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Voilà un angle intéressant de la seconde guerre mondiale et les horreurs perpétrées par le régime nazi ! Les auteurs choisissent de nous montrer "l'après" , une fois les camps libérés, que sont devenus les survivants de ces enfers ? Ils se penchent sur ses centaines d'enfants, bien souvent orphelins ou ne sachant absolument pas où se trouvent leurs parents si ces derniers sont encore en vie. Les américains en libérateurs débutent un semblant d'organisation des survivants/réfugiés avec des interrogatoires simples sur leurs origines, car on le rappelle, les juifs arrivaient de toute l'Europe ! Ils découvrent vite l'immense trauma et les séquelles physiques et psychologiques sur ces êtres décharnés. On apprend ainsi qu'ils seront les derniers à quitter les camps, faute de lieux en capacité de les recevoir. Le destin de 4 garçons sera le fil rouge du récit avec leur transfert en France et leur "reconstruction" au sein de l'établissement avec des médecins, institutrices et autres personnes dévouées à cette cause. Une histoire poignante qui vous apprendra qu'une fois la guerre finie, d'autres combats furent menés et dans de grandes difficultés. Pour dépeindre ce récit, un graphisme semi-réaliste aux limites de la ligne claire, rendant l'ensemble humain avec une note de légèreté. La simplicité des traits sur les visages et les paysages fait que l'on s'attarde peu sur le dessin et plus sur les dialogues. Des annexes en fin d'album vous en apprendront d'avantage sur le destin de ces enfants marqués par le sceau de l'histoire d'une empreinte indélébile. Une lecture nécessaire !
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Titre de l'album : Ce qu'il reste de nous Scenariste de l'album : Jacques Terpant Dessinateur de l'album : Jacques Terpant Coloriste : Jacques Terpant Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : À partir d'un petit village du Dauphiné dont il est originaire, Jacques Terpant raconte l'histoire de la civilisation rurale en France, de l'an mil, où ce monde s'installe, à sa mort, au XXe siècle. À travers six histoires qui se suivent dans le temps, en se basant sur son histoire familiale, il fait revivre les grandes étapes de notre histoire, de ce monde en soi, ses élites, ses bourgeois, ses prolétaires et ses paysans... «Je fais partie de cette génération qui a vu disparaître une civilisation qui avait duré dix siècles, une autre vient que je ne verrai pas. Au détour de lectures, à la radio, je les reconnais, ceux qui comme moi, ont entrevu cet ancien monde. Ils peuvent être très différents : des écrivains comme Pierre Bergounioux, Pierre Jourde, Pierre Michon, Richard Millet, Jean-Loup Trassard, Jean Clair ou Marie Hélène Lafon, des historiens comme Alain Corbin, le chanteur Jean-Louis Murat... Tous ont en commun cette conscience de l'irrémédiable disparition, qui fait parenté entre eux. C'est la coupure historique entre l'homme et la terre, la disparition de la société agraire traditionnelle qui avait construit ce monde. Un monde qui s'efface et dont, comme le Cheshire cat, le chat d'Alice au pays des Merveilles, nous en voyons encore le sourire là où beaucoup ne discernent plus rien. Comme Marie-Hélène Lafon, avec son Cantal, Bergounioux et sa Corrèze, Trassard en Mayenne, c'est à partir d'un pays du Dauphiné, le mien depuis toujours, que je vais chercher "Ce qu'il reste de nous", après mille ans d'histoire...» Jacques Terpant Critique : Jacques Terpant c'est un des auteurs de "chez moi". Un auteur des alpes. Du Vercors pour être précis. Mais je vais faire fi de cet attachement géographique pour essayer de faire une critique en me mettant dans la peau de lecteurs ne connaissant pas notre belle région. Jacques Terpant nous livre une fresque généalogique décrivant l'évolution de la civilisation rurale, à l'aune du changement radicale que sont l'ultra connexion, l'automatisation et l'intelligence artificielle. Il nous montre, sans juger, l'évolution d'un seul et même endroit, depuis les premiers récits écrits jusqu'aux toutes dernières modifications urbaines. Du premier châtelain d'Hostun à la construction de la route D125, Jacques Terpant nous raconte les anecdotes qui ont fait l'histoire de ce fief. Les anecdotes qui nous font parcourir 1000 ans d'histoire en 120 pages et nous font nous rappeler d'ou l'on vient. Si l'effort de recueil et l'effort d'utiliser les termes des récits retrouvés est louable, je dois bien dire que la première partie sur l'histoire moyenâgeuse est très difficile à lire. On se perd avec les noms des lieux, des personnages et de la généalogie. Plus la grande histoire avances, plus les petites histoires se font compréhensibles et plus elles nous parlent. Même pour quelqu'un comme moi qui ai plus tendance à regarder devant que derrière. Ces 120 pages prennent leur temps pour nous embarquer dans ce retour en arrière qu'il sera nécessaire de faire lire à la génération suivante, celle qui n'aura vraiment vu le travail des campagnes que dans les livres d'histoires. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/ce-qu-il-reste-de-nous/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Jacques Terpant c'est un des auteurs de "chez moi". Un auteur des alpes. Du Vercors pour être précis. Mais je vais faire fi de cet attachement géographique pour essayer de faire une critique en me mettant dans la peau de lecteurs ne connaissant pas notre belle région. Jacques Terpant nous livre une fresque généalogique décrivant l'évolution de la civilisation rurale, à l'aune du changement radicale que sont l'ultra connexion, l'automatisation et l'intelligence artificielle. Il nous montre, sans juger, l'évolution d'un seul et même endroit, depuis les premiers récits écrits jusqu'aux toutes dernières modifications urbaines. Du premier châtelain d'Hostun à la construction de la route D125, Jacques Terpant nous raconte les anecdotes qui ont fait l'histoire de ce fief. Les anecdotes qui nous font parcourir 1000 ans d'histoire en 120 pages et nous font nous rappeler d'ou l'on vient. Si l'effort de recueil et l'effort d'utiliser les termes des récits retrouvés est louable, je dois bien dire que la première partie sur l'histoire moyenâgeuse est très difficile à lire. On se perd avec les noms des lieux, des personnages et de la généalogie. Plus la grande histoire avances, plus les petites histoires se font compréhensibles et plus elles nous parlent. Même pour quelqu'un comme moi qui ai plus tendance à regarder devant que derrière. Ces 120 pages prennent leur temps pour nous embarquer dans ce retour en arrière qu'il sera nécessaire de faire lire à la génération suivante, celle qui n'aura vraiment vu le travail des campagnes que dans les livres d'histoires.
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Nos héritages - Une histoire de nos révolutions racontée à mon fils
Kevin Nivek a posté un sujet dans Toute la BD
Titre de l'album : Nos héritages - Une histoire de nos révolutions racontée à mon fils Scenariste de l'album : Fred Bernard Dessinateur de l'album : Fred Bernard Coloriste : Fred Bernard Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : À travers un voyage dans l’espace et le temps, retraçant la naissance et les progrès de l’humanité – qu’ils soient techniques, moraux, spirituels ou juridiques – l’auteur entrelace son propre parcours de vie avec ses découvertes, ses joies et ses peines. Ce récit personnel et universel lui permet d’explorer les grandes questions que lui pose son fils : « Comment grandit-on ? », « À quoi sert la vie, papa ? » et « Est-ce que c’était mieux avant ? ». Critique : L'auteur complet Fred Bernard nous propose dans cet épais roman graphique une biographie détonante et touchante avec une légère dose d'humour bienveillant. Suite à une question (parmi tant d'autres 🙂 ) de son fils : "mais qui donc invente les dieux ? ", il décide de lui répondre par le biais d'une BD racontant l'histoire de l'humanité; mais pas que ! En respectant la chronologie, il débute donc par les premiers animaux sur terre, puis les hommes préhistoriques, l'antiquité, le moyen-âge et ainsi de suite jusqu'au présent. L'originalité du récit vient de ce système de chapitres liés aux grands tournants de l'espèce humaine, mais il ne l'aborde que sur deux pages, le reste est composé de sa vie personnelle cheminant aussi à travers les âges. Il revêt son avatar d'un costume représentant la période historique du chapitre et raconte les grands moments de sa jeunesse jusqu'à présent. Anecdotes scolaires, familiales, lieux de vie, copains, copines, où comment la grande histoire de l'humanité avance en parallèle avec la sienne. On rit, on pleure, on souffre, on revit aussi certaines scènes car on est toutes et tous passés par là et cela rend le récit d'autant plus attachant. Je précise bien sur certains moments, car il faut avouer qu'il a eu une vie bien chargée et jalonnée d'obstacles importants dont un représenté par une chute de 12m, mais je ne vous en dis pas plus 😉 . La partie graphique se veut pédagogique et au diapason des questions d'un enfant. Un trait simple, semi-réaliste, sans trop de détails tout en allant à l'essentiel. Les couleurs sont très réussies et apportent chaleur et gaieté au récit. On peut reprocher des pages chargées en revanche, avec de nombreux écrits voire paragraphes débordants sur les dessins. Un vrai roman graphique prenant son temps ainsi que celui du lecteur, mais pour de bons moments 🙂 . Une vie débutant au pied du vignoble bourguignon avec des noms de villages comme Savigny-les-Beaune, Pommard, ou encore Aloxe Corton, les plus grands vins blancs du monde, avouez qu'il y a pire ! Merci pour la balade Fred Bernard 🙂 Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/nos-heritages-une-histoire-de-nos-revolutions-racontee-a-mon-fils/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement-
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Nos héritages - Une histoire de nos révolutions racontée à mon fils
Kevin Nivek a posté un enregistrement dans Critiques
L'auteur complet Fred Bernard nous propose dans cet épais roman graphique une biographie détonante et touchante avec une légère dose d'humour bienveillant. Suite à une question (parmi tant d'autres 🙂 ) de son fils : "mais qui donc invente les dieux ? ", il décide de lui répondre par le biais d'une BD racontant l'histoire de l'humanité; mais pas que ! En respectant la chronologie, il débute donc par les premiers animaux sur terre, puis les hommes préhistoriques, l'antiquité, le moyen-âge et ainsi de suite jusqu'au présent. L'originalité du récit vient de ce système de chapitres liés aux grands tournants de l'espèce humaine, mais il ne l'aborde que sur deux pages, le reste est composé de sa vie personnelle cheminant aussi à travers les âges. Il revêt son avatar d'un costume représentant la période historique du chapitre et raconte les grands moments de sa jeunesse jusqu'à présent. Anecdotes scolaires, familiales, lieux de vie, copains, copines, où comment la grande histoire de l'humanité avance en parallèle avec la sienne. On rit, on pleure, on souffre, on revit aussi certaines scènes car on est toutes et tous passés par là et cela rend le récit d'autant plus attachant. Je précise bien sur certains moments, car il faut avouer qu'il a eu une vie bien chargée et jalonnée d'obstacles importants dont un représenté par une chute de 12m, mais je ne vous en dis pas plus 😉 . La partie graphique se veut pédagogique et au diapason des questions d'un enfant. Un trait simple, semi-réaliste, sans trop de détails tout en allant à l'essentiel. Les couleurs sont très réussies et apportent chaleur et gaieté au récit. On peut reprocher des pages chargées en revanche, avec de nombreux écrits voire paragraphes débordants sur les dessins. Un vrai roman graphique prenant son temps ainsi que celui du lecteur, mais pour de bons moments 🙂 . Une vie débutant au pied du vignoble bourguignon avec des noms de villages comme Savigny-les-Beaune, Pommard, ou encore Aloxe Corton, les plus grands vins blancs du monde, avouez qu'il y a pire ! Merci pour la balade Fred Bernard 🙂-
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Titre de l'album : Trous de mémoire Scenariste de l'album : Nicolas Juncker Dessinateur de l'album : Nicolas Juncker Coloriste : Juliette Laude Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Le maire d'un petit village français a une idée lumineuse : profiter du décès d'un célèbre photographe pour construire le tout premier mémorial de la guerre d'Algérie. Simple, non ? Pas vraiment… Chapeauté par une historienne pointilleuse et un artiste en quête de grandeur, les tensions qui explosent à chaque coin de rue risquent bien de transformer rapidement le projet en un véritable cauchemar. Quand l'Histoire divise, la commémoration devient une comédie. Critique : Oh le joli pari audacieux : nous faire sourire et nous faire réfléchir sur la guerre d'Algérie collectivement. Oui, Nicolas Juncker aime les défis relevés. Car comme M. Apathie l'a découvert, le sujet reste brûlant en France comme en Algérie. Et c'est bien tout l'intérêt de ce livre, qui tente, avec humour et tendresse de nous montrer les difficultés de l'exercice de la mémoire pour un pays. Le politique, l'historien, les descendants, et les artistes, tout le monde va s'en mêler pour créer un joyeux foutoir comme on sait si bien faire en france. Le propos est souvent incisif, parfois jubilatoire, mais globalement impartial, tout le monde en prend pour son grade, et certaines situations vous rappelleront bien des choses de notre vie publique et politique. Le dessin de Nicolas Juncker reste dans l'esprit du strip ou du dessin de presse au fil des bulles, ce qui renforce le côté humour et évite de rendre parfois le propos trop lourd. Cette bd est à lire pour tous ceux qui souhaitent s'interroger sans parti pris sur ces questions. Pour ceux qui "Ont compris" ce sera peut être plus difficile 🙂 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/trous-de-memoires?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Oh le joli pari audacieux : nous faire sourire et nous faire réfléchir sur la guerre d'Algérie collectivement. Oui, Nicolas Juncker aime les défis relevés. Car comme M. Apathie l'a découvert, le sujet reste brûlant en France comme en Algérie. Et c'est bien tout l'intérêt de ce livre, qui tente, avec humour et tendresse de nous montrer les difficultés de l'exercice de la mémoire pour un pays. Le politique, l'historien, les descendants, et les artistes, tout le monde va s'en mêler pour créer un joyeux foutoir comme on sait si bien faire en france. Le propos est souvent incisif, parfois jubilatoire, mais globalement impartial, tout le monde en prend pour son grade, et certaines situations vous rappelleront bien des choses de notre vie publique et politique. Le dessin de Nicolas Juncker reste dans l'esprit du strip ou du dessin de presse au fil des bulles, ce qui renforce le côté humour et évite de rendre parfois le propos trop lourd. Cette bd est à lire pour tous ceux qui souhaitent s'interroger sans parti pris sur ces questions. Pour ceux qui "Ont compris" ce sera peut être plus difficile 🙂
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Grâce à ce duo d'auteures passionnées, "vous saurez tout tout sur le" polar 😉 .Dans cet épais volume, entièrement réalisé en pages BD insérant ça et là quelques photos et autres images d'archives, vous découvrirez toute l'histoire du genre "policier", au sens très large du nom ! De sa naissance avec le bien connu Vidocq, personnage romanesque s'il en est; puis l'arrivée du ras de marée Sherlock Holmes de Conan Doyle qui va révolutionner la lecture. Ainsi va naître le "whodunit" et une certaine élégance des enquêtes, imagées par Sherlock mais aussi Arsène Lupin et le flegme de Hercule Poirot de la célèbre Agatha Christie, véritable reine du crime à l'anglaise. Car oui, en plus de vous offrir l'histoire du polar, les auteures parcourent le monde entier afin d'identifier les différentes façon de mettre en oeuvre ce genre littéraire. Après les anglais, viennent naturellement les américains, sentant bon le filon, ils apportent leur roman noir et le "hard-boiled", la crasse et l'obscurité s'invitent et délaissent l'élégance britannique. Hollywood va aussi s'emparer du genre et insuffler plus tard le thriller avec de véritables maîtres en la matière comme Hitchcock et Truffaud. Des Etats-Unis, on retourne au vieux continent pour découvrir Maigret de Simenon mais aussi Manchette, c'est l'âge d'or du polar social, inséré dans un contexte politique précis et inspirant la lutte des classes. On retourne aux US avec cette fois des influences psychologiques, c'est la naissance des fameux "serial-killers", Hannibal Lecter en tête bien évidemment, on dresse des portraits psy et l'enquêteur cherche à comprendre les motivations des criminels en rentrant dans leur tête. Le polar scientifique vient ensuite, avec l'accent mis sur les indices et autres autopsies. On finit ce road trip par le polar judiciaire, où l'action prend place dans les tribunaux, puis les fameux romans policiers nordiques, avec Millenium en tête de gondole. Vous l'aurez compris, c'est un très vaste tour d'horizon, avec de précieux conseils de lecture ET de films, le tout sur fond de ligne claire, bien détaillée et agréable à découvrir. Un regret personnel, l'absence totalement injustifiée d'un des maîtres du polar à la française et ce depuis 20 ans : Jean-Christophe Grangé ! Mesdames Claire Caland et Sandrine Kerion, vous l'avez oublié 😞 . Après la science-fiction et la mission Apollo XI dans ce format "Histoire de... en bande dessinée" c'est une nouvelle mine d'informations pour les aficionados du genre.
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Titre de l'album : Histoire du polar Scenariste de l'album : Claire Caland Dessinateur de l'album : Sandrine Kerion Coloriste : Sandrine Kerion Editeur de l'album : Les humanoides associés Note : Résumé de l'album : Découvrez la première bande dessinée documentaire retraçant l'histoire du polar, racontée par une spécialiste du genre. A travers une véritable réflexion autour du genre, découvrez le polar de sa préhistoire à aujourd'hui. Quand est né le genre ? Qui en sont les précurseurs ? Quels livres faut-il absolument avoir lu ? Qui a tué Sherlock Holmes ? Critique : Grâce à ce duo d'auteures passionnées, "vous saurez tout tout sur le" polar 😉 .Dans cet épais volume, entièrement réalisé en pages BD insérant ça et là quelques photos et autres images d'archives, vous découvrirez toute l'histoire du genre "policier", au sens très large du nom ! De sa naissance avec le bien connu Vidocq, personnage romanesque s'il en est; puis l'arrivée du ras de marée Sherlock Holmes de Conan Doyle qui va révolutionner la lecture. Ainsi va naître le "whodunit" et une certaine élégance des enquêtes, imagées par Sherlock mais aussi Arsène Lupin et le flegme de Hercule Poirot de la célèbre Agatha Christie, véritable reine du crime à l'anglaise. Car oui, en plus de vous offrir l'histoire du polar, les auteures parcourent le monde entier afin d'identifier les différentes façon de mettre en oeuvre ce genre littéraire. Après les anglais, viennent naturellement les américains, sentant bon le filon, ils apportent leur roman noir et le "hard-boiled", la crasse et l'obscurité s'invitent et délaissent l'élégance britannique. Hollywood va aussi s'emparer du genre et insuffler plus tard le thriller avec de véritables maîtres en la matière comme Hitchcock et Truffaud. Des Etats-Unis, on retourne au vieux continent pour découvrir Maigret de Simenon mais aussi Manchette, c'est l'âge d'or du polar social, inséré dans un contexte politique précis et inspirant la lutte des classes. On retourne aux US avec cette fois des influences psychologiques, c'est la naissance des fameux "serial-killers", Hannibal Lecter en tête bien évidemment, on dresse des portraits psy et l'enquêteur cherche à comprendre les motivations des criminels en rentrant dans leur tête. Le polar scientifique vient ensuite, avec l'accent mis sur les indices et autres autopsies. On finit ce road trip par le polar judiciaire, où l'action prend place dans les tribunaux, puis les fameux romans policiers nordiques, avec Millenium en tête de gondole. Vous l'aurez compris, c'est un très vaste tour d'horizon, avec de précieux conseils de lecture ET de films, le tout sur fond de ligne claire, bien détaillée et agréable à découvrir. Un regret personnel, l'absence totalement injustifiée d'un des maîtres du polar à la française et ce depuis 20 ans : Jean-Christophe Grangé ! Mesdames Claire Caland et Sandrine Kerion, vous l'avez oublié 😞 . Après la science-fiction et la mission Apollo XI dans ce format "Histoire de... en bande dessinée" c'est une nouvelle mine d'informations pour les aficionados du genre. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/histoire-du-polar/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Les mémoires du dragon dragon - tome 3 - Osez Joséphine Scenariste de l'album : Nicolas Juncker Dessinateur de l'album : Simon Spruyt Coloriste : Simon Spruyt Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Une histoire somme toute classique pour Dragon Dragon : c'est en fuyant une bataille qu'on devient héros ! Mais lorsque le général qui mène la bataille s'appelle Bonaparte, et sa femme Joséphine, le rôle de héros n'est pas toujours facile à tenir, en salon comme en campagne. Dragon Dragon parviendra-t-il à se garder du futur empereur pour mieux savourer la compagnie de sa charmante épouse ? Pas sûr que la République s'en remette, mais qui veut la fin... Critique : Troisième et dernier tome de cette plongée hautement satirique dans les aventures ô combien scabreuses, scandaleuses et immorales du Dragon Dragon. Cette fois-ci on le suit dans la campagne Napoléonienne d'Italie, dans les pas de Bonaparte, avec un oeil plutôt acéré et juste sur cette campagne que l'on glorifie beaucoup de notre côté des Alpes. Bref, si vous aimez notre célèbre Corse, abstenez vous, cela risque de vous piquer un peu au bout des doigts car il est dit que le Dragon Dragon ne respecte rien ni personne à part lui même. Si le dessin de Simon Spruyt continue malheureusement de me laisser de marbre, l'humour omniprésent et irrévérencieux, les joutes verbales et les situations malgré ce contexte oppressant de guerre terrible m'ont rendu cette lecture très agréable jusqu'au bout. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-memoires-du-dragon-dragon-tome-3-osez-josephine/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Troisième et dernier tome de cette plongée hautement satirique dans les aventures ô combien scabreuses, scandaleuses et immorales du Dragon Dragon. Cette fois-ci on le suit dans la campagne Napoléonienne d'Italie, dans les pas de Bonaparte, avec un oeil plutôt acéré et juste sur cette campagne que l'on glorifie beaucoup de notre côté des Alpes. Bref, si vous aimez notre célèbre Corse, abstenez vous, cela risque de vous piquer un peu au bout des doigts car il est dit que le Dragon Dragon ne respecte rien ni personne à part lui même. Si le dessin de Simon Spruyt continue malheureusement de me laisser de marbre, l'humour omniprésent et irrévérencieux, les joutes verbales et les situations malgré ce contexte oppressant de guerre terrible m'ont rendu cette lecture très agréable jusqu'au bout.
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Titre de l'album : Sushi ichi tome 1 Scenariste de l'album : Etsushi Ogawa Dessinateur de l'album : Etsushi Ogawa Coloriste : Editeur de l'album : Petit à petit Note : Résumé de l'album : Taisuke, maître sushi, ne se contente pas de réaliser de délicieux plats : il se sert de son art pour apaiser les tensions de son quartier et régler les problèmes personnels de ses voisins. Du Japon, le lecteur va découvrir : - l'époque clé de l'ouverture du pays au reste du monde - la création, le développement, les différents types de sushis - les modes de cuisine et de consommation de la nourriture Critique : L'éditeur Petitàpetit se lance aussi dans le manga avec la saga Sushi ichi ! prévue en 8 tomes. C'est une très belle idée de concilier plaisir de lecture, gastronomie et même histoire du Japon, car au travers des chapitres vous découvrirez la société japonaise en pleine ouverture au monde lors de l'arrivée des occidentaux sur les rives du pays au soleil levant. Taisuke est un maître sushi, il sait préparer, cuire, travailler, associer tous les mets composant cet art culinaire mais il ajoute en plus le fameux "umami", ce cinquième sens typiquement japonais. Vous connaissez bien entendu l'amer, le sucré, le salé et l'acide, mais au Japon on ajoute l'art et la culture ancestrale, voire même un supplément d'âme dans la cuisine, il s'agit donc de cet umami. Chacune des aventures de Taisuke commence par une problématique rencontrée dans son quartier, liée à la restauration mais pas que 😉 Il résoudra ces difficultés par le biais des fourneaux, en enquêtant sur les personnes concernées et leur vécu. Il va en tirer l'essence de ses recettes et réaliser le sushi parfait agissant comme une madeleine de Proust sur le sujet visé. Vous découvrirez dans les détails sa façon de procéder en suivant pas à pas ses actes, couteau à la main. Le dessin précis et détaillé de Etsushi (le bien-nommé) Ogawa vous immerge dans ce quartier et vous donnera des envies de cuisine nippone, tant les mets font envie. On confond un peu les visages des protagonistes parfois, car certaines cases sont chargées et les traits des visages sont un peu négligés, mais rien de bien rébarbatif. Si vous aimez la saga de Isabella Bird ( Ki-oon), ces aventures culinaires vont plairont car elles associent gastronomie, histoire et sociologie d'un Japon dont les coutumes nous semblent parfois si difficiles à cerner pour nous autres occidentaux. Une belle découverte ! Autres infos : Sushi Ichi ! © Etsushi Ogawa, Leed Publishing CO, LTD, 2014 Type de l'album : Manga Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/sushi-ichi-tome-1/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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L'éditeur Petitàpetit se lance aussi dans le manga avec la saga Sushi ichi ! prévue en 8 tomes. C'est une très belle idée de concilier plaisir de lecture, gastronomie et même histoire du Japon, car au travers des chapitres vous découvrirez la société japonaise en pleine ouverture au monde lors de l'arrivée des occidentaux sur les rives du pays au soleil levant. Taisuke est un maître sushi, il sait préparer, cuire, travailler, associer tous les mets composant cet art culinaire mais il ajoute en plus le fameux "umami", ce cinquième sens typiquement japonais. Vous connaissez bien entendu l'amer, le sucré, le salé et l'acide, mais au Japon on ajoute l'art et la culture ancestrale, voire même un supplément d'âme dans la cuisine, il s'agit donc de cet umami. Chacune des aventures de Taisuke commence par une problématique rencontrée dans son quartier, liée à la restauration mais pas que 😉 Il résoudra ces difficultés par le biais des fourneaux, en enquêtant sur les personnes concernées et leur vécu. Il va en tirer l'essence de ses recettes et réaliser le sushi parfait agissant comme une madeleine de Proust sur le sujet visé. Vous découvrirez dans les détails sa façon de procéder en suivant pas à pas ses actes, couteau à la main. Le dessin précis et détaillé de Etsushi (le bien-nommé) Ogawa vous immerge dans ce quartier et vous donnera des envies de cuisine nippone, tant les mets font envie. On confond un peu les visages des protagonistes parfois, car certaines cases sont chargées et les traits des visages sont un peu négligés, mais rien de bien rébarbatif. Si vous aimez la saga de Isabella Bird ( Ki-oon), ces aventures culinaires vont plairont car elles associent gastronomie, histoire et sociologie d'un Japon dont les coutumes nous semblent parfois si difficiles à cerner pour nous autres occidentaux. Une belle découverte !
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Titre de l'album : La duelliste tome 1 - Le maître d'armes Scenariste de l'album : Trifogli Dessinateur de l'album : Trifogli Coloriste : Andrea Celestini Editeur de l'album : Graph Zeppelin Note : Résumé de l'album : Paris, sous le règne de Louis XV. La vie de Françoise, une jeune fille de bonne famille de 15 ans, est bouleversée lorsque son père meurt dans un duel d'honneur contre le baron de Valmy, première épée de France. L'adolescente se donne pour mission d'apprendre l'art de l'escrime afin de lui rendre justice. Critique : Chic, le binôme de la trilogie romaine Thrace (édition Graph zepellin) se réunit à nouveau pour une histoire de capes et d'épées sous le règne de Louis XV le Bien-Aimé. Nous quittons le sable des arènes de gladiateurs pour un autre type de combat, celui des duels ! L'honneur est de mise et provoquer une personne en duel n'était pris à la légère, c'est bien ce que va découvrir la jeune Françoise avec la mort de son père au cours d'une de ces joutes aux fines lames. Ce postulat de départ va marquer en elle au fer rouge une envie irrépréhensible de vengeance envers le bourreau de son père et comme le dicton l'affirme, cela se mange froid. La patience et le temps seront ses meilleurs atouts. Car devenir elle aussi une bretteuse assez forte pour affronter la première épée du royaume, relève de l'exploit ! Un maître d'arme déchu va l'aider dans cette entreprise, non sans mal et avec une grande curiosité, car elle se déguise en homme ! Trifogli soigne ce tome introductif avec une présentation large des personnages, les liens les unissant et ceux pouvant les déchirer. Il joue avec les faux-semblants et le passif des uns et des autres pour mettre en place une histoire bien plus grande que cette "simple" quête de vengeance. Les deux tomes suivants seront riches en rebondissements et révélations 😉 Une fois de plus, leur association graphique fait des étincelles, le trait fin de Trifogli associé aux couleurs de Celestini rend une copie soignée et appliquée. Les jeux de regards sont toujours aussi saisissants, les cases bien détaillées pour un découpage dynamique et immersif. Les costumes et mobiliers dans les boudoirs sont fidèles et du plus bel effet, il en est de même pour les dialogues soutenus et fleuris sentant bons le "vieux français". Un lexique est d'ailleurs fourni en annexes pour les traductions et explications. Un beau saut dans le temps qui demande confirmation dans le tome suivant. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/la-duelliste-tome-1-le-maitre-d-armes/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Chic, le binôme de la trilogie romaine Thrace (édition Graph zepellin) se réunit à nouveau pour une histoire de capes et d'épées sous le règne de Louis XV le Bien-Aimé. Nous quittons le sable des arènes de gladiateurs pour un autre type de combat, celui des duels ! L'honneur est de mise et provoquer une personne en duel n'était pris à la légère, c'est bien ce que va découvrir la jeune Françoise avec la mort de son père au cours d'une de ces joutes aux fines lames. Ce postulat de départ va marquer en elle au fer rouge une envie irrépréhensible de vengeance envers le bourreau de son père et comme le dicton l'affirme, cela se mange froid. La patience et le temps seront ses meilleurs atouts. Car devenir elle aussi une bretteuse assez forte pour affronter la première épée du royaume, relève de l'exploit ! Un maître d'arme déchu va l'aider dans cette entreprise, non sans mal et avec une grande curiosité, car elle se déguise en homme ! Trifogli soigne ce tome introductif avec une présentation large des personnages, les liens les unissant et ceux pouvant les déchirer. Il joue avec les faux-semblants et le passif des uns et des autres pour mettre en place une histoire bien plus grande que cette "simple" quête de vengeance. Les deux tomes suivants seront riches en rebondissements et révélations 😉 Une fois de plus, leur association graphique fait des étincelles, le trait fin de Trifogli associé aux couleurs de Celestini rend une copie soignée et appliquée. Les jeux de regards sont toujours aussi saisissants, les cases bien détaillées pour un découpage dynamique et immersif. Les costumes et mobiliers dans les boudoirs sont fidèles et du plus bel effet, il en est de même pour les dialogues soutenus et fleuris sentant bons le "vieux français". Un lexique est d'ailleurs fourni en annexes pour les traductions et explications. Un beau saut dans le temps qui demande confirmation dans le tome suivant.
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Cléopâtre est un personnage historique que l'on ne présente plus... voila ce que l'on aurait tendance à se dire. Mais c'est aussi trop vrai. En effet on connait tous La Cléopâtre au sommet de sa gloire. Ses liens avec César, Marc Antoine et sa "mort". Mais on parle ici de la fin de la vie de Cléopâtre. Et non de sa présentation. C'est en cela que la BD d'Isabelle Dethan est très intéressante. Elle ne nous parle pas que de la partie connue, mais bien de l'entièreté de l'histoire de Cléopâtre. Et ce depuis sa plus tendre enfance. On découvre donc l'enfance de LA reine emblématique d'Égypte, son père, ses frères et sœurs et surtout une lutte acharnée de pouvoir, tant pour rester en vie que pour garder la puissante Égypte sous sa coupe. Sacrifice, trahison, amour et gloire. Un cocktail que nous décrit Isabelle Dethan avec intelligence, sortant du cadre pure du récit historique en remplaçant la voie off par une discussion de la reine avec la momie de Kheops et sa discussion de fantômes avec son singe de compagnie. Cela rend la BD plus vivante, évitant les fatidiques périodes de lassitudes dans ce genre de recit historique. Pour tout dire le 208 pages semble presque peu tellement la vie de la dernière reine d'Égypte fut remplie.
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Titre de l'album : Moi, Cléopâtre, dernière reine d'Égypte Scenariste de l'album : Isabelle Dethan Dessinateur de l'album : Isabelle Dethan Coloriste : Isabelle Dethan Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Kleopatra Philopator, septième du nom, fut la dernière reine d'Égypte. D'elle, nous avons retenu son nez aquilin, ses charmes vénéneux qui ont envoûté César et Marc Antoine, et ses manigances meurtrières. Nul ne semble pourtant se souvenir qu'elle parlait dix langues et avait lu tous les philosophes. La vérité à son propos n'aurait-elle pas été tronquée par l'Histoire ? Vingt siècles après son règne, la reine est sortie de son mausolée, et nous la retrouvons assise face à la baie d'Alexandrie, contemplant son royaume englouti. Elle n'a pas d'ombre face au soleil levant : c'est normal, elle n'est qu'un souvenir. Une version fantomatique d'elle-même, non dénuée d'humour, qui papote avec son singe fétiche embaumé. C'est sous ainsi sous la forme loufoque d'une reine revenante qu'Isabelle Dethan, avec la précision d'une historienne et la créativité d'une artiste, offre à cette grande femme la possibilité de nous conter sa véritable histoire. Critique : Cléopâtre est un personnage historique que l'on ne présente plus... voila ce que l'on aurait tendance à se dire. Mais c'est aussi trop vrai. En effet on connait tous La Cléopâtre au sommet de sa gloire. Ses liens avec César, Marc Antoine et sa "mort". Mais on parle ici de la fin de la vie de Cléopâtre. Et non de sa présentation. C'est en cela que la BD d'Isabelle Dethan est très intéressante. Elle ne nous parle pas que de la partie connue, mais bien de l'entièreté de l'histoire de Cléopâtre. Et ce depuis sa plus tendre enfance. On découvre donc l'enfance de LA reine emblématique d'Égypte, son père, ses frères et sœurs et surtout une lutte acharnée de pouvoir, tant pour rester en vie que pour garder la puissante Égypte sous sa coupe. Sacrifice, trahison, amour et gloire. Un cocktail que nous décrit Isabelle Dethan avec intelligence, sortant du cadre pure du récit historique en remplaçant la voie off par une discussion de la reine avec la momie de Kheops et sa discussion de fantômes avec son singe de compagnie. Cela rend la BD plus vivante, évitant les fatidiques périodes de lassitudes dans ce genre de recit historique. Pour tout dire le 208 pages semble presque peu tellement la vie de la dernière reine d'Égypte fut remplie. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/moi-cleopatre-derniere-reine-d-egypte?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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J'aime la BD quand elle nous permet de nous pencher sur des sujets qui sortent de l'ordinaire pour le petit européen que je suis. Car je dois bien vous avouer que je ne connaissais pas grand-chose de Beyrouth avant la lecture de ce premier tome. Ni du Liban d'ailleurs. SI ce n'est la de vagues news aux infos, se concentrant sur les drames et les guerres plus que sur les habitants eux-mêmes. J'ai donc énormément appris sur la Beyrouth des années 70. La Beyrouth symbolisant ce que les extrémistes de tout bord vendent comme impossible : Une entente entre des communautés d'origines et de religion diverses. Une entente fragile, mais une véritable vie en commun quand même. Qui montre qu'en prenant le meilleur de tous, on arrive à faire une ville dynamique et ou il fait bon vivre. Mais ce reportage nous montre aussi que fermer les yeux sur les signes extérieurs revient à se voiler la face et que cela peut aller très loin. Une descente en enfer d'autant plus dure que le dessin léger et enfantin minimise l'impact visuel de cette tragédie.
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Titre de l'album : Le génie de Beyrouth tome 1 - Rue de la fortune de dieu Scenariste de l'album : Selim Nassib Dessinateur de l'album : Lena Merhej Coloriste : Lena Merhej Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : « On dit qu'il existe à Beyrouth un génie qui est l'esprit même de la ville... On dit aussi qu'on ne peut avoir sa peau qu'en détruisant la ville ? mais ça, ce n'est pas prouvé... » Dans les années 1970 à Beyrouth, la rue Rizkallah est une mosaïque des différentes communautés du Liban, et ses habitants vivaient dans une relative concorde avant que la guerre ne vienne bouleverser ce fragile équilibre... Témoignage fictionné et sensible de cette lente catastrophe, "Le Génie de Beyrouth" déploiera jusqu'à nos jours et sur trois tomes son récit choral porté par la verve grave et légère de l'écrivain et journaliste Sélim Nassib ('Libération'), et le dessin aérien et lumineux de Léna Merhej. Critique : J'aime la BD quand elle nous permet de nous pencher sur des sujets qui sortent de l'ordinaire pour le petit européen que je suis. Car je dois bien vous avouer que je ne connaissais pas grand-chose de Beyrouth avant la lecture de ce premier tome. Ni du Liban d'ailleurs. SI ce n'est la de vagues news aux infos, se concentrant sur les drames et les guerres plus que sur les habitants eux-mêmes. J'ai donc énormément appris sur la Beyrouth des années 70. La Beyrouth symbolisant ce que les extrémistes de tout bord vendent comme impossible : Une entente entre des communautés d'origines et de religion diverses. Une entente fragile, mais une véritable vie en commun quand même. Qui montre qu'en prenant le meilleur de tous, on arrive à faire une ville dynamique et ou il fait bon vivre. Mais ce reportage nous montre aussi que fermer les yeux sur les signes extérieurs revient à se voiler la face et que cela peut aller très loin. Une descente en enfer d'autant plus dure que le dessin léger et enfantin minimise l'impact visuel de cette tragédie. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/le-genie-de-beyrouth-tome-1-rue-de-la-fortune-de-dieu?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Sur les traces des archéologues Scenariste de l'album : Séverine laliberté Dessinateur de l'album : Nicolas Gobbi Coloriste : Nicolas Gobbi Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Une enquête archéologique steppes by steppes. De l'Arabie saoudite au Kazakhstan, une équipe internationale d'archéologues explore le coeur des déserts et des steppes pour en apprendre plus sur les énigmatiques " desert kites ". Ces gigantesques constructions oubliées pendant des siècles s'étendent sur des kilomètres et leur usage reste mystérieux. Nos archéologues, tous spécialistes dans des domaines plus étranges les uns que les autres, vivent des aventures étonnantes à la découverte de ces mégastructures et vous invitent à plonger dans le monde de l'archéologie contemporaine. Critique : A la lecture de cette enquête archéologique, Indiana Jones vous semblera bien loin ! Ici, point de héros seul contre tous avec un X marquant l'emplacement d'un trésor. Séverine Laliberté nous entraîne au milieu d'une équipe pluridisciplinaire afin de percer le mystère de ces "desert kites" dans ces régions du monde si riches en symboles. En effet l'équipe de chercheurs visite les contreforts du mont Ararat, là où Noé trouva terre jadis; puis le désert jordanien non loin de Petra, les terres arides du Kazakhstan, et tant de régions reculées en "zones blanches" ! Le talent de la scénariste est justement de nous immerger dans cette équipe avec chacun sa spécialité et voir ce brainstorming à l'oeuvre sur le terrain. Chacun apporte son savoir lors d'une découverte quelconque et cette cohésion permet d'avancer sur cette énigme de constructions anciennes (voire très très anciennes) aux proportions dantesques. En imaginant plusieurs pistes, en prenant de la hauteur pour une vision globale des architectures encore visibles et en état, en creusant; faute de budgets immenses, le système D est parfois d'usage pour arriver à ses fins, l'auteure nous expose ainsi le fonctionnement de cet équipage passionné. Les difficultés du terrain sont abordées, comme la cohabitation parfois avec des pays frontaliers en guerre (Syrie), mais aussi l'aridité du désert avec l'approvisionnement en eau, les bivouacs et leur confort aléatoire, voire les repas frugaux servis. Le dessin de l'italien Nicolas Gobbi est assez détaillé, il mélange parfois scènes passés au milieu du présent pour mieux illustrer les hypothèses émises par l'équipe, cela aide grandement le lecteur dans ses représentations historiques. L'humour ponctue le récit à de nombreuses reprises et amène de la gaité, l'humeur "bon enfant" surplombe l'équipe de chercheurs, le positivisme est de rigueur. Les voir s'extasier lors de la découverte d'ossements ou fientes fossilisés, apporte un vent de fraîcheur et incorpore le lecteur dans cette quête. Un ouvrage sympathique qui permettra aux intéressés de mieux comprendre le travail des archéologues et les conditions dans lesquelles ils sont plongés. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/sur-les-traces-des-archeologues/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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A la lecture de cette enquête archéologique, Indiana Jones vous semblera bien loin ! Ici, point de héros seul contre tous avec un X marquant l'emplacement d'un trésor. Séverine Laliberté nous entraîne au milieu d'une équipe pluridisciplinaire afin de percer le mystère de ces "desert kites" dans ces régions du monde si riches en symboles. En effet l'équipe de chercheurs visite les contreforts du mont Ararat, là où Noé trouva terre jadis; puis le désert jordanien non loin de Petra, les terres arides du Kazakhstan, et tant de régions reculées en "zones blanches" ! Le talent de la scénariste est justement de nous immerger dans cette équipe avec chacun sa spécialité et voir ce brainstorming à l'oeuvre sur le terrain. Chacun apporte son savoir lors d'une découverte quelconque et cette cohésion permet d'avancer sur cette énigme de constructions anciennes (voire très très anciennes) aux proportions dantesques. En imaginant plusieurs pistes, en prenant de la hauteur pour une vision globale des architectures encore visibles et en état, en creusant; faute de budgets immenses, le système D est parfois d'usage pour arriver à ses fins, l'auteure nous expose ainsi le fonctionnement de cet équipage passionné. Les difficultés du terrain sont abordées, comme la cohabitation parfois avec des pays frontaliers en guerre (Syrie), mais aussi l'aridité du désert avec l'approvisionnement en eau, les bivouacs et leur confort aléatoire, voire les repas frugaux servis. Le dessin de l'italien Nicolas Gobbi est assez détaillé, il mélange parfois scènes passés au milieu du présent pour mieux illustrer les hypothèses émises par l'équipe, cela aide grandement le lecteur dans ses représentations historiques. L'humour ponctue le récit à de nombreuses reprises et amène de la gaité, l'humeur "bon enfant" surplombe l'équipe de chercheurs, le positivisme est de rigueur. Les voir s'extasier lors de la découverte d'ossements ou fientes fossilisés, apporte un vent de fraîcheur et incorpore le lecteur dans cette quête. Un ouvrage sympathique qui permettra aux intéressés de mieux comprendre le travail des archéologues et les conditions dans lesquelles ils sont plongés.
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Que j'aimerais qu'un historien français se penche sur les manuels scolaires français comme l'a fait James W. Loewen ! De Christophe Colomb, en passant par les fameux "pères fondateurs", la guerre de sécession, jusqu'à la guerre froide et de nos jours, il décortique 500 ans d'un oeil acéré empreint de véracité. En prenant un à un les différents ouvrages scolaires abordant l'histoire américaine, il aborde chapitre par chapitre les moments clés du pays. Le vocabulaire employé au détriment d'un autre, l'orientation "choisie" des rédacteurs de ces livres sur le choix des docs et autres photos ou même déclarations de personnalités illustres, tout ceci est balayé d'un revers de main avec de nombreuses sources par l'historien. Le problème étant l'interprétation donnée, qui va se diffuser dans l'esprit des écoliers et façonner leur vision du monde, l'auteur pique là où ça fait mal, vous n'êtes pas au bout de vos surprises en parcourant cet épais volume ! Mieux comprendre le passé et sa retranscription présente pour expliquer les choix d'aujourd'hui ! Il aborde le lourd poids du nationalisme américain, avec ses têtes de proues, ses héros historiques soigneusement choisis par des élites. Abraham Lincoln dont la statue fière et gigantesque dominant le national mall de Washington, ne sera pas épargné, tout comme Christophe Colomb qui n'est pas vraiment célébré au Mexique et tant d'autres figures du monde occidental ! Car au delà des Etats-unis, c'est aussi la vieille Europe qu'il vise, elle qui s'est abrogée toutes les découvertes géographiques en imposant ses héros au monde. Comment un amérindien déjà présent avant l'arrivée des espagnols, peut-il se construire et garder sa culture en lisant les manuels d'histoire états-uniennes ? Il manque indéniablement un pan de sa propre histoire bien avant les envahisseurs, présentés comme des explorateurs et/ou fondateurs. Tant de questions et de sujets passionnants vous attendent dans cet ouvrage saisissant ! Un mot sur les illustrations en noir et blanc qui s'implantent au milieu des nombreux textes, tels des docs de cours d'histoire, mais avec une sonorité bien différente 😉 .Elles aident à mieux cerner les explications, d'autant que le "scénariste" en bon prof d'histoire, souligne les passages clés de ses démonstrations pour mieux accrocher le lecteur. REMARQUABLE !
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Titre de l'album : Une histoire critique des États-Unis Scenariste de l'album : James W. Loewen Dessinateur de l'album : Nate Powell Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Le récit de notre histoire participe-t-il à la reproduction des injustices et des inégalités ? Adaptation graphique du best-seller de James W. Loewen, cet essai analyse avec finesse les discours sur l'histoire étasunienne et en tire une lecture révélatrice. Par de multiples clefs de compréhension, il nous aide à construire un regard critique sur la manière dont les récits peuvent être interprétés et transmis, et comment notre vision de l'histoire dessine le monde actuel. Critique : Que j'aimerais qu'un historien français se penche sur les manuels scolaires français comme l'a fait James W. Loewen ! De Christophe Colomb, en passant par les fameux "pères fondateurs", la guerre de sécession, jusqu'à la guerre froide et de nos jours, il décortique 500 ans d'un oeil acéré empreint de véracité. En prenant un à un les différents ouvrages scolaires abordant l'histoire américaine, il aborde chapitre par chapitre les moments clés du pays. Le vocabulaire employé au détriment d'un autre, l'orientation "choisie" des rédacteurs de ces livres sur le choix des docs et autres photos ou même déclarations de personnalités illustres, tout ceci est balayé d'un revers de main avec de nombreuses sources par l'historien. Le problème étant l'interprétation donnée, qui va se diffuser dans l'esprit des écoliers et façonner leur vision du monde, l'auteur pique là où ça fait mal, vous n'êtes pas au bout de vos surprises en parcourant cet épais volume ! Mieux comprendre le passé et sa retranscription présente pour expliquer les choix d'aujourd'hui ! Il aborde le lourd poids du nationalisme américain, avec ses têtes de proues, ses héros historiques soigneusement choisis par des élites. Abraham Lincoln dont la statue fière et gigantesque dominant le national mall de Washington, ne sera pas épargné, tout comme Christophe Colomb qui n'est pas vraiment célébré au Mexique et tant d'autres figures du monde occidental ! Car au delà des Etats-unis, c'est aussi la vieille Europe qu'il vise, elle qui s'est abrogée toutes les découvertes géographiques en imposant ses héros au monde. Comment un amérindien déjà présent avant l'arrivée des espagnols, peut-il se construire et garder sa culture en lisant les manuels d'histoire états-uniennes ? Il manque indéniablement un pan de sa propre histoire bien avant les envahisseurs, présentés comme des explorateurs et/ou fondateurs. Tant de questions et de sujets passionnants vous attendent dans cet ouvrage saisissant ! Un mot sur les illustrations en noir et blanc qui s'implantent au milieu des nombreux textes, tels des docs de cours d'histoire, mais avec une sonorité bien différente 😉 .Elles aident à mieux cerner les explications, d'autant que le "scénariste" en bon prof d'histoire, souligne les passages clés de ses démonstrations pour mieux accrocher le lecteur. REMARQUABLE ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/une-histoire-critique-des-etats-unis/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Dans la collection " Un homme, une aventure", voici donc le troisième volume du maître italien Toppi ! Après L'homme du Nil et L'homme du Mexique, l'éditeur grenoblois Mosquito publie L'homme des marais, une histoire de rédemption dans l'immense Floride des jeunes Etats-Unis. Cette réédition en noir et blanc démontre une nouvelle fois tout le talent de l'artiste italien mort en 2012. Son trait réaliste nous offre des visages et des costumes dans une précision photographique, puis le style graphique devient organique pour dépeindre les paysages et autres arrières-plans. Le noir et blanc fait la part belle aux protagonistes et délaisse un peu le décorum poisseux et humide de ces régions marécageuses. On y suit donc Whitemann métis engagé dans l'armée américaine afin d'isoler toujours un peu plus les tributs indiennes. On assiste à toutes les tactiques mises en place pour les éliminer ou les déloger. Les thématiques comme le racisme, l'histoire et le droit du sol sont abordées à travers les échanges entre Whitemann et ses collègues militaires, mais aussi avec les indiens qu'il va rencontrer suite à une bataille. J'ignorais pour ma part la présence d'amérindiens dans cette partie du pays, ce fut donc très intéressant de découvrir ce pan de l'histoire et une fois de plus cette capacité qu'ont les "américains" à étendre leur territoire quitte à chasser les natifs déjà là bien avant eux ! Suivre le chemin cathartique de Whitemann dans cet enfer suffoquant devient passionnant et il est difficile de lâcher le livre sans l'avoir fini ! Une fin un peu trop brutale comme souvent avec Sergio Toppi, mais une belle histoire !
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Titre de l'album : L'homme des marais Scenariste de l'album : Sergio Toppi Dessinateur de l'album : Sergio Toppi Coloriste : Editeur de l'album : Mosquito Note : Résumé de l'album : Dans les marais des Everglades en Floride, l'armée américaine traque les rebelles indiens Séminoles. Whitemann, un sous-officier métis, va soudain comprendre qu'il s'est trompé de camp... Critique : Dans la collection " Un homme, une aventure", voici donc le troisième volume du maître italien Toppi ! Après L'homme du Nil et L'homme du Mexique, l'éditeur grenoblois Mosquito publie L'homme des marais, une histoire de rédemption dans l'immense Floride des jeunes Etats-Unis. Cette réédition en noir et blanc démontre une nouvelle fois tout le talent de l'artiste italien mort en 2012. Son trait réaliste nous offre des visages et des costumes dans une précision photographique, puis le style graphique devient organique pour dépeindre les paysages et autres arrières-plans. Le noir et blanc fait la part belle aux protagonistes et délaisse un peu le décorum poisseux et humide de ces régions marécageuses. On y suit donc Whitemann métis engagé dans l'armée américaine afin d'isoler toujours un peu plus les tributs indiennes. On assiste à toutes les tactiques mises en place pour les éliminer ou les déloger. Les thématiques comme le racisme, l'histoire et le droit du sol sont abordées à travers les échanges entre Whitemann et ses collègues militaires, mais aussi avec les indiens qu'il va rencontrer suite à une bataille. J'ignorais pour ma part la présence d'amérindiens dans cette partie du pays, ce fut donc très intéressant de découvrir ce pan de l'histoire et une fois de plus cette capacité qu'ont les "américains" à étendre leur territoire quitte à chasser les natifs déjà là bien avant eux ! Suivre le chemin cathartique de Whitemann dans cet enfer suffoquant devient passionnant et il est difficile de lâcher le livre sans l'avoir fini ! Une fin un peu trop brutale comme souvent avec Sergio Toppi, mais une belle histoire ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/l-homme-des-marais/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
