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  1. Titre de l'album : Le Mystère Henri Pick Scenariste de l'album : Pascal Bresson, David Foenkinos Dessinateur de l'album : Ilaria Tebaldini Coloriste : Ilaria Tebaldini Editeur de l'album : La boite à bulles Note : Résumé de l'album : Delphine Despero est une jeune éditrice prometteuse. En visite à Crozon, elle découvre une bibliothèque pour le moins insolite puisqu'elle possède un rayon unique en son genre où les auteurs peuvent déposer leurs manuscrits de romans refusés... C'est en fouillant ses étagères que Delphine met la main sur un chef d'oeuvre d'une rare virtuosité. Son titre : Les Dernières heures d'une histoire d'amour. Son auteur : un certain Henri Pick, pizzaiolo de son état. Sitôt publié, le roman rencontre un vif succès. Mais son auteur étant décédé depuis quelques années déjà, de nombreuses zones d'ombre demeurent : qui était ce mystérieux Henri Pick ? Quelles étaient ses motivations ? Cet ouvrage est-il la révélation d'un génie inconnu ou une supercherie absolue ? Très vite, le succès littéraire devient un véritable phénomène. Les théories les plus fantasques vont bon train et journalistes, éditeurs et badauds se ruent dans le restaurant du plus célèbre des écrivains-pizzaiolos. Critique : Le best-seller de l'écrivain David a été adapté en roman graphique de très belle manière par un talentueux duo franco-italien ! Pascal Bresson le scénariste bien connu de l'éditeur La boîte à bulles pour La rafle d'Izieu paru en avril 2024, réalise une adaptation fidèle et prenante de cette histoire incroyable. Car en effet, derrière cette aventure aux faux airs d'enquête journalistique, se cache une déclaration d'amour pour le monde éditorial ainsi que les libraires. Les coulisses de l'édition se livrent sous vos yeux, avec comme point de départ l'épreuve fournie par l'apprenti romancier plein d'espoir aux différents éditeurs, en passant par les rencontres pour discuter du script et enfin la mise en rayons. Tant de "romans" laissés de côté dans ce monde féroce et concurrentiel, y faire sa place relève de l'exploit ! D'où cette idée saugrenue de prime abord de la part de cet employé de bibliothèque breton voulant créer une section "manuscrits refusés" sur une étagère de l'établissement afin de donner une chance à tout le monde. C'est sur cet étal que Delphine Despero et son compagnon vont dénicher le fameux Graal et mener une enquête passionnante afin d'en déterminer l'auteur. De nombreux rebondissements jalonnent le récit, vous ne serez pas au bout de vos surprises quant au nom du mystérieux écrivain 😉 . Suivre les aventures de ce jeune couple avec l'évolution de leur idylle possiblement mise en péril par les pressions exercées de cette enquête, donne beaucoup d'humanité à l'histoire. Pour sa première oeuvre sur le marché français, la dessinatrice italienne Ilaria Tebaldini réalise des planches soignées et lumineuses. Sa ligne claire est rafraîchissante, les protagonistes sont dotés d'une belle expressivité avec un beau travail réalisé sur les regards. Elle met en lumière cette très jolie histoire mêlant enquête et romance. Un très bel atout pour cette maison d'édition que cette jeune artiste pétrie de talent ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/le-mystere-henri-pick/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  2. Kevin Nivek

    Le Mystère Henri Pick

    Le best-seller de l'écrivain David a été adapté en roman graphique de très belle manière par un talentueux duo franco-italien ! Pascal Bresson le scénariste bien connu de l'éditeur La boîte à bulles pour La rafle d'Izieu paru en avril 2024, réalise une adaptation fidèle et prenante de cette histoire incroyable. Car en effet, derrière cette aventure aux faux airs d'enquête journalistique, se cache une déclaration d'amour pour le monde éditorial ainsi que les libraires. Les coulisses de l'édition se livrent sous vos yeux, avec comme point de départ l'épreuve fournie par l'apprenti romancier plein d'espoir aux différents éditeurs, en passant par les rencontres pour discuter du script et enfin la mise en rayons. Tant de "romans" laissés de côté dans ce monde féroce et concurrentiel, y faire sa place relève de l'exploit ! D'où cette idée saugrenue de prime abord de la part de cet employé de bibliothèque breton voulant créer une section "manuscrits refusés" sur une étagère de l'établissement afin de donner une chance à tout le monde. C'est sur cet étal que Delphine Despero et son compagnon vont dénicher le fameux Graal et mener une enquête passionnante afin d'en déterminer l'auteur. De nombreux rebondissements jalonnent le récit, vous ne serez pas au bout de vos surprises quant au nom du mystérieux écrivain 😉 . Suivre les aventures de ce jeune couple avec l'évolution de leur idylle possiblement mise en péril par les pressions exercées de cette enquête, donne beaucoup d'humanité à l'histoire. Pour sa première oeuvre sur le marché français, la dessinatrice italienne Ilaria Tebaldini réalise des planches soignées et lumineuses. Sa ligne claire est rafraîchissante, les protagonistes sont dotés d'une belle expressivité avec un beau travail réalisé sur les regards. Elle met en lumière cette très jolie histoire mêlant enquête et romance. Un très bel atout pour cette maison d'édition que cette jeune artiste pétrie de talent !
  3. Titre de l'album : Paroles de poilus - Intégrale Scenariste de l'album : Jean-Pierre Guéno & Collectif Dessinateur de l'album : Collectif Coloriste : Collectif Editeur de l'album : Soleil Note : Résumé de l'album : Cet ouvrage regroupe des adaptations de véritables lettres de Poilus par Bajram, De Metter, Lepage, Lidwine, Guarnido, Parnotte, Pedrosa, Rossi, Mallié, Juan Gimenez et bien d'autres. Des mots écrits dans la boue et qui n'ont pas vieilli d'un jour. Des dessins chargés d'émotion qui bouleversent et marquent les esprits. Critique : Et voilà l'intégrale d'une série de bd documentaires sur les fameuses lettres des poilus de la première guerre mondiale que je n'avais jamais lues ! Je connaissais quelques unes des lettres mais guère plus. Cette intégrale fait donc bien les choses puisqu'elle vient tout compiler en un seul ouvrage sacrément dense. Et dedans beaucoup de grand noms se sont prêtés au jeu. Graphiquement il y en a vraiment pour tous les goûts, et même si les grands noms ont eu tendance à fournir un peu moins de pages que les illustrateurs moins illustres on ne va pas bouder notre plaisir. Pour tous les amateurs d'Histoire, pour ceux qui veulent se rappeler ce qu'étaient les hommes et les femmes à cette époque, c'est une leçon de courage, d'humanité, et de résilience qui est enseignée au fil des pages. Vous n'avez aucune chance d'en sortir indemne, et votre patriotisme va souffrir de multiples questions. Tant mieux, il est trop facile de relire et refaire l'histoire à tout bout de champ, et ces témoignages, bien mis en relief par le travail documentaire et les faits rapportés, sont d'autant plus précieux. Je ne peux que vous en recommander chaudement la lecture, qui si elle n'est pas vraiment plaisir, est pourtant très riche d'enseignements. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/paroles-de-poilus-9782302104259?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  4. The_PoP

    Paroles de poilus - Intégrale

    Et voilà l'intégrale d'une série de bd documentaires sur les fameuses lettres des poilus de la première guerre mondiale que je n'avais jamais lues ! Je connaissais quelques unes des lettres mais guère plus. Cette intégrale fait donc bien les choses puisqu'elle vient tout compiler en un seul ouvrage sacrément dense. Et dedans beaucoup de grand noms se sont prêtés au jeu. Graphiquement il y en a vraiment pour tous les goûts, et même si les grands noms ont eu tendance à fournir un peu moins de pages que les illustrateurs moins illustres on ne va pas bouder notre plaisir. Pour tous les amateurs d'Histoire, pour ceux qui veulent se rappeler ce qu'étaient les hommes et les femmes à cette époque, c'est une leçon de courage, d'humanité, et de résilience qui est enseignée au fil des pages. Vous n'avez aucune chance d'en sortir indemne, et votre patriotisme va souffrir de multiples questions. Tant mieux, il est trop facile de relire et refaire l'histoire à tout bout de champ, et ces témoignages, bien mis en relief par le travail documentaire et les faits rapportés, sont d'autant plus précieux. Je ne peux que vous en recommander chaudement la lecture, qui si elle n'est pas vraiment plaisir, est pourtant très riche d'enseignements.
  5. Titre de l'album : Les femmes ne meurent pas par hasard Scenariste de l'album : Charlotte Rotman, Anne Bouillon Dessinateur de l'album : Lison Ferné Coloriste : Juliette Vaast Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Je ne défends plus les hommes. Leur violence, je n'en peux plus. Mais je veux vous raconter les femmes, celles qui viennent me trouver dans mon cabinet, celles qui veulent échapper à leurs oppresseurs, celles qui demandent justice. Je plaide pour elles. Anne Bouillon est avocate à Nantes et féministe. Depuis metoo, son cabinet ne désemplit pas. Chaque jour, des victimes s'adressent à elle. Chaque jour, elle se bat pour que la justice les entende. Critique : La déferlante #metoo a effectué un véritable tsunami sur le monde occidental, le malheur étant qu'il a fallu attendre des années et de nombreux drames pour qu'enfin les langues se délient ! Anne Bouillon fait partie de celles qui ont commencé leur combat pour la justice des femmes, bien avant l'arrivée de #metoo. Elle en a d'ailleurs souffert, subissant les quolibets de ses pairs, mais elle n'a jamais cessé et s'est engagée sur une voie 100% féminine, à savoir que la totalité de ses clients(es) sont donc des femmes victimes de violences. Un parti pris semé d'embûches, que la journaliste Charlotte Roman a choisi de mettre en lumière à travers ce documentaire BD saisissant. Au cours de la lecture, vous accompagnerez Maître Bouillon dans ses entretiens avec les victimes, les plaidoiries et interrogatoires de tribunaux, mais aussi ses discussions dans la salle de repos avec ses associés. Des échanges importants car ils traitent de leurs difficultés et leurs ressentis face à tel ou tel dossier. L'avocate nantaise ne s'économise pas et avance toujours d'un pas décidé et confiant. On observe ainsi les moeurs changer au sein des commissariats qui avaient tendance à prendre un peu à la légère les déclarations de femmes battues, le regard des juges aussi, c'est tout un monde judiciaire qui s'adapte à ces paroles libérées et cela fait le plus grand bien ! Vous assisterez à des témoignages durs et poignants, sous le trait de la dessinatrice Lison Ferné qui s'attarde sur les visages et les regards, elle les place au centre des cases sans arrière-plan pour bien signifier la solitude ressentie par les personnes concernées. Des couleurs sobres composent les pages, la joie est peu fréquente dans cet univers. Le poids des mots/maux jalonne les séquences dans les tribunaux, et vous découvrirez des agresseurs et victimes aux profils variés. La tâche est immense pour cette avocate téméraire, songez que dans les dossiers de violences sexuelles, 80% des plaintes sont classées sans suites et seulement 1% se terminent par une condamnation ! Des chiffres à peine croyables qui ne demandent qu'à changer avec ce très bel exemple d'abnégation d'une avocate décidée à bousculer les codes et rendre tout simplement justice. Un ouvrage engagé et engageant. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-femmes-ne-meurent-pas-par-hasard/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  6. La déferlante #metoo a effectué un véritable tsunami sur le monde occidental, le malheur étant qu'il a fallu attendre des années et de nombreux drames pour qu'enfin les langues se délient ! Anne Bouillon fait partie de celles qui ont commencé leur combat pour la justice des femmes, bien avant l'arrivée de #metoo. Elle en a d'ailleurs souffert, subissant les quolibets de ses pairs, mais elle n'a jamais cessé et s'est engagée sur une voie 100% féminine, à savoir que la totalité de ses clients(es) sont donc des femmes victimes de violences. Un parti pris semé d'embûches, que la journaliste Charlotte Roman a choisi de mettre en lumière à travers ce documentaire BD saisissant. Au cours de la lecture, vous accompagnerez Maître Bouillon dans ses entretiens avec les victimes, les plaidoiries et interrogatoires de tribunaux, mais aussi ses discussions dans la salle de repos avec ses associés. Des échanges importants car ils traitent de leurs difficultés et leurs ressentis face à tel ou tel dossier. L'avocate nantaise ne s'économise pas et avance toujours d'un pas décidé et confiant. On observe ainsi les moeurs changer au sein des commissariats qui avaient tendance à prendre un peu à la légère les déclarations de femmes battues, le regard des juges aussi, c'est tout un monde judiciaire qui s'adapte à ces paroles libérées et cela fait le plus grand bien ! Vous assisterez à des témoignages durs et poignants, sous le trait de la dessinatrice Lison Ferné qui s'attarde sur les visages et les regards, elle les place au centre des cases sans arrière-plan pour bien signifier la solitude ressentie par les personnes concernées. Des couleurs sobres composent les pages, la joie est peu fréquente dans cet univers. Le poids des mots/maux jalonne les séquences dans les tribunaux, et vous découvrirez des agresseurs et victimes aux profils variés. La tâche est immense pour cette avocate téméraire, songez que dans les dossiers de violences sexuelles, 80% des plaintes sont classées sans suites et seulement 1% se terminent par une condamnation ! Des chiffres à peine croyables qui ne demandent qu'à changer avec ce très bel exemple d'abnégation d'une avocate décidée à bousculer les codes et rendre tout simplement justice. Un ouvrage engagé et engageant.
  7. Titre de l'album : Et que se taisent les vagues Scenariste de l'album : Désirée Frappier Dessinateur de l'album : Alain Frappier Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Chili, 1973. Alerté par les discours conspirationnistes de leurs officiers, un groupe de jeunes marins se retrouve témoin des préparatifs du complot visant à destituer le gouvernement de l'Unité populaire. Sur fond de conscience de classes, le soutien au président nouvellement élu Salvador Allende gagne les troupes. La riposte s'organise. S'engage alors une véritable course contre la montre pour éviter le coup d'État du 11 septembre. Une lutte sociale héroïque et peu connue qui intervient à l'heure où décline la démocratie et se met en place une dictature. Critique : Après Là où se termine la terre et Le temps des humbles, l'éditeur Steinkis nous offre le dernier tome de la trilogie chilienne des époux Frappier. Avec Et que se taisent les vagues, ils viennent conclure une description du pays des poètes en pleine effervescence politique. Tout commence en 1959 avec le jeune Luis Ayala issu des classes populaires, apprenant la débrouille avec ses grands-parents. Il raconte sa vie sans concessions au duo d'auteurs. A cette époque, l'avenir scolaire était plutôt restreint pour les classes moyennes voire basses de la société. Aussi il décide de s'engager dans la Marine nationale avec l'objectif d'y poursuivre ses études plus tard. Nous sommes en 1970 et prenons la direction donc une ville à la résonance sublime : Valparaiso et son école des mousses. Il y décrit les brimades, les écarts de classe très souvent injustifiés entre officiers et sous-officiers, les méthodes de fonctionnement de ce corps militaire empruntant les codes aux américains, aux anciens criminels de guerre nazis, mais aussi plus directement au système nazi lui même ! Dans ce pays sous l'influence de la CIA, conspuant les idées communistes associées à "l'ennemi" soviétique, c'est toute une éducation voire de l'endoctrinement que réalise la Marine sous couvert des dirigeants. Les élections approchants avec Salvador Allende se présentant pour la quatrième fois, les messes basses naissent puis s'accumulent dans les troupes des jeunes mousses. Un nouvel avenir semble possible avec un essor social important ! La conscience politique s'éveille au sein des sous-officiers et la victoire d'Allende va les conforter dans leurs idéaux. Mais dans l'ombre, le fameux coup d'état du 11 septembre 1973 se prépare chez les officiers ! Par le prisme des jeunes marins, vous ne raterez rien de ce terrible fait d'histoire. Une immersion profonde dans l'armée avec de nombreux dialogues passionnés/passionnants sur fond de lutte de classes. Ce récit respire l'intelligence et invite grandement à réfléchir aux conséquences des choix politiques. Dessiné en noir et blanc, le trait semi-réaliste alterne les cases presque photographiques des bâtiments militaires et autres vues aériennes; avec un style minimaliste sur les visages des personnages. Une grande galerie de protagonistes compose cette histoire, vous pourrez éprouvez certaines difficultés à bien suivre le fil et en reconnaître certains. Ce n'est pas dramatique en soi, l'essentiel étant la pertinence du propos et la plongée abyssale dans cette société d'il y a à peine 50 ans en pleine lutte existentielle. On apprend et on ne sort pas indemne d'une telle lecture ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/et-que-se-taisent-les-vagues/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  8. Kevin Nivek

    Et que se taisent les vagues

    Après Là où se termine la terre et Le temps des humbles, l'éditeur Steinkis nous offre le dernier tome de la trilogie chilienne des époux Frappier. Avec Et que se taisent les vagues, ils viennent conclure une description du pays des poètes en pleine effervescence politique. Tout commence en 1959 avec le jeune Luis Ayala issu des classes populaires, apprenant la débrouille avec ses grands-parents. Il raconte sa vie sans concessions au duo d'auteurs. A cette époque, l'avenir scolaire était plutôt restreint pour les classes moyennes voire basses de la société. Aussi il décide de s'engager dans la Marine nationale avec l'objectif d'y poursuivre ses études plus tard. Nous sommes en 1970 et prenons la direction donc une ville à la résonance sublime : Valparaiso et son école des mousses. Il y décrit les brimades, les écarts de classe très souvent injustifiés entre officiers et sous-officiers, les méthodes de fonctionnement de ce corps militaire empruntant les codes aux américains, aux anciens criminels de guerre nazis, mais aussi plus directement au système nazi lui même ! Dans ce pays sous l'influence de la CIA, conspuant les idées communistes associées à "l'ennemi" soviétique, c'est toute une éducation voire de l'endoctrinement que réalise la Marine sous couvert des dirigeants. Les élections approchants avec Salvador Allende se présentant pour la quatrième fois, les messes basses naissent puis s'accumulent dans les troupes des jeunes mousses. Un nouvel avenir semble possible avec un essor social important ! La conscience politique s'éveille au sein des sous-officiers et la victoire d'Allende va les conforter dans leurs idéaux. Mais dans l'ombre, le fameux coup d'état du 11 septembre 1973 se prépare chez les officiers ! Par le prisme des jeunes marins, vous ne raterez rien de ce terrible fait d'histoire. Une immersion profonde dans l'armée avec de nombreux dialogues passionnés/passionnants sur fond de lutte de classes. Ce récit respire l'intelligence et invite grandement à réfléchir aux conséquences des choix politiques. Dessiné en noir et blanc, le trait semi-réaliste alterne les cases presque photographiques des bâtiments militaires et autres vues aériennes; avec un style minimaliste sur les visages des personnages. Une grande galerie de protagonistes compose cette histoire, vous pourrez éprouvez certaines difficultés à bien suivre le fil et en reconnaître certains. Ce n'est pas dramatique en soi, l'essentiel étant la pertinence du propos et la plongée abyssale dans cette société d'il y a à peine 50 ans en pleine lutte existentielle. On apprend et on ne sort pas indemne d'une telle lecture !
  9. alx23

    Eurydice

    Pour une fois, Lou Lubie se charge uniquement de l'écriture du scénario pour laisser la partie graphique à Solen Guivre qui réalise sa première bande dessinée. Lou Lubie nous propose une réécriture du mythe grecque sur Orphée, le poète chanteur qui doit descendre en enfers ramener pour Eurydice dans le monde des vivants. Bien évidement cette version bande dessinée diffère du mythe par certains points mais l'on retrouve la trame de fond. Toute la cité et les décos sont fabriqués avec du papier comme les costumes des habitants pour tromper les croyants. Les artistes comme Calliopé la sœur de d’Orphée essaient de rester fidèle à leurs convictions d’artiste ou tout semble basé sur l’argent. Solen Guivre nous livre une partie graphique très intéressante et originale. Nous ressentons une inspiration onirique pour dépeindre cet univers où l'on peut se rendre en enfers et parler aux dieux. Les couleurs sont numériques et fonctionnent très bien. L’album se termine sur des explications de chaque personnages de l’histoire avec des dessins pour accompagner. Ce roman graphique prend le temps de développer les personnages de la mythologie afin de suivre l’intrigue autour d’Orphée et Eurydice. Les autrices amènent des problématiques actuelles dans ce mythe revisité.
  10. alx23

    Eurydice

    Titre de l'album : Eurydice Scenariste de l'album : Lou Lubie Dessinateur de l'album : Solen Guivre Coloriste : Solen Guivre Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Orphée est un jeune chanteur au talent quasi divin, idéaliste et révolté. Sa soeur Calliopé, danseuse d'exception, se bat pour sauver son métier. Mais leur rencontre avec une mystérieuse étrangère nommée Eurydice va bouleverser leurs priorités... Tandis que derrière leurs masques, les dieux et les muses de l'immense cité de papier révèleront leurs failles, terriblement humaines et universelles. Critique : Pour une fois, Lou Lubie se charge uniquement de l'écriture du scénario pour laisser la partie graphique à Solen Guivre qui réalise sa première bande dessinée. Lou Lubie nous propose une réécriture du mythe grecque sur Orphée, le poète chanteur qui doit descendre en enfers ramener pour Eurydice dans le monde des vivants. Bien évidement cette version bande dessinée diffère du mythe par certains points mais l'on retrouve la trame de fond. Toute la cité et les décos sont fabriqués avec du papier comme les costumes des habitants pour tromper les croyants. Les artistes comme Calliopé la sœur de d’Orphée essaient de rester fidèle à leurs convictions d’artiste ou tout semble basé sur l’argent. Solen Guivre nous livre une partie graphique très intéressante et originale. Nous ressentons une inspiration onirique pour dépeindre cet univers où l'on peut se rendre en enfers et parler aux dieux. Les couleurs sont numériques et fonctionnent très bien. L’album se termine sur des explications de chaque personnages de l’histoire avec des dessins pour accompagner. Ce roman graphique prend le temps de développer les personnages de la mythologie afin de suivre l’intrigue autour d’Orphée et Eurydice. Les autrices amènent des problématiques actuelles dans ce mythe revisité. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/eurydice/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  11. alx23

    Parjure

    Titre de l'album : Parjure Scenariste de l'album : Nicolas Savoye & Simon Beauvarlet De Moismont Dessinateur de l'album : Nicolas Savoye Coloriste : Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Pour son épouse, Baldrik rompt ses serments et renie sa religion. Lorsqu'elle décède, il décide de la rejoindre dans la mort et confie à son ancien frère juré, le roi, l'éducation de son fils. Le jeune homme se liera d'amitié avec Arulf, le prince. Ils forgent eux aussi une relation fraternelle qui sera mise à l'épreuve par une histoire d'amour. Critique : Les légendes nordiques autour des croyances vikings sont toujours des sources d'inspirations pour les auteurs. Nicolas Savoye et Simon Beauvarlet De Moismont travaillent ensemble sur son adaptation au format bande dessinée. Le cœur de l'histoire se focalise sur une promesse de sang entre deux valeureux guerriers après avoir vaincu un énorme loup. Ce lien unique les unissant va se reporter sur leur enfants très éloignés des convictions de leurs pères. Les auteurs nous emportent très rapidement à suivre le parcours des deux enfants élevés ensemble pour devenir de grands guerriers. Bien entendu, les prêtes évangéliques sont présents également pour convertir les peuples scandinaves à leur religion. Cette transition est très mal perçu parmi beaucoup de vikings croyant forts en leurs divinités. On retrouve les us et coutumes de ces guerriers endurcis en suivant les deux enfants vieillir. Les dessins de Nicolas Savoye sont dans un style très réaliste en noir et blanc. Il dessine des pages avec de nombreuses petites cases pour annoncer les saisons qui passent sans dialogue. Les amateurs de récits vikings peuvent foncer sans réfléchir sur Parjure pour découvrir une histoire originale basée sur une légende peu connue. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/parjure/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  12. alx23

    Parjure

    Les légendes nordiques autour des croyances vikings sont toujours des sources d'inspirations pour les auteurs. Nicolas Savoye et Simon Beauvarlet De Moismont travaillent ensemble sur son adaptation au format bande dessinée. Le cœur de l'histoire se focalise sur une promesse de sang entre deux valeureux guerriers après avoir vaincu un énorme loup. Ce lien unique les unissant va se reporter sur leur enfants très éloignés des convictions de leurs pères. Les auteurs nous emportent très rapidement à suivre le parcours des deux enfants élevés ensemble pour devenir de grands guerriers. Bien entendu, les prêtes évangéliques sont présents également pour convertir les peuples scandinaves à leur religion. Cette transition est très mal perçu parmi beaucoup de vikings croyant forts en leurs divinités. On retrouve les us et coutumes de ces guerriers endurcis en suivant les deux enfants vieillir. Les dessins de Nicolas Savoye sont dans un style très réaliste en noir et blanc. Il dessine des pages avec de nombreuses petites cases pour annoncer les saisons qui passent sans dialogue. Les amateurs de récits vikings peuvent foncer sans réfléchir sur Parjure pour découvrir une histoire originale basée sur une légende peu connue.
  13. Titre de l'album : Orgueil et Préjugés Scenariste de l'album : Claudia Kühn, Jane Austen Dessinateur de l'album : Tara Spruit Coloriste : Editeur de l'album : Jungle Note : Résumé de l'album : Dans la haute société de l'Angleterre géorgienne, les bals et rencontres entre jeunes gens vont de plus belle. Les cinq filles de la famille Bennet sont en âge de se marier et Mrs Bennet compte bien les pousser à se trouver un bon parti ! L'une d'elles, Jane, est d'une beauté qui ne laisse pas les prétendants indifférents. Mr Bingley en fait partie –; et les sentiments semblent réciproques. Elizabeth, quant à elle, n'est pas décidée à se marier sans amour. Mais au cours d'une de ces soirées mondaines, elle fait la rencontre d'un homme mystérieux qui, très vite, l'insupporte... Ami du charmant Mr Bingley, il est pourtant son total opposé et Elizabeth le rejette... Néanmoins, se pourrait-il que ce soit lui, son grand amour ? Critique : A l'occasion du lancement d'une nouvelle collection "Romance graphique", l'éditeur Jungle tente d'élargir son panel de lecteurs(trices) avec des oeuvres cultes adaptées en format roman graphique. Débuter avec le grand classique de la littérature anglaise Orgueils et préjugés, permet de donner le ton de cette anthologie. L'amour avec un grand A sera donc à l'honneur et il faut bien avouer que cette adaptation est plutôt bien réussie ! L'ambiance feutrée de l'époque y est particulièrement bien retranscrite. Ainsi on découvre la vie dans ces grands domaines bourgeois avec les différentes salles occupées par les riches familles, le mobilier et cette décoration typique, on se croirait dans un épisode de Downtown Abbey 🙂sans les domestiques rarement représentés ici. Les costumes, les bals, et donc le contenu des discussions entre gens de bonnes familles : qui peut se marier avec qui et dans quelles dispositions, en ont-ils le droit en fonction de leurs dots respectives etc.... Nous sommes littéralement plongés dans l'Angleterre géorgienne et son étiquette. Pour illustrer cet âge illustre du pays, un trait aux couleurs chaudes, empreint de délicatesse. La dessinatrice hollandaise Tara Spruit réalise en outre un découpage cinématographique centré sur les visages avec de gros plans, renforçants les sentiments éprouvés. Vous imaginerez sans encombres les pensées des protagonistes ! Cette oeuvre intemporelle fut à de multiples reprises adaptées, sur de multiples supports, ce roman graphique comblera les adeptes du livre et du grand romantisme. Une nouvelle parution dans cette collection est d'ores et déjà prévue pour le mois de novembre : A tous les garçons que j'ai aimé. Un premier tome de la saga littéraire à succès adaptée sur Netflix avec pour titre Les amours de Lara Jean. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/orgueil-et-prejuges-9782822245654/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  14. Kevin Nivek

    Orgueil et Préjugés

    A l'occasion du lancement d'une nouvelle collection "Romance graphique", l'éditeur Jungle tente d'élargir son panel de lecteurs(trices) avec des oeuvres cultes adaptées en format roman graphique. Débuter avec le grand classique de la littérature anglaise Orgueils et préjugés, permet de donner le ton de cette anthologie. L'amour avec un grand A sera donc à l'honneur et il faut bien avouer que cette adaptation est plutôt bien réussie ! L'ambiance feutrée de l'époque y est particulièrement bien retranscrite. Ainsi on découvre la vie dans ces grands domaines bourgeois avec les différentes salles occupées par les riches familles, le mobilier et cette décoration typique, on se croirait dans un épisode de Downtown Abbey 🙂sans les domestiques rarement représentés ici. Les costumes, les bals, et donc le contenu des discussions entre gens de bonnes familles : qui peut se marier avec qui et dans quelles dispositions, en ont-ils le droit en fonction de leurs dots respectives etc.... Nous sommes littéralement plongés dans l'Angleterre géorgienne et son étiquette. Pour illustrer cet âge illustre du pays, un trait aux couleurs chaudes, empreint de délicatesse. La dessinatrice hollandaise Tara Spruit réalise en outre un découpage cinématographique centré sur les visages avec de gros plans, renforçants les sentiments éprouvés. Vous imaginerez sans encombres les pensées des protagonistes ! Cette oeuvre intemporelle fut à de multiples reprises adaptées, sur de multiples supports, ce roman graphique comblera les adeptes du livre et du grand romantisme. Une nouvelle parution dans cette collection est d'ores et déjà prévue pour le mois de novembre : A tous les garçons que j'ai aimé. Un premier tome de la saga littéraire à succès adaptée sur Netflix avec pour titre Les amours de Lara Jean.
  15. The_PoP

    Impénétrable

    Titre de l'album : Impénétrable Scenariste de l'album : Alix Garin Dessinateur de l'album : Alix Garin Coloriste : Alix Garin Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Dans un récit profondément intime et émouvant, Alix Garin nous raconte son voyage libérateur à travers les méandres des troubles de la sexualité. Comment le combat pour reprendre possession de son corps, de son désir et sauver son couple se transforme en une quête émouvante de guérison, d'émancipation et d'amour. À travers des hauts et des bas, des échecs et des victoires, elle explore les profondeurs de sa psyché, les liens entre le physique et le mental et la complexité de la sexualité. Avec courage et honnêteté, Alix livre un témoignage sincère, beau et bouleversant sur les difficultés liées à la sexualité, encore trop méconnues et souvent taboues. Critique : Impénétrable est le genre de bd dont je ne doutais pas de la qualité. Pourtant, c'est toujours aussi difficile d'avoir envie de la lire. Parce que l'on sait d'avance que les sujets abordés vont être lourds, poignants, et que l'ensemble ne sera probablement pas vraiment fun ou léger. A raison d'ailleurs. C'est donc un roman graphique qui trainait sous ma pile de lecture en retard. Et puis en tant qu'homme évidemment, on ne sait pas si on sera pertinent sur cette lecture. Et puis, un jour vous trouvez, le temps, l'énergie, la paresse intellectuelle s'éloigne un temps et vous vous plongez dedans. Vous n'en ressortirez qu'une fois les 304 pages dévorées. Ce thème vous parle peut être ou pas, mais la force de ce roman graphique se situe bien au delà car c'est toute notre façon de surmonter nos épreuves qui est ici étalée. A travers ce récit autobiographique, poignant, honnête et d'un rare courage, Alix Garin nous emporte avec elle sur le chemin de son propre salut. Ce livre vous mettra probablement plus d'une fois mal à l'aise. Vous demanderez ce qu'il y a à en tirer, et jusqu'à la dernière page, vos réserves seront fondées et justifiées, peut être même au delà. Mais qu'importe, l'essentiel n'est pas là pour moi, c'est avant tout la mise à nu, de quelqu'un qui vient nous livrer ici ses combats, ses erreurs, ses failles, ses vulnérabilités, qui ne demande pas pardon, mais qui se dévoile, prenant le risque du jugement inévitable et pourtant futile. Impénétrable porte mal son nom car c'est plutôt une pénétration dans la psychée de l'auteure qui nous est proposée ici. Gardez votre esprit critique, vous en aurez bien besoin. Il faut de la maturité pour lire cet ouvrage, car non ce n'est pas un traité sur une maladie, ce n'est pas un traité sur la sexualité, ce n'est ni militant, ni révolté, c'est un témoignage sur un parcours, imparfait forcément puisqu'il ne reflète que la pensée et le vécu d'Alix Garin. Des zones d'ombres larges subsistent pour moi et vous interrogeront probablement, et c'est tant mieux, je crois personnellement en la sincérité de l'auteure. Un dernier petit mot, si vous avez lu aussi "Ne m'oublie pas" de la même Alix Garin, cette lecture prendra encore plus de sens, pour ma part, j'attends désormais de la voir sur des sujets peut être moins "autobiographiques". Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/impenetrable?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  16. Titre de l'album : Les fantômes du Mont-Blanc Scenariste de l'album : Phicil Dessinateur de l'album : Phicil Coloriste : Phicil Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Les Alpes, dans une boutique d'horlogerie. Le fantôme d'une jeune femme part en quête de ses souvenirs perdus. La nuit, guidée par le chien du vieil horloger, elle redécouvre le passé de sa famille juive réfugiée à Saint-Gervais-les-Bains durant la seconde guerre mondiale, mais aussi l'histoire d'amour qu'elle a vécu avec un jeune horloger, jusqu'à leur fuite devant l'arrivée des Allemands. Critique : L'auteur Phicil revient avec un roman graphique pour présenter une romance onirique durant la seconde guerre mondiale. La nouveauté dans le traitement de ce sujet dramatique provient de la manière onirique de présenter le sujet. En effet, dès l'introduction, le personnage principal est un chien dont l'auteur nous livre ses réflexions. Par le biais de plusieurs situations que vous pourrez découvrir en lisant l'album, le chien perçoit des souvenirs de personnes à travers les photos qui prennent vie. Dans une grande partie de l'album, on suit les fantômes du passé qui tentent de se souvenirs de leur histoire pendant que le chien reste le fidèle compagnon d'un vieil horloger. Avec la partie des rêves, l'auteur peut se lâcher et donner libre court à son imagination pour l'héroïne fantomatique, deux chiens dotés de la parole et un oiseau étrange. Le trait de Phicil est simpliste pour représenter les personnage et décors imaginaires et réalistes. Le sujet de l'histoire prend plus de profondeur quand les soldats nazis pourchassent et persécutent les juifs dès le démarrage du conflit. L’esprit de la femme ou son souvenir comprends et se souvient de ce drame en même temps que le lecteur. Les fantômes du Mont-Blanc est un roman graphique fort en émotion. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-fantomes-du-mont-blanc/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  17. alx23

    Les fantômes du Mont-Blanc

    L'auteur Phicil revient avec un roman graphique pour présenter une romance onirique durant la seconde guerre mondiale. La nouveauté dans le traitement de ce sujet dramatique provient de la manière onirique de présenter le sujet. En effet, dès l'introduction, le personnage principal est un chien dont l'auteur nous livre ses réflexions. Par le biais de plusieurs situations que vous pourrez découvrir en lisant l'album, le chien perçoit des souvenirs de personnes à travers les photos qui prennent vie. Dans une grande partie de l'album, on suit les fantômes du passé qui tentent de se souvenirs de leur histoire pendant que le chien reste le fidèle compagnon d'un vieil horloger. Avec la partie des rêves, l'auteur peut se lâcher et donner libre court à son imagination pour l'héroïne fantomatique, deux chiens dotés de la parole et un oiseau étrange. Le trait de Phicil est simpliste pour représenter les personnage et décors imaginaires et réalistes. Le sujet de l'histoire prend plus de profondeur quand les soldats nazis pourchassent et persécutent les juifs dès le démarrage du conflit. L’esprit de la femme ou son souvenir comprends et se souvient de ce drame en même temps que le lecteur. Les fantômes du Mont-Blanc est un roman graphique fort en émotion.
  18. Titre de l'album : Les Météores - Histoires de ceux qui ne font que passer Scenariste de l'album : Jean-Christophe Deveney Dessinateur de l'album : Tommy Redolfi Coloriste : Tommy Redolfi Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Une météorite se dirige vers la Terre. Pourtant, pas question de héros qui sauvent l'humanité. Plutôt de vies de travers entremêlées. Floyd traverse la vie avec son grand et gros corps, ses habitudes et ses "blancs". Et puis, il y a Gary, Casey, Charlie ou Hollie, entraînés dans son sillage... Autant de personnages qui révèlent leurs forces et leurs vulnérabilités face à l'imminence de la fin. Critique : Le scenario de Jean-Christophe Deveney nous propose des tranches de vie toutes plus réalistes les uns que les autres. Les protagonistes se croisent, discutent et vivent leur quotidien paisiblement jusqu'à ce que les informations passent en boucle qu'une énorme météorite énorme se dirige sur la Terre. Son impact pourrait être aussi dévastateur que celle ayant frappée la planère au temps des dinosaures. Tous les personnages gravitent autour de Floyd, un gentils géant avec des absences inquiétantes pour son tuteur, un ancien alcoolique ou encore une mère de famille infirmière devant supporter le caractère de certain patients. Les planches de Tommy Redolfi sont parfaites pour décrire les paysages enseignés ou très sombre et hivernale. Le format à l'italienne participe au angle de vue plus large. Plusieurs passages sont muets où les dessins suffisent à comprendre l’action. Les Météores, Histoires de ceux qui ne font que passer est un récit qui prend le temps de développer chaque personne avec son passé et ses peurs face à la situation alarmiste. On se laisse très vite rentrer dans l’histoire où chaque chapitre est introduit par deux planches avec une vue de la météorite se rapprochant. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-meteores-histoires-de-ceux-qui-ne-font-que-passer/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  19. Le scenario de Jean-Christophe Deveney nous propose des tranches de vie toutes plus réalistes les uns que les autres. Les protagonistes se croisent, discutent et vivent leur quotidien paisiblement jusqu'à ce que les informations passent en boucle qu'une énorme météorite énorme se dirige sur la Terre. Son impact pourrait être aussi dévastateur que celle ayant frappée la planère au temps des dinosaures. Tous les personnages gravitent autour de Floyd, un gentils géant avec des absences inquiétantes pour son tuteur, un ancien alcoolique ou encore une mère de famille infirmière devant supporter le caractère de certain patients. Les planches de Tommy Redolfi sont parfaites pour décrire les paysages enseignés ou très sombre et hivernale. Le format à l'italienne participe au angle de vue plus large. Plusieurs passages sont muets où les dessins suffisent à comprendre l’action. Les Météores, Histoires de ceux qui ne font que passer est un récit qui prend le temps de développer chaque personne avec son passé et ses peurs face à la situation alarmiste. On se laisse très vite rentrer dans l’histoire où chaque chapitre est introduit par deux planches avec une vue de la météorite se rapprochant.
  20. alx23

    Les notes rouges

    Après les oiseaux ne se retournent pas et Zaza Bizar, l'autrice Nadia Nakhlé revient avec un nouveau roman graphique dramatique inspiré de la réalité durant la deuxième guerre mondiale. Dans un orphelinat, un frère poète et une sœur musicienne sont séparés pendant l'intervention de troupes allemandes lors d'une soirée. La jeune musicienne est devenue une pianiste reconnue pour son travail mais elle vit toujours dans la douleur d'avoir perdu son frère et de ne pas connaitre son sort. Elle continue à lui écrire des lettres qu'elle dépose dans une cachette connue seulement d'eux, au pied d'un arbre. Nadia Nakhlé nous propose un récit touchant sur les enfants ayant connus la guerre et les troubles encourus. Ce drame avance en deux époque entre l'action après-guerre avec la musicienne adulte et pendant la guerre avec les deux enfants. Le rythme alterne entre récit bande dessinée classique et textes illustrées pour les lettres. Nadia Nakhlé utilise plusieurs style différents de dessins pour renforcer les ambiances. L'ensemble est de qualité et les illustrations hachurées en noir avec les soldats pour donner un climat effrayant. Les notes rouges est un roman graphique touchant puisqu'il met en scène des enfants dans un drame historique, mais le dénouement laisse voir de l'espoir.
  21. alx23

    Les notes rouges

    Titre de l'album : Les notes rouges Scenariste de l'album : Nadia Nakhlé Dessinateur de l'album : Nadia Nakhlé Coloriste : Nadia Nakhlé Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : 1957. Pologne. Anna Kowalski, pianiste concertiste, revient dans sa ville natale. Hantée par la disparition de son frère, Dorian, elle espère retrouver sa trace. Deux destins croisés : une soeur et son petit frère, séparés pendant la Seconde Guerre mondiale. Deux enfants arrachés l'un à l'autre, qui ne cessent pourtant de garder espoir en l'amour qui les unit. Critique : Après les oiseaux ne se retournent pas et Zaza Bizar, l'autrice Nadia Nakhlé revient avec un nouveau roman graphique dramatique inspiré de la réalité durant la deuxième guerre mondiale. Dans un orphelinat, un frère poète et une sœur musicienne sont séparés pendant l'intervention de troupes allemandes lors d'une soirée. La jeune musicienne est devenue une pianiste reconnue pour son travail mais elle vit toujours dans la douleur d'avoir perdu son frère et de ne pas connaitre son sort. Elle continue à lui écrire des lettres qu'elle dépose dans une cachette connue seulement d'eux, au pied d'un arbre. Nadia Nakhlé nous propose un récit touchant sur les enfants ayant connus la guerre et les troubles encourus. Ce drame avance en deux époque entre l'action après-guerre avec la musicienne adulte et pendant la guerre avec les deux enfants. Le rythme alterne entre récit bande dessinée classique et textes illustrées pour les lettres. Nadia Nakhlé utilise plusieurs style différents de dessins pour renforcer les ambiances. L'ensemble est de qualité et les illustrations hachurées en noir avec les soldats pour donner un climat effrayant. Les notes rouges est un roman graphique touchant puisqu'il met en scène des enfants dans un drame historique, mais le dénouement laisse voir de l'espoir. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-notes-rouges/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  22. The_PoP

    Mitsuo - Tome 1

    Titre de l'album : Mitsuo - Tome 1 Scenariste de l'album : Jérôme Hamon Dessinateur de l'album : Gijé Coloriste : Gijé Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : À bientôt huit ans, Sacha refuse de vivre parmi les siens. Lui, son monde, c'est celui de Mitsuo, un explorateur intergalactique à la recherche de la planète Neolia, et en lutte contre l'Empire. Neuro-atypique, il est réorienté pour la quatrième fois vers le terrible centre des Augustins. Mais sa mère Emma refuse de le voir normalisé à coups de médicaments. Alors pour fuir l'Empire, elle emmène Sacha à la campagne. Là-bas, peut-être trouveront-ils Neolia ensemble... Critique : Ohhhh qu'elle est dure ma note, pour un coup de coeur indéniable et un ouvrage bardé de qualités. C'est difficile à expliquer mais je vais essayer. Tout d'abord les très bons points : la couverture est sublime, pour moi l'une des plus fines et réussies de la rentrée, tout en subtilité et en douceur, il y a du studio ghibli dans cette composition. Et bien l'intérieur est du même acabit, pour notre plus grand bonheur. Merci Gijé pour ce superbe travail. L'histoire se déroule sans temps mort, et va à deux mille à l'heure, moi comme une andouille quand j'ai vu le format en roman graphique et le thème, je me suis dit que c'était un one shot, et ben non. Le 1/2 sur la couverture était pourtant un gros indice. Forcément quand on ne s'attend pas à un tome 2, on dévore les dernières pages en se demandant comment diable les auteurs vont pouvoir clôturer tout ça, et avec un peu d'inquiétude d'ailleurs. Et bien ils ne le feront pas sur ce tome. Ouf. On va pouvoir se resservir 🙂 Parlons maintenant du sujet plus clivant. Le scénario. Forcément quand on connait un peu le monde du médico social, on a un avis peut être pas neutre sur le sujet. Ce qui explique le seul reproche que j'ai pu faire à cette petite merveille : les services sociaux sont trop facilement dépeints comme le mal, sans nuances. Ce qui fait peut être paradoxalement perdre un peu de force au combat mené par la maman. C'est dommage car cette bd tout en douceur, en belles choses, en subtilité, aurait probablement gagné beaucoup à présenter les choses avec une dichotomie moins caricaturale. Ce qui est balot car à travers quelques réflexions des personnages secondaires tout au long de l'album, on sent bien que pour les auteurs les choses sont toujours complexes et nuancées. Alors si je comprend le besoin pour les choix narratifs de montrer un "ennemi" fort, j'ai juste le regret que la solution apportée soit un brin facile à mon goût. Heureusement, et c'est là que réside le secret d'un 4 étoiles, mais coup de coeur, le tome 2 ouvre beaucoup de possibilité, notamment avec le personnage jusqu'ici encore sous exploité du papa qui arrive sur le devant de la scène et encore beaucoup de belles choses à amener. Qui font qu'on referme ce livre avec une seule envie : se plonger dans la suite ! Et ça c'est bien le signe d'un coup de coeur pour moi ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/mitsuo-tome-1/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  23. The_PoP

    Impénétrable

    Impénétrable est le genre de bd dont je ne doutais pas de la qualité. Pourtant, c'est toujours aussi difficile d'avoir envie de la lire. Parce que l'on sait d'avance que les sujets abordés vont être lourds, poignants, et que l'ensemble ne sera probablement pas vraiment fun ou léger. A raison d'ailleurs. C'est donc un roman graphique qui trainait sous ma pile de lecture en retard. Et puis en tant qu'homme évidemment, on ne sait pas si on sera pertinent sur cette lecture. Et puis, un jour vous trouvez, le temps, l'énergie, la paresse intellectuelle s'éloigne un temps et vous vous plongez dedans. Vous n'en ressortirez qu'une fois les 304 pages dévorées. Ce thème vous parle peut être ou pas, mais la force de ce roman graphique se situe bien au delà car c'est toute notre façon de surmonter nos épreuves qui est ici étalée. A travers ce récit autobiographique, poignant, honnête et d'un rare courage, Alix Garin nous emporte avec elle sur le chemin de son propre salut. Ce livre vous mettra probablement plus d'une fois mal à l'aise. Vous demanderez ce qu'il y a à en tirer, et jusqu'à la dernière page, vos réserves seront fondées et justifiées, peut être même au delà. Mais qu'importe, l'essentiel n'est pas là pour moi, c'est avant tout la mise à nu, de quelqu'un qui vient nous livrer ici ses combats, ses erreurs, ses failles, ses vulnérabilités, qui ne demande pas pardon, mais qui se dévoile, prenant le risque du jugement inévitable et pourtant futile. Impénétrable porte mal son nom car c'est plutôt une pénétration dans la psychée de l'auteure qui nous est proposée ici. Gardez votre esprit critique, vous en aurez bien besoin. Il faut de la maturité pour lire cet ouvrage, car non ce n'est pas un traité sur une maladie, ce n'est pas un traité sur la sexualité, ce n'est ni militant, ni révolté, c'est un témoignage sur un parcours, imparfait forcément puisqu'il ne reflète que la pensée et le vécu d'Alix Garin. Des zones d'ombres larges subsistent pour moi et vous interrogeront probablement, et c'est tant mieux, je crois personnellement en la sincérité de l'auteure. Un dernier petit mot, si vous avez lu aussi "Ne m'oublie pas" de la même Alix Garin, cette lecture prendra encore plus de sens, pour ma part, j'attends désormais de la voir sur des sujets peut être moins "autobiographiques".
  24. Titre de l'album : Sa Majesté des mouches Scenariste de l'album : Aimée de Jongh, William Golding Dessinateur de l'album : Aimée de Jongh Coloriste : Aimée de Jongh Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Une bande de garçons issus de la haute société anglaise échouent sur une île déserte à la suite du crash de leur avion. Le pilote et les adultes qui les accompagnaient sont morts. Livrés à eux-même sur une île paradisiaque, les voilà bien décidés à jouir de cette toute nouvelle liberté. Une nouvelle vie sans adulte et sans règles : des vacances. Ils se nourrissent de fruits, jouent et se baignent. Pour survivre, ils seront pourtant bien obligés de s'organiser et de reproduire les schémas sociaux inculqués. Le téméraire et gentil Ralph devient alors le chef de cette petite tribu. Mais c'est compter sans Jack qui décide de former une autre tribu, plus sauvage et violente. Chaque garçon doit choisir son camp et la guerre fait rage entre eux. Adapté pour la première fois en bande dessinée, le chef-d'oeuvre de William Golding est ici majestueusement mis en scène par le dessin d'Aimée de Jongh. À l'occasion des 70 ans de l'oeuvre originale, l'album connaîtra une sortie internationale et paraîtra dans une quinzaine de pays Critique : Paru en 1954 et fruit de nombreuses adaptations, le roman de William Golding semble plus que jamais ancré dans le réel et évocateur du côté sombre de l'homme ! Pour dépeindre ce cadre idyllique d'une île, cette "prison dorée" sans surveillants, la très talentueuse Aimée de Jongh, qui commence à se faire un nom dans le monde du 9ème art. Son excellent roman graphique Jours de sable, paru chez Dargaud, avait remporté de nombreux prix. Sa faculté à véhiculer les émotions à travers les visages des personnages, ses différents plans de découpage, son style graphique élégant est une véritable aubaine pour les lecteurs. On pénètre littéralement dans l'esprit des enfants, leurs peurs, leurs réactions, le cheminement qu'ils décident de prendre, tout semble logique et implacable, l'artiste hollandaise infuse un parfum de malaise grandissant pages après pages. Ainsi sous vos yeux, le reflet d'une société sans règles, où la loi du talion l'emporte, va mener ces enfants à commettre l'irréparable. Dans cette île paradisiaque, à une époque incertaine, les différentes facettes de l'homme se découvrent sous le trait somptueux d'Aimée de Jongh. Des couleurs vertes illustrant la jungle, aux notes de bleus pour l'océan et ses lagons, sans oublier la couleur chair vierge et innocente des jeunes gens naufragés, vous serez subjugués par son travail ! Un grand roman pour une histoire empreinte de véracité, et une grande artiste complète ! Chapeau bas Aimée 🙂 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/sa-majeste-des-mouches/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  25. The_PoP

    Maman solo

    Depuis "ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une", j'aime beaucoup ce que fait Sophie Ruffieux. Mais pour ceux qui ne l'ont jamais lue, à première vue, son trait un peu girly pourrait vous faire tourner la tête en mode déjà vu/lu cent fois. A seconde vue, le thème pourrait vous faire fuir, vous les gros ronchons de la bd au fond en mode, encore une bd "ouin ouin" et victime... Oui ça c'est ce qu'on pourrait penser avant de l'ouvrir. D'abord le trait de Sophie Ruffieux est plus doux, plus détaillé, et ses compositions de planches révèlent une belle maitrise de son sujet. On sent qu'elle aime ses personnages, même ceux qu'elle adorerait détester. Ensuite le scénario d'Emmanuelle Friedmann est bon, évitant souvent les clichés, ses personnages restent fins, crédibles et humains. Les gros lourds, les pas aimables, les détestables, nous surprennent par de petits détails révélant quand même leur humanité, tel son premier boss ou certains autres personnages. Evidemment le personnage ici du père reste difficile mais le point de vue de la maman solo sur lui reste touchant et pas si souvent que ça dans le jugement ou le mépris. Il y a de la colère certes, mais surtout et avant tout un combat, pour ses enfants et pour elle. Malheureusement cette bd fait écho à ce que l'on peut observer autour de nous, mais elle le fait avec un brin d'humour et beaucoup de tendresse pour ses personnages et leurs combats. Je vous encourage à la découvrir, c'est un beau moment de lecture qui ne tombe pas dans la facilité de chercher à trop nous émouvoir. Bravo Mesdames et merci pour ce moment de lecture.
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