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  1. Kevin Nivek

    Un père

    Après Antoine de Caunes et son formidable Il déserte (paru chez Dargaud ) centré sur sa relation père/fils, JeanLouis Tripp se lance aussi dans le grand bain familial avec cette oeuvre profondément personnelle ! Il dépeint sa vie comme un roman, son grand talent rend des situations d'enfance anodine comme des moments incroyables et fondateurs. Une période que nous avons tous connus, du moins pour les ainés 😉 , l'arrivée donc d'une petite soeur ou petit frère bouleversant la cellule familiale et son organisation bien établie, mais aussi l'école, les conneries, les mensonges aux parents, les sorties avec les amis(ies), les customisations du vélo avec l'épingle à linge et le carton sur la roue arrière pour imiter le bruit d'une mobylette, mais aussi les peines de coeur, les deuils et les vacances, bref tout ce qui nous construit et nous prépare à l'âge adulte. On se retrouve beaucoup dans cet imposant roman graphique, il y a un peu de nous dans ses pages et on s'y plonge avidement pour savoir où l'auteur veut nous mener. Vos émotions vont naviguer du rire aux larmes, tout est marqué du sceau de la sincérité dans ces pages ! En tant que grand fan de la saga Magasin général (Casterman), j'ai été ravi de retrouver le dessin de JeanLouis Tripp, ses gros nez, ses tronches marquantes, des visages expressifs aux traits grossiers et exagérés, qui tranchent avec des arrières-plans précis et confondant de réalisme, à l'image de la fameuse 404 Peugeot qui pourrait remémorer des souvenirs 😉 . Tout est beau dans ce livre, à faire lire absolument à tous vos proches. Le seul bémol s'il en est, tient à son histoire justement, qui une fois lue ne se prête peu à une relecture, du moins immédiate. Il n'est pas dit en revanche que dans 6 mois ou un an, vous n'ayez pas envie de reprendre un bain de famille à un autre moment de votre vie, vous pourriez y trouver autre chose, qui sait ?? 😉
  2. Kevin Nivek

    Un père

    Titre de l'album : Un père Scenariste de l'album : JeanLouis Tripp Dessinateur de l'album : JeanLouis Tripp Coloriste : JeanLouis Tripp Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Longtemps resté enfant unique, JeanLouis reçoit dans ses premières années l'affection exclusive de son jeune père. Mais avec la naissance de ses frère et soeur, cet âge d'or se termine, et ses parents se déchirent bientôt en d'incessants conflits. Ce climat de tension, qui exacerbe le désir d'indépendance du fils aîné, va influencer ses choix de vie. Dans cette nouvelle introspection, JeanLouis Tripp tente de comprendre le fossé qui s'est peu à peu creusé entre son paternel et lui, malgré l'affection profonde qui les relie à jamais. Critique : Après Antoine de Caunes et son formidable Il déserte (paru chez Dargaud ) centré sur sa relation père/fils, JeanLouis Tripp se lance aussi dans le grand bain familial avec cette oeuvre profondément personnelle ! Il dépeint sa vie comme un roman, son grand talent rend des situations d'enfance anodine comme des moments incroyables et fondateurs. Une période que nous avons tous connus, du moins pour les ainés 😉 , l'arrivée donc d'une petite soeur ou petit frère bouleversant la cellule familiale et son organisation bien établie, mais aussi l'école, les conneries, les mensonges aux parents, les sorties avec les amis(ies), les customisations du vélo avec l'épingle à linge et le carton sur la roue arrière pour imiter le bruit d'une mobylette, mais aussi les peines de coeur, les deuils et les vacances, bref tout ce qui nous construit et nous prépare à l'âge adulte. On se retrouve beaucoup dans cet imposant roman graphique, il y a un peu de nous dans ses pages et on s'y plonge avidement pour savoir où l'auteur veut nous mener. Vos émotions vont naviguer du rire aux larmes, tout est marqué du sceau de la sincérité dans ces pages ! En tant que grand fan de la saga Magasin général (Casterman), j'ai été ravi de retrouver le dessin de JeanLouis Tripp, ses gros nez, ses tronches marquantes, des visages expressifs aux traits grossiers et exagérés, qui tranchent avec des arrières-plans précis et confondant de réalisme, à l'image de la fameuse 404 Peugeot qui pourrait remémorer des souvenirs 😉 . Tout est beau dans ce livre, à faire lire absolument à tous vos proches. Le seul bémol s'il en est, tient à son histoire justement, qui une fois lue ne se prête peu à une relecture, du moins immédiate. Il n'est pas dit en revanche que dans 6 mois ou un an, vous n'ayez pas envie de reprendre un bain de famille à un autre moment de votre vie, vous pourriez y trouver autre chose, qui sait ?? 😉 Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/un-pere/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  3. The_PoP

    Les nageuses de Minuit

    Voilà un joli roman graphique comme je les aime. Des sujets lourds mais pas improbables, des destins mêlés sans être trop pleins de dramaturgies, avec surtout beaucoup des petits rien qui constituent la vie. Des incompréhensions, des injustices, tout ce avec quoi on se construit et sur lequel on doit vivre. Et surtout cette belle amitié naissante entre femmes, entre battantes qui présentent le féminisme comme une lutte presque contre soi, contre son regard avant même d'être une lutte contre une société ou les hommes. Il se dégage de cette bd une belle force et une belle atmosphère. J'ai bien aimé le fait que les personnages semblent réels, sans fausses pudeurs, sans être tous beaux, regardant leurs propres défauts, y compris corporels en face. Bref, une BD sur de vrais gens, avant même d'être une bd sur l'émancipation ou les combats raciaux. C'est fin et intelligent.
  4. Titre de l'album : La fabrique des insurgées - 1869 : la première grève d'ouvrières Scenariste de l'album : Bruno Loth Dessinateur de l'album : Bruno Loth Coloriste : Bruno Loth Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Lyon, 1869. Camille travaille dans une filature de soie, où elle endure des journées de 12 heures pour un salaire dérisoire. Entassées dans des logements insalubres, mal nourries, les ouvrières exigent une augmentation et de meilleures conditions. Face au refus des patrons, elles entament une grève générale qui marquera un tournant dans l'histoire sociale des femmes et des luttes ouvrières. Critique : Bruno Loth nous propose de revenir sur un évènement historique peu connu, avec le début de la révolte des femmes ouvrières de la soie, les ovalistes. L'album commence en 1867 quand deux jeunes femmes quittent leur campagne avec l'espoir de travailler dans l'industrie de la soie à Lyon. Très vite, les deux femmes vont déchanter en découvrant les conditions de travail, le nombre d'heure de travail et sept jours sur sept avec un salaire en dessous de ce qu'on leur avait promis. Bruno Loth ajoute quelques coupures de journaux de l'époque relatant des évènements se mettant en place. L'histoire est romancée avec les deux femmes tout en retraçant la mise en place de grève par des femmes. C'est une première fois pour l'époque et c'est un exemple qui marqua fortement les mouvements sociaux du 19ème siècle. La partie graphique est en noir et blanc avec des dégradés de gris en guise de couleur. Les planches sont bien travaillés pour nous plonger dans cette époque passée. Les amateurs de récits historique devraient trouver leur compte avec roman graphique complet en un tome. Ce mouvement de grève est un élément majeur pour la lutte des classes. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/la-fabrique-des-insurgees-1869-la-premiere-greve-d-ouvrieres/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  5. Bruno Loth nous propose de revenir sur un évènement historique peu connu, avec le début de la révolte des femmes ouvrières de la soie, les ovalistes. L'album commence en 1867 quand deux jeunes femmes quittent leur campagne avec l'espoir de travailler dans l'industrie de la soie à Lyon. Très vite, les deux femmes vont déchanter en découvrant les conditions de travail, le nombre d'heure de travail et sept jours sur sept avec un salaire en dessous de ce qu'on leur avait promis. Bruno Loth ajoute quelques coupures de journaux de l'époque relatant des évènements se mettant en place. L'histoire est romancée avec les deux femmes tout en retraçant la mise en place de grève par des femmes. C'est une première fois pour l'époque et c'est un exemple qui marqua fortement les mouvements sociaux du 19ème siècle. La partie graphique est en noir et blanc avec des dégradés de gris en guise de couleur. Les planches sont bien travaillés pour nous plonger dans cette époque passée. Les amateurs de récits historique devraient trouver leur compte avec roman graphique complet en un tome. Ce mouvement de grève est un élément majeur pour la lutte des classes.
  6. alx23

    Candy Superstar et les muses du pop

    Ce roman graphique est une biographie romancée de Candy Darling, une actrice de la communauté trans aux Etats-Unis dans les années 60. Candy Darling était également le personnage central de la chanson de Lou Reed, Walk on the wild side, un hommage du chanteur. La scénariste Claire Translate nous emmène à New-York dans le milieu artistique et surtout autour d'Andy Warhol de la factory ainsi que le groupe de rock, Velvet Underground. On découvre le mouvement trans avec les persécutions et les lois contre eux émises par le gouvernement américain. On croise également d'autres figures emblématiques de cette époque comme Nico, mannequin est chanteuse du Velvet, Mick Jagger ou encore Janis Joplin. La partie graphique est intéressante en noir et blanc avec une touche de couleurs pour le fond différente suivant les scènes ou situations. Ce style renforce bien le côté oldschool et loufoque de cette période dans ce milieu bien précis. L'action peut paraitre brouillon sur quelques planches avec un manque de fluidité dans la lecture. Candy superstar revient sur cette actrice iconique d’un mouvement supporté par Warhol en compagnie de deux autres amies de la culture Pop. On se laisse prendre par la nostalgie de cette époque où il est plaisant de croiser des rocks star.
  7. Titre de l'album : Candy Superstar et les muses du pop Scenariste de l'album : Claire Translate Dessinateur de l'album : Livio Bernardo Coloriste : Livio Bernardo Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : En suivant chronologiquement de 1963 à 1972 l'histoire de Candy jusqu'au sommet de sa gloire à travers le New York underground des années 60-70, c'est aussi l'histoire de tout le milieu artistique et musical de cette époque que nous lisons. Une sorte de roman graphique choral imprégné de toute la culture pop underground de ces années-là, de sororité, d'oppression et de droits sociaux occultés. Critique : Ce roman graphique est une biographie romancée de Candy Darling, une actrice de la communauté trans aux Etats-Unis dans les années 60. Candy Darling était également le personnage central de la chanson de Lou Reed, Walk on the wild side, un hommage du chanteur. La scénariste Claire Translate nous emmène à New-York dans le milieu artistique et surtout autour d'Andy Warhol de la factory ainsi que le groupe de rock, Velvet Underground. On découvre le mouvement trans avec les persécutions et les lois contre eux émises par le gouvernement américain. On croise également d'autres figures emblématiques de cette époque comme Nico, mannequin est chanteuse du Velvet, Mick Jagger ou encore Janis Joplin. La partie graphique est intéressante en noir et blanc avec une touche de couleurs pour le fond différente suivant les scènes ou situations. Ce style renforce bien le côté oldschool et loufoque de cette période dans ce milieu bien précis. L'action peut paraitre brouillon sur quelques planches avec un manque de fluidité dans la lecture. Candy superstar revient sur cette actrice iconique d’un mouvement supporté par Warhol en compagnie de deux autres amies de la culture Pop. On se laisse prendre par la nostalgie de cette époque où il est plaisant de croiser des rocks star. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/candy-superstar-et-les-muses-du-pop/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  8. L'auteur complet Fred Bernard nous propose dans cet épais roman graphique une biographie détonante et touchante avec une légère dose d'humour bienveillant. Suite à une question (parmi tant d'autres 🙂 ) de son fils : "mais qui donc invente les dieux ? ", il décide de lui répondre par le biais d'une BD racontant l'histoire de l'humanité; mais pas que ! En respectant la chronologie, il débute donc par les premiers animaux sur terre, puis les hommes préhistoriques, l'antiquité, le moyen-âge et ainsi de suite jusqu'au présent. L'originalité du récit vient de ce système de chapitres liés aux grands tournants de l'espèce humaine, mais il ne l'aborde que sur deux pages, le reste est composé de sa vie personnelle cheminant aussi à travers les âges. Il revêt son avatar d'un costume représentant la période historique du chapitre et raconte les grands moments de sa jeunesse jusqu'à présent. Anecdotes scolaires, familiales, lieux de vie, copains, copines, où comment la grande histoire de l'humanité avance en parallèle avec la sienne. On rit, on pleure, on souffre, on revit aussi certaines scènes car on est toutes et tous passés par là et cela rend le récit d'autant plus attachant. Je précise bien sur certains moments, car il faut avouer qu'il a eu une vie bien chargée et jalonnée d'obstacles importants dont un représenté par une chute de 12m, mais je ne vous en dis pas plus 😉 . La partie graphique se veut pédagogique et au diapason des questions d'un enfant. Un trait simple, semi-réaliste, sans trop de détails tout en allant à l'essentiel. Les couleurs sont très réussies et apportent chaleur et gaieté au récit. On peut reprocher des pages chargées en revanche, avec de nombreux écrits voire paragraphes débordants sur les dessins. Un vrai roman graphique prenant son temps ainsi que celui du lecteur, mais pour de bons moments 🙂 . Une vie débutant au pied du vignoble bourguignon avec des noms de villages comme Savigny-les-Beaune, Pommard, ou encore Aloxe Corton, les plus grands vins blancs du monde, avouez qu'il y a pire ! Merci pour la balade Fred Bernard 🙂
  9. Titre de l'album : Nos héritages - Une histoire de nos révolutions racontée à mon fils Scenariste de l'album : Fred Bernard Dessinateur de l'album : Fred Bernard Coloriste : Fred Bernard Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : À travers un voyage dans l’espace et le temps, retraçant la naissance et les progrès de l’humanité – qu’ils soient techniques, moraux, spirituels ou juridiques – l’auteur entrelace son propre parcours de vie avec ses découvertes, ses joies et ses peines. Ce récit personnel et universel lui permet d’explorer les grandes questions que lui pose son fils : « Comment grandit-on ? », « À quoi sert la vie, papa ? » et « Est-ce que c’était mieux avant ? ». Critique : L'auteur complet Fred Bernard nous propose dans cet épais roman graphique une biographie détonante et touchante avec une légère dose d'humour bienveillant. Suite à une question (parmi tant d'autres 🙂 ) de son fils : "mais qui donc invente les dieux ? ", il décide de lui répondre par le biais d'une BD racontant l'histoire de l'humanité; mais pas que ! En respectant la chronologie, il débute donc par les premiers animaux sur terre, puis les hommes préhistoriques, l'antiquité, le moyen-âge et ainsi de suite jusqu'au présent. L'originalité du récit vient de ce système de chapitres liés aux grands tournants de l'espèce humaine, mais il ne l'aborde que sur deux pages, le reste est composé de sa vie personnelle cheminant aussi à travers les âges. Il revêt son avatar d'un costume représentant la période historique du chapitre et raconte les grands moments de sa jeunesse jusqu'à présent. Anecdotes scolaires, familiales, lieux de vie, copains, copines, où comment la grande histoire de l'humanité avance en parallèle avec la sienne. On rit, on pleure, on souffre, on revit aussi certaines scènes car on est toutes et tous passés par là et cela rend le récit d'autant plus attachant. Je précise bien sur certains moments, car il faut avouer qu'il a eu une vie bien chargée et jalonnée d'obstacles importants dont un représenté par une chute de 12m, mais je ne vous en dis pas plus 😉 . La partie graphique se veut pédagogique et au diapason des questions d'un enfant. Un trait simple, semi-réaliste, sans trop de détails tout en allant à l'essentiel. Les couleurs sont très réussies et apportent chaleur et gaieté au récit. On peut reprocher des pages chargées en revanche, avec de nombreux écrits voire paragraphes débordants sur les dessins. Un vrai roman graphique prenant son temps ainsi que celui du lecteur, mais pour de bons moments 🙂 . Une vie débutant au pied du vignoble bourguignon avec des noms de villages comme Savigny-les-Beaune, Pommard, ou encore Aloxe Corton, les plus grands vins blancs du monde, avouez qu'il y a pire ! Merci pour la balade Fred Bernard 🙂 Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/nos-heritages-une-histoire-de-nos-revolutions-racontee-a-mon-fils/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  10. Titre de l'album : On ne parle pas de ces choses-là Scenariste de l'album : Marine Courtade Dessinateur de l'album : Alexandra Petit Coloriste : Alexandra Petit Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Le tabou des tabous. La journaliste Marine Courtade décortique les mécanismes de silence autour de l'inceste. Son terrain d'enquête ? Sa propre famille. Avec un savant mélange de rigueur et de dérision, elle s'embarque dans un tour de France audacieux afin de confronter un à un ses oncles et tantes avec la même question : pourquoi vous êtes-vous tu ? Critique : C'est un sacré chemin qu'a emprunté la journaliste Marine Courtade, pour délier les langues mais aussi et surtout pour elle ! Car elle a subi elle même ce type d'agression par son grand-père et elle s'expose à livre ouvert sur son parcours avec toutes les difficultés que cela procure. Faire face, se construire quand on est pas soutenue, voire pas reconnue victime car dans certaines familles (nombreuses) cela ne se dit pas ! Les apparences, le qu'en-dira-t-on, tout ceci prime sur le membre de la famille se livrant à ces exactions atroces et insupportables. Que de vies détruites par ce passé que les victimes oublient par le biais des mécanismes de défense chers à Freud, mais pas toujours ! D'autant qu'un jour les souvenirs reviennent et là.... Marine Courtade va donc se lancer dans une croisade familiale et interroger les membres de cette grande famille. Le temps a fait son oeuvre, le coupable est mort et enterré, certains savaient, d'autres supposaient ou se mettaient des oeillères ! Son cheminement jalonné de larmes sera cathartique mais pas uniquement pour elle, car en ouvrant à ciel ouvert cette boîte de Pandore, elle va retrouver un semblant de justice et ouvrir les yeux à tout le monde, voir à d'autres victimes du même prédateur ! Beaucoup d'émotions au fil des pages, la dernière discussion entre elle et son père est poignante ! Elle parvient littéralement à insérer le lecteur dans ses pensées, on réalise pleinement ce que peuvent vivre ces victimes d'incestes et autres viols. Le dessin doux et éclairé de Alexandra Petit illumine le récit, un exercice difficile lorsqu'on aborde un sujet aussi délicat. Elle donne de l'expressivité aux visages, aux corps et à leur tenue, sans dialogues ou mots, on saisit pleinement les sentiments des personnages. La fin est enrichie d'annexes portant sur les chiffres saisissants de viols sur enfants et le peu de poursuites visant les agresseurs, car "on ne parle pas de ces choses là" ... Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/on-ne-parle-pas-de-ces-choses-la/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  11. Titre de l'album : Blizzard - Là où l'oubli commence Scenariste de l'album : Denise Dorrance Dessinateur de l'album : Denise Dorrance Coloriste : Denise Dorrance Editeur de l'album : Bayard Note : Résumé de l'album : Que faire lorsque votre mère ne se souvient plus de vous ? Vous prenez le premier vol de votre ville d'adoption, Londres, à votre ville d'origine, Cedar Rapids, lowa, où elle est hospitalisée, blessée et aux prises aux signes extérieurs de démence. Vous vous chargez de lui trouver une nouvelle (et peut-être dernière) maison, bien que l'assurance santé soit insuffisante et que vous deviez peut-être enfin renouer votre relation amère avec votre soeur. Et vous essayez de ne pas penser à la mort, qui vous guette à chaque coin de rue... ou au blizzard qui se rapproche de plus en plus et que les flocons de neige tourbillonnent de plus en plus vite à l'extérieur. Critique : Ils seront nombreux à se reconnaître dans les écrits et dessins de Denise Dorrance, les aidants et autres personnes tierces s'occupant de malades. Une personne âgée vivant seule dans le Midwest, sa fille en Angleterre, que faire lorsque son état de santé se dégrade voire qu'il y a chute nécessitant des soins et une surveillance accrue ? Ou pire encore lorsque sa condition ne permet plus un retour à domicile ! Denise Dorrance raconte avec beaucoup de sincérité son parcours et sa façon de vivre cet événement. Son arrivée sous des tombereaux de neige, la maison de famille vide mais avec ses odeurs, ses marques sur les murs, les nombreux souvenirs qui en ressortent ! On pense immédiatement à la maison de nos parents ou grands-parents, on est plongé à ses côtés dans cette situation préoccupante. Partie pour faire sa vie en Angleterre, elle a quittée sa ville natale assez tôt et en croisant d'anciennes amies, elle retrouve un pan de son passé. Son séjour qui devait être court commence à se prolonger car elle ne peut se résoudre à laisser sa mère seule dans ces conditions. Elle décrit avec malice le système de santé américain avec ses failles et ses maigres avantages. Sa mère atteinte d'une pathologie neurodégénérative laisse entrevoir une incapacité à vivre seule. Elle devient dépendante, désorientée, prise dans un blizzard émotionnel et sensitif ! Quelles solutions s'offrent à cette famille désemparée ? Plongez dans cet épais roman graphique que Posy Simmonds n'aurait pas renié de son trait simpliste mais véhiculant bon nombre d'expressions ! C'est la vie sans concessions et le lien indéfectible entre une mère et sa fille qu'elle nous offre avec tendresse et humour. Un très beau plaidoyer pour les aidants, trop souvent dans l'ombre ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/blizzard-la-ou-l-oubli-commence/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  12. Ils seront nombreux à se reconnaître dans les écrits et dessins de Denise Dorrance, les aidants et autres personnes tierces s'occupant de malades. Une personne âgée vivant seule dans le Midwest, sa fille en Angleterre, que faire lorsque son état de santé se dégrade voire qu'il y a chute nécessitant des soins et une surveillance accrue ? Ou pire encore lorsque sa condition ne permet plus un retour à domicile ! Denise Dorrance raconte avec beaucoup de sincérité son parcours et sa façon de vivre cet événement. Son arrivée sous des tombereaux de neige, la maison de famille vide mais avec ses odeurs, ses marques sur les murs, les nombreux souvenirs qui en ressortent ! On pense immédiatement à la maison de nos parents ou grands-parents, on est plongé à ses côtés dans cette situation préoccupante. Partie pour faire sa vie en Angleterre, elle a quittée sa ville natale assez tôt et en croisant d'anciennes amies, elle retrouve un pan de son passé. Son séjour qui devait être court commence à se prolonger car elle ne peut se résoudre à laisser sa mère seule dans ces conditions. Elle décrit avec malice le système de santé américain avec ses failles et ses maigres avantages. Sa mère atteinte d'une pathologie neurodégénérative laisse entrevoir une incapacité à vivre seule. Elle devient dépendante, désorientée, prise dans un blizzard émotionnel et sensitif ! Quelles solutions s'offrent à cette famille désemparée ? Plongez dans cet épais roman graphique que Posy Simmonds n'aurait pas renié de son trait simpliste mais véhiculant bon nombre d'expressions ! C'est la vie sans concessions et le lien indéfectible entre une mère et sa fille qu'elle nous offre avec tendresse et humour. Un très beau plaidoyer pour les aidants, trop souvent dans l'ombre !
  13. alx23

    Club Lonely

    Titre de l'album : Club Lonely Scenariste de l'album : Pelle Forshed Dessinateur de l'album : Pelle Forshed Coloriste : Pelle Forshed Editeur de l'album : Autres Editeurs/Auto editions Note : Résumé de l'album : Benedikt Bergström, auteur de bandes dessinées autobiographiques, vient de publier Club Lonely, qu’il considère comme son chef-d’œuvre. Il attend avec impatience que la critique littéraire encense son génie et guette les articles de Mathias Ortiz, le journaliste le plus influent. Mais celui-ci n’en a que pour Boel Flood, la nouvelle étoile montante de la BD suédoise, publiée dans la même maison d’édition. Artiste incompris, Benedikt va franchir les lignes rouges les unes après les autres… Soirée costumée, baudrier d’escalade, chaîne YouTube de tarot, chaque détail finira par avoir son importance dans cette satire ironique et jubilatoire de la vie littéraire. Critique : Après Histoires de famille et Pendant ce temps qui était en sélection officielle du festival d'Angoulême en 2021, Club Lonely est le troisième roman graphique de Pelle Forshed. L'histoire nous raconte la vie d'au auteur de bande dessinée qui vient de sortir sa dernière œuvre. Il pense détenir avec cet album la nouvelle référence du genre qui va recevoir les honneurs du monde de la BD et de la reconnaissance du public. Seulement le temps passe et sa bd reste ignorée de tous, alors l'auteur essaie d’attirer un critique réputé pour écrire un article afin de booster les ventes. Cette histoire est étrange, le personne principal est désespéré tout en étant touchant avce une pointe d'humour décalé. Les dessins sont dans un style très minimalistes en quadrichromie avec un bleu clair. Un passage en couleur reprenant le style de tintin surprend en court d'album ainsi qu'un passage inspiré par les dessins de Garfield le chat. On suit l'auteur durant tout l'album à la recherche de sa première critique qui n'arrive pas malgré tous les efforts de ce dernier. L'humour est assez particulier avec certainement des situations s'inspirant de la réalité pour les auteurs sortant leur album. Autres infos : Maison d'édition : L'agrume Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/club-lonely/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  14. alx23

    Club Lonely

    Après Histoires de famille et Pendant ce temps qui était en sélection officielle du festival d'Angoulême en 2021, Club Lonely est le troisième roman graphique de Pelle Forshed. L'histoire nous raconte la vie d'au auteur de bande dessinée qui vient de sortir sa dernière œuvre. Il pense détenir avec cet album la nouvelle référence du genre qui va recevoir les honneurs du monde de la BD et de la reconnaissance du public. Seulement le temps passe et sa bd reste ignorée de tous, alors l'auteur essaie d’attirer un critique réputé pour écrire un article afin de booster les ventes. Cette histoire est étrange, le personne principal est désespéré tout en étant touchant avce une pointe d'humour décalé. Les dessins sont dans un style très minimalistes en quadrichromie avec un bleu clair. Un passage en couleur reprenant le style de tintin surprend en court d'album ainsi qu'un passage inspiré par les dessins de Garfield le chat. On suit l'auteur durant tout l'album à la recherche de sa première critique qui n'arrive pas malgré tous les efforts de ce dernier. L'humour est assez particulier avec certainement des situations s'inspirant de la réalité pour les auteurs sortant leur album.
  15. Kevin Nivek

    Brunilda à la Plata

    Un véritable ovni graphique que cet album grand format du catalan Genis Rigol ! D'emblée on est saisit, mais que diable est-on en train de lire ! Un papier jauni, ne donnant pas d'âge au récit, idem pour les costumes, des personnages aux grands pieds engloutis dans une architecture enivrante, et puis des dialogues ciselés, allant à l'essentiel (du moins au début). Brunilda invite Norman à 21H à dîner pour un premier rendez-vous, ce dernier raconte à ses collègues cette formidable soirée qui se prépare, non sans une certaine appréhension car il ne la connait pas, et les langues se délient :"c'est merveilleux" , "la délicieuse Brunilda" , tout le monde encense cette jeune femme. Le hic étant la sortie du théâtre, située à l'opposée de la situation actuelle de Norman, il n'a pas le choix, pour être à l'heure il devra traverser la scène, sous les yeux des spectateurs. Son passage n'est pas prévu par le "dramaturge", l'écrivain de la pièce, donc comment parvenir à ses fins ?? Dans cette danse des corps, Genis Rigol nous immerge dans les coulisses du spectacle et démontre toute les difficultés pour un auteur de finir son oeuvre; la finir avec panache, sans décevoir l'exigeant public venu en masse dans les gradins de cet imposant théâtre. On perçoit la "Création" avec un grand C aux côtés du fameux dramaturge, il est en proie à ses démons intérieurs et une conscience qui ne le lâche pas ! Soumis à une telle pression, le créateur semble bien loin des inquiétudes de Norman bien décidé à honorer son rendez-vous ! La virtuosité du dessin s'impose peu à peu au fil des pages, le mouvement est omniprésent, on assiste à un plan séquence en BD, le relief des cases est vertigineux, la scène vous paraîtra géante à l'image de cet édifice monstrueux de proportions. Cette bête avale et recrache ses occupants dans des couloirs sans fins, des escaliers sortis de nulle part, tout en les stimulant sur le pourquoi de leur rôle. Le processus créatif agit comme une maladie contagieuse et se répand insidieusement, jusqu'au feu d'artifice final. La naissance de l'inspiration, comment interpréter tel ou tel rôle (même une table) , ne pas décevoir le public, tant de sujets sur lesquels débattent les protagonistes ! Une bien belle édition d'une BD pas comme les autres méritant assurément le coup d'oeil !
  16. Titre de l'album : Brunilda à la Plata Scenariste de l'album : Genis Rigol Dessinateur de l'album : Genis Rigol Coloriste : Genis Rigol Editeur de l'album : Rivages Editions Note : Résumé de l'album : Dans les coulisses d'un théâtre où le rideau ne tombe jamais, Norman se heurte à un choix impossible. Ce soir, à 21h, il a rendez- vous avec Brunilda au restaurant La Plata. Mais pour la rejoindre, il n'a qu'une seule option : traverser la scène en pleine représentation. Attendre, c'est renoncer. Foncer, c'est tout bouleverser. Pauvre gamin. Critique : Un véritable ovni graphique que cet album grand format du catalan Genis Rigol ! D'emblée on est saisit, mais que diable est-on en train de lire ! Un papier jauni, ne donnant pas d'âge au récit, idem pour les costumes, des personnages aux grands pieds engloutis dans une architecture enivrante, et puis des dialogues ciselés, allant à l'essentiel (du moins au début). Brunilda invite Norman à 21H à dîner pour un premier rendez-vous, ce dernier raconte à ses collègues cette formidable soirée qui se prépare, non sans une certaine appréhension car il ne la connait pas, et les langues se délient :"c'est merveilleux" , "la délicieuse Brunilda" , tout le monde encense cette jeune femme. Le hic étant la sortie du théâtre, située à l'opposée de la situation actuelle de Norman, il n'a pas le choix, pour être à l'heure il devra traverser la scène, sous les yeux des spectateurs. Son passage n'est pas prévu par le "dramaturge", l'écrivain de la pièce, donc comment parvenir à ses fins ?? Dans cette danse des corps, Genis Rigol nous immerge dans les coulisses du spectacle et démontre toute les difficultés pour un auteur de finir son oeuvre; la finir avec panache, sans décevoir l'exigeant public venu en masse dans les gradins de cet imposant théâtre. On perçoit la "Création" avec un grand C aux côtés du fameux dramaturge, il est en proie à ses démons intérieurs et une conscience qui ne le lâche pas ! Soumis à une telle pression, le créateur semble bien loin des inquiétudes de Norman bien décidé à honorer son rendez-vous ! La virtuosité du dessin s'impose peu à peu au fil des pages, le mouvement est omniprésent, on assiste à un plan séquence en BD, le relief des cases est vertigineux, la scène vous paraîtra géante à l'image de cet édifice monstrueux de proportions. Cette bête avale et recrache ses occupants dans des couloirs sans fins, des escaliers sortis de nulle part, tout en les stimulant sur le pourquoi de leur rôle. Le processus créatif agit comme une maladie contagieuse et se répand insidieusement, jusqu'au feu d'artifice final. La naissance de l'inspiration, comment interpréter tel ou tel rôle (même une table) , ne pas décevoir le public, tant de sujets sur lesquels débattent les protagonistes ! Une bien belle édition d'une BD pas comme les autres méritant assurément le coup d'oeil ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.payot-rivages.fr/rivages/livre/brunilda-9782743666170/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  17. C'est un sacré chemin qu'a emprunté la journaliste Marine Courtade, pour délier les langues mais aussi et surtout pour elle ! Car elle a subi elle même ce type d'agression par son grand-père et elle s'expose à livre ouvert sur son parcours avec toutes les difficultés que cela procure. Faire face, se construire quand on est pas soutenue, voire pas reconnue victime car dans certaines familles (nombreuses) cela ne se dit pas ! Les apparences, le qu'en-dira-t-on, tout ceci prime sur le membre de la famille se livrant à ces exactions atroces et insupportables. Que de vies détruites par ce passé que les victimes oublient par le biais des mécanismes de défense chers à Freud, mais pas toujours ! D'autant qu'un jour les souvenirs reviennent et là.... Marine Courtade va donc se lancer dans une croisade familiale et interroger les membres de cette grande famille. Le temps a fait son oeuvre, le coupable est mort et enterré, certains savaient, d'autres supposaient ou se mettaient des oeillères ! Son cheminement jalonné de larmes sera cathartique mais pas uniquement pour elle, car en ouvrant à ciel ouvert cette boîte de Pandore, elle va retrouver un semblant de justice et ouvrir les yeux à tout le monde, voir à d'autres victimes du même prédateur ! Beaucoup d'émotions au fil des pages, la dernière discussion entre elle et son père est poignante ! Elle parvient littéralement à insérer le lecteur dans ses pensées, on réalise pleinement ce que peuvent vivre ces victimes d'incestes et autres viols. Le dessin doux et éclairé de Alexandra Petit illumine le récit, un exercice difficile lorsqu'on aborde un sujet aussi délicat. Elle donne de l'expressivité aux visages, aux corps et à leur tenue, sans dialogues ou mots, on saisit pleinement les sentiments des personnages. La fin est enrichie d'annexes portant sur les chiffres saisissants de viols sur enfants et le peu de poursuites visant les agresseurs, car "on ne parle pas de ces choses là" ...
  18. Kevin Nivek

    Merveilleux !

    Après des sorties BD plus "éducatives" avec Les jeux vidéos et nos enfants, ainsi que Les réseaux sociaux et nos ados, parus chez Steinkis; Cookie Kalkair réalise un roman graphique personnel et touchant. Suite à un Accident Vasculaire Cérébral (AVC), le père de Cookie Kalkair se retrouve hospitalisé et victime de séquelles irréversibles : une hémiplégie paralysant bras et jambe droite, mais aussi une atteinte touchant la zone de la parole, la fameuse aire de Broca. Depuis, les seuls mots qu'il arrive à prononcer sont "très bien, oui et merveilleux". Une nouvelle vie commence pour lui et ses enfants, car Cookie va retrouver un père et une soeur dans ce grand bouleversement familial. Vivant au Canada pour raisons professionnelles (mais sûrement pas que 😉 ), il multiplie les allers/retours pour visiter son père et suivre sa rééducation. Il raconte ses difficultés à communiquer parfois avec le personnel hospitalier et son jargon médical pas toujours adapté aux patients/familles. Puis, tout se complique avec le retour à domicile car la nouvelle épouse du papa ne semble pas prête à s'occuper d'une personne dépendante. De nombreuses thématiques sont abordées, comme la maladie invalidante et comment elle est perçue par le malade et ses proches. L'auteur raconte avec beaucoup de sincérité la manière avec laquelle il subit cette grande révolution, tout en réalisant que sa relation père/fils autrefois proche du vide, commence soudainement à changer avec un profond désir de l'aider et "retrouver" un père. Exercice difficile quand ce dernier est atteint d'aphasie. Mais il existe d'autres formes de langages, et il aborde cette nouvelle façon de communiquer au fil d'un récit mâtiné d'humour et de cases méditatives où les expressions du visage sont mises en avant. Son trait simple et coloré s'épargne les détails en arrière plan mais se concentre sur les visages et les ports des corps. Sa force est d'arriver à véhiculer les sentiments des personnages avec un simple sourcil relevé ou baissé. Les couleurs "pops" amènent de la gaieté dans une histoire qui commence mal, mais se finit dans un déluge de bons sentiments sur les plages ensoleillées de Barcelone. Un presque "feel good movie" 😉 MERVEILLEUX-PL4.pdf MERVEILLEUX-PL12.pdf MERVEILLEUX-PL10.pdf
  19. Kevin Nivek

    Merveilleux !

    Titre de l'album : Merveilleux ! Scenariste de l'album : Cookie Kalkair Dessinateur de l'album : Cookie Kalkair Coloriste : William Wagner Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : " Je n'ai jamais été très proche de mon père. Un océan nous sépare. Littéralement - depuis que je vis au Québec. Pourtant, lorsque j'apprends son AVC, je saute immédiatement dans un avion. À l'hôpital, dans un temps suspendu, je retrouve une petite soeur que je n'ai pas vue depuis des années. C'est l'attente... et le couperet tombe : notre père restera aphasique, il a perdu l'usage de la parole. Il lui reste à peine quelques mots... dont "Merveilleux'. " Alors que Cookie et ses proches réalisent peu à peu les conséquences de cet événement, tous doivent apprendre à vivre avec le handicap. Mais dans la tragédie, les réactions de chacun se révèlent parfois inattendues. Ce drame pourrait-il être une nouvelle chance ? La chance de se parler, de renouer les liens et de construire ensemble une nouvelle famille... Cookie Kalkair nous offre ici, avec tendresse et humour, son récit le plus personnel. Critique : Après des sorties BD plus "éducatives" avec Les jeux vidéos et nos enfants, ainsi que Les réseaux sociaux et nos ados, parus chez Steinkis; Cookie Kalkair réalise un roman graphique personnel et touchant. Suite à un Accident Vasculaire Cérébral (AVC), le père de Cookie Kalkair se retrouve hospitalisé et victime de séquelles irréversibles : une hémiplégie paralysant bras et jambe droite, mais aussi une atteinte touchant la zone de la parole, la fameuse aire de Broca. Depuis, les seuls mots qu'il arrive à prononcer sont "très bien, oui et merveilleux". Une nouvelle vie commence pour lui et ses enfants, car Cookie va retrouver un père et une soeur dans ce grand bouleversement familial. Vivant au Canada pour raisons professionnelles (mais sûrement pas que 😉 ), il multiplie les allers/retours pour visiter son père et suivre sa rééducation. Il raconte ses difficultés à communiquer parfois avec le personnel hospitalier et son jargon médical pas toujours adapté aux patients/familles. Puis, tout se complique avec le retour à domicile car la nouvelle épouse du papa ne semble pas prête à s'occuper d'une personne dépendante. De nombreuses thématiques sont abordées, comme la maladie invalidante et comment elle est perçue par le malade et ses proches. L'auteur raconte avec beaucoup de sincérité la manière avec laquelle il subit cette grande révolution, tout en réalisant que sa relation père/fils autrefois proche du vide, commence soudainement à changer avec un profond désir de l'aider et "retrouver" un père. Exercice difficile quand ce dernier est atteint d'aphasie. Mais il existe d'autres formes de langages, et il aborde cette nouvelle façon de communiquer au fil d'un récit mâtiné d'humour et de cases méditatives où les expressions du visage sont mises en avant. Son trait simple et coloré s'épargne les détails en arrière plan mais se concentre sur les visages et les ports des corps. Sa force est d'arriver à véhiculer les sentiments des personnages avec un simple sourcil relevé ou baissé. Les couleurs "pops" amènent de la gaieté dans une histoire qui commence mal, mais se finit dans un déluge de bons sentiments sur les plages ensoleillées de Barcelone. Un presque "feel good movie" 😉 MERVEILLEUX-PL4.pdf MERVEILLEUX-PL12.pdf MERVEILLEUX-PL10.pdf Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/merveilleux/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  20. poseidon2

    Voie de garage

    Je ne saurais trop quoi dire sur cet album si ce n'est que... c'était une très belle lecture. Une belle lecture et une belle histoire qui s'en trouve magnifié quand on apprend, à la fin, que c'est une histoire vraie. Cela met en avant le traitement que subissent souvent les marginaux : Rejet de ceux qui, parce qu'ils se pensent "normaux" ne comprennent pas l'attention que les gens portent aux marginaux. Une histoire qui s'apprécie lors de la lecture, en profitant du sublime trait de Sophie Adriansen, découvrant à quel point Paulin est honnête, ouvert aux autres et très humains. On ne peut qu'être ému et réfléchir à sa propre vision sur les autres
  21. poseidon2

    Voie de garage

    Titre de l'album : Voie de garage Scenariste de l'album : Arnaud Nebbache Dessinateur de l'album : Sophie Adriansen Coloriste : Sophie Adriansen Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Enfant, Paulin s'est passionné pour les trolleybus qui sillonnent la bonne ville de Lausanne. Devenu adulte, il a approfondi cette passion, conduisant ses propres trolleys qu'il a assemblés à partir de bric et de broc. Figures locales, Paulin et sa douce excentricité ne dérangent personne jusqu'au jour où une lettre anonyme réclame son internement pour trouble à l'ordre public. Commence alors une bataille judiciaire et de communication : il faut libérer Paulin ! Mais pour ce dernier, les choses ne sont pas si simples, car, derrière son internement, c'est toute sa vie et son rapport au monde qui sont remis en cause. Paulin a-t-il le droit de vivre sa vie ? Ce récit, qui interroge la frontière, floue et changeante, entre pathologie et « normalité », est basé sur l'histoire vraie de Martial Richoz, surnommé « l'homme bus » dans le Lausanne des années 1980, qui fut interné à 25 ans en hôpital psychiatrique. Critique : Je ne saurais trop quoi dire sur cet album si ce n'est que... c'était une très belle lecture. Une belle lecture et une belle histoire qui s'en trouve magnifié quand on apprend, à la fin, que c'est une histoire vraie. Cela met en avant le traitement que subissent souvent les marginaux : Rejet de ceux qui, parce qu'ils se pensent "normaux" ne comprennent pas l'attention que les gens portent aux marginaux. Une histoire qui s'apprécie lors de la lecture, en profitant du sublime trait de Sophie Adriansen, découvrant à quel point Paulin est honnête, ouvert aux autres et très humains. On ne peut qu'être ému et réfléchir à sa propre vision sur les autres Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/voie-de-garage?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  22. alx23

    Comme une fleur

    Anne Baraou nous emmène dans un récit documentaire autour du monde des fleurs et toute son industrie avec les risques, les enjeux suivant les méthodes mise en place par les producteurs. Pour ma part, je suis en découverte de ce monde horticole donc je me suis laissé prendre par l'histoire en essayant de comprendre le rôle de chacun avec le jargon du métier. Par dessus l'intrigue, les deux autrices ajoutent un drame par forcément en rapport avec le scandale et l'enquête. La dessinatrice Amélie Patin réalise des planches très colorées avec de nombreuses fleurs dans toutes les cases comme vous pouvez le voir avec la couverture. Cette méthode renforce vraiment le sujet autour des fleur et du monde horticole. Entre chaque chapitre, nous avons des présentations de certaine espèce, leur définition et leur caractéristiques. La partie graphique est une réussite en tout point même avec la surenchère de fleurs. La thématique et les dessins sont originaux, cet album devrait trouver son public.
  23. alx23

    Comme une fleur

    Titre de l'album : Comme une fleur Scenariste de l'album : Anne Baraou Dessinateur de l'album : Amélie Patin Coloriste : Amélie Patin Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Un géant de l'horticulture est accusé du vol du brevet d'une nouvelle plante créée par les Plansueurs, un couple de petits producteurs indépendants. Églantine Morvan, jeune journaliste, mène l'enquête et découvre avec le lecteur le monde des fleurs et l'univers de la botanique. Ce récit d'investigation mélange amitié, passion, business et écologie. Critique : Anne Baraou nous emmène dans un récit documentaire autour du monde des fleurs et toute son industrie avec les risques, les enjeux suivant les méthodes mise en place par les producteurs. Pour ma part, je suis en découverte de ce monde horticole donc je me suis laissé prendre par l'histoire en essayant de comprendre le rôle de chacun avec le jargon du métier. Par dessus l'intrigue, les deux autrices ajoutent un drame par forcément en rapport avec le scandale et l'enquête. La dessinatrice Amélie Patin réalise des planches très colorées avec de nombreuses fleurs dans toutes les cases comme vous pouvez le voir avec la couverture. Cette méthode renforce vraiment le sujet autour des fleur et du monde horticole. Entre chaque chapitre, nous avons des présentations de certaine espèce, leur définition et leur caractéristiques. La partie graphique est une réussite en tout point même avec la surenchère de fleurs. La thématique et les dessins sont originaux, cet album devrait trouver son public. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/comme-une-fleur/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  24. Titre de l'album : Zen - Sans maître Scenariste de l'album : Frenk Meeuwsen Dessinateur de l'album : Frenk Meeuwsen Coloriste : Frenk Meeuwsen Editeur de l'album : Anspach editions Note : Résumé de l'album : Frenk, jeune dessinateur néerlandais, effectue un séjour de trois ans au Japon, à la recherche de la compréhension de la philosophie zen japonaise. Hélas, son voyage d'études ne se déroule pas exactement comme prévu. Entre rencontres avec des personnages hauts en couleur, choc culturel et flash-back sur son enfance, Frenk parviendra-t-il à l'illumination ? Zen sans maître nous entraîne dans la quête mystique du jeune Frenk aux prises avec les paradoxes de la sagesse asiatique. Ses aventures spirituelles le sont dans tous les sens du terme. Un récit drôle et intelligent, mais surtout accessible et jamais ennuyeux. Critique : Pour sa première oeuvre en tant qu'auteur complet, le hollandais Frenk Meeuwsen se livre à une biographie répartie sur 55 chapitres que l'on peut apparenter aux "haikus" japonais, ces courts poèmes évoquant des saisons ou des émotions. Pas forcément dans une chronologie bien établie, il raconte divers moments de sa vie, en passant par sa jeunesse, ses envies, ses peines mais aussi ses joies et il tente d'expliquer les raisons de ce cheminement vers le "zen". Très vite il entend l'appel du pays au soleil levant et raconte ses premiers pas dans cette culture si différente de l'occidentale. Il embrasse littéralement cet art de vivre et nous immerge in situ en décrivant l'art du jardin japonais et son nombre bien défini de pierres, les méthodes de méditation, un chapitre est même consacré à cet art en se révélant être un véritable tuto pour réaliser soi même des séances. On apprend donc sur lui mais aussi sur nous, car chacun trouvera un peu de soi dans le chemin de l'auteur. C'est assez remarquable de sincérité et simplicité, à l'image de son trait minimaliste que David B. n'aurait pas renié. Prévue en noir et blanc, il a colorisé son oeuvre pour le marché français en s'adaptant aux chapitres. Il oscille entre couleurs chaudes et froides selon les chapitres et cela rend d'autant plus immersive la lecture. Ne vous laissez pas tromper par les traits simplistes des visages, il est capable de dessiner des voitures ou des paysages confondants de réalisme ! Sans trop se prendre au sérieux ou adopter un discours moraliste, il vous initiera au "zen" et au développement personnel au fil de "haikus" joliment narrés visitant le temps et l'espace. Un bien beau roman graphique à partager 😉 ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/zen-sans-maitre/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  25. Kevin Nivek

    Zen - Sans maître

    Pour sa première oeuvre en tant qu'auteur complet, le hollandais Frenk Meeuwsen se livre à une biographie répartie sur 55 chapitres que l'on peut apparenter aux "haikus" japonais, ces courts poèmes évoquant des saisons ou des émotions. Pas forcément dans une chronologie bien établie, il raconte divers moments de sa vie, en passant par sa jeunesse, ses envies, ses peines mais aussi ses joies et il tente d'expliquer les raisons de ce cheminement vers le "zen". Très vite il entend l'appel du pays au soleil levant et raconte ses premiers pas dans cette culture si différente de l'occidentale. Il embrasse littéralement cet art de vivre et nous immerge in situ en décrivant l'art du jardin japonais et son nombre bien défini de pierres, les méthodes de méditation, un chapitre est même consacré à cet art en se révélant être un véritable tuto pour réaliser soi même des séances. On apprend donc sur lui mais aussi sur nous, car chacun trouvera un peu de soi dans le chemin de l'auteur. C'est assez remarquable de sincérité et simplicité, à l'image de son trait minimaliste que David B. n'aurait pas renié. Prévue en noir et blanc, il a colorisé son oeuvre pour le marché français en s'adaptant aux chapitres. Il oscille entre couleurs chaudes et froides selon les chapitres et cela rend d'autant plus immersive la lecture. Ne vous laissez pas tromper par les traits simplistes des visages, il est capable de dessiner des voitures ou des paysages confondants de réalisme ! Sans trop se prendre au sérieux ou adopter un discours moraliste, il vous initiera au "zen" et au développement personnel au fil de "haikus" joliment narrés visitant le temps et l'espace. Un bien beau roman graphique à partager 😉 !
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