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    Nickad
    • Scenariste: MICHINOKU Atami Dessinateur: MICHINOKU Atami Editeur: Taifu Note :
      Résumé:

      Dans la vie civile, Makoto Naruse est un professeur irréprochable, qui vient d’obtenir un poste dans un lycée prestigieux. Toutefois, en privé, Naruse est un soumis obéissant, habitué d’un club BDSM où il s’adonne régulièrement à des jeux punitifs et raffinés avec un maître à la fois beau et cruel. Jugeant que ses nouvelles fonctions ne sont pas compatibles avec ses moeurs délicieusement dissolues, il décide à regret de faire une croix sur ses fantasmes. Et pour son dernier soir avec son maître, il supplie celui-ci de lui révéler son visage... Alors quelle surprise quand le jour de sa rentrée, il le découvre parmi ses élèves ?!

      Autres informations: pour public averti
      Type: Manga L'acheter sur bdfugue Genre: Erotique
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    Dans sa vie très privée, Makoto a un maître qui le considère comme son brave toutou, il obéit à tous ses ordres et aime ça. Mais dans la vie courante il est professeur et vient d’obtenir un poste dans une école prestigieuse, il met alors un terme à cette occupation ; sauf qu’il retrouve son « maître » et qu’il s’agit d’un de ses élèves. Si d’abord il essaye de jouer son rôle de professeur, il est vite rattrapé par ses envies.

    L’originalité du manga réside dans la relation « maître-esclave » entre Makoto et Dôyama, il est un peu dommage que la partie psychologie ne soit pas plus exploitée, on ne sait pas trop pourquoi ils aiment jouer ces rôles et on ne sait pas non plus très bien ce que Dôyama ressent. Le livre est surtout axé sur le personnage de Makoto et sur son état « excité » la grande partie du livre. Avertissement aux lecteurs d’ailleurs : il y a beaucoup de scènes osées et beaucoup de fluides en perdition… Si le manga se lit bien et que le graphisme est à la hauteur de ce que l’on attend, il ne tient pas toutes ses promesses côté scenario et aurait pu être plus poussé que ce soit dans les pratiques ou dans la psychologie.

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    • Une saison en Ethiopie : Chinafrique, répression et macchiato
      Note :
      C'est une équipe de baroudeurs qui nous propose ce récit en terres africaines  . Karim Lebhour a effectué des séjours au Proche-Orient et à New-York en tant que journaliste et correspondant à l'ONU . Vincent Defait a fait des piges en tant que journaliste indépendant pour Le Monde et la revue XXI entre autres , tout en vivant en Ethiopie et en Ouganda . Enfin , le coloriste , Leo Trinidad est originaire du Costa-Rica et travaille sur toute l'Amérique centrale dans l'animation et illustrations de livres pour enfants . C'est donc avec une profonde expérience de la vie à l'étranger que les auteurs posent leur regard sur ce pays de la corne de l'Afrique au riche passé . Seul pays à n'avoir jamais été colonisé ! Un empereur Haïlé Sélassié connu mondialement et idole de Bob Marley . Seconde plus grande population du continent (après le Nigeria) , se vantant de posséder sur ses terres le fameux Arche d'Alliance de Moïse et ses 10 commandements , dans une église à Aksoum . Hélas , la visite est interdite au public ! Mais , un pays ayant connu cette terrible famine au début des années 80 , symbole persistant car tout le monde a en tête ces images d'enfants dénutris avec le ventre gonflé . Des souvenirs insoutenables qu'ils tentent d'effacer dans un renouveau économique et politique , non sans encombres .

      Dans cette bichromie au trait simple mais avec un découpage tonique , les auteurs décrivent leur séjour avec précision .Depuis son arrivée à l'aéroport , Karim Lebhour détaille sa vie personnelle et professionnelle au cours des années passées dans ce pays qui gagne à être connu . Au rythme des (nombreuses) coupures de courant , nous allons suivre leur quotidien et découvrir une population vivant mieux (mangeant à sa faim) mais subissant la politique unilatérale , d'un régime "unipartite" avec un contrôle exacerbé de la presse , et l'omniprésence des chinois , immenses pourvoyeurs économiques de toute la corne d'Afrique . Les auteurs mettent vraiment l'accent sur cette mainmise chinoise qui n'a d'autres buts que de rendre ces pays dépendants économiquement de l'empire du milieu . Les éthiopiens apprennent le chinois car ces derniers ne font aucun effort d'adaptation , on peut même remarquer à quel point ils sont adoubés par la population locale , ayant réussi à se rendre indispensables et endosser un rôle de sauveur .

      C'est une immersion réussie dans ce pays qui semble sur une bonne voie de développement , mais se rendant de plus en plus dépendant des chinois . On apprend énormément sur les us et coutumes , ce pays est pourvu de trésors d'architectures , ainsi que des paysages d'une beauté saisissante . Malgré l'oppression politique , les auteurs parviennent à nous donner envie de visiter ce pays et cette ville Addis-Abeba située à 2400m d'altitude .
      • 0 réponse
    • Thorgal Saga - Adieu Aaricia
      Note :
      Ce Thorgal est un évènement. Ni plus ni moins, il me rappelle le Goldorak qui nous a estomaqué l'année dernière ou le Lucky Luke de Mathieu Bonhomme dans sa façon de jouer avec nos souvenirs et nos émotions de lecteurs d'une icône de la bd.

      Je ne pense pas que les éditeurs peuvent se contenter de simplement faire revoir leurs principales saga par des auteurs différents et talentueux, mais cela n'empêche pas cet exercice, quand il est réussi et rare, d'avoir une saveur toute particulière. C'est ici bien évidemment le cas.

      Ce premier opus de Thorgal Saga (soit la nouvelle série de Thorgal vus par un auteur différent) frappe très fort et je crois que la amateurs de la série seront bluffés par le résultat. Ceux qui ne la connaissent pas également, mais il y aura une différence de taille entre ces deux lecteurs différents. L'appréhension du récit et de sa finalité sera radicalement modifiée je pense. 

      En tant que fidèle et assez assidu lecteur de Thorga, je vous avoue que cet opus m'a fait mal. J'ai eu mal à mon Thorgal, j'ai eu mal à mon héros, j'ai eu mal à mes souvenirs de jeunesse tant Robin Recht s'est échiné à le mettre dans une position où nous avons mal pour lui. Mais c'est ainsi que son faites les grandes bd, elles nous communiquent des émotions à travers leurs personnages, leurs drames et l'empathie qu'elle nous suscite. A ce titre, cet Adieu Aaricia est, à l'image de sa couverture, sublime. Tout au long de cet opus, Robin Recht s'attelle à rapprocher un peu le héros de l'homme, ne lui ménageant rien de nos faiblesses et dilemmes. 

      Graphiquement, Robin Recht livre une véritable partition de maître, même si je suis plutôt très content du travail effectué par Fred Vignaux sur les derniers tomes de Thorgal. Ici il prend juste ce qu'il faut de distance avec l'héritage de Rosinski pour nous en livrer une belle interprétation, fidèle sans chercher à copier.

      J'ai souffert, notamment sur cette fin qui m'a scié les jambes à la lecture de ce Thorgal. Mais je remercie Robin Recht de nous avoir offert cela. Et je souhaite un très bon courage aux prochains auteurs. 

       

      P.S : pour ceux qui ont lu mes chroniques sur les derniers Thorgal, vous connaissiez mon désir de voir cette série trouver une belle conclusion. Adieu Aaricia en est une magnifique.
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      • 2 réponses

    • La couleur de l'eau
      Note :
      Setsu est un tueur à gage qui se promène avec un enfant Lithia, ce n’est pas le sien, il l’a recueilli et prend soin de lui. Lithia a perdu ses parents et a aussi perdu sa mémoire. Tous deux vivent au jour le jour, ils ont une étrange relation comme si chacun était la bouée de l’autre, leur seul rayon de lumière. Car ils vivent à Paradis, une ville sans droit et sans loi, une ville où atterrissent tous les déchets de la société et tous ceux qui n’ont pas de place où aller. Setsu, comme Lithia, a un passé douloureux qui lui a laissé autant de cicatrices physiques que morales, il est obsédé par le rouge qui est pour lui comme la couleur de l’eau.

      J’ai rarement vu un livre aussi sombre, pas dans les événements mais dans la psychologie. Chaque personnage a un passé difficile, et le petit espoir qui les maintient en vie peut voler en éclat à chaque instant. Setsu est particulièrement torturé, on sent l’abîme qui se niche au fond de son cœur, on le sent se noyer par moment et l’on craint d’être entrainé avec lui. Car la narration est rondement menée et le graphisme réussi, l’immersion dans l’ambiance de la ville est immédiate, on sent le désespoir se répandre et toute la noirceur de la ville. La couleur de l’eau est émouvant et dérangeant mais ne laisse pas indifférent, c’est une expérience qui remue et qui laisse un étrange sentiment.

       
      • 0 réponse
    • Valhallian the black iron tome 1
      Note :
      Tetsujiro SOMA est un samouraï qui a protégé son pays contre l’invasion mongole au XIIIe siècle. Hélas, il n’a pas été récompensé pour cela, son fief subit la famine, sa femme est décédée et son fils est malade. Il part chaque jour chasser dans l’espoir de trouver de quoi nourrir les siens. Un jour, il se réveille, nu, dans une forêt luxuriante où des soldats de l’armée romaine essaye de le tuer. Il se trouve à présent dans le Valhalla où il a été invoqué par Hrist, une valkyrie pour devenir son guerrier.

      Non sans rappeler certains éléments de Valkyrie apocalypse, notamment sur l’affrontement entre guerriers d’origine et d’époque différentes, on sent que derrière ce début d’histoire il y a d’autres enjeux plus profonds. Le graphisme est superbe, on plonge facilement dans l’ambiance, les scènes d’action sont dynamiques et la tension est palpable. Dès que SOMA arrive au Valhalla on a envie d’en savoir plus. Valhallian the black Iron nous propose une lecture intense qui sait capter notre attention.

      Série finie en 6 tomes. EXTRAIT
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    • The Pink Album
      Note :
      Nouveau recueil d’histoires érotiques de Shindo L que l’on a déjà découvert avec les œuvres TSF Monogatari, Shindo L’s cultural Anthropology ou encore le très sombre Métamorphose. L’auteur sait se démarquer du hentai habituel, il explore ses fantasmes en mettant en valeur la psychologie féminine et The Pink Album ne déroge pas à cette règle.

      La 1ère histoire Bavardage à la bibliothèque montre une jeune femme cultivée mais inexpérimentée en pratique, elle commentera toute sa 1ère fois, tant du point de vue scientifique que sur son ressenti. La seconde histoire Au secours ! Demoiselle en détresse, en 2 parties montre une jeune fille de bonne famille, accro au fantasme du viol mettre en pratique ses envies. Ensuite arrive une histoire dans l’univers religieux où des nonnes succomberont au plaisir.

      Chacune de ses histoires est bien construite avec un vrai scenario à chaque fois et pas une accumulation de scènes osées. Chez Shindo L, la femme n’est pas qu’un objet, ici elle est vraiment le personnage principal, elle décrit ce qu’elle ressent et cherche à en savoir plus sur ses envies et sensations. En plus, il y a une interview de l’auteur à la fin du livre qui est vraiment intéressante. Un bon hentai pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus.
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