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  1. Kevin Nivek

    Nordlys

    La saga vikings de Vincent Wagner se termine ici avec ce Nordlys , divisée en deux parties distinctes . Dans la première on y suit Njal et sa quête de vengeance afin de trouver ce fameux sorcier pouvant lever le sortilège touchant Pelle . Puis, une seconde partie où l'affrontement final avec Kjartan va prendre fin . C'est une lecture assez complexe que nous livre l'auteur , avec une importante galerie de personnages et de multiples histoires sous-jacentes liants les protagonistes . Le contexte historique est riche , avec Norvège et Suède en pleine évolution vers le christianisme naissant .Ajoutez enfin à cela une pointe de fantastique avec les Ases , ces fameux dieux nordiques , intervenant quand bon leur semble et jouant avec les humains telle une enfant avec ses poupées ! Un récit complet mais auquel il manque du liant , on passe de flashbacks au présent sans aucun point de repère , d'un contexte à un autre sans explication ! Le rythme du fil scénaristique semble sinusoïdal . Il délivre pour autant de superbes planches , avec un dessin précis , pouvant se montrer avare en détails parfois , mais l'ambiance froide et nordique est bien retranscrite . Peu de couleurs , le blanc et le bleu dominent dans les grands espaces . Les couleurs chaudes seront réservées aux intérieurs et à la présence d'un feu de camp . Pour les amateurs d'histoires vikings plus verbeuses que sanglantes 😉
  2. Kevin Nivek

    Nordlys

    Titre de l'album : Nordlys Scenariste de l'album : Vincent Wagner Dessinateur de l'album : Vincent Wagner Coloriste : Vincent Wagner Editeur de l'album : Mosquito Note : Résumé de l'album : Norvège, 13ème siècle, Njál Moensen parcourt les fjords à la recherche du sorcier Adriel pour le tuer. Les dieux Åses réclament sa tête pour sortir Pelle Eiwindsen du coma dans lequel il est plongé. Le garçon pense convaincre le père de Pelle de l'aider. Mais le seigneur des hauts fjords ne veut pas l'écouter, et le sorcier a plus d'un mauvais tour dans son sac. Les Åses sont-ils aussi loyaux qu'ils le prétendent ? Et que va faire Kjartan, le terrible prince suédois qui tient enfermé dans sa forteresse Pelle et Solveig, la soeur de Njál ? Suite et fin de Saergard, Nordlys clôt la saga de Pelle dans le bruit et la fureur... Critique : La saga vikings de Vincent Wagner se termine ici avec ce Nordlys , divisée en deux parties distinctes . Dans la première on y suit Njal et sa quête de vengeance afin de trouver ce fameux sorcier pouvant lever le sortilège touchant Pelle . Puis, une seconde partie où l'affrontement final avec Kjartan va prendre fin . C'est une lecture assez complexe que nous livre l'auteur , avec une importante galerie de personnages et de multiples histoires sous-jacentes liants les protagonistes . Le contexte historique est riche , avec Norvège et Suède en pleine évolution vers le christianisme naissant .Ajoutez enfin à cela une pointe de fantastique avec les Ases , ces fameux dieux nordiques , intervenant quand bon leur semble et jouant avec les humains telle une enfant avec ses poupées ! Un récit complet mais auquel il manque du liant , on passe de flashbacks au présent sans aucun point de repère , d'un contexte à un autre sans explication ! Le rythme du fil scénaristique semble sinusoïdal . Il délivre pour autant de superbes planches , avec un dessin précis , pouvant se montrer avare en détails parfois , mais l'ambiance froide et nordique est bien retranscrite . Peu de couleurs , le blanc et le bleu dominent dans les grands espaces . Les couleurs chaudes seront réservées aux intérieurs et à la présence d'un feu de camp . Pour les amateurs d'histoires vikings plus verbeuses que sanglantes 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/nordlys/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  3. On le sait , JD Morvan est passionné par le Japon et sa culture depuis de nombreuses années . En parallèle à la magnifique série retraçant la vie de Madeleine la résistante , il réalise cette adaptation d'un roman de Thomas Raucat publié en 1924 suite à sa mission en terre japonaise . Durant ces 128 pages à l'aquarelle douce et élégante de Roberto Melis , vous allez vivre un véritable choc des cultures . Quand ils ne portent pas de jugement sur les us des occidentaux , tellement éloignés des moeurs locales , les japonais dévoilent leur culture et ce sens exacerbé de l'honneur à travers de multiples situations . La place de la femme en société , des enfants (selon leur sexe) , la sexualité , les rapports hiérarchiques professionnels , bref , c'est une véritable introspection de leurs coutumes que l'européen découvre . L'honneur , le déshonneur , ces considérations peuvent paraître stupides du prisme occidental , mais vous découvrirez toute l'importance qu'elles revêtent dans ce pays où hiérarchie et respect ne sont pas de vains mots . Le passage avec le chef de gare est tellement révélateur , je vous invite grandement à le lire 😉 Alors , certes , nous sommes dans le Japon des années 20 , mais je doute que le conflit mondial à venir ainsi que les progrès technologiques et autres mondialisations viennent perturber cet équilibre si harmonieux 100 ans plus tard . Ils sont attachés à leurs traditions et l'on comprend pourquoi à la fin de l'album et cette amourette surprise , si riche en enseignements . Je ne peux que recommander ce one-shot si bien écrit , dessiné et pourvu d'un sens du découpage cinématographique totalement immersif . Pour peu que le pays du soleil levant vous intéresse 😉 .
  4. Titre de l'album : L'honorable partie de campagne Scenariste de l'album : Jean-David Morvan - Thomas Raucat Dessinateur de l'album : Roberto Melis Coloriste : Roberto Melis Editeur de l'album : Sarbacane Note : Résumé de l'album : Tokyo, 1922, l'Exposition universelle bat son plein avec la grande attraction de l'année : un hydroplane. Un Européen aborde deux jeunes Japonaises et propose à la plus jolie d'aller visiter l'île d'Enoshima. Mais un homme qui passe par là y voit l'occasion de briller socialement et se précipite sur l'Occidental : nul autre que lui-même n'aura le plaisir de montrer Enoshima à « l'honorable étranger » et il l'attendra à la gare, accompagné de quelques amis. Pour avoir les coudées franches, l'étranger décide de prendre un autre train que son hôte japonais encombrant... Mais il aura beau faire : les mille et une complications de la vie nippone vont se jeter en travers de ses projets galants. Critique : On le sait , JD Morvan est passionné par le Japon et sa culture depuis de nombreuses années . En parallèle à la magnifique série retraçant la vie de Madeleine la résistante , il réalise cette adaptation d'un roman de Thomas Raucat publié en 1924 suite à sa mission en terre japonaise . Durant ces 128 pages à l'aquarelle douce et élégante de Roberto Melis , vous allez vivre un véritable choc des cultures . Quand ils ne portent pas de jugement sur les us des occidentaux , tellement éloignés des moeurs locales , les japonais dévoilent leur culture et ce sens exacerbé de l'honneur à travers de multiples situations . La place de la femme en société , des enfants (selon leur sexe) , la sexualité , les rapports hiérarchiques professionnels , bref , c'est une véritable introspection de leurs coutumes que l'européen découvre . L'honneur , le déshonneur , ces considérations peuvent paraître stupides du prisme occidental , mais vous découvrirez toute l'importance qu'elles revêtent dans ce pays où hiérarchie et respect ne sont pas de vains mots . Le passage avec le chef de gare est tellement révélateur , je vous invite grandement à le lire 😉 Alors , certes , nous sommes dans le Japon des années 20 , mais je doute que le conflit mondial à venir ainsi que les progrès technologiques et autres mondialisations viennent perturber cet équilibre si harmonieux 100 ans plus tard . Ils sont attachés à leurs traditions et l'on comprend pourquoi à la fin de l'album et cette amourette surprise , si riche en enseignements . Je ne peux que recommander ce one-shot si bien écrit , dessiné et pourvu d'un sens du découpage cinématographique totalement immersif . Pour peu que le pays du soleil levant vous intéresse 😉 . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/l-honorable-partie-de-campagne/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  5. Kevin Nivek

    Shiki

    C'est une véritable découverte des éditions Payotrivages , que cette jeune auteure Rosalie Stroesser ! Son trait "ligne claire" aux accents de manga est étonnant et remarquable . Sous ses airs épurés , son dessin fourmille de détails dans les cases et on tourne les pages avec avidité . Cette première oeuvre est une réussite en tous points .Réussir à accrocher le lecteur en exposant ses voyages au Japon dénote un talent certain . Car au delà de ce qu'elle découvre , elle nous livre son analyse et ses pensées . Nous la suivons pas à pas dans son quotidien , et tout ne se déroule pas exactement comme voulu , ou prévu par la jeune femme amoureuse du Japon : Voyages "sac à dos" , nuits à la belle étoile , hôtes avec des réactions surprenantes parfois mais vues sous le prisme occidental , jobs intérimaires ponctués de rencontres marquées par la différence de culture ; tout ce qu'elle a vécu s'offre à nos yeux émerveillés par cette grâce du dessin et de la mise en scène . Je n'ose vous raconter ses découvertes (bonnes et mauvaises) car tout l'intérêt du livre repose sur ses impressions , ses joies et ses peines . 4 saisons pour 4 chapitres . Tel une coccinelle , posez-vous sur l'épaule de Rosalie et suivez la au pays du soleil levant ,vous découvrirez une artiste libre , passionnée , courageuse et téméraire . Grande voyageuse , elle a vécu en Nouvelle-Zélande deux ans après ses escapades nippones . J'ai déjà hâte de lire ses aventures au pays du long nuage blanc 🙂 . Un coup de coeur pour cette première oeuvre qui en appelle d'autres !
  6. Kevin Nivek

    Shiki

    Titre de l'album : Shiki Scenariste de l'album : Rosalie Stroesser Dessinateur de l'album : Rosalie Stroesser Coloriste : Editeur de l'album : Autres Editeurs/Auto editions Note : Résumé de l'album : " Comment raconter en quelques phrases cette année si dense ? Comment expliquer cette relation particulière, toute en contradictions, que j'ai développée avec le Japon ? Ce mélange incohérent d'attirance et de rejet ? " Octobre 2015. Rosalie, une jeune dessinatrice française passionnée par les mangas des années 70, s'envole pour le Japon. Elle ne sait pas vraiment ce qu'elle va y chercher, peut-être avant tout la beauté. D'une expérience de wwoofing à Oishi à son premier job dans un bar de Tokyo en passant par une escapade à Kyoto, ce voyage d'un an se fait parcours initiatique. Un livre à la beauté magnétique. Critique : C'est une véritable découverte des éditions Payotrivages , que cette jeune auteure Rosalie Stroesser ! Son trait "ligne claire" aux accents de manga est étonnant et remarquable . Sous ses airs épurés , son dessin fourmille de détails dans les cases et on tourne les pages avec avidité . Cette première oeuvre est une réussite en tous points .Réussir à accrocher le lecteur en exposant ses voyages au Japon dénote un talent certain . Car au delà de ce qu'elle découvre , elle nous livre son analyse et ses pensées . Nous la suivons pas à pas dans son quotidien , et tout ne se déroule pas exactement comme voulu , ou prévu par la jeune femme amoureuse du Japon : Voyages "sac à dos" , nuits à la belle étoile , hôtes avec des réactions surprenantes parfois mais vues sous le prisme occidental , jobs intérimaires ponctués de rencontres marquées par la différence de culture ; tout ce qu'elle a vécu s'offre à nos yeux émerveillés par cette grâce du dessin et de la mise en scène . Je n'ose vous raconter ses découvertes (bonnes et mauvaises) car tout l'intérêt du livre repose sur ses impressions , ses joies et ses peines . 4 saisons pour 4 chapitres . Tel une coccinelle , posez-vous sur l'épaule de Rosalie et suivez la au pays du soleil levant ,vous découvrirez une artiste libre , passionnée , courageuse et téméraire . Grande voyageuse , elle a vécu en Nouvelle-Zélande deux ans après ses escapades nippones . J'ai déjà hâte de lire ses aventures au pays du long nuage blanc 🙂 . Un coup de coeur pour cette première oeuvre qui en appelle d'autres ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/sochira/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  7. Kevin Nivek

    Au coeur des solitudes

    Que d'émerveillement à la lecture de cette aventure (plus qu'une autobiographie) de John Muir ! Lomig m'avait déjà saisi par la beauté de son dessin avec cette merveille qu'est Dans la forêt ; il récidive ici avec ce périple dans les gigantesques forêts et montagnes américaines . Son trait fin d'une élégance rare nous offre des pages sublimes , que l'on tourne dans un état contemplatif . Ici , nul besoin de couleurs , il dessine tellement bien les fleurs et autres arbres majestueux , que votre esprit associera les nuances qu'il désire . Préparez-vous donc à voyager aux côtés de John Muir (Ecossais de naissance comme son nom l'indique) , pionniers des vastes étendues nord-américaines . Suite à un accident dans la scierie de son père qui va lui ôter la vue , il va réaliser pleinement la voie qu'il désire entreprendre . Elle s'éloigne grandement de ce travail dangereux et harassant ! Retrouvant l'usage d'un oeil sur deux (l'autre étant voilé) , il part avec quelques sous en poche à la découverte du monde sauvage et végétal , son premier amour d'enfance . Un périple de plusieurs centaines de kilomètres ponctué d'observations, méditations et d'écrits pour une ode à la nature . Chaque observation d'une fleure ou d'un canyon , voire du début de la déforestation orchestrée par l'homme , lui donne sujet à réflexion . Ses rencontres l'enrichissent aussi , et il peut arriver qu'il soit perçu comme un original dans cette Amérique sortant tout juste de ce douloureux conflit qu'est la guerre de sécession . Au grès des pages , on découvre ainsi de riches propriétaires , d'anciens esclaves affranchis , des indiens , des cowboys etc .... Toutes ces rencontres donnent leur vision du monde à notre aventurier en herbe qui se nourrit de ces échanges tout en gardant ses distances . C'est là un paradoxe de John Muir, humaniste mais préférant la solitude dans laquelle il trouve de la sérénité et du recueil . La magnifique édition est enrichie par des annexes en fin d'ouvrage sur sa vie qui ne s'est pas arrêtée aux derniers dessins de Lomig . Il a effectué de nombreux autres voyages dans le monde entier , a fondé une famille et même passé une nuit à la belle étoile avec Roosvelt dans les montagnes . Ce dernier étant curieux de connaître l'homme derrière ses publications botaniques (entre autres) . Des photographies complètent ce dossier ainsi qu'une liste de livres sur sa vie . Je ne peux que vous recommander cette lecture , ainsi que Dans la forêt , paru en édition poche au mois de mai 😉
  8. Titre de l'album : Au coeur des solitudes Scenariste de l'album : Lomig Dessinateur de l'album : Lomig Coloriste : Lomig Editeur de l'album : Sarbacane Note : Résumé de l'album : 1867, une scierie tourne à plein régime dans un bruit effroyable quand soudain, des ouvriers courent secourir un homme à terre. Il s'est blessé gravement aux yeux. John Muir a déjà 29 ans et il est confiné dans une chambre obscure : il est probable qu'il restera aveugle. Mais miraculeusement, après des mois d'une convalescence quasi mystique, il recouvre la vue. C'est décidé, il va tout quitter et embrasser son rêve de toujours : partir plein Sud à la rencontre de la vie sauvage. Armé de son seul courage, de sa jeunesse, d'une loupe et d'une presse botanique, il parcourra ainsi des centaines de kilomètres, à pied de l'Indiana à la Floride. Imaginez une nature sauvage presque inviolée, où seuls rôdent quelques dangereux soldats du Sud en déshérence et d'anciens esclaves jetés hors des anciennes plantations... Critique : Que d'émerveillement à la lecture de cette aventure (plus qu'une autobiographie) de John Muir ! Lomig m'avait déjà saisi par la beauté de son dessin avec cette merveille qu'est Dans la forêt ; il récidive ici avec ce périple dans les gigantesques forêts et montagnes américaines . Son trait fin d'une élégance rare nous offre des pages sublimes , que l'on tourne dans un état contemplatif . Ici , nul besoin de couleurs , il dessine tellement bien les fleurs et autres arbres majestueux , que votre esprit associera les nuances qu'il désire . Préparez-vous donc à voyager aux côtés de John Muir (Ecossais de naissance comme son nom l'indique) , pionniers des vastes étendues nord-américaines . Suite à un accident dans la scierie de son père qui va lui ôter la vue , il va réaliser pleinement la voie qu'il désire entreprendre . Elle s'éloigne grandement de ce travail dangereux et harassant ! Retrouvant l'usage d'un oeil sur deux (l'autre étant voilé) , il part avec quelques sous en poche à la découverte du monde sauvage et végétal , son premier amour d'enfance . Un périple de plusieurs centaines de kilomètres ponctué d'observations, méditations et d'écrits pour une ode à la nature . Chaque observation d'une fleure ou d'un canyon , voire du début de la déforestation orchestrée par l'homme , lui donne sujet à réflexion . Ses rencontres l'enrichissent aussi , et il peut arriver qu'il soit perçu comme un original dans cette Amérique sortant tout juste de ce douloureux conflit qu'est la guerre de sécession . Au grès des pages , on découvre ainsi de riches propriétaires , d'anciens esclaves affranchis , des indiens , des cowboys etc .... Toutes ces rencontres donnent leur vision du monde à notre aventurier en herbe qui se nourrit de ces échanges tout en gardant ses distances . C'est là un paradoxe de John Muir, humaniste mais préférant la solitude dans laquelle il trouve de la sérénité et du recueil . La magnifique édition est enrichie par des annexes en fin d'ouvrage sur sa vie qui ne s'est pas arrêtée aux derniers dessins de Lomig . Il a effectué de nombreux autres voyages dans le monde entier , a fondé une famille et même passé une nuit à la belle étoile avec Roosvelt dans les montagnes . Ce dernier étant curieux de connaître l'homme derrière ses publications botaniques (entre autres) . Des photographies complètent ce dossier ainsi qu'une liste de livres sur sa vie . Je ne peux que vous recommander cette lecture , ainsi que Dans la forêt , paru en édition poche au mois de mai 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/au-coeur-des-solitudes?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  9. Kevin Nivek

    Bunkerville

    Titre de l'album : Bunkerville Scenariste de l'album : Pascal Chind , Benjamin Legrand Dessinateur de l'album : Vincenzo Baldano Coloriste : Vincenzo Baldano Editeur de l'album : Ankama Note : Résumé de l'album : Laurel, un jeune golden boy mélancolique, s'enfonce dans l'océan pour rejoindre dans la mort Éléonore, l'amour de sa vie. Mais lorsque ce dernier rouvre les yeux, il se retrouve sur une île flottante mécanisée où a été construite une vieille cité rafistolée à l'aspect très vernien. Enveloppée d'un épais brouillard, Bunkerville fut bâtie au milieu du XIXe siècle par un riche industriel. L'homme voulait offrir à son fils, atteint d'un trouble mental, une vie « normale » en créant un monde clos et autonome avec une population qui lui ressemble... Critique : Après Arcadium sorti en fin d'année dernière , les éditions Ankama poursuivent leurs parutions d'ovnis graphiques . Dans ce bel ouvrage à la reliure soignée , vous découvrirez l'aquarelle de Vincenzo Balzano , et ce dernier jouissant d'une grande liberté pour mettre en page cet univers onirique , a pu démontrer tout son talent . Ce projet , né dans l'imaginaire de Pascal Chind devait voir le jour au cinéma , mais il du se rendre à l'évidence face aux obstacles , pour le réaliser dans le monde du 9ème art . L'auteur du Transperceneige Benjamin Legrand l'accompagna et le scénario définitif à 4 mains pris forme . Les influences sont diverses et variées pour illustrer un tel monde , on passe de Alice au pays des merveilles , Horologiom voire Monsieur Mardi-Gras Descendres , tout ceci sur fond de steampunk aux "rouages" nombreux ! Notre héros va découvrir cette île mécanique et labyrinthique pour une plongée dans les abysses de la folie . En ces lieux torturés , géographiquement , culturellement et politiquement , il espère retrouver un amour perdu . Le lecteur s'immerge avec lui et tourne les pages avec espoir d'y trouver un peu de lumière et de clarté , car tout est flou , sombre et empreint de menace dans cette ville . Les auteurs ne nous ménagent pas , et il est parfois difficile de saisir les détails , voire de comprendre certaines cases , le livre mérite assurément des relectures . Il faut reconnaître les prouesses réalisées par l'artiste italien , avec son aquarelle remarquable de finesse et sa vision personnelle de ce monde totalement illogique . Les symboles sont nombreux , tels le deuil , le suicide , la rédemption , Bunkerville agit comme une machine à laver l'esprit du héros . Le suspens est palpable , comment va t'il s'en sortir , et surtout , retrouvera t'il sa bien-aimée ?? Plongez si vous l'osez dans les méandres de l'île machine Bunkerville pour le découvrir 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/bunkerville/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  10. Kevin Nivek

    Bunkerville

    Après Arcadium sorti en fin d'année dernière , les éditions Ankama poursuivent leurs parutions d'ovnis graphiques . Dans ce bel ouvrage à la reliure soignée , vous découvrirez l'aquarelle de Vincenzo Balzano , et ce dernier jouissant d'une grande liberté pour mettre en page cet univers onirique , a pu démontrer tout son talent . Ce projet , né dans l'imaginaire de Pascal Chind devait voir le jour au cinéma , mais il du se rendre à l'évidence face aux obstacles , pour le réaliser dans le monde du 9ème art . L'auteur du Transperceneige Benjamin Legrand l'accompagna et le scénario définitif à 4 mains pris forme . Les influences sont diverses et variées pour illustrer un tel monde , on passe de Alice au pays des merveilles , Horologiom voire Monsieur Mardi-Gras Descendres , tout ceci sur fond de steampunk aux "rouages" nombreux ! Notre héros va découvrir cette île mécanique et labyrinthique pour une plongée dans les abysses de la folie . En ces lieux torturés , géographiquement , culturellement et politiquement , il espère retrouver un amour perdu . Le lecteur s'immerge avec lui et tourne les pages avec espoir d'y trouver un peu de lumière et de clarté , car tout est flou , sombre et empreint de menace dans cette ville . Les auteurs ne nous ménagent pas , et il est parfois difficile de saisir les détails , voire de comprendre certaines cases , le livre mérite assurément des relectures . Il faut reconnaître les prouesses réalisées par l'artiste italien , avec son aquarelle remarquable de finesse et sa vision personnelle de ce monde totalement illogique . Les symboles sont nombreux , tels le deuil , le suicide , la rédemption , Bunkerville agit comme une machine à laver l'esprit du héros . Le suspens est palpable , comment va t'il s'en sortir , et surtout , retrouvera t'il sa bien-aimée ?? Plongez si vous l'osez dans les méandres de l'île machine Bunkerville pour le découvrir 😉
  11. Kevin Nivek

    Le voyage de Shuna

    Avec la sortie chez Sarbacane de cette oeuvre du grand Miyazaki , datée de 1983, ne vous prenez pas à rêver (hélas) à d'autres pépites gardées en réserve du génie japonais ! Nausicaä de la vallée du vent est son autre unique feuilleton terminé en 7 tomes et publié en France , le reste est anecdotique au regard de ses parutions "animés" . Mais quel plaisir de découvrir une de ses premières histoires , tellement significative de son univers ! Publié en 15x21cm , avec des aquarelles magnifiques aux couleurs légèrement passées , donnant des airs de conte ancien au récit , le livre se lit bien de droite à gauche , que les aficionados se rassurent 😉 Cette quête de Shuna est empruntée par l'auteur à une histoire tibétaine : Le prince changé en chien , qui mentionnait l'introduction de l'orge au Tibet , une céréale composant l'alimentation de base du pays . Miyazaki devait faire de ce conte un film mais le manque de soutiens financiers ont anéanti cette volonté . Qu'importe , il lui donnera une seconde vie à travers ces 160 pages de toute beauté . Vous retrouverez les thématiques chères à l'auteur , comme l'amour , la quête initiatique , le bestiaire onirique , la magie et un profond rappel des questions écologiques . Des étendues désertiques composent cet univers , la terre semble stérile , les hommes ont toutes les difficultés à faire pousser leurs plantations , certains se cloitrent derrière des remparts et exploitent l'homme par l'homme ; aussi lorsque Shuna le prince de son village découvre l'existence de graines fertiles , il entreprend son long voyage afin de sauver son peuple . C'est un réel plaisir de contempler ces planches colorées et suivre l'avancée de Shuna , on tourne les pages de façon frénétique afin de savoir où l'auteur va nous mener car le chemin est jalonnée d'obstacles et de surprises .Voilà une parfaite idée de cadeau de Noël pour les amateurs de Miyazaki et les autres , car l'histoire est intemporelle et magnifiquement contée .
  12. Titre de l'album : Le voyage de Shuna Scenariste de l'album : Hayao Miyazaki Dessinateur de l'album : Hayao Miyazaki Coloriste : Hayao Miyazaki Editeur de l'album : Sarbacane Note : Résumé de l'album : Shuna, le prince d'une contrée pauvre, regarde impuissant ses sujets souffrir en permanence de la faim et se tuer à la tâche pour tenter de faire pousser des céréales que leur terre, stérile, leur refuse. Un beau jour, un voyageur lui parle d'une graine dorée miraculeuse qui fait onduler les plaines en vagues fertiles. Elle provient d'un pays, loin à l'Ouest, peuplé d'esprits et hostile à l'homme, dont nul n'est jamais revenu. En dépit des soupirs des anciens et des larmes de ses parents, Shuna empacte ses affaires et se lance, sur son fidèle yakuru, vers cet Eldorado dans l'espoir d'y trouver de quoi sauver son peuple. Sur le chemin, il libère une jeune esclave, Théa, et sa petite soeur, retenues prisonnières par des trafiquants d'hommes. Poursuivis par leurs ennemis, Shuna confie les deux filles à son yakuru qui les emmène vite vers le Nord, tandis qu'il continue, à pied, vers l'Ouest. Quand il atteint enfin la terre des êtres divins, ce qu'il y voit le changera à tout jamais. Théa reverra-t-elle un jour Shuna ? Ramènera-t-il chez lui la précieuse céréale ? Critique : Avec la sortie chez Sarbacane de cette oeuvre du grand Miyazaki , datée de 1983, ne vous prenez pas à rêver (hélas) à d'autres pépites gardées en réserve du génie japonais ! Nausicaä de la vallée du vent est son autre unique feuilleton terminé en 7 tomes et publié en France , le reste est anecdotique au regard de ses parutions "animés" . Mais quel plaisir de découvrir une de ses premières histoires , tellement significative de son univers ! Publié en 15x21cm , avec des aquarelles magnifiques aux couleurs légèrement passées , donnant des airs de conte ancien au récit , le livre se lit bien de droite à gauche , que les aficionados se rassurent 😉 Cette quête de Shuna est empruntée par l'auteur à une histoire tibétaine : Le prince changé en chien , qui mentionnait l'introduction de l'orge au Tibet , une céréale composant l'alimentation de base du pays . Miyazaki devait faire de ce conte un film mais le manque de soutiens financiers ont anéanti cette volonté . Qu'importe , il lui donnera une seconde vie à travers ces 160 pages de toute beauté . Vous retrouverez les thématiques chères à l'auteur , comme l'amour , la quête initiatique , le bestiaire onirique , la magie et un profond rappel des questions écologiques . Des étendues désertiques composent cet univers , la terre semble stérile , les hommes ont toutes les difficultés à faire pousser leurs plantations , certains se cloitrent derrière des remparts et exploitent l'homme par l'homme ; aussi lorsque Shuna le prince de son village découvre l'existence de graines fertiles , il entreprend son long voyage afin de sauver son peuple . C'est un réel plaisir de contempler ces planches colorées et suivre l'avancée de Shuna , on tourne les pages de façon frénétique afin de savoir où l'auteur va nous mener car le chemin est jalonnée d'obstacles et de surprises .Voilà une parfaite idée de cadeau de Noël pour les amateurs de Miyazaki et les autres , car l'histoire est intemporelle et magnifiquement contée . Autres infos : Type de l'album : Manga Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/le-voyage-de-shuna/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  13. Kevin Nivek

    Ulysse , tome 2

    Fort de ces adaptations de récit "homériques" , Cosimo Ferri aborde à la suite d' Achille , l'odyssée d'Ulysse . Il établit deux travaux différents sur le principe des éditions Tabou et Graph zeppelin , à savoir une version érotique et une pouvant être lue par tout le monde . Nous sommes ici dans un registre grand public pour qui désire s'aventurer en mer Egée et découvrir cette épopée mondialement connue et grande source d'inspiration . Cette odyssée contée par Homère a été à maintes reprises adaptées , chaque artiste y amenant sa fraîcheur et son point de vue . Cosimo Ferri de son trait délicat aux couleurs chaudes , dépeint cette aventure en suivant à la lettre Homère , il incorpore même (en grec ancien) des citations du philosophe . On peut lui reprocher un certain académisme dénué de prise de risque , mais la qualité graphique gomme ce potentiel défaut . Les hommes sont beaux et bien bâtis , les femmes superbes aux chevelures enivrantes . On imagine aisément tout ce petit monde en tenue d'Adam animé d'une certaine lascivité dans la version Tabou 🙂 . Nous sommes à mi-chemin des aventures d'Ulysse avec ce tome 2 , il devrait rester en principe son retour à Ithaque avec les manigances politiques perpétrées durant son absence . Nous découvrirons aussi Pénélope sa femme qui sera je l'imagine sans peine , d'une beauté divine . Souquez ferme et si vous rencontrez des sirènes , attachez-vous à un mât ou bouchez-vous les oreilles 😉
  14. Titre de l'album : Ulysse , tome 2 Scenariste de l'album : Cosimo ferri Dessinateur de l'album : Cosimo ferri Coloriste : Cosimo ferri Editeur de l'album : Graph Zeppelin Note : Résumé de l'album : Poursuivant son voyage dans la Grèce Antique, Cosimo Ferri entame un nouveau cycle avec Ulysse. Suivant à la lettre le célèbre livre d'Homère (L'Odyssée), l'auteur relate le retour chez lui du héros, qui, après l'épopée de la guerre de Troie, rencontrera sur les flots maintes aventures envoûtantes et périlleuses. Dans ce second volume aux rebondissements multiples, Ulysse relate son périple entre Troie et l'île de la nymphe Calypso. Parti avec une flotte de douze navires, des vents contraires le poussent sur la côte Thrace des Cicones, puis vers l'île des Lotophages mangeurs de fleurs psychotropes. Il se rendra sur la terre des Cyclopes dont il s'échappera grâce à une ruse ingénieuse, puis il rencontrera le gardien des vents, Éole, et l'enchanteresse Circé qui transforme ses hôtes en pourceaux, avant de s'évader du pays des Lestrygons, des géants cannibales. Le récit du navigateur se termine au pays des Cimmériens, aux portes de l'océan, qui s'ouvre sur le monde des morts... Critique : Fort de ces adaptations de récit "homériques" , Cosimo Ferri aborde à la suite d' Achille , l'odyssée d'Ulysse . Il établit deux travaux différents sur le principe des éditions Tabou et Graph zeppelin , à savoir une version érotique et une pouvant être lue par tout le monde . Nous sommes ici dans un registre grand public pour qui désire s'aventurer en mer Egée et découvrir cette épopée mondialement connue et grande source d'inspiration . Cette odyssée contée par Homère a été à maintes reprises adaptées , chaque artiste y amenant sa fraîcheur et son point de vue . Cosimo Ferri de son trait délicat aux couleurs chaudes , dépeint cette aventure en suivant à la lettre Homère , il incorpore même (en grec ancien) des citations du philosophe . On peut lui reprocher un certain académisme dénué de prise de risque , mais la qualité graphique gomme ce potentiel défaut . Les hommes sont beaux et bien bâtis , les femmes superbes aux chevelures enivrantes . On imagine aisément tout ce petit monde en tenue d'Adam animé d'une certaine lascivité dans la version Tabou 🙂 . Nous sommes à mi-chemin des aventures d'Ulysse avec ce tome 2 , il devrait rester en principe son retour à Ithaque avec les manigances politiques perpétrées durant son absence . Nous découvrirons aussi Pénélope sa femme qui sera je l'imagine sans peine , d'une beauté divine . Souquez ferme et si vous rencontrez des sirènes , attachez-vous à un mât ou bouchez-vous les oreilles 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/ulysse-2-l-ile-aux-cyclopes/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  15. alx23

    Le voyageur

    Théa Rojzman nous livre un récit intéressant centré sur un personnage tout d'abord aigri par son quotidien, avec les non-dits, son manque de liens sociaux avec d'autres personnes pour ensuite progressivement retrouver un sens à sa vie. Ce goût de la vie lui revient en admirant le portrait de la Joconde lors de son temps de travail en tant qu'agent de musée au Louvre. Le scénario nous réserve quelques bonnes surprises avec les voyages intérieurs à travers la magie de l'art. On assiste à une fantastique transformation de la vie du héros tout en étant transporté dans les œuvres de Vinci. Joël Alessandra dessine les planches dans un style réaliste en utilisant des teintes bleutées pour représenter les scènes de la réalité et utilise des couleurs chaudes et lumineuses pour dépeindre les tableaux du Louvre mais aussi les paysages de la Toscane du XVIème siècle à l'époque où Léonard De Vinci a peint La Joconde. Les couleurs sont en aquarelle pour un rendu final de toute beauté. Le titre de cette bande dessinée est très évocateur avec ce voyage intérieur du héros dont la vie va être chamboulée en bien pour lui. Le voyageur est une très belle histoire avec beaucoup de tendresse et d'espoir en suivant Mona Lisa.
  16. alx23

    Le voyageur

    Titre de l'album : Le voyageur Scenariste de l'album : Thea Rojzman Dessinateur de l'album : Joel Alessandra Coloriste : Joel Alessandra Editeur de l'album : Daniel Maghen Note : Résumé de l'album : Le plus grand voyage est intérieur... Un homme se retrouve malgré lui coincé à l'intérieur du tableau de La Joconde. Arpentant ses paysages, il fait d'étranges rencontres qui lui révèlent progressivement la formule pour briser sa solitude : nul ne peut trouver l'amour sans avoir au préalable pris soin de s'aimer soi-même. Résumé : Patrick, gardien de musée au Louvre, passe ses journées avec La Joconde. Mais à force de la voir toute la journée, sourire en coin et bras croisés, le gardien ne la supporte plus. Jusqu'à ce que Mona Lisa l'appelle à le rejoindre... à l'intérieur du tableau ! Le début : Patoche est de service dans une des salles du musée du Louvre, celle où se trouve le tableau de Léonard de Vinci. Il est debout, mains jointes devant lui, il en est le gardien du jour. Il regarde les gens qui s'aiment et les déteste. Alors qu'un troupeau de visiteurs s'émerveille par convention devant l'étonnamment minuscule tableau de La Joconde, le gardien n'est fasciné que par les jolies jambes de la guide. Mais Patoche est comme invisible, personne ne le remarque jamais et la guide, passionnée, ne manifeste d'intérêt que pour ce stupide tableau : " Il n'y a pas de portrait souriant avant la Joconde, Léonard de Vinci l'a inventé... Et regardez ces deux paysages, l'un semble habité par les hommes, l'autre est comme un paysage imaginaire. Certains commentateurs estiment qu'il s'agit d'une sorte de paysage intérieur...". Le lendemain matin, c'est un mardi, jour de fermeture du musée. Le chef de service demande à Patoche de vérifier l'état de la salle de la Joconde. " Encore elle ! " pense-t-il. Mais il ne bronche pas car Patoche obtempère toujours. Alors qu'il scrute chaque endroit de la salle, il entend une voix semblant venir du tableau et l'appelant : " VIENS !... " Critique : Théa Rojzman nous livre un récit intéressant centré sur un personnage tout d'abord aigri par son quotidien, avec les non-dits, son manque de liens sociaux avec d'autres personnes pour ensuite progressivement retrouver un sens à sa vie. Ce goût de la vie lui revient en admirant le portrait de la Joconde lors de son temps de travail en tant qu'agent de musée au Louvre. Le scénario nous réserve quelques bonnes surprises avec les voyages intérieurs à travers la magie de l'art. On assiste à une fantastique transformation de la vie du héros tout en étant transporté dans les œuvres de Vinci. Joël Alessandra dessine les planches dans un style réaliste en utilisant des teintes bleutées pour représenter les scènes de la réalité et utilise des couleurs chaudes et lumineuses pour dépeindre les tableaux du Louvre mais aussi les paysages de la Toscane du XVIème siècle à l'époque où Léonard De Vinci a peint La Joconde. Les couleurs sont en aquarelle pour un rendu final de toute beauté. Le titre de cette bande dessinée est très évocateur avec ce voyage intérieur du héros dont la vie va être chamboulée en bien pour lui. Le voyageur est une très belle histoire avec beaucoup de tendresse et d'espoir en suivant Mona Lisa. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/le-voyageur-251333?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  17. Kevin Nivek

    Avery's blues

    C'est une très bonne idée de rééditer cette oeuvre passée peut-être inaperçue en 2016 . Première oeuvre de Tamarit , dessinatrice espagnole qui a depuis réalisé Géante ainsi que La louve boréale . Son dessin épuré et parfois même , naïf , prend toute sa mesure en décrivant cette odyssée vers le sud du pays . A la croisée des chemins , Avery rencontre le malin qui lui propose un pacte , et le voici en quête d'une âme pure afin de réaliser son rêve : devenir le plus grand bluesman . Ce n'est pas un hasard que l'on ait surnommé le blues , la musique du diable . Dans cette époque tourmentée des années 20 , la misère est omniprésente , surtout chez les afro-américains , touchés par l'alcool et vivant dans la crainte des exactions du fameux Ku Klux Klan .On peut aisément comprendre que cette voie musicale représentait pour eux une échappatoire au quotidien . Dans des cases au dessin simpliste , mais assez représentatif des paysages traversés , on suit la progression de Avery et Johnny , un jeune homme délaissé par ses parents . La pureté de Johnny est censée représenter cette route vers les succès que désire allègrement Avery . En route vers une nouvelle croisée des chemins (ou destin croisé pour chacun !) afin de livrer son agneau au diable , il va réaliser que tout n'est pas si aussi facile qu'il l'espérait . Les langues se délient et chacun des deux protagonistes va apprendre à se connaître et même se surprendre dans de lourds secrets inavoués . Les auteurs nous réservent de nombreux rebondissements au cours du récit , jusqu'à cette fin surprenante , mais qui donne l'impression que vous l'aviez vue venir . Le mieux étant de vous laisser emporter par les notes de blues , des paroles mélancoliques , et suivre Avery et Johnny dans leur long parcours jalonné de rencontres toutes plus enrichissantes que les autres , car permettant une réelle avancée dans leur vision du monde et leur propre reflet . Un véritable road-trip mélancolique .
  18. Kevin Nivek

    Avery's blues

    Titre de l'album : Avery's blues Scenariste de l'album : Angux Dessinateur de l'album : Nuria Tamarit Coloriste : Nuria Tamarit Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Mississipi, 1935... Son âme ? Pas assez pure, le Diable n'en veut pas. Mais s'il lui en fournit une meilleure, en lieu et place de la sienne, marché conclu. Voilà comment, accompagné du pauvre petit Johnny, Avery entamme un périple vers le Sud durant lequel les deux acolytes se débarrasseront de leurs carapaces et montreront la véritable couleur de leurs âmes. Critique : C'est une très bonne idée de rééditer cette oeuvre passée peut-être inaperçue en 2016 . Première oeuvre de Tamarit , dessinatrice espagnole qui a depuis réalisé Géante ainsi que La louve boréale . Son dessin épuré et parfois même , naïf , prend toute sa mesure en décrivant cette odyssée vers le sud du pays . A la croisée des chemins , Avery rencontre le malin qui lui propose un pacte , et le voici en quête d'une âme pure afin de réaliser son rêve : devenir le plus grand bluesman . Ce n'est pas un hasard que l'on ait surnommé le blues , la musique du diable . Dans cette époque tourmentée des années 20 , la misère est omniprésente , surtout chez les afro-américains , touchés par l'alcool et vivant dans la crainte des exactions du fameux Ku Klux Klan .On peut aisément comprendre que cette voie musicale représentait pour eux une échappatoire au quotidien . Dans des cases au dessin simpliste , mais assez représentatif des paysages traversés , on suit la progression de Avery et Johnny , un jeune homme délaissé par ses parents . La pureté de Johnny est censée représenter cette route vers les succès que désire allègrement Avery . En route vers une nouvelle croisée des chemins (ou destin croisé pour chacun !) afin de livrer son agneau au diable , il va réaliser que tout n'est pas si aussi facile qu'il l'espérait . Les langues se délient et chacun des deux protagonistes va apprendre à se connaître et même se surprendre dans de lourds secrets inavoués . Les auteurs nous réservent de nombreux rebondissements au cours du récit , jusqu'à cette fin surprenante , mais qui donne l'impression que vous l'aviez vue venir . Le mieux étant de vous laisser emporter par les notes de blues , des paroles mélancoliques , et suivre Avery et Johnny dans leur long parcours jalonné de rencontres toutes plus enrichissantes que les autres , car permettant une réelle avancée dans leur vision du monde et leur propre reflet . Un véritable road-trip mélancolique . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/avery-s-blues-247378/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  19. alx23

    Taï Dam - Traverser le Mékong...

    Joël Alessandra dessine souvent des paysages de la garrigue où il habite avec sa femme Marijah, une artiste peintre et il désire toujours en apprendre davantage sur les origines de Taï Dam, de sa femme et questionne souvent ses beaux-parents. Il réussit à convaincre sa femme de faire un voyage en Asie avec en première escale en Thaïlande et ensuite au Vietnam. Ce roman graphique est le résultat de ce voyage à la recherche de la culture asiatique et de des origines de Marijah. L'auteur retrace tout ce voyage mais aussi l'histoire de l'Indochine qui est très peu connu des français à la part la guerre. Ensuite, on suit le parcours de ses beaux-parents et leurs enfants pour traverser le Mékong afin de rejoindre un camp de réfugiés en Thaïlande quand le mouvement révolutionnaire communiste a pris le pouvoir au Laos en 1973. Joël Alessandra réalise également la partie graphique avec beaucoup de soin pour dépeindre le voyage avec des aquarelles et quelques photos d’époques pour illustrer la réalité. Ce titre est un voyage magnifique en Asie à la rencontre d'un peuple, de sa culture et de son histoire. Taï Dam est BD autobiographie et documentaire intéressante.
  20. Titre de l'album : Taï Dam - Traverser le Mékong... Scenariste de l'album : Joël Alessandra Dessinateur de l'album : Joël Alessandra Coloriste : Joël Alessandra Editeur de l'album : Jungle Note : Résumé de l'album : Arrivée en France avec ses parents en 1976, après la guerre du Vietnam, Marijah en sait peu sur ses origines Taï Dam. Son art exprime d'ailleurs ce manque, cette recherche inconsciente de son histoire. Encouragée par Joël, son compagnon, ils partent à la rencontre de ces « Taïs noirs » qui vivent entre Thaïlande, Vietnam et Laos. Retrouvailles familiales, paysages somptueux et histoire coloniale rythment ce périple initiatique qui la reconnecte à ses racines. Non sans quelques bouleversements... Critique : Joël Alessandra dessine souvent des paysages de la garrigue où il habite avec sa femme Marijah, une artiste peintre et il désire toujours en apprendre davantage sur les origines de Taï Dam, de sa femme et questionne souvent ses beaux-parents. Il réussit à convaincre sa femme de faire un voyage en Asie avec en première escale en Thaïlande et ensuite au Vietnam. Ce roman graphique est le résultat de ce voyage à la recherche de la culture asiatique et de des origines de Marijah. L'auteur retrace tout ce voyage mais aussi l'histoire de l'Indochine qui est très peu connu des français à la part la guerre. Ensuite, on suit le parcours de ses beaux-parents et leurs enfants pour traverser le Mékong afin de rejoindre un camp de réfugiés en Thaïlande quand le mouvement révolutionnaire communiste a pris le pouvoir au Laos en 1973. Joël Alessandra réalise également la partie graphique avec beaucoup de soin pour dépeindre le voyage avec des aquarelles et quelques photos d’époques pour illustrer la réalité. Ce titre est un voyage magnifique en Asie à la rencontre d'un peuple, de sa culture et de son histoire. Taï Dam est BD autobiographie et documentaire intéressante. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/tai-dam-traverser-le-mekong?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  21. Titre de l'album : Le passage intérieur - Voyage essentiel en Alaska Scenariste de l'album : Maxime De Lisle Dessinateur de l'album : Mai Bach Coloriste : Mai Bach Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Premier livre de Maxime de Lisle et Bach Maï, Le Passage intérieur est un témoignage émouvant, une réflexion sur ce qu'est être Humain au milieu d'une nature si puissante et sauvage. C'est aussi un guide pratique pour ceux qui souhaitent se lancer dans une telle aventure. Le récit d'un moment essentiel, la prise de conscience de l'extrême fragilité de notre planète bleue. Critique : Le passage intérieur est un magnifique roman graphique sur une expédition menée par quatre amis pour traverser l'Alaska en kayak. Le scénariste Maxime De Lisle fait partie de cette expédition et nous propose de retracer toute cette aventure. L'auteur commence avec toute la préparation qu'il faudra aux membres pour se former et maitriser leur kayak. Les provisions essentielles qu'il faudra prendre ainsi que le matériel sans trop se charger de choses inutiles. L'expédition peut alors débuter et nous emmène dans des paysages de toute beauté. L'auteur insère également quelques informations écologiques avec le dérèglement climatique dont les effets négatives sont déjà très visibles en Alaska. Les dessins de Mai Bach en couleurs directes apportent la touche finale, pour donner une dimension incroyable à l'histoire. Les paysages sont terribles, les animaux très bien représentés. Plusieurs planches ont les dessins en noir et blanc avec quelques éléments en couleur dans les cases pour leurs donner de l'importance au départ et à la fin de l'aventure. Pour leur première bande dessinée, les deux auteurs du passage intérieur réussissent un tour de force pour nous passionner et suivre leur voyage. Les auteurs insèrent des conseils, des informations sur la nature pour mieux affronter les éléments. Les doubles planches nous permettent de nous perdre dans les paysages de l’Alaska. Je recommande la lecture de ce voyage incroyable. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/passage-interieur-voyage-essentiel-en-alaska?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  22. Le passage intérieur est un magnifique roman graphique sur une expédition menée par quatre amis pour traverser l'Alaska en kayak. Le scénariste Maxime De Lisle fait partie de cette expédition et nous propose de retracer toute cette aventure. L'auteur commence avec toute la préparation qu'il faudra aux membres pour se former et maitriser leur kayak. Les provisions essentielles qu'il faudra prendre ainsi que le matériel sans trop se charger de choses inutiles. L'expédition peut alors débuter et nous emmène dans des paysages de toute beauté. L'auteur insère également quelques informations écologiques avec le dérèglement climatique dont les effets négatives sont déjà très visibles en Alaska. Les dessins de Mai Bach en couleurs directes apportent la touche finale, pour donner une dimension incroyable à l'histoire. Les paysages sont terribles, les animaux très bien représentés. Plusieurs planches ont les dessins en noir et blanc avec quelques éléments en couleur dans les cases pour leurs donner de l'importance au départ et à la fin de l'aventure. Pour leur première bande dessinée, les deux auteurs du passage intérieur réussissent un tour de force pour nous passionner et suivre leur voyage. Les auteurs insèrent des conseils, des informations sur la nature pour mieux affronter les éléments. Les doubles planches nous permettent de nous perdre dans les paysages de l’Alaska. Je recommande la lecture de ce voyage incroyable.
  23. Titre de l'album : Lulu femme nue version poche Scenariste de l'album : Etienne Davodeau Dessinateur de l'album : Etienne Davodeau Coloriste : Etienne Davodeau Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : Lulu, mère de famille de quarante ans, sans histoire, a disparu depuis plus de deux semaines, abandonnant mari et enfants à ses amis désemparés. Elle n'avait rien prémédité. Ça s'est passé très simplement. Elle s'est octroyée quelques jours de liberté, seule, sur la côte, sans autre projet que de savourer pleinement cette vacance inédite. Lulu Femme Nue, c'est un hymne à l'amour de vivre, joyeux et grisant. Étienne Davodeau dresse ici un portrait magnifique d'une femme ordinaire, adapté au cinéma par Sólveig Anspach avec Karin Viard. Critique : Ca y est la nouvelle collection Futuropolis vient de commencer. Une collection qui se veut portative mais surtout attractive niveau tarif. Et ces voeux sont globalement exhaussés. En effet Futuropolis a réussi son pari de nous proposer l'intégrale de l'histoire dans un format beaucoup plus petit mais sans que la lisibilité soit réduite. Le format s'arrete pil avant que la lecture ne devienne compliquée. Et niveau tarif c'est autre chose. C'est tout bonnement moitié tarif par rapport à l'intégrale de l'histoire de base. De quoi prendre plusieurs bd dans son sac de vacances. La seule interrogation est pour moi la durabilité de ce genre de format à couverture souple. Ce qui prouve que le pari est réussi et j'espère que les gens y penserons à la place de l'eternelle picsou géant de vacances ! PS : à oui je n'ai pas parlé de l'histoire mais je ne vous ferais pas l'affront de presenter Lulu femme nue 🙂 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/lulu-femme-nue-version-poche?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  24. poseidon2

    Lulu femme nue version poche

    Ca y est la nouvelle collection Futuropolis vient de commencer. Une collection qui se veut portative mais surtout attractive niveau tarif. Et ces voeux sont globalement exhaussés. En effet Futuropolis a réussi son pari de nous proposer l'intégrale de l'histoire dans un format beaucoup plus petit mais sans que la lisibilité soit réduite. Le format s'arrete pil avant que la lecture ne devienne compliquée. Et niveau tarif c'est autre chose. C'est tout bonnement moitié tarif par rapport à l'intégrale de l'histoire de base. De quoi prendre plusieurs bd dans son sac de vacances. La seule interrogation est pour moi la durabilité de ce genre de format à couverture souple. Ce qui prouve que le pari est réussi et j'espère que les gens y penserons à la place de l'eternelle picsou géant de vacances ! PS : à oui je n'ai pas parlé de l'histoire mais je ne vous ferais pas l'affront de presenter Lulu femme nue 🙂
  25. poseidon2

    Juliette a New York et à Paris

    Les lectrices (enfin surtout lectrices adolescentes) éclairées me diront que ce Juliette n'est pas une nouveauté. Et elles auront raison 🙂 Ces ont déjà 2-3 ans. Mais pour ne pas venir sans rien de neuf, ces BDs font parties du'ne opérations sympathique de la maison d'édition Kennes d'offrir un tome pour un acheté : Une bonne occasion pour redécouvrir quelques-uns des titres phares la petite maison d'éditions pour jeunes filles québécoises (la maison d'édition, pas les jeunes filles... enfin pas que québécoise les jeunes filles... je m'embrouille). Et si je connaissais déjà la vie compliqué de Léa olivier, parmi le top 5 de ma fille aînée (et vu c qu'elle ingurgite comme BD c'est un gage de qualité), je ne connaissais pas Juliette. Je l'ai donc... fait lire à ma fille 🙂Et si elle a commencé avec "bon ce n'est pas aussi bien que Léa Olivier' (tu m'étonnes, on parle d'une tome 5) ca a ensuite embrayé sur un "mais c'est quand même très cool. On apprend plein de trucs sur les villes qu’on n’a pas vu... même si moi paris j'avais déjà vu (je vous ai dit qu'elle avait 11 ans ?). Et puis la mère de Juliette est quand même super cool.(bim un tacle) Bref j'aime bien. On garde". Le couperet est tombé : j'ai dû faire une nouvelle étagère ce week end ! Vous l'aurez compris avec cette critique débridée, si je forme une successeur.... ce n'est pas encore pour tout de suite 😄 Mais si vous avez une fille de 10 à 14 ans je vous encourage vivement à profiter de cette offre pour découvrir Juliette et ses découvertes, aussi sympathique qu'éducatives, des grandes villes de ce monde.
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