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BD Europeene

Affichage de[s] tout le contenu étiquetés 'BD', 'BDEuro' et 'BDEuropéene' et posté[e][s] durant les 0 derniers jours.

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  1. Aujourd’hui
  2. poseidon2

    Dernière aube

    Titre de l'album : Dernière aube Scenariste de l'album : Jérémie Guez Dessinateur de l'album : Attila Futaki Coloriste : Attila Futaki Editeur de l'album : Dupuis - Air Libre Note : Résumé de l'album : John Martyrosian a passé sa vie à traquer des hommes dans toute la Louisiane pour le compte d'un chef mafieux russe. Sa retraite, il l'a méritée, sur une petite île au large de la Floride, il a bien l'intention de crever là... Mais c'était compter sans son patron qui va le sortir de sa retraite pour une mission bien particulière : il doit retrouver une gamine qui a disparu à la Nouvelle-Orléans, la fille d'un puissant couple afro-américain. Il va trouver sur sa route un allié contre nature, Matthew Ferrara, un agent du FBI chargé lui aussi de retrouver la jeune femme. Ensemble, l'improbable duo va se lancer sur les traces d'un redoutable prédateur, qui les entraînera dans l'enfer d'une ville gangrenée par le mal. Un cocktail explosif et sombre imaginé par le déjà culte romancier et cinéaste français Jérémie Guez et mis en images par le talentueux dessinateur hongrois Attila Futaki, un habitué des récits enlevés et sans temps morts. Critique : Bon alors avant de réellement entrer dans le vif du sujet de la critique de cette sublime BD, je dois avouer que je ne savais pas du tout que l'artiste Attila Futaki était décédé brutalement à 39 ans à peine. C'est super triste au vu de la maestria graphique que j'ai eu le plaisir de découvrir sur ce Dernière Aube. C'est le plus beau dessin et la plus belle mise en page que j'ai vu depuis plus belle lurette. C'est sublime. Les visages, les émotions, les paysages mais surtout les yeux. Rien n'est à jeter. Rien. Et ce sublime dessin est mis en avant par un scenario aux petits oignons. Un polar à l'américaine, qui rappellera à tout lecteur les meilleurs films des années 90. Une double enquête, un gentil "méchant" qui a de la gueule, des hommes de paroles, un agent du FBI aux méthodes troubles mais aussi un véritable méchant, des retournements de situations et une fin digne du silence des agneaux. Autant vous dire que j'ai adoré. Tout. De la première à la dernière page. De l'hommage d'Azzarello en préface à celui de Jeremy Guez en post face. Allez-y sans retenue, sans réfléchir et découvrez LA BD de l'année. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/aire-noire-derniere-aube?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  3. poseidon2

    Dernière aube

    Bon alors avant de réellement entrer dans le vif du sujet de la critique de cette sublime BD, je dois avouer que je ne savais pas du tout que l'artiste Attila Futaki était décédé brutalement à 39 ans à peine. C'est super triste au vu de la maestria graphique que j'ai eu le plaisir de découvrir sur ce Dernière Aube. C'est le plus beau dessin et la plus belle mise en page que j'ai vu depuis plus belle lurette. C'est sublime. Les visages, les émotions, les paysages mais surtout les yeux. Rien n'est à jeter. Rien. Et ce sublime dessin est mis en avant par un scenario aux petits oignons. Un polar à l'américaine, qui rappellera à tout lecteur les meilleurs films des années 90. Une double enquête, un gentil "méchant" qui a de la gueule, des hommes de paroles, un agent du FBI aux méthodes troubles mais aussi un véritable méchant, des retournements de situations et une fin digne du silence des agneaux. Autant vous dire que j'ai adoré. Tout. De la première à la dernière page. De l'hommage d'Azzarello en préface à celui de Jeremy Guez en post face. Allez-y sans retenue, sans réfléchir et découvrez LA BD de l'année.
  4. Titre de l'album : La longue marche de Lucky Luke - Un hommage à Lucky Luke - vu par Matthieu Bonhomme - Tome 3 Scenariste de l'album : Matthieu Bonhomme Dessinateur de l'album : Matthieu Bonhomme Coloriste : Matthieu Bonhomme Editeur de l'album : Autres Editeurs/Auto editions Note : Résumé de l'album : Forêts du nord du Minnesota, territoire Lakota. Lucky Luke est chargé par Mr Cramp, patron de l'imposante « Cramp Compagny », de retrouver son neveu, qui aurait été enlevé à la naissance par la tribu des Pieds-bleus. Luke retrouve l'enfant - désormais âgé de 10 ans, nommé Nuage Rouge et fils adoptif du chef Lance de Bois - , mais réalise vite que Cramp cherche en fait à éliminer cet héritier et rival, pour s'approprier pleinement l'entreprise familiale. Le cowboy fuit immédiatement avec Nuage Rouge désormais en danger vers le Canada et entame une marche longue et périlleuse entre forêt glaciale, loups affamés et (quatre) redoutables desperados envoyés par Cramp ! Déjà installé avec succès dans le territoire de Lucky Luke, Matthieu Bonhomme renouvelle le genre en jouant avec les personnages bien connus de la série (ainsi qu'à d'autres issus de l'actualité !) tout en montant encore d'un cran sa virtuosité graphique. Il nous offre un grand western, qui mêle brillamment la plus pure tradition de l'aventure avec un regard tendre, drôle et engagé. Critique : Les deux premiers Lucky Luke vu par Matthieu Bonhomme nous avaient beaucoup plu ici même si tout le monde n'avait guère goûté voir Luke vieillir et devenir un personnage adulte. Ceci étant le dessin avait mis tout le monde à l'aise entre l'hommage bien vu et le respect des codes du genre. Ce troisième tome avait donc un défi de taille à relever. Et Mathieu Bonhomme a fait un choix audacieux, déplacer son action dans la neige, dans l'hiver car dans la mythologie du Western, les grands espaces sont le plus souvent écrasés par le soleil. J'ai apprécié son clin d'oeil appuyé au titre de l'un des Blueberry les plus marquant sauf qu'ici on est assez loin du sujet de cet album là. Des clins d'oeil l'auteur va nous en livrer beaucoup, s'amusant entre références à l'actualité, à l'univers de Lucky Luke ou au Western en général. On appréciera même s'il va nous manquer un petit quelque chose du côté de l'histoire pour rendre cette aventure aussi marquante que les précédentes. La conclusion y est d'ailleurs un petit peu plus facile et moins marquante que sur les autres opus. Les amateurs de Lucky Luke vu par Matthieu Bonhomme vont y trouver leur compte mais pour les autres il faudra passer son tour, si les deux premiers ne vous ont pas convaincu, celui-ci est à mon avis un léger cran en dessous. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/un-hommage-a-lucky-luke-la-longue-marche-de-lucky-luke/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  5. Les deux premiers Lucky Luke vu par Matthieu Bonhomme nous avaient beaucoup plu ici même si tout le monde n'avait guère goûté voir Luke vieillir et devenir un personnage adulte. Ceci étant le dessin avait mis tout le monde à l'aise entre l'hommage bien vu et le respect des codes du genre. Ce troisième tome avait donc un défi de taille à relever. Et Mathieu Bonhomme a fait un choix audacieux, déplacer son action dans la neige, dans l'hiver car dans la mythologie du Western, les grands espaces sont le plus souvent écrasés par le soleil. J'ai apprécié son clin d'oeil appuyé au titre de l'un des Blueberry les plus marquant sauf qu'ici on est assez loin du sujet de cet album là. Des clins d'oeil l'auteur va nous en livrer beaucoup, s'amusant entre références à l'actualité, à l'univers de Lucky Luke ou au Western en général. On appréciera même s'il va nous manquer un petit quelque chose du côté de l'histoire pour rendre cette aventure aussi marquante que les précédentes. La conclusion y est d'ailleurs un petit peu plus facile et moins marquante que sur les autres opus. Les amateurs de Lucky Luke vu par Matthieu Bonhomme vont y trouver leur compte mais pour les autres il faudra passer son tour, si les deux premiers ne vous ont pas convaincu, celui-ci est à mon avis un léger cran en dessous.
  6. Hier
  7. Titre de l'album : Le Royaume d'après - Tome 3 - L'éther Scenariste de l'album : Marc Dubuisson Dessinateur de l'album : Margaux Saltel Coloriste : Margaux Saltel Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Enfin arrivée dans l'Éther, la petite troupe se rapproche de Mary, la soeur de Christopher. Mais encore faut-il pouvoir la sauver. Comment faire alors que Morrigan a été enlevée par le terrible Eliagorh ? Christopher arrivera-t-il à utiliser la magie ? Dans un monde où celle-ci est complètement interdite, le danger sera difficile à écarter. Heureusement que l'Éther est aussi peuplé d'alliés... et qu'on y trouve de délicieux beignets aux myrtilles ! Critique : Ce tome 3 vient clôturer cette jolie série jeunesse qui aborde le deuil sous l'angle du fantastique pour nous délivrer un joli message d'espoir. Si elle est plutôt destinée à un public jeune, elle garde une réelle profondeur et une grande tendresse. Le dénouement est classique et convenu mais assez bien amené et tout en logique, cette histoire n'effraiera pas nos plus jeunes tout en leur délivrant une bien jolie réflexion. Si les dessins de Margaux Saltel ne sont pas dans le style que j'affectionne le plus, ils se rapprochent néanmoins des animations des dessins animés actuels de bonne facture. Les personnages et les scènes sont facilement lisibles et même quand il y a usage de magie cela reste assez limpide avec de bien jolies couleurs. Cette petite série de bd fera probablement du bien à des jeunes confrontés à des difficultés qu'on aurait souhaité qu'il n'aient jamais à affronter comme la perte d'un être cher. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-royaume-d-apres-tome-3-l-ether/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  8. Ce tome 3 vient clôturer cette jolie série jeunesse qui aborde le deuil sous l'angle du fantastique pour nous délivrer un joli message d'espoir. Si elle est plutôt destinée à un public jeune, elle garde une réelle profondeur et une grande tendresse. Le dénouement est classique et convenu mais assez bien amené et tout en logique, cette histoire n'effraiera pas nos plus jeunes tout en leur délivrant une bien jolie réflexion. Si les dessins de Margaux Saltel ne sont pas dans le style que j'affectionne le plus, ils se rapprochent néanmoins des animations des dessins animés actuels de bonne facture. Les personnages et les scènes sont facilement lisibles et même quand il y a usage de magie cela reste assez limpide avec de bien jolies couleurs. Cette petite série de bd fera probablement du bien à des jeunes confrontés à des difficultés qu'on aurait souhaité qu'il n'aient jamais à affronter comme la perte d'un être cher.
  9. Après les excellents "Vertiges" et "Ils nous ruinent la santé", l'association La revue dessinée/Casterman poursuit son chemin avec huit enquêtes sur la "France-Afrique" et ses colonies. La France et son "Empire" étendu au milieu du 19ème siècle avec toutes les répercussions de sa présence auprès des natifs. Ainsi vous irez de la lointaine Polynésie à la Guyane en passant par La Réunion et l'Afrique. L'Asie est oubliée, suite au passage dévastateur des américains après nous ? Ce tour du monde commence par le traitement infligé aux tirailleurs sénégalais enrôlés de force durant la seconde guerre mondiale et n'ayant jamais perçu leur solde pourtant amplement méritée. Certains ont même "disparus" , la grande muette se montrant une nouvelle fois peu loquace sur le sujet ! On reste en Afrique avec les viols perpétrés par l'armée française durant la guerre d'Algérie, sous l'oeil bienveillant de la hiérarchie ! Des emprisonnements ou séances de tortures basculant dans l'horreur, sans aucunes répercussions pour les auteurs... Direction ensuite la Polynésie et les nombreux essais nucléaires post-guerre du général De Gaulle, avec des répercussions écologiques et humaines dramatiques, une fois encore passées sous silence ! La Réunion et la Guyane nous racontent leurs enfants "perdus", idem pour la Nouvelle-Calédonie sombrant toujours un peu plus dans la violence et à l'avenir incertain. Vous finirez par le pillage des oeuvres primaires africaines, exposées entre autres au musée Jacques Chirac à Paris. La France "en pire" donc, bataillant avec son passé malgré la décolonisation de certaines "possessions" et mettant en avant toutes les difficultés qu'ont les hommes politiques (de tous bords) à reconnaître les actes commis. Un véritable déni national malgré des preuves accablantes du collectif d'auteurs jalonnant ces enquêtes. Je pense à l'empire britannique et son Commonwealth et me demande après cette lecture, s'il fait face aux mêmes problèmes aujourd'hui ! Une nouvelle lecture passionnante et formidablement illustrée !
  10. Titre de l'album : La France Empire - Enquêtes sur les blessures des territoires colonisés Scenariste de l'album : collectif Dessinateur de l'album : collectif Coloriste : collectif Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Huit enquêtes choc pour regarder notre histoire coloniale en face et en finir avec un déni national. En Guyane, de jeunes autochtones enlevés, francisés et christianisés de force. En Algérie, le viol comme arme de guerre pour terroriser la population. En Polynésie, des essais nucléaires «sans risque» qui irradient les locaux. Partout où la colonisation française est passée, elle a laissé des blessures encore grandes ouvertes aujourd'hui. La Revue Dessinée documente depuis de nombreuses années ce sinistre héritage en Afrique, en Amérique, en Océanie ou dans les territoires d'Outre-Mer. Elle rassemble pour la première fois dans cet album huit enquêtes choc qui mettent en évidence un déni national. Critique : Après les excellents "Vertiges" et "Ils nous ruinent la santé", l'association La revue dessinée/Casterman poursuit son chemin avec huit enquêtes sur la "France-Afrique" et ses colonies. La France et son "Empire" étendu au milieu du 19ème siècle avec toutes les répercussions de sa présence auprès des natifs. Ainsi vous irez de la lointaine Polynésie à la Guyane en passant par La Réunion et l'Afrique. L'Asie est oubliée, suite au passage dévastateur des américains après nous ? Ce tour du monde commence par le traitement infligé aux tirailleurs sénégalais enrôlés de force durant la seconde guerre mondiale et n'ayant jamais perçu leur solde pourtant amplement méritée. Certains ont même "disparus" , la grande muette se montrant une nouvelle fois peu loquace sur le sujet ! On reste en Afrique avec les viols perpétrés par l'armée française durant la guerre d'Algérie, sous l'oeil bienveillant de la hiérarchie ! Des emprisonnements ou séances de tortures basculant dans l'horreur, sans aucunes répercussions pour les auteurs... Direction ensuite la Polynésie et les nombreux essais nucléaires post-guerre du général De Gaulle, avec des répercussions écologiques et humaines dramatiques, une fois encore passées sous silence ! La Réunion et la Guyane nous racontent leurs enfants "perdus", idem pour la Nouvelle-Calédonie sombrant toujours un peu plus dans la violence et à l'avenir incertain. Vous finirez par le pillage des oeuvres primaires africaines, exposées entre autres au musée Jacques Chirac à Paris. La France "en pire" donc, bataillant avec son passé malgré la décolonisation de certaines "possessions" et mettant en avant toutes les difficultés qu'ont les hommes politiques (de tous bords) à reconnaître les actes commis. Un véritable déni national malgré des preuves accablantes du collectif d'auteurs jalonnant ces enquêtes. Je pense à l'empire britannique et son Commonwealth et me demande après cette lecture, s'il fait face aux mêmes problèmes aujourd'hui ! Une nouvelle lecture passionnante et formidablement illustrée ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-france-empire-enquetes-sur-les-blessures-des-territoires-colonises/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  11. Titre de l'album : Nanterre avant l'orage Scenariste de l'album : Feurat Alani Dessinateur de l'album : Ulysse Gry Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Nanterre, quartier Pablo Picasso. À l'été 2023, le meurtre de Nahel, 17 ans, frappe une cité déjà marquée par l'injustice et l'oubli. Les flammes, les émeutes et la sidération médiatique font soudain exister un lieu et ses habitants, mais seulement à travers la violence. Cette bande dessinée propose de raconter autrement : de l'intérieur. C'est un voyage dans la mémoire d'un quartier trop souvent réduit à des clichés, où la vie ne se résume pas aux affrontements avec la police. On y suit des habitants dans leur quotidien - rires, rêves, colères, solidarités - comme autant de fragments de dignité. Nanterre, avant l'orage interroge : pourquoi faut-il la mort pour que la société regarde enfin ? Qu'est-ce qu'on choisit de voir, et qu'est-ce qu'on efface ? En donnant voix et visage à ceux qu'on n'écoute jamais, la bande dessinée trace le portrait sensible d'un territoire en clair-obscur, à deux pas de La Défense mais relégué dans l'ombre. Critique : Habitué des BD sociétales, Ulysse Gry s'associe avec Feurat Alani grand reporter, pour illustrer et raconter la vie au sein de la cité Pablo Picasso au nord-ouest de Paris. Feurat Alani revient dans les tours de son enfance, immeubles créés par l'architecte Aillaud au milieu des années 70, aux formes "art nouveau" leur donnant le nom de "tours nuages" avec ces fenêtres en goutte d'eau. On le suit "caméra à l'épaule" , déambulant dans les rues du quartier au contact des habitants et de ce serpent cyclopéen sinuant au pied des tours. La population est sous le choc des événements ayant conduit au décès de Nahel lors d'une course-poursuite avec les forces de l'ordre. On sent la pression monter mais pas de la même façon selon les personnes interrogées. Chaque ressenti est ainsi exposé par le duo d'auteurs qui cherche vraiment à mettre en avant l'entraide sociale et une certaine forme de fatalité face à la perte d'un des leurs. Le dessin coloré, marqué par le rouge et le rose avec des notes grisâtres sur les architectures, englobe les protagonistes dans cet entourage organique bétonné, le tout sous un ciel nuageux et annonciateur de "grain" à venir. Sans être trop à charge envers la police, le récit reste manichéen dans son approche de la cité et son microcosme, c'est du moins l'impression que j'ai vu de l'extérieur n'ayant jamais vécu dans un tel contexte. Comment ce climat général d'entraide peut-il accoucher de violences sociales ? Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/nanterre-avant-l-orage/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  12. Kevin Nivek

    Nanterre avant l'orage

    Habitué des BD sociétales, Ulysse Gry s'associe avec Feurat Alani grand reporter, pour illustrer et raconter la vie au sein de la cité Pablo Picasso au nord-ouest de Paris. Feurat Alani revient dans les tours de son enfance, immeubles créés par l'architecte Aillaud au milieu des années 70, aux formes "art nouveau" leur donnant le nom de "tours nuages" avec ces fenêtres en goutte d'eau. On le suit "caméra à l'épaule" , déambulant dans les rues du quartier au contact des habitants et de ce serpent cyclopéen sinuant au pied des tours. La population est sous le choc des événements ayant conduit au décès de Nahel lors d'une course-poursuite avec les forces de l'ordre. On sent la pression monter mais pas de la même façon selon les personnes interrogées. Chaque ressenti est ainsi exposé par le duo d'auteurs qui cherche vraiment à mettre en avant l'entraide sociale et une certaine forme de fatalité face à la perte d'un des leurs. Le dessin coloré, marqué par le rouge et le rose avec des notes grisâtres sur les architectures, englobe les protagonistes dans cet entourage organique bétonné, le tout sous un ciel nuageux et annonciateur de "grain" à venir. Sans être trop à charge envers la police, le récit reste manichéen dans son approche de la cité et son microcosme, c'est du moins l'impression que j'ai vu de l'extérieur n'ayant jamais vécu dans un tel contexte. Comment ce climat général d'entraide peut-il accoucher de violences sociales ?
  13. La dernière semaine
  14. poseidon2

    Umami

    Il me semblait bien que je connaissais ce graphisme. L'auteur de ce comics n'est rien de moins que l'auteur "The amazing world of Gumball", l'un des programmes clownesques les plus connus des années 2010. Si on retrouve le style graphique, ce comics n'a aucun lien avec Gumball. C'est une déclaration d'amour au Japon des années 80. Au Japon tout court même. Ohm nous livre un récit qui passe par toutes les spécialités japonaises et par tous les clichés du pays du soleil levant : l'histoire tourne autour d'un Ramen magique mais mortel. Notre détective boit du Whisky Suntori ou du saké. Il y a forcément des yakuzas impliqués. Il y a des robots mais aussi des sushis. Brefs Ohm ne rate pas une icône du Japon. Sur l'histoire elle-même, j'ai trouvé la construction intéressante, avec une gestion des couleurs intelligentes entre les différentes époques du récit, permettant de rapidement identifier quand se passe l'action. Action qui se révèle être plus qu'un simple support à un listing des spécialités Japonaises, avec une enquête bien menée façon polar des années 70 et des révélations réellement surprenantes ainsi une fin tirant plus sur le polar américains que sur l'hommage au Japon. Un savoureux mélange pour une BD pas autant en mode "déconne" que je l'imaginait.
  15. poseidon2

    Umami

    Titre de l'album : Umami Scenariste de l'album : Ohm Dessinateur de l'album : Ohm Coloriste : Ohm Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Umami nous plonge dans le bouillon fantasmagorique du japon des années 80. Des robots tiennent des bars malfamés, des gorilles font office de yakuzas et des calamars circulent en scooter ! C'est dans cet univers pop et loufoque que Tabako, détective privé, minable et fauché, devra tenter de percer le secret d'une soupe de Ramen mortelle... Willy Ohm, créateur de personnages pour "The amazing world of Gumball" nous révèle sa passion pour cette fameuse cinquième saveur japonaise. Un polar délirant dont l'esthétique ronde et acidulée cache une noirceur digne d'une sauce soja bien fermentée... Itadakimasu ! Critique : Il me semblait bien que je connaissais ce graphisme. L'auteur de ce comics n'est rien de moins que l'auteur "The amazing world of Gumball", l'un des programmes clownesques les plus connus des années 2010. Si on retrouve le style graphique, ce comics n'a aucun lien avec Gumball. C'est une déclaration d'amour au Japon des années 80. Au Japon tout court même. Ohm nous livre un récit qui passe par toutes les spécialités japonaises et par tous les clichés du pays du soleil levant : l'histoire tourne autour d'un Ramen magique mais mortel. Notre détective boit du Whisky Suntori ou du saké. Il y a forcément des yakuzas impliqués. Il y a des robots mais aussi des sushis. Brefs Ohm ne rate pas une icône du Japon. Sur l'histoire elle-même, j'ai trouvé la construction intéressante, avec une gestion des couleurs intelligentes entre les différentes époques du récit, permettant de rapidement identifier quand se passe l'action. Action qui se révèle être plus qu'un simple support à un listing des spécialités Japonaises, avec une enquête bien menée façon polar des années 70 et des révélations réellement surprenantes ainsi une fin tirant plus sur le polar américains que sur l'hommage au Japon. Un savoureux mélange pour une BD pas autant en mode "déconne" que je l'imaginait. Autres infos : Type de l'album : Comic Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/umami-9782205213164?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  16. Après Nocturnos, je découvre le dernier album des éditions Morgen avec ce titre très atypique dans le monde de la bande dessinée actuel. Le scénariste s'inspire de la légende arthurienne avec la fameuse épée prise dans la roche, pour mieux la détourner en dérision. En effet, le personnage principal nommé Prota possède une musculature à toute épreuve. Il arrache l'épée avec son socle rocheux pour reprendre la route avec son énorme fardeau sur le dos en quête du Saint Bol. Très vite, on s'éloigne de la source d'inspiration principal pour découvrir un récit étrange et surtout complètement absurde à tout niveau. Prota fait beaucoup de rencontre se réglant souvent à coup de rocher dans lequel est prisonnier l'épée. Les bastons s’enchaînent pour permettre à Prota de se défouler en fracassant des têtes souvent enfermées dans des casques. La finalité de la quête est juste un argument pour que Prota se défoule. La partie graphique est en noir et blanc en parfaite adéquation avec le récit, très musclé et dynamique. A force d'utilisation de déformer les corps pour frapper plus fort, il est parfois difficile de comprendre l'action un peu brouillonne. L'édition de l'album est soignée avec une couverture souple. Caboche commence un diptyque inclassifiable et très original tout en laissant interrogatif sur une histoire sans prise de tête pour suivre des combats improbables.
  17. Titre de l'album : Caboche tome 1 - Galères Saint-Boliques Scenariste de l'album : Azéo Dessinateur de l'album : Laxxx Coloriste : Laxxx Editeur de l'album : Autres Editeurs/Auto editions Note : Résumé de l'album : Une épée entourée d'un énorme rocher sur le dos, Prota parcourt le monde dans l'espoir de trouver le Saint Bol. Selon la légende, cet artefact légendaire permettrait d'exaucer tous les souhaits... et donc de se débarrasser de cet étrange casque qui semble vissé à sa tête. Son périple, aussi périlleux que déjanté, est jalonné de rencontres improbables : une galerie de compagnons d'infortune hauts en couleur, tous plus attachants et barrés les uns que les autres. Relecture libre et joyeusement irrévérencieuse de la légende arthurienne. Critique : Après Nocturnos, je découvre le dernier album des éditions Morgen avec ce titre très atypique dans le monde de la bande dessinée actuel. Le scénariste s'inspire de la légende arthurienne avec la fameuse épée prise dans la roche, pour mieux la détourner en dérision. En effet, le personnage principal nommé Prota possède une musculature à toute épreuve. Il arrache l'épée avec son socle rocheux pour reprendre la route avec son énorme fardeau sur le dos en quête du Saint Bol. Très vite, on s'éloigne de la source d'inspiration principal pour découvrir un récit étrange et surtout complètement absurde à tout niveau. Prota fait beaucoup de rencontre se réglant souvent à coup de rocher dans lequel est prisonnier l'épée. Les bastons s’enchaînent pour permettre à Prota de se défouler en fracassant des têtes souvent enfermées dans des casques. La finalité de la quête est juste un argument pour que Prota se défoule. La partie graphique est en noir et blanc en parfaite adéquation avec le récit, très musclé et dynamique. A force d'utilisation de déformer les corps pour frapper plus fort, il est parfois difficile de comprendre l'action un peu brouillonne. L'édition de l'album est soignée avec une couverture souple. Caboche commence un diptyque inclassifiable et très original tout en laissant interrogatif sur une histoire sans prise de tête pour suivre des combats improbables. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/caboche-tome-1-galeres-saint-boliques/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  18. Et hop, déjà le troisième tome des itérations des terres d'Arran dans leur "Asie" de fantasy médiévale. Et c'est toujours aussi agréable, même si le souffle épique est peut être un peu moins prononcé que dans les séries classiques des terres d'arran. Il faut dire que Jean-Paul Bordier au dessin et Vincent Powell aux couleurs sont des habitués de ces univers et savent nous en mettre plein la vue. Le scénario de Nicolas Jarry ici nous amène quelques nouveautés avec des nécromanciens marionnettistes qui rajoutent un petit peu d'originalité à un thème déjà bien exploré. Ce tome présente une nouvelle fois une histoire en one shot, que l'on arrive parfois à relier aux autres par des fils tenus. Cette série qui étend l'univers des terres d'arra reste une lecture agréable pour les amateurs de Fantasy et d'univers inspirés de l'Asie médiévale.
  19. Titre de l'album : Terres d'Ynuma - Tome 3 - L'honorable Juge Wonq Scenariste de l'album : Nicolas Jarry Dessinateur de l'album : Jean-Paul Bordier Coloriste : Vincent Powell Editeur de l'album : Soleil Note : Résumé de l'album : Trois jours. C'est le temps que le juge Wonq et ses deux compagnons ont pour innocenter l'assassin présumé d'une jeune elfe. Passé ce délai, son grand-père, un seigneur de Kitanaë, mettra la région à feu et à sang... Le juge Wonq, son pantin et un Kugo au passé sanglant enquêtent sur le meurtre d'une jeune elfe. Trois jours pour laver un nom, trois nuits pour éviter la guerre et révéler la sombre vérité. Car au lever du quatrième soleil, le vieux seigneur réclamera justice, et la vallée entière brûlera. Critique : Et hop, déjà le troisième tome des itérations des terres d'Arran dans leur "Asie" de fantasy médiévale. Et c'est toujours aussi agréable, même si le souffle épique est peut être un peu moins prononcé que dans les séries classiques des terres d'arran. Il faut dire que Jean-Paul Bordier au dessin et Vincent Powell aux couleurs sont des habitués de ces univers et savent nous en mettre plein la vue. Le scénario de Nicolas Jarry ici nous amène quelques nouveautés avec des nécromanciens marionnettistes qui rajoutent un petit peu d'originalité à un thème déjà bien exploré. Ce tome présente une nouvelle fois une histoire en one shot, que l'on arrive parfois à relier aux autres par des fils tenus. Cette série qui étend l'univers des terres d'arra reste une lecture agréable pour les amateurs de Fantasy et d'univers inspirés de l'Asie médiévale. Autres infos : Dans l'univers des terres d'Arran Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/terres-d-ynuma-tome-3-l-honorable-juge-wonq/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  20. La vie extraordinaire d'Arizona Joe m'avait vraiment fait de l'oeil avant sa sortie. J'aime cette période de l'histoire américaine de la fin du XIXème siècle où notre monde moderne commence à s'ébaucher. Et dès les premières pages Arizona Joe nous plonge en plein dedans avec son héros atypique, étonnant et surprenant. Le scénario avance vite et nous réserve son lot de surprise. Entre monde de la finance et monde des gueux on plonge en plein dans l'époque et on se retrouve à ne plus lâcher cette bd jusqu'à la dernière page, et attendant le second tome avec hâte. Heureusement il arrivera vite. Les dessins de Fabrice Meddour sont parfaits pour coller à cette époque et nous immerger dans une ambiance réussie. Vivement le tome 2 !
  21. Titre de l'album : La vie extraordinaire d'Arizona Joe - Tome 1 - Baby Boxer Banker Scenariste de l'album : Stéphane Piatzszek Dessinateur de l'album : Fabrice Meddour Coloriste : Fabrice Meddour Editeur de l'album : Grand Angle Note : Résumé de l'album : De Wall Street aux bas-fonds, une bouleversante histoire d'amitié, de transmission et de révolte. New York, 1876. Newland Arrow, treize ans, vient de perdre sa mère. Fils d'un riche banquier de Wall Street, il s'enfuit, incapable d'affronter le regard froid et brisé de son père. Dans un train, il rencontre Arizona Jo, un vagabond colossal et charismatique. De cambriolages en bars miteux, se noue une amitié improbable entre l'enfant bien-né et le hobo... et le début d'une grande aventure. Le premier tome d'un road-trip tragique et haletant servi par des personnages d'une humanité rare, au coeur d'une Amérique qui invente sa légende. Critique : La vie extraordinaire d'Arizona Joe m'avait vraiment fait de l'oeil avant sa sortie. J'aime cette période de l'histoire américaine de la fin du XIXème siècle où notre monde moderne commence à s'ébaucher. Et dès les premières pages Arizona Joe nous plonge en plein dedans avec son héros atypique, étonnant et surprenant. Le scénario avance vite et nous réserve son lot de surprise. Entre monde de la finance et monde des gueux on plonge en plein dans l'époque et on se retrouve à ne plus lâcher cette bd jusqu'à la dernière page, et attendant le second tome avec hâte. Heureusement il arrivera vite. Les dessins de Fabrice Meddour sont parfaits pour coller à cette époque et nous immerger dans une ambiance réussie. Vivement le tome 2 ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-vie-extraordinaire-d-arizona-joe-le-clochard-de-wall-street-tome-1-baby-boxer-banker/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  22. The_PoP

    The Puzzle Game

    Bon après un manga, me voici en train de vanter les mérites d'un polar, ce printemps est décidément plein de surprises ! Mais il faut dire que ce Puzzle Game a tout de la bonne pioche, et son intérêt premier réside dans le fait que l'on vous déconseille formellement de feuilleter les dernières pages avant de le lire 🙂 Bon le synopsis n'est guère révolutionnaire, l'écrivain à succès taciturne et renfermé suite à un drame dans sa vie qui retrouve sa ville natale et se retrouve m^élé à des crimes le replongeant dans un passé pas si net... Hum hum hum. Sauf que... l'intrigue est bien foutue, l'action suffisamment présente, et les dessins très réussis avec une très jolie inspiration graphique et un côté très comics indépendant qui ne pourra que plaire à @alx23 ! Je vous recommande chaudement ce polar bien troussé qui est très bien exécuté à défaut d'être d'une immense originalité.
  23. The_PoP

    The Puzzle Game

    Titre de l'album : The Puzzle Game Scenariste de l'album : Herik Hanna Dessinateur de l'album : Denys Coloriste : Léa Chrétien Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Depuis le meurtre de sa femme, le célèbre romancier Fred Stone vit reclus, dévasté. Trois ans après la tragédie, il est contraint de revenir sous les projecteurs lors du festival de Crane Bay, sa ville natale. Son agent et une ancienne maîtresse en profitent pour réapparaître dans sa vie. Un tueur masqué le prend en chasse. Une mystérieuse inconnue rôde, réveillant des souvenirs et des doutes. Et enfin, il y a ce roman oublié - The Puzzle Game - exhumé par son éditeur... Hommage hitchcockien, thriller machiavélique, The Puzzle Game réserve bien des surprises et des stupeurs à son auteur déchu. Critique : Bon après un manga, me voici en train de vanter les mérites d'un polar, ce printemps est décidément plein de surprises ! Mais il faut dire que ce Puzzle Game a tout de la bonne pioche, et son intérêt premier réside dans le fait que l'on vous déconseille formellement de feuilleter les dernières pages avant de le lire 🙂 Bon le synopsis n'est guère révolutionnaire, l'écrivain à succès taciturne et renfermé suite à un drame dans sa vie qui retrouve sa ville natale et se retrouve m^élé à des crimes le replongeant dans un passé pas si net... Hum hum hum. Sauf que... l'intrigue est bien foutue, l'action suffisamment présente, et les dessins très réussis avec une très jolie inspiration graphique et un côté très comics indépendant qui ne pourra que plaire à @alx23 ! Je vous recommande chaudement ce polar bien troussé qui est très bien exécuté à défaut d'être d'une immense originalité. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/the-puzzle-game/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  24. Titre de l'album : Invulnérable - Tome 2 Scenariste de l'album : Damián Dessinateur de l'album : Alberto Sanz Mariscal Coloriste : Editeur de l'album : Grand Angle Note : Résumé de l'album : Un récit tendre, drôle et plein d'énergie sur la force des rêves et la persévérance. Xavier a grandi, mais son imagination reste sans limite. La nuit, il rêve que son grand-père disparu est en réalité un agent secret en mission. Dans la vraie vie, il rencontre Sofia, une nouvelle élève très créative, dont le père est dessinateur de BD. Xavier sait désormais ce qu'il désire le plus : devenir auteur lui-même. Entre parents inquiets, doutes personnels et aventures imaginaires des Plutokids, héros fidèles de ses espoirs d'enfant, Xavier transforme ses émotions en histoires et apprend que tracer sa voie n'est pas toujours simple. Critique : Et bien cet Invulnérable tome 2 est une jolie surprise. Je n'avais pas lu le tome 1, et très sincèrement le dessin n'est pas dans un style que j'apprécie plus que cela habituellement car cela me rappelle un peu trop les dessins animés modernes. bref, je ne m'attendais pas à prendre une petite calotte. Surtout que les histoires de gamins qui s'évade des épreuves de son quotidien dans l'imaginaire on en a déjà lu quelques unes. Sauf qu'ici cela ressemble beaucoup plus à de l'auto biographie, et les relations entre les personnages semblent vraiment réelles, vécues, et cela m'a immergé dans l'histoire d'une façon que je n'avais pas anticipé. A la fin je me suis régalé même si cette bd là ne présente à priori pas de signe distinctif marquant, l'ensemble est super bien rodé, intéressant, avec la juste dose d'émotion et des personnages cohérents et crédibles sans caricatures. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/invulnerable-tome-2/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  25. The_PoP

    Invulnérable - Tome 2

    Et bien cet Invulnérable tome 2 est une jolie surprise. Je n'avais pas lu le tome 1, et très sincèrement le dessin n'est pas dans un style que j'apprécie plus que cela habituellement car cela me rappelle un peu trop les dessins animés modernes. bref, je ne m'attendais pas à prendre une petite calotte. Surtout que les histoires de gamins qui s'évade des épreuves de son quotidien dans l'imaginaire on en a déjà lu quelques unes. Sauf qu'ici cela ressemble beaucoup plus à de l'auto biographie, et les relations entre les personnages semblent vraiment réelles, vécues, et cela m'a immergé dans l'histoire d'une façon que je n'avais pas anticipé. A la fin je me suis régalé même si cette bd là ne présente à priori pas de signe distinctif marquant, l'ensemble est super bien rodé, intéressant, avec la juste dose d'émotion et des personnages cohérents et crédibles sans caricatures.
  26. Titre de l'album : Les grands rêveurs tome 1 - Le mystère de la chambre de crystal Scenariste de l'album : Karim Alliane Dessinateur de l'album : Tri Vuong Coloriste : Tri Vuong Editeur de l'album : Dupuis Note : Résumé de l'album : Et si certains héros nocturnes sauvaient l'illusion de nos journées ? Une formidable théorie pour une formidable aventure jeunesse ! Charlie, 8 ans, a une grande soeur. Et comme être une grande soeur implique de grands privilèges, Crystal a le droit de s'enfermer dans sa chambre le soir, sous le prétexte qu'elle doit dormir tranquillement, faisant partie des Grands rêveurs chargés de sauver la Terre chaque nuit ! Furieuse qu'on lui raconte des histoires de bébé, Charlie, en compagnie de sa BFF Emma, va forcer la porte de la chambre de sa soeur... et découvrir que tout était vrai. Comment les deux filles vont-elles maintenant repousser les terribles hordes du Grand Kontrol ? Avec son imaginaire débridé, Karim Alliane, à l'aise dans tous les registres, infuse une poésie et une énergie folles à son scénario, magnifiquement porté par le dessin tonique et esthétique de Tri Vuong. Critique : Nouveaux tome de la collection petit format de Dupuis et un tome moins enfantin qu’il n’y paraît. En effet, on parle ici de jeunes gens qui doivent se battre dans leurs rêves pour sauver la réalité et ceux même si cela doit les couper du reste de leur famille. En plus de ce fil conducteur, nos auteurs nous livrent un contexte qui semble assez complexe, nous laissant entrevoir une société autoritaire, une exploitation des jeunes et une définition étrange des "gentils ". Un ensemble tyran plus sur un règne de la terreur qu'une démocratie participative. Un mélange intéressant, mais qui n’a d’enfantin que le graphisme et plaira donc surement plus à des lecteurs assez matures pour comprendre l'ambiance lourde qui se dégage du contexte. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/les-grands-reveurs-tome-1-le-mystere-de-la-chambre-de-crystal?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  27. Nouveaux tome de la collection petit format de Dupuis et un tome moins enfantin qu’il n’y paraît. En effet, on parle ici de jeunes gens qui doivent se battre dans leurs rêves pour sauver la réalité et ceux même si cela doit les couper du reste de leur famille. En plus de ce fil conducteur, nos auteurs nous livrent un contexte qui semble assez complexe, nous laissant entrevoir une société autoritaire, une exploitation des jeunes et une définition étrange des "gentils ". Un ensemble tyran plus sur un règne de la terreur qu'une démocratie participative. Un mélange intéressant, mais qui n’a d’enfantin que le graphisme et plaira donc surement plus à des lecteurs assez matures pour comprendre l'ambiance lourde qui se dégage du contexte.
  28. Avant
  29. Titre de l'album : Val & les chevaliers tome 1 Scenariste de l'album : Sandrine Han Dessinateur de l'album : Sandrine Han Coloriste : Sandrine Han Editeur de l'album : Dupuis Note : Résumé de l'album : Valentin vient de s'installer à Paris pour étudier à l'université. Une nuit, alors qu'il rentre d'une fête, il est sauvé in extremis de l'attaque d'une Ombre par un groupe de filles avec des armes magiques : Nora, Tina, Liliane et Émilie font partie des Chevaliers de lumière qui protègent Paris des envahisseurs depuis la nuit des temps et dont Val pourrait être l'ultime membre manquant ! Sauf que c'est un garçon... et qu'il n'a aucun pouvoir ! Critique : Ah tient ca c'est intriguant. Et pas courant sur le traitement. En effet, on parle ici d'un groupe de filles ayant des pouvoirs qui doivent sauver le monde. Bon jusque-là rien que du très banal. Mais ce qui est intriguant ici, c'est que la nouvelle venue dans la bande... est un garçon. Enfin a choisi de l'être. Oui dans les histoires transgenres, on parle assez peu de fille qui veulent devenir des garçons. Et c'est le centre de l'histoire ici, car notre groupe qui doit sauver la planète est uniquement composé de fille. Quid alors de Val, qui a été choisie à la naissance pour faire partie de ce groupe, mais à décider d'assumer son côté masculin, quitte à mettre en sourdine les appels internes de "sa face héroïque". Et ce point de vue transforme cet album du standard album pour jeune lecteur à un album bien plus intéressant et poussant à une réflexion sur l'acceptation ce soit et des autres. J'attends donc étonnamment la suite avec une réelle impatience ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/val-les-chevaliers-tome-1?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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  • Un best of BD au hasard

  • Dernières Critiques

    • Dernière aube
      Note :
      Bon alors avant de réellement entrer dans le vif du sujet de la critique de cette sublime BD, je dois avouer que je ne savais pas du tout que l'artiste Attila Futaki était décédé brutalement à 39 ans à peine.

       C'est super triste au vu de la maestria graphique que j'ai eu le plaisir de découvrir sur ce Dernière Aube. C'est le plus beau dessin et la plus belle mise en page que j'ai vu depuis plus belle lurette. C'est sublime. Les visages, les émotions, les paysages mais surtout les yeux. Rien n'est à jeter. Rien.

      Et ce sublime dessin est mis en avant par un scenario aux petits oignons. Un polar à l'américaine, qui rappellera à tout lecteur les meilleurs films des années 90. Une double enquête, un gentil "méchant" qui a de la gueule, des hommes de paroles, un agent du FBI aux méthodes troubles mais aussi un véritable méchant, des retournements de situations et une fin digne du silence des agneaux.

      Autant vous dire que j'ai adoré. Tout. De la première à la dernière page. De l'hommage d'Azzarello en préface à celui de Jeremy Guez en post face.

      Allez-y sans retenue, sans réfléchir et découvrez LA BD de l'année.
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    • La longue marche de Lucky Luke - Un hommage à Lucky Luke - vu par Matthieu Bonhomme - Tome 3
      Note :
      Les deux premiers Lucky Luke vu par Matthieu Bonhomme nous avaient beaucoup plu ici même si tout le monde n'avait guère goûté voir Luke vieillir et devenir un personnage adulte. Ceci étant le dessin avait mis tout le monde à l'aise entre l'hommage bien vu et le respect des codes du genre. Ce troisième tome avait donc un défi de taille à relever. 

      Et Mathieu Bonhomme a fait un choix audacieux, déplacer son action dans la neige, dans l'hiver car dans la mythologie du Western, les grands espaces sont le plus souvent écrasés par le soleil. J'ai apprécié son clin d'oeil appuyé au titre de l'un des Blueberry les plus marquant sauf qu'ici on est assez loin du sujet de cet album là.

      Des clins d'oeil l'auteur va nous en livrer beaucoup, s'amusant entre références à l'actualité, à l'univers de Lucky Luke ou au Western en général. On appréciera même s'il va nous manquer un petit quelque chose du côté de l'histoire pour rendre cette aventure aussi marquante que les précédentes. La conclusion y est d'ailleurs un petit peu plus facile et moins marquante que sur les autres opus. Les amateurs de Lucky Luke vu par Matthieu Bonhomme vont y trouver leur compte mais pour les autres il faudra passer son tour, si les deux premiers ne vous ont pas convaincu, celui-ci est à mon avis un léger cran en dessous.
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    • Le Royaume d'après - Tome 3 - L'éther
      Note :
      Ce tome 3 vient clôturer cette jolie série jeunesse qui aborde le deuil sous l'angle du fantastique pour nous délivrer un joli message d'espoir. Si elle est plutôt destinée à un public jeune, elle garde une réelle profondeur et une grande tendresse. Le dénouement est classique et convenu mais assez bien amené et tout en logique, cette histoire n'effraiera pas nos plus jeunes tout en leur délivrant une bien jolie réflexion. Si les dessins de Margaux Saltel ne sont pas dans le style que j'affectionne le plus, ils se rapprochent néanmoins des animations des dessins animés actuels de bonne facture. Les personnages et les scènes sont facilement lisibles et même quand il y a usage de magie cela reste assez limpide avec de bien jolies couleurs. 

      Cette petite série de bd fera probablement du bien à des jeunes confrontés à des difficultés qu'on aurait souhaité qu'il n'aient jamais à affronter comme la perte d'un être cher. 
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    • Lore olympus tome 10
      Note :
      Avant d'ouvrir ce tome 10 de Lore Olympus, j'aurai tout donné pour que cela soit le dernier.

      Un tome avec le mariage ou ils vécurent tous heureux jusqu'à ce que la mort ne les sépare pas vu qu'ils sont immortels... Bref une belle fin classique.

      Et bien quelle ne fut pas ma surprise lorsque j'ai découvert que notre autrice relançait l'histoire alors même que je pensais cette histoire finie. Et j'avoue avoir eu peur... 

      Et bien je n'aurais pas dû. Ce tome 10 se classe tout en haut des meilleures tomes de Lore Olympus. La relance dans l'intrigue est magique. On recentre la fin de l'histoire sur le personnage d'Apollon.

      Personnage qu'on adore détester et qui était passé en second plan, mais qui reprend ici un rôle central pour le plus grand bonheur des lecteurs, à défaut de celui de nos héros.

      Ca surprend mais cela permet de remettre sur le devant le de but de l'histoire... et de boucler la boucle.

       
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    • Block out tome 1
      Note :
      Nouveau manga venu d'Italie chez Ankama avec un manga de sport, ce qui n'est pas pour me déplaire. 

      Surtout que dans la famille on adore le volley ! Alors je serais peut-être un peu trop enthousiaste dans ma critique.

      Parce que j'ai vraiment aimé ce premier tome. On y retrouve tout ce que l'on aime dans un manga de sport : du gamin blasé à la découverte du sport en passant par la progression rapide de notre prodige.

      Rien de véritablement innovant ni spécial mais un manga de sport efficace aux personnages attachants et au cliffhanger plus que surprenant nous laissant imaginer un prochain tome encore plus surprenant. 

      Rafraichissant

       
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