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Voilà encore une fois une BD qui me fait aimer notre média favori. En effet, cette BD avait tout pour "ne pas me passionner". Déjà, je ne suis pas belges 😞 Donc tout l'aspect historique, campagne belge etc.. ça me passe un peu au-dessus. Ensuite le sujet sur la vie de famille campagnarde en Flandres... ben pareil. Et pourtant. Et pourtant José-Louis Bocquet adapte somptueusement bien le récit de Simenon et nous en montre la puissance. Car plus je lisais, plus je me transposais dans la vie d'Edmée. Que ce soit son sentiment de rejet de la campagne, sa recherche d'une porte de sortie ou la façon dont la vie lui renvoie le fait qu'elle ne décide pas de tout, j'ai été happé par cette histoire classique d'une vie ordinaire. Le ton choisit pour la voie off racontant la vie d'Edmée y est pour beaucoup. Cette description, aussi froide que factuelle, ajoute au sentiment de malaise de la situation d'Edmée et à l'idée que cette histoire ne pourrait pas bien finir. Elle nous pousse à lire la suite en espérant un destin plus joyeux. Les dessins d'Edith sont aussi particulièrement adaptés avec une Edmée aussi froide en image que dans le texte. Une lecture sur laquelle je ne misais rien et qui s'est avéré très bonne !
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Titre de l'album : La maison du canal Scenariste de l'album : José-Louis Bocquet Dessinateur de l'album : Édith Coloriste : Édith Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : À la mort de son père, Edmée, une jeune fille de 16 ans, quitte Bruxelles pour s'installer chez des cousins, au coeur de la Flandre. Le contraste est brutal entre les lumières de la grande ville et l'ambiance pesante de la campagne flamande, sillonnée de canaux et plongée dans une lumière blafarde. Pour Edmée, le choc est d'autant plus rude que, le jour de son arrivée, c'est le père de sa nouvelle famille qui décède à son tour. Pour ne rien arranger, elle découvre que les finances familiales se révèlent moins florissantes qu'annoncé. Désormais, elle va devoir apprendre à se faire une place parmi ses six cousins et cousines, aux tempéraments si différents. Entre attirance et répulsion, entre lourds secrets et jeux de séduction parfois ambigus, l'atmosphère se délite peu à peu, ouvrant la voie à un drame que rien ni personne ne pourra empêcher... Dans un récit qu'il considérait comme son premier « roman libre », Georges Simenon explore les tréfonds de l'âme humaine et ses noirceurs. José-Louis Bocquet et Édith en livrent une adaptation qui met à nu l'humanité des personnages, et dans laquelle le graphisme rend presque palpables la pesanteur de leur quotidien et le poids accablant de leur destinée. Critique : Voilà encore une fois une BD qui me fait aimer notre média favori. En effet, cette BD avait tout pour "ne pas me passionner". Déjà, je ne suis pas belges 😞 Donc tout l'aspect historique, campagne belge etc.. ça me passe un peu au-dessus. Ensuite le sujet sur la vie de famille campagnarde en Flandres... ben pareil. Et pourtant. Et pourtant José-Louis Bocquet adapte somptueusement bien le récit de Simenon et nous en montre la puissance. Car plus je lisais, plus je me transposais dans la vie d'Edmée. Que ce soit son sentiment de rejet de la campagne, sa recherche d'une porte de sortie ou la façon dont la vie lui renvoie le fait qu'elle ne décide pas de tout, j'ai été happé par cette histoire classique d'une vie ordinaire. Le ton choisit pour la voie off racontant la vie d'Edmée y est pour beaucoup. Cette description, aussi froide que factuelle, ajoute au sentiment de malaise de la situation d'Edmée et à l'idée que cette histoire ne pourrait pas bien finir. Elle nous pousse à lire la suite en espérant un destin plus joyeux. Les dessins d'Edith sont aussi particulièrement adaptés avec une Edmée aussi froide en image que dans le texte. Une lecture sur laquelle je ne misais rien et qui s'est avéré très bonne ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-maison-du-canal?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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A l'occasion des futures commémorations de l'Ommegang les 2 et 4 juillet prochain, l'éditeur belge Anspach propose une nouvelle aventure historique liée à cet événement. Suite à de nombreuses "occupations", la Belgique se retrouve enfin libre et indépendante en 1830, Patrick Weber en scénariste attitré et surtout historien, choisi de placer cette aventure en 1930. Un centenaire qui doit être célébré en véritable hommage à l'histoire du pays et son lien étroit avec Charles Quint; mais les préparatifs sont perturbés par une série de sabotages et surtout d'un meurtre ! Le temps presse et les organisateurs ne peuvent annuler les cérémonies prévues, aussi, bien aidés par un jeune journaliste avide de scoops et passionnés de romans policiers, ils mènent l'enquête. Patrick Weber réalise une nouvelle fois un scénario efficace en mêlant grande histoire et fiction avec un "whodunit" réservant bien des surprises ! On apprend au fil des anecdotes dévoilées tout du long et on cherche réellement à comprendre qui, pourquoi, comment ? Un suspens savamment distillé et mis en images par la ligne claire de Thomas Liera. Ce dernier délaisse la BD documentaire au profit de la fiction et son trait s'inscrit parfaitement dans la ligne éditoriale de la section "histoire" d'Anspach. Son dessin manque parfois un peu de finesse par rapport à celui de Baudouin Deville sur la saga Kathleen, mais il restitue parfaitement les décors d'époque ainsi que les costumes. Pour avoir visité il y a peu Bruxelles et sa grand place, j'ai été ravi d'y retourner sous son crayon 🙂 . Si la grande histoire vous intéresse, les annexes sur l'Ommegang en fin d'album sont assez complètes et bien documentées. Plus d'infos ici : https://ommegang.be/
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Titre de l'album : Ommegang 1930 Scenariste de l'album : Patrick Weber Dessinateur de l'album : Thomas Liera Coloriste : Thomas Liera Editeur de l'album : Anspach editions Note : Résumé de l'album : Bruxelles, 1930. Après 145 ans d'absence, des passionnés s'efforcent de ressusciter la parade de l'Ommegang, symbole de l'histoire belge. Mais alors que les derniers préparatifs battent leur plein, un participant est assassiné d'un carreau d'arbalète en pleine répétition. Stan Stanislas, journaliste au Patriote belge, s'empare immédiatement de l'affaire. Tandis qu'il tente d'élucider le meurtre, les sabotages se multiplient. Il devient progressivement clair qu'un groupe de conspirateurs cherche à perturber l'Ommegang, et qui sait, peut-être même à déstabiliser la Belgique. Qui tire les ficelles de ce complot ? Pourquoi cette innocente célébration historique déclenche-t-elle une telle violence ? Stan et ses amis vont devoir affronter une menace sournoise dont l'objectif pourrait être bien plus grand que la simple annulation d'une parade. Critique : A l'occasion des futures commémorations de l'Ommegang les 2 et 4 juillet prochain, l'éditeur belge Anspach propose une nouvelle aventure historique liée à cet événement. Suite à de nombreuses "occupations", la Belgique se retrouve enfin libre et indépendante en 1830, Patrick Weber en scénariste attitré et surtout historien, choisi de placer cette aventure en 1930. Un centenaire qui doit être célébré en véritable hommage à l'histoire du pays et son lien étroit avec Charles Quint; mais les préparatifs sont perturbés par une série de sabotages et surtout d'un meurtre ! Le temps presse et les organisateurs ne peuvent annuler les cérémonies prévues, aussi, bien aidés par un jeune journaliste avide de scoops et passionnés de romans policiers, ils mènent l'enquête. Patrick Weber réalise une nouvelle fois un scénario efficace en mêlant grande histoire et fiction avec un "whodunit" réservant bien des surprises ! On apprend au fil des anecdotes dévoilées tout du long et on cherche réellement à comprendre qui, pourquoi, comment ? Un suspens savamment distillé et mis en images par la ligne claire de Thomas Liera. Ce dernier délaisse la BD documentaire au profit de la fiction et son trait s'inscrit parfaitement dans la ligne éditoriale de la section "histoire" d'Anspach. Son dessin manque parfois un peu de finesse par rapport à celui de Baudouin Deville sur la saga Kathleen, mais il restitue parfaitement les décors d'époque ainsi que les costumes. Pour avoir visité il y a peu Bruxelles et sa grand place, j'ai été ravi d'y retourner sous son crayon 🙂 . Si la grande histoire vous intéresse, les annexes sur l'Ommegang en fin d'album sont assez complètes et bien documentées. Plus d'infos ici : https://ommegang.be/ Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/ommegang-1930/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Chic, l'inspecteur Ansor aux faux airs d'Hercule Poirot, revient pour un second tome se situant dans la ville thermale de Spa ! Au programme, maître-chanteur, suicides, famille royale et bien-sûr, toute la bonhomie de ce personnage truculent ! Notre commissaire bon vivant quitte les rives d'Ostende car il se trouve missionné par la princesse Clémentine pour retrouver un bijou lui appartenant. Le hic étant qu'elle l'avait offert à un homme au cours d'une relation éphémère dissimulée. Afin d'éviter tout scandale touchant la famille royale, Ansor marche sur des oeufs, mais très vite il va comprendre que derrière cette banale recherche de bijoux royaux se cachent de plus sombres agissements perpétrés par une personne signant ses méfaits : Pierre le grand. Une enquête rondement menée par le scénariste Patrick Weber qui continue de surfer sur sa recette mêlant grande histoire et fiction. Il réalise d'ailleurs en annexes de fin d'album un dossier enrichi d'anecdotes et photos d'archives afin de mieux situer l'époque et le contexte. Le scénariste aux multiples casquettes (historien, journaliste, scénariste) s'entoure à cette occasion de Olivier Wozniak un adepte de la ligne claire. Son trait est un peu moins précis que Baudouin Deville, mais il le compense par une belle expressivité des personnages. Les décors de la Belle époque sont minutieux, il en va de même pour les costumes et les belles moustaches de ces messieurs 🙂 En tant que fan de ce style graphique je suis bien évidemment conquis, EP Jacobs et Hergé peuvent dormir tranquilles, leur héritage se poursuit et je lui souhaite encore de nombreuses années de succès. Prochaine aventure d'Hendrikus Ansor en 1907, une possible enquête au sein du salon de Bruxelles ?
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Titre de l'album : SPA 1906 Scenariste de l'album : Patrick Weber Dessinateur de l'album : Olivier Wozniak Coloriste : Drac Editeur de l'album : Anspach editions Note : Résumé de l'album : Spa, 1906. La très cossue et très huppée station thermale belge est en effervescence : un mystérieux maître chanteur menace la haute société locale de révéler d'embarrassants secrets. Plusieurs notables ont ainsi reçu des courriers menaçants signés par un certain Pierre Le Grand. Même la famille royale belge pourrait être éclaboussée ! Face au déshonneur, plusieurs notables se sont déjà suicidés. La réputation de la cité thermale est en jeu. Pour ne pas effrayer les riches curistes, l'affaire est minimisée par la police locale avant tout désireuse de ne pas déclencher la panique. Un scrupule dont n'a cure le célèbre commissaire Hendrikus Ansor. Envoyé discrètement par la Princesse Clémentine, le limier ostendais est bien décidé à démasquer le corbeau de Spa, et ainsi protéger la Couronne, avec ses propres méthodes : réflexion, déduction, gueuletons et pas de ronds de jambe superflus. Critique : Chic, l'inspecteur Ansor aux faux airs d'Hercule Poirot, revient pour un second tome se situant dans la ville thermale de Spa ! Au programme, maître-chanteur, suicides, famille royale et bien-sûr, toute la bonhomie de ce personnage truculent ! Notre commissaire bon vivant quitte les rives d'Ostende car il se trouve missionné par la princesse Clémentine pour retrouver un bijou lui appartenant. Le hic étant qu'elle l'avait offert à un homme au cours d'une relation éphémère dissimulée. Afin d'éviter tout scandale touchant la famille royale, Ansor marche sur des oeufs, mais très vite il va comprendre que derrière cette banale recherche de bijoux royaux se cachent de plus sombres agissements perpétrés par une personne signant ses méfaits : Pierre le grand. Une enquête rondement menée par le scénariste Patrick Weber qui continue de surfer sur sa recette mêlant grande histoire et fiction. Il réalise d'ailleurs en annexes de fin d'album un dossier enrichi d'anecdotes et photos d'archives afin de mieux situer l'époque et le contexte. Le scénariste aux multiples casquettes (historien, journaliste, scénariste) s'entoure à cette occasion de Olivier Wozniak un adepte de la ligne claire. Son trait est un peu moins précis que Baudouin Deville, mais il le compense par une belle expressivité des personnages. Les décors de la Belle époque sont minutieux, il en va de même pour les costumes et les belles moustaches de ces messieurs 🙂 En tant que fan de ce style graphique je suis bien évidemment conquis, EP Jacobs et Hergé peuvent dormir tranquilles, leur héritage se poursuit et je lui souhaite encore de nombreuses années de succès. Prochaine aventure d'Hendrikus Ansor en 1907, une possible enquête au sein du salon de Bruxelles ? Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/spa-1906/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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