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  1. Deuxième de mille femmes blanches , adaptation du roman de Jim Fergus, sur la "vente" de femmes blanches aux peuplades indiennes. Le premier tome avait été une belle surprise, avec une histoire qui partait des femmes séquestrées de force dans des institutions de fous, dès lors qu'elle ne rentrait pas dans les cases de la bonne société, pour aller jusque dans l'ouest américain. Ce tome deux, s'il poursuit l'aventure, est lui bien plus calme, se reposant beaucoup sur les très belles illustrations d'Anaïs Bernabé. Il ne nous montre que le chemin séparant nos "femmes blanches" de la réserve des indiens. Si ce trajet est propice aux réflexions sur le devenir des femmes et leurs visions de cette "mission", notre histoire n'avance vraiment pas beaucoup. On aurait bien vu au moins un quart de vie commune avec les indiens.... et on va devoir attendre le prochain pour que cela commence. Bref c'est beau mais un peu creux sur ce tome ci.
  2. Titre de l'album : Mille femmes blanches tome 2 - Aux confins du monde sauvage Scenariste de l'album : Lylian Dessinateur de l'album : Anaïs Bernabé Coloriste : Anaïs Bernabé Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : En 1874, May Dodd et ses compagnes, toutes internées de force dans des institutions, acceptent un marché insensé : être échangées contre chevaux et bisons pour devenir les épouses de guerriers cheyennes. Officiellement, il s'agit de favoriser l'intégration des peuples autochtones à la société américaine. En réalité, c'est un saut dans l'inconnu, un arrachement, un exil aux confins du monde qu'elles connaissent. Sous la conduite du charismatique capitaine John Bourke, May et ses compagnes s'engagent dans un périple de dix jours à travers les vastes plaines, en route vers le camp Robinson. Un voyage où l'attente se confond avec l'angoisse, où les rêves de liberté, d'amour ou de rédemption se heurtent à la rudesse du réel. Sur ce chemin semé d'épreuves, naît une sororité de fortune, faite de blessures, d'espoirs et de secrets. Fascinées autant qu'effrayées, ces femmes vont devoir affronter l'altérité dans ce qu'elle a de plus brut, de plus profondément humain. Et lorsqu'elles atteignent enfin Camp Robinson, elles découvrent que leurs illusions sont mortes en route : pas de confort, pas de répit, seulement le début d'une autre vie. Critique : Deuxième de mille femmes blanches , adaptation du roman de Jim Fergus, sur la "vente" de femmes blanches aux peuplades indiennes. Le premier tome avait été une belle surprise, avec une histoire qui partait des femmes séquestrées de force dans des institutions de fous, dès lors qu'elle ne rentrait pas dans les cases de la bonne société, pour aller jusque dans l'ouest américain. Ce tome deux, s'il poursuit l'aventure, est lui bien plus calme, se reposant beaucoup sur les très belles illustrations d'Anaïs Bernabé. Il ne nous montre que le chemin séparant nos "femmes blanches" de la réserve des indiens. Si ce trajet est propice aux réflexions sur le devenir des femmes et leurs visions de cette "mission", notre histoire n'avance vraiment pas beaucoup. On aurait bien vu au moins un quart de vie commune avec les indiens.... et on va devoir attendre le prochain pour que cela commence. Bref c'est beau mais un peu creux sur ce tome ci. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/mille-femmes-blanches-tome-2-aux-confins-du-monde-sauvage?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  3. The_PoP

    On les appelle Junior & Senior

    Je vous l'avoue, je craignais cette BD. D'abord pour la référence évidente, qui si elle m'a régalé pendant mes années jeunesse, a finit pourtant par me lasser avec le temps. Ensuite parce que j'aime mes westerns sérieux, durs. Enfin parce que l'exercice de l'humour en bd est délicat. Il faut bien dire aussi que je n'avais pas tilté sur le nom des auteurs. Honte à moi. Robin Recht a en effet la fâcheuse tendance de faire de très bonnes choses depuis de longues années. D'ailleurs son incursion sur Thorgal, qui était certes risquée mais qui au final fut remarquée, saluée et mémorable ne l'a pas fait baisser dans notre estime. Jean-Baptiste Hostache est lui certes moins connu, mais il est probable que vous ayez vu passer son adaptation très réussie de Shibumi. Bref tout ça pour vous dire que je me suis planté. Cette petite madeleine de proust, hommage au western humoristique qu'il soit dans la tradition du cinéma ou dans celle de la bd franco belge est une jolie trouvaille. Un ovni diront certains mais qui m'a régalé un peu plus à chaque pages. Evidemment c'est mieux avec les références correspondantes, mais on a affaire à une véritable histoire, avec des traits d'humour réguliers et bien sentis. Le dessin est parfait pour le genre, et l'originalité de la mise en couleur, seule entorse acceptée pour Jean-Baptiste Hostache à la tradition franco belge rend l'ensemble plus moderne et plus digeste. On se régale, et si le genre ne se fera pas une place dans mon panthéon des genres préférés en bd, cela m'a régalé le temps d'un goûter. Et c'est déjà génial. Merci messieurs.
  4. Titre de l'album : On les appelle Junior & Senior Scenariste de l'album : Robin Recht Dessinateur de l'album : Jean-Baptiste Hostache Coloriste : Jean-Baptiste Hostache Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Junior et Senior, deux bandits bagarreurs au grand coeur, acceptent un sale boulot pour sortir de prison : kidnapper Karina, la fille illégitime d'un sénateur véreux. Petit hic... Impossible de savoir laquelle des fillettes du pensionnat est la bonne et les voilà obligés d'embarquer non pas une mais six gamines! Poursuivis par un régiment de cavalerie confédéré, une gouvernante teutonne revêche et un gang de desperados plus ou moins canadiens, ils vont devoir cavaler, ruser et cogner pour s'en sortir. Bienvenue dans un western explosif entre bastons, cascades mémorables, tendresse et fayots au lard ! Critique : Je vous l'avoue, je craignais cette BD. D'abord pour la référence évidente, qui si elle m'a régalé pendant mes années jeunesse, a finit pourtant par me lasser avec le temps. Ensuite parce que j'aime mes westerns sérieux, durs. Enfin parce que l'exercice de l'humour en bd est délicat. Il faut bien dire aussi que je n'avais pas tilté sur le nom des auteurs. Honte à moi. Robin Recht a en effet la fâcheuse tendance de faire de très bonnes choses depuis de longues années. D'ailleurs son incursion sur Thorgal, qui était certes risquée mais qui au final fut remarquée, saluée et mémorable ne l'a pas fait baisser dans notre estime. Jean-Baptiste Hostache est lui certes moins connu, mais il est probable que vous ayez vu passer son adaptation très réussie de Shibumi. Bref tout ça pour vous dire que je me suis planté. Cette petite madeleine de proust, hommage au western humoristique qu'il soit dans la tradition du cinéma ou dans celle de la bd franco belge est une jolie trouvaille. Un ovni diront certains mais qui m'a régalé un peu plus à chaque pages. Evidemment c'est mieux avec les références correspondantes, mais on a affaire à une véritable histoire, avec des traits d'humour réguliers et bien sentis. Le dessin est parfait pour le genre, et l'originalité de la mise en couleur, seule entorse acceptée pour Jean-Baptiste Hostache à la tradition franco belge rend l'ensemble plus moderne et plus digeste. On se régale, et si le genre ne se fera pas une place dans mon panthéon des genres préférés en bd, cela m'a régalé le temps d'un goûter. Et c'est déjà génial. Merci messieurs. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/on-les-appelle-junior-et-senior-tome-1/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  5. C'est la lecture d'une biographie de Donald Trump et ses origines allemandes qui a donné l'idée à Nicolas Anspach de ce western atypique ! En effet, l'ancêtre de l'actuel président des Etats-Unis était propriétaire d'un saloon proposant breuvages, nourriture et "compagnie" féminine en 1897. Le directeur de la maison d'édition belge ne voit personnes d'autres que le scénariste Rodolphe ayant déjà réalisé Trent (Dargaud) un western canadien, ainsi que son compère dessinateur Laurent Gnoni avec qui il avait travaillé sur Naufrageurs (Daniel Maghen) . Le projet est né, mais ne pouvant le nommer "Trump"pour des questions de droits évidentes, ils affublent cet anti-héros du nom de Pump ! Vous pouvez maintenant plonger en Arizona au printemps, en pleine attaque de diligence où l'unique survivant se trouve être une ravissante tête blonde aux yeux bleus nimbés de mystères. Sauvé par la troupe du shérif de la ville voisine, il récupère bien à l'abri et saisit l'opportunité de changer de nom en "empruntant" celui d'un neveu nommé Pump. A force de mensonges et de manipulations en tous genres, il va gravir les échelons, à commencer par le saloon dans lequel il trouve un travail d'homme à tout faire. Sa voix-off nous accompagne et nous informe de ses envies et manigances pour arriver à ses fins. Usant de son visage d'ange et son charme naturel, il séduit et entourloupe tout ce petit monde, saisi par une ambition démesurée ! Une ascension foudroyante qui peut s'avérer fatale lorsque les masques tombent, attention Edward G. Pump ! Pour illustrer ce western fascinant, le trait de Laurent Gnoni fait des merveilles ! Son dessin réaliste est précis, détaillé, le tout dans une atmosphère sulfureuse avec des jeux d'ombres et lumières du plus bel effet. Un thriller au far-west avec une fin ouverte et intrigante au possible, un héros autant fascinant que détestable, que peuvent nous réserver encore ce duo d'auteurs de grand talent ?? A suivre...
  6. Titre de l'album : Pump tome 1 - Un si gentil garçon... Scenariste de l'album : Rodolphe Dessinateur de l'album : Laurent Gnoni Coloriste : Editeur de l'album : Anspach editions Note : Résumé de l'album : En avril 1871, en Arizona, une bande d'outlaws attaque une diligence, tuant tous les voyageurs. Par miracle, un adolescent échappe au carnage et profite de l'occasion pour voler l'identité du neveu d'une des victimes. Devenu Edward G. Pump , il est recueilli par le shérif qui lui ouvre les portes de sa maison ... et, sans le savoir, celles de la chambre de son épouse et de sa fille. Ed, grâce à son charme et à sa ruse, tisse sa toile autour de la petite ville. Cependant, l'arrivée imprévue d'une cousine du véritable Edward G. Pump menace les plans machiavéliques du séduisant escroc. Critique : C'est la lecture d'une biographie de Donald Trump et ses origines allemandes qui a donné l'idée à Nicolas Anspach de ce western atypique ! En effet, l'ancêtre de l'actuel président des Etats-Unis était propriétaire d'un saloon proposant breuvages, nourriture et "compagnie" féminine en 1897. Le directeur de la maison d'édition belge ne voit personnes d'autres que le scénariste Rodolphe ayant déjà réalisé Trent (Dargaud) un western canadien, ainsi que son compère dessinateur Laurent Gnoni avec qui il avait travaillé sur Naufrageurs (Daniel Maghen) . Le projet est né, mais ne pouvant le nommer "Trump"pour des questions de droits évidentes, ils affublent cet anti-héros du nom de Pump ! Vous pouvez maintenant plonger en Arizona au printemps, en pleine attaque de diligence où l'unique survivant se trouve être une ravissante tête blonde aux yeux bleus nimbés de mystères. Sauvé par la troupe du shérif de la ville voisine, il récupère bien à l'abri et saisit l'opportunité de changer de nom en "empruntant" celui d'un neveu nommé Pump. A force de mensonges et de manipulations en tous genres, il va gravir les échelons, à commencer par le saloon dans lequel il trouve un travail d'homme à tout faire. Sa voix-off nous accompagne et nous informe de ses envies et manigances pour arriver à ses fins. Usant de son visage d'ange et son charme naturel, il séduit et entourloupe tout ce petit monde, saisi par une ambition démesurée ! Une ascension foudroyante qui peut s'avérer fatale lorsque les masques tombent, attention Edward G. Pump ! Pour illustrer ce western fascinant, le trait de Laurent Gnoni fait des merveilles ! Son dessin réaliste est précis, détaillé, le tout dans une atmosphère sulfureuse avec des jeux d'ombres et lumières du plus bel effet. Un thriller au far-west avec une fin ouverte et intrigante au possible, un héros autant fascinant que détestable, que peuvent nous réserver encore ce duo d'auteurs de grand talent ?? A suivre... Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/pump-tome-1-un-si-gentil-garcon/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  7. Fin de la première trilogie de Six avec la fin de l'histoire de la mine. Le cliffhanger du tome deux nous avait laissé pantois avec un retournement de situation plutôt intelligent et assez violent ! Ce tome trois reprend exactement la ou le deux l'avait laissé et nous livre la fin de cette "guerre pour la mine" entre les différents groupes. Mais il fait plus que cela et c'est en ca qu'il est excellent. Il nous livre l'histoire de la mine elle-même, transformant notre histoire en récit d'aventure à la période des conquistadors et introduisant un côté fantastique à notre histoire qui n'est pas déplaisant. Surtout que cette partie fantastique est juste saupoudré sur le western. Cela n'alourdit donc pas notre histoire, mais le pimente un tout petit peu. Et cela permet de finir cette histoire autour de la mine de bien belle façon, nous laissant présager des bonnes choses pour la suite. C'est tout bon, messieurs, amenez la suite ! Image du tome 1
  8. Titre de l'album : Six tome 3 - Le serment de Gabaldon Scenariste de l'album : Philippe Pelaez Dessinateur de l'album : Casado Coloriste : Casado Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Dans l'Ouest sauvage, où la loi du plus fort et la fièvre de l'or font rage, la mine dont a hérité Kid, le gamin borgne, attise toutes les convoitises. Mais ce filon tant recherché cache un secret bien plus ancien et terrifiant que n'importe quel trésor. Car sous la roche sommeille une présence funeste. Jadis trahi et condamné à une mort atroce, le conquistador Gabaldón a juré de se venger. Son esprit tourmenté hante désormais la mine, prêt à frapper quiconque ose troubler son repos. Et déjà, la malédiction du Chindi, l'esprit du mal, s'abat sur ceux qui s'aventurent dans les profondeurs de la grotte. Alors que Kid et Tchitchi partent chercher un Indien anasasi capable de lever le voile sur cette menace, Royal, Elsie et Roxanne reviennent d'une expédition à Black Hawk, chargées de matériel. Pendant ce temps, Quintus Jones garde la mine... mais pas pour longtemps. La troupe a bien trop attiré l'attention, et des ennemis rôdent déjà, bien décidés à s'approprier les richesses de Kid et ses compagnons. Dans ce troisième tome de Six, le western se teinte de mystère et de surnaturel. Entre conflits, trahisons et manifestations de forces occultes, chacun devra affronter ses propres démons... s'il veut rester vivant. Critique : Fin de la première trilogie de Six avec la fin de l'histoire de la mine. Le cliffhanger du tome deux nous avait laissé pantois avec un retournement de situation plutôt intelligent et assez violent ! Ce tome trois reprend exactement la ou le deux l'avait laissé et nous livre la fin de cette "guerre pour la mine" entre les différents groupes. Mais il fait plus que cela et c'est en ca qu'il est excellent. Il nous livre l'histoire de la mine elle-même, transformant notre histoire en récit d'aventure à la période des conquistadors et introduisant un côté fantastique à notre histoire qui n'est pas déplaisant. Surtout que cette partie fantastique est juste saupoudré sur le western. Cela n'alourdit donc pas notre histoire, mais le pimente un tout petit peu. Et cela permet de finir cette histoire autour de la mine de bien belle façon, nous laissant présager des bonnes choses pour la suite. C'est tout bon, messieurs, amenez la suite ! Image du tome 1 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/six-tome-3-le-serment-de-gabaldon?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  9. Titre de l'album : Nephilims - Tome 3 - Le sang des autres Scenariste de l'album : David Dusa & Sylvain Runberg Dessinateur de l'album : Stéphane Créty Coloriste : Elvire de Cock Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : 1864, en plein chaos de la guerre de Sécession, Nordistes, Sudistes, esclaves en fuite et tribus amérindiennes s'affrontent sur les terres sauvages des Choctaws. Mais une menace bien plus ancienne a surgi des ombres : les Nuhallos, des géants oubliés, prêts à défendre leur ultime secret. Batailles sanglantes, trahisons et quête de rédemption s'entremêlent dans une fresque épique où l'homme n'est plus le maître du monde... Critique : Et voici la fin de ce triptyque mêlant Western et fantastique. L'ambiance inquiétante des premiers tomes est toujours aussi bien rendue par le talent de Stéphane Créty. Les planches sont détaillées, les visages expressif et reconnaissables malgré la multitude de personnages. C'est d'ailleurs le seul reproche que je pourrais faire à cette histoire, en mélangeant un petit peu trop de protagonistes on perd en attachement. Alors certes c'est parfois pas plus mal vu l'immense jeu de massacre mis en place mais tout de même. Reste que l'histoire est finalement pas si compliquée que ça, fluide, dynamique, et qu'entre ambiance inquiétante, rebondissements et action effrénée on n'aura pas bien le temps de s'ennuyer. Belle conclusion pour une petite série en 3 tomes qui ravira les fans de Western ET de fantastique. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/nephilims-tome-3-le-sang-des-autres/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  10. Et voici la fin de ce triptyque mêlant Western et fantastique. L'ambiance inquiétante des premiers tomes est toujours aussi bien rendue par le talent de Stéphane Créty. Les planches sont détaillées, les visages expressif et reconnaissables malgré la multitude de personnages. C'est d'ailleurs le seul reproche que je pourrais faire à cette histoire, en mélangeant un petit peu trop de protagonistes on perd en attachement. Alors certes c'est parfois pas plus mal vu l'immense jeu de massacre mis en place mais tout de même. Reste que l'histoire est finalement pas si compliquée que ça, fluide, dynamique, et qu'entre ambiance inquiétante, rebondissements et action effrénée on n'aura pas bien le temps de s'ennuyer. Belle conclusion pour une petite série en 3 tomes qui ravira les fans de Western ET de fantastique.
  11. Titre de l'album : Au coeur du désert Scenariste de l'album : Maryse Charles Dessinateur de l'album : Jean-François Charles Coloriste : Jean-François Charles Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : À peine nommé officier, le lieutenant Norman Pyle, est chargé d'une mission particulièrement périlleuse. Il doit retrouver et ramener un ancien colonel de l'armée, héros de guerre et tacticien redoutable. Il a pris la tête d'une bande d'Apaches rebelles et se terre dans une mesa au coeur de Monument Valley. Le roman culte, Au coeur des ténèbres, de Joseph Conrad, adapté en western. Critique : J'aime vraiment la collection "Signé" du Lombard par son approche éditoriale. On retrouve toujours une lecture marquante et des auteurs qui, on le ressent, prenne beaucoup de plaisir à élaborer des créations plus personnelles. Au coeur du désert est l'adaptation d'un roman culte, certes, mais que je n'avais pas lu pour autant. Je ne vous parlerai donc pas des différences avec l'oeuvre d'origine. Par contre on est sur un Western, même s'il n'est pas forcément des plus classiques, et là j'ai bien les références. N'en déplaise aux malheureux et vicieux admirateurs de videurs manchots qui trainent leur guêtres sur ce forum. Ici on est sur deux choses particulières qui viennent se croiser : le rapport à la civilisation et donc à la guerre, mais aussi le rapport à cet Ouest encore sauvage et donc à la nature. Le points central étant pour moi la sauvagerie naturelle de l'homme autour de laquelle va s'articuler ces deux réflexions. Un certain détachement s'empare du récit, le narrateur semblant lui même spectateur de sa propre histoire, cela nous place de facto assez souvent dans une position d'observateur médusé de ces tranches de violences inouïes et souvent gratuites. Le dessin est également à l'image du récit, semblant parfois prendre un peu de distance avec ses personnages, mais nous ramenant sans cesse à ces paysages et à cette violence. J'ai aimé le traitement de cette histoire, surprenante à plus d'un titre, dont la fin est remarquable de justesse et qui nous entraine sur des réflexions justes et douloureuses sur notre monde et le fonctionnement des hommes. Autres infos : Adapté du roman culte de Joseph Conrad Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : http://www.bdfugue.com/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  12. The_PoP

    Au coeur du désert

    J'aime vraiment la collection "Signé" du Lombard par son approche éditoriale. On retrouve toujours une lecture marquante et des auteurs qui, on le ressent, prenne beaucoup de plaisir à élaborer des créations plus personnelles. Au coeur du désert est l'adaptation d'un roman culte, certes, mais que je n'avais pas lu pour autant. Je ne vous parlerai donc pas des différences avec l'oeuvre d'origine. Par contre on est sur un Western, même s'il n'est pas forcément des plus classiques, et là j'ai bien les références. N'en déplaise aux malheureux et vicieux admirateurs de videurs manchots qui trainent leur guêtres sur ce forum. Ici on est sur deux choses particulières qui viennent se croiser : le rapport à la civilisation et donc à la guerre, mais aussi le rapport à cet Ouest encore sauvage et donc à la nature. Le points central étant pour moi la sauvagerie naturelle de l'homme autour de laquelle va s'articuler ces deux réflexions. Un certain détachement s'empare du récit, le narrateur semblant lui même spectateur de sa propre histoire, cela nous place de facto assez souvent dans une position d'observateur médusé de ces tranches de violences inouïes et souvent gratuites. Le dessin est également à l'image du récit, semblant parfois prendre un peu de distance avec ses personnages, mais nous ramenant sans cesse à ces paysages et à cette violence. J'ai aimé le traitement de cette histoire, surprenante à plus d'un titre, dont la fin est remarquable de justesse et qui nous entraine sur des réflexions justes et douloureuses sur notre monde et le fonctionnement des hommes.
  13. Titre de l'album : Dred Scott - Tome 1 - New York 1893 Scenariste de l'album : Tom Graffin & Jérôme Ropert Dessinateur de l'album : Thibault Descamps Coloriste : Sébastien Bouet Editeur de l'album : Grand Angle Note : Résumé de l'album : Qui a volé le collier de la liberté de Benjamin Franklin ? 1893. Dred Scott se voit offrir la chance de sa vie par le chef de la police de New York,Ungus Byrnes. Devenant l'homme de main de ce détective controversé, l'Afro-Américain s'arrache à sa condition de descendant d'esclaves et gravit peu à peu l'échelle sociale. Jusqu'au jour où l'assassinat d'un ancien général de l'Union vient réveiller les fantômes de la guerre de Sécession. Trente ans aprèscette terrible guerre civile, les plaies du passé se rouvrent. Byrnes veut classer cette affaire au plus vite. Mais Dred, lui, entrevoit un chemin vers ses origines et décide de mener sa propre enquête, en dépit des avertissements de son chef et protecteur... Critique : Dred Scott a tout de la bonne idée. D'abord un thème peu exploité, à part gangs of new york, je n'ai pas en tête beaucoup d'oeuvres connues de ce côté de l'atlantique pour avoir exploré le New York du XIXème siècle. Ici on se situe après la fin de la guerre de secession, et c'est la seconde bonne idée. Nous proposer un récit tout en nuances de gris, absolument pas manichéens, ou le lecteur doit rester constamment éveillé pour ne pas se faire avoir par les scénaristes. Bravo donc au duo d'auteurs Tom Graffin et Jérôme Ropert qui nous offrent un second chouette récit ce mois-ci à New York après la sortie du tome 2 de Ange Lecca. Seul bémol sur ce Dred Scott, je trouve le dessin un cran en dessous des dernières sorties chez Grand Angle. Attention c'est propre et loin d'être mauvais, mais que ce soit le dessin ou la colorisation je trouve qu'il y manque le petit supplément de charme et d'âme qui donne envie, probablement par manque de temps car le talent est bien là. Dommage car je trouvais la couv' très réussie et pleine de promesses... C'est tout de même avant tout une question une nouvelle fois de goûts et de couleurs. Ceci dit ce Dred Scoot est vraiment agréable à lire et cache de jolis rebondissements qui nous feront en attendre la suite avec impatience. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/dred-scott-tome-1-new-york-1893/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  14. Dred Scott a tout de la bonne idée. D'abord un thème peu exploité, à part gangs of new york, je n'ai pas en tête beaucoup d'oeuvres connues de ce côté de l'atlantique pour avoir exploré le New York du XIXème siècle. Ici on se situe après la fin de la guerre de secession, et c'est la seconde bonne idée. Nous proposer un récit tout en nuances de gris, absolument pas manichéens, ou le lecteur doit rester constamment éveillé pour ne pas se faire avoir par les scénaristes. Bravo donc au duo d'auteurs Tom Graffin et Jérôme Ropert qui nous offrent un second chouette récit ce mois-ci à New York après la sortie du tome 2 de Ange Lecca. Seul bémol sur ce Dred Scott, je trouve le dessin un cran en dessous des dernières sorties chez Grand Angle. Attention c'est propre et loin d'être mauvais, mais que ce soit le dessin ou la colorisation je trouve qu'il y manque le petit supplément de charme et d'âme qui donne envie, probablement par manque de temps car le talent est bien là. Dommage car je trouvais la couv' très réussie et pleine de promesses... C'est tout de même avant tout une question une nouvelle fois de goûts et de couleurs. Ceci dit ce Dred Scoot est vraiment agréable à lire et cache de jolis rebondissements qui nous feront en attendre la suite avec impatience.
  15. The_PoP

    Pillard de guerre

    Oh quel plaisir que cette lecture... Un plaisir peut être un brin coupable tant l'ombre de l'immense "Il était une fois la révolution" plane sur cette lecture... Mais un plaisir tout de même. Il faut dire que le sujet n'a pas été essoré en bd franco belge. Et puis nos deux auteurs ont du talent, on avait déjà pu apprécier la qualité du duo sur la série AIR. Bon, pour Philippe Pelaez, prolifique et quasi incontournable ces dernières années cela devient une évidence de le dire tant ses qualités de scénariste ont été saluées sur ses multiples parutions ces dernières années. D'autant que sur des histoires de fripouilles en période révolutionnaire il a déjà montré qu'il était particulièrement à l'aise. Le dessin de Francis Porcel est juste, dans la pure tradition franco belge que nous affectionnons tant. Ses couleurs sont belles et rendent bien les ambiances. Ses personnages sont travaillés et les scènes sont lisibles et bien découpées, on a juste à se laisser porter par la lecture. A noter qu'il s'agit déjà du troisième tome de cette série après Pinard de guerre et Bagnard de guerre. Et si les tomes peuvent se lire en one shot sans soucis, cela reste un vrai plaisir de retrouver ce personnage de Ferdinand Tirencourt, certes peu recommandable mais parfois sympathique, au gré de ses aventures sur le théâtre des guerres du début du 20ème siècle.
  16. The_PoP

    Pillard de guerre

    Titre de l'album : Pillard de guerre Scenariste de l'album : Philippe Pelaez Dessinateur de l'album : Francis Porcel Coloriste : Francis Porcel Editeur de l'album : Grand Angle Note : Résumé de l'album : La rencontre entre le révolutionnaire Pancho Villa et le pillard Ferdinand Tirancourt en pleine révolution mexicaine. Début xxe siècle. La vie n'est pas un long fleuve tranquille pour Pancho Villa. Le révolutionnaire est pourchassé par les Américains d'un côté, et de l'autre, il mène une guérilla contre son adversaire le président du Mexique qui a envoyé à ses trousses le général Murguia, surnommé « le boucher ». Heureusement, il peut compter sur ses troupes qui viennent de capturer un groupe de pillards menés par le Français Ferdinand Tirancourt. Évadé du bagne, ce dernier avoue sans aucun scrupule avoir été payé par le gouvernement américain pour le tuer. Les deux hommes concluent alors un marché : Ferdinand guide Pancho vers la mine de Las Palmilla où est caché un important stock d'armes, en échange, le révolutionnaire mexicain doit donner un sauf-conduit au Français pour qu'il quitte le continent. Mais il faut faire vite, car le boucher est sur leurs talons... Les deux hors-la-loi réussiront-ils à échapper aux Américains ? Critique : Oh quel plaisir que cette lecture... Un plaisir peut être un brin coupable tant l'ombre de l'immense "Il était une fois la révolution" plane sur cette lecture... Mais un plaisir tout de même. Il faut dire que le sujet n'a pas été essoré en bd franco belge. Et puis nos deux auteurs ont du talent, on avait déjà pu apprécier la qualité du duo sur la série AIR. Bon, pour Philippe Pelaez, prolifique et quasi incontournable ces dernières années cela devient une évidence de le dire tant ses qualités de scénariste ont été saluées sur ses multiples parutions ces dernières années. D'autant que sur des histoires de fripouilles en période révolutionnaire il a déjà montré qu'il était particulièrement à l'aise. Le dessin de Francis Porcel est juste, dans la pure tradition franco belge que nous affectionnons tant. Ses couleurs sont belles et rendent bien les ambiances. Ses personnages sont travaillés et les scènes sont lisibles et bien découpées, on a juste à se laisser porter par la lecture. A noter qu'il s'agit déjà du troisième tome de cette série après Pinard de guerre et Bagnard de guerre. Et si les tomes peuvent se lire en one shot sans soucis, cela reste un vrai plaisir de retrouver ce personnage de Ferdinand Tirencourt, certes peu recommandable mais parfois sympathique, au gré de ses aventures sur le théâtre des guerres du début du 20ème siècle. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/pillard-de-guerre-9791041103560/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  17. Voici déjà venir le cinquième tome de cette saga à succès West fantasy où je le rappelle, les influences "tolkiennes" rencontrent la dure vie du far-west américain. On reprend les mêmes, ou plutôt la même avec la présence de Soeur M au casting avec deux nouveaux compères, une catin rêvant à de meilleurs lendemains ainsi qu'un mystérieux ronin, fruit de l'amour d'une elfe et d'un homme. Un des principes de cette saga étant le retour obligatoire d'un acteur principal du tome précédent mais aussi la mort d'une personnalité du trio héroïque. JL Istin a le chic pour créer des protagonistes truculents avec toujours les voix off en fil conducteur, mais aussi semer des mystères ça et là au fil du récit. Nous retrouvons donc un de ces fameux totems ou artefacts et vous en découvrirez un peu plus à leur sujet. L'originalité de cet opus étant que notre trio va composer avec un quatrième acteur, un mignon petit orc héritier du trône du Japon aux faux airs de Grogu le petit "Yoda" de la saga Star wars. Traque, combats au sabre avec effusions de sang; révélations sur des événements passés, bref aucun temps mort dans cette nouvelle aventure sentant bon le langage fleuri et la poudre. Nicolas Demare réalise des planches dans un style réaliste de premier choix et fait honneur aux magnifiques paysages de l'ouest sauvage américain. Une fois de plus le travail de colorisation est sublime avec des effets de lumière saisissants qui embellissent d'avantage le travail du dessinateur. Oxymore a vraiment une équipe de coloristes talentueux ! Un nouveau tome qui s'inscrit dans la continuité des précédents avec le même talent, JL Istin prend son temps pour dévoiler les contours de cet univers sans limites !
  18. Titre de l'album : West fantasy tome 5 - L'assassin, le rônin et la catin Scenariste de l'album : J. L. Istin Dessinateur de l'album : Nicolas Demare Coloriste : Amélie Picou et Vincent Powell Editeur de l'album : Oxymore Note : Résumé de l'album : LA MORT D'UN CLIENT RÉVÈLE L'EXISTENCE D'UN TOTEM ANCESTRAL. TROIS CHASSEURS, UN SEUL TRÉSOR, AUCUNE PITIÉ. Au saloon de Deadhill, ville où la loi brille par son absence, Séréna y exerce ses talents de fille de joie. Un soir, l'un de ses clients rend l'âme en pleine affaire. Ennuyeux, sauf que dans ses poches, elle déniche une carte au trésor menant au légendaire totem d'Anumak. Ni une, ni deux, elle file avec la carte. Pendant ce temps, Otsuka, un ronin métissé elfe-japonais trouve enfin son maître : un adorable petit orc d'un an ! Le bambin ne parle pas encore, mais ses intentions sont claires : il veut le totem d'Anumak. Entre en scène Soeur M, une tueuse impitoyable, déterminée à détruire le totem pour préserver la suprématie de son dieu. Ces trois personnages fort singuliers vont se retrouver dans une danse endiablée mêlant vengeance et rédemption. Critique : Voici déjà venir le cinquième tome de cette saga à succès West fantasy où je le rappelle, les influences "tolkiennes" rencontrent la dure vie du far-west américain. On reprend les mêmes, ou plutôt la même avec la présence de Soeur M au casting avec deux nouveaux compères, une catin rêvant à de meilleurs lendemains ainsi qu'un mystérieux ronin, fruit de l'amour d'une elfe et d'un homme. Un des principes de cette saga étant le retour obligatoire d'un acteur principal du tome précédent mais aussi la mort d'une personnalité du trio héroïque. JL Istin a le chic pour créer des protagonistes truculents avec toujours les voix off en fil conducteur, mais aussi semer des mystères ça et là au fil du récit. Nous retrouvons donc un de ces fameux totems ou artefacts et vous en découvrirez un peu plus à leur sujet. L'originalité de cet opus étant que notre trio va composer avec un quatrième acteur, un mignon petit orc héritier du trône du Japon aux faux airs de Grogu le petit "Yoda" de la saga Star wars. Traque, combats au sabre avec effusions de sang; révélations sur des événements passés, bref aucun temps mort dans cette nouvelle aventure sentant bon le langage fleuri et la poudre. Nicolas Demare réalise des planches dans un style réaliste de premier choix et fait honneur aux magnifiques paysages de l'ouest sauvage américain. Une fois de plus le travail de colorisation est sublime avec des effets de lumière saisissants qui embellissent d'avantage le travail du dessinateur. Oxymore a vraiment une équipe de coloristes talentueux ! Un nouveau tome qui s'inscrit dans la continuité des précédents avec le même talent, JL Istin prend son temps pour dévoiler les contours de cet univers sans limites ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/west-fantasy-tome-5-l-assassin-le-ronin-et-la-catin/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  19. Et hop encore un Western old school pour Bibi ! Merci les éditions du Lombard qui ont décidé de nous relancer le personnage de Ringo. Certes ce n'est pas le plus célèbre de nos aventuriers du grand ouest, mais il a eu sa propre série de 3 albums qui a couru sur presque une décennie à l'époque. Et quand votre papa n'est rien de moins que William Vance, il y a de pires héritages. C'était finalement assez logique d'aller chercher Roman Surzhenko pour reprendre le style de William Vance car après tout quand on a déjà repris l'héritage de Swolfs (Durango) et de Rosinksi ( Thorgal saga - shaigan) on peut bien s'attaquer au papa de XIII. Ceci étant dit il fallait un peu dépoussiérer le mythe, car la série originale fait ses 50 ans et en terme de narration, la bd franco belge nous a délivré des séries de Western plus vivantes. C'est chose faite avec ce tome 1 qui va nous placer notre Ringo dans la quête habituelle du héros : aller secourir sa fiancée prisonnière 🙂. Bref, j'ai passé un joli moment de lecture, et si Roman Surzhenko ne réitère pas tout à fait l'excellence graphique de son adaptation de Thorgal, je le trouve un petit peu plus à l'aise sur le style de Ringo que sur ses débuts sur Durango. Mais ne nous leurrons pas, la tâche d'Eric Corbeyran au scénario est d'ampleur : comment nous livrer une histoire moderne ou intemporelle tout en respectant les codes de Ringo (série de Cowboy finalement assez tranquille) ? Attention car aujourd'hui comme hier la concurrence est féroce, et il faudra peut être que Ringo sorte de son costume de Boy Scout ou que l'intrigue se fasse plus dure ou sombre pour nous surprendre et nous prendre au jeu. La suite nous le dira...
  20. Titre de l'album : Ray Ringo - Tome 1 - La porte du diable Scenariste de l'album : Éric Corbeyran Dessinateur de l'album : Roman Surzhenko Coloriste : Roman Surzhenko Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Ray Ringo, le courageux convoyeur de la Wells Fargo, doit sauver Lean, sa fiancée, traquée par sa famille mormone prête à tout pour la récupérer. Entre courses poursuites endiablées et plaines arides de l'Ouest, Ringo s'engage dans une aventure riche en action et en rebondissements, où chaque décision peut tout changer. Le grand retour de Ringo, le héros de western créé par William Vance. Critique : Et hop encore un Western old school pour Bibi ! Merci les éditions du Lombard qui ont décidé de nous relancer le personnage de Ringo. Certes ce n'est pas le plus célèbre de nos aventuriers du grand ouest, mais il a eu sa propre série de 3 albums qui a couru sur presque une décennie à l'époque. Et quand votre papa n'est rien de moins que William Vance, il y a de pires héritages. C'était finalement assez logique d'aller chercher Roman Surzhenko pour reprendre le style de William Vance car après tout quand on a déjà repris l'héritage de Swolfs (Durango) et de Rosinksi ( Thorgal saga - shaigan) on peut bien s'attaquer au papa de XIII. Ceci étant dit il fallait un peu dépoussiérer le mythe, car la série originale fait ses 50 ans et en terme de narration, la bd franco belge nous a délivré des séries de Western plus vivantes. C'est chose faite avec ce tome 1 qui va nous placer notre Ringo dans la quête habituelle du héros : aller secourir sa fiancée prisonnière 🙂. Bref, j'ai passé un joli moment de lecture, et si Roman Surzhenko ne réitère pas tout à fait l'excellence graphique de son adaptation de Thorgal, je le trouve un petit peu plus à l'aise sur le style de Ringo que sur ses débuts sur Durango. Mais ne nous leurrons pas, la tâche d'Eric Corbeyran au scénario est d'ampleur : comment nous livrer une histoire moderne ou intemporelle tout en respectant les codes de Ringo (série de Cowboy finalement assez tranquille) ? Attention car aujourd'hui comme hier la concurrence est féroce, et il faudra peut être que Ringo sorte de son costume de Boy Scout ou que l'intrigue se fasse plus dure ou sombre pour nous surprendre et nous prendre au jeu. La suite nous le dira... Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/ray-ringo-tome-1-la-porte-du-diable/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  21. poseidon2

    Remington 1885

    Les westerns sont à la mode. On en voit beaucoup en BD comme dans le comics. Alors quand ce "Remington 1885" est sorti je me suis dit : un de plus. Mais en fait pas temps que cela. Car ce Remington n'a rien à voir avec la carabine du même nom. C'est le nom du dessinateur qui a parcouru le Far West pour essayer d'immortaliser la fin du Far West et l'arrivée de la modernité. On se retrouve donc avec un western qui nous parle... de la fin des westerns. Un western qui parle autant de la capture de Geronimo que du traitement des indiens, parqués dans des camps indignes et sans la moindre ressource. Le découpage du récit est très bien pensé. Entre une voix off issue du carnet de notes de Remington qui nous livre son réel ressenti et la traque de Geronimo par les Tuniques bleues autant que les Mexicains, on alterne intelligemment les scènes d'actions et les réflexions sur un monde en plein changement irréversible.
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    Remington 1885

    Titre de l'album : Remington 1885 Scenariste de l'album : Josep Maria Polls Dessinateur de l'album : Sagar Coloriste : Sagar Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Arizona, mai 1885. Frederic Remington, alors jeune illustrateur inconnu, rejoint Fort Grant, non loin de la frontière mexicaine. Il rêve de montrer au monde cet « Ouest sauvage » et de placer ses illustrations dans la très prestigieuse revue Harper's Weekly. Avide de capturer des moments authentiques et privilégiés avec ses crayons, il saisit l'occasion d'accompagner un détachement de cavalerie sur les traces de Geronimo, l'insaisissable chef indien. Mais, pris dans une tempête de sable, le dessinateur est capturé par un groupe d'Apaches conduit par Geronimo lui-même. Par l'intermédiaire de Maria, une jeune Indienne qui parle anglais, Remington apprend que sa vie ne tient qu'à un fil : Geronimo veut que Remington peigne son portrait... S'appuyant sur des faits historiques, Josep Maria Polls et Sagar imaginent une rencontre légendaire qui aurait mis Remington, l'un des illustrateurs les plus populaires de l'Ouest américain, dont les images iconiques ont inspiré des générations de dessinateurs - y compris Jean Giraud pour Blueberry -, en présence du mythique Geronimo, qui fut le dernier grand chef apache à se battre contre les États-Unis et le Mexique. Critique : Les westerns sont à la mode. On en voit beaucoup en BD comme dans le comics. Alors quand ce "Remington 1885" est sorti je me suis dit : un de plus. Mais en fait pas temps que cela. Car ce Remington n'a rien à voir avec la carabine du même nom. C'est le nom du dessinateur qui a parcouru le Far West pour essayer d'immortaliser la fin du Far West et l'arrivée de la modernité. On se retrouve donc avec un western qui nous parle... de la fin des westerns. Un western qui parle autant de la capture de Geronimo que du traitement des indiens, parqués dans des camps indignes et sans la moindre ressource. Le découpage du récit est très bien pensé. Entre une voix off issue du carnet de notes de Remington qui nous livre son réel ressenti et la traque de Geronimo par les Tuniques bleues autant que les Mexicains, on alterne intelligemment les scènes d'actions et les réflexions sur un monde en plein changement irréversible. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/remington-1885/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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    Aucune tombe assez profonde

    Les grands formats Urban se multiplient et c'est souvent pour faire la part belle à une patte graphique. Ce Aucune tombe assez profonde ne fera pas mentir les précédents. Si le western fantastique imaginé par Skottie Young est fidèle à ses précédents récits, c'est-à-dire délirant, ambitieux (Vouloir tuer la mort, c'est quand même balaise) et trash, le point remarquable ici est la patte graphique de Jorge Corona. Si vous n'aimez pas le comics new génération, plein d'emphases graphiques et d'exagération, le tout très coloré, passé votre chemin, peu importe e scenario. Par contre, si c'est un style qui vous parle, penchez-vous sur ce one shot. Il n'est comme nul autre. Aussi émouvant et triste que dynamique et violent. On se sait vraiment si on doit aimer notre héroïne. Si elle à le droit de réclamer un supplément de vie, au regard de toutes celles qu'elle a prises. Une finesse de scénario qui récompensera ceux qui ont pris à bras-le-corps le coté graphique.
  24. Titre de l'album : Aucune tombe assez profonde Scenariste de l'album : Skottie Young Dessinateur de l'album : Jorge Corona Coloriste : Editeur de l'album : Urban Comics Note : Résumé de l'album : Après une vie de crime et de violence, Ryder est tombée amoureuse et a choisi de se ranger pour se concentrer sur son rôle de mère. Mais lorsqu'elle apprend que tout ce pour quoi elle s'est battue risque de lui être enlevé, elle reprend ses revolvers et se met en route, car le temps lui est compté. Direction : Cypress, la ville à l'autre bout du monde. Son objectif : tuer celle qui tente de lui prendre la vie... la Mort elle-même. Contenu vo : Ain't No Grave #1-5 Critique : Les grands formats Urban se multiplient et c'est souvent pour faire la part belle à une patte graphique. Ce Aucune tombe assez profonde ne fera pas mentir les précédents. Si le western fantastique imaginé par Skottie Young est fidèle à ses précédents récits, c'est-à-dire délirant, ambitieux (Vouloir tuer la mort, c'est quand même balaise) et trash, le point remarquable ici est la patte graphique de Jorge Corona. Si vous n'aimez pas le comics new génération, plein d'emphases graphiques et d'exagération, le tout très coloré, passé votre chemin, peu importe e scenario. Par contre, si c'est un style qui vous parle, penchez-vous sur ce one shot. Il n'est comme nul autre. Aussi émouvant et triste que dynamique et violent. On se sait vraiment si on doit aimer notre héroïne. Si elle à le droit de réclamer un supplément de vie, au regard de toutes celles qu'elle a prises. Une finesse de scénario qui récompensera ceux qui ont pris à bras-le-corps le coté graphique. Autres infos : Type de l'album : Comic Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/aucune-tombe-assez-profonde?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  25. Titre de l'album : Le maître de California Hill Scenariste de l'album : Laurent-Frédéric Bollée Dessinateur de l'album : Georges Van Linthout Coloriste : Editeur de l'album : La boite à bulles Note : Résumé de l'album : Afin de découvrir si un cheval au galop garde, ou non, toujours un sabot en contact avec le sol, Muybridge et Stanford vont révolutionner la photographie... Au milieu des années 1860, la construction de la première ligne de chemin de fer transcontinentale arrive à son terme. Derrière ce projet colossal, côté Ouest, le magnat et ancien gouverneur de Californie, Leland Stanford, un homme connu pour sa voracité et qui ne vit que par et pour ses chevaux - qu'il garde près de lui dans son manoir de California Hill. Ainsi, le jour où son partenaire et rival, Mr Durant, lui fait part de la question qui agite les milieux hippiques de l'époque, ils se lancent un pari : celui qui parviendra à prouver si un cheval au galop garde, ou non, toujours un sabot en contact avec le sol gagnera 10 % de l'entreprise de l'autre. Pour battre son rival, Stanford offre des moyens quasi illimités à Eadweard Muybridge, un photographe talentueux mais psychologiquement instable. Muybridge entreprend donc de photographier, un à un, les mouvements d'un cheval au galop, qu'importe que la technologie ne le permette pas encore... Débute ainsi une collaboration funeste où se rencontrent avidité et démesure, mais qui révolutionnera la photographie et posera les bases du cinéma. Critique : Terra Australis, La bombe et tant d'autres oeuvres marquantes de LF Bollée, qui délaisse son éditeur Glénat pour un semblant de biographie sentant bon le farwest et le bruit des clous sur les traverses de chemin de fer ! Il aime s'inspirer de la grande histoire et y insérer un brin de romance et c'est le cas ici avec Leland Stanford le gouverneur de Californie, un personnage sombre et torturé. Membre éminent dans l'achèvement de la jonction du réseau ferré est-ouest traversant l'immensité américaine, il représente un certain idéal américain, le self made man comprenant aussi ses zones d'ombres. Dur en affaire, voire très dur, il semble aussi plus proche des chevaux que des hommes et délaisse femme et enfant au profit de sa passion équine. Un homme torturé qui va se lancer dans un bien curieux pari avec son rival, un homme d'affaires situé à l'est du pays. Tous les moyens sont bons pour gagner et il va dépenser une fortune pour parvenir à ses fins ! Le photographe Muybridge, un curieux personnage au talent prodigieux dans son domaine, va réaliser après moult essais la fameuse photographie du cheval et son jockey "lévitant" au dessus du sol, preuve parfaite que durant son galop, à un moment précis le cheval ne touche plus la terre ferme. Encore une mine d'informations pour enrichir sa culture générale avec LF Bollée, avec un récit aux allures de thriller car si le pari représente le fil rouge, d'autres histoires se mêlent et viennent perturber le quotidien des protagonistes jusqu'à cette fin dramaturge. Un scénario solide et bien construit, illustré en noir et blanc par le belge Georges Van Linthout. Il réalise des planches d'un trait réaliste tirant plus sur le gris et donne à l'histoire un sincère accent de véracité. Certaines cases semblent sortir de ces vieux appareils photo de la fin du 19ème siècle. Un travail sérieux et appliqué qui vous plongera dans ce fait historique posant les fondations du fameux cinémascope ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/le-maitre-de-california-hill/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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