a effectué un véritable tsunami sur le monde occidental, le malheur étant qu'il a fallu attendre des années et de nombreux drames pour qu'enfin les langues se délient ! Anne Bouillon fait partie de celles qui ont commencé leur combat pour la justice des femmes, bien avant l'arrivée de #metoo. Elle en a d'ailleurs souffert, subissant les quolibets de ses pairs, mais elle n'a jamais cessé et s'est engagée sur une voie 100% féminine, à savoir que la totalité de ses clients(es) sont donc des femmes victimes de violences. Un parti pris semé d'embûches, que la journaliste Charlotte Roman a choisi de mettre en lumière à travers ce documentaire BD saisissant. Au cours de la lecture, vous accompagnerez Maître Bouillon dans ses entretiens avec les victimes, les plaidoiries et interrogatoires de tribunaux, mais aussi ses discussions dans la salle de repos avec ses associés. Des échanges importants car ils traitent de leurs difficultés et leurs ressentis face à tel ou tel dossier. L'avocate nantaise ne s'économise pas et avance toujours d'un pas décidé et confiant. On observe ainsi les moeurs changer au sein des commissariats qui avaient tendance à prendre un peu à la légère les déclarations de femmes battues, le regard des juges aussi, c'est tout un monde judiciaire qui s'adapte à ces paroles libérées et cela fait le plus grand bien ! Vous assisterez à des témoignages durs et poignants, sous le trait de la dessinatrice Lison Ferné qui s'attarde sur les visages et les regards, elle les place au centre des cases sans arrière-plan pour bien signifier la solitude ressentie par les personnes concernées. Des couleurs sobres composent les pages, la joie est peu fréquente dans cet univers. Le poids des mots/maux jalonne les séquences dans les tribunaux, et vous découvrirez des agresseurs et victimes aux profils variés. La tâche est immense pour cette avocate téméraire, songez que dans les dossiers de violences sexuelles, 80% des plaintes sont classées sans suites et seulement 1% se terminent par une condamnation ! Des chiffres à peine croyables qui ne demandent qu'à changer avec ce très bel exemple d'abnégation d'une avocate décidée à bousculer les codes et rendre tout simplement justice. Un ouvrage engagé et engageant.
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Titre de l'album : Les femmes ne meurent pas par hasard Scenariste de l'album : Charlotte Rotman, Anne Bouillon Dessinateur de l'album : Lison Ferné Coloriste : Juliette Vaast Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Je ne défends plus les hommes. Leur violence, je n'en peux plus. Mais je veux vous raconter les femmes, celles qui viennent me trouver dans mon cabinet, celles qui veulent échapper à leurs oppresseurs, celles qui demandent justice. Je plaide pour elles. Anne Bouillon est avocate à Nantes et féministe. Depuis metoo, son cabinet ne désemplit pas. Chaque jour, des victimes s'adressent à elle. Chaque jour, elle se bat pour que la justice les entende. Critique : La déferlante #metoo a effectué un véritable tsunami sur le monde occidental, le malheur étant qu'il a fallu attendre des années et de nombreux drames pour qu'enfin les langues se délient ! Anne Bouillon fait partie de celles qui ont commencé leur combat pour la justice des femmes, bien avant l'arrivée de #metoo. Elle en a d'ailleurs souffert, subissant les quolibets de ses pairs, mais elle n'a jamais cessé et s'est engagée sur une voie 100% féminine, à savoir que la totalité de ses clients(es) sont donc des femmes victimes de violences. Un parti pris semé d'embûches, que la journaliste Charlotte Roman a choisi de mettre en lumière à travers ce documentaire BD saisissant. Au cours de la lecture, vous accompagnerez Maître Bouillon dans ses entretiens avec les victimes, les plaidoiries et interrogatoires de tribunaux, mais aussi ses discussions dans la salle de repos avec ses associés. Des échanges importants car ils traitent de leurs difficultés et leurs ressentis face à tel ou tel dossier. L'avocate nantaise ne s'économise pas et avance toujours d'un pas décidé et confiant. On observe ainsi les moeurs changer au sein des commissariats qui avaient tendance à prendre un peu à la légère les déclarations de femmes battues, le regard des juges aussi, c'est tout un monde judiciaire qui s'adapte à ces paroles libérées et cela fait le plus grand bien ! Vous assisterez à des témoignages durs et poignants, sous le trait de la dessinatrice Lison Ferné qui s'attarde sur les visages et les regards, elle les place au centre des cases sans arrière-plan pour bien signifier la solitude ressentie par les personnes concernées. Des couleurs sobres composent les pages, la joie est peu fréquente dans cet univers. Le poids des mots/maux jalonne les séquences dans les tribunaux, et vous découvrirez des agresseurs et victimes aux profils variés. La tâche est immense pour cette avocate téméraire, songez que dans les dossiers de violences sexuelles, 80% des plaintes sont classées sans suites et seulement 1% se terminent par une condamnation ! Des chiffres à peine croyables qui ne demandent qu'à changer avec ce très bel exemple d'abnégation d'une avocate décidée à bousculer les codes et rendre tout simplement justice. Un ouvrage engagé et engageant. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-femmes-ne-meurent-pas-par-hasard/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Baharet Akrami , dit Babou , était au Carillon lors des attentats meurtriers du 13 novembre 2015 . Probablement poussée par sa vocation d'exercer le métier et d'avocat , ainsi que son statut de témoin , elle s'est constituée partie civil afin d'assister au procès . Elle délivre un journal quotidien en lien avec les témoignages et autres plaidoiries des nombreux avocats présents . Les différents intervenants se suivent dans un défilé de déclarations avec les ajouts de Babou de scénettes humoristiques décrivant le récit ou empreints de son avis personnel . Elle mélange les émotions sur un ton "djeun" en usant du verlan et de nombreuses références à la culture pop . On apprend même des détails sur sa vie personnelle , à savoir composer vie de famille et temps passé au tribunal , toujours avec beaucoup d'humour . Vous découvrirez donc le déroulé de ce procès hors norme avec les nombreuses ramifications liant les accusés . Certains passages sont moins intéressants que d'autres et il n'est pas toujours simple de suivre le fil car il y a un grande quantité de noms à retenir . C'est donc une découverte pour les néophytes du fil narratif d'un procès avec un ton décomplexé voulu par l'auteure . La préface est signée par le juge ayant présidé à la cour , ce qui ajoute de la sincérité aux faits , car si Babou cherche à rendre accessible et décomplexé le récit , le fond n'en reste pas moins un drame ayant profondément marqué la France . A découvrir .
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Titre de l'album : On aurait aimé savoir Scenariste de l'album : Baharet Akrami Dessinateur de l'album : Baharet Akrami Coloriste : Baharet Akrami Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Septembre 2021, le procès des attentats du 13 novembre 2015 débute à Paris. Bahareh, qui était au Carillon ce soir-là, décide de se constituer partie civile et de suivre le procès au jour le jour. De cette expérience judiciaire très médiatisée, elle en ressort des petites chroniques quotidiennes dessinées, où elle fait se croiser humour et esprit critique. Chaque jour, elle retrace les faits, nous raconte les témoignages, ne se gêne pas pour contrer les propos des accusés et met en valeur le travail des avocats, tous partis confondus. À chaque billet, elle ajoute sa touche personnelle en mêlant ironie et compassion, anecdotes lourdes de sens et références de pop culture. De fait, elle ouvre au public les portes d'un procès hors norme et rend ainsi accessible un sujet lourd et complexe. Critique : Baharet Akrami , dit Babou , était au Carillon lors des attentats meurtriers du 13 novembre 2015 . Probablement poussée par sa vocation d'exercer le métier et d'avocat , ainsi que son statut de témoin , elle s'est constituée partie civil afin d'assister au procès . Elle délivre un journal quotidien en lien avec les témoignages et autres plaidoiries des nombreux avocats présents . Les différents intervenants se suivent dans un défilé de déclarations avec les ajouts de Babou de scénettes humoristiques décrivant le récit ou empreints de son avis personnel . Elle mélange les émotions sur un ton "djeun" en usant du verlan et de nombreuses références à la culture pop . On apprend même des détails sur sa vie personnelle , à savoir composer vie de famille et temps passé au tribunal , toujours avec beaucoup d'humour . Vous découvrirez donc le déroulé de ce procès hors norme avec les nombreuses ramifications liant les accusés . Certains passages sont moins intéressants que d'autres et il n'est pas toujours simple de suivre le fil car il y a un grande quantité de noms à retenir . C'est donc une découverte pour les néophytes du fil narratif d'un procès avec un ton décomplexé voulu par l'auteure . La préface est signée par le juge ayant présidé à la cour , ce qui ajoute de la sincérité aux faits , car si Babou cherche à rendre accessible et décomplexé le récit , le fond n'en reste pas moins un drame ayant profondément marqué la France . A découvrir . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/on-aurait-aime-savoir?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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