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  • ARTBOOK - JUNJI ITO


    Nickad
    • Scenariste: ITO Junji Dessinateur: ITO Junji Editeur: Mangetsu Note :
      Résumé:

      Entrez dans le monde de Junji Ito: un abîme d'horreur et de beauté sublime. Plus de trente ans après avoir débuté sa carrière, le maître incontesté de l'horreur mondiale est mis en avant à travers un ouvrage de plus de 130 images de ses titres incontournables (Tomie, L'Amour et la Mort, Soïchi) à ses œuvres les plus rares. Cet artbook indispensable comprend toutes les illustrations inoubliables de Junji Ito en couleurs et en noir et blanc. Retrouvez également une interview du mangaka sur ses techniques artistiques ainsi que ses commentaires sur chaque œuvre.

      Type: Manga L'acheter sur bdfugue Genre: Fantastique
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    Cet ouvrage a été réalisé pour célébrer les 30 ans de carrière de l’auteur en regroupant la majorité de ses illustrations en couleur. Junji ITO se demande le bien-fondé d’un tel livre vu qu’il n’est pas forcément satisfait de certaines d’entre elles et qu’il dit que la couleur n’est pas ce qu’il réussit le mieux bien qu’il aurait aimé être peintre.

    Il est intéressant de voir la construction de l’ouvrage : si les illustrations concernant Tomié et Spirale, les deux livres considérés comme ses chefs d’œuvre, sont regroupées et mises dans des parties à part, les autres illustrations se suivent sans nom et sans commentaire. Ce n’est qu’à la fin du livre que l’on retrouve l’identification de l’œuvre, la raison pour laquelle elles ont été réalisées (couverture de livre, magazine, exposition…), la technique employée (aquarelle, peinture à l’huile, numérique…) et un commentaire de l’auteur.

    Il y a également une interview de Junji ITO qui porte principalement sur ses méthodes de travail, le matériel qu’il emploie, les tests qu’il a menés concernant ses techniques, ses supports et aussi la façon dont il fonctionne pour créer ses « créatures ». On comprend qu’il est perfectionniste, travailleur, qu’il ne s’arrête jamais d’essayer et que son imagination est sans fin.

    L’auteur dit que chacune de ses illustrations spécifiques doit pouvoir vivre par elle-même et qu’il est intéressant qu’elle puisse raconter une histoire en allant parfois plus loin que l’histoire elle-même. Et c’est ainsi qu’il faut aborder cet ouvrage : prendre le temps de se poser, regarder le dessin sans vérifier sa référence (pour certains l’identification est évidente), admirer le travail, se plonger dans les détails et laisser son imagination agir.

    Un livre qu’il faut explorer, puis revenir dessus quand on a lu les commentaires de l’auteur pour le découvrir à nouveau, car parfois, cela apporte un éclaircissement ou une approche différente. Le commentaire de la page 54 m’a bien fait rire « j’ai voulu réaliser un dessin qui fait peur » mais que sont les autres me suis-je dit. C’est un très bel ouvrage où il faut prendre son temps, qui ne se lit pas en une fois. Une œuvre à déguster sans modération.

    artbook 2.jpg

    Artbook 1.jpg

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  • Dernières Critiques

    • Le voyageur
      Note :
      Théa Rojzman nous livre un récit intéressant centré sur un personnage tout d'abord aigri par son quotidien, avec les non-dits, son manque de liens sociaux avec d'autres personnes pour ensuite progressivement retrouver un sens à sa vie. Ce goût de la vie lui revient en admirant le portrait de la Joconde lors de son temps de travail en tant qu'agent de musée au Louvre. Le scénario nous réserve quelques bonnes surprises avec les voyages intérieurs à travers la magie de l'art. On assiste à une fantastique transformation de la vie du héros tout en étant transporté dans les œuvres de Vinci.
      Joël Alessandra dessine les planches dans un style réaliste en utilisant des teintes bleutées pour représenter les scènes de la réalité et utilise des couleurs chaudes et lumineuses pour dépeindre les tableaux du Louvre mais aussi les paysages de la Toscane du XVIème siècle à l'époque où Léonard De Vinci a peint La Joconde. Les couleurs sont en aquarelle pour un rendu final de toute beauté.
      Le titre de cette bande dessinée est très évocateur avec ce voyage intérieur du héros dont la vie va être chamboulée en bien pour lui. Le voyageur est une très belle histoire avec beaucoup de tendresse et d'espoir en suivant Mona Lisa. 
       
      • 1 réponse
    • Le temps est assassin
      Note :
      Le temps est assassin est la nouvelle adaptation en bande dessinée du romancier Michel Bussi, après Gravé dans le sable ou On la trouvait plutôt jolie. Michel Bussi est un auteur à succès avec de nombreux thrillers et enquêtes policières. Frédéric Bremaud se charge de l'adaptation en réussissant à gérer le rythme pour convenir à ce média. Le titre de l'album annonce quelques indices sur l'histoire. Le récit se déroule sur deux époques différentes, dans les années 80 avec un jeune couple et leur fille dans leur famille avant un drame et 25 années plus tard, la jeune fille devenue adulte qui revient sur le lieu de l’accident. L'histoire va mettre en parallèle les rêveries de l’adolescente et la réalité alors qu'elle est âgée d'une quarantaine d'année. Les fantômes du passé vont resurgir avec des évènements étranges qui vont se multiplier pour cette mère de famille encore hanté par ce drame. La partie graphique est de qualité pour dépeindre l'action qui se situe sur l'île de beauté pendant l'été. 

      Les éditions Philéas poursuivent les adaptations de romanciers pour permettre aux lecteurs de découvrir ou redécouvrir leurs romans en Bd et s’intéresser à leurs autres livres.
      • 0 réponse

    • Togen Anki t8
      Note :
      Fin du combat entre Mudano et Tsukuyomi. Voilà. Fin de la critique…

      Bon ok je devrais ajouter que cette fin de combat est juste passionnante. Mudano est plus puissant que l’on ne pouvait le penser avant ce combat.

      Après il serait dommage de trop en dire tellement ce combat occupe la quasi-totalité du tome.

      La seule chose intéressante ajoutée est l’évolution de notre héros en fin de tome avec le début de son combat contre son ami Momotaro.

      Deux combats qui vont surement finir notre arc en cours dans le prochain tome avec après, et on peut m’espérer, une pause dans l’action pour remettre un peu d’ordre dans une histoire ou l’overdose d’action commence à  nous perdre.
      • 0 réponse
    • Ash, le bâtisseur de civilisation tomes 2 & 3
      Note :
      Ash s’est retrouvé seul dans la forêt qui est très dangereuse, après plusieurs jours les villageois pensent qu’il n’y a plus d’espoir. C’est là qu’Ash revient, heureusement pour lui, il a rencontré Ban en cours de route, le chasseur du village. Avec lui, il découvre d’autres plantes et crée un remède à base d’aloe vera. Voilà un nouveau moyen de récolter de l’argent pour le village ce qui va leur permettre de développer une ferme apicole. Mais la vie reste quand même très dure et les gens peuvent mourir rapidement, d’un rhume ou d’une fracture parfois. Ash doit à tout prix trouver d’autre remèdes surtout avec l’approche de l’hiver.

      Pour rappel Ash est né avec des souvenirs de sa vie antérieure, une vie qui avait sans doute eu lieu de nombreux siècles avant, dans le même monde. Il n’en a que des images confuses et pas de connaissances précises. S’il sait vers quoi il avance, il n’a pas la science infuse et doit travailler et expérimenter pour avancer. C’est donc le point positif de l’histoire, Ash progresse avec les moyens du bord, pas à pas, avec l’aide des gens qui l’entoure. Mais à ce rythme-là, le manga risque de durer longtemps…. Enfin à condition qu’il ne soit pas abandonné entre temps ! Car s’il se lit facilement et qu’il est plutôt agréable, il lui manque la petite étincelle qui pousserait le lecteur à se ruer dessus lors de sa parution. Il n’en reste pas moins un shonen assez classique bien fait qui a les moyens de décoller.
      • 0 réponse
    • La grossesse de M. Hiyama
      Note :
      Depuis une dizaine d’années ; les hommes peuvent tomber enceints ; pas d’un autre homme comme beaucoup le pense, mais d’une femme. Difficile pour eux de le savoir avant que cela n’arrive vu qu’ils n’ont pas de cycle menstruel. Quand M Hiyama réalise qu’il est enceint, il en est à douze semaines environ, mais il n’est pas marié et ne sait pas qui est la mère. Et comme il est chef d’entreprise, il doit alors prendre une décision cruciale : garder ou non le bébé.

      Au travers de cette histoire un peu fantaisiste, l’autrice aborde tous les préjugés qui existent autour de la grossesse même des préjugés qui pourraient exister si un jour ce cas de figure devenait réel. Cela passe par les remarques désobligées au travail, dans les transports, dans les lieux publics « vous allez être en retard parce que vous avez la nausée […] vous pourriez faire un effort, non ? ». Les remarques sur les parents célibataires sont aussi bien présentes et dans le cas de M Hiyama, la méconnaissance qui le catalogue directement en personne gay.

      D’un autre côté, le fait qu’un homme soit enceint lui permet de mieux réfléchir à la situation, aux difficultés qu’il rencontre, il revient aussi sur sa façon de penser avant d’être dans cette situation. Il est toujours difficile de se mettre à la place des gens quand on n’est pas concerné, on a beau faire de son mieux pour comprendre, ce n’est pas comme si on le vivait, et je ne parle pas que de la grossesse… Alors un livre comme la grossesse de M Hiyama est une aubaine qui pousse le lecteur à voir les choses différemment, il porte un véritable message de tolérance et de compréhension tout en abordant le sujet avec une certaine légèreté et beaucoup de bienveillance. Une réussite !

      Pour information, une série a été réalisée à partir de ce livre sous le même nom, elle est disponible sur Netflix.

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