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Et ben.... tout d'abord je dois vous dire que j'avais envie d'aller en vacances en Colombie (vraiment) avant de lire ce Guerillero. La je ne sais plus trop. Sans même parler des FARCs et des guérilleros, cette biographie nous dépeint une Colombie pas très attirante. Mais passons sur ce sujet-là. En effet le but de ce récit n'est pas de donner envie de voyager en Colombie, mais bien de décrire la vie d'un jeune garçon qui a été pris sous l'aile de FRAC avant de s'en enfuie. Le but n'est pas non plus de dépeindre les FARCs comme des terroristes sans foi ni loi. Notre auteur nous montre, via des pages dépeignant des moments de sa vie, que les FARCs (et autres groupes paramilitaires) sont une porte de sortie comme une autre pour les enfants vivants dans la misère. les FARCs assurent aux jeunes de quoi bien manger (mieux que chez eux), d'avoir un endroit où dormir et offre un esprit de corps. Tout ce à quoi la plupart des enfants des régions pauvres ne peuvent espérer. Un rôle sociétal qui est complètement caché de la propagande des différents gouvernements. Et une BD qui ne cherche pas à ignorer la violence de leurs actions non plus. Mais ce livre ne parle pas que de la vie des jeunes aux milieux des guérilleros. Il parle aussi, pour moitié, du long mais efficace, processus de réintégration des jeunes enfants guérilleros qui se sont enfuis ou ont été "délivré". Un processus de réapprentissage qui a permis à Alberto de (re)faire sa vie, loin des guérilleros, montrant que le pays ne lâche pas non plus ces jeunes sans ressources. Une lecture intéressante qui relativise notre vision de 'impact de ces groupes armés et qui nous fait dire qu'on est pas mal chez nous.
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Titre de l'album : Guérillero Scenariste de l'album : Maria Isabel Ospina Dessinateur de l'album : Jean-Emmanuel Vermot-Desroches Coloriste : Jean-Emmanuel Vermot-Desroches Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Une demi-heure pour aller chercher de l'eau potable, deux heures trente pour rejoindre l'école... Les journées ne sont pas les mêmes pour tous les enfants : Alberto, qui grandit dans un département montagneux de Colombie, le sait bien. À cela s'ajoutent pour lui la misère et la grande violence de son père. Alors quand les guérilleros des FARC s'installent sur le terrain de sa famille, les suivre semble être la meilleure perspective d'avenir. Et qu'Alberto ait onze ans ne change rien à l'affaire. Il devient donc un enfant-soldat. Quand il déserte, presque cinq ans plus tard, il entame un long processus de réintégration dans un foyer à Cali. Et à présent, il raconte tout : du temps de séchage de son uniforme aux conséquences de son départ pour sa famille en passant par ses missions d'espion ou encore par sa formation d'opérateur radio. Il montre la peur et la solitude, mais dévoile aussi les questionnements naturels d'un préado. Alberto n'est pas plus manichéen ici que là-bas : retrouver une vie normale n'a rien d'évident, mais il fera tout pour y arriver. La documentariste colombienne Maria Isabel Ospina enchaîne les séquences, fragments de vie d'une à quatre pages, pour rendre compte de la richesse du parcours d'Alberto. Le tout au plus proche du regard de celui qu'il était alors. Tout comme dans Marzi ou dans Guantanamo Kid, l'enfant existe pleinement, et la ligne claire et expressive de Jean-Emmanuel Vermot-Desroches y est pour beaucoup. Un témoignage inédit au moment où l'on célèbre les dix ans de l'accord de paix signé entre les FARC et le gouvernement colombien. Critique : Et ben.... tout d'abord je dois vous dire que j'avais envie d'aller en vacances en Colombie (vraiment) avant de lire ce Guerillero. La je ne sais plus trop. Sans même parler des FARCs et des guérilleros, cette biographie nous dépeint une Colombie pas très attirante. Mais passons sur ce sujet-là. En effet le but de ce récit n'est pas de donner envie de voyager en Colombie, mais bien de décrire la vie d'un jeune garçon qui a été pris sous l'aile de FRAC avant de s'en enfuie. Le but n'est pas non plus de dépeindre les FARCs comme des terroristes sans foi ni loi. Notre auteur nous montre, via des pages dépeignant des moments de sa vie, que les FARCs (et autres groupes paramilitaires) sont une porte de sortie comme une autre pour les enfants vivants dans la misère. les FARCs assurent aux jeunes de quoi bien manger (mieux que chez eux), d'avoir un endroit où dormir et offre un esprit de corps. Tout ce à quoi la plupart des enfants des régions pauvres ne peuvent espérer. Un rôle sociétal qui est complètement caché de la propagande des différents gouvernements. Et une BD qui ne cherche pas à ignorer la violence de leurs actions non plus. Mais ce livre ne parle pas que de la vie des jeunes aux milieux des guérilleros. Il parle aussi, pour moitié, du long mais efficace, processus de réintégration des jeunes enfants guérilleros qui se sont enfuis ou ont été "délivré". Un processus de réapprentissage qui a permis à Alberto de (re)faire sa vie, loin des guérilleros, montrant que le pays ne lâche pas non plus ces jeunes sans ressources. Une lecture intéressante qui relativise notre vision de 'impact de ces groupes armés et qui nous fait dire qu'on est pas mal chez nous. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/guerillero/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Dina et le Millimonde tome 1 - Le peuple du grenier Scenariste de l'album : Lapuss Dessinateur de l'album : Antonello Dalena Coloriste : Antonello Dalena Editeur de l'album : Dupuis Note : Résumé de l'album : La jeune Dina, dont le père a mystérieusement disparu depuis un an, vit seule avec sa mère. Mais pour l'instant, c'est direction vacances, dans le petit village de sa nonna ! Mais voici que Dina se réveille un beau matin rétrécie à une taille de 5 millimètres ! Autour d'elle, les habitants du Millimonde, un village de lilliputiens installé dans le grenier de nonna ! Dina va devoir maintenant affronter chat et insectes devenus géants, luttes de pouvoir au sein du village, mais aussi un bien étrange secret pâtissier... Lapuss' (Les Minions, Putain de chat) maîtrise l'art du gag, qu'il mêle ici à une grande aventure pleine de rythme et d'émotion, portée par le sublime dessin d'Antonello Dalena (Ernest et Rebecca). Critique : Chérie j'ai rétréci les gosses et tout le village !!! Hop la les plus anciens auront compris le principe de ce Dina et le millimonde. C'est en effet une reprise de ce "vieux" (hé ho !) film avec une très belle couche de couleur et de dessin. Une reprise recentrée sur une seule jeune fille qui, en pleine crise d'adolescence, se retrouve plongée dans un monde miniature. Ce premier tome avance assez vite, ne se contentant pas qu'une introduction au milimonde. Il nous présente aussi une variation intéressante au film, qui est l'évolution des anciens du village transformée en mili-personnes des années avant. En effet, le village a perduré, les mili personnes ayant des enfants et des petits enfants n'ayant pas connu le monde des grands Cela ouvre des possibilités scénaristiques super intéressantes, s'éloignant du classique : tout le monde va re-devenir grand et retrouver sa place. Cette variation amène à ce premier tome des promesses qui dépasse le cadre de la simple mise sur papier d'un hit du cinéma des années 80. À noter le tarif très contenu de 14.50 pour 72 pages de lecture. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/dina-et-le-millimonde-tome-1-le-peuple-du-grenier/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Chérie j'ai rétréci les gosses et tout le village !!! Hop la les plus anciens auront compris le principe de ce Dina et le millimonde. C'est en effet une reprise de ce "vieux" (hé ho !) film avec une très belle couche de couleur et de dessin. Une reprise recentrée sur une seule jeune fille qui, en pleine crise d'adolescence, se retrouve plongée dans un monde miniature. Ce premier tome avance assez vite, ne se contentant pas qu'une introduction au milimonde. Il nous présente aussi une variation intéressante au film, qui est l'évolution des anciens du village transformée en mili-personnes des années avant. En effet, le village a perduré, les mili personnes ayant des enfants et des petits enfants n'ayant pas connu le monde des grands Cela ouvre des possibilités scénaristiques super intéressantes, s'éloignant du classique : tout le monde va re-devenir grand et retrouver sa place. Cette variation amène à ce premier tome des promesses qui dépasse le cadre de la simple mise sur papier d'un hit du cinéma des années 80. À noter le tarif très contenu de 14.50 pour 72 pages de lecture.
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Titre de l'album : Soeurs de glisse Scenariste de l'album : Gwénola Morizur Dessinateur de l'album : Agnese Innocente Coloriste : Agnese Innocente Editeur de l'album : Jungle Note : Résumé de l'album : Une ode à la résilience, librement inspirée de l'histoire vraie des soeurs Sana, championnes paralympiques de ski. Pour Léonie, abandonner le sport à cause de sa déficience visuelle est impensable. Emma, sa soeur, n'est pas du même avis : le sport, très peu pour elle ! Contre toute attente, lorsque Léonie est repérée pour intégrer la section belge de ski alpin, c'est Emma qui est désignée pour la guider... Les deux soeurs arriveront-elles à surpasser leurs différences pour avoir une chance de gagner les plus grandes compétitions du monde ? Critique : C'est une très belle histoire que nous conte Gwénola Morizur, un récit librement inspiré de la véritable histoire des soeurs Sana, premières médaillées belges aux jeux paralympiques d'hiver en ski ! Vous pensez à la chanson de Brel, "ce plat pays qui est le mien" et vous êtes probablement désarçonnés par cette idée de ski en Belgique, et bien ouvrez ces pages et admirez le courage et l'abnégation de ce duo, une leçon de résilience ! Léonie et sa famille n'ont jamais réalisé l'acceptation de sa malvoyance, étape pourtant importante du deuil. Sous l'impulsion de sa mère, la jeune fille entend vivre une vie "normale" dans des établissements scolaires non adaptés aux personnes aveugles, il en va de même pour les activités sportives qu'elle pratique assidument ! Gymnaste d'un bon niveau elle semble atteindre ses limites dans certaines épreuves, victime de son handicap. Au fil du récit, on découvre aussi l'ambiance familiale avec les heurts et autres disputes entre Léonie et ses trois soeurs, notamment Emma son opposée ! Cette dernière n'aime pas le sport et goûte plus à l'oisiveté que les sensations fortes recherchées par Léonie. C'est dans ce contexte qu'elles vont se retrouver dans l'équipe de sports d'hiver paralympiques du pays, avec la découverte du haut niveau mais surtout, la nécessité absolue pour les deux soeurs de travailler ensemble sur les pistes. En effet, Emma doit servir de "lièvre" à Léonie, en ouvrant la piste devant elle et en lui communiquant par radio les virages, bosses et autres difficultés rencontrées dans la descente. Une symbiose parfaite doit s'accomplir entre deux soeurs que tout oppose ! Comment vont-elles surmonter les obstacles ? On s'attache énormément aux personnages dans cette histoire teintée d'émotion et de sincérité. Le trait doux et rond de Agnese Innocente convient parfaitement au propos, elle donne du caractère aux protagonistes sans surjouer façon "manga". Elle s'adapte au récit en usant de couleurs pâles pour les flashbacks et plus vives pour les phases "actuelles". Une belle immersion dans le handisport et une aventure humaine touchante qui mérite d'être lue ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/soeurs-de-glisse/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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- bd
- roman graphique
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(et 4 en plus)
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Titre de l'album : Alastor de Sombregarde tome 1 - L'infame Gentilhomme Scenariste de l'album : Dobbs Dessinateur de l'album : Aurélien Morinière Coloriste : Aurélien Morinière Editeur de l'album : Oxymore Note : Résumé de l'album : Alastor n'est pas un héros. Chevalier de la Mort cynique et amoureux désabusé, il traverse un monde où le Bien et le Mal se confondent en absurdités sanglantes. Tout cela pour rejoindre sa bien-aimée : une sorcière insaisissable, aussi fatale que fascinante. À ses côtés chemine un maître-gobelin philosophe et roublard, expert en poisons et en sarcasmes, membre comme lui de la tristement célèbre Sombre Garde. Son seul horizon : la Forteresse Noire. Son unique alliée : la malchance. Dans ce voyage ponctué de fanatisme, de trahisons et d'épreuves tragi-comiques, Alastor devra embrasser une destinée qu'il aurait préféré fuir. Épopée grinçante et mélancolique, Critique : Tout commence sur un champ de bataille dévasté, le sol jonché de cadavres ou presque, les survivants étant abattus par les elfes et leur "pouvoir de lumière" ! De cette marée de cadavres, une âme noire émerge, la renaissance d'Alastor sous l'impulsion de Guulghar le sorcier-gobelin. Tels Don Quichotte et Sancho Pança, ils vont entreprendre un long voyage à travers ce monde où la magie rôde et où les rencontres peuvent réserver de nombreuses surprises, agréables ou dangereuses ! Un univers où le bien et le mal ne semblent pas si bien définis, vous le découvrirez au fil des chapitres présentés comme les actes d'une pièce de théâtre avec chacun leur fil conducteur. Un récit vraiment étonnant que nous livre Dobbs de par ses particularités et le style d'écriture. En effet, les dialogues sont savoureux et empreints d'élégance dans le ton. Notre chevalier noir s'exprime avec classe, dénotant complètement avec son apparence menaçante. L'humour est présent à travers le gobelin jamais avare en conneries :). Un monde de dark fantasy au bestiaire varié très bien imagé par Aurélien Morinière ! Son style semi-réaliste convient parfaitement à l'univers, ses personnages sont charismatiques et bien détaillés. Les combats à l'épée prennent corps à travers un découpage dynamique et accrocheur. Les couleurs restent sombres, dans des notes rougeoyantes avec des aplats de noir. La magie parvient à ressortir des pages avec des effets lumineux particulièrement réussis. C'est un premier tome surprenant, bousculant un peu les codes de la fantasy avec un style narratif élégant, à l'image de ce titre convenant parfaitement au "héros" : L'infâme gentilhomme. Un bel oxymore 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/alastor-de-sombregarde-tome-1-l-infame-gentilhomme/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Alastor de Sombregarde tome 1 - L'infame Gentilhomme
Kevin Nivek a posté un enregistrement dans Critiques
Tout commence sur un champ de bataille dévasté, le sol jonché de cadavres ou presque, les survivants étant abattus par les elfes et leur "pouvoir de lumière" ! De cette marée de cadavres, une âme noire émerge, la renaissance d'Alastor sous l'impulsion de Guulghar le sorcier-gobelin. Tels Don Quichotte et Sancho Pança, ils vont entreprendre un long voyage à travers ce monde où la magie rôde et où les rencontres peuvent réserver de nombreuses surprises, agréables ou dangereuses ! Un univers où le bien et le mal ne semblent pas si bien définis, vous le découvrirez au fil des chapitres présentés comme les actes d'une pièce de théâtre avec chacun leur fil conducteur. Un récit vraiment étonnant que nous livre Dobbs de par ses particularités et le style d'écriture. En effet, les dialogues sont savoureux et empreints d'élégance dans le ton. Notre chevalier noir s'exprime avec classe, dénotant complètement avec son apparence menaçante. L'humour est présent à travers le gobelin jamais avare en conneries :). Un monde de dark fantasy au bestiaire varié très bien imagé par Aurélien Morinière ! Son style semi-réaliste convient parfaitement à l'univers, ses personnages sont charismatiques et bien détaillés. Les combats à l'épée prennent corps à travers un découpage dynamique et accrocheur. Les couleurs restent sombres, dans des notes rougeoyantes avec des aplats de noir. La magie parvient à ressortir des pages avec des effets lumineux particulièrement réussis. C'est un premier tome surprenant, bousculant un peu les codes de la fantasy avec un style narratif élégant, à l'image de ce titre convenant parfaitement au "héros" : L'infâme gentilhomme. Un bel oxymore 😉 -
Titre de l'album : Opération Moon Fire Scenariste de l'album : Xavier Bétaucourt Dessinateur de l'album : Olivier Perret Coloriste : Paul Bona Editeur de l'album : Jungle Note : Résumé de l'album : Deux étudiants assistent médusés à l'atterrissage d'une soucoupe volante en pleine forêt. Alors qu'ils se demandent s'ils ne sont pas en train d'halluciner, ils sont témoins du meurtre d'un homme, désintégré par les mystérieux Martiens. Déterminés à être pris au sérieux par les autorités qui leur rient au nez, Charlene, Dave et son frère Vince mènent l'enquête... Véritable récit d'aventure paranoïaque, Opération Moon Fire reprend les codes des récits des sixties pour mieux se jouer d'un complotisme résolument intemporel. Critique : Les années 60 de l'histoire américaine sont assez riches pour qu'un scénariste aussi talentueux que Xavier Bétaucourt les utilise en bac à sable à la sauce pulp ! "Les envahisseurs sont parmi nous" , souvenez-vous ce vieux feuilleton et son ambiance crépusculaire et complotiste ! Vous retrouverez le même esprit avec ce jeune couple tombant par hasard sur une transaction entre "petits hommes verts" arrivés en soucoupe et un groupuscule de têtes patibulaires (mais presque) . Ces derniers aperçoivent nos deux héros, Charlene et Dave prenant la fuite et devenant des témoins gênants ! S'en suit une véritable paranoïa développée par Dave, car il semble que ces hommes soient infiltrés jusqu'aux hautes strates du pouvoir ! Dans ces conditions, à qui raconter ces événements extraordinaires qu'ils ont vus ? Ufologues allumés, néo-nazis acharnés, flics et/ou ripoux, course spatiale de Kennedy, c'est un véritable maelstrom de personnages iconoclastes et autres situations ubuesques qui tourbillonne autour de nos deux tourtereaux qui pourraient bien décider du destin du monde ! Le dessin caractérisé par un mélange de ligne claire et style semi-réaliste représente bien l'époque en place, on reconnait aisément les traits des personnages malgré leur grand nombre. Une aventure décapante de série B époque sixties matinée de complots en tous genres saupoudrés d'humour, vous en reprendrez ? 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/operation-moon-fire/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Les années 60 de l'histoire américaine sont assez riches pour qu'un scénariste aussi talentueux que Xavier Bétaucourt les utilise en bac à sable à la sauce pulp ! "Les envahisseurs sont parmi nous" , souvenez-vous ce vieux feuilleton et son ambiance crépusculaire et complotiste ! Vous retrouverez le même esprit avec ce jeune couple tombant par hasard sur une transaction entre "petits hommes verts" arrivés en soucoupe et un groupuscule de têtes patibulaires (mais presque) . Ces derniers aperçoivent nos deux héros, Charlene et Dave prenant la fuite et devenant des témoins gênants ! S'en suit une véritable paranoïa développée par Dave, car il semble que ces hommes soient infiltrés jusqu'aux hautes strates du pouvoir ! Dans ces conditions, à qui raconter ces événements extraordinaires qu'ils ont vus ? Ufologues allumés, néo-nazis acharnés, flics et/ou ripoux, course spatiale de Kennedy, c'est un véritable maelstrom de personnages iconoclastes et autres situations ubuesques qui tourbillonne autour de nos deux tourtereaux qui pourraient bien décider du destin du monde ! Le dessin caractérisé par un mélange de ligne claire et style semi-réaliste représente bien l'époque en place, on reconnait aisément les traits des personnages malgré leur grand nombre. Une aventure décapante de série B époque sixties matinée de complots en tous genres saupoudrés d'humour, vous en reprendrez ? 😉
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Les grandes personnes – Récits du naufrage de la Belle Héloïse
poseidon2 a posté un sujet dans Toute la BD
Titre de l'album : Les grandes personnes – Récits du naufrage de la Belle Héloïse Scenariste de l'album : Téhem Dessinateur de l'album : Téhem Coloriste : Téhem Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Après le naufrage de son navire, Émilien échoue sur une île luxuriante, en compagnie d'une vieille esclave, Prudence. Quelle chance pour le négrier. Sauf que cet éden tropical foisonne d'une végétation étrange... et qu'il est peuplé d'une tribu de géantes ! Entre « Voyages de Gulliver » modernisés et histoire survivaliste merveilleuse, ces « Récits du naufrage de la Belle Héloïse » par Tehem sont une fable parfois cruelle, souvent drôle et toujours juste sur la rencontre et la vie avec l'autre. Critique : Décidément les naufrage et la période des grandes explorations n'en finit plus de fournir des ouvrages intéressants. Après le naufrage en Patagonie, voici l'aventure fantastique hérité de Gulliver... mais en inversé. En effet, notre "héros" est un membre de bourgeoisie américaine qui, après un naufrage dont il est le principal responsable, se retrouve échoué sur une ile peuplée... d'un peuple de géant. Peuple qui ne parle pas sa langue et qui se demande à quoi sert cet "animal" sur deux pattes. Outre la classique, mais toujours intéressante remise en question de ce négrier suite à un nouveau status d'esclave, cette bd se démarque particulièrement par un même récit qui nous est raconté par quatre points de vue différents. En effet, on vit se naufrage et cette "cohabitation" au travers de notre notable, mais on vit aussi la même histoire du point de vue de la servante noire (et esclave), du Géant qui prend en charge notre "bestiole" (le bourgeois) et de son fils qui se liera d'amitié avec la servante. Quatre versions d'une même histoire qui livre quatre visions radicalement différentes de ce qu'est la condition humaine et de ce à quoi tient la "domination" des blancs sur les esclaves de l'époque. Ce découpage fait toute l'originalité de cet album, rendant la lecture assez addictive. On se retrouve avec un récit plutôt simple, mais dont on a hâte de voir le point de vue de chacun. Une bonne surprise ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/les-grandes-personnes-recits-du-naufrage-de-la-belle-heloise?ref=44 Voir la totalité de enregistrement -
Décidément les naufrage et la période des grandes explorations n'en finit plus de fournir des ouvrages intéressants. Après le naufrage en Patagonie, voici l'aventure fantastique hérité de Gulliver... mais en inversé. En effet, notre "héros" est un membre de bourgeoisie américaine qui, après un naufrage dont il est le principal responsable, se retrouve échoué sur une ile peuplée... d'un peuple de géant. Peuple qui ne parle pas sa langue et qui se demande à quoi sert cet "animal" sur deux pattes. Outre la classique, mais toujours intéressante remise en question de ce négrier suite à un nouveau status d'esclave, cette bd se démarque particulièrement par un même récit qui nous est raconté par quatre points de vue différents. En effet, on vit se naufrage et cette "cohabitation" au travers de notre notable, mais on vit aussi la même histoire du point de vue de la servante noire (et esclave), du Géant qui prend en charge notre "bestiole" (le bourgeois) et de son fils qui se liera d'amitié avec la servante. Quatre versions d'une même histoire qui livre quatre visions radicalement différentes de ce qu'est la condition humaine et de ce à quoi tient la "domination" des blancs sur les esclaves de l'époque. Ce découpage fait toute l'originalité de cet album, rendant la lecture assez addictive. On se retrouve avec un récit plutôt simple, mais dont on a hâte de voir le point de vue de chacun. Une bonne surprise !
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Titre de l'album : L'ombre des lumières - Tome 3 - Le démon des Grands Lacs Scenariste de l'album : Alain Ayroles Dessinateur de l'album : Richard Guérineau Coloriste : Richard Guérineau Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : La guerre gronde dans les sauvages Amériques. Le chevalier de Saint-Sauveur ne s'en soucie guère. Seule lui importe la réussite de son pari : l'innocente Aimée d'Archambaud doit épouser un Iroquois ! Pour cela, l'infâme libertin est prêt aux plus tortueuses manigances. Coups de tomahawk et réparties cinglantes vont fuser dans le silence de la forêt ! Critique : Allez hop, je rattrape un petit peu de ma pile à lire sur ces vacances de Noël ou j'ai été allité pendant les quinze jours. J'ai un grief contre cette série, sachez le. Si j'avais trouvé le premier tome plutôt bien, je l'avais revendu car le personnage principal ne me plaisait pas, et la vacuité globale des histoires de cour française m'avait laissé de marbre. Bien mal m'en a pris puisque dès le second tome, le décor changeait du tout au tout, nous amenant alors en Nouvelle France pour des aventures que je jugeais de loin alléchantes. Il m'aura fallut attendre le troisième tome pour réparer mon erreur initiale et racheter ainsi les 3 tomes que j'ai dévorés les uns derrières les autres. Et ce tome 3 est tout aussi excellent que le précédent. Les aventures au Canada francophone sont superbes et bien menées, le parfum du Dernier des mohicans est omniprésent et c'est loin de me déplaire. Je trouve que les personnages secondaires prennent de l'étoffe et contrebalancent habilement l'exécrable marquis de saint sauveur. Graphiquement c'est toujours aussi joli et je me suis régalé tout le long de ces 72 pages. Attention par contre ce n'est pas la fin de la série. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/l-ombre-des-lumieres-tome-3-le-demon-des-grands-lacs/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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- bd
- historique
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C'est une très belle histoire que nous conte Gwénola Morizur, un récit librement inspiré de la véritable histoire des soeurs Sana, premières médaillées belges aux jeux paralympiques d'hiver en ski ! Vous pensez à la chanson de Brel, "ce plat pays qui est le mien" et vous êtes probablement désarçonnés par cette idée de ski en Belgique, et bien ouvrez ces pages et admirez le courage et l'abnégation de ce duo, une leçon de résilience ! Léonie et sa famille n'ont jamais réalisé l'acceptation de sa malvoyance, étape pourtant importante du deuil. Sous l'impulsion de sa mère, la jeune fille entend vivre une vie "normale" dans des établissements scolaires non adaptés aux personnes aveugles, il en va de même pour les activités sportives qu'elle pratique assidument ! Gymnaste d'un bon niveau elle semble atteindre ses limites dans certaines épreuves, victime de son handicap. Au fil du récit, on découvre aussi l'ambiance familiale avec les heurts et autres disputes entre Léonie et ses trois soeurs, notamment Emma son opposée ! Cette dernière n'aime pas le sport et goûte plus à l'oisiveté que les sensations fortes recherchées par Léonie. C'est dans ce contexte qu'elles vont se retrouver dans l'équipe de sports d'hiver paralympiques du pays, avec la découverte du haut niveau mais surtout, la nécessité absolue pour les deux soeurs de travailler ensemble sur les pistes. En effet, Emma doit servir de "lièvre" à Léonie, en ouvrant la piste devant elle et en lui communiquant par radio les virages, bosses et autres difficultés rencontrées dans la descente. Une symbiose parfaite doit s'accomplir entre deux soeurs que tout oppose ! Comment vont-elles surmonter les obstacles ? On s'attache énormément aux personnages dans cette histoire teintée d'émotion et de sincérité. Le trait doux et rond de Agnese Innocente convient parfaitement au propos, elle donne du caractère aux protagonistes sans surjouer façon "manga". Elle s'adapte au récit en usant de couleurs pâles pour les flashbacks et plus vives pour les phases "actuelles". Une belle immersion dans le handisport et une aventure humaine touchante qui mérite d'être lue !
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- bd
- roman graphique
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Née dans l'esprit de Rurik Sallé il y a 25 ans lorsqu'il vivait au Japon, cette histoire nimbée d'épouvante s'expose enfin sous nos yeux à travers la griffe d'un Jef inspiré au possible ! En effet, au delà du scénario maîtrisé et écrit conjointement avec Eric Corbeyran, ce qui frappe en ouvrant cette très belle édition, ce sont bel et bien les dessins sublimes de l'artiste lyonnais. Ce soucis du détail, cette minutie dans les décors et les différentes ambiances suivants l'évolution du récit, tout ceci démontre un certain aboutissement dans son travail et un grand plaisir pour nos yeux de lecteurs(trices). Mais revenons à l'histoire de cette petite ville portuaire où tout le monde se connait, constatant un jour que la brume et le froid hivernal viennent s'installer en plein été ! Routes coupées par la neige, difficultés d'approvisionnement, face aux difficultés les habitants se serrent les coudes et se regroupent chez Makiko. Mais très vite des premiers cadavres atrocement mutilés font leur apparition, ainsi que de curieuses silhouettes aux allures de samouraïs ! Que peuvent bien faire ces guerriers en 1970 et comment expliquer de froid polaire surgissant en plein mois d'août ?? Le fantastique s'invite et donne du relief à une banale histoire de tueries surtout lorsque peu à peu l'on découvre les motivations de ces combattants issus d'un autre temps 😉 . Un très bon one-shot pour commencer l'année chez Ankama, à l'image de cette splendide couverture où le calme d'un pêcheur en contrebas semble menacé par de lourds nuages noirs et le visage furieux d'un samouraï guettant sa proie !
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Titre de l'album : Neige de sang Scenariste de l'album : Eric Corbeyran, Rurik Sallé Dessinateur de l'album : Jef Coloriste : Jef Editeur de l'album : Ankama Note : Résumé de l'album : Japon, été 1970. Le réveil de Takashi, jeune pêcheur du port de Shikomi, sonne alors qu'il fait encore nuit... En tirant ses rideaux, il observe les villageois affolés : il est bien 9h du matin... mais le jour ne s'est pas levé ! Pire encore, la température chute brutalement et la neige se met à tomber... La situation devient critique : si la route n'est plus praticable, Shikomi sera totalement isolé. Alors que des villageois volontaires partent chercher des secours, les autres trouvent refuge dans le bar de Makiko, dont la bonne humeur réchauffe tous les coeurs. Cependant, l'arrivée de Kohei, l'ivrogne du village, va tout bouleverser... Ce dernier raconte avoir vu un cadavre bardé de coups de lames si profonds que la neige est recouverte de sang. Takashi décide d'aller voir par lui-même et constate qu'il dit la vérité... Que s'est-il passé ? Y a-t-il un assassin parmi eux ? Critique : Née dans l'esprit de Rurik Sallé il y a 25 ans lorsqu'il vivait au Japon, cette histoire nimbée d'épouvante s'expose enfin sous nos yeux à travers la griffe d'un Jef inspiré au possible ! En effet, au delà du scénario maîtrisé et écrit conjointement avec Eric Corbeyran, ce qui frappe en ouvrant cette très belle édition, ce sont bel et bien les dessins sublimes de l'artiste lyonnais. Ce soucis du détail, cette minutie dans les décors et les différentes ambiances suivants l'évolution du récit, tout ceci démontre un certain aboutissement dans son travail et un grand plaisir pour nos yeux de lecteurs(trices). Mais revenons à l'histoire de cette petite ville portuaire où tout le monde se connait, constatant un jour que la brume et le froid hivernal viennent s'installer en plein été ! Routes coupées par la neige, difficultés d'approvisionnement, face aux difficultés les habitants se serrent les coudes et se regroupent chez Makiko. Mais très vite des premiers cadavres atrocement mutilés font leur apparition, ainsi que de curieuses silhouettes aux allures de samouraïs ! Que peuvent bien faire ces guerriers en 1970 et comment expliquer de froid polaire surgissant en plein mois d'août ?? Le fantastique s'invite et donne du relief à une banale histoire de tueries surtout lorsque peu à peu l'on découvre les motivations de ces combattants issus d'un autre temps 😉 . Un très bon one-shot pour commencer l'année chez Ankama, à l'image de cette splendide couverture où le calme d'un pêcheur en contrebas semble menacé par de lourds nuages noirs et le visage furieux d'un samouraï guettant sa proie ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/neige-de-sang/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Son of a gun ! Scenariste de l'album : Philippe Pelaez Dessinateur de l'album : Sébastien Corbet Coloriste : Sébastien Corbet Editeur de l'album : Grand Angle Note : Résumé de l'album : Un shérif improvisé, une prime colossale et... la chèvre la plus futée de tout le Far West. Dans le Mexique poussiéreux des pistoleros et des bandits, Kentucky T. McBride n'a qu'une certitude : l'argent est toujours du bon côté du colt. Fraîchement élu shérif d'une ville qu'il vient de braquer, il élimine ses complices, encaisse la prime... et se lance à la poursuite du dernier voleur en cavale.Mais les choses se compliquent lorsqu'il croise la route d'une chasseuse de primes intraitable, d'un nain bavard et d'une chèvre qui pourrait tout faire basculer.La cavale se transforme alors en une course effrénée pourmettre la main sur un trésor aussi explosif que convoité. Critique : En matière de Western, j'avoue que je suis un brin réac', et surtout mal habitué aux planches magnifiques dans un style traditionnel. Ce one shot ne rentre clairement pas dans cette catégorie du point de vue du dessin, se rapprochant plutôt des canons du roman graphique que de mes Western préférés. Le dessin est propre, les personnages bien représentés et les mises en scènes dynamiques et claires, alors c'est vraiment une question de goûts personnel qui fait que moi j'ai eu un petit peu de mal à m'immerger. Du côté du scénario de Philippe Pelaez on a là une aventure riche en rebondissements avec des personnages bien pensés, et même si l'on voit venir certaines ficelles depuis un peu loin, on appréciera les hommages aux Western de cinéma disséminés tout au long des pages. J'ai eu plus de mal par contre avec le décalage entre certaines situations assez dures, et le ton global humoristique. Quoiqu'il en soit, c'est un one shot sympathique, qui s'éloigne des canons du genre pour parfois nous surprendre, mais qu'il ne faut pas ouvrir en espérant un western classique. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/son-of-a-gun-histoire-complete/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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En matière de Western, j'avoue que je suis un brin réac', et surtout mal habitué aux planches magnifiques dans un style traditionnel. Ce one shot ne rentre clairement pas dans cette catégorie du point de vue du dessin, se rapprochant plutôt des canons du roman graphique que de mes Western préférés. Le dessin est propre, les personnages bien représentés et les mises en scènes dynamiques et claires, alors c'est vraiment une question de goûts personnel qui fait que moi j'ai eu un petit peu de mal à m'immerger. Du côté du scénario de Philippe Pelaez on a là une aventure riche en rebondissements avec des personnages bien pensés, et même si l'on voit venir certaines ficelles depuis un peu loin, on appréciera les hommages aux Western de cinéma disséminés tout au long des pages. J'ai eu plus de mal par contre avec le décalage entre certaines situations assez dures, et le ton global humoristique. Quoiqu'il en soit, c'est un one shot sympathique, qui s'éloigne des canons du genre pour parfois nous surprendre, mais qu'il ne faut pas ouvrir en espérant un western classique.
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Titre de l'album : L'escadron Bleu, 1945 Scenariste de l'album : Virginie Ollagnier Dessinateur de l'album : Yan Le Pon Coloriste : Yan Le Pon Editeur de l'album : Dupuis - Air Libre Note : Résumé de l'album : Madeleine Pauliac a seulement 31 ans quand, médecin pédiatre à l'Hôpital des enfants malades à Paris, elle s'engage dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale et participe à la libération de Paris. Quelques mois plus tard, en avril 1945, alors que la fin du conflit sonne enfin, débute pour elle un autre combat. Engagée dans l'armée en tant que médecin-lieutenant des Forces françaises de l'intérieur (FFI), elle est envoyée à Moscou puis à Varsovie par le général de Gaulle avec un groupe d'infirmières-ambulancières pour assurer le rapatriement sanitaire des Français, libérés par l'Armée Rouge, qui errent en Pologne et de ceux qui sont encore retenus prisonniers par Staline. Par un arrêté du ministère des Prisonniers, Déportés, Réfugiés (PDR), la Croix-Rouge française mobilise en effet des équipes d'urgence (conductrices, infirmières, secouristes et simples bénévoles) pour participer au retour des Français libérés. Dans le même temps, elle déploie des délégations à l'étranger, en Allemagne, en Autriche et en Pologne, principalement, pour appuyer les missions de rapatriement créées par ce même ministère. Ainsi, infirmières, Infirmières pilotes secouristes de l'air (IPSA), assistantes sociales et conductrices-ambulancières de la Croix-Rouge française sont mises à disposition des armées. Madeleine Pauliac, quant à elle, est nommée médecin-chef de l'hôpital français de Varsovie et déléguée de la Croix-Rouge française en Pologne. Après les aventures de Madeleine Riffaud - grande résistante et engagée politique, femme de lettres et aventurière -, véritable joyaux de la collection « Aire Libre », la prestigieuse collection des éditions Dupuis accueille l'odyssée d'une autre Madeleine, celle de l'officier médecin Pauliac et de son groupe d'infirmières-ambulancières de l'Escadron bleu. Une oeuvre de la scénariste-romancière Virginie Ollagnier (Ils ont tué Oppenheimer, Nellie Bly) et du dessinateur Yan Le Pon qui adaptent le récit Madeleine Pauliac, l'insoumise de Philippe Maynial, son neveu Critique : Quand une histoire vous marque ou vous surprend et qu'elle est historique ou tiré d'une autre, on a toujours du mal à savoir si c'est l'histoire elle-même qui vous marque ou bien l'adaptation en BD. C'est définitivement le cas ici. Je ne connaissais pas l'histoire de cet escadron bleue. Je n'avais même jamais rien lu sur la problématique dont on parle ici : la récupération des soldats français disséminés dans l'Europe d'après-guerre. Des soldats prisonniers ou retenus contre leur gré par les alliés de circonstance devenue ennemie politique. Des soldats qui pensent que, la guerre étant finie, ils vont pouvoir rentrer chez eux mais se retrouvent pris dans les méandres de la politique internationale. Des soldats blessés qui ne devront leur survie qu'à leurs anges bleus venus les extirper de les "prisons". Ces missions à haut risques étaient confiées à des femmes courageuses et déterminées. Des femmes qui méritent notre respect et dont l'histoire mérite d'être connue. Et cette BD est un excellent média pour découvrir l'histoire de ces femmes ! Si l'on pourrait reprocher un souci de différenciation entre les deux époques de notre histoire (l'enterrement et le passé), on ne peut nier la qualité du dessin et du travail de découpage de toutes ces missions. Travail pas si facile à faire au vu du nombre important de missions de l'escadron bleu. En bref, si vous ne connaissez pas l'histoire de cet escadron, je ne peux que vous encourager à lire cette bd ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/l-escadron-bleu-1945-9791034768516?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Quand une histoire vous marque ou vous surprend et qu'elle est historique ou tiré d'une autre, on a toujours du mal à savoir si c'est l'histoire elle-même qui vous marque ou bien l'adaptation en BD. C'est définitivement le cas ici. Je ne connaissais pas l'histoire de cet escadron bleue. Je n'avais même jamais rien lu sur la problématique dont on parle ici : la récupération des soldats français disséminés dans l'Europe d'après-guerre. Des soldats prisonniers ou retenus contre leur gré par les alliés de circonstance devenue ennemie politique. Des soldats qui pensent que, la guerre étant finie, ils vont pouvoir rentrer chez eux mais se retrouvent pris dans les méandres de la politique internationale. Des soldats blessés qui ne devront leur survie qu'à leurs anges bleus venus les extirper de les "prisons". Ces missions à haut risques étaient confiées à des femmes courageuses et déterminées. Des femmes qui méritent notre respect et dont l'histoire mérite d'être connue. Et cette BD est un excellent média pour découvrir l'histoire de ces femmes ! Si l'on pourrait reprocher un souci de différenciation entre les deux époques de notre histoire (l'enterrement et le passé), on ne peut nier la qualité du dessin et du travail de découpage de toutes ces missions. Travail pas si facile à faire au vu du nombre important de missions de l'escadron bleu. En bref, si vous ne connaissez pas l'histoire de cet escadron, je ne peux que vous encourager à lire cette bd !
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Titre de l'album : Gueule de cuir - Tome 3 - Le roi des tombes Scenariste de l'album : Pierre Pevel Dessinateur de l'album : Stéphane Créty Coloriste : Jérôme Maffre Editeur de l'album : Drakoo Note : Résumé de l'album : Gueule-de-cuir, c'est Batman sous Louis XIII. Une histoire de cape et d'épée sombre et violente, teintée d'ésotérisme et traitée selon les codes du comics adulte. An 1634. Dans la France de Louis XIII et de Richelieu, la magie noire et l'alchimie sont puissantes et craintes. Alors que le terrible Roi des Tombes règne sans partage sur les bas-fonds de Paris, une mystérieuse brume rouge se lève la nuit dans les rues de la capitale. Pourquoi ? Qu'annonce-t-elle ? Gueule-de-cuir de devra le découvrir et empêcher l'horreur qui s'annonce, quitte à sacrifier son âme au Zodiaque du Diable. Critique : Voici la conclusion de la trilogie d'aventure fantastique dans la France de Richelieu imaginée par le romancier de fantasy à la Française Pierre Pevel et rendue sous crayon par Stéphane Créty ! Le rythmes de parution a été très soutenu pour une série de cette envergure puisque le premier tome n'est paru qu'en janvier 2024. Mais tant mieux pour nous lecteur, puisqu'on clôture cette intrigue avec un dénouement complet dans ce tome 3. Le zodiaque du diable va abattre toutes ses cartes et se dévoiler presque au grand jour, les enjeux s'élèvent et il revient à gueule de cuir de mettre un terme à tout cela. Si les dessins de Stéphane Créty excellent toujours autant dans ce style d'aventure de cape et d'épées, une fois n'est pas coutume, je regrette un peu les choix de colorisation de l'excellent Jérôme Maffre. Si l'ambiance presque apocalyptique est bien rendue, je trouve qu'il a manqué quelques respirations dans des tons moins chargés et moins connotés. Alors certes le côté oppressant de ce final est bien rendu, mais je trouve qu'on y perd grandement l'ambiance de cape et d'épée et de ce Paris de Richelieu. J'ai également trouvé la conclusion du dénouement un peu rapide et simple finalement, j'espérais une lutte plus opiniâtre entre les deux protagonistes principaux. Ceci dit, je fais la ma fine bouche car sur une série complète en 3 épisodes, on n'a finalement pas le temps de trop de circonvolution surtout dans un monde fantastique qu'il convient de poser. Gueule de cuir est une excellente série de cape et d'épées dans un monde de fantasy à la française comme Pierre Pevel sait si bien les concevoir. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/gueule-de-cuir-tome-3/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Le maître italien revient avec l'adaptation du roman mondialement connu de Daniel Defoe, Robinson Crusoé ! Sa patte d'encre se pose sur l'ermite malgré lui et Vendredi son acolyte dans une aventure menée tambours battants. Un livre de plus de 500 pages à raconter au fil de 64 pages dessinées n'est pas une mince affaire et si les événements s'enchainent un peu trop vite parfois, l'auteur italien a réussi à tirer la quintessence du roman en gardant les étapes fondatrices. De ses envies d'ailleurs en Angleterre à son parcours maritime le menant inexorablement vers ce destin "d'îlien" , les ellipses jalonnent le chemin de Robinson, remarquablement illustré par Toppi et son style caractéristique. Les visages marqués par les épreuves, les décors alternant simplicité ou cases détaillées et l'océan omniprésent avec son ressac effaçant le temps qui passe, le dépaysement est total ! L'auteur se penche sur la psychologie du naufragé et sa façon d'évoluer au sein d'une nature hostile. Solitude, résilience, confrontation à soi-même et son vécu qui n'est pas épargné, en effet Robinson dans une quête mercantile n'aurait pas hésité à pratiquer la traite négrière si le hasard ne l'avait pas mené sur son île ! Sa rencontre avec Vendredi bousculera ses certitudes et même s'il espère toujours rentrer chez lui malgré les années qui passent, sa vision du monde s'en trouvera profondément changée ! Une adaptation qui aurait mérité deux tomes à la manière d'un Chabouté reprenant Moby Dick, mais qui vous fera voyager et peut-être découvrir un grand classique de la littérature anglaise !
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Titre de l'album : Robinson Crusoé Scenariste de l'album : Sergio Toppi Dessinateur de l'album : Sergio Toppi Coloriste : Editeur de l'album : Mosquito Note : Résumé de l'album : Suite à un naufrage, Robinson Crusoe doit survivre des années durant sur une île déserte l'arrivée de cannibales va bouleverser sa vie solitaire... Critique : Le maître italien revient avec l'adaptation du roman mondialement connu de Daniel Defoe, Robinson Crusoé ! Sa patte d'encre se pose sur l'ermite malgré lui et Vendredi son acolyte dans une aventure menée tambours battants. Un livre de plus de 500 pages à raconter au fil de 64 pages dessinées n'est pas une mince affaire et si les événements s'enchainent un peu trop vite parfois, l'auteur italien a réussi à tirer la quintessence du roman en gardant les étapes fondatrices. De ses envies d'ailleurs en Angleterre à son parcours maritime le menant inexorablement vers ce destin "d'îlien" , les ellipses jalonnent le chemin de Robinson, remarquablement illustré par Toppi et son style caractéristique. Les visages marqués par les épreuves, les décors alternant simplicité ou cases détaillées et l'océan omniprésent avec son ressac effaçant le temps qui passe, le dépaysement est total ! L'auteur se penche sur la psychologie du naufragé et sa façon d'évoluer au sein d'une nature hostile. Solitude, résilience, confrontation à soi-même et son vécu qui n'est pas épargné, en effet Robinson dans une quête mercantile n'aurait pas hésité à pratiquer la traite négrière si le hasard ne l'avait pas mené sur son île ! Sa rencontre avec Vendredi bousculera ses certitudes et même s'il espère toujours rentrer chez lui malgré les années qui passent, sa vision du monde s'en trouvera profondément changée ! Une adaptation qui aurait mérité deux tomes à la manière d'un Chabouté reprenant Moby Dick, mais qui vous fera voyager et peut-être découvrir un grand classique de la littérature anglaise ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/robinson-crusoe-9782493343567/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Qui de l'oeuf ou de la poule est arrivé en premier ? Temporellement parlant, j'aurais tendance à dire... l'ours. Blague à part, on pourrait réellement résumer ce "Arrière-cuisine" comme la saison 4 de the bear avec une cheffe à la place d'un chef. Mais ce du début à la fin ! C'en est presque troublant... Et en tant que fan de the Bear diminue un peu mon coup de cœur tellement c'est identique. Je pense que les deux parlent des problématiques "standard" de la tenue d'un restaurant..... mais quand même. Apres si vous n'avez pas vu the Bear, et que vous aimez la cuisine, vous pouvez y aller ! Ce one shot est très bien écrit, très bien pensé avec des personnages très "réalistes", chacun ayant ses problématiques de vies, problématiques pesant sur le restaurant ou leur état physique. On y voit bien la complexité de la tenue du restaurant, le stress des notations, le jugement des gens qui ne comprennent pas la passion et l'ambiance dans une équipe de cuisine. Des problèmes de trésorerie aux concours de chefs en passant par la problématique de la gestion de l'équipe, ce one shot est une bonne description de la vie d'un restaurant visant le haut niveau.... comme The Bear.
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Titre de l'album : Arrière-cuisine Scenariste de l'album : Katriona Chapman Dessinateur de l'album : Katriona Chapman Coloriste : Katriona Chapman Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : La jeune trentaine, Claudia est en passe de devenir une véritable star de la scène culinaire. Alors qu'elle s'efforce de faire connaître son restaurant d'un quartier hype du Sud-Est de Londres, le Alley, elle décide de participer au prochain concours du Chef de l'année. Tout cela, alors qu'elle tente également de se faire un nom, loin de l'ombre de son célèbre père chef cuisinier français, à la retraite. À l'approche du concours, la tension monte, la pressions des affaires, de la famille et de l'amitié menacent de bouleverser son univers. Pour ce livre, Katriona Chapman donne vie à l'atmosphère sous tension de la vie d'un restaurant. Ses personnages, la chef Claudia, sa meilleure amie et sous-chef Lisa, et le barman Ben sonnent on ne peut plus juste. Le lecteur s'installe à la meilleure table et observe avec gourmandise les envies et les doutes des différents personnages, dans leurs vies personnelles comme professionnelles. Après le très remarqué Breakwater (élu l'un des meilleurs romans graphiques de 2020 pour le New York Times), Katriona Chapman revient avec un récit intimiste au coeur d'un restaurant londonien à la mode. Arrière-cuisine parait quasi simultanément en France et aux USA chez Fantagraphics. Critique : Qui de l'oeuf ou de la poule est arrivé en premier ? Temporellement parlant, j'aurais tendance à dire... l'ours. Blague à part, on pourrait réellement résumer ce "Arrière-cuisine" comme la saison 4 de the bear avec une cheffe à la place d'un chef. Mais ce du début à la fin ! C'en est presque troublant... Et en tant que fan de the Bear diminue un peu mon coup de cœur tellement c'est identique. Je pense que les deux parlent des problématiques "standard" de la tenue d'un restaurant..... mais quand même. Apres si vous n'avez pas vu the Bear, et que vous aimez la cuisine, vous pouvez y aller ! Ce one shot est très bien écrit, très bien pensé avec des personnages très "réalistes", chacun ayant ses problématiques de vies, problématiques pesant sur le restaurant ou leur état physique. On y voit bien la complexité de la tenue du restaurant, le stress des notations, le jugement des gens qui ne comprennent pas la passion et l'ambiance dans une équipe de cuisine. Des problèmes de trésorerie aux concours de chefs en passant par la problématique de la gestion de l'équipe, ce one shot est une bonne description de la vie d'un restaurant visant le haut niveau.... comme The Bear. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/arriere-cuisine-9782754848091?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : La terre verte Scenariste de l'album : Alain Ayroles Dessinateur de l'album : Hervé Tanquerelle Coloriste : Merlet Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Aux derniers temps du Moyen Age, les ultimes descendants des Vikings tentent désespérément de survivre sur les rivages glacés du Groenland. Un homme au lourd passé, en quête d'une seconde chance, débarque parmi eux. Leur apportera-t-il le salut ou précipitera-t-il l'effondrement de la « Terre verte » ? Critique : Sur les conseils avisés de Kevin, qui s'est pourtant bien gardé d'en faire la chronique, j'ai investi dans "La terre verte". je dis investis, car un album à 35€, on commence à y réfléchir à deux fois avant de franchir le pas. Sauf que là, on a un pavé de 256 pages, dense, beau, et que sur la couverture il est indiqué que M. Ayroles en a écris le scénario. Alors je ne sais pas pour vous, mais moi M. Ayroles, je trouve que ce qu'il écrit arrive toujours à réussir l'exploit d'être intelligent ET romanesque. Une bonne raison donc de lui faire confiance. Si le dessin de Hervé Tanquerelle est remarquable a plus d'un titre, et qu'il attirera beaucoup de monde, je vous avoue que ce n'est pas mon style préféré, mais c'est vraiment une histoire de goûts et de couleur, et peut être aussi de son amour pour les gueules bien marquées. Il n'empêche que je m'incline face à la qualité du travail, des découpages, des ambiances, et à la réussite totale des personnages. C'est très bien, et si ce n'est pas vraiment votre style au départ, vous aurez oublié comme moi dès la 10ème page que vous aviez des réticences ou des pudeurs de gazelle. Le scénario d'Alain Ayroles est une nouvelle fois une merveille de finesse, d'analyse de l'homme, tout en conservant pourtant à chaque page, un sens de la narration et du drame à toute épreuve. Impossible de ne pas succomber pour ma part, c'est vraiment excellent, et cela ne ressemble pas à grand chose que vous ayez déjà lu. Bref, faites comme moi foncez rattraper votre retard, car c'est une bd que définitivement on aura bien du mal à oublier ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/la-terre-verte/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
