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  1. Kevin Nivek

    Sex friends

    Titre de l'album : Sex friends Scenariste de l'album : Richard Mèmeteau Dessinateur de l'album : Colin Atthar Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Les sites et applications de rencontres représentent plus qu'un simple outil pour trouver l'âme soeur ou jouer les dons Juans. En hameçonnant les utilisateurs par la promesse d'une abondance sexuelle et amoureuse, ces interfaces nous confrontent à nos propres frustrations. Quand Fanny se fait larguer par Olga, elle décide de profiter à fond de ces applications. Elle partage son expérience avec Félicie, sa collègue, et Marius, son ami de toujours. Chacun projette ses attentes et ses désillusions sur ces espaces virtuels où l'on se cherche parfois soi-même. Mais un compte énigmatique apparaît, semblant commenter leurs expériences les plus intimes. Qui se cache derrière ce mystérieux chroniqueur de leurs vies sexuelles ? Critique : Le professeur de philosophie Richard Mèmeteau adapte son essai Sex friends en roman graphique et nous dévoile sa vision des rencontres 2.0 ! On y suit trois protagonistes principaux, Fanny, Félicie et Marius. Fanny est très présente sur son blog qu'elle alimente d'explications philos et d'expériences personnelles. Tous les trois sont très actifs sur les réseaux sociaux de rencontres, avec chacun leurs espoirs et leurs attentes. C'est tout un monde que l'on découvre avec ce vocabulaire particulier, ces acronymes et autres photos que l'on regrette parfois ! Lorsqu'un quatrième larron vient perturber ces échanges, un climat de suspicion s'installe ! On sent que l'auteur s'amuse à mettre ses personnages dans des situations complexes et les voir évoluer ensuite avec toutes les répercussions associées. Cette quête effrénée d'un partenaire via les applis et toute la difficulté à concilier liberté sexuelle et attente affective, s'expose sous nos yeux avec humour et ironie. Une assez belle critique de la société contemporaine et cette génération Z qui vit à travers ces réseaux sociaux ! L'ennui c'est que l'on a du mal parfois à suivre leurs nombreuses pérégrinations et ce torrent d'événements incessants sur les différentes applis qu'ils utilisent. Le dessinateur intègre entre les pages BD les échanges dans les applis à la manière d'un écran de smartphone, pour bien différencier bulles "IRL" et la conversation numérique. L'ensemble accouche d'un rythme inégal avec des séquences drôles et percutantes, tandis que d’autres peuvent sembler répétitives ou trop cyniques pour certains goûts. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/sex-friends/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  2. Kevin Nivek

    Sex friends

    Le professeur de philosophie Richard Mèmeteau adapte son essai Sex friends en roman graphique et nous dévoile sa vision des rencontres 2.0 ! On y suit trois protagonistes principaux, Fanny, Félicie et Marius. Fanny est très présente sur son blog qu'elle alimente d'explications philos et d'expériences personnelles. Tous les trois sont très actifs sur les réseaux sociaux de rencontres, avec chacun leurs espoirs et leurs attentes. C'est tout un monde que l'on découvre avec ce vocabulaire particulier, ces acronymes et autres photos que l'on regrette parfois ! Lorsqu'un quatrième larron vient perturber ces échanges, un climat de suspicion s'installe ! On sent que l'auteur s'amuse à mettre ses personnages dans des situations complexes et les voir évoluer ensuite avec toutes les répercussions associées. Cette quête effrénée d'un partenaire via les applis et toute la difficulté à concilier liberté sexuelle et attente affective, s'expose sous nos yeux avec humour et ironie. Une assez belle critique de la société contemporaine et cette génération Z qui vit à travers ces réseaux sociaux ! L'ennui c'est que l'on a du mal parfois à suivre leurs nombreuses pérégrinations et ce torrent d'événements incessants sur les différentes applis qu'ils utilisent. Le dessinateur intègre entre les pages BD les échanges dans les applis à la manière d'un écran de smartphone, pour bien différencier bulles "IRL" et la conversation numérique. L'ensemble accouche d'un rythme inégal avec des séquences drôles et percutantes, tandis que d’autres peuvent sembler répétitives ou trop cyniques pour certains goûts.
  3. Kevin Nivek

    Amère

    Titre de l'album : Amère Scenariste de l'album : Lucrèce Andreae Dessinateur de l'album : Lucrèce Andreae Coloriste : Lucrèce Andreae Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Jeune, belle, talentueuse, elle a trouvé l'amour. Maintenant elle veut un bébé. Les enfants, c'est son truc, elle adore, elle connaît. Mais la sienne, sa merveille, sa perle, elle va lui offrir un rêve incarné. Elle n'est pas de celles qui gueulent sur leurs mioches, elle vise un idéal : le respect de l'enfant. Elle ne le sait pas encore : les enfants sont des plaies, et la maternité irréversible. Critique : Après Flipette et Vénère (Delcourt) paru en 2020, l'auteure complète Lucrèce Andreae s'attaque à la maternité et aux différentes manières d'éduquer un enfant, en l'occurrence son vécu personnel ! Tout commence comme un conte de fées avec l'amour qui frappe à la porte, puis les envies de bébé venant concrétiser cette idylle. Durant sa grossesse, elle prépare ce qui sera son cheval de bataille ensuite : l'éducation positive ! Lectures, podcasts, discussions entre amies, elle sort le tapis rouge à cet idéal éducatif, persuadée de son fait. L'accouchement se réalise, non sans mal et voici venir Eden qui va remplir le vase émotionnel de ses parents ! Partage absolu des tâches, allaitement "forcé" et tant pis pour les souffrances, s'en suit donc un respect monacal des règles d'un idéal éducatif théorique. Péripéties, tensions, partage avec d'autres jeunes parents, premiers pas à la crèche puis l'école (Montessori évidemment) ; on va suivre l'entrée au monde de la petite Eden par le prisme de sa mère. Elle dépeint ces situations avec humour dans un trait au feutre en s'émancipant du gaufrier habituel de la BD. Le texte s'insère entre les personnages avec une grande fluidité rendant la lecture immersive. On tourne assez vite les pages de cet imposant volume, pris par les pérégrinations du jeune couple et leur enfant. Mon bémol porterait sur le côté très "parisien" de leur approche de la parentalité. En effet, ces explications incessantes et monocordes à l'enfant, cette entrée en école Montessori qui comme le dit Manu Payet dans un sketch "t'explique qu'on va te prendre ton PEL" , ne s'adresse pas à un large public étant donné le prix important de ces établissements. Je note aussi la présence à la maison des deux parents pendant une longe période, le père étant dessinateur de BD il peut travailler à domicile et Lucrèce Andreae semble libérée de ses obligations professionnelles, ce qui est loin d'être évident pour un grand nombre de jeunes parents contraints de retourner travailler après le congé parental. Certes elle fera une certaine auto-critique en fin d'album mais du bout des lèvres et pas vraiment persuadée de son fait. La lecture reste pour autant teintée d'humour et d'émotions, de nombreux parents se retrouveront dans les situations décrites et ne pourront s'empêcher d'esquisser un sourire 😉 Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/amere/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  4. Kevin Nivek

    Amère

    Après Flipette et Vénère (Delcourt) paru en 2020, l'auteure complète Lucrèce Andreae s'attaque à la maternité et aux différentes manières d'éduquer un enfant, en l'occurrence son vécu personnel ! Tout commence comme un conte de fées avec l'amour qui frappe à la porte, puis les envies de bébé venant concrétiser cette idylle. Durant sa grossesse, elle prépare ce qui sera son cheval de bataille ensuite : l'éducation positive ! Lectures, podcasts, discussions entre amies, elle sort le tapis rouge à cet idéal éducatif, persuadée de son fait. L'accouchement se réalise, non sans mal et voici venir Eden qui va remplir le vase émotionnel de ses parents ! Partage absolu des tâches, allaitement "forcé" et tant pis pour les souffrances, s'en suit donc un respect monacal des règles d'un idéal éducatif théorique. Péripéties, tensions, partage avec d'autres jeunes parents, premiers pas à la crèche puis l'école (Montessori évidemment) ; on va suivre l'entrée au monde de la petite Eden par le prisme de sa mère. Elle dépeint ces situations avec humour dans un trait au feutre en s'émancipant du gaufrier habituel de la BD. Le texte s'insère entre les personnages avec une grande fluidité rendant la lecture immersive. On tourne assez vite les pages de cet imposant volume, pris par les pérégrinations du jeune couple et leur enfant. Mon bémol porterait sur le côté très "parisien" de leur approche de la parentalité. En effet, ces explications incessantes et monocordes à l'enfant, cette entrée en école Montessori qui comme le dit Manu Payet dans un sketch "t'explique qu'on va te prendre ton PEL" , ne s'adresse pas à un large public étant donné le prix important de ces établissements. Je note aussi la présence à la maison des deux parents pendant une longe période, le père étant dessinateur de BD il peut travailler à domicile et Lucrèce Andreae semble libérée de ses obligations professionnelles, ce qui est loin d'être évident pour un grand nombre de jeunes parents contraints de retourner travailler après le congé parental. Certes elle fera une certaine auto-critique en fin d'album mais du bout des lèvres et pas vraiment persuadée de son fait. La lecture reste pour autant teintée d'humour et d'émotions, de nombreux parents se retrouveront dans les situations décrites et ne pourront s'empêcher d'esquisser un sourire 😉
  5. Titre de l'album : Mitterrand - Le dernier président Scenariste de l'album : Joël Callède Dessinateur de l'album : Joël Callède Coloriste : Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Au crépuscule de sa vie, François Mitterrand se confronte à son passé. Son esprit convoque de grandes figures qui l'ont inspiré - depuis Anubis, le dieu des morts égyptien jusqu'à Jean Moulin, en passant par Jaurès - pour entamer avec lui un fascinant dialogue sur sa vie. À travers ces échanges, l'auteur nous invite à redécouvrir le passé d'un homme d'état aussi exceptionnel que complexe. Critique : Quel que soit le bord politique de votre interlocuteur, il y a fort à parier qu'il a une opinion tranchée sur François Mitterrand tant il a eu d'impact sur la vie politique française. Clivant, nuancé, parfois trouble et louvoyant, ce président qui a gouverné la France pendant 14 ans a décidément laissé son empreinte dans la tête des français. Et c'est là toute l'intelligence de Joël Callède que de nous présenter cet homme face à sa mort, et qui doit faire le délicat exercice de se juger lui même, à l'aune de ses actes et devant le jury le plus difficile qui soit : la mort, la postérité, lui même, ses proches, et ses mentors. La charge est violente, souvent dure, le plus souvent sans concession et factuelle, elle en est d'autant plus juste et nécessaire et livre finalement un portrait troublant, touchant et juste. A noter qu'il s'agit d'une réédition de Mitterrand Requiem. Autres infos : A noter qu'il s'agit d'une réédition de Mitterrand Requiem. Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/mitterrand-le-dernier-president/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  6. Quel que soit le bord politique de votre interlocuteur, il y a fort à parier qu'il a une opinion tranchée sur François Mitterrand tant il a eu d'impact sur la vie politique française. Clivant, nuancé, parfois trouble et louvoyant, ce président qui a gouverné la France pendant 14 ans a décidément laissé son empreinte dans la tête des français. Et c'est là toute l'intelligence de Joël Callède que de nous présenter cet homme face à sa mort, et qui doit faire le délicat exercice de se juger lui même, à l'aune de ses actes et devant le jury le plus difficile qui soit : la mort, la postérité, lui même, ses proches, et ses mentors. La charge est violente, souvent dure, le plus souvent sans concession et factuelle, elle en est d'autant plus juste et nécessaire et livre finalement un portrait troublant, touchant et juste. A noter qu'il s'agit d'une réédition de Mitterrand Requiem.
  7. Après Nous vivrons et Que faire des juifs (Les arènes), l'artiste engagé Joann Sfar clôture sa trilogie avec Terre de sang - Le temps du désespoir ! Un imposant volume de plus de 600 pages sur ses voyages et ses impression recueillies au fil d'échanges et observations réalisés sur place. On suit ainsi ses pérégrinations dans un style graphique à main levée avec des croquis réalisés sur le fait ou plus tard, le tout saupoudré d'un humour bienvenu tant le thème abordé ne l'est point ! De ses rencontres réelles et réflexions intimes, il en tire son exploration de la notion de désespoir, mais aussi de résistance et de transmission. Il parvient ceci dit à éviter le manichéisme en proposant une vision complexe, humaine et parfois crue, mais toujours respectueuse des différentes voix qu’il fait entendre. Dans cette narration hybride, il mêle des témoignages réels, des rencontres, des dialogues avec des personnes impliquées dans le conflit israélo-palestinien, et ses propres réflexions. Puis il passe du présent (le conflit actuel, ses voyages, ses rencontres) au passé (l’histoire du judaïsme, de l’antisémitisme, des pogroms), ce qui enrichit la compréhension des enjeux et donne une profondeur historique au récit. On décèle forcément quelques longueurs au fil de la lecture de l'ouvrage, mais le tout est cohérent et tente de synthétiser les éléments des deux premiers tomes pour proposer une forme de réponse, ou du moins une piste de réflexion, sur la résilience, la mémoire et l’espoir malgré tout. Il faut souligner le travail remarquable effectué sur ces trois albums au cours des deux dernières années tant la pagination est forte, mais avec un tel sujet, comment faire autrement ??
  8. Titre de l'album : Terre de sang - Le temps du déséspoir Scenariste de l'album : Joann Sfar Dessinateur de l'album : Joann Sfar Coloriste : Joann Sfar Editeur de l'album : Arènes Note : Résumé de l'album : Nous vivrons était le livre de l'après-pogrom du 7 octobre, Que faire des Juifs ? une réflexion sur l'histoire du judaïsme et de l'antisémitisme, avec une dimension à la fois historique, personnelle et charnelle. Avec Terre de sang, Joann Sfar s'éloigne de la chronique immédiate et de la fresque didactique. Il tend l'oreille aux voix palestiniennes, arabes, bédouines, dans le tumulte d'un conflit insoutenable. Il reprend ici le flambeau du reportage dessiné et parcourt des villes fracturées sur une planète à bout de souffle : Venise, Paris, Ramallah, Naplouse, Hébron, Jérusalem, Tel-Aviv... Aux massacres, aux idéologies, aux mécanismes de haine, il oppose le dialogue qui, même lorsqu'il semble impossible, reste un acte politique puissant. Sfar s'ancre dans la BD du réel, poétique, violente, fraternelle, qui ne sauve rien, mais n'abandonne personne. Critique : Après Nous vivrons et Que faire des juifs (Les arènes), l'artiste engagé Joann Sfar clôture sa trilogie avec Terre de sang - Le temps du désespoir ! Un imposant volume de plus de 600 pages sur ses voyages et ses impression recueillies au fil d'échanges et observations réalisés sur place. On suit ainsi ses pérégrinations dans un style graphique à main levée avec des croquis réalisés sur le fait ou plus tard, le tout saupoudré d'un humour bienvenu tant le thème abordé ne l'est point ! De ses rencontres réelles et réflexions intimes, il en tire son exploration de la notion de désespoir, mais aussi de résistance et de transmission. Il parvient ceci dit à éviter le manichéisme en proposant une vision complexe, humaine et parfois crue, mais toujours respectueuse des différentes voix qu’il fait entendre. Dans cette narration hybride, il mêle des témoignages réels, des rencontres, des dialogues avec des personnes impliquées dans le conflit israélo-palestinien, et ses propres réflexions. Puis il passe du présent (le conflit actuel, ses voyages, ses rencontres) au passé (l’histoire du judaïsme, de l’antisémitisme, des pogroms), ce qui enrichit la compréhension des enjeux et donne une profondeur historique au récit. On décèle forcément quelques longueurs au fil de la lecture de l'ouvrage, mais le tout est cohérent et tente de synthétiser les éléments des deux premiers tomes pour proposer une forme de réponse, ou du moins une piste de réflexion, sur la résilience, la mémoire et l’espoir malgré tout. Il faut souligner le travail remarquable effectué sur ces trois albums au cours des deux dernières années tant la pagination est forte, mais avec un tel sujet, comment faire autrement ?? Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/terre-de-sang-le-temps-du-desespoir/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  9. Titre de l'album : Le mètre des caraïbes Scenariste de l'album : Wilfrid Lupano Dessinateur de l'album : Léonard Chemineau Coloriste : Léonard Chemineau Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Février 1794, en pleine mer des Caraïbes, Louis, canonnier du bateau pirate Le Fieffé Coquin, vise toujours juste ! Mais cette fois, la recette est maigre : vin, pommes, pruneaux et... un savant. Un savant français qui plus est : Joseph Dombey. Envoyé par le gouvernement révolutionnaire pour rencontrer le président américain Thomas Jefferson, il transporte une mystérieuse mallette qui intrigue les terribles pirates - pas si terribles que ça, pour être honnête ; plutôt une communauté adepte de chorale... À l'ouverture : une étrange barre graduée, un contenant cubique et un drôle de cylindre, faits dans un métal sans valeur. Pour les pirates, c'est forcément une arme secrète. Devant « l'élite intellectuelle » des pirates de Cocagna, Dombey dévoile le fleuron de la technologie française, l'instrument révolutionnaire : le mètre décimal ! Sans oublier le cube de dix centimètres de côté pour mesurer le litre, ni, enfin, le cylindre en cuivre d'un kilogramme. Chacun pourra ainsi tout mesurer, peser, quantifier... Ce à quoi les pirates répondent « Ni Dieu, ni maître, ni mètre ! ». Dombey parviendra-t-il à échapper à ces réfractaires au « progrès » pour mener à bien sa mission ? Critique : Le formidable duo de la Bibliomule de Cordoue (Dargaud) remet ça avec toujours un immense talent et un plaisir inégalé pour naviguer dans l'histoire en s'amusant ! Tout commence de nos jours par un mauvais calcul de trajectoire lors du lancement d'un satellite, ce dernier s'écrase et nous passons ensuite en 1794, dans la mer des Caraïbes sur le pont d'un navire pirate chassant sa proie. Mais vous découvrirez vite la nature grotesque de cette bande de flibustiers alternant débilité profonde et sursauts intellectuels dans une cascade de dialogues savoureux et fins. Le vaisseau adverse arraisonné, ils peuvent estimer le butin, mais quelle ne sera leur surprise à la découverte d'un navire chargé de victuailles et d'un monsieur agité tenant sa valise comme la prunelle de ses yeux ! Son contenu va révéler les composantes du système métrique que les français veulent envoyer aux Etats-Unis à la demande de leur président. Cruelle déception pour nos boit-sans-soif aux neurones amoindries, qui vont se replier sur l'incarcération du savant français en espérant une rançon ! Les situations rocambolesques s'enchainent à un rythme effréné pour notre plus grand bonheur, on rit littéralement devant tant de bêtises ! Le talent de Lupano fait qu'en plus de se marrer on découvre la grande histoire de ce symbole des Lumières en pleine révolution française ! Certaines réflexions des protagonistes percutent et agissent comme une prise de conscience, parfois même d'un personnage que vous n'aurez pas vu venir 😉 . C'est vraiment une réussite absolue, magnifiée par le trait de Léonard Chemineau qui délivre une quadrichromie subtile et délicieuse ! Le talent de cet artiste m'épate ! Il avait opté pour un trait réaliste dans son thriller écologique La brute et le divin ( Rue de Sèvres) , ici il revient à une ligne claire limite gros nez des plus enthousiaste ! L'expressivité des personnages sert parfaitement l'humour, et il ne délaisse pas pour autant les décors maritimes détaillés et l'ambiance au sens large des Caraïbes. Un régal pour les yeux et votre culture générale, que demander de plus ?? Qu'ils s'associent à nouveau et très vite 🙂 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-metre-des-caraibes/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  10. Titre de l'album : Le vase de cristal Scenariste de l'album : Astrid Goldsmith Dessinateur de l'album : Astrid Goldsmith Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Un voyage à travers l'Europe, le temps, et les secrets de famille. Lorsque sa grand-mère Gisela décède, c'est à Astrid que revient la tâche de rapatrier le patrimoine familial et vider l'appartement. Avec son père, elle entame le voyage en van jusqu'à Fribourg, saisissant cette occasion de partager un moment avec lui. Mais sur place, la tâche est vertigineuse. Astrid découvre une autre facette de son père, pris dans les vestiges des multiples vies de sa mère juive allemande. Ils exhument tour à tour les tapis mangés par les mites, les photographies mystérieuses, mais aussi les récits de survie, les rancoeurs étouffées et les secrets de famille longtemps enfouis... Critique : Pour sa seconde incursion dans le 9ème art, Astrid Goldsmith revisite les 5 étapes du deuil de Elisabeth Kubler Ross en nous exposant sa propre histoire : le décès de sa grand-mère et toutes les répercussion annexes. Ainsi, c'est au fil de 7 et non pas 5, étapes/phases de deuil qu'elle raconte avec en premier lieu son départ en camion pour vider l'appartement ainsi que toutes les péripéties que cela comporte pour une jeune femme seule. Elle retrouve son père en route et le long chemin se poursuit, alternant silences gênants et discussions animées. Le travail continue sur place avec une vie entière à vider, les bibelots remémorant des souvenirs, le tapis que désire un membre de la famille, l'état général de l'appartement aussi, avec les travaux à prévoir pour contenter le propriétaire. Tel ou tel objet devient pour un temps le centre d'attention, nécessitant un appel téléphonique pour savoir qui le désire et pour quelles raisons, c'est en effet un "déménagement" complexe et usant pour nos deux personnages. Astrid découvre des secrets de famille éventés par son père devenant bien plus loquace et levant le voile sur des photos ou autres récits liés à sa mère, de confession juive ayant connu l'oppression nazi. On découvre ainsi les coutumes liées aux funérailles juives avec des pratiques ancestrales qui ont du mal à trouver leur place chez la jeune génération. Un logement se vide peu à peu, mais la mémoire s'éveille et remplit peu à peu l'esprit d'Astrid voyant les membres de sa famille sous un nouveau jour et comprenant mieux leur mode de fonctionnement. C'est un roman graphique qui prend son temps et trouvera un écho dans toutes les familles en insistant sur les liens, peu importe la religion. A découvrir. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-vase-de-cristal/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  11. Kevin Nivek

    Le vase de cristal

    Pour sa seconde incursion dans le 9ème art, Astrid Goldsmith revisite les 5 étapes du deuil de Elisabeth Kubler Ross en nous exposant sa propre histoire : le décès de sa grand-mère et toutes les répercussion annexes. Ainsi, c'est au fil de 7 et non pas 5, étapes/phases de deuil qu'elle raconte avec en premier lieu son départ en camion pour vider l'appartement ainsi que toutes les péripéties que cela comporte pour une jeune femme seule. Elle retrouve son père en route et le long chemin se poursuit, alternant silences gênants et discussions animées. Le travail continue sur place avec une vie entière à vider, les bibelots remémorant des souvenirs, le tapis que désire un membre de la famille, l'état général de l'appartement aussi, avec les travaux à prévoir pour contenter le propriétaire. Tel ou tel objet devient pour un temps le centre d'attention, nécessitant un appel téléphonique pour savoir qui le désire et pour quelles raisons, c'est en effet un "déménagement" complexe et usant pour nos deux personnages. Astrid découvre des secrets de famille éventés par son père devenant bien plus loquace et levant le voile sur des photos ou autres récits liés à sa mère, de confession juive ayant connu l'oppression nazi. On découvre ainsi les coutumes liées aux funérailles juives avec des pratiques ancestrales qui ont du mal à trouver leur place chez la jeune génération. Un logement se vide peu à peu, mais la mémoire s'éveille et remplit peu à peu l'esprit d'Astrid voyant les membres de sa famille sous un nouveau jour et comprenant mieux leur mode de fonctionnement. C'est un roman graphique qui prend son temps et trouvera un écho dans toutes les familles en insistant sur les liens, peu importe la religion. A découvrir.
  12. Kevin Nivek

    Nos accords imparfaits

    Le multi-récompensé de prix littéraires Gilles Marchand s'essaie au 9ème art avec l'aide de Cécile Dupuis au scénario dans cette histoire pas banale de romance teintée de voyage introspectif psychédélique. Lui c'est Anton, chauffeur-livreur qui semble se perdre dans ses tournées et les nombreuses rencontres dans les cages d'escalier ou jardins. Il perd peu à peu les mots, rongé par des maux lancinants surgis de nulle part. Sa relation avec Hélène se détériore peu à peu jusqu'à l'inévitable phrase "prendre du recul" où tout s'effondre autour de lui ! Elle justement, c'est Hélène, violoncelliste et épanouie par son travail et dans son couple. Elle assiste à la progression lente de l'aphasie sentimentale de son compagnon sans pouvoir endiguer le phénomène. Le travail doit être fait par Anton qui va au cours d'une énième tournée de livraisons, se retrouver dans un village fantastique où le travail personnel va pouvoir s'entreprendre vers une remontée possible à la surface des mots. L'illustratrice Cécile Dupuis s'en donne à coeur joie pour imaginer et décrire ce monde fait de symétries et d'architectures en tous genres ! Dans ces venelles labyrinthiques, Anton fera de curieuses rencontres le menant peu à peu vers la compréhension du mal qui l'habite. Mais rien ne se déroule dans la facilité, de nombreuses épreuves s'imposeront à lui vers une possible rédemption et immersion de cette léthargie. Une ville de symboles pour une âme perdue et dont l'unique salut serait son amour pour Hélène, encore présent dans un coin de son esprit, à lui de le retrouver et l'exprimer, dans un discours pourquoi pas ? 😉 Un voyage étonnant !
  13. Titre de l'album : Nos accords imparfaits Scenariste de l'album : Gilles Marchand, Cécile Dupuis Dessinateur de l'album : Cécile Dupuis Coloriste : Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Face A. Anton et Hélène vivent ensemble, dansent ensemble, écoutent de la musique ensemble, font tout ou presque ensemble : ils s'aiment. Elle est violoncelliste, il est livreur. Le temps s'écoule et, sans qu'ils ne s'en rendent compte, le silence commence à s'installer entre eux. Anton perd les mots et ne parvient plus à parler à Hélène, il ne sait plus lui dire qu'il l'aime. Il se réfugie dans sa musique et se retrouve seul dans un quotidien et un métier vide de sens. En perdant les mots, aurait-il perdu son lien à Hélène ? Se serait-il perdu lui-même ? Face B. Au volant d'une vieille camionnette de livraison, Anton tombe en panne et découvre un dernier colis à l'adresse mystérieuse. La destinataire n'est autre qu'Hélène. Que fait-elle dans cette ville inconnue qui n'existe sur aucune carte ? Afin de livrer son colis à tout prix, il entame un étonnant voyage vers cette ville étrange des méandres de laquelle il aura du mal à s'extirper. Critique : Le multi-récompensé de prix littéraires Gilles Marchand s'essaie au 9ème art avec l'aide de Cécile Dupuis au scénario dans cette histoire pas banale de romance teintée de voyage introspectif psychédélique. Lui c'est Anton, chauffeur-livreur qui semble se perdre dans ses tournées et les nombreuses rencontres dans les cages d'escalier ou jardins. Il perd peu à peu les mots, rongé par des maux lancinants surgis de nulle part. Sa relation avec Hélène se détériore peu à peu jusqu'à l'inévitable phrase "prendre du recul" où tout s'effondre autour de lui ! Elle justement, c'est Hélène, violoncelliste et épanouie par son travail et dans son couple. Elle assiste à la progression lente de l'aphasie sentimentale de son compagnon sans pouvoir endiguer le phénomène. Le travail doit être fait par Anton qui va au cours d'une énième tournée de livraisons, se retrouver dans un village fantastique où le travail personnel va pouvoir s'entreprendre vers une remontée possible à la surface des mots. L'illustratrice Cécile Dupuis s'en donne à coeur joie pour imaginer et décrire ce monde fait de symétries et d'architectures en tous genres ! Dans ces venelles labyrinthiques, Anton fera de curieuses rencontres le menant peu à peu vers la compréhension du mal qui l'habite. Mais rien ne se déroule dans la facilité, de nombreuses épreuves s'imposeront à lui vers une possible rédemption et immersion de cette léthargie. Une ville de symboles pour une âme perdue et dont l'unique salut serait son amour pour Hélène, encore présent dans un coin de son esprit, à lui de le retrouver et l'exprimer, dans un discours pourquoi pas ? 😉 Un voyage étonnant ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/nos-accords-imparfaits/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  14. Après avoir réalisé Les filles de Sappho (GraphZepellin), l'artiste italienne dresse une nouvelle fois le portait d'une femme forte et en avance sur son temps avec cette biographie de Delphine Seyrig. C'est plutôt un moment de sa vie que la dessinatrice et la scénariste Nina Almberg, décident de mettre en avant, lorsqu'elle est au sommet de sa carrière et se permet de revenir sur sa vie et comment en est-elle arrivée là. Le passé ressurgit et une fois de plus, la relation mère/fille est à la base de cette très belle histoire ! En effet, en parcourant ces pages, vous découvrirez surtout qui était la mère de l'actrice et le lien étrange subsistant avec sa fille. Pourquoi se montre t'elle si froide avec Delphine en lui rappelant fréquemment les convenances liées aux femmes de leur rang en société ? Choc générationnel, émancipation de la femme, désir d'aventure et amour, ces quatre piliers vont façonner Hermine de Saussure et par là même, donner naissance à Delphine, une grande actrice française engagée dans de nombreux combats pour les femmes comme la liberté d'avortement. Une vie romanesque pour ces deux femmes, mises en lumière par Ariana Melone dans un trait coloré semi-réaliste, épuré et centré sur les personnages. Elle s'épargne de nombreux détails et va à l'essentiel en mettant l'accent sur les visages et leurs réactions, dans un découpage aéré. Je dois bien avouer que je connaissais le film Peau d'âne avec Catherine Deneuve, sans pour autant connaître Delphine Seyrig jouant aussi dans ce film, j'ai découvert aussi ses nombreuses luttes pour l'émancipation de la femme.
  15. Titre de l'album : Sois femme et tais-toi - Dans l'oeil de Delphine Seyrig Scenariste de l'album : Nina Almberg Dessinateur de l'album : Arianna Melone Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Ma mère aussi, ce qu’elle préfère, c’est la mer… À la fin des années 1960, Delphine Seyrig est une actrice reconnue dans le cinéma français. Elle joue avec Alain Resnais, François Truffaut ou encore Jacques Demy. Sa parole compte et elle décide de s’engager dans la cause féministe. Ce n’est pas du goût de sa mère, Hermine de Saussure, avec qui elle entretient une relation distante. Mais à la lecture de vieilles lettres, Delphine découvre qu’elle était capitaine de bateau, rêvant de faire le tour du monde avec son amie Ella Maillart. Alors qu’elle comprend ce qui a empêché sa mère de poursuivre ses rêves, Delphine prend la caméra et réalise Sois belle et tais-toi (1981). En réfléchissant à sa place d’actrice, de fille et de mère, Delphine parvient peu à peu à mettre des mots et des images sur la condition des femmes. Critique : Après avoir réalisé Les filles de Sappho (GraphZepellin), l'artiste italienne dresse une nouvelle fois le portait d'une femme forte et en avance sur son temps avec cette biographie de Delphine Seyrig. C'est plutôt un moment de sa vie que la dessinatrice et la scénariste Nina Almberg, décident de mettre en avant, lorsqu'elle est au sommet de sa carrière et se permet de revenir sur sa vie et comment en est-elle arrivée là. Le passé ressurgit et une fois de plus, la relation mère/fille est à la base de cette très belle histoire ! En effet, en parcourant ces pages, vous découvrirez surtout qui était la mère de l'actrice et le lien étrange subsistant avec sa fille. Pourquoi se montre t'elle si froide avec Delphine en lui rappelant fréquemment les convenances liées aux femmes de leur rang en société ? Choc générationnel, émancipation de la femme, désir d'aventure et amour, ces quatre piliers vont façonner Hermine de Saussure et par là même, donner naissance à Delphine, une grande actrice française engagée dans de nombreux combats pour les femmes comme la liberté d'avortement. Une vie romanesque pour ces deux femmes, mises en lumière par Ariana Melone dans un trait coloré semi-réaliste, épuré et centré sur les personnages. Elle s'épargne de nombreux détails et va à l'essentiel en mettant l'accent sur les visages et leurs réactions, dans un découpage aéré. Je dois bien avouer que je connaissais le film Peau d'âne avec Catherine Deneuve, sans pour autant connaître Delphine Seyrig jouant aussi dans ce film, j'ai découvert aussi ses nombreuses luttes pour l'émancipation de la femme. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/sois-femme-et-tais-toi-dans-l-oeil-de-delphine-seyrig/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  16. Kevin Nivek

    Hérétique

    Robbie Morrison donne ses lettres de noblesse au "roman graphique" avec cet intrigant "Hérétique", passionnante plongée dans la ville d'Anvers en 1529 ! Je dirais même polar ésotérique graphique pour caractériser ce one-shot de très bonne qualité, tant la pagination conséquente et l'intrigue vous tiendront en haleine tels les romans "page-turners" ! Henri Cornelius Agrippa et Johan Weyer ont véritablement existé et publié des livres sur la médecine entre autres, Morrison joue les Alexandre Dumas en les mettant au beau milieu de meurtres atroces perpétrés dans la ville et revêtant pour la plupart un caractère religieux. Personnage charismatique, Cornelius prend sous son aile le jeune Weyer afin de trouver le ou les coupables de ces tueries effroyables avec un goût prononcé pour la mise en scène. La toute puissance de l'église et son inquisition, l'agitation de la ville portuaire mercantile, l'antisémitisme déjà présent, les combines des nobles locaux, c'est dans ce contexte que Cornelius et son acolyte devront percer les mystères, plongeant dans l'abyme d'une ville en pleine effervescence ! Charlie Adlard ce n'est pas que Walking dead, il le prouve une nouvelle fois dans ces pages avec un trait fin aux encrages profonds d'un réalisme saisissant ! Il rend hommage au chef d'oeuvre gothique qu'est la cathédrale Notre Dame d'Anvers avec des colonnes semblant toucher les cieux ! Les rues de la ville laissent entrevoir des maisons à colombages fidèlement réalisées ainsi que des venelles étroites et humides où le danger rôde, mais c'est ici parfois que l'on trouve des indices pour notre duo d'enquêteurs bien décidés à réussir leur mission. Un noir et blanc lumineux qui vous transportera 500 ans en arrière dans une enquête passionnante et remarquablement bien écrite.
  17. Kevin Nivek

    Hérétique

    Titre de l'album : Hérétique Scenariste de l'album : Robbie Morrison Dessinateur de l'album : Charlie Adlard Coloriste : Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Belgique, 1529 : la ville d'Antwerp est au coeur d'une vague de crimes macabres. Forcé d'enquêter par l'Inquisition toute-puissante, le docteur, chevalier, avocat et occultiste réputé Cornelius Agrippa et son jeune disciple, Johan Weyer, se retrouvent plongés dans un maelstrom de folie, de magie et de meurtres. Critique : Robbie Morrison donne ses lettres de noblesse au "roman graphique" avec cet intrigant "Hérétique", passionnante plongée dans la ville d'Anvers en 1529 ! Je dirais même polar ésotérique graphique pour caractériser ce one-shot de très bonne qualité, tant la pagination conséquente et l'intrigue vous tiendront en haleine tels les romans "page-turners" ! Henri Cornelius Agrippa et Johan Weyer ont véritablement existé et publié des livres sur la médecine entre autres, Morrison joue les Alexandre Dumas en les mettant au beau milieu de meurtres atroces perpétrés dans la ville et revêtant pour la plupart un caractère religieux. Personnage charismatique, Cornelius prend sous son aile le jeune Weyer afin de trouver le ou les coupables de ces tueries effroyables avec un goût prononcé pour la mise en scène. La toute puissance de l'église et son inquisition, l'agitation de la ville portuaire mercantile, l'antisémitisme déjà présent, les combines des nobles locaux, c'est dans ce contexte que Cornelius et son acolyte devront percer les mystères, plongeant dans l'abyme d'une ville en pleine effervescence ! Charlie Adlard ce n'est pas que Walking dead, il le prouve une nouvelle fois dans ces pages avec un trait fin aux encrages profonds d'un réalisme saisissant ! Il rend hommage au chef d'oeuvre gothique qu'est la cathédrale Notre Dame d'Anvers avec des colonnes semblant toucher les cieux ! Les rues de la ville laissent entrevoir des maisons à colombages fidèlement réalisées ainsi que des venelles étroites et humides où le danger rôde, mais c'est ici parfois que l'on trouve des indices pour notre duo d'enquêteurs bien décidés à réussir leur mission. Un noir et blanc lumineux qui vous transportera 500 ans en arrière dans une enquête passionnante et remarquablement bien écrite. Autres infos : Type de l'album : Comic Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/heretique-9782413091134/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  18. Titre de l'album : Soeurs de glisse Scenariste de l'album : Gwénola Morizur Dessinateur de l'album : Agnese Innocente Coloriste : Agnese Innocente Editeur de l'album : Jungle Note : Résumé de l'album : Une ode à la résilience, librement inspirée de l'histoire vraie des soeurs Sana, championnes paralympiques de ski. Pour Léonie, abandonner le sport à cause de sa déficience visuelle est impensable. Emma, sa soeur, n'est pas du même avis : le sport, très peu pour elle ! Contre toute attente, lorsque Léonie est repérée pour intégrer la section belge de ski alpin, c'est Emma qui est désignée pour la guider... Les deux soeurs arriveront-elles à surpasser leurs différences pour avoir une chance de gagner les plus grandes compétitions du monde ? Critique : C'est une très belle histoire que nous conte Gwénola Morizur, un récit librement inspiré de la véritable histoire des soeurs Sana, premières médaillées belges aux jeux paralympiques d'hiver en ski ! Vous pensez à la chanson de Brel, "ce plat pays qui est le mien" et vous êtes probablement désarçonnés par cette idée de ski en Belgique, et bien ouvrez ces pages et admirez le courage et l'abnégation de ce duo, une leçon de résilience ! Léonie et sa famille n'ont jamais réalisé l'acceptation de sa malvoyance, étape pourtant importante du deuil. Sous l'impulsion de sa mère, la jeune fille entend vivre une vie "normale" dans des établissements scolaires non adaptés aux personnes aveugles, il en va de même pour les activités sportives qu'elle pratique assidument ! Gymnaste d'un bon niveau elle semble atteindre ses limites dans certaines épreuves, victime de son handicap. Au fil du récit, on découvre aussi l'ambiance familiale avec les heurts et autres disputes entre Léonie et ses trois soeurs, notamment Emma son opposée ! Cette dernière n'aime pas le sport et goûte plus à l'oisiveté que les sensations fortes recherchées par Léonie. C'est dans ce contexte qu'elles vont se retrouver dans l'équipe de sports d'hiver paralympiques du pays, avec la découverte du haut niveau mais surtout, la nécessité absolue pour les deux soeurs de travailler ensemble sur les pistes. En effet, Emma doit servir de "lièvre" à Léonie, en ouvrant la piste devant elle et en lui communiquant par radio les virages, bosses et autres difficultés rencontrées dans la descente. Une symbiose parfaite doit s'accomplir entre deux soeurs que tout oppose ! Comment vont-elles surmonter les obstacles ? On s'attache énormément aux personnages dans cette histoire teintée d'émotion et de sincérité. Le trait doux et rond de Agnese Innocente convient parfaitement au propos, elle donne du caractère aux protagonistes sans surjouer façon "manga". Elle s'adapte au récit en usant de couleurs pâles pour les flashbacks et plus vives pour les phases "actuelles". Une belle immersion dans le handisport et une aventure humaine touchante qui mérite d'être lue ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/soeurs-de-glisse/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  19. VladNirky

    L'amourante

    Titre de l'album : L'amourante Scenariste de l'album : Pierre Alexandrine Dessinateur de l'album : Pierre Alexandrine Coloriste : Pierre Alexandrine Editeur de l'album : Glenat Note : Résumé de l'album : Situation amoureuse : compliquée. Paris, de nos jours. Zayn est dévasté : Louise l'a quitté brutalement alors qu'il commençait à avoir des sentiments pour elle. Lorsqu'il la supplie de lui donner une explication, elle se résout à lui raconter son histoire. Une histoire presque incroyable... Car Louise n'est pas une humaine ordinaire, c'est une « amourante » : tant que quelqu'un l'aime, elle ne peut pas vieillir ! Elle est née il y a plus de six siècles, en pleine guerre de Cent ans. Simple paysanne ayant grandi dans une ère de violence et d'injustice, elle aurait dû finir ses jours comme la plupart de ses contemporains : emportée par la guerre, la faim ou la maladie avant d'avoir atteint la quarantaine. Sa rencontre avec Dame Eleanor, une mystérieuse et séduisante voyageuse vieille d'un millier d'années, va lui apporter la révélation de son pouvoir et de sa terrible contrepartie... Critique : Revisite sur le thème des vampires, l'amourante atteint parfaitement son coeur de cible en racontant la vie de Louise, en apparence jeune femme de son époque qui aime s'amuser et courtiser. Zayn, son dernier soupirant aurait d'ailleurs bien aimé faire des projets à plus longs termes avec elle, il est fou d'elle ! ... Mais ce ne sera pas possible. Louise va lui raconter pourquoi. Elle est âgée de plusieurs siècles et va lui compter depuis sa jeunesse des épisodes qui ont marqué son passé. En remontant de six siècles, en passant par la renaissance et des périodes plus contemporaines à travers toute l’Europe. L'occasion pour le lecteur, avec ce one shot assez imposant, 232 pages, 1kg 149, de découvrir une variation originale, non dénué d'humour (mention spéciale à la page 74) sur le thème des vampires ou le ressort est l'amour. Avec tous les thèmes classiques du genre (Le prince de la nuit, Rapaces, ou encore l'excellent Je suis un vampire (je ne le dirais jamais assez)), Louise va compter toutes les problématiques habituelles rencontrées par son état mais surtout modifiées par cet aspect particulier qui l'a caractérise pour notre plus grand bonheur. C'est drôle et triste à la fois, c'est original à plus d'un titre. Côté visuel (planche ci dessous), l'auteur Pierre Alexandrine, dont c'est ici le 1er roman graphique, est sur un style clair avec une coloration un peu flashy. On est loin du dessin réaliste, il n'y a pas de passage gore mais ça correspond bien à cette chronique. Les décors ont beaucoup de détails et on est assez souvent sur des fresques historiques avec des grandes cases. En résumé un très bon 1er album sur un sujet abordé de manière originale qui nous promène à travers les ages. C'est très bien réalisé et qui donne très souvent le sourire (comme la page 74!!). Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/l-amourante?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  20. Kevin Nivek

    Soeurs de glisse

    C'est une très belle histoire que nous conte Gwénola Morizur, un récit librement inspiré de la véritable histoire des soeurs Sana, premières médaillées belges aux jeux paralympiques d'hiver en ski ! Vous pensez à la chanson de Brel, "ce plat pays qui est le mien" et vous êtes probablement désarçonnés par cette idée de ski en Belgique, et bien ouvrez ces pages et admirez le courage et l'abnégation de ce duo, une leçon de résilience ! Léonie et sa famille n'ont jamais réalisé l'acceptation de sa malvoyance, étape pourtant importante du deuil. Sous l'impulsion de sa mère, la jeune fille entend vivre une vie "normale" dans des établissements scolaires non adaptés aux personnes aveugles, il en va de même pour les activités sportives qu'elle pratique assidument ! Gymnaste d'un bon niveau elle semble atteindre ses limites dans certaines épreuves, victime de son handicap. Au fil du récit, on découvre aussi l'ambiance familiale avec les heurts et autres disputes entre Léonie et ses trois soeurs, notamment Emma son opposée ! Cette dernière n'aime pas le sport et goûte plus à l'oisiveté que les sensations fortes recherchées par Léonie. C'est dans ce contexte qu'elles vont se retrouver dans l'équipe de sports d'hiver paralympiques du pays, avec la découverte du haut niveau mais surtout, la nécessité absolue pour les deux soeurs de travailler ensemble sur les pistes. En effet, Emma doit servir de "lièvre" à Léonie, en ouvrant la piste devant elle et en lui communiquant par radio les virages, bosses et autres difficultés rencontrées dans la descente. Une symbiose parfaite doit s'accomplir entre deux soeurs que tout oppose ! Comment vont-elles surmonter les obstacles ? On s'attache énormément aux personnages dans cette histoire teintée d'émotion et de sincérité. Le trait doux et rond de Agnese Innocente convient parfaitement au propos, elle donne du caractère aux protagonistes sans surjouer façon "manga". Elle s'adapte au récit en usant de couleurs pâles pour les flashbacks et plus vives pour les phases "actuelles". Une belle immersion dans le handisport et une aventure humaine touchante qui mérite d'être lue !
  21. Après une première incursion dans l'exposition de son alcoolisme avec Lorsque j'ai un peu trop picolé la veille... (édition Cambourakis) paru il y a 10 ans, le trublion Terreur Graphique revient de façon plus sérieuse sur cette terrible addiction dans ce témoignage sincère : L'addiction, s'il vous plaît ! Affublé d'une tête de chien, il revient sur sa vie d'ancien alcoolique dans une chronologie éparse et parfois brouillonne mais le représentant bien. Il ne s'épargne rien dans ce récit brut dont le fil conducteur serait son entretien avec le médecin du CSAPA (centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie). La famille, les amis, le passé douloureux et son cortège de failles enfouies, les influences, tout y passe sous son trait acéré et sa trichromie acidifiée. Un sujet grave néanmoins abordé avec humour et de nombreuses références à la culture pop. L'auteur étant de la fin des années 70, j'ai le même âge et me suis bien retrouvé dans ces allusions aux héros de notre enfance et autres références télévisuelles. Un humour noir enrobant le récit de façon convaincante, mais sans atténuer les souffrances physiques et psychiques liées à cette maladie. Une parution en janvier propice à cette mode du "dry january" qui ferait bien s'allonger de quelques mois ! Car on le rappelle, il vaut mieux ne jamais sombrer dans l'alcoolisme sous peine de ne plus jamais en boire de sa vie une fois le sevrage réussi. Vous replongeriez aussitôt au premier nouveau verre... Cela doit rester un plaisir éphémère et sans caractère obligatoire à chaque fête ou événement. En revanche ce témoignage audacieux est à lire sans modérations, vous apprendrez beaucoup sur le parcours à effectuer (et peut-être sur vous même) pour s'en sortir et les aides mises à disposition par la sécurité sociale. Proche de l'actualité, vous retrouvez l'auteur chaque semaine dans le journal Libération avec quelques planches publiées.
  22. Titre de l'album : L'addiction s'il vous plait - Les confessions d'un alcoolique qui se soigne Scenariste de l'album : Terreur Graphique Dessinateur de l'album : Terreur Graphique Coloriste : Terreur Graphique Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Un récit intime, drôle et bouleversant sur la dépendance à l'alcool ! Né sur Instagram, L'Addiction, s'il vous plaît est bien plus qu'un témoignage : c'est une plongée sans filtre dans le combat de Terreur Graphique contre l'alcool. Avec une sincérité rare, l'auteur explore toutes les dimensions de cette addiction : héritage familial, blessures enfouies, quête de reconnaissance, pression sociale, influence de la pop culture... Entre humour noir, lucidité implacable et émotions à vif, il signe une oeuvre aussi drôle que déchirante, où chaque page sonne juste. Sans doute le livre le plus fort et le plus abouti de Terreur Graphique. Critique : Après une première incursion dans l'exposition de son alcoolisme avec Lorsque j'ai un peu trop picolé la veille... (édition Cambourakis) paru il y a 10 ans, le trublion Terreur Graphique revient de façon plus sérieuse sur cette terrible addiction dans ce témoignage sincère : L'addiction, s'il vous plaît ! Affublé d'une tête de chien, il revient sur sa vie d'ancien alcoolique dans une chronologie éparse et parfois brouillonne mais le représentant bien. Il ne s'épargne rien dans ce récit brut dont le fil conducteur serait son entretien avec le médecin du CSAPA (centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie). La famille, les amis, le passé douloureux et son cortège de failles enfouies, les influences, tout y passe sous son trait acéré et sa trichromie acidifiée. Un sujet grave néanmoins abordé avec humour et de nombreuses références à la culture pop. L'auteur étant de la fin des années 70, j'ai le même âge et me suis bien retrouvé dans ces allusions aux héros de notre enfance et autres références télévisuelles. Un humour noir enrobant le récit de façon convaincante, mais sans atténuer les souffrances physiques et psychiques liées à cette maladie. Une parution en janvier propice à cette mode du "dry january" qui ferait bien s'allonger de quelques mois ! Car on le rappelle, il vaut mieux ne jamais sombrer dans l'alcoolisme sous peine de ne plus jamais en boire de sa vie une fois le sevrage réussi. Vous replongeriez aussitôt au premier nouveau verre... Cela doit rester un plaisir éphémère et sans caractère obligatoire à chaque fête ou événement. En revanche ce témoignage audacieux est à lire sans modérations, vous apprendrez beaucoup sur le parcours à effectuer (et peut-être sur vous même) pour s'en sortir et les aides mises à disposition par la sécurité sociale. Proche de l'actualité, vous retrouvez l'auteur chaque semaine dans le journal Libération avec quelques planches publiées. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/l-addiction-s-il-vous-plait-les-confessions-d-un-alcoolique-qui-se-soigne/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  23. The_PoP

    A la dérive

    Et ben.... pfiou.... C'est sûr que quand on connait Scott Pilgrim et qu'on lit que son auteur se lance dans un roman graphique explorant un voyage intérieur, bon on s'attend bien à quelque chose de spécial. Alors que ce soit clair, je fais partie des gens qui ont adoré Scott Pilgrim. Et qui auront du mal à expliquer pourquoi. Autant vous dire que je ne m'attendais pas à quelque chose de classique ou de purement rationnel. Mais là, j'avoue je suis passé un petit peu à côté. J'ai attendu tout le long des petites explications, des petites pistes de compréhension afin de mieux saisir les multiples pistes que nous laisse le récit. Mais non, rien, ou presque, on reste là avec ce road trip absurde aux personnages pourtant attachant même si loufoques. Ce n'est pas complètement barré attention, cela me semble finalement assez réel mais à rester trop énigmatique et à privilégier le cheminement de la pensée plutôt que d'éclairer un peu le récit, et bien Bryan Lee O'Malley m'a perdu et m'a laissé sur ma faim. Mes attentes étaient peut être trop élevées car il y a pourtant un charme indéniable à cet ouvrage qui fonctionne presque, assez inexplicablement et dont on tourne les pages avec plaisir. Côté dessin, on est dans le style habituel de cet auteur, même si le thème choisit induit forcément une colorisation bien plus tarne.
  24. The_PoP

    A la dérive

    Titre de l'album : A la dérive Scenariste de l'album : Bryan lee O'malley Dessinateur de l'album : Bryan Lee O'malley Coloriste : Editeur de l'album : Hi-Graphics Note : Résumé de l'album : Bryan Lee O'Malley avant Scott Pilgrim Parfois, se perdre devient le seul moyen de se trouver Raleigh, 18 ans, est persuadée qu'on a volé son âme... et que celle-ci est cachée dans un chat ! En tout cas, c'est ce qu'elle raconte. Enfin, c'est ce qu'elle raconterait si elle s'ouvrait un peu aux autres. Mais alors comment se retrouve-t-elle embarquée dans un road trip vers le Canada avec trois copains de lycée qu'elle connaît à peine ? Découvrez le tout premier roman graphique de Bryan Lee O'Malley, l'auteur de Scott Pilgrim, qui nous propose un voyage intérieur où se mélangent douceur et amertume. Critique : Et ben.... pfiou.... C'est sûr que quand on connait Scott Pilgrim et qu'on lit que son auteur se lance dans un roman graphique explorant un voyage intérieur, bon on s'attend bien à quelque chose de spécial. Alors que ce soit clair, je fais partie des gens qui ont adoré Scott Pilgrim. Et qui auront du mal à expliquer pourquoi. Autant vous dire que je ne m'attendais pas à quelque chose de classique ou de purement rationnel. Mais là, j'avoue je suis passé un petit peu à côté. J'ai attendu tout le long des petites explications, des petites pistes de compréhension afin de mieux saisir les multiples pistes que nous laisse le récit. Mais non, rien, ou presque, on reste là avec ce road trip absurde aux personnages pourtant attachant même si loufoques. Ce n'est pas complètement barré attention, cela me semble finalement assez réel mais à rester trop énigmatique et à privilégier le cheminement de la pensée plutôt que d'éclairer un peu le récit, et bien Bryan Lee O'Malley m'a perdu et m'a laissé sur ma faim. Mes attentes étaient peut être trop élevées car il y a pourtant un charme indéniable à cet ouvrage qui fonctionne presque, assez inexplicablement et dont on tourne les pages avec plaisir. Côté dessin, on est dans le style habituel de cet auteur, même si le thème choisit induit forcément une colorisation bien plus tarne. Autres infos : Type de l'album : Comic Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/a-la-derive/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  25. VladNirky

    L'amourante

    Revisite sur le thème des vampires, l'amourante atteint parfaitement son coeur de cible en racontant la vie de Louise, en apparence jeune femme de son époque qui aime s'amuser et courtiser. Zayn, son dernier soupirant aurait d'ailleurs bien aimé faire des projets à plus longs termes avec elle, il est fou d'elle ! ... Mais ce ne sera pas possible. Louise va lui raconter pourquoi. Elle est âgée de plusieurs siècles et va lui compter depuis sa jeunesse des épisodes qui ont marqué son passé. En remontant de six siècles, en passant par la renaissance et des périodes plus contemporaines à travers toute l’Europe. L'occasion pour le lecteur, avec ce one shot assez imposant, 232 pages, 1kg 149, de découvrir une variation originale, non dénué d'humour (mention spéciale à la page 74) sur le thème des vampires ou le ressort est l'amour. Avec tous les thèmes classiques du genre (Le prince de la nuit, Rapaces, ou encore l'excellent Je suis un vampire (je ne le dirais jamais assez)), Louise va compter toutes les problématiques habituelles rencontrées par son état mais surtout modifiées par cet aspect particulier qui l'a caractérise pour notre plus grand bonheur. C'est drôle et triste à la fois, c'est original à plus d'un titre. Côté visuel (planche ci dessous), l'auteur Pierre Alexandrine, dont c'est ici le 1er roman graphique, est sur un style clair avec une coloration un peu flashy. On est loin du dessin réaliste, il n'y a pas de passage gore mais ça correspond bien à cette chronique. Les décors ont beaucoup de détails et on est assez souvent sur des fresques historiques avec des grandes cases. En résumé un très bon 1er album sur un sujet abordé de manière originale qui nous promène à travers les ages. C'est très bien réalisé et qui donne très souvent le sourire (comme la page 74!!).
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