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  1. Kevin Nivek

    L'invisible

    Titre de l'album : L'invisible Scenariste de l'album : Ruben Del Rincon Dessinateur de l'album : Ruben Del Rincon Coloriste : Ruben Del Rincon Editeur de l'album : Ankama Note : Résumé de l'album : Après une fusillade dans le centre de Kiev, plusieurs personnes sont retrouvées mortes. Parmi les survivants, une Française de 60 ans est évacuée, hagarde. Personne ne la soupçonne, pourtant elle est à l'origine de tout. Mais comment en est-elle arrivée là ? Critique : La genèse de cette aventure est née dans un supermarché où l'auteur espagnol assista à une scène de vie hélas commune, en l'occurrence une vieille dame se faisant doubler dans la file d'attente comme si elle était "invisible" ! Nous voici donc plongés aux côtés de Valérie, 60 ans et rescapée d'un possible attentat à Kiev, choquée et mutique, elle semble amnésique pour couronner le tout ! Un oubli des événements récents, mais pas de son passé qui va ressurgir au fil de chapitres décrivant son histoire dans la résistance au Nicaragua, petit pays d'Amérique centrale en pleine dictature du régime de Somoza. Valérie fait le bilan de sa vie et ici ressurgit cette pauvre vieille dame du supermarché, en effet elle arrive à un âge où elle est veuve et ses deux enfants ont quitté le nid familial ! Seule, sans but ni "fonction" comme mère et femme, elle va devoir se recréer, trouver un nouveau but dans vie et quoi de mieux que déterrer son passé riche et savoir ce qu'est devenue son amie Gina elle aussi résistante active ! En auteur complet, Ruben Del Rincon signe un polar haletant, où le suspense et les révélations progressives tiennent le lecteur en suspens. L’intrigue, centrée sur une héroïne inattendue, est riche en rebondissements et en profondeur psychologique. Cette soixantenaire à priori inoffensive comme pivot de l’intrigue est audacieux et rafraîchissant dans le genre. Une belle édition avec une pagination conséquente pour un scénario maîtrisé avec des chapitres alternant passé et présent, le tout imagé par un trait à l'aquarelle très immersif. Il joue beaucoup avec les couleurs rendant des atmosphères bien différentes selon les contextes, les protagonistes sont englobés dans ce décors de façon subtile et tout à fait réaliste. Une histoire qui s’adresse aux amateurs de polars, de thrillers psychologiques et de récits à suspense, car il nous tient en haleine jusqu'à la dernière page 😉 Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/l-invisible-9791033570165/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  2. Kevin Nivek

    L'invisible

    La genèse de cette aventure est née dans un supermarché où l'auteur espagnol assista à une scène de vie hélas commune, en l'occurrence une vieille dame se faisant doubler dans la file d'attente comme si elle était "invisible" ! Nous voici donc plongés aux côtés de Valérie, 60 ans et rescapée d'un possible attentat à Kiev, choquée et mutique, elle semble amnésique pour couronner le tout ! Un oubli des événements récents, mais pas de son passé qui va ressurgir au fil de chapitres décrivant son histoire dans la résistance au Nicaragua, petit pays d'Amérique centrale en pleine dictature du régime de Somoza. Valérie fait le bilan de sa vie et ici ressurgit cette pauvre vieille dame du supermarché, en effet elle arrive à un âge où elle est veuve et ses deux enfants ont quitté le nid familial ! Seule, sans but ni "fonction" comme mère et femme, elle va devoir se recréer, trouver un nouveau but dans vie et quoi de mieux que déterrer son passé riche et savoir ce qu'est devenue son amie Gina elle aussi résistante active ! En auteur complet, Ruben Del Rincon signe un polar haletant, où le suspense et les révélations progressives tiennent le lecteur en suspens. L’intrigue, centrée sur une héroïne inattendue, est riche en rebondissements et en profondeur psychologique. Cette soixantenaire à priori inoffensive comme pivot de l’intrigue est audacieux et rafraîchissant dans le genre. Une belle édition avec une pagination conséquente pour un scénario maîtrisé avec des chapitres alternant passé et présent, le tout imagé par un trait à l'aquarelle très immersif. Il joue beaucoup avec les couleurs rendant des atmosphères bien différentes selon les contextes, les protagonistes sont englobés dans ce décors de façon subtile et tout à fait réaliste. Une histoire qui s’adresse aux amateurs de polars, de thrillers psychologiques et de récits à suspense, car il nous tient en haleine jusqu'à la dernière page 😉
  3. The_PoP

    Eldorado

    Bon je vais probablement me faire flinguer pour cet avis sur un auteur fauve d'or d'angoulême avec Écoute jolie Marcia mais... je n'ai pas été subjugué par ce Eldorado. Attention c'est bien, là n'est pas la question. On prend du plaisir à plonger dans ce Brésil entre football, banditisme et dictature mais... il ma manqué quelque chose. D'abord le dessin au style assez particulier est probablement très moderne mais il ne m'a pas plus convaincu que cela. Qu'on se comprenne, le style me gêne pas, mais les visages sont pas toujours très clairs et lisibles, et ne me déclenchent que peu d'empathie pour les personnages. L'intrigue est bien foutue, prenante, sur plusieurs époques mais il y a quelques points qui sont parfois un peu confus à mon goût. Ceci dit on parcourt ce Brésil passionnant, cette ambiance unique, cette folie du foot, et cette misère humaine récurrente qui prend aux tripes et rien que pour ça cette lecture vaut le coup. On est touché par le destin dramatique de cette famille.
  4. The_PoP

    Eldorado

    Titre de l'album : Eldorado Scenariste de l'album : Marcello Quintanilha Dessinateur de l'album : Marcello Quintanilha Coloriste : Marcello Quintanilha Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Brésil, années 50. A Duque de Caixas, Hélcio et sa famille vivent modestement mais dignement grâce à l'épicerie familiale. Mais Hélcio et son frère Luiz Alberto rêvent d'un destin plus grand. Luiz Alberto passe son temps avec la bande du quartier. De la petite délinquance à la criminalité, il n'y a qu'un pas que Luiz Alberto n'hésite pas à franchir. Hélcio, quant à lui vise l'accomplissement ultime, le vrai eldorado?: une carrière de footballeur professionnel. Marcello Quintanilha s'inspire ici librement de la vie de son père, lui-même footballeur professionnel à la même époque.? Entre misère, violence et corruption, le drame se noue, qui remet en cause le noyau familial. Polar nerveux à tiroirs qui se déroule sur vingt ans d'histoire du Brésil, Eldorado est fait de hauts et de bas, de flash-backs et de moments présents, à l'image de la vie.? Critique : Bon je vais probablement me faire flinguer pour cet avis sur un auteur fauve d'or d'angoulême avec Écoute jolie Marcia mais... je n'ai pas été subjugué par ce Eldorado. Attention c'est bien, là n'est pas la question. On prend du plaisir à plonger dans ce Brésil entre football, banditisme et dictature mais... il ma manqué quelque chose. D'abord le dessin au style assez particulier est probablement très moderne mais il ne m'a pas plus convaincu que cela. Qu'on se comprenne, le style me gêne pas, mais les visages sont pas toujours très clairs et lisibles, et ne me déclenchent que peu d'empathie pour les personnages. L'intrigue est bien foutue, prenante, sur plusieurs époques mais il y a quelques points qui sont parfois un peu confus à mon goût. Ceci dit on parcourt ce Brésil passionnant, cette ambiance unique, cette folie du foot, et cette misère humaine récurrente qui prend aux tripes et rien que pour ça cette lecture vaut le coup. On est touché par le destin dramatique de cette famille. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/eldorado-9782808214087/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  5. Un univers froid où l'ordre prime de façon dictatoriale, une jeune femme au lourd passé éprise d'un fort désir de rébellion, voilà comment débute cette aventure prévue en 5 tomes qui devrait nous surprendre ! Très actuelle, on pense à La servante écarlate entre autres, dans ce combat pour la liberté sexuelle et l'orientation choisie mais aussi à la Liberté tout court avec un grand L. Une société dénuée de végétation, des villes aux imposants immeubles austères et un obscurantisme religieux imposant des règles restrictives sur les couples et les rapports sexuels, voilà dans quel monde baigne la plantureuse Valentine Hild ! En alternant présent et flashbacks vous saurez les raisons de sa colère et de son choix curieux d'utiliser son corps comme emblème de révolte. Pour illustrer ce contexte particulier, les auteurs ont fait le choix d'un "bleu glacé" aux dégradés de turquoise dans un quadrichromie aussi froide que l'ordre religieux en place. Ce choix contraste énormément avec la chaleur d'une étreinte et de corps enlacés voir en pleine action. Car si le présent se veut stérile et presque dénué de sexe, le passé vous démontrera les interdits bravés avec une belle élégance du trait. Un premier tome qui pose les jalons d'une saga ambitieuse qui devrait nous tenir en haleine jusqu'au bout !
  6. Titre de l'album : Pantapolis tome 1 - Oppression Scenariste de l'album : Thomas Pistoia Dessinateur de l'album : Walter Trono Coloriste : Walter Trono Editeur de l'album : Tabou Note : Résumé de l'album : Pantapolis est une petite planète où l'obscurantisme compromet la liberté de conscience de ses citoyens. Mais quand cette théocratie s'en prend aux parents de Valentine Hild, un désir de vengeance conduit la jeune femme à rejoindre un groupe de rebelles, qui milite pour le droit au plaisir charnel et s'oppose au concept de péché qui limite le peuple. La lutte armée des insurgés arrivera-t-elle a essaimé la liberté de pensée qui fera tomber le régime?? À quel prix Valentine gagnera-t-elle son pari?? Critique : Un univers froid où l'ordre prime de façon dictatoriale, une jeune femme au lourd passé éprise d'un fort désir de rébellion, voilà comment débute cette aventure prévue en 5 tomes qui devrait nous surprendre ! Très actuelle, on pense à La servante écarlate entre autres, dans ce combat pour la liberté sexuelle et l'orientation choisie mais aussi à la Liberté tout court avec un grand L. Une société dénuée de végétation, des villes aux imposants immeubles austères et un obscurantisme religieux imposant des règles restrictives sur les couples et les rapports sexuels, voilà dans quel monde baigne la plantureuse Valentine Hild ! En alternant présent et flashbacks vous saurez les raisons de sa colère et de son choix curieux d'utiliser son corps comme emblème de révolte. Pour illustrer ce contexte particulier, les auteurs ont fait le choix d'un "bleu glacé" aux dégradés de turquoise dans un quadrichromie aussi froide que l'ordre religieux en place. Ce choix contraste énormément avec la chaleur d'une étreinte et de corps enlacés voir en pleine action. Car si le présent se veut stérile et presque dénué de sexe, le passé vous démontrera les interdits bravés avec une belle élégance du trait. Un premier tome qui pose les jalons d'une saga ambitieuse qui devrait nous tenir en haleine jusqu'au bout ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/pantapolis-tome-1-oppression/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  7. Titre de l'album : Rita Perdido tome 1 - La clé des champs Scenariste de l'album : Victor Dixen Dessinateur de l'album : French Carlomagno Coloriste : Agnese Pozza Editeur de l'album : Bayard Note : Résumé de l'album : Chaque jour, des objets et des gens disparaissent. Vous les pensez perdus ? Ils ont été volés par des créatures avides, venues d'un autre monde pour arracher des morceaux du nôtre : les croquemitaines. Au début des années 1980, Rita Perdido fuit en catastrophe son Chili natal lorsqu'elle découvre qu'elle appartient à la caste des retrouveurs. Depuis la nuit des temps, ces humains ont le pouvoir de pénétrer dans les oubliettes où vivent les croquemitaines pour leur reprendre ce qu'ils ont volé. Arrivée à Paris à l'âge de quinze ans seulement, Rita tente de gagner sa vie en enquêtant sur d'étranges disparitions de chiens dans les beaux quartiers. Son enquête va la mener bien plus loin qu'elle l'imaginait, au coeur des terribles oubliettes cachées sous les pavés de la capitale... Critique : Le romancier Victor Dixen adapte la série Agence Perdido en bande-dessinée pour nous faire découvrir les origines de l'héroïne Rita. Dans ce préquel vous verrez sa fuite mouvementée du Chili en pleine dictature Pinochet avec son père et comment elle utilise pour la première fois ses pouvoirs de "retrouveuse". Son père agit comme un guide spirituel dans cette entreprise et lui montre cet univers parallèle sous-terrain dans lequel de nombreux dangers les guettent, mais aussi une formidable opportunité de percer des secrets ! Des croquemitaines aux disparitions de chiens de bonnes familles, le sous-sol de Paris leur nouveau lieu de villégiature va s'avérer propice à de nouvelles aventures et autres découvertes fondatrices pour notre jeune héroïne. A l'image de sa splendide couverture, l'artiste italien French Carlomagno auteur de Radiant black (Delcourt) nous régale de ses planches détaillées et formidablement mises en scènes. Des visages expressifs, un découpage dynamique et une formidable palette de couleurs représentent les atouts clés de cette aventure menée tambours battants. Les atmosphères changent selon le monde visité et les effets lumineux sont particulièrement réussis dans ces fameuses "oubliettes" ou en présence de croquemitaines inquiétants à souhait. Une bien sympathique découverte de cet univers, pour un voyage riche en suspens, émotions et d'un soupçon d'épouvante. A partir de 11 ans. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/rita-perdido-tome-1-la-cle-des-champs/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  8. Le romancier Victor Dixen adapte la série Agence Perdido en bande-dessinée pour nous faire découvrir les origines de l'héroïne Rita. Dans ce préquel vous verrez sa fuite mouvementée du Chili en pleine dictature Pinochet avec son père et comment elle utilise pour la première fois ses pouvoirs de "retrouveuse". Son père agit comme un guide spirituel dans cette entreprise et lui montre cet univers parallèle sous-terrain dans lequel de nombreux dangers les guettent, mais aussi une formidable opportunité de percer des secrets ! Des croquemitaines aux disparitions de chiens de bonnes familles, le sous-sol de Paris leur nouveau lieu de villégiature va s'avérer propice à de nouvelles aventures et autres découvertes fondatrices pour notre jeune héroïne. A l'image de sa splendide couverture, l'artiste italien French Carlomagno auteur de Radiant black (Delcourt) nous régale de ses planches détaillées et formidablement mises en scènes. Des visages expressifs, un découpage dynamique et une formidable palette de couleurs représentent les atouts clés de cette aventure menée tambours battants. Les atmosphères changent selon le monde visité et les effets lumineux sont particulièrement réussis dans ces fameuses "oubliettes" ou en présence de croquemitaines inquiétants à souhait. Une bien sympathique découverte de cet univers, pour un voyage riche en suspens, émotions et d'un soupçon d'épouvante. A partir de 11 ans.
  9. Kevin Nivek

    Et que se taisent les vagues

    Après Là où se termine la terre et Le temps des humbles, l'éditeur Steinkis nous offre le dernier tome de la trilogie chilienne des époux Frappier. Avec Et que se taisent les vagues, ils viennent conclure une description du pays des poètes en pleine effervescence politique. Tout commence en 1959 avec le jeune Luis Ayala issu des classes populaires, apprenant la débrouille avec ses grands-parents. Il raconte sa vie sans concessions au duo d'auteurs. A cette époque, l'avenir scolaire était plutôt restreint pour les classes moyennes voire basses de la société. Aussi il décide de s'engager dans la Marine nationale avec l'objectif d'y poursuivre ses études plus tard. Nous sommes en 1970 et prenons la direction donc une ville à la résonance sublime : Valparaiso et son école des mousses. Il y décrit les brimades, les écarts de classe très souvent injustifiés entre officiers et sous-officiers, les méthodes de fonctionnement de ce corps militaire empruntant les codes aux américains, aux anciens criminels de guerre nazis, mais aussi plus directement au système nazi lui même ! Dans ce pays sous l'influence de la CIA, conspuant les idées communistes associées à "l'ennemi" soviétique, c'est toute une éducation voire de l'endoctrinement que réalise la Marine sous couvert des dirigeants. Les élections approchants avec Salvador Allende se présentant pour la quatrième fois, les messes basses naissent puis s'accumulent dans les troupes des jeunes mousses. Un nouvel avenir semble possible avec un essor social important ! La conscience politique s'éveille au sein des sous-officiers et la victoire d'Allende va les conforter dans leurs idéaux. Mais dans l'ombre, le fameux coup d'état du 11 septembre 1973 se prépare chez les officiers ! Par le prisme des jeunes marins, vous ne raterez rien de ce terrible fait d'histoire. Une immersion profonde dans l'armée avec de nombreux dialogues passionnés/passionnants sur fond de lutte de classes. Ce récit respire l'intelligence et invite grandement à réfléchir aux conséquences des choix politiques. Dessiné en noir et blanc, le trait semi-réaliste alterne les cases presque photographiques des bâtiments militaires et autres vues aériennes; avec un style minimaliste sur les visages des personnages. Une grande galerie de protagonistes compose cette histoire, vous pourrez éprouvez certaines difficultés à bien suivre le fil et en reconnaître certains. Ce n'est pas dramatique en soi, l'essentiel étant la pertinence du propos et la plongée abyssale dans cette société d'il y a à peine 50 ans en pleine lutte existentielle. On apprend et on ne sort pas indemne d'une telle lecture !
  10. Titre de l'album : Et que se taisent les vagues Scenariste de l'album : Désirée Frappier Dessinateur de l'album : Alain Frappier Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Chili, 1973. Alerté par les discours conspirationnistes de leurs officiers, un groupe de jeunes marins se retrouve témoin des préparatifs du complot visant à destituer le gouvernement de l'Unité populaire. Sur fond de conscience de classes, le soutien au président nouvellement élu Salvador Allende gagne les troupes. La riposte s'organise. S'engage alors une véritable course contre la montre pour éviter le coup d'État du 11 septembre. Une lutte sociale héroïque et peu connue qui intervient à l'heure où décline la démocratie et se met en place une dictature. Critique : Après Là où se termine la terre et Le temps des humbles, l'éditeur Steinkis nous offre le dernier tome de la trilogie chilienne des époux Frappier. Avec Et que se taisent les vagues, ils viennent conclure une description du pays des poètes en pleine effervescence politique. Tout commence en 1959 avec le jeune Luis Ayala issu des classes populaires, apprenant la débrouille avec ses grands-parents. Il raconte sa vie sans concessions au duo d'auteurs. A cette époque, l'avenir scolaire était plutôt restreint pour les classes moyennes voire basses de la société. Aussi il décide de s'engager dans la Marine nationale avec l'objectif d'y poursuivre ses études plus tard. Nous sommes en 1970 et prenons la direction donc une ville à la résonance sublime : Valparaiso et son école des mousses. Il y décrit les brimades, les écarts de classe très souvent injustifiés entre officiers et sous-officiers, les méthodes de fonctionnement de ce corps militaire empruntant les codes aux américains, aux anciens criminels de guerre nazis, mais aussi plus directement au système nazi lui même ! Dans ce pays sous l'influence de la CIA, conspuant les idées communistes associées à "l'ennemi" soviétique, c'est toute une éducation voire de l'endoctrinement que réalise la Marine sous couvert des dirigeants. Les élections approchants avec Salvador Allende se présentant pour la quatrième fois, les messes basses naissent puis s'accumulent dans les troupes des jeunes mousses. Un nouvel avenir semble possible avec un essor social important ! La conscience politique s'éveille au sein des sous-officiers et la victoire d'Allende va les conforter dans leurs idéaux. Mais dans l'ombre, le fameux coup d'état du 11 septembre 1973 se prépare chez les officiers ! Par le prisme des jeunes marins, vous ne raterez rien de ce terrible fait d'histoire. Une immersion profonde dans l'armée avec de nombreux dialogues passionnés/passionnants sur fond de lutte de classes. Ce récit respire l'intelligence et invite grandement à réfléchir aux conséquences des choix politiques. Dessiné en noir et blanc, le trait semi-réaliste alterne les cases presque photographiques des bâtiments militaires et autres vues aériennes; avec un style minimaliste sur les visages des personnages. Une grande galerie de protagonistes compose cette histoire, vous pourrez éprouvez certaines difficultés à bien suivre le fil et en reconnaître certains. Ce n'est pas dramatique en soi, l'essentiel étant la pertinence du propos et la plongée abyssale dans cette société d'il y a à peine 50 ans en pleine lutte existentielle. On apprend et on ne sort pas indemne d'une telle lecture ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/et-que-se-taisent-les-vagues/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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