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  • Kevin Nivek
    • Scenariste: Lois Lowry Dessinateur: P. Craig Russel Coloriste: P. Craig Russel Editeur: Philéas Note :
      Résumé:

      Lorsque Jonas aura douze ans, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n'existent pas. Les inégalités n'existent pas. La désobéissance et la révolte n'existent pas. Jonas ne sait pas encore qu'il est unique... L'harmonie règne dans la communauté. Les cellules familiales sont constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveau-nés inaptes sont " déliés ", personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : le Receveur de Mémoire. Lui seul sait comment était le monde quand il y avait encore des animaux, quand l'oeil humain pouvait voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Mêlant science-fiction et philosophie, Lois Lowry signe un roman envoûtant d'une incroyable densité, dans un style très particulier, où les genres cohabitent. La réflexion profonde, intelligente et sensible du récit original est ici parfaitement retranscrite dans l'adaptation de P. Craig Russel.

      Type: BD Europeene L'acheter chez notre partenaire Genre: Science Fiction Prix: 21,9 Nb de pages: 184
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    Je n'ai pas consulté le résumé de cette histoire avant de m'y plonger . Je dois bien avouer ne pas connaître l'écrivaine Lois Lowry et encore moins ce roman sorti en 1994 et adapté au cinéma en 2014 sous le nom The giver . C'est donc avec un regard neuf et curieux que j'ai découvert cette société aux codes bien particuliers . Oubliez notre mode de vie occidental judéo-chrétien , ici tout est nouveau , du vocabulaire employé au mode de vie ! Une société dystopique dépeinte avec brio par le dessinateur Russel en noir et blanc , mais pas que 😉 . Il est nécessaire d'accepter de ne rien comprendre en début de lecture. et découvrir ce récit centré sur Jonas . On saisit très vite les limites de ce monde à travers le fonctionnement des cellules familiales ou encore les rôles de chacun , le tout étant de comprendre : pourquoi ? Que cache cette société qui semble parfaite de prime abord ? Russel parvient à instaurer une réelle ambiance avec son trait européen et son découpage dynamique . Vous verrez que même ce choix de bichromie n'est pas une volonté de l'artiste , mais un symbole en respect avec le  roman . Une adaptation de talent , faite par un auteur complet , ayant déjà travaillé avec Neil Gaiman entre autres et récompensé aux Eisner . Le tout étant de se laisser porter par la lecture , rassurez-vous , tout "s'éclaircira" à la fin 😉 .

     

    La passeur 1.jpg

    le passeur 2.jpg

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  • Dernières Critiques

    • Thanksgiving
      Note :
      Delcourt publie une petite pépite du talentueux auteur de comics indé Mark Russel avec ce Thanksgiving aux airs de "slasher" , ces fameux films d'épouvante américains. Une famille ordinaire qui fête les pères fondateurs, en mangeant bien évidemment la dinde et qui a une petite tradition : les aveux familiaux . Au cours d'un tour de table, chacun révèle à la famille ce qu'il n'a jamais dévoilé à quiconque. Le huis-clos va prendre soudainement une bien drôle de tournure, car au fait, je ne vous ai pas dit mais des meurtres sont perpétrés par un serial-killer à chaque Thanksgiving et le tueur rôde toujours 😉 Sur fond de thriller, l'auteur distille l'Amérique dysfonctionnelle, où chaque camp politique s'affirme en totale décontraction, discours raciste, divisions sociales, opinions personnelles controverses, tout y passe dans un déferlement de joutes verbales. L'humour est bel et bien présent car l'auteur apporte un ton cynique à l'ensemble, presque parodique façon American Beauty, le formidable film de Sam Mendes. L'artiste belge Mauricet régale quand à lui avec ses planches tirant sur la ligne claire et une colorisation formidablement maîtrisée. Des cases détaillés, des visages expressifs et un découpage enchainant les plans larges et recentrés sur les visages pour favoriser l'immersion et le jeu des "acteurs" . Pour 10,5 euros c'est cadeau et vous le prêterez facilement 😉 
      • 0 réponse
    • Dissuasion nucléaire - Une histoire française
      Note :
      Le duo de Paris-Damas liaisons mortelles parus en 2024 chez Delcourt, revient avec cet ouvrage formidablement bien documenté sur la genèse de LA bombe française ! Dans ces pages bien remplies (parfois un peu trop ) vous découvrirez que la France était bel et bien pionnière en avancées sur le domaine, sans l'invasion allemande, il est fort possible que nous aurions développé une bombe nucléaire avant les américains. Sous l'impulsion des scientifiques Jacques André et Frédéric Joliot-Curie, la France est à la pointe en 1939 en découvrant la fission nucléaire. Einstein au fait de la situation, le monde scientifique étant petit, en informe très vite le président Roosevelt qui déclenche une course où tous les coups seront permis pour avoir la primeur des recherches mais aussi et surtout l'exclusivité ! Le général De Gaulle tient il est vrai le premier rôle tant il est l'instigateur du projet pour la France avec toujours le même leitmotiv : l'indépendance militaire et énergétique. De l'invasion allemande sur notre territoire jusqu'aux essais controversés de Moruroa, vous verrez défiler 50 ans d'anecdotes incroyables sur ce projet titanesque. Hélas pour le pire et pour le meilleur tant les retombées écologique et humaines seront importantes, la plupart dissimulées... La grande muette n'a jamais aussi bien mérité ce surnom ! Nicolas Otero utilise des encrages noirs profonds, façon vielles coupures de presse en noir et blanc, les visages sont durs et sombres, il se permet l'ajout de jaune uniquement pour tout ce qui touche à l'atome. Un dessin précis et détaillé qui tente parfois de se faire une place au milieu des écrits de Bartoll. Entre les bulles de dialogues, celles situant le contexte et les nombreux astérisques expliqués en bas de page, vous aurez de la lecture ! J'aurais aimé le style un peu plus cinématographique du formidable La bombe paru chez Glénat. Il est cependant nécessaire de souligner le grand travail de recherches de Jean-Claude Bartoll qui retrouve ses jalons de grand reporter dans ses pages. Passionnant. 
      • 0 réponse
    • Oui, Chef !
      Note :
      Bon alors autant vous le dire avant la critique, je ne suis pas un grand fan du trait de Florence Cestac.

      Pas de jugement de valeur. Juste le trait graphique dont je n'ai jamais été grand fan.

      Et pourtant j'ai trouvé cette BD rafraichissante. Si on n'apprend pas grand chose que l'on ne saurait déjà sur le monde de la cuisine, Florence Cestac nous livre une histoire authentique, sur un homme passionné par la cuisine, quitte à se perdre lui même.

      La BD est vivante et dynamique. Le trait caricatural de Florence Cestac ajoute un coté humoristique qui permet de se détacher de la "violence" du monde de la grande cuisine, sans pour autant le cacher.

      Florence Cestac nous livre un récit humain, simple avec un personnage principale au final plus attachant malgré son caractère de cochon.
      • 0 réponse
    • Le quatrième père tome 1
      Note :
      Apres Sean Murphy, c'est au tour de  Matteo Scalera de rejoindre les rangs d'Astrolabe qui nous continue de nous montrer qu'il est possible de ne faire que peux de sortie mais de de les faire de qualité.

      Ici Matteo Scalera  nous livre un Ovni dans l'univers du comics américain. Un comics qui est autant un hommage à Superman qu'un questionnement sur la famille et la transmission.

      Hommage car il nous parle d'un héros, le seul, qui a eu son pouvoir suite à l'invention d'un serum de super force. Famille parce que nos héros sont les membres d'une famille ou.. pas grand chose ne va. Entre le père perdu qui ne réussi pas à garder un boulot, la sœur pompier qui déménage et un fille super intelligente, Matteo Scalera nous livre une famille américaine "standard" qui va être pris dans la tourmente de l'existence de ce vieux "super héros".

      S'en suis une histoire assez dingue qui mêle super vilain, descendance et impact de la famille sur les choix de vie. 

      Le tout porté par les dessins Matteo Scalera pas loin d’être à son prime sur le premier tome de cette histoire.

      A lire !

       

       
      • 0 réponse

    • Basara - star edition tome 3
      Note :
      Troisième tome de la re-impression de Basara.

      Un tome qui fait toujours le même effet : j'ai encore eu une fois de plus du mal à me lancer dedans... et pourtant une fois dedans j'ai été happé par l'histoire.

      Ce manga des années 90/00 est une véritable démonstration des mangas de l'époque. Un dessin qui attire un peu moins avec une grosse densité d'information par page ce qui, pour un shojo, est devenu assez rare. Mais surtout une véritable histoire pleine de rebondissements crédibles, de personnages compliqués dont on ne comprend pas le passé en un clin d'oeil.

      Un shojo dont, l'histoire d'amour qui est aussi (et surtout pour le moment) une véritable aventure ou romance et grande histoire se mêle avec brio. Une histoire qui donne envie d'etre lue et continuée .. et cela meme si le dessin un peu désuet n'encourage pas forcement à la lecture. 

      Ce tome 3 avance un peu plus encore dans la partie shojo avec rien de moins qu'un voyage de Sasara et Shuri. Un voyage dont le but de chacun est secret mais un voyage qu'ils font ensemble, les rapprochant et mêlant intrinsèquement la romance à l'aventure, augmentant encore l'angoisse de la révélation sur leurs véritables identités.

      C'est aussi l'occasion de dessiner un début de mitigation sur la fameuse dureté du Roi Rouge.

      Vivement la suite d'un manga qui mérite d’être lu
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