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  • L'homme qui inventait le monde


    VladNirky
    • Scenariste: Rodolphe Dessinateur: Bertrand Marchal Editeur: Dargaud Note :
      Résumé:

      La Terre fait face à une terrible menace extraterrestre, et la guerre qui fait rage dans l'espace semble perdue. Engagé sur le front, le capitaine John Bowman, navigateur d'exception, est victime d'un incident qui le fait entrer en contact avec une mystérieuse matière noire. Rapatrié et placé en quarantaine, il fait l'objet d'une surveillance constante et se retrouve en proie à des cauchemars récurrents. Épuisé, il décide de s'évader et découvre que l'entité avec laquelle il a été en contact l'a doté d'étranges pouvoirs. Il se pourrait même que ses pouvoirs puissent bouleverser le cours de la guerre et... sauver l'humanité !

      Type: BD Europeene L'acheter sur bdfugue Genre: Science Fiction

    Il ne manquerait que Léo au casting de cet album pour qu'on retrouve la même équipe que celle qui était aux commandes des séries Kenya, Namibia et Amazonie. Léo n'est néanmoins pas très loin vu qu'il préface l'album de ses deux complices en regrettant visiblement de ne pas faire partie de l'aventure.

    Ce oneshot, à la très belle couverture, m'évoquant quelque part la guerre éternelle, reste dans le domaine de la SF comme souvent avec ces auteurs. Il est toutefois éloigné des productions habituelles, tant des auteurs, que des BD de SF plus habituelles de ces dernières années. Car même si on y retrouve des thèmes assez classiques en SF (une menace Alien, un héros doté de pouvoirs étranges qu'il va découvrir en même temps qu'il se découvre) ce n’est pas un album d’action. Ce n’est pas du Space opéra non plus, contrairement à ce qu'on peut croire en lisant le résumé et en regardant la couverture, c'est plutôt un road movie. Un cheminement à petit pas pour les protagonistes qui va les amener vers la conclusion.

    L'histoire de déroule avec lenteur, ce qui n'est pas un défaut, en trois tiers et j'ai bien accroché au 1er et au dernier. Il me manque sans doute un petit quelque chose dans le développement central pour être plus emballé. L'album aurait gagné en force sous forme de nouvelle ou de livre plus classique je crois, avec un développement plus important.

    Point fort, le lecteur de SF, que je suis, y a retrouvé de nombreuses influences. Des références, comme celles de La stratégie Ender par exemple, ou 2001 semblent les plus évidentes, et j'en découvrirais certainement bien d'autres à la relecture. C'est un album qui s'adresse en priorité aux amateurs de SF. Il s'analyse et se digère lentement. Mais en parler plus serait prendre le risque de spoiler de manière importante...

    En tout cas cette aventure du capitaine Bowman est très sympathique mais n’en attendez pas trop. C’est un album qui repose sur des twist …. Qu’on voit nettement arriver, si on est habitué au genre, et il y a globalement peu d’émotions affichés par les personnages malgré les enjeux présentés. Que ce soit dans les faits, les situations ou entre les personnages. Les dessins sont légèrement rétro mais me rappellent la guerre éternelle (autre grosse référence SF et BD). Il manque cependant à l’album quelque chose. Un supplément d’âme je dirais pour marquer les esprits durablement.

    En résumé c’est une bonne histoire de SF, qui sort des sentiers battus en BD, mais qui se mérite. A réserver aux amateurs de SF.



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  • Dernières Critiques

    • Sortie d'usine
      Note :
      Benjamin Carle est réalisateur de documentaires touchant à la société française actuelle. Avec Sortie d'usine, l'auteur devient scénariste pour raconter l'histoire de la GM&S, une entreprise située dans la Creuse. Au départ, la Socomec une petite entreprise parisienne va profiter du plan de délocalisation de la capitale pour s'installer dans la Creuse et toucher des indemnités du gouvernement. La société ne cesse de grandir et de se diversifier mais la période des trente glorieuses de la France touche à sa fin. Les plans sociaux vont commencer au début des années 90, licenciement, perte de vitesse et désindustrialisation. Ce phénomène va toucher toute l'économie du département. Cette bande dessinée est très bien documentée avec la vision des différents parties, employés et employeurs pour mieux comprendre la situation. Les dessins de David Lopez alternent entre noir et blanc et colorisés pour donner du dynamisme au récit documentaire. Le rendu est de qualité avec le scénariste au milieu des différents acteurs sociaux lors d'interview.
      Sortie d'usine est un titre très intéressant qui revient sur des évènements qui font encore l'actualité, afin de mieux la comprendre. Benjamin Carle trouve apparemment toujours des sujets qui ne laissent pas indifférents les lecteurs ou public pour ses documentaires.
       
      • 0 réponse
    • Wanted Lucky Luke
      Note :
      Matthieu Bonhomme continue son travail pour rendre le cowboy le plus célèbre en Europe plus adulte et donc plus tourné vers un public qui l'est aussi. Apres un premier tome de présentation du Lucky Luke pour adulte, froid comme un cowboy de l'ouest, ce deuxième tome nous parle de son absence de rapport aux femmes dans les BDs pour enfants. Et ici on y va pas par quatre chemin. Luke a l'embarras du choix avec 3 jolies filles qui se battent pour lui sauter dessus.

      Et Lucky Luke, et je me demande si ce n'était pas le cas dans le premier,  présente, sur ce tome ci, un vrai coté autisme du cowboy. En effet son manque de communication, son rapport aux femmes et son besoin de solitude font vraiment penser que Matthieu Bonhomme nous amène vers une compréhension de la psychologie d'un Lucky Luke pas bien dans sa peau.

      Et sous cet angle-là la bd prend tout un autre sens. On ne cherche plus le coté cowboy cool qui tire vite mais on se pose plus la question sur ce qu'a vécu Luke pour en arriver là et comment il peut être tellement en décalage avec le reste de la population.

      J'espère sincèrement que Matthieu Bonhomme osera nous présenter le passé de Luke et le pourquoi de cette mise en marge de la société.

      A voir dans le prochain tome.

       
      • 7 réponses

    • Pulp
      Note :
      Une nouvelle production du duo Brubaker et Phillips est toujours un moment marquant dans le monde des comics. Avec Pulp, les auteurs nous offrent une intrigue sur deux époques de la vie d'un ancien truand qui a connu l'ouest sauvage en 1892 avec les duels au révolver et la seconde époque avec ce même homme mais vieilli dans le New-York des années 30. Ed Brubaker n'est plus à présenter avec ses nombreux récits épiques sur les braqueurs comme sa série Criminal mais aussi ses nombreuses histoires sur les super-héros, comme Captain America. Avec Pulp, Brubaker revient aux sources avec une histoire de truands au grand cœur. Le récit est prenant avec l'utilisation des méthodes du polar pour embarquer le lecteur dans une histoire originale. Sean Phillips confirme une fois de plus son talent pour mettre en image des récits différents. Il est amusant de voir son style sur des planches de western. Son fils Jacob apporte une touche intéressante aux dessins avec des styles différents suivant l'époque suivie.
      Je vous recommande fortement la lecture de Pulp, un one shot court mais à petit prix qui ne demande aucune connaissance des autres titres de Brubaker et Phillips. Pour information en juin, les éditions Delcourt proposeront Un été cruel dans la série Criminal et Texas blood avec Jacob Phillips au scénario.
      • 1 réponse
    • Made in Abyss tome 9
      Note :
      Quelque part au milieu de l’océan, se trouve une ile spéciale et sur cette ile se trouve l’entrée de l’Abysse : un gouffre énorme qui aurait abrité une ancienne civilisation avancée. Les aventuriers se sont établis au bord du gouffre, ont fondé une ville, ne vivent que par et pour l’Abysse à la recherche de reliques.

      Seules les personnes habilitées « les caverniers » peuvent y descendre mais comme les dangers y sont nombreux (plantes vénéneuses et animaux hostiles), chaque niveau n’est accessible qu’en fonction de ses capacités : chaque cavernier a ainsi une couleur de sifflet attribuée, les plus expérimentés et donc ceux qui peuvent descendre le plus profond sont appelées les sifflets blancs.

      Rico vit dans un orphelinat, sa mère sifflet blanc est portée disparue et considérée comme morte. Rico n’y croit pas et décide de partir à sa recherche avec l’aide de son ami Legu. Les deux enfants vont donc s’aventurer dans l’Abysse l’une pour retrouver sa mère et l’autre pour découvrir ses origines.

      Si à la vue des couvertures le manga semble tout mignon, il n’en est rien car l’Abysse est effrayant, il y a un prix pour s’y aventurer, chaque niveau à sa malédiction, et passé un certain stade, il n’y a plus de retour possible.

      Si Made in Abyss détonne dans le paysage manga de par son originalité et la richesse de son univers, il est par moment difficile d’accès de par sa complexité. L’auteur a vraiment crée un nouveau monde, de nouvelles créatures, de nouveaux mots et il faut prendre son temps. Tout le passage dans le village d’Ilbru (tomes 7 à 9) est dense. Le graphisme semble parfois fouillis et on a l’impression que cela part dans tous les sens. En cela regarder l’anime peut aider au départ.

      Mais attention, il n’est pas à mettre entre les mains des plus jeunes car il y a des scènes très violentes, c’est un peu comme si à chaque niveau de l’Abysse, on descendait dans les ténèbres de l’âme humaine. Il y a un étrange mélange entre douceur (rendue par le design très kawaii des enfants) et l’univers très sombre du gouffre. A découvrir absolument.


      (image en noir et blanc le livre, an couleur l'anime)
      • 2 réponses
    • Zara x2 tome 1
      Note :
      Suite des nouveautés de l’éditeur shockdom, Zara X2 nous propose une histoire de zombies dans une Italie post-pandémie. L’auteur a écrit cette histoire il y a 10 ans, l’Italie contaminée par un étrange virus se retrouve isolée du reste du monde, les pays frontaliers ayant construit un mur pour stopper la propagation en laissant les habitants sains se débrouiller seuls.

      L’histoire est plus complexe qu’il n’y paraît, car même s’il y a des zombies, on n’en a pas à toutes les pages. Il y a une véritable intrigue, des questions qui attendent des réponses, des secrets à découvrir.

      Passée la couverture qui ne donne pas trop envie, ce manga est une vraie bonne surprise ! On se fait vite au graphisme, la lecture est fluide, et on a hâte d’en savoir plus.
      • 4 réponses
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