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    Interview ZD :

    Interview de ZD, l'auteur de Space Punch (2 tomes, troisième à paraitre début octobre) aux éditions Ankama, dans le cadre de la Japan Expo, pour 1001bd.com, part deux lectrices de 13 ans. 

    The Otaku : On voudrait savoir combien de temps vous mettez à faire un manga s'il te plaît 

    ZD : alors ça dépend du nombre de pages et de ton rythme, si tu es plus ou moins rapide. Par exemple mes premiers tomes m'ont pris chacun 1 ans. Donc 2 ans au total. Avec la discipline et l'expérience, on devient plus rapide donc le tome 3, qui fait autant que le 2, ne va me prendre que 8 mois. Egalement parce que sur celui-là je ne suis pas tout seul, je bosse avec deux assistants qui m'aident pour assurer un meilleur rythme

    The Otaku : est-ce que, en dehors du manga, vous faites autre chose ?

    ZD : non rien à part dormir manger et faire des planches je ne fais rien d'autre (rires). C'est mon activité principale à plein-temps. Même à sur plein-temps parce que ça va bouffer aussi un peu sur le weekend mais, non je ne fais que ça. C'est important pour une série parce que sur une série le lecteur attend la suite et donc il faut que je me mette à plein-temps sinon l'attente va être trop longue.

    The Otaku : Est-ce que cela rapporte suffisant pour gagner votre vie correctement ?

    ZD : Là ça va. En fait c'est surtout compliqué dans la période avant la sortie. C'est à dire que les auteurs français, pour combler le manque de rythme qu'on va avoir par rapport aux Japonais, parce que les Japonais ils travaillent par équipe, avec beaucoup d'assistant et donc ils peuvent enchaîner et être hyper rapide. Nous, on est tout seul, en général, les auteurs français, donc pour qu'il n'y ait pas un an entre la sortie du tome à la sortie tome deux et ben on va faire du frigo ! C'est à dire qu'on va faire des tomes en avance. Donc on va faire le tome 1. On ne va pas le sortir tout de suite. On va commencer le 2 et quand on aura avancé sur le 2, par exemple, et ben on va sortir le 1, pendant qu'on est sur le 3. Du coup pendant ces 2 ans ou  l'on fait du frigo il n’y a rien qui est sorti, qui est publié et du coup personne ne nous connaît. On a l'argent des tomes, mais on n’a pas les à côté c'est à de dire on n'est pas invité pour faire des ateliers on n'est pas un invité en festival et cetera donc on n'a pas beaucoup de possibilités de revenus. Mais une fois que les mangas sortent, ça fait son bonhomme de chemin et les possibilités de revenus se multiplient et sur le long terme va mieux.

    The Otaku : Ça doit être une question qui revient souvent mais, d'où vous est venu l'idée de Space Punch ?

    ZD :  c'est venu instinctivement presque. Je me suis inspirée de mes inspirations principales qui sont des mangas de boxe, de mafia ou avec de la science-fiction et je voulais tout simplement mettre toutes les références des mangas que j'aime bien. Mettre tout ça dans un énorme saladier, touiller et..... ça m'a donné Space Punch

    The Otakuqu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

    ZD : J’ai des choses à dire. Des revendications ! (rires)  Non disons que j'adore dessiner et j'avais testé le travail de collaboration avec un scénariste et ça ne m’a pas trop plu parce que je finissais par être co-scénariste. Un peu fatiguant. Moi je voulais être vraiment à l'aise. Ne rien toucher au scénario sauf si je le fais-moi. Du coup tant qu'à faire, autant faire mes propres histoires, celles que j'ai envie de raconter avec mes thèmes propres. Comme ça je suis sûr de de ne m'embrouiller avec personne., a priori, vu que je fais tout. Comme ça c'est un projet 100 % perso et puis je n’ai pas l'impression de perdre mon temps ou de pas faire sur ce que je voudrais.

    The Otaku : Quand est-ce que vous avez commencé à dessiner ?

    ZD : j'ai commencé à dessiner quand j'étais tout petit comme beaucoup. Quand j'avais entre 6 et 7 ans. Ensuite j'ai découvert les mangas et j'ai commencé à recopier les mangas que je lisais, Dragon Ball au début, et puis ensuite au collège j'ai découvert One Piece, Naruto, Bleach, Fullmetal Alchemist, cetera et ça ne s’est pas arrêté voilà. J'ai continué à recopier tous les mangas que je kiffais  puis j'ai commencé à créer mes propres histoires, dessiner mes propres personnages voilà. Depuis tout petit je dessine beaucoup

    The Otaku : J'ai cru comprendre qu'avant vous étiez ingénieur. Pourquoi avoir changé et vous être mis au manga ?

    ZD : Parce que l'ingénierie ne me passionnait pas. J'étais passionné par le dessin et je n’étais pas épanoui dans mon taf. Mêmes à mon taf d'ingénieur on me disait de me lancer. Forcement au taf, le midi, tu discutes avec les collègues :

    - "Ouais tu as fait quoi ce weekend ? etc."

    - " j'ai dessiné ça" et tu montres ce que tu fais des collègues

    - "c'est incroyable ! "

    - "qu'est-ce que tu fais ici ?"

    - "vas t'en, va vivre tes rêves"

    Et du coup ils me faisaient comprendre que je serais mieux dans des métiers plus graphiques et ils avaient raison. Même si je m'entendais bien avec les gens je n’étais pas passionné par le boulot et c'est quand même des boîtes ou il faut être passionné si tu espères monter et vu que je ne l'étais pas, je n’allais pas être ambitieux et je ne pouvais pas rester sur le long terme, ce n’était pas possible. Donc j'ai profité de la fin de mon CDD pour, pendant le chômage, me mettre à fond sur le dossier. J’ai fait ça. J'ai fait mon dossier et s'est passé.

    The Otaku : comment en êtes-vous venus à dessiner du manga plus que du franco-belges ou du comics ?

    ZD : et ben je lisais essentiellement du manga. Je lisais un petit peu de Franco-Belge en école primaire et collège mais uniquement des histoires de gag genre Kit paddle Titeuf Captain Biceps et tout ça. Il y avait quelques d'histoires comme Soda, je ne sais pas s'il y a plusieurs séries qui s'appelle SODA, je crois je crois que c'est chez Delcourt (Note de la rédac : perdu ZD c'est chez Dupuis), mais 90% de mes lectures, c'était du manga et du coup quand je pensais dessin je pensais manga, quand je pensais histoire je pensais format manga, découpage manga, du coup ben logiquement, avec 90 % de manga voir plus, je n'allais pas faire du Franco Belges.

    The Otaku : Du coup en ce moment vous travaillez sur d'autre série ou vous continuez sur celle-ci ?

    ZD  Je continue cette série tant que on me laisse faire des tomes en plus. Là il y aura au moins 5 tomes et si ça marche bien et que l'on me laisse le nombre de tomes que je veux moi j'irai jusqu'à 10 tomes. Et quand j'aurai fini je ferai soit la suite de l'histoire c'est-à-dire le même univers mais genre avec une ellipse quelques années après, soit un autre projet d'un univers qui n’as rien à voir.

    Poseidon2(qui intervient) : Et pour rebondir sur la question comment ça se passe les relations avec Ankama ? Vous leur présenter un projet comme ça, tout près ? Vous aviez  plusieurs éditeurs où c'est spécialement Ankama ?

    ZD : Ce n’est pas tout prêt. Disons que je fais un dossier d'édition ou je vais écrire le synopsis du tome 1. Montrer gros modo ce qu'il se passe, quels sont les enjeux, ce qui va arriver. Donc je raconte un peu le fil rouge de l'histoire : présentation des personnages, quelques planches quelques exprès.  En fait j'ai plusieurs séquences entre 5 pages et une quinzaine de page voir 20.  Ça c'est un dossier pour teaser comme de la pub en fait. Tu le présente à tous les éditeurs. Ensuite avec les envoient des retours, puis je négocie sur ceux qui sont "chauds" et puis je choisis chez lequel je veux aller. Pour la collaboration, ça dépend des auteurs et de comment chacun veut fonctionner. Soit les auteurs, souvent les plus les plus aguerris, ceux qui ont plus d'expériences, qui envoient juste les pages finies à l'éditeur et ca convient à l'éditeur. Soit, dans mon cas à moi, on peux demander des retours. Ça veut dire que quand je vais faire le scénario, je vais l'envoyer pour validation et ils vont vérifier. Ils ne vont pas influencer l’histoire ou la direction mais juste s'assurer que ça reste cohérent que ce n’est pas déconnant, que ça marche bien dans l'univers, que ça ne manque "pas trop de si, qu'il n'y ai pas trop de ça" et voilà. Ils me le valident et ensuite j'envoie le storyboard de tout le tome, ils me ils me disent si ça leur convient, si les scènes qui sont tournés leur conviennent, si ça leur semble cohérent et une fois qu'il valide le storyboard, je lance l'encrage, je me lance les pages sur un "drive" et ils les récupèrent.

    Poseidon2 : Tu as parlé d'encrage. Comment en es-tu venu à travailler avec des collaborateurs en plus, comme tu disais pour le troisième tome ? Surcharge de travail où des délais qui sont un peu raccourci ?

    ZD :  Un peu des deux. Surcharge parce que j'ai trop de pages. Également pour la difficulté de certaines planches Par exemple sur mon tome 3, surtout, c'est là où j'ai deux assistants. Le tome 3 se passe seulement dans un stade, stade de boxe, et devoir redessiner la foule à chaque fois, et les expressions, les tenues, des coupes de cheveux et faire également le ring, toutes les cordes et les projecteurs. Devoir faire tout ça il y a de quoi devenir fou. Du coup je bosse avec des assistants qui sont dédié à ça. Il y a Cynthia Leman, qui fait Wakfu, et qui m'aide à faire la foule. Même si on essaie de faire un maximum de copier-coller d'une page à l'autre et essayer de récupérer des bouts il faut quand même refaire, à chaque fois, souvent, pas mal de foule donc elle m'aide là-dessus, ça me fait gagner un temps fou. Et un autre assistant Alexandre Desmassias qui bosse avec Guillaume Lapeyre pour le manga les légendaires (édition Delcourt), sur la brigade temporelle (Ankama éditions) est sûr d'autre manga avant, qui fait les décor 3D. Il me fait le ring, il fait les projecteurs. Comme ça je n'ai pas besoin de les faire. Je lui envoie les storyboard avec la vue ou je dessine grosso modo les grandes lignes directrices et voilà. Il va me générer la 3D qu'il va me décomposer en traits 2D. il m’envoie ça, moi je l'intègre. Il y a Cynthia qu'il fait la foule derrière et moi ensuite je rajoute mes trames etc... Comme c'est un même décor en 3D et bien il ne l'a fait qu'une fois. Il l'a modélisé une fois et après il a juste à changer l'angle de vue et à reprendre le même décor. C'est hyper pratique parce que ça en 2D ça aurait été impossible. Il aurait fallu tout refaire à chaque fois. C'est pour ça que je bosse avec des assistants. Pour gagner du temps.

    Posiedon2 : On entend beaucoup parler de studio Japonais qui bossent avec une foule d'assistant. Ou en sont les mangakas français en général par rapport à l'industrialisation du manga comme c'est fait au Japon ?

    ZD : alors le manga français c'est un petit marché par rapport au Japon. Déjà de manière générale on est dix fois moins(de lecteurs) qu'au Japon, même si on est deuxième 2e, je crois que c'est cet ordre de grandeur. Il y a moins de moyens en général pour les mangas français. Comme on a 60 ans d'écart, je pense entre le premier manga, quoique faut définir premier manga, et le premier manga français. Il y a 60 ans et du coup il n’y a pas tous les métiers, toutes ces vocations qui sont présentes. Déjà être auteur de manga ce n’est pas commun en France alors être assistant. En fait être assistant c'est compliqué parce qu’autant au Japon c'est classique de passer par le fait d'être assistant, autant en France non. Au Japon il y a beaucoup d'auteurs qui étaient asistants avant et qui sont fait leurs armes comme ça mais en France ça n'existe pas. En fait si tu as le niveau pour être assistant, en général pour les décors, tu as le niveau pour  être auteur directement. En France qu'on n'a pas cette culture de l'assistant. Je croix que ça existe pour le franco-belge mais pour le manga pas trop. Ce n'est pas courant et en général les artistes préfèrent devenir auteur. Direct, pas être assistant. Donc déjà il faut les trouver. Il faudrait limite qu'il y ait 10 assistants pour un auteur. C’est plutôt l'inverse. Moi j'en connais 4 au total et il y en a deux qui bossent avec moi donc je prends la place de mes autres collègues auteur français qui, eux, bossent vraiment tout seul, parce que les assistants pros sont déjà pris. Et encore il y en a un(A. Desmassias) qui est assistant et il bosse sur 3 projets il y en a une(Cynthia Leman) c'est vraiment juste pour m'aider en plus. Peut-être qu'avec le temps ça viendra et qu'il y aura de plus en plus d'assistants.

    Poseidon2 : Pour conclure, en tant que mangaka avec un peu d'expérience, est-ce que vous voyez une nouvelle génération de mangaka français qui arrive ?

    ZD : Oui moi, avec certains potes, on a le même âge et on a nos séries qui arrive là .Alors moi ma série elle est arrivé l'année dernière mais j'ai mon mon pote Jero avec Ripper (criitique à decouvrir ici) qui sort en ce moment,  mon pote Senjiro avec Sweet Konkrete ( également à découvrir sur notre site) qui arrives là. Il y en a pleint chez d'autres éditeurs qui sortent. Plein de nouveautés. En plus on a à peu près le même age. c'est une génération qui a bien ancré les codes du manga donc ce qui fait qu'on a un style qui est vraiment de style japonais. Oui avec le temps ça ne va faire que grossir get rossir même si c'est que quelques titres qui perdure dans le temps. Mais ils vont perdurer quand même et il y en aura de plus en plus c'est cetera et après oin aura des générations d'auteurs qui seront à leur deuxième titre, avec encore plus expérience. Pour nous là c'est beaucoup d'essais. C'est notre premier manga donc on se fait un peu les dents dessus, on tests pleins de choses On a pas des Tantots (NDLR: Responsable éditoriale) qui ont des décénies d'expérience et de technique qu'ils ont pu transmettre de génération de Tantot à Tantot. Nous on observe ce qu'il se fait et on essaie de faire la même chose. Ca a ses propres ses forces quand même. Mais, voilà, on expérimente plein de trucs de toute façon et après il y aura une autre génération qui aura peut-être encore plus digérer les codes du mangas, qui arrivera, qui sera chaud bouillante et qui va tout casser !

    Poseidon2:. en retour de lecteur j'avoue  le manga français a vachement de progresser graphiquement c'est clair. Par contre en terme de scénario ça sort vachement des codes de ce qu'on peut lire au Japon au Japon ou c'est quand même très codifié. La période isekai en ce moment par exemple. Il y a un certain nombre de périodes avec des gros volumes de séries et ça fait plaisir les mangas français parce que les scénarios sont fois c'est une grande claque.  C'est pas ce qu'on lit au Japon et donc continuez comme ça franchement c'est top !  Ca fait plaisir de voir des auteurs francais.

    ZD :Pas mal de lecteur  en dédicace nous disent : "ca j'ai beaucoup aimé parce que ça c'est original" " c'eet pas très courant" "On avait l'habitude de ca mais là tu as fait une direction"

    Poseidon2 : c'est vraiment ce qui fait la force du manga francais

    ZD : exactement

    Poseidon2 : merci beaucoup d'avoir pris du temps.Et bon courage pour la fin de la Japan

    ZD: De rien c'était chouette. Et ouais, il y a plein de fans qui m'attend de pied ferme à 14h pour les dédicaces.

    IMG_20220715_132259.jpg 

    The Otaku, derrière ses cheveux et ZD 

  • Dernières Critiques

    • Jane dans les nuages
      Note :
      Dargaud se lance dans un pari pour le moins risqué : re inventer les nouvelles en bande dessinée. 

      On parle ici d'un format tout nouveau, avec des histoire très courtes de 32 pages, dans un format comics avec une couverture souple. Et cela pour ....10 euros.

      Pour commencer, Dargaud sort l'artillerie lourde avec Jordi Lafebre et sa "Jane". 

      Et pour tout dire, cette nouvelle est un véritable bonbon en bande dessinée. La petite lecture qui fait du bien pile quand on en a besoin.

      C'est mignon au possible et plein de good wibes.

      C'est juste... très court. Trop court de mon point de vue dans un format... qui ne durera pas dans le temps.

      On donc dans une nouvelle version jetable de la bande dessinée. 

      Très honnêtement j'ai des doute sur cette expérience. Que ce soit le ratio prix/page ou la qualité de l'ensemble...  rien ne me convint.

      Je serais donc preneur de vos avis sur la question.....
      • 3 réponses
    • Home sick pilots
      Note :
      Mais qu'est ce que les Américains peuvent quand meme avoir comme idée. On les limite souvent aux super silps.... alors qu'ils peuvent nous pondre des trucs sur-réalistes.
      Comme par exemple une histoire mêlant fantôme, possession et... punk et gundam !! 
      Oui oui. Gundam.et du Punk !  Car on parle bien ici d'une maison possédée qui peut se transformer en maison géante et bougeante... et elle combat un super robot alimenté par des fantômes.
      Et le tout piloté par une jeune punk dont l'esprit est prisonnier dans la maison.
      On se retrouve donc avec un récit des plus décoiffant, booster aux couleurs roses et violettes bien trouvées et un scenario suffisamment WTF pour que ce soit assez jouissif.
      Ca ne plaira pas forcément à tout le monde mais si vous aimez les trucs bien barrés, c'est pour vous !
      • 0 réponse
    • Amériques
      Note :
      Amériques, où comment la grande histoire se mêle au souffle épique épris de Liberté ! En suivant le chevalier du Buysson, vous sillonnerez les tumultes d'une traversée de l'Atlantique, l'arrivée sur les rives sauvages et immenses de la Caroline du nord en symbole de ce nouveau monde mystérieux et sauvage, mais aussi la guerre faisant rage entre colons et les fameuses "red capes" anglaises ! En propulsant sur le devant de la scène ce gentilhomme épris d'aventures, les auteurs peuvent ensuite faire apparaître Lafayette, le roi Louis XVI, le général Washington et même au fin fond d'une taverne de Charlestone, la mystérieuse Anne Bonny ! Les grands noms jalonnant la naissance des Etats-Unis croisent la route de ce jeune français saisit par le courage des "patriots", la beauté des lieux mais aussi une jeune femme, créée par la scénariste pour apporter une note de romance bienvenue au milieu de ces champs de batailles. Des conflits terriens, marins, mais aussi dans les salons entre militaires et politiciens n'allant pas forcément tous dans la même direction, seront au programme ! C'est une mine d'informations que nous délivre la talentueuse Esther Gil dans ces pages magnifiées par le trait d'un Laurent Paturaud en grande forme ! La lumière dégagée lors des couchers de soleil ou dans les salons obscurs sur les visages des protagonistes, les regards de braise épris de liberté, les rues pavées baignant dans une brume semblant sortir des pages, absolument tout concorde pour une grande expérience de lecture ! Le brouillard naissant dans les forêts de Caroline laissera entrevoir des soldats, mais aussi une végétation plus vraie que nature, et que dire des séquences maritimes absolument somptueuses ! Une partition graphique splendide servant une histoire documentée et bien réelle avec des dialogues à l'éloquence rare ! Un magnifique hommage pour célébrer les 250 ans de la déclaration d'indépendance des américains. 
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    • Dong-hua-chun barbershop tome 1
      Note :
      En voile un très belle sortie. 

      Le premier tome d'une minisérie très adulte, parlant de la difficulté d’être adulte. La difficulté des choix que l'on fait et l'impact qu'ils ont sur notre entourage, en particulier sur nos enfants.

      Mais plus que cela, il nous montre comment les enfants encaisse sur le long terme. Comment la construction d'une vie peu être impacté par les décisions de ses parents et ce .... même âpres leur mort.

      Cette histoire nous parle d'une jeune fille qui, après la mort de son père, se retrouve forcée de rencontrer son... beau frère dont elle ignorait même l'existence. Beau frère qui accueil sa demi sœur suite au dernière volonté d'un père qui l'a abandonné, lui et sa mère, 20 ans avant.

      On ajoute à cela le village dans lequel cette histoire se passe : un petit village ou tout le monde connait tout le et ou les décisions des adultes ont aussi eu un impact sur la génération suivante.

      Un excellent premier pour pour un lectorat adulte pour une série en 3 tomes qui pourra difficilement se trompé au vu de ce premier tome.

      PS: ne vous fier pas aux images ci dessous ou la coloration nuit au trait. Je n'ai pas trouvé autre exemple de bonne qualité. La partie N&B est bien plus jolie et de très haut niveau.

       
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    • The Marshal King tome 2
      Note :
      Deuxième tome de la nouvelle série de Boichi et un tome qui nous livre de très belle promesses !

      Le premier était graphiquement joli mais un eu trop "facile" avec un Jim trop dominateur. Ce tome deux amène un contre poids très intéressant via la directrice de l'école. Un contre poids puissant qui nous offre des possibilités de desperados bien plus puissants qu'imaginés dans le tome 1.

      Attention, on est toujours dans un manga 100% Boichi ! Par la j’entends qu'on a des combats de dingues, avec des personnages très haut en couleurs et une crédibilité nul. 

      Mais comme chaque Boichi, c'est super jouissif. Le graphisme est une pure merveille et la sur-enchère de pouvoir dans les combats tellement gros qu'ils en sont savoureux et rigolos.

      Comme toujours avec Boichi, un mélange d'humour et d'intensité qui marche comme dans toutes se séries précédentes.

      A suivre !

       
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