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  1. Titre de l'album : Ces lignes qui tracent mon corps Scenariste de l'album : Mansoureh Kamari Dessinateur de l'album : Mansoureh Kamari Coloriste : Mansoureh Kamari Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : En Iran, selon la loi islamique, le père de famille est propriétaire du sang de ses enfants, il ne peut donc être poursuivi pénalement s'il s'en prend à sa progéniture. De là découle en partie la construction de la société iranienne où l'homme a les pleins pouvoirs, notamment sur les femmes, en toute impunité. Mansoureh Kamari se souvient ici de son enfance et de son adolescence sous ce joug masculin. Elle expose des faits : les interdictions multiples (rire, chanter, danser, aimer), la possibilité d'être mariée à 9 ans, exécutée à 15, après avoir été violée... Elle raconte les agressions sexuelles répétées, dans la rue, le taxi, chez le médecin, à la fac... Et la peur constante, l'impuissance, l'incapacité à maîtriser son destin. Mais Mansoureh a fuit l'Iran, elle a réussi à sortir de cette oppression permanente, et cet album est aussi l'histoire d'une métamorphose, celle d'une femme recouvrant sa liberté. Critique : Premier grand coup de coeur pour cette rentrée littéraire avec ce roman graphique somptueux de la néophyte dans le monde du 9ème art : Mansoureh Kamari. Traitant de la condition des femmes dans son pays d'origine l'Iran, sujet ô combien difficile, elle nous déroute complétement par la finesse de son trait et l'élégance qu'elle donne au récit. Intégrer de la grâce dans une histoire aussi sombre et triste que la sienne, c'est digne d'un grand talent ! Aussi, ce coup de coeur n'est pas lié au propos, car vous me direz qu'il est facile de mettre 5 étoiles en hommage au combat de ces femmes opprimées, non ou plutôt pas que, Mansoureh Kamari m'a littéralement impressionné par son dessin, l'art du découpage et l'émotion ressentie au moment de contempler la hauteur de son art graphique. Mêlant présent et flashbacks, elle joue sur les noirs et blancs, tout en mettant un peu de couleurs dans un présent en reconstruction et en symbiose avec son nouvel univers sans barrières ; elle est libre de se recréer pleinement et s'exposer à nu comme elle le fait dès les premières pages. Mais pour en arriver là, elle vous racontera les sévices subis, la peur constante de mal faire dans une société patriarcale au possible où le père règne en maître absolu. Offrant les délicates courbes de son corps aux étudiants en art, elle se remémore les étapes importantes de sa jeune vie marquée par la frustration et l'incapacité de faire changer les lignes. On sent que ce roman graphique était déjà mûr dans son esprit depuis un certain temps, aujourd'hui elle peut crier son message en paix, libre et dévouée à son art ! il me tarde déjà de revoir ce dessin et sa mise en scène sur de la fiction, quel talent, non mais quel talent ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/ces-lignes-qui-tracent-mon-corps/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  2. poseidon2

    Là où tu vas

    Titre de l'album : Là où tu vas Scenariste de l'album : Étienne Davodeau Dessinateur de l'album : Étienne Davodeau Coloriste : Étienne Davodeau Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : Elle s'appelle Françoise Roy. Son métier consiste à accompagner les personnes atteintes par la maladie d'Alzheimer et leurs proches dans leur vie quotidienne. Étienne Davodeau trouve que c'est là un métier passionnant. Alors il a demandé à Françoise de lui raconter au plus près les heures et les journées qu'elle passe dans l'intimité de ces femmes et ces hommes pour qui la qualité de l'instant présent est essentielle. Il lui a dit : « Là où tu vas, chaque jour, tu seras mes yeux et mes oreilles ». L'idée est de raconter au plus près la singularité de ces existences au pays de la mémoire qui flanche tout en préservant l'intimité des personnes concernées. La bande dessinée peut faire ça. Un détail qui n'en est pas un donne une intensité particulière à ce récit : Françoise et Étienne vivent ensemble depuis longtemps. Depuis toujours, elle est sa première lectrice. Il sait qu'il n'aurait pas pu faire un livre comme celui-ci avec quelqu'un d'autre. Ce livre sera aussi, d'une certaine manière, un épisode de leur vie de couple et donc aussi le plus intime de ses récits. Comment côtoyer des gens qui ne vont pas forcément se souvenir de vous ? Que faire pour leur faciliter la vie au quotidien ? Grâce à Françoise, Étienne Davodeau nous donne à voir le quotidien de ces personnes malades, de leurs proches et de celles et ceux qui les accompagnent pour éclairer ce sujet dont l'importance ne cesse de croitre avec le vieillissement de la population. Critique : Un nouveau Davodeau c'est toujours un petit événement dans le monde de la BD "intellectuelle". Si les œuvres de Davodeau reçoivent quasi automatiquement des 5/5, j'avoue être un peu plus critiques sur les derniers ouvrages, un peu trop "élitistes" pour moi, déconnecté des "petites gens" qui avaient fait son succès. Et bien je dois dire que sur ce tome ci, on retrouve les sentiments d'attachements à des personnages normaux avec une grande empathie pour les patients mais aussi sur les aidants et la difficulté de coupler vie privée, vie publique et status d'aidants. Une véritable entrée dans un monde que l'on a encore tendance à cacher, par honte ou méconnaissance. Un bel hommage au travail de sa femme qui n'est pas moins importants que celui de le raconter. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-ou-tu-vas?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  3. poseidon2

    Là où tu vas

    Un nouveau Davodeau c'est toujours un petit événement dans le monde de la BD "intellectuelle". Si les œuvres de Davodeau reçoivent quasi automatiquement des 5/5, j'avoue être un peu plus critiques sur les derniers ouvrages, un peu trop "élitistes" pour moi, déconnecté des "petites gens" qui avaient fait son succès. Et bien je dois dire que sur ce tome ci, on retrouve les sentiments d'attachements à des personnages normaux avec une grande empathie pour les patients mais aussi sur les aidants et la difficulté de coupler vie privée, vie publique et status d'aidants. Une véritable entrée dans un monde que l'on a encore tendance à cacher, par honte ou méconnaissance. Un bel hommage au travail de sa femme qui n'est pas moins importants que celui de le raconter.
  4. Titre de l'album : Un plan infaillible - Comment j'ai réalisé mes plus grands rêves Scenariste de l'album : Pacco Dessinateur de l'album : Pacco Coloriste : Pacco Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : En matière de rêves, une chose est sûre : on en a tous. Petits ou grands, réalistes ou audacieux... parfois même impossibles ! Mais réaliser ses rêves, est-ce vraiment à la portée de tous ? Il n'existe pas de méthode infaillible, mais dans cette bande dessinée drôle et tendre, mêlant autobiographie et conseils pratiques issus de son expérience, Pacco partage son plan en six étapes. Comment a-t-il fait, lui, pour transformer ses rêves en réalité ? Et vous, oserez-vous relever le défi ? Critique : Cela fait un peu plus de quinze ans que Pacco parcourt les travées du monde du 9ème art, mais tout n'a pas été simple pour lui, rien d'une trajectoire directe vers son objectif final : devenir dessinateur de BD ! Il raconte sa vie dans ce roman graphique fort bien illustré en relatant les grandes étapes qui ont façonné l'artiste qu'il est aujourd'hui, vivant de sa passion. D'une enfance à dévorer toutes les BD lui passant entre les mains avec notamment les Comics de super-héros sur lesquels il a pu apprendre le dessin de façon autodidacte. En passant par le divorce de ses parents, puis un départ pour les Antilles durant son adolescence où il rencontrera les difficultés liées à cette période difficile de nos enfances. Toujours animé par ce désir de dessiner au grand dam de ses parents, spécialement son père qui le rêve en avocat, il n'aura de cesse d'aller à contre-sens de leurs désidératas comme la majeure partie des adolescents 🙂 . Puis le monde du travail avec une nouvelle fois des épreuves compliquées qui le mèneront à la création d'une boîte de pub, où le statut de patron sera difficile à assumer ! Le lancement de son premier blog sur son quotidien de jeune papa sera la clé de voûte de son envol vers les éditeurs, ça et une pichenette de sa future compagne qui agira en véritable mentor et déclencheur du "tout est possible" ! Tout au long de ces étapes, il donne des conseils et des astuces pour le développement personnel, comme se fixer un objectif et les différentes manières d'y arriver. On ne s'ennuie pas une seconde à observer ses tribulations et savourer ses conseils pour rendre "un plan infaillible" , d'autant que son trait est aéré et très agréable. Une histoire touchante et profondément humaine ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/un-plan-infaillible-comment-j-ai-realise-mes-plus-grands-reves/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  5. Kevin Nivek

    Yiyun

    Titre de l'album : Yiyun Scenariste de l'album : Cosey Dessinateur de l'album : Cosey Coloriste : Cosey Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Années 90 au Pays d'Enhaut, Alpes vaudoises. Urs, 14 ans, croit reconnaître, parmi des élèves venus d'Angleterre, Miss Wu la belle chinoise (qui porte un cache-oeil) d'une ancienne BD d'aventures. Les tentatives de parler à la jeune sosie de Miss Wu, qui en réalité se prénomme Mei, semblent vouées à l'échec... Jusqu'au moment où Urs parvient à entraîner Mei sur le télésiège au moment de la fermeture. Les deux adolescents se retrouvent bloqués sur l'installation arrêtée pour la nuit. Persuadés de finir congelés avant l'aube, ils se rapprochent de plus en plus... Ils sont retrouvés par les secours quelques instants après leur premier baiser. L'été suivant, lors d'une randonnée, Urs s'étonne de tomber sur Mei. Elle se montre très distante, pour une raison qu'elle ne peut pas dévoiler. 10 ans plus tard, Urs réalise des découpages qui se vendent à quelques touristes séjournant dans la région. Un jour, à sa grande surprise, un courrier d'une galerie londonienne lui propose une exposition de ses oeuvres. A Londres, la baronne Frida von Fürstendorfkirchen, directrice de la Galerie F&M, lui présente sa compagne : Mei. Urs est étonné en retrouvant la jeune chinoise de ne ressentir ni déception ni frustration ni même désir. Face aux questions d'Urs, Mei retire son cache-oeil, révélant ses deux yeux intacts, en précisant qu'il y a à Taïwan une personne qu'Urs connaît bien, qui pourra dévoiler enfin le mystérieux secret... Critique : Après plus de 40 ans passés en compagnie de la saga Jonathan au fil de 17 albums et une saga clôturée en 2021, Cosey retrouve ses univers de montagnes, de mystères et d'Asie ! Il était déjà venu dans les Alpes suisses avec le formidable A la recherche de Peter Pan (Le Lombard), nous voici de retour dans ces contées enneigées pour une magnifique romance sino-suisse ! Il ajoute un peu de folklore local avec cet art particulier du papier découpé très présent en Suisse. Urs notre héros pratique cet art avec passion mais il dévale aussi les pistes de ski et c'est lors d'une session de sport d'hiver qu'il fait la rencontre de Meï ! Cette dernière lui rappelle étrangement Miss Wu une héroïne de BD aviatrice durant la seconde guerre mondiale avec la particularité d'avoir un cache-oeil. Des circonstances (opportunes) vont les rapprocher, mais cette étudiante chinoise semble sujette à de lbien ourds secrets et se montre distante avec lui sans qu'il ne comprenne pourquoi ! De fil en aiguilles, de découpages en expositions, les années passants, il va finir par la retrouver et percer ce secret si bien gardé. Cosey distille le suspens savamment dans cette romance passionnante et historique. Rien n'est simple dans cette histoire d'amour entre un suisse et une chinoise que les distances opposent, mais pas que ! Sans vous divulguer les raisons qui ont fait murir dans l'esprit de Cosey cette histoire, sachez qu'elles tiennent une place prépondérante dans cette aventure et vous saisirez parfaitement la finalité et cette "inspiration" en fin d'album. C'est en effet l'impact de la grande histoire qui aura des effets sur le commun des pauvres gens, mais quelques fois, des miracles arrivent avec une magnifique histoire à raconter 😉 . Jouant sur les ombres en rappel aux fameux découpages sur papier, il livre une partition graphique saisissante et toujours empreinte de poésie et d'inspiration. Une lecture méditative, plaisante et captivante, tout ce qui fait le sel des aventures contées par un auteur rare d'un grand talent. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/yiyun/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  6. Kevin Nivek

    Le mètre des caraïbes

    Le formidable duo de la Bibliomule de Cordoue (Dargaud) remet ça avec toujours un immense talent et un plaisir inégalé pour naviguer dans l'histoire en s'amusant ! Tout commence de nos jours par un mauvais calcul de trajectoire lors du lancement d'un satellite, ce dernier s'écrase et nous passons ensuite en 1794, dans la mer des Caraïbes sur le pont d'un navire pirate chassant sa proie. Mais vous découvrirez vite la nature grotesque de cette bande de flibustiers alternant débilité profonde et sursauts intellectuels dans une cascade de dialogues savoureux et fins. Le vaisseau adverse arraisonné, ils peuvent estimer le butin, mais quelle ne sera leur surprise à la découverte d'un navire chargé de victuailles et d'un monsieur agité tenant sa valise comme la prunelle de ses yeux ! Son contenu va révéler les composantes du système métrique que les français veulent envoyer aux Etats-Unis à la demande de leur président. Cruelle déception pour nos boit-sans-soif aux neurones amoindries, qui vont se replier sur l'incarcération du savant français en espérant une rançon ! Les situations rocambolesques s'enchainent à un rythme effréné pour notre plus grand bonheur, on rit littéralement devant tant de bêtises ! Le talent de Lupano fait qu'en plus de se marrer on découvre la grande histoire de ce symbole des Lumières en pleine révolution française ! Certaines réflexions des protagonistes percutent et agissent comme une prise de conscience, parfois même d'un personnage que vous n'aurez pas vu venir 😉 . C'est vraiment une réussite absolue, magnifiée par le trait de Léonard Chemineau qui délivre une quadrichromie subtile et délicieuse ! Le talent de cet artiste m'épate ! Il avait opté pour un trait réaliste dans son thriller écologique La brute et le divin ( Rue de Sèvres) , ici il revient à une ligne claire limite gros nez des plus enthousiaste ! L'expressivité des personnages sert parfaitement l'humour, et il ne délaisse pas pour autant les décors maritimes détaillés et l'ambiance au sens large des Caraïbes. Un régal pour les yeux et votre culture générale, que demander de plus ?? Qu'ils s'associent à nouveau et très vite 🙂
  7. Cela fait un peu plus de quinze ans que Pacco parcourt les travées du monde du 9ème art, mais tout n'a pas été simple pour lui, rien d'une trajectoire directe vers son objectif final : devenir dessinateur de BD ! Il raconte sa vie dans ce roman graphique fort bien illustré en relatant les grandes étapes qui ont façonné l'artiste qu'il est aujourd'hui, vivant de sa passion. D'une enfance à dévorer toutes les BD lui passant entre les mains avec notamment les Comics de super-héros sur lesquels il a pu apprendre le dessin de façon autodidacte. En passant par le divorce de ses parents, puis un départ pour les Antilles durant son adolescence où il rencontrera les difficultés liées à cette période difficile de nos enfances. Toujours animé par ce désir de dessiner au grand dam de ses parents, spécialement son père qui le rêve en avocat, il n'aura de cesse d'aller à contre-sens de leurs désidératas comme la majeure partie des adolescents 🙂 . Puis le monde du travail avec une nouvelle fois des épreuves compliquées qui le mèneront à la création d'une boîte de pub, où le statut de patron sera difficile à assumer ! Le lancement de son premier blog sur son quotidien de jeune papa sera la clé de voûte de son envol vers les éditeurs, ça et une pichenette de sa future compagne qui agira en véritable mentor et déclencheur du "tout est possible" ! Tout au long de ces étapes, il donne des conseils et des astuces pour le développement personnel, comme se fixer un objectif et les différentes manières d'y arriver. On ne s'ennuie pas une seconde à observer ses tribulations et savourer ses conseils pour rendre "un plan infaillible" , d'autant que son trait est aéré et très agréable. Une histoire touchante et profondément humaine !
  8. Titre de l'album : Eilin du fond de l'eau Scenariste de l'album : Maria Surducan Dessinateur de l'album : Anna Julia Benczédi Coloriste : Anna Julia Benczédi Editeur de l'album : Les aventuriers d’ailleurs Note : Résumé de l'album : Une plongée incroyable dans le folklore roumain ! Fille d'une sorcière de l'eau disparue il y a longtemps, Eilin vit désormais avec son père, un brillant inventeur. Lorsqu'il se laisse gagner par la soif de pouvoir et de richesse en pillant les ressources de la nature qui les entoure, Eilin n'a d'autres choix que de protéger la montagne de ses ancêtres. Tiraillée entre l'amour pour son père et le respect de la nature inculqué par sa mère, l'adolescente va être embarquée dans une aventure hors du commun, au milieu des croyances d'Europe de l'Est. Critique : C'est rigolo car quand je me suis lancé dans ce roman graphique imposant, je ne savais pas de quoi il allait parler ni par qui il avait été écrit. Et petit à petit j'ai reconnu les influences et des bribes de mythes le rattachant à l'europe centrale voir de l'est. Ce Eilin est un grand conte pour enfants et adultes mis en image avec beaucoup de douceur et d'élégance. Ce qui m'a un petit peu embêté c'est qu'il prend un virage très très fantastique à un moment là où les débuts sont plutôt classiques et mêlent astucieusement imaginaire et monde des hommes. Reste qu'on a une très belle plongée dans un folklore et un imaginaire que l'on ne connait que peu en France. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/eilin-du-fond-de-l-eau/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  9. The_PoP

    Eilin du fond de l'eau

    C'est rigolo car quand je me suis lancé dans ce roman graphique imposant, je ne savais pas de quoi il allait parler ni par qui il avait été écrit. Et petit à petit j'ai reconnu les influences et des bribes de mythes le rattachant à l'europe centrale voir de l'est. Ce Eilin est un grand conte pour enfants et adultes mis en image avec beaucoup de douceur et d'élégance. Ce qui m'a un petit peu embêté c'est qu'il prend un virage très très fantastique à un moment là où les débuts sont plutôt classiques et mêlent astucieusement imaginaire et monde des hommes. Reste qu'on a une très belle plongée dans un folklore et un imaginaire que l'on ne connait que peu en France.
  10. Kevin Nivek

    Gerda Taro

    On connait le mythe Robert Capa, grand photographe de guerre entre autres, mais il était temps de rendre justice à une femme l'ayant mis sur orbite, la très avant-gardiste Gerda Taro ! De sa jeunesse dans une Allemagne en pleine montée du nazisme avec les chasses aux juifs, elle y sera même séquestrée et interrogée ; puis son départ pour Paris et sa rencontre avec de nombreux photographes dont le jeune Robert Capa (qui ne portait pas encore ce nom 😉 ), vous suivrez les grandes étapes de son destin hors du commun pour une femme de son époque ! Se sentant libre et affranchie de la toute puissance masculine des années 30, elle multiplie les conquêtes amoureuses, n'hésite pas à s'exhiber quitte à perturber ces messieurs, elle est définitivement à des années lumières de l'establishment en rigueur ! Le récit alterne flashbacks et présent, entrecoupé de pages présentées comme des interviews avec un protagoniste parlant de Gerda à différents moments de sa vie. La partie graphique propose aussi deux versions, une légèrement colorisée à l'aquarelle bleutée et encrages profonds de noir et une autre pour le passé dans un noir et blanc simple et anguleux. Deux ambiances différentes aidant à mieux situer le récit, en revanche la nature du trait de Sylvain Combrouze est telle qu'il est parfois difficile de reconnaître les nombreux personnages. Un dessin semi-réaliste centré sur les femmes et hommes en place au milieu de ces zones de guerre, presque prémonitoires à l'invasion de la Pologne en 1939 comme point d'entrée de la seconde guerre mondiale. Le destin incroyable de cette femme méritait cet hommage !
  11. Kevin Nivek

    Gerda Taro

    Titre de l'album : Gerda Taro Scenariste de l'album : Fabrice Garate Dessinateur de l'album : Sylvain Combrouze Coloriste : Editeur de l'album : La boite à bulles Note : Résumé de l'album : Le destin de Gerda Taro, pionnière du photojournalisme, figure de la lutte antifasciste, à l'origine du mythe Robert Capa et pourtant injustement méconnue. Si l'on se souvient aujourd'hui du légendaire reporter de guerre Robert Capa, c'est en partie grâce à Gerda Taro. Son nom, c'est elle. Le lancement de sa carrière, c'est elle. Certains de ses clichés les plus célèbres, c'est encore elle. Mais Gerda Taro ne fut pas seulement l'ombre de Capa. Elle fut d'abord et surtout l'une des premières femmes photoreporters. Avant Lee Miller, elle est l'une des premières à partir sur les zones de conflits, au cours des années 1930. Animée par la ferme conviction que l'information peut changer le monde, elle n'hésitera pas à se rendre sur le front espagnol dès 1936 pour couvrir la guerre civile et combattre, à sa manière, le fascisme grandissant en Europe. Injustement oubliée à la faveur de son compagnon de route et compagnon de vie, Robert Capa, la figure de cette pionnière du photojournalisme, farouche défenseuse de la liberté et de la condition féminine, est enfin réhabilitée par Fabrice Garate Delgado et Sylvain Combrouze. Critique : On connait le mythe Robert Capa, grand photographe de guerre entre autres, mais il était temps de rendre justice à une femme l'ayant mis sur orbite, la très avant-gardiste Gerda Taro ! De sa jeunesse dans une Allemagne en pleine montée du nazisme avec les chasses aux juifs, elle y sera même séquestrée et interrogée ; puis son départ pour Paris et sa rencontre avec de nombreux photographes dont le jeune Robert Capa (qui ne portait pas encore ce nom 😉 ), vous suivrez les grandes étapes de son destin hors du commun pour une femme de son époque ! Se sentant libre et affranchie de la toute puissance masculine des années 30, elle multiplie les conquêtes amoureuses, n'hésite pas à s'exhiber quitte à perturber ces messieurs, elle est définitivement à des années lumières de l'establishment en rigueur ! Le récit alterne flashbacks et présent, entrecoupé de pages présentées comme des interviews avec un protagoniste parlant de Gerda à différents moments de sa vie. La partie graphique propose aussi deux versions, une légèrement colorisée à l'aquarelle bleutée et encrages profonds de noir et une autre pour le passé dans un noir et blanc simple et anguleux. Deux ambiances différentes aidant à mieux situer le récit, en revanche la nature du trait de Sylvain Combrouze est telle qu'il est parfois difficile de reconnaître les nombreux personnages. Un dessin semi-réaliste centré sur les femmes et hommes en place au milieu de ces zones de guerre, presque prémonitoires à l'invasion de la Pologne en 1939 comme point d'entrée de la seconde guerre mondiale. Le destin incroyable de cette femme méritait cet hommage ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/gerda-taro/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  12. Kevin Nivek

    Yiyun

    Après plus de 40 ans passés en compagnie de la saga Jonathan au fil de 17 albums et une saga clôturée en 2021, Cosey retrouve ses univers de montagnes, de mystères et d'Asie ! Il était déjà venu dans les Alpes suisses avec le formidable A la recherche de Peter Pan (Le Lombard), nous voici de retour dans ces contées enneigées pour une magnifique romance sino-suisse ! Il ajoute un peu de folklore local avec cet art particulier du papier découpé très présent en Suisse. Urs notre héros pratique cet art avec passion mais il dévale aussi les pistes de ski et c'est lors d'une session de sport d'hiver qu'il fait la rencontre de Meï ! Cette dernière lui rappelle étrangement Miss Wu une héroïne de BD aviatrice durant la seconde guerre mondiale avec la particularité d'avoir un cache-oeil. Des circonstances (opportunes) vont les rapprocher, mais cette étudiante chinoise semble sujette à de lbien ourds secrets et se montre distante avec lui sans qu'il ne comprenne pourquoi ! De fil en aiguilles, de découpages en expositions, les années passants, il va finir par la retrouver et percer ce secret si bien gardé. Cosey distille le suspens savamment dans cette romance passionnante et historique. Rien n'est simple dans cette histoire d'amour entre un suisse et une chinoise que les distances opposent, mais pas que ! Sans vous divulguer les raisons qui ont fait murir dans l'esprit de Cosey cette histoire, sachez qu'elles tiennent une place prépondérante dans cette aventure et vous saisirez parfaitement la finalité et cette "inspiration" en fin d'album. C'est en effet l'impact de la grande histoire qui aura des effets sur le commun des pauvres gens, mais quelques fois, des miracles arrivent avec une magnifique histoire à raconter 😉 . Jouant sur les ombres en rappel aux fameux découpages sur papier, il livre une partition graphique saisissante et toujours empreinte de poésie et d'inspiration. Une lecture méditative, plaisante et captivante, tout ce qui fait le sel des aventures contées par un auteur rare d'un grand talent.
  13. Titre de l'album : Le secret de Présentine Ramondore Scenariste de l'album : Harold Charre Dessinateur de l'album : Florent Desanthèmes Coloriste : Editeur de l'album : Oxymore Note : Résumé de l'album : Présentine Ramondore est une femme à l'âme solitaire, qui a depuis longtemps mis ses sentiments de coté. En abîmant légèrement un immense barrage de bois à l'équilibre à la fois parfait et précaire, elle pense que celui-ci va inexorablement s'écrouler, tôt ou tard, et détruire le village dans lequel elle vit. Ainsi, lorsqu'elle entend parler d'un morceau d'étoile bleue qui serait tombé dans les montagnes et qui permettrait d'exaucer le voeu de celui qui le toucherait, Présentine se lance, entre culpabilité et tristesse, dans cette quête... Mais la réparation, de toute nature, est-elle encore possible ?... Critique : Oh que voilà une jolie histoire de transmission et d'aventure aux côtés de la très expérimentée Présentine Ramondore ! Un prénom évocateur au sein d'une société qui en a oublié la saveur, bien à l'abri de ce barrage à la confection presque magique tant il semble impensable qu'il tienne encore debout ! Le village de Présentine semble outre temps et dans une région reculée de type scandinave, mais sa particularité est d'être au pied d'un barrage de bois assemblés selon un ordre précis et presque magique. La moindre brindille a son utilité et son simple retrait serait aussi préjudiciable qu'un autre morceau bien plus gros. De cette symbiose dépend la solidité du barrage ! Présentine entretient cette légende et le respect immuable que les habitants doivent observer à l'édifice. Mais comme toute légende, le temps balaye tout sur son passage et les croyances d'hier ne sont plus aussi tenaces aujourd'hui, surtout quand elles sont incarnées par une vieille dame reclus dans sa cabane à l'écart des autres. Quand on ne croit plus en rien, ce mur de branches peut-il encore tenir ? Très belle histoire que nous conte Harold Charre, au sein d'un univers splendide fait d'étendues vertes et de montagnes ! Le dessin se met au diapason d'un scénario bien plus riche qu'il n'y paraît ! De planches à l'économie de détails selon le contexte, on peut passer à d'autres extrêmement précises et dotées d'une belle profondeur de champ. Cela tombe bien avec ces paysages divers tels que les forêts, les lacs prisonniers des reliefs de ces montagnes vertigineuses aux sommets enneigés. Une très belle leçon de vie qui se relira avec plaisir ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-secret-de-presentine-ramondore/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  14. Oh que voilà une jolie histoire de transmission et d'aventure aux côtés de la très expérimentée Présentine Ramondore ! Un prénom évocateur au sein d'une société qui en a oublié la saveur, bien à l'abri de ce barrage à la confection presque magique tant il semble impensable qu'il tienne encore debout ! Le village de Présentine semble outre temps et dans une région reculée de type scandinave, mais sa particularité est d'être au pied d'un barrage de bois assemblés selon un ordre précis et presque magique. La moindre brindille a son utilité et son simple retrait serait aussi préjudiciable qu'un autre morceau bien plus gros. De cette symbiose dépend la solidité du barrage ! Présentine entretient cette légende et le respect immuable que les habitants doivent observer à l'édifice. Mais comme toute légende, le temps balaye tout sur son passage et les croyances d'hier ne sont plus aussi tenaces aujourd'hui, surtout quand elles sont incarnées par une vieille dame reclus dans sa cabane à l'écart des autres. Quand on ne croit plus en rien, ce mur de branches peut-il encore tenir ? Très belle histoire que nous conte Harold Charre, au sein d'un univers splendide fait d'étendues vertes et de montagnes ! Le dessin se met au diapason d'un scénario bien plus riche qu'il n'y paraît ! De planches à l'économie de détails selon le contexte, on peut passer à d'autres extrêmement précises et dotées d'une belle profondeur de champ. Cela tombe bien avec ces paysages divers tels que les forêts, les lacs prisonniers des reliefs de ces montagnes vertigineuses aux sommets enneigés. Une très belle leçon de vie qui se relira avec plaisir !
  15. Titre de l'album : La valse des montagnes Scenariste de l'album : Anna Aparicio Catala Dessinateur de l'album : Anna Aparicio Catala Coloriste : Anna Aparicio Catala Editeur de l'album : Les aventuriers d’ailleurs Note : Résumé de l'album : Se rappeler pourquoi on fait les choses et pourquoi on les aime. Amandine est une accordéoniste trentenaire qui a tout sacrifié pour la passion de son instrument. Le succès est au rendez-vous, elle enchaîne concert sur concert dans des salles prestigieuses. Pourtant elle est seule. Terriblement seule. Quand une lettre l'invite à jouer le soir de la Toussaint, dans un village reculé des Pyrénées, la jeune femme monte dans le premier train. Mais une fois sur place, le village lui semble étrange, plein de non-dits. En répétant la seule partition qu'elle devra jouer à la perfection, elle prend peu à peu conscience que la moindre erreur pourrait s'avérer fatale. Critique : Et voici un joli conte très poétique, doux et parfois lyrique. C'est en plus un album original puisqu'une musique a été créée spécialement pour lire cet album. Les dessins de Anna Aparicio Catala se pretent très bien à cette poésie légèrement fantastique, à ce bizarre teinté de mélancolie que l'on accepte finalement comme une évidence et qui ne nous empêche jamais d'accrocher aux pas de notre héroïne. Attention l'histoire est assez facile et on en devinera vite les contours. On ne sera pas non plus stimulé par des rebondissements. Mais l'intérêt de ce conte n'est pas là, il est dans la mélancolie, la rêverie et les réflexions qu'il suscite. On contemple parfois plus qu'on ne lit, et on tourne la dernière page sans avoir vu le temps passé de cette histoire qui plaira aussi bien aux petits qu'aux plus grands. Je crois que c'est là bien l'essentiel 🙂 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-valse-des-montagnes/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  16. The_PoP

    La valse des montagnes

    Et voici un joli conte très poétique, doux et parfois lyrique. C'est en plus un album original puisqu'une musique a été créée spécialement pour lire cet album. Les dessins de Anna Aparicio Catala se pretent très bien à cette poésie légèrement fantastique, à ce bizarre teinté de mélancolie que l'on accepte finalement comme une évidence et qui ne nous empêche jamais d'accrocher aux pas de notre héroïne. Attention l'histoire est assez facile et on en devinera vite les contours. On ne sera pas non plus stimulé par des rebondissements. Mais l'intérêt de ce conte n'est pas là, il est dans la mélancolie, la rêverie et les réflexions qu'il suscite. On contemple parfois plus qu'on ne lit, et on tourne la dernière page sans avoir vu le temps passé de cette histoire qui plaira aussi bien aux petits qu'aux plus grands. Je crois que c'est là bien l'essentiel 🙂
  17. poseidon2

    Flous artistiques

    Fiouuuuu désolé du retard de critique sur celle ci mais... que c'est long à lire ! Déjà parce qu'il y a beaucoup de pages et pas mal de textes. Ensuite parce qu'il est nécessaire de bien tout lire pour s'immerger dans les détails de ses différentes vies qui se percutent. Et c'est la que cette histoire prend tout son sel et tout son intérêt : Dans des interactions réalistes et très humaines entre des personnages qui pourraient très bien être vous et moi. Porté par un dessin très sobre, avec un noir et blanc dans la lignée de ce qu'il se faisait aux États-Unis dans les années, ce "Flous Artistiques" est une lecture exigeante par sa longueur, mais intéressante par le propos. À vous de voir si vous vous sentez de consacrer plusieurs jours à la même lecture.
  18. Titre de l'album : Flous artistiques Scenariste de l'album : Dash Shaw Dessinateur de l'album : Dash Shaw Coloriste : Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Dans un magasin, un homme n'arrive pas à choisir entre deux chemises. La vendeuse, elle, s'interroge sur ses nouvelles lunettes. Un professeur de dessin se demande s'il ne ferait pas mieux de démissionner. Son modèle hésite à changer de métier et se pose des questions sur son sa vie sentimentale. Une autrice à succès ne sait plus quoi écrire... Autant de destins différents qui se croisent et se recroisent au carrefour de leurs indécisions et de ces petits flous qui surgissent chez chacun d'entre nous, à un moment de nos vies... Un récit original qui réussit à nous emporter jusque la dernière page ! Critique : Fiouuuuu désolé du retard de critique sur celle ci mais... que c'est long à lire ! Déjà parce qu'il y a beaucoup de pages et pas mal de textes. Ensuite parce qu'il est nécessaire de bien tout lire pour s'immerger dans les détails de ses différentes vies qui se percutent. Et c'est la que cette histoire prend tout son sel et tout son intérêt : Dans des interactions réalistes et très humaines entre des personnages qui pourraient très bien être vous et moi. Porté par un dessin très sobre, avec un noir et blanc dans la lignée de ce qu'il se faisait aux États-Unis dans les années, ce "Flous Artistiques" est une lecture exigeante par sa longueur, mais intéressante par le propos. À vous de voir si vous vous sentez de consacrer plusieurs jours à la même lecture. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/flous-artistiques?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  19. Titre de l'album : Après ce sera trop tard - Et si je n'étais jamais mère ? Scenariste de l'album : Anaïs Schenké Dessinateur de l'album : Anaïs Schenké Coloriste : Editeur de l'album : Autres Editeurs/Auto editions Note : Résumé de l'album : "Tu verras quand t'en auras","tu le regretteras si t'en as pas", "tu vas passer à côté de l'essentiel" ...Autant d'injonctions que doivent affronter les femmes en âge de procéer aujourd'hui. Dans ce roman graphique intime, l'autrice nous embarque dans un voyage introspectif et politique en interrogeant son propre désir d'enfant et ses ambivalences. Est-ce que je veux des enfants ? Comment se projeter dans la maternité quand on est célibataire ? Est-ce que je veux élever un enfant solo dans un monde qui part à vau l'eau ? Vais-je regretter mes choix ? Et si ne pas savoir pouvait aussi être une réponse ? Cet ouvrage engage une réflexion collective sorore autour de ce sujet intime souvent tabou et chargé émotionnellement. Critique : J’ai vraiment été touché par ce livre. Touchée par ces questions que j’ai pu me poser ou celles que je n’ai pas pu, vu qu’à mon époque certaines choses n’existaient pas. Touchée par ce destin que l'on nous impose et dans lequel on est conditionné dès notre plus jeune âge, que l’on nous force à porter comme s’il n’y avait pas d’autre alternative : une femme doit être mère ! Tu dois faire des enfants sinon tu n’es pas une vraie femme ! C’est ce rapport à la parentalité mais aussi à la place et au rôle de la femme dans la société qu’Anaïs Schenké aborde dans ce roman graphique. Tout est là : des idées préconçues aux nouvelles techniques de conservation des ovocytes en passant par l’horloge biologique, la contraception et la discrimination vis-à-vis de potentiels congés maternité. Anaïs se questionne, analyse, demande conseil. Veut-elle des enfants ? Quel est le meilleur moment pour concevoir ? Peut-elle être une femme accomplie sans être mère ? Et si oui, serait-ce une famille avec un co-parent ou une parentalité seule ? On apprend beaucoup dans ce livre, il y a un peu d’histoire, un peu de technique et beaucoup de témoignages et de parcours. Mais ce qui ressort aussi très bien c’est le regard de la société sur la position de la femme ; même si ce regard n’est pas volontairement négatif, il érige une barrière entre ceux qui ont des enfants et ceux qui n’en n’ont pas. Je trouve également très bien l’utilisation de l’écriture non binaire qui permet à chacun.e de s’y retrouver. L’autrice envisage toutes les possibilités elle met des mots sur des sentiments qui sont parfois un peu flous. J’apprécie particulièrement cette fin où tout le monde à sa place et où toute décision est légitime. En dépit de sa richesse, ce livre peut sembler dense : il mérite d’être exploré à son rythme. Prenez le temps, c’est ainsi que se révéleront les nuances, et que vous trouverez ce que ce texte a de plus juste à vous offrir. Autres infos : Edition Les Insolent.e.s Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/apres-ce-sera-trop-tard-explorer-la-maternite-questionner-les-injonctions-repenser-nos-desirs?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  20. J’ai vraiment été touché par ce livre. Touchée par ces questions que j’ai pu me poser ou celles que je n’ai pas pu, vu qu’à mon époque certaines choses n’existaient pas. Touchée par ce destin que l'on nous impose et dans lequel on est conditionné dès notre plus jeune âge, que l’on nous force à porter comme s’il n’y avait pas d’autre alternative : une femme doit être mère ! Tu dois faire des enfants sinon tu n’es pas une vraie femme ! C’est ce rapport à la parentalité mais aussi à la place et au rôle de la femme dans la société qu’Anaïs Schenké aborde dans ce roman graphique. Tout est là : des idées préconçues aux nouvelles techniques de conservation des ovocytes en passant par l’horloge biologique, la contraception et la discrimination vis-à-vis de potentiels congés maternité. Anaïs se questionne, analyse, demande conseil. Veut-elle des enfants ? Quel est le meilleur moment pour concevoir ? Peut-elle être une femme accomplie sans être mère ? Et si oui, serait-ce une famille avec un co-parent ou une parentalité seule ? On apprend beaucoup dans ce livre, il y a un peu d’histoire, un peu de technique et beaucoup de témoignages et de parcours. Mais ce qui ressort aussi très bien c’est le regard de la société sur la position de la femme ; même si ce regard n’est pas volontairement négatif, il érige une barrière entre ceux qui ont des enfants et ceux qui n’en n’ont pas. Je trouve également très bien l’utilisation de l’écriture non binaire qui permet à chacun.e de s’y retrouver. L’autrice envisage toutes les possibilités elle met des mots sur des sentiments qui sont parfois un peu flous. J’apprécie particulièrement cette fin où tout le monde à sa place et où toute décision est légitime. En dépit de sa richesse, ce livre peut sembler dense : il mérite d’être exploré à son rythme. Prenez le temps, c’est ainsi que se révéleront les nuances, et que vous trouverez ce que ce texte a de plus juste à vous offrir.
  21. Kevin Nivek

    Malanotte

    Titre de l'album : Malanotte Scenariste de l'album : Marco Taddei Dessinateur de l'album : La Came Coloriste : La Came Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Quelques années, presque vingt, qu’Ernesto n’était pas revenu à Malanotte, son village natal. La faute en revient, en gros, aux études à la ville, à une copine enceinte, aux aléas de la vie, mais aussi à de mauvais souvenirs refoulés. Résultat, il s’est toujours arrangé, consciemment ou inconsciemment, pour rester à l’écart de ce coin de pays perdu. En parlant d’étude, c’est sa thèse de doctorat en littérature qui le force à se replonger dans le monde de son enfance. Armé de son Nagra©, il chasse la légende et les berceuses d’autrefois auprès des vieillards. Il collecte les vieux racontars et les chants oubliés. Évidemment, les mémoires étant ce qu’elles sont, d’autres vieilles histoires ressurgissent parfois sur ses enregistrements. Est-ce que la réalité d’aujourd’hui est prête à affronter les secrets d’hier ? Critique : La jeune collection "aux confins" de Steinkis s'enrichit d'un nouveau venu avec ce très étrange Malanotte, une histoire mêlant épouvante, critique sociale et légende populaire italienne. On découvre la ville de Malanotte sous le prisme de Ernesto revenant sur ses terres natales afin de réaliser une étude sur les croyances locales. Commune typique avec son clocher et entourée de montagnes et forêts, elle semble isolée au milieu de la nature, uniquement reliée au monde par un pont, sorte de passage unique et obligatoire pour y accéder. Tout d'abord il y a le plaisir des habitants de retrouver le "petit" Ernesto venant de la ville et dont le père avait brusquement quitté la ville avec pertes et fracas. Pourquoi ce départ précipité et que cache cette jeune femme ayant racheté la maison de famille ? Tout comme les sessions d'enregistrement sur les chansons et autres légendes locales auprès des "anciens" , parfois heureux de raconter le passé, mais d'autres fois plutôt réservés voire distants, Ernesto entre dans un monde caché où les secrets pèsent lourd. L'atmosphère joyeuse et accueillante de son arrivée se détériore subitement. Tout comme la série éponyme, on est "aux frontières du réel" dans cette lecture ! Les langues se délient et la progression d'Ernesto devient mystérieuse, il n'est pas rare de voir apparaître une main aux os déformés, presque squelettique, se rapprochant de sa tête lorsqu'il dort, ou au hasard d'un détour dans une des venelles étroites et pentues du village. Le noir et blanc sied parfaitement à ce genre de récit, mais le dessin de La Came se montre frustrant ! Certaines planches dévoilent une grande finesse du trait avec de superbes jeux d'ombres, alors que le traitement des personnages n'est absolument pas au diapason ! Rondeurs grossières à la limite du manga, peu de détails, c'est assez surprenant, on a l'impression que deux dessinateurs différents sont à l'oeuvre ! La fin est assez libre d'interprétation, le livre mérite aisément une seconde lecture. A découvrir. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/malanotte-la-malediction-de-la-pantafa/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  22. Kevin Nivek

    Malanotte

    La jeune collection "aux confins" de Steinkis s'enrichit d'un nouveau venu avec ce très étrange Malanotte, une histoire mêlant épouvante, critique sociale et légende populaire italienne. On découvre la ville de Malanotte sous le prisme de Ernesto revenant sur ses terres natales afin de réaliser une étude sur les croyances locales. Commune typique avec son clocher et entourée de montagnes et forêts, elle semble isolée au milieu de la nature, uniquement reliée au monde par un pont, sorte de passage unique et obligatoire pour y accéder. Tout d'abord il y a le plaisir des habitants de retrouver le "petit" Ernesto venant de la ville et dont le père avait brusquement quitté la ville avec pertes et fracas. Pourquoi ce départ précipité et que cache cette jeune femme ayant racheté la maison de famille ? Tout comme les sessions d'enregistrement sur les chansons et autres légendes locales auprès des "anciens" , parfois heureux de raconter le passé, mais d'autres fois plutôt réservés voire distants, Ernesto entre dans un monde caché où les secrets pèsent lourd. L'atmosphère joyeuse et accueillante de son arrivée se détériore subitement. Tout comme la série éponyme, on est "aux frontières du réel" dans cette lecture ! Les langues se délient et la progression d'Ernesto devient mystérieuse, il n'est pas rare de voir apparaître une main aux os déformés, presque squelettique, se rapprochant de sa tête lorsqu'il dort, ou au hasard d'un détour dans une des venelles étroites et pentues du village. Le noir et blanc sied parfaitement à ce genre de récit, mais le dessin de La Came se montre frustrant ! Certaines planches dévoilent une grande finesse du trait avec de superbes jeux d'ombres, alors que le traitement des personnages n'est absolument pas au diapason ! Rondeurs grossières à la limite du manga, peu de détails, c'est assez surprenant, on a l'impression que deux dessinateurs différents sont à l'oeuvre ! La fin est assez libre d'interprétation, le livre mérite aisément une seconde lecture. A découvrir.
  23. Titre de l'album : Nos pères, nos frères, nos amis Scenariste de l'album : Mathieu Palain Dessinateur de l'album : Valentin Maréchal Coloriste : Carmen Peinado Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Adapté de l'essai de Mathieu Palain. Si les monstres ça n'existe pas, qui sont les auteurs de violence ? C'est la question que se pose Mathieu, journaliste, lorsqu'il rencontre Cécile. Cette jeune femme, victime de violence conjugale, essaie de comprendre ce qui lui est arrivé. Entre Mathieu et elle, un lien se noue. Mathieu débute son enquête au sein de groupes de parole d'hommes condamnés pour violence conjugale. Mais pour questionner les hommes et leur violence, il faut aller plus loin, auprès des chercheurs, d'associatifs, de psychiatres. Avec Cécile, Mathieu regarde aussi sa propre histoire et tente de comprendre cette violence qui traverse la société. Car pour s'attaquer à la violence des hommes, il faut accepter de la regarder en face. Critique : Une adaptation prenante et poignante du livre du même nom parue aux Arènes il y a deux ans pour le journaliste Mathieu Palain ! On plonge littéralement avec lui dans cette enquête passionnante qui nous interroge et nous bouscule. De ses échanges avec les victimes et ses observations prises lors de groupes de paroles, il commence par élaborer un portrait type de l'agresseur. Mais il se rend compte qu'il a négligé la sphère sociale, composante essentielle dans cette recherche. Commence alors une nouvelle investigation sur les origines et le passé des hommes violents, mais aussi des femmes victimes de ces sévices. Tout s'éclaire d'avantage et les entretiens réalisés en début d'album nous apportent un nouvel angle, on comprend mieux les discours et les convictions des acteurs de ces drames. Tout au long, il se questionne sur ses propres valeurs, est-il un homme bien, l'a t'il toujours été ? Cela se répercute sur le lecteur mais peu aussi aider une lectrice ayant été victime ou témoin de tels actes. On pense évidemment aux coups physiques portés, mais d'autres formes d'agressions sont hélas constatées et fortement préjudiciables aussi. Dans cet univers sombre, le fil conducteur illustré par les échanges avec Cécile, se pose en motif d'espoir. La partie graphique repose essentiellement sur les visages, le port des corps, les regards, Valentin Maréchal centre vraiment le récit sur les personnages avec un trait assez rond. Il rend vivant les échanges avec un découpage type caméra à l'épaule. On passe d'un interlocuteur à l'autre dans un ballet de questions-réponses très immersif. Une vraie mine d'informations à lire et à faire lire au plus grand nombre ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/nos-peres-nos-freres-nos-amis/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  24. Une adaptation prenante et poignante du livre du même nom parue aux Arènes il y a deux ans pour le journaliste Mathieu Palain ! On plonge littéralement avec lui dans cette enquête passionnante qui nous interroge et nous bouscule. De ses échanges avec les victimes et ses observations prises lors de groupes de paroles, il commence par élaborer un portrait type de l'agresseur. Mais il se rend compte qu'il a négligé la sphère sociale, composante essentielle dans cette recherche. Commence alors une nouvelle investigation sur les origines et le passé des hommes violents, mais aussi des femmes victimes de ces sévices. Tout s'éclaire d'avantage et les entretiens réalisés en début d'album nous apportent un nouvel angle, on comprend mieux les discours et les convictions des acteurs de ces drames. Tout au long, il se questionne sur ses propres valeurs, est-il un homme bien, l'a t'il toujours été ? Cela se répercute sur le lecteur mais peu aussi aider une lectrice ayant été victime ou témoin de tels actes. On pense évidemment aux coups physiques portés, mais d'autres formes d'agressions sont hélas constatées et fortement préjudiciables aussi. Dans cet univers sombre, le fil conducteur illustré par les échanges avec Cécile, se pose en motif d'espoir. La partie graphique repose essentiellement sur les visages, le port des corps, les regards, Valentin Maréchal centre vraiment le récit sur les personnages avec un trait assez rond. Il rend vivant les échanges avec un découpage type caméra à l'épaule. On passe d'un interlocuteur à l'autre dans un ballet de questions-réponses très immersif. Une vraie mine d'informations à lire et à faire lire au plus grand nombre !
  25. Kevin Nivek

    Tisseuse

    Les voyages temporels sont toujours aussi complexes à utiliser dans les histoires même joliment contées, Léna Canaud parvient à simplifier légèrement le concept. Imaginez deux univers parallèles, un situé dans le présent pendant que l'autre accuse sept ans de retard. Une voie de communication entre les deux, un puits pour le "présent" et une cheminée pour le "passé". Ethel est tisseuse, en charge des lettres à expédier de l'autre côté. Imaginez ce que vous pourriez écrire à votre autre moi ou une connaissance de sept ans de moins ! Sept années durant lesquelles de multiples événements peuvent se dérouler, positifs ou dramatiques. Garante de ce secret, Ethel répertorie les lettres sous formes de voeux, et les expédie dans le puits. Mais que faire quand la dramaturgie intervient dans sa vie ? Elle va jouer les Cassandre et intervenir dans le "passé", le hic étant que les destins tels des fils sur une tapisserie se croisent et sont multiples ! Un événements passé peut engendrer des variables bien différentes ensuite et le monde que Ethel va découvrir en changeant d'univers va s'avérer bien différent du sien ! Sous ses airs de BD jeunesse avec un graphisme rond et simple, cette histoire va vous surprendre. On s'égare parfois dans cette grande galerie de personnages, certains sont les mêmes mais ont évolué différemment dans l'autre univers. Elle nous aide en donnant des ambiances spécifiques dans chacun. Ainsi le sépia prédomine dans le présent ou monde des tisseuses, alors que le bleu caractérise le passé, le monde des gardiennes. A travers cette histoire qui prend des allures de romance, l'auteure pose des questions sur le libre arbitre, les regrets et l'infini des possibles ! Une lecture intéressante qui mérite que l'on s'y attarde voire que l'on s'y remette car complexe au demeurant 😉
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