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Titre de l'album : Le mage du Kremlin Scenariste de l'album : Giuilano Da Empoli Dessinateur de l'album : Luc Jacomon Coloriste : Luc Jacomon Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Le best-seller de Giuliano Da Empoli servi par le dessin de Luc Jacamon On l'appelait le « mage du Kremlin ». Vadim Baranov, ancien metteur en scène devenu éminence grise de Poutine, fascine autant qu'il intrigue. Un soir, il livre enfin son histoire au narrateur : des coulisses du pouvoir russe surgit un monde de manipulations et d'illusions, où la politique devient théâtre. De la Tchétchénie à l'Ukraine, Le Mage du Kremlin dévoile les ressorts du régime et médite sur la nature du pouvoir. Dans cette adaptation, Luc Jacamon donne corps à la Russie post-soviétique grâce à son réalisme stylisé, parfaitement adapté à cet univers implacable. Critique : En lisant cette extraordinaire plongée dans les arcanes du pouvoir russe, je n'ai pu m'empêcher de penser au roman Limonov d'Emmanuel Carrère (édition POL), jusqu'à ce que je l'aperçoive dans ces pages, il ne pouvait en être autrement tant il incarne les contradictions de ce pays ! Enfin, contradictions sous le prisme "européano-américain", car pour une partie du peuple russe, l'émergence de Poutine n'est qu'une suite logique jalonnant la longue histoire de cet immense pays où Staline incarne encore et toujours l'idole du peuple. L'originalité de ce récit vient essentiellement de la montée en puissance de Vadim Baranov, descendant des rares "russes blancs" encore en vie, qui va orchestrer l'avènement de Poutine et sa continuité du pouvoir, envers et contre tous ! En effet, vous croiserez le président russe, mais toujours sous le prisme de Baranov qui est la "tsar" de cette histoire (sans faute de frappe 😉 ) . La première rencontre avec Poutine, ses impressions sur l'homme, puis le contrôle de l'information, l'élimination des gêneurs sous toutes les formes, ce duo va imaginer tous les stratagèmes possibles pour ne souffrir d'aucune contestation possible ! En situant le contexte historique post Gorbatchev et Eltsine, la Russie sort en effet d'une période de liberté totale du peuple et (selon Poutine) d'une peut-être trop grande influence occidentale sur les idées politiques. Un terreau peu fertile pour Vladimir Poutine, qu'il va s'empresser de labourer pour y semer ses graines bien plus "contrôlées". Pour illustrer cette formidable "biographie", l'auteur de la série Le tueur (Casterman) Luc Jacomon réalise des planches fantastiques ! Que ce soit les paysages enneigés et leurs couchers de soleil aux couleurs stupéfiantes, ou des environnements plus citadins avec les salons feutrés ou encore la Place rouge, tout est superbe et d'une précision incroyable ! Il semble au sommet de son art avec ce roman graphique tant le résultat est beau ! Une formidable lecture dans laquelle vous apprendrez tout en vous émerveillant du dessin de Monsieur Luc Jacomon ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-mage-du-kremlin/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Danser avec le vent Scenariste de l'album : Emmanuel Lepage Dessinateur de l'album : Emmanuel Lepage Coloriste : Emmanuel Lepage Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : Novembre 2022. Douze ans après son premier voyage, Emmanuel Lepage embarque pour les îles Kerguelen. Cette fois-ci, contrairement au premier voyage, il restera sur place à l'invitation de Christophe Guinet, responsable des programmes éléphants de mer, pour qu'il puisse rendre compte de leur travail sur place. Pour lui c'est aussi l'envie de vivre le quotidien de ces reclus volontaires, soudés par la rudesse du climat, qui inventent d'autres façons de vivre ensemble. Mais Emmanuel n'est plus ce jeune dessinateur inconnu qui est monté à bord du Marion Dufresne en 2010. Son livre, Voyages aux îles de la désolation, est un «best-seller» qui est connu de tous là-bas. Il a même suscité des vocations ! Ensuite, il est accompagné pour ce voyage par une équipe de télévision d'Arte qui réalise un reportage sur Kerguelen dont il est le personnage central. Sur le bateau, Emmanuel se demande s'il arrivera à profiter pleinement de ce deuxième voyage qu'il attendait depuis longtemps... Emmanuel Lepage revient au récit de voyage avec l'envie de montrer les changements déjà à l'oeuvre sur ces terres éloignées en raison du réchauffement climatique. Et pour témoigner aussi de l'évolution de la société qui imprègne ces communautés des terres australes, de la manière dont les scientifiques travaillent sur place et vivent ensemble dans un climat extrême. Pour raconter ce long voyage effectué en 2022-2023, Lepage livre des planches d'une immense beauté, en grand format, pour représenter la nature en majesté. Critique : C'est bon la chasse aux cadeaux de Noël est finie ! Je vais acheter 15 exemplaires de "Danser avec le vent" et ça ira bien ! Blague à part, ce nouveau voyage aux Kerguelen et ce nouveau récit documentaire est une pure merveille pour toute personne amateur d'évasion. Tout d'abord pour les dessins et aquarelles de monsieur Lepage. Il n'y a pas à dire, c'est bien l'un des maitres de l'aquarelle en France et encore, je dis cela pour ne pas lancer un débat 🙂 Ensuite parce qu'il a une manière de raconter sans conter qui fait de ses ouvrages des véritables instants de réflexion et d'introspection. En effet, Emmanuel Lepage ne cherche pas à biaiser le récit ou à utiliser son nom et ses livres pour faire passer des messages, que se soit politique ou écologique. Il les fait 'pour être moins con". Il nous raconte ce qu'il vit, ce qu'il voit, ce que lui et les autres ressentent, mais sans jugement ni déformation. Il nous donne de la matière pour que ceux qui n'ont pas la chance de faire ce genre de voyage, puisse avoir suffisamment pour se poser eux-mêmes les questions... et trouver leurs réponses. Pour ceux qui, comme moi, étaient fan du voyage aux iles de la désolation, ce n'est pas une surprise, mais plutôt une preuve que monsieur Lepage, comme beaucoup, n'en a pas fini des questions sur lui-même. Si j'ai eu peur d'une légère redite par rapport au premier voyage, j'ai été vite rassuré. Très rapidement, on se rend compte que ce deuxième voyage n'est pas abordé comme le premier. Si les sublimes aquarelles et les animaux sont toujours la, ce "Danser avec le vent" s'attache plus à l'aventure humaine, laissant plus de place au récit des autres habitants. Une fois la jalousie passée (car il n'est, depuis le covid, plus possible de faire ce voyage en "touriste"), il nous reste un sublime voyage illustré. Un voyage ou Emmanuel Lepage réussi (encore une fois) à nous téléporter au sein de cette équipe de scientifique, comme si c'était nous derrière les pinceaux. C'est beau, ca fait rêver et réfléchir... c'est LE cadeau de noël ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/danser-avec-le-vent?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Goetz Scenariste de l'album : Fane Dessinateur de l'album : Didier Cassegrain Coloriste : Didier Cassegrain Editeur de l'album : Glenat Note : Résumé de l'album : L'homme n'apprend rien de ses erreurs Là où l'animal ne fait qu'obéir à son instinct, l'être humain s'est inventé des dieux pour justifier ses actes. En leur nom, ou à cause d'eux, il a défini les notions de Bien et de Mal, toujours persuadé d'agir ainsi de plein droit, se faisant le prédateur ultime. Dans un futur relativement proche, la civilisation terrienne, ayant inexorablement fini de puiser les ressources de la Terre, est partie fonder une colonie sur une petite planète habitée par des peuplades, humaines elles aussi, mais qui en sont encore à l' »âge de fer ». Ces néo-colons, très avancés technologiquement, convaincus d'avoir appris de leurs erreurs, et - comme toujours - persuadés d'être porteurs du Bien, comptaient bien y prendre un nouveau départ. Mais 30 ans ont passé, et le Terrien, « gourmand » par nature, et tout évolué qu'il puisse être, a pris l'ascendant sur ses hôtes : asservissement, viols, pillages des richesses et des terres... Les natifs, pourtant peu solidaires, se révoltent et entrent en guerre. Parmi les chefs de tribus fédérées contre l'emprise des Terriens, il en est un, plus mauvais, plus fou, ou plus libre qui tentera, au-delà de toute croyance, de redéfinir les notions du Bien et du Mal. Critique : Potentielle lecture de l'année pour moi, Cauchon attendra un peu que je me penche dessus, avec cette adaptation d'une nouvelle de Sartre Le diable et le bon Dieu ! En imaginant une dichotomie du bien et du mal au sein d'une planète où la population locale évolue au moyen-âge et faisant face à l'arrivée de terriens aux moyens technologiques bien plus élaborés, les auteurs s'amusent à nous décrire la psyché humaine ! Ces "colons" arrivent et refont irrémédiablement les mêmes erreurs que celles perpétrées sur notre planète plus si bleue que cela hélas, même si on le devine suite à leur départ... Déforestation, morcellement des terrains, nouvelles règles imposées auprès des populations locales, tout est fait pour cimenter une révolte des autochtones ! Goetz va incarner ce leader chez les "natifs" en adoptant un comportement absolument inhumain ! Il cultive le mal à l'état pur sans aucun remord, il ne vit qu'à travers ces/ses méfaits et commence à engranger des victoires précieuses, d'autant qu'il peut bénéficier du soutien des Dieux locaux ! Une fois la victoire acquise, que va t'il lui rester ?? Ne pouvant plus dispenser le mal, quel autre choix aura t'il ? C'est un véritable régal de lire cette ode à l'humanité, prouvant avec grand talent ses limites et ses erreurs reproduites inlassablement ! Les dialogues sont incisifs et savoureux, marqués du sceau de la pertinence ! Didier Cassegrain explique dans l'interview de fin d'album qu'un dessinateur perd de son talent avec le temps, je ne peux que lui donner tort avec ses planches sublimes et l'atmosphère distillée dans ce formidable album ! Je l'avais découvert dans une des adaptations des romans de Stefan Wull, je le retrouve avec plaisir dans ces pages avec admiration. Il perfectionne la simplicité dans les décors et donne un charisme certain aux personnages. Le bonus est aussi dans le potentiel relecture dingue de cette oeuvre, à travers le propos innovant et le dessin recélant une multitude de détails, bref une véritable association de bienfaiteurs que sont Fane et Didier Cassegrain 🙂 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/goetz/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Les âges perdus tome 4 - La cité du Roi Taon (fin) Scenariste de l'album : Jérôme Le Gris Dessinateur de l'album : Didier Poli | Luca Bulgheroni Coloriste : Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Sans l'aide de l'Arpenteuse Mara, Elaìne n'aurait jamais pu aller au bout de sa quête. Après avoir traversé la Mer des Aigles et la Terre des Meutes, elle accomplit enfin la mission que son père Primus s'était fixée : atteindre la cité qui abrite les vestiges des savoirs anciens, la cité du Roi-Taon. Celui-ci ne s'est pas contenté de protéger les écrits d'avant l'embrasement. S'il maîtrise la culture de l'engrain, il a également développé l'élevage. Chaque île de la lagune abrite à présent des troupeaux d'aurochs et de longs-coureurs, troupeaux qui, ainsi enfermés, ne sont plus disponibles pour les autres clans, ce qui met en péril leur propre nomadisme... Il permet certes aux siens d'être sédentaires et de ne plus risquer leur vie dans les migrations, mais il empêche aussi le nomadisme des autres. Ce roi Taon partage la folie et la logique de Primus : la fin justifie les moyens. Et cette démesure risque de provoquer à nouveau celle des meutes alentour. Elaìne se retrouve face à un choix : faire du rêve de son père une réalité en reconstruisant le monde d'avant, ou suivre le chemin de l'Infini Vagabond - « à temps nouveaux, savoirs nouveaux » ... Voici le quatrième et dernier tome des Âges perdus, quête haletante créée par Jérôme Le Gris et Didier Poli, et reprise par Luca Bulgheroni. Sur fond de combats titanesques contre des écorcheurs et de courses-poursuites avec les effrayants hommes-cerfs, les auteurs exposent l'une des théories les plus passionnantes de notre Histoire : la sédentarisation, ce changement radical dans notre civilisation, n'est-elle pas à la source de la violence de masse et de l'appropriation des ressources ? Critique : Il est là ! Il est sorti ! le dernier tome des Ages perdus, fable post apocalyptique qui nous voit suivre Elaine, jeune arpenteuse, dans une quête initiatique qui l'amènera à prendre des décisions qui impacteront le futur des hommes. Dans cette critique je ne reviendrai pas sur la qualité graphique de ce que nous offre Didier Poli et Luca Bulgheroni. C'est toujours aussi beau, aussi détaillé et toujours ce qui se fait de mieux dans la BD européenne actuelle. Je préfère revenir sur le scenario de Jérôme Le Gris. Et ca va être dure de ne pas trop en dire dans la critique comme on le fait ici. Il nous avait laissé Elaine devant un choix à la découverte de la cité du roi Taon, mais surtout sur une réflexion sur le cout de la "modernité". Et Elaine, elle qui cherchait désespérément cette cité en hommage au sacrifice de son père, se trouve devant un choix radical de style de vie. Un choix qui pourrait bien impacter plus que sa propre destinée. Jérôme Le Gris nous présente deux choix assez radicaux et un poil trop manichéen pour moi (d'ou l"étoile en moins) : Faut-il reproduire ce qui se faisait avant étant quitte à reproduire les problématiques qui vont avec où vaut-il mieux repartir à zéro, pour être plus en osmose avec la nature avec les risques que cela implique ? Si le choix d'Elaine parait évident, le traitement et la radicalité de ce tome est particulièrement marquant. Le semblant de modernité de la cité n'a pas fait oublier à nos auteurs l'état du monde dans lequel elle résiste ni sa dureté. Sans juger ni débattre la décision prise par Elaine, on ne peut qu'être impressionné par l'ensemble de cette minisérie, la profondeur de cet univers et vous encourager à vous plonger dans la vie des hommes des Ages perdus ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/les-ages-perdus-tome-4-la-cite-du-roi-taon?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Fort Trouillard tome 1 - Le chambellan des murailles
Kevin Nivek a posté un enregistrement dans Critiques
Ce trio d'auteures nous livre un premier tome rafraîchissant et rempli de bonnes intentions aux côtés de Malo, un enfant pas téméraire mais presque ^^ ! Au fil de petits chapitres comparables à des strips humoristiques avec une introduction et une fin clôturant le gag, nous découvrons Malo en vacances en famille dans un fort recélant moult surprises. Mais surtout, nous faisons connaissance avec ce jeune garçon perclus de peurs et envisageant tout ce qui peut arriver de pire dans telle ou telle situation, des craintes ponctuées de pessimisme en somme ! Cherchant à aller au devant de ses peurs, il va rencontrer les fantômes du fort qui vont l'adouber et par la même l'aider à affronter ses peurs. De situations communes que l'on a souvent rencontrées au cours de nos vacances, la scénariste Karinka va en tirer des frayeurs et la solution pour y faire face avec un grand talent, le tout avec un humour bien senti. Il subsiste ainsi une belle notion pédagogique disséminée au fil des pages qui aidera le jeune lectorat à affronter ses craintes comme Malo ! Cécile et Ilaria Fossi s'occupent de la partie graphique et proposent un dessin semi-réaliste avec des visages ronds et expressifs mais sans exagérations typiques aux mangas. Les cases fourmillent de détails, on en découvre même certains avec Malo 😉 . Au final c'est une fort sympathique mise en bouche que ce premier tome, la bonne nouvelle étant que la suite paraîtra en octobre prochain 😉 . -
Titre de l'album : Fort Trouillard tome 1 - Le chambellan des murailles Scenariste de l'album : Karinka Dessinateur de l'album : Cécile Coloriste : Ilaria Fossi Editeur de l'album : Jungle Note : Résumé de l'album : Tous les étés, Malo va passer ses vacances dans un vieux fort délabré avec sa famille. Il y retrouve ses cousins avides des multiples aventures qu'offrent les recoins du château. Sauf que l'aventure, Malo déteste ça ! Oui, il est trouillard, et même s'il essaye de se soigner, c'est loin d'être gagné. Quand une nuit, il se voit couronné Grand Chambellan des murailles par les fantômes du fort, admiratifs de son courage et de sa force à endurer la peur, Malo est obligé de prendre le parti de ceux qui lui foutent une trouille bleue... Critique : Ce trio d'auteures nous livre un premier tome rafraîchissant et rempli de bonnes intentions aux côtés de Malo, un enfant pas téméraire mais presque ^^ ! Au fil de petits chapitres comparables à des strips humoristiques avec une introduction et une fin clôturant le gag, nous découvrons Malo en vacances en famille dans un fort recélant moult surprises. Mais surtout, nous faisons connaissance avec ce jeune garçon perclus de peurs et envisageant tout ce qui peut arriver de pire dans telle ou telle situation, des craintes ponctuées de pessimisme en somme ! Cherchant à aller au devant de ses peurs, il va rencontrer les fantômes du fort qui vont l'adouber et par la même l'aider à affronter ses peurs. De situations communes que l'on a souvent rencontrées au cours de nos vacances, la scénariste Karinka va en tirer des frayeurs et la solution pour y faire face avec un grand talent, le tout avec un humour bien senti. Il subsiste ainsi une belle notion pédagogique disséminée au fil des pages qui aidera le jeune lectorat à affronter ses craintes comme Malo ! Cécile et Ilaria Fossi s'occupent de la partie graphique et proposent un dessin semi-réaliste avec des visages ronds et expressifs mais sans exagérations typiques aux mangas. Les cases fourmillent de détails, on en découvre même certains avec Malo 😉 . Au final c'est une fort sympathique mise en bouche que ce premier tome, la bonne nouvelle étant que la suite paraîtra en octobre prochain 😉 . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/fort-trouillard-le-chambellan-des-murailles-tome-1/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Potentielle lecture de l'année pour moi, Cauchon attendra un peu que je me penche dessus, avec cette adaptation d'une nouvelle de Sartre Le diable et le bon Dieu ! En imaginant une dichotomie du bien et du mal au sein d'une planète où la population locale évolue au moyen-âge et faisant face à l'arrivée de terriens aux moyens technologiques bien plus élaborés, les auteurs s'amusent à nous décrire la psyché humaine ! Ces "colons" arrivent et refont irrémédiablement les mêmes erreurs que celles perpétrées sur notre planète plus si bleue que cela hélas, même si on le devine suite à leur départ... Déforestation, morcellement des terrains, nouvelles règles imposées auprès des populations locales, tout est fait pour cimenter une révolte des autochtones ! Goetz va incarner ce leader chez les "natifs" en adoptant un comportement absolument inhumain ! Il cultive le mal à l'état pur sans aucun remord, il ne vit qu'à travers ces/ses méfaits et commence à engranger des victoires précieuses, d'autant qu'il peut bénéficier du soutien des Dieux locaux ! Une fois la victoire acquise, que va t'il lui rester ?? Ne pouvant plus dispenser le mal, quel autre choix aura t'il ? C'est un véritable régal de lire cette ode à l'humanité, prouvant avec grand talent ses limites et ses erreurs reproduites inlassablement ! Les dialogues sont incisifs et savoureux, marqués du sceau de la pertinence ! Didier Cassegrain explique dans l'interview de fin d'album qu'un dessinateur perd de son talent avec le temps, je ne peux que lui donner tort avec ses planches sublimes et l'atmosphère distillée dans ce formidable album ! Je l'avais découvert dans une des adaptations des romans de Stefan Wull, je le retrouve avec plaisir dans ces pages avec admiration. Il perfectionne la simplicité dans les décors et donne un charisme certain aux personnages. Le bonus est aussi dans le potentiel relecture dingue de cette oeuvre, à travers le propos innovant et le dessin recélant une multitude de détails, bref une véritable association de bienfaiteurs que sont Fane et Didier Cassegrain 🙂
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L'éditeur jeunesse Jungle ne s'est pas trompé en donnant un petit coup de coeur à cette aventure aux faux airs de Dora l'exploratrice ! On y suit Nimée partant sur les traces de feu son grand-père à la recherche d'une mystérieuse fleur s'illuminant la nuit sur une île perdue du Mexique. Commence alors une aventure menée tambours battants pour quitter son pays et rejoindre le lointain Mexique, mais ce n'est pas simple lorsqu'on est mineure et sans le sou !! De rencontres hasardeuses voire dangereuses à d'autres plus amicales, son parcours sera jalonné de surprises nous tenant en haleine, car la fameuse fleur ne se trouve pas facilement et recèle bien des secrets ! On ne s'ennuie pas une seconde, tout va très vite dans cette lecture dynamique au possible, avec des dialogues courts, explicites et parfaitement adaptés au lectorat visé. De nombreuses thématiques se glissent habilement dans le récit, telles que la préservation de l'environnement, la transmission familiale, ainsi que le goût d'aller vers l'autre. Myriam Allard réalise une partition graphique sympathique, de son trait rond aux couleurs vives et chatoyantes avec de très beaux effets lumineux, on a parfois l'impression de feuilleter un dessin animé ! Une belle première pour ce duo d'auteurs entrant dans le monde du 9ème art avec talent !
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Titre de l'album : Nimée - La fleur luminescente Scenariste de l'album : Plau Dessinateur de l'album : Myriam Allard Coloriste : Myriam Allard Editeur de l'album : Jungle Note : Résumé de l'album : Nimée a grandi bercé epar les récits d'aventures et les savoirs en botanique de son Pépé adoré. A la disparition de celui-ci, elle retrouve dans ses affaires un carnet contenant des informations sur une fleur unique et rare, la fleur luminescente, sur l'île de Malëya. Déterminée à poursuivre l'oeuvre de son grand-père en ramenant une fleur chez elle, Nimée s'envole clandestinement pour le Mexique. Mais l'aventure ne fait que commencer ! Critique : L'éditeur jeunesse Jungle ne s'est pas trompé en donnant un petit coup de coeur à cette aventure aux faux airs de Dora l'exploratrice ! On y suit Nimée partant sur les traces de feu son grand-père à la recherche d'une mystérieuse fleur s'illuminant la nuit sur une île perdue du Mexique. Commence alors une aventure menée tambours battants pour quitter son pays et rejoindre le lointain Mexique, mais ce n'est pas simple lorsqu'on est mineure et sans le sou !! De rencontres hasardeuses voire dangereuses à d'autres plus amicales, son parcours sera jalonné de surprises nous tenant en haleine, car la fameuse fleur ne se trouve pas facilement et recèle bien des secrets ! On ne s'ennuie pas une seconde, tout va très vite dans cette lecture dynamique au possible, avec des dialogues courts, explicites et parfaitement adaptés au lectorat visé. De nombreuses thématiques se glissent habilement dans le récit, telles que la préservation de l'environnement, la transmission familiale, ainsi que le goût d'aller vers l'autre. Myriam Allard réalise une partition graphique sympathique, de son trait rond aux couleurs vives et chatoyantes avec de très beaux effets lumineux, on a parfois l'impression de feuilleter un dessin animé ! Une belle première pour ce duo d'auteurs entrant dans le monde du 9ème art avec talent ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/nimee-la-fleur-luminescente/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Voici la conclusion de la série de Soleil mélangeant Rome et folklore fantastique celtique. ce tome 3 nous apporte les réponses que l'on attendait sur la partie fantastique, et même si l'ensemble n'est finalement guère surprenant, le tout est cohérent. Les enjeux dramatiques se dénouent dans cette conclusion épique. Cette série a eu du mal à m'embarquer avec elle, question de goût probablement avec un dessin semi réaliste qui ne m'a pas emballé malgré sa belle exécution et un scénario un peu trop classique pour les lecteurs habitués de Bec ou de Corbeyran. Elle a pourtant de belles qualités, et l'idée de base d'ajouter des éléments fantastiques à la conquête romaine de l'Angleterre reste intéressante.
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Titre de l'album : Caledonia - tome 3 - Les fomôrés Scenariste de l'album : Eric Corbeyran Dessinateur de l'album : Emmanuel Despujol Coloriste : Juliette Despujol Editeur de l'album : Soleil Note : Résumé de l'album : Traître pour les Romains et ennemi à abattre pour les Caledonii, Lucius Karus est renvoyé en territoire barbare où son dernier allié, Déodatus Faustus, construit un mur destiné officiellement à isoler les tribus hostiles à Rome. Mais le véritable but de cette enceinte est d'empêcher les déplacements vers le sud des redoutables créatures qui ont décimé la IXe légion. Au cours de sa mission d'espionnage en Caledonii, Lucius retrouve Leta, son ancienne prisonnière. Leur relation évolue de la haine vers l'amour. Leur confrontation avec les Fomôrés leur ouvre les yeux sur la véritable nature des créatures surnaturelles qui hantent " l'île des mangeurs d'hommes ". Un secret bien gardé depuis plusieurs générations... Critique : Voici la conclusion de la série de Soleil mélangeant Rome et folklore fantastique celtique. ce tome 3 nous apporte les réponses que l'on attendait sur la partie fantastique, et même si l'ensemble n'est finalement guère surprenant, le tout est cohérent. Les enjeux dramatiques se dénouent dans cette conclusion épique. Cette série a eu du mal à m'embarquer avec elle, question de goût probablement avec un dessin semi réaliste qui ne m'a pas emballé malgré sa belle exécution et un scénario un peu trop classique pour les lecteurs habitués de Bec ou de Corbeyran. Elle a pourtant de belles qualités, et l'idée de base d'ajouter des éléments fantastiques à la conquête romaine de l'Angleterre reste intéressante. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/caledonia-tome-3-les-fomores/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Five ! - Tome 1 - Le pari d'Enzo Scenariste de l'album : Anaïs Sautier Dessinateur de l'album : Chiara Iacobelli Coloriste : Chiara Iacobelli Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Enzo déteste les joueurs de foot. Ils sont prétentieux, sûrs d'eux et franchement insupportables. Sauf qu'il y a deux problèmes?: tout le monde joue au foot dans son quartier mais surtout, Enzo adore ça, lui aussi?! Le jour où ses potes parviennent à l'amener sur un terrain, Enzo se retrouve au pire poste du monde : celui de gardien. Et là, contre toute attente, il s'avère doué, très doué, pour arrêter les buts. Cinq potes, un ballon et un tas d'embrouilles... le coup d'envoi peut être donné ! Critique : Voici une belle idée, une bd de foot pour la jeunesse mettant en scène des joueurs de Five, ce foot à 5 qui a connu une belle popularité ces dix dernières années. Avec une galerie de jeunes personnages attachants et une intrigue secondaire classique mais efficace, Anaïs Sautier nous immerge dans cette aventure sportive à destination de nos ados. Et les dessins de Chiara Iacobelli sont à la hauteur et n'ont rien à envier aux mangas de sport auxquels on pense immédiatement. Certes sont dessin puise dans de multiples inspirations, mais c'est justement cela qui risque de plaire à nos plus jeunes. Mon neveu me l'a déjà piqué. Donc si vous avez un jeune qui aime le foot dans votre entourage, c'est un bel appât pour le pousser à la lecture 🙂 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/five-tome-1-le-pari-d-enzo/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Voici une belle idée, une bd de foot pour la jeunesse mettant en scène des joueurs de Five, ce foot à 5 qui a connu une belle popularité ces dix dernières années. Avec une galerie de jeunes personnages attachants et une intrigue secondaire classique mais efficace, Anaïs Sautier nous immerge dans cette aventure sportive à destination de nos ados. Et les dessins de Chiara Iacobelli sont à la hauteur et n'ont rien à envier aux mangas de sport auxquels on pense immédiatement. Certes sont dessin puise dans de multiples inspirations, mais c'est justement cela qui risque de plaire à nos plus jeunes. Mon neveu me l'a déjà piqué. Donc si vous avez un jeune qui aime le foot dans votre entourage, c'est un bel appât pour le pousser à la lecture 🙂
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Allez hop bamboo nous sort le tome 3 de sa série docu-humour sur les chats. Et le positionnement est bien vu car l'apport d'informations pertinentes sur les chats permet de ne pas tout baser sur l'humour qui est souvent un exercice casse gueule en bd. Du coup les gags sont d'abord des petits éléments d'information sur les chats et se conclue par une chute humoristique sympa. C'est bien vu et cela rend sa lecture intéressante pour à peu près n'importe qui, même si les aficionados des félins seront le plus comblés. Les dessins de Stéphane Escapa sont dans un style cartoon très moderne qui plaira probablement plus aux jeunes lecteurs.
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Titre de l'album : Les chats en BD - Tome 3 Scenariste de l'album : Christophe Cazenove & Flora Dessinateur de l'album : Stéphane Escapa Coloriste : Stéphane Escapa Editeur de l'album : Bamboo Note : Résumé de l'album : Un nouveau bébé par minou ? Chat va faire des étincelles ! Déjà trois chats sous le même toit, c'était du délire... Mais quand arrive un bébé, ça devient de la haute voltige ! Le jeune chat commençait à peine à trouver ses marques sous l'oeil attentif (et souvent moqueur) des deux vieux matous qu'il faut tout réapprendre pour vivre aux côtés de cet « humain tout neuf et sans poils ». Entre ronrons et biberons, la maison se transforme peu à peu en jungle domestique. Heureusement, cet album pour apprendre à comprendre les chats en s'amusant fera office de guide de survie. Critique : Allez hop bamboo nous sort le tome 3 de sa série docu-humour sur les chats. Et le positionnement est bien vu car l'apport d'informations pertinentes sur les chats permet de ne pas tout baser sur l'humour qui est souvent un exercice casse gueule en bd. Du coup les gags sont d'abord des petits éléments d'information sur les chats et se conclue par une chute humoristique sympa. C'est bien vu et cela rend sa lecture intéressante pour à peu près n'importe qui, même si les aficionados des félins seront le plus comblés. Les dessins de Stéphane Escapa sont dans un style cartoon très moderne qui plaira probablement plus aux jeunes lecteurs. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/les-chats-en-bd-tome-3/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Encelade Scenariste de l'album : Romain Benassaya Dessinateur de l'album : Joan Urgell Coloriste : Joan Urgell Editeur de l'album : Les humanoides associés Note : Résumé de l'album : Quand l'humanité s'apprête à franchir une frontière interdite par les lois de la physique, une autre limite, plus fragile encore, menace de céder... Celle de la raison ! En 2247, sur Encelade, une découverte bouleverse à jamais le destin de Sorany Desvoeux : un cristal d'origine inconnue, source d'une énergie prodigieuse et énigme vivante... Dix ans plus tard, cette matière alimente un exode interstellaire sans précédent. À bord de l'Arca XVII, immense arche transportant 36 000 âmes vers un nouveau monde, Sorany se retrouve au coeur de tensions grandissantes. À l'approche du « Seuil de Jupiter », anomalies et ferveur religieuse clandestine ébranlent la mission : foi et raison s'affrontent, tandis qu'une secte voit dans le cristal une relique sacrée et en Sorany l'instrument d'un dessein supérieur. Critique : On retrouve le sympathique duo du très réussi Arca (Humanoïdes associés) pour une nouvelle aventure dans l'imaginaire du romancier Roman Benassaya avec ce Encelade issu de son roman Pyramide (Pocket). Dans Arca, nous suivions une de ces arches lancées à la conquête des étoiles en quête d'une terre promise pour l'homme. Ici, nous remontons un peu le temps pour comprendre comment on a pu envoyer ces vaisseaux, avec quelle propulsion ? La découverte d'un cristal aux propriétés étonnantes va en effet bouleverser l'humanité et rendre les voyages interstellaires possibles. Nous retrouvons donc Sorany à bord de l'ArcaXVII qui a déjà été en contact avec le cristal et semble connectée à lui pour des raisons inconnues jusqu'alors ! Tension et action sont au programme dans cette aventure multipliant les allées et venues dans le temps ! Il s'agit en effet d'une lecture exigeante avec des sauts temporels, une belle galerie de personnages et des thématiques où science et religion bousculent l'humain jusque dans ses retranchements ! Le catalan Joan Urgell renouvelle son travail remarquable aperçu dans Arca avec des planches soignées, à l'image de ses décors baignant dans différentes ambiances, la nef spatiale offre ainsi son immensité au lectorat et offre de grandes diversités de lieux ! Si vous avez aimé Arca, cet opus est une nouvelle réussite pour ce duo d'auteurs. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/encelade/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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On retrouve le sympathique duo du très réussi Arca (Humanoïdes associés) pour une nouvelle aventure dans l'imaginaire du romancier Roman Benassaya avec ce Encelade issu de son roman Pyramide (Pocket). Dans Arca, nous suivions une de ces arches lancées à la conquête des étoiles en quête d'une terre promise pour l'homme. Ici, nous remontons un peu le temps pour comprendre comment on a pu envoyer ces vaisseaux, avec quelle propulsion ? La découverte d'un cristal aux propriétés étonnantes va en effet bouleverser l'humanité et rendre les voyages interstellaires possibles. Nous retrouvons donc Sorany à bord de l'ArcaXVII qui a déjà été en contact avec le cristal et semble connectée à lui pour des raisons inconnues jusqu'alors ! Tension et action sont au programme dans cette aventure multipliant les allées et venues dans le temps ! Il s'agit en effet d'une lecture exigeante avec des sauts temporels, une belle galerie de personnages et des thématiques où science et religion bousculent l'humain jusque dans ses retranchements ! Le catalan Joan Urgell renouvelle son travail remarquable aperçu dans Arca avec des planches soignées, à l'image de ses décors baignant dans différentes ambiances, la nef spatiale offre ainsi son immensité au lectorat et offre de grandes diversités de lieux ! Si vous avez aimé Arca, cet opus est une nouvelle réussite pour ce duo d'auteurs.
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Titre de l'album : Les âges perdus - Tome 3 - L'infini vagabond Scenariste de l'album : Jérôme Le Gris Dessinateur de l'album : Didier Poli & Luca Bulgheroni Coloriste : Bruno Tatti Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : À la veille de l'an Mil, une pluie de feu s'abat sur la terre et plonge le monde dans l'obscurité. Fuyant l'Anglia dévastée, Elaìne brave la redoutable Mer des Aigles et atteint la Terre des Meutes, un territoire hostile où rôdent les terrifiants hommes-cerfs. Au cours de cette traversée périlleuse, elle croise Mara, une mystérieuse arpenteuse qui l'aide à survivre. Guidée par l'héritage de son père, Elaìne cherche à percer les secrets du savoir perdu, celui qui, jadis, permit aux hommes de bâtir des cités et de prospérer. Son périple la conduit jusqu'à la mythique Cité du Roi Taon, où l'ancien monde semble encore murmurer à travers ses ruines. Mais les règles de ce lieu sacré vacillent, et l'accès aux connaissances oubliées s'avère plus dangereux que jamais... Plongez dans une fresque épique où l'histoire et le mythe se rejoignent, sublimée par les illustrations magistrales de Didier Poli et Luca Bulgheroni. Critique : Oh qu'on l'attendait celui-ci. Il faut dire que les deux premiers tomes des âges perdus nous avaient présentés une chouette histoire, dans un monde que l'on ne connaissait pas, qu'on n'avait pas l'impression d'avoir déjà lu cent fois. Et vu que c'était servi avec les très jolis dessins de Didier Poli, on en redemandait. Sur ce tome Didier Poli a été rejoint aux crayons par Luca Bulgheroni mais c'est toujours Bruno Tatti qui gère les couleurs. Alors que donne cet ajout de talent à notre équipe ? Et bien le dessin de la série continue d'évoluer doucement, comme entre le tome 1 et le tome 2, avec des visages qui se lissent un petit peu, mais des décors qui s'étoffent globalement rendant les atmosphères et ce monde là encore plus palpable. Côté histoire, c'est aussi peu dire que je faisais confiance à Jérôme Le Gris pour nous créer une belle histoire avec une belle fin. Et bien pas de doutes non plus de ce côté là, c'est toujours aussi bien. On a du rythme, une montée en puissance de l'intrigue et des enjeux, des personnages dont on se demande à chaque page s'il va y passer ou pas, et un monde dont chaque page nous en fait découvrir un peu plus. Vous l'avez compris j'en redemande encore et bonne nouvelle, le tome 4 doit sortir l'année prochaine, même si, et c'est je trouve très triste, ce sera aussi le tome de fin de cette série. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-ages-perdus-tome-3-l-infini-vagabond/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Il est là ! Il est sorti ! le dernier tome des Ages perdus, fable post apocalyptique qui nous voit suivre Elaine, jeune arpenteuse, dans une quête initiatique qui l'amènera à prendre des décisions qui impacteront le futur des hommes. Dans cette critique je ne reviendrai pas sur la qualité graphique de ce que nous offre Didier Poli et Luca Bulgheroni. C'est toujours aussi beau, aussi détaillé et toujours ce qui se fait de mieux dans la BD européenne actuelle. Je préfère revenir sur le scenario de Jérôme Le Gris. Et ca va être dure de ne pas trop en dire dans la critique comme on le fait ici. Il nous avait laissé Elaine devant un choix à la découverte de la cité du roi Taon, mais surtout sur une réflexion sur le cout de la "modernité". Et Elaine, elle qui cherchait désespérément cette cité en hommage au sacrifice de son père, se trouve devant un choix radical de style de vie. Un choix qui pourrait bien impacter plus que sa propre destinée. Jérôme Le Gris nous présente deux choix assez radicaux et un poil trop manichéen pour moi (d'ou l"étoile en moins) : Faut-il reproduire ce qui se faisait avant étant quitte à reproduire les problématiques qui vont avec où vaut-il mieux repartir à zéro, pour être plus en osmose avec la nature avec les risques que cela implique ? Si le choix d'Elaine parait évident, le traitement et la radicalité de ce tome est particulièrement marquant. Le semblant de modernité de la cité n'a pas fait oublier à nos auteurs l'état du monde dans lequel elle résiste ni sa dureté. Sans juger ni débattre la décision prise par Elaine, on ne peut qu'être impressionné par l'ensemble de cette minisérie, la profondeur de cet univers et vous encourager à vous plonger dans la vie des hommes des Ages perdus !
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Les mystères de Hobtown tome 2 - L'ermite maudit
Kevin Nivek a posté un enregistrement dans Critiques
Chic, c'est déjà la suite des aventures de notre "club des cinq" canadiens de Nouvelle-Ecosse avec une nouvelle aventure dans le froid hivernal ! Les vacances de Noël approche et le groupe se sépare, sauf Pauline et Brennan qui vont rejoindre un établissement scolaire dominant les hauteurs de la ville de Hobtown. Très vite, notre duo d'enquêteurs réalise que les cours et les consignes de sécurité, présentent des particularités étonnantes ! Garçons et filles séparées avec chacun des enseignements bien différents, idem pour les repas où les filles doivent se contenter de frugalités ! Ce temple de l'éducation né avec la ville semble vraiment recéler de nombreux mystères et ce n'est pas le comportement étrange des dirigeants qui rassurera notre cher duo. Ils ne pourront compter que sur eux car Dana est en Jamaïque avec son père, les autres en famille ou se remettant difficilement des événements du précédent tome. Une nouvelle enquête minutieuse aux nombreux rebondissements qui nous fait pénétrer dans les entrailles de la ville et sa fondation ! Les auteurs natifs de la région s'amusent à nous perdre avec des fausses pistes et de nombreux personnages ainsi qu'un petite touche de surnature. Comme dans le premier tome, nous sommes réellement, "aux frontières du réel" comme dirait l'autre 😉 . Le dessin est toujours impeccable de son style mêlant ligne claire et réalisme, le tout dans une coloration "rétro" donnant une belle profondeur aux pages. Cinq tomes sont prévus pour ces rééditions, autant de surprises et de bons moments de lecture ! -
Titre de l'album : Les mystères de Hobtown tome 2 - L'ermite maudit Scenariste de l'album : Kris bertin, Alexander Forbes Dessinateur de l'album : Alexander Forbes Coloriste : Jason Fischer-Kouhi Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Bienvenue à Hobtown ! Ce charmant village de 2 006 habitants situé en Nouvelle-Ecosse saura vous divertir et vous intriguer. Car oui, il s'en passe des événements étranges à Hobtown, heureusement le club de détectives est là pour mener l'enquête ! Les intrépides Brennan et Pauline ont hâte de profiter des vacances de Noël, avant d'être envoyés à l'internat Knotty Pines afin d'obtenir des crédits pour leurs études. Suite au premier cours, leur méfiance envers le directeur et la directrice qui semblent contrôler les élèves et les changer en brutes ne fait que grandir. Acculés, des rencontres nouvelles vont les aider à lever une malédiction vieille de plusieurs siècles ! Critique : Chic, c'est déjà la suite des aventures de notre "club des cinq" canadiens de Nouvelle-Ecosse avec une nouvelle aventure dans le froid hivernal ! Les vacances de Noël approche et le groupe se sépare, sauf Pauline et Brennan qui vont rejoindre un établissement scolaire dominant les hauteurs de la ville de Hobtown. Très vite, notre duo d'enquêteurs réalise que les cours et les consignes de sécurité, présentent des particularités étonnantes ! Garçons et filles séparées avec chacun des enseignements bien différents, idem pour les repas où les filles doivent se contenter de frugalités ! Ce temple de l'éducation né avec la ville semble vraiment recéler de nombreux mystères et ce n'est pas le comportement étrange des dirigeants qui rassurera notre cher duo. Ils ne pourront compter que sur eux car Dana est en Jamaïque avec son père, les autres en famille ou se remettant difficilement des événements du précédent tome. Une nouvelle enquête minutieuse aux nombreux rebondissements qui nous fait pénétrer dans les entrailles de la ville et sa fondation ! Les auteurs natifs de la région s'amusent à nous perdre avec des fausses pistes et de nombreux personnages ainsi qu'un petite touche de surnature. Comme dans le premier tome, nous sommes réellement, "aux frontières du réel" comme dirait l'autre 😉 . Le dessin est toujours impeccable de son style mêlant ligne claire et réalisme, le tout dans une coloration "rétro" donnant une belle profondeur aux pages. Cinq tomes sont prévus pour ces rééditions, autant de surprises et de bons moments de lecture ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/les-mysteres-de-hobtown-tome-2-l-ermite-maudit/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : À fleur de moi tome 1 Scenariste de l'album : Marco Baretta Dessinateur de l'album : Lorenza Di Sepio Coloriste : Lorenza Di Sepio Editeur de l'album : Jungle Note : Résumé de l'album : Fleur, une adolescente sans histoire, doit lutter contre son anxiété qui la paralyse au quotidien, jusqu'à l'étouffer. C'est simple, la moindre décision prend des proportions gigantesques. Elle ne peut s'empêcher de ruminer, de se prendre la tête pour tout et n'importe quoi: Les examens, le roller et surtout Jules pour qui elle craque ! Un véritable enfer ! Alors le jour où Fleur, se regardant dans un miroir, demande à son anxiété de la laisser tranquille, quelle ne fut sa surprise de voir son reflet prendre forme et se matérialiser en son... Anxiété. Pour Fleur commence alors une drôle de quête, à la recherche de la sérénité et d'acceptation de soi. Critique : Le duo d'auteurs italiens dépeint le quotidien de Fleur, une adolescente en proie à des troubles anxieux lui polluant la vie ! On la suit dans son collège avec les relations entre camarades, mais aussi dans le giron familial et l'on perçoit les difficultés qu'elle éprouve au quotidien. Un jour, son anxiété va prendre forme et devenir son acolyte, la suivant dans ses moindres faits et gestes ! Elle se retrouve avec un double d'elle qui va exprimer toutes ses craintes de façon très expressive grâce au trait aux fortes influences "manga" de l'artiste Lorenza Si Sepio. Pour le pire et le meilleur, la voilà affublé d'une "jumelle" la conseillant dans ses choix de vie. Que répondre face à telle situation ou comment se comporter avec son "crush" Jules, voire avec ses propres parents selon les contextes ?? Retranscrire en images les peurs et souligner les différentes options fonctionne assez bien dans le récit, car les situations rencontrées par Fleur auront pour la plupart un fort écho en nous 😉 Cette idée peut agir en catalyseur et aider un bon nombre d'enfants faisant face à ce genre de problèmes d'adolescence voire même à un âge plus avancé. A découvrir. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/a-fleur-de-moi-tome-1/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Le duo d'auteurs italiens dépeint le quotidien de Fleur, une adolescente en proie à des troubles anxieux lui polluant la vie ! On la suit dans son collège avec les relations entre camarades, mais aussi dans le giron familial et l'on perçoit les difficultés qu'elle éprouve au quotidien. Un jour, son anxiété va prendre forme et devenir son acolyte, la suivant dans ses moindres faits et gestes ! Elle se retrouve avec un double d'elle qui va exprimer toutes ses craintes de façon très expressive grâce au trait aux fortes influences "manga" de l'artiste Lorenza Si Sepio. Pour le pire et le meilleur, la voilà affublé d'une "jumelle" la conseillant dans ses choix de vie. Que répondre face à telle situation ou comment se comporter avec son "crush" Jules, voire avec ses propres parents selon les contextes ?? Retranscrire en images les peurs et souligner les différentes options fonctionne assez bien dans le récit, car les situations rencontrées par Fleur auront pour la plupart un fort écho en nous 😉 Cette idée peut agir en catalyseur et aider un bon nombre d'enfants faisant face à ce genre de problèmes d'adolescence voire même à un âge plus avancé. A découvrir.
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Titre de l'album : Cauchon... ou l'homme qui tua Jeanne D'arc Scenariste de l'album : Xavier Dorison | Louis-David Delahaye Dessinateur de l'album : Joël Parnotte Coloriste : Joël Parnotte Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : 1431. La France et l'Angleterre se livrent une guerre sans merci. Le puissant évêque Pierre Cauchon, au service des Anglais, intrigue pour diriger le procès de Jeanne d'Arc. Mais, alors que le procès s'ouvre, la jeune femme qui prétend être l'envoyée de Dieu fait preuve d'une incroyable combativité. Le procès tourne alors à l'affrontement entre deux personnalités hors du commun et que tout oppose. D'un côté, un homme d'Église au sommet du pouvoir, manipulateur et disposant de moyens illimités pour mener l'accusation ; de l'autre, une femme indépendante et déterminée, abandonnée par son camp et n'ayant que son idéalisme comme arme. Contre toute attente, la ténacité de Jeanne, son intelligence et sa force de caractère renversent les certitudes du juge-évêque et font ressurgir chez lui des valeurs qu'il avait profondément enfouies. Alors que le terrifiant comte de Warwick fait pression sur Cauchon pour qu'il mette fin au procès et brûle « la putain », l'évêque, rongé par le doute, décide au contraire de la sauver... Il faudra attendre la cinquantième page pour voir enfin le visage de Jeanne d'Arc : Xavier Dorison a un vrai talent pour jouer avec les genres et surprendre en faisant un pas de côté. Il le met en oeuvre ici dans la bande dessinée historique, aux côtés de Louis-David Delahaye, qui cosigne le scénario. Tous deux auraient pu se concentrer sur Jeanne, bien sûr, mais comment résister à un personnage aussi romanesque que Pierre Cauchon ? Joël Parnotte, compère de Xavier Dorison dans Le Maître d'armes et Aristophania, a repris ses pinceaux pour ce nouvel opus et créé des images particulièrement fortes, tant par ses cadrages et son travail de reconstitution que par ses ambiances folles en couleurs directes. Critique : Décidément Jeanne d'Arc a le vent en poupe. Apres l'Ogre chez Glenat qui était une superbe réussite, une des plus belles de l'année dernière, voici d'autre super star de la BD européenne qui s'attelle à la pucelle la plus connue de l'histoire de France. Mais pas du tout sur l'angle habituel. On retrouve la pâte de Xavier Dorison avec un traitement du point de vue non pas de Jeanne, non pas d'un soldat ou du roi, mais du point de vue de l'évêque Pierre Cauchon, celui-là même qui a dirigé le péché en éréthisme ayant amené au bucher fatal qui prit la vie à Jeanne et par là même la sacralisa. On suit donc le procès avec comme personnage central (du moins pas au début) un homme qui est persuadé d'avoir affaire à une jeune délurée qu'il ferait rapidement avouer ces crimes et qui pourrait utiliser ce procès pour gagner encore plus en importance dans la hiérarchie ecclésiastique. Mais un évêque qui va voir sa volonté contrariée par une jeune fille plus intelligente que prévu. Porté par un superbe travail historique aidé par un réel historien spécialiste du sujet, cette retranscription du procès de Jeanne d'Arc est passionnante. On y découvre les coulisses d'un procès qui se devait d'être exemplaire pour permettre au camp pro anglais d'avoir une limite vis-à-vis de la chrétienté. Un procès exemplaire qui se trouve chamboulé par une accusée qui réussit à l'être tout autant, évitant les pièges et maniant la langue comme même ses accusateurs ne savaient le faire. Ce qui est encore plus prenant, c'est de savoir que les "punchline" de Jeanne sont pour la plupart réelles, à peine repositionner temporellement. Des punchlines qui font s'ébranler une forteresse religieuse, réussissant à prendre au cœur les véritables croyants. Une sublime lecture, envoutante, poignante et aussi vraie que possible dans le cadre d'une bande dessinée. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/cauchon-ou-l-homme-qui-tua-jeanne-d-arc?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Pourpre-sang tome 1 - Le cercle de Nimuée Scenariste de l'album : Léo Chérel Dessinateur de l'album : Léo Chérel Coloriste : Léo Chérel Editeur de l'album : Astrolabe Note : Résumé de l'album : Ronges-côtes, Nargs sylvestres, Déterrés... Gouverneurs tyranniques ! L'ordre des Pourpres-Sangs a juré de protéger les plus démunis contre tous leurs prédateurs naturels ! Critique : Premier tome des toutes nouvelles éditions Astrolabe, éditions "déclinées" d'Urban Comics (même redac chef) pour se lancer sur la marcher de la BD avec aussi bien des auteurs français qu'américain avec des noms comme Sean Murphy ou Matteo Scalera. Pour ce premier tome, c'est un auteur bien de chez nous qui se lance dans l'aventure avec le premier tome d'un diptyque de piraterie fantastique, a mi-chemin entre les Campbells pour le côté graphique et pirates des caraïbes pour le coté fantastique. Graphiquement super, porté par des couleurs vives et des visages très expressifs, Léo Cherel nous offre un premier tome prenant et dynamique, nous offrant aussi quelques doubles planches magnifiques. Sans être complètement surprenant dans le déroulé, mais en étant particulièrement agréable à lire, cette histoire est un bon tome d'introduction d'un univers qui semble très riche. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/pourpre-sang-tome-1-le-cercle-de-nimuee?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
